ATMOSPHÉRIQUE — ATOME
fonde, tandis quo la couche d'eau recouvrant le ba.s-fond n ost pas supérieure à is mètre». Le» parties do la plateforme émergée, qui sont à peu prés au mémo nivoa/i que la rner, no sont pas couvertes do végétation, mai» présentent, au contraire, l'aspect d'un ama» do décombres. A mesure qu'elle s'élève, la végétation commence à paraître ot devient do plu» en plu» épaisse dan» l'intérieur, où elle flnit par devenir luxuriante. Au milieu do chaque atoll existe une lagune dont la profondeur varie avec 1 importance do l'Ilot. Si lo» pluies sont abondante», l'eau douce finit par prédominordans les lagunes de» petits atoll». I L île d'Ancgada, dans le» Indes occidentale», renferme dos dune» formée» par le sablo corallien, hautes de plus do 12 mètre». On on remarque de semblables dans l'Ile d'Oabu qui atteignent, du coté du vont, 13 et 14 mètres.
On trouve aux Maldives, dans le groupe des Mallios Matidoo, une série de petits atolls circonscrivant une lagune d où surgissent des Ilots verdoyants qui sont individuellement constitués à l'état d'atolls. Plusieurs do ce» atolls secondaires ont de 5 à 6 kilom. de diamètre, et les lagunes y sont profondes de 3 à G mètres.
- Théorie de la formation des atolls. En 1842, Darwin, et plus tard Dana, lo grand géologue américain, émirent cette idée que • cha<|ue atoll est, en quelque sorte, un monument funéraire qui marque la place d'une île engloutie et qui atteste, en même temps, les efforts faits par lo monde organique pour ioustraire à la destrm
plet.
tien une partie du domaine terrestre •. Dès 18.51 Louis Agassiz, en 1863 Sempcr, en 1870 Rein, démontrèrent la fragilité de cette théorie. En 1880, J. Murray publia le résultat de ses observations, et les conceptions précédentes furent ébranlées.
En effet, ce n'est qu'exceptionnellement que des affaissements ont pu favoriser la formation de récifs coralliens. La plate-forme, peu éloignée de la surface de la mer, qui est indispensable à l'établissement et à la prospérité des colonies de coraux, a été fournie, selon les cas, par le relief naturel du fond, ou par l'accumulation de déjections volcaniques. Dans chacune de ces deux conditions, une sédimentation mécanique ou organique a pu se produire postérieurement et amener la surface de la plate-forme à un niveau favorable au développement des coraux. Les nombreux atolls du Pacifique sont tous établis sur des cônes volcaniques ; ceci éloigne do la pensée tout affaissement du sol.
— BiBLioGK. : de Lapparent, Théorie des récifs coralliens (« R. scient. », 2 mai iSir,. p. 555-561).
ATOMAIRE adj. Qui est parsemé do points colorés. (Se dit, en zoologie, du corps ou des membres de certains insectes ; en botanique, des rameaux de plusieurs plantes.)
ATOMARIA (du gr. atomos, atome) n. m.
Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des cryptophagidés, renfermant des formes minuscules vivant dans les débris végétaux, les racines, etc. Sur une cinquantaine d'espèces d'atomaria habitant l'Europe, une mérite d'être signalée comme attaquant les betteraves et produisant parfois des dégâts, c'est l'atomaria Imearis.
ATOME (gr. atomos ; de a priv., et temnein, couper) n. m. Chim. et pbys. Parcelle matérielle indivisible par les forces physiques ou chimiques, et formant la plus petite quantité d'un élément qui puisse entrer en combinaison : Les atomes ne meurent pas, ils ne s'isolent pas ; ils se recombinent. (Raspail.)
— Atomes crochus, Atomes que le système de Démocril e et d'Epicure suppose recourbés en croc, pour leur permettre de s'attacher les uns aux autres quand ils se rencontrent, et, par allusion. Prétendus éléments mystérieux de svmpathie : Elle a tous les genres d'esprit, deheauté...; cependant, nos ATOMES CROCHUS ne Se co?iviennent pas. (P. Mérimée).
— Par ext. Absolum. ou relativem.. Tout être très petit : Xous appelons atomes les grains de poussière qui ne sont visibles que lorsque le soleil les éclaire directement. Août avons beau enfler nos conceptions, nous n'enfantons que de» ATOMES au prix de la réalité des choses. (Pasc.)
Me voici : mais que suis-je '.* un atome pensant.
Lamartine.
— Fig. Elément d'un tout moral ou immatériel : Les anciens ont dit que ta nature avait assemblé tous les atomes de la sagesse pour former Epicure. (Malebr.)
— Atomes homéopathiques. Dose à laquelle les médecins homéopathes administrent les remèdes.
— Encycl. I. Les atomes d'après les théories de la CHIMIE MODERNE. Notion des équivalents et des proportions définies. Les atomes, c'est-à-dire les parcelles matérielles indivisibles tant par les forces chimiques que par les forces physiques, n'ont jamais été observés directement. Ils n'ont qu une existence iiy pothétique. Cependant, la notion fondamentale des proportions définies, introduite dans la chimie moderne par les travaux de Wenzol, de Richter, de Proust ot de Dalton, a donné une base expérimentale et un caractère scientifique à l'idée des atomes conçue à priori par l'antiquité grecque. (V. chimie.) Wenzel établit, en 1777, la notion de l'étiuivalence, dans la formation des sels neutres, de poids différents des divers acides vis-à-vis d'un même poids d'une base déterminée, ot réciproquement. Vingt ans plus tard, Richter précise cette idée et donne la première table d'équivalents, généralisant cette notion d'équivalence à toutes les combin^aisons.
Proust soutint contre BertholloC que l'existence de proportions invariables était essentielle, inhérente à l'affinité même ; et il énonça la loi des proportions définies.
— Action des atomes. C'est Dalton qui. le premier, embrassa dans une seuie conception générale l'ensemble des proportions chimiques. Il chercha à expliquer les résultats de ses expériences et de celles de "VS'enzel, de Richter, do