‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 510 sur 828 · C. Del&vigne · texte numérisé non relu

C. Del&vigne

— Ane. anat. Capsules atrabilaires. Capsules surrénales, auxquelles on attribuait la formation de l'atrabile. i| Arté- 7-es, Veines atrabilaires. Artères, Veines surrénales.

— Substantiv. Personne d'un caractère désagréable, aigre, morose, irritable : Le cardinal de Ricftelieu ressei7iblait à Tibèi'e : c'était un atrabilaire qui voulait réQ7ier. (Gui Patin.)

— Syn. Atrabilaire, mélancolique. Le inélancolique est porté à la méditation et recherche la solitude. Vatrabilai/c est colère, violent, et toujours contre les autres.

ATRABILE (du lat. ater. atra. noire, et bilis, bile) n. f. Méd. anc. Bile noire ; humeur épaisse et acre qui passait pour être sécrétée par les capsules surrénales et pour causer la mélancolie, l'hypocondrie.

— Encycl. L'invention do l'atrabile ou bile 7ioire parait remonter à Hippocrate. Galion l'admettait au nombre de ses quat7^e humeurs principales : le sang, la pituite, la bile et l'atrabile, correspondant aux quatre éléments : air, eau, feu, terre, et produisant, par leur prédominance, quatre tempéraments ou crases. Ce nombre «quatre» a fait la fortune de l'atrabile, que personne ne voyait, mais à laquelle on croyait par tradition. C'est ainï>i'que l'atrabile s'est maintenue jusque vers la lin du xvii» siècle. Les anciens attribuaient à f atrabile les névroses, qui portent à la tristesse: de là le nom de mélancolie (^iXatva ;^o^i;, bile noire), donné aujourd'hui à la tristesse habituelle par la langue générale, à la folio à forme triste par la langue médicale.

ATRABIUEUX (eu), EUSE adj. Méd. anc. Qui est produit par l'atrabile.

ATRACHÈLE (Aé — du gr. a priv., et trakiiêlos, cou) n. et adj. Qui n a pas do cou, ou qui na qa'un cou très court.

ATRACHÉLIE 'ké — rad. atrachèle) d. f. En T. de térai.. Anomalie caractérisée par l'absence ou par les très faibles dimensions du cou.

ATRACTASPIS — ATRIUM

ATRACTASPIS {d aspis, sorpentj n. m.

Genre de reptiles ophidiens solénoglyphcs, familie des vipéridés, renfermant des serpents venimeux dos régions chaudes de l'Afrique.

Citons Vatractaspis corpulentus (Sierra- Leone), etc.

■piss — du gr. atraktos, fuseau, et

Âtractaspif

(gr.

ATRACTOCERE

ACTRACTOCERUS (sé-rtiss — du gr. atraktos, fuseau, et kéras, corne) n. m. Genre d'insectes coléoptères térédilos, famille des hylécétidés, renfermant des formes xylophages vivant dans les régions tropicales du globe. Citons Valvactocerus Beauvoisi, etc.

ATRACTODE {du ffT.

atraktos, fuseau, et eiâos, ressemblance) n. m. Genre de coléoptères pentamères, voisin des taupins. et comprenant trois espèces qui vivent au Brésil.

ATRAGTOMÈRE {du w,.„.„„.

, f . £• ^ Atractocè

gr. atraktos, fuseau, et (réd.d'untu mtîro5, cuisse) n. m. Genre de coléoptères tétramères, voisin des charançons, et comprenant deux espèces, qui vivent au Brésil et à la Guyane.

ATRACTOSOME (du gr. atrakto.'J.

fuseau, et sôma, corps) n. m. et adj.

Dont le corps est fusiforme.

ATRACTYLATE n. m. Combinaison saline de l'acide atractylique.

ATRACTYLE ou ATRACTYLIDE

(du gr. atraktulis, espèce do chardon) n. f. Genre de composées cv- Daroïdées, qui ressemble aux chardons, et qui comprend des plantes dures et épineuses. La racine possède des propriétés toxiques assez énergiques. iiOn dit aussi ATRACTiLis.

' ATRAGTYLINE n. f. Substance ^^^*^*°'"^''^ 'S'"-^^'^'*) gommeuse, inodore, d'une saveur sucrée particulière, qui se forme quand on saponitie l'acide atractylique par la potasse ou la baryte, n On di t aussi atractylis.

— Encycl. Vatractyline C'^H^'O* estsoluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans l'éther. Elle se dédouble, sous l'action de l'hydrate de potassium, en une glucose et uuo matière cristallisable appelée atrachjligénine,

ATRACTYLIGÈNINE n. f. Chim. V. ATRAGTYLINE.

ATRACTYLIQUE adj. Se dit d'un acide extrait delà racine d'alractylis qummifera.

— Encycl. Vacide atractylique C'H^S'O" existe à l'état de sel bipotassique C'-H^K'S'O'» dans la racine sèche. On épuise celle-ci par l'eau bouillante, et, après évaporatioQ, on reprend par l'alcool. Latractylale de potassium cristallise dans la solution alcoolique filtrée et concentrée. On traite ensuite par le sous-acétate de plomb, puis par l'hydrogène sulfuré. On obtient ainsi une solution d'acide atractylique qui ne cristallise pas.

L'acide atractylinue est soluble dans l'eau, doué d'une saveur styptique; il rougit fortement la teinture de tournesol. D est tribasique. Sous l'action du chlorure de baryum, à l'ébuUition, il donne de l'acide valérianique, de l'atractyline et une résine, en même temps qu'il y a précipitation 'Ig sulfate de baryum.

ATRACTYLIS {llss) n. f. Chim. V. atractylk.

ATRACTYLODE ( de atractyle, et du gr. eidos, forme} n. m. Syn. et section du genre atractyle.

AtraFABALDA, nom d'un district de l'Inde centrale (Nizam); 8.020 kil.carr. etSUJ.OoO hab. C-à.^'\l. Haïderabad .

ATRAGÈNE (du lat. ater, noir, et qenus, origine) n. f. Section du genre cléuiatite, renfermant des plantes grimpantes à sucs acres et vénéneux.

ATRAUBNTAIRE (du lat. atrameniam, encre) adj. Qui a l'apparence de l'encre, ii Saveur atramentaire, Sayeuràcre, analogue à celle de l'encre.

— Dr. Expertise atramentaire. Expertise faite pour s'assurer SI toutes les parties d'un acte, d'un contrat, ont cié écrites avec la même encre et à la m<^me époque.

— Miner. Se dit de pierres isolées ou agrégées qui se sont imprégnées de sulfate de fer, et dont la saveur est acre comme celle de l'encre.

— n.f. SuUatede fer, qu'on emploie généralement dans la fabrication de

ATRAPHACE OU ATRAPHAXIS I / 1.Ï5

— du gr. alrapltaxis, sorte de légume) n. m. Genre de polygonées renfermant des arbustes de l'Asie Moyenne et du Cap.

Atrato, fleuve do la Nouvelle-Grenade, se jetant dans le golfe de Darien ( océan Atlantique), après un cours de 6Cd kilom. Il roule des pépites d'or. On s'est proposé d'établir, au moyen de l'Atrato, une communication entre l'Atlantique et le Pacifique, en le liant par un canal au petit fleuve San-Juan, tributaire de l'océan Pacifique.

Atrax. Mythol. gr. Fils de Pénée et de Bura. Il était regardé comme le fondateur de la ville d\itrax, près Larisse (Thessalie;.

Alrapliaxis ; a, fleur; b,

ATRAXYLE n. m. Section du genre centrophylle, comprenant un certain nombre de plantes herbacées.

ÂTRE (lat. ater'), désinence diminutive de certains adjectifs dont elle affaiblit le sens. Tels sont les adjectifs no/râtre, oliviitre, folktre. il Quelquefois, elle est péjorative, comme dans oouceàtre. acar/àtre, r-o^^eàtre, verrfâtre, beilâtre. Il Entre quelquefois dans la composition d'un substantif, comme maï'àtre.

ÂTRE (du lat. ater, noir) adj. Qui est d'un noir foncé et mat : La jusqttiame y croissait aussi, avec ses couleurs ÀTRES et ses /leurs meurtrières. (Ch. Psod.) [Peu us.]

— Abeille âtre. Abeille d'un beau noir, et dont le corselet est encadré de blanc.

ÂTRC {de l'anc. haut allem. asti-ih, auj. eslrih, endroit carrelé) n. m. Partie de la cheminée où l'on fait le feu : Oter les cendres de / atre. il La cheminée même : S'asseoir au coin de I'àtrb, sous le manteau de Tàtre.

— Techn. Partie du foyer qui entoure immédiatement le combustible dans les fours et fourneaux de diverse nature : Dans les hauts fourneaux, Tâtre ou fond de foyer est en grès, quand le reste est en brique. (Bounefoux.) 11 Morceau de terre cuite qu'on place dans le fourneau de l'émailleur.

à la hauteur du feu du moufle, il En T. do verrerie. Morceaux do grès recouvrant la partie inférieure du four, w Atre d'un four.

Partie plane qui est au-dessous de la voûte; l'endroit où l'on met le pain à point d'àtre, qui manque d'dtre. Pain qui n'est pas assezcuit.

— Prov.: Il n'y a rien de si Iroid que cet âtre, G est une maison où l'on fait très maigre chère.

AtrÉBATES, peuple de l'anc. Gaule (Belgique), capitale A'emetacum; auj. Arras. Unis aux Nerviens, ils furent vaincus par César, qui venait déjà de les vaincre isolément, à la bataille de l'Axona. n Peuple de la Grande-Bretagne, au S. de la Tamise. — L'n Atréuatk.

AtrÉE, fils de Pélops et roi légendaire de Mycènes. On verra aux mots Tantale et Péloi'S la première origine de la haine des dieux contre sa famille. D'accord avec son frère Thyeste, il égorgea, d'après les traditions du Péloponèse, leur demi-frère Thrysippos. Les deux meurtriers se retirèrent à Mycènes. où régnait leur neveu Eurysthée. Après la mort de celui-ci, Atrée fut élu roi par le peuple ; et alors, commença la discorde des deux frères. D'après Eschyle, Thyeste est banni par Atrée pour lui avoir disputé le pouvoir. D'après d'autres récits, il avait été aidé dans sa tentative d'usurpation par la femme d" Atrée, Erope. Il n'échappa à la mort que par l'exil. Quelque temps après, revenu en suppliant à Argos, il est accueilli par Atrée. Mais celui-ci lue les deux fils de son frère, Tantaie et Plisthène ; il coupe leurs corps en morceaux, et sert à Thyeste cet horrible festin. Les poètes romains rapportent qu'à ce spectacle le soleil, épouvanté, se détourna de sa route. Les traditions grecques disent seulement que Thyeste, saisi d'horreur, prit la fuite en lançant des imprécations terribles contre la race de son frère. Les Erinnyes entendent ces imprécations, qui entraîneront les meurtres successifs d' Atrée par Thyeste, d'Agamemnon par Egysthe, de Clytemnestre par'Oreste.

Atrée et Thyeste, tragédie de Crébillon, représentée pour la première fois en 1707. Sénèque avait déjà traité ce sujet plein d'horreur tragique. La scène se passe à Chalcis, capitale de l'ile d'Eubée, dans le palais d'Atrée. Les principaux personnages sont : Atrée, roi d'Argos ; Thyeste, roi de Mycènes, frère d'Atrée ; Plisthène, fils d'Erope et de Thyeste. cru fils d'Atrée, et Théodamie, fille de Thyeste. Erope, enlevée il y a vingt ans par Thyeste, au moment où elle venait d'épouser Atrée, est retombée quelque temps après au pouvoir de celui-ci, lorsqu'elle allait donner un fils à Thyeste. Atrée a fait périr Erope et a élevé son fils, mais dans l'intention de se servir un jour de sa main pour égorgerThyeste.Cedernieravu sa flotte dispersée par une tempête qm l'a jeté sans secours, lui et sa fille Théodamie, dans l'ile d'Eubée, où il est recueilli et secouru parce même Plisthène, qui est son fils, mais qui se croit fils d'Atrée. Le jeune prince devient alors amoureux de Théodamie, qu'il ne connaît pas. Cependant, Thyeste et sa fille ne demandent qu'un vaisseau pour s'éloigner d'un séjour que la présence d'Atrée leur rend si terrible; Plisthène, n osant disposer d'un vaisseau sans l'aveu du roi, engage Théodamie à se présenter à Atrée, qui s'étonne que Thyeste dédaigne ou craigne de venir lui-même solliciter son secours. Théodamie cherche à l'excuser; mais le soupçonneux Atrée ordonne qu'on lui conduise Thyeste. Atrée feint de se réconcilier avec lui. Au milieu du festin qui doit sceller cet oubli de leurs haines mutuelles, il lui présente une coupe pleine du sang de Plisthène, qu'il a fait écorcher.

\Ialgré quelques inconséquences et quelques incorrections, malgré l'enflure du style par endroits, la pièce, bien agencée, pleine de traits d'une grande prot'ondeur et d'une belle énergie, a toujours produit à la scène une violente impression de terreur.

Un poète allemand, Weiss, a aussi donné une tragédie, intitulée Atrée et Thyeste (1780). Voltaire a été soWenl accusé d'avoir, dans Mahomet^ plagié l'œuvre de Crébillon.

ATRESIE (du gr. a priv-, et ïrésis, perforation) n. f. En T. de méd., Fermeture, iraperforation d'un canal ou d'un orifice naturel : A.TB.\iSiF. de la bouche, de l'œsop/iaye.

ATRÉTISME (/iS5 — du gr. atrétos, imperforé) n. m. Méd. Syn. de atrésie; état permanent d'atrésie.

ATRÉTO (ou ATRÉT par élision devant une voyelle) 'du gr. atrètos, imperforo], préfixe marquant, en composition, imperforation d'un orifice naturel : ATRÉTÉ/i/ïne. imperJoration du vagin; Ai^trentérie, imperforation de l'intestin ; ATRBToblépharie, imperforation des paupières i atrétoc^- $ie, imperforatioa de l'anus ; ATRÈTOcystie, imperforatiou de la vessie; ATRÉTO</as/ne. imperforation de l'estomac; ATBKTolcmie, imperforation du pharynx ou de l'aesophage; ATRÉTo/?ieme, imperforation de l'utérus ; ATRÈTOpsîe, \ni-

perforation de la pupille ; ATRÉTor/imîe, imperforation du nez ; ATRÉTOs/om/e, imperforaiion de la bouche ; atrèt/^jvtrie, imperforation de l'urètre. {Tous ces noms sont du féminin.)

ATRÉTOCÉPHALE fdu gr. atrêtos, imperforé, et képhalè, tête) n. et adj. Se dit a'un monstre chez lequel les orifices naturels de la tête sont imperforés.

ATRÉTOCORME (du ^r. atrêtos. imperforé, et kormos, tronc) n. et adj. Se dit d un monstre chez lequel les orifices naturels du bassin (anus, vagin, urêtrej sont imperforés.

Atri (lat. Adria), ville d'Italie (Abruzzes), prov. de Teramo ; lO.tiôO hab. Elle fut bâtie par l'empereur Adrien.

AtriaNUS, anc. nom du Tartaro. Ce fleuve arrosait la Gaule transpadane, et se jetait dans la mer Adriatique, au fond du golfe de Venise, près d'Adria. A son embouchure se trouvaient les marais dits Atrianorum paludcs.

ATRICE n, f. Tubercule qui se forme autour de l'anus.

ATRICHIASIS (ki-a-ziss) n. f. Méd. Syn. de atrichie.

ATRICHIE {ki — du gr. a priv., et thrix, trikhos, poil) Hist. nat. Absence de cheveux, de poils.

— Bot. Genre de mousses, formé aux dépens des polytrics. Ce sont des mousses de petite taille, vivant dans les endroits humides et ombragés.

— Méd. Calvitie.

ATRICHOMIE {ko) n. f. Méd. Syn. de atrichie. (Vieux.) Atrides, nom sous lequel on désigne Atrée et ses descendants, princip^eraent Agamemnon et Ménélas. (V. ces noms.) L'assassinat, le parricide, l'adultère et l'inceste ayant donné aux Atrides une tragique célébrité historique, leur nom a passé dans la langue pour caractériser une famille où le crime est en quelque sorte héréditaire.

— L'n ATRtDE.

ATRIENSIS (m-sm)n. m. Esclave chargé de veiller sur l'atrium et, en général, sur les objets précieux et artisn ques; il était jilacé au-dessus des autres esclaves, et taisait fonction d'intendant. V. atrium.

AtRIPALDA, ville d'Italie {Campanie, prov. d'Avillino,; .i.;iOO l.ab. Vins.

ATRIPLEX n. m. Nom scientifique du genre arroche.

— Encycl. C'est un genre de chénopodées, renfermant des plantes herbacées, annuelles ou sulfrutescentes; à fleurs régulières et polygames, et habitant les régions tempérées. Le suc aqueux qu'elles renferment les fait rechercher comme aliments ou comme médicaments émollients. Tel Vatriplex hor'ensis, ou arroche-épinard blanche, originaire de l'Asie centrale, qu'on cultive dans les jardins, et dont les graines sont purgatives et vomitives.

ATRIPLICÉES (du lat. atriplex, icis, nom botanique de l'arroche) n. f. pi. Bot. Syn. de spinacbes. — Une atri-

PLICËE.

ATRIPLICINE {rad. atriplex) n. f. Bot. Section du genre obione.

ATRIUM o.vi' — mot Iat.)n. m. Sorte de portique couvert, cour carrée située dans l'mtérieur d'un édifico et qui formait le pièce principale dans la maison romaine, ii Par ext. Parvis de certains temples romains, composé d'une cour carrée, entourée de portiques, ii Parvis, ou enceinte extérieure des égli- ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ ses des premiers ^^^^^^^^^^"^^^^^^^^8 siècles. Il Au moyen âge, Corps de logis somptueu s e m en t orné, dans lequel les rois faisaient les réceptions solennelles. 11 PI. Ues atri A.

— Encycl. Si l'on en croit Varron et p|jj„ j-^n aii-jum Festus, les Romains auraient emprunté à la ville dEtrurie, Atria, cctir disposition architectonique de leur logement primitil. \'atriu7n, qui consistait en une grande salle éclairée par une ouverture rectangulaire du toit (compluvium). C'étai le centre de la vie de la famille ■ le foyer Pautel des dicu\ ainsi que le ht conjugal v étaient dresses Plus tai 1 lorsque les habitations ^ a-.randii vrirent sur lus cjtos d( vait le tablt- 7uum {ou archives de la famille) On \ distinguai t deux disposi tions principales : dans l'une, lei pentes des toits conveigeaient vers l'intérieur et versaient les eaux de plui dans un bassin central {impluviums dans I autr au contraire les toits incli nés vers 1 e\.

térieur rcictaient Us eaux hors de la maison . oc le nommai:

alors atnum

displuvium ou ....,.

testuditiatu7n.

On disait encore que l'atrium était tetrastylum, lorsque quatre colonnes, disposées le plus souvent aux quatre angles du compluvium, soutenaient les toits ; il était au contraire toscan {toscanicum) lorsque les toits s'appuyaient sur des poutres croisées à angle droit et scellées dans les murailles. L'atrium était naturellement réservé aux hôtes, aux clients, aux visiteurs. Dans les palais des empereurs, c'était le lieu destiné aux réceptions publiques. On donnait aussi le nom de » atrium n à certains édifices

I.'il.li.-s qui s'on rapprodiaiont pal* lour formo. Plusiours titii|ilii.s à Uomo pohSL'daioiit aussi un atrium, qui sor- \,iii (Ml quoique sorto do vostibulo. Lo plus romarquablo . i.iii VAtrium de la Liberté, situô à l'entrùo du tomplo do la III' iiio d(icsse sur lo mont Avontin ; il avait ùté construit sniis lo règne d'Aug-usto, aux frais d'Asinius Pollio. C'était fl.Mis l'Atrium de la Liberté que les censeurs tonaiont l.uis assombléos, et que l'on conservait los actes do lour hiliinial.

Au rnoyon âgo, on établit dos atria dans cortainos ^■r.iïiilos basiliques, surtout en Orient. Sainte-Sopliio do ( MiiMantinoplo en possédait un. Au centre de l'atrium des b.r,j|i<juos chrétiennes était la fontaine {phiala), où les li irics faisaient leurs ablutions avant d'ontror dans le

ATROCE (lat. ati^ox, ocis) adj. Très cruel, qui dénote une alIVense cruauté : Homme atrocu. Venyeauce atrocr. Il llurriblo à voir ou à supporter : Mourir dans des doutcrs ATROCES. Il Infâme, horrible à concevoir ou à exécuter : C'riiiit:, calomnie atroce. Epigramme atroce.

Par exag. Très rude, très mauvais, très laid on M 'Il ;^enre : Atiioce figure. Temps atroce. Livre d'une atroce

ATROCEMENT adv. D'uno manière atroce : Damiens fut

l'.ii r\iv^. Excessivement : Atrocement laid, sot, etc.

ATROCHA {ka) ou ATROQUE (du gr. a priv., et trokhos,

I '1. le) adj. On désigne ainsi los larves dannélides poly-

I lu (i^s, qui ont des cils répandus sur tout le corps, tanais

i|ii'- 1rs cordes ciliaires font défaut.

Atrocianus (Jean), poète latin moderne, botaniste '■( p'iilni.vjiic, né en Allemagne, mort vers 1540. Il professa .1 I LiKutir;^ en Brisgau, et séjourna ensuite à Bâle et à < "hiiar. 11 lut un adversaire passionné de la Réformation.

ATROCITÉ n. f. Caractère de ce qui est atroce, odieux, ; iiii-l : Z, 'atrocité d'un crime, d'un tyran.

Action cruelle, horrible : Commettre une atrocité. Tar .xag. Imputation très déshonorante : Ce ne sont /uis t.iiit 1rs atrocités que mes ennemis répandent sur un. Il r<-Hi/'!i' qui me font peine, que la foi que mon peuple y 'ijnnt.-. ^Luuis XVI. j II Spectacle hideux, repoussant : Cerl<nn.s- t'criruins se plaisent à dépeindre des atrocités.

ATRONGHEMENT (rad. tronc) n. m. Terme qui, dans ■rrrauies coutumes, désignait le droit qu'avait le seigneur 'il' lairo saisir les branches ou troncs d arbres qu'on soup- '.'iiiiiait être le produit d'un vol, et de rapprocher ces parti's saisies des arbres mutilés et restés en place, afin d'établir une preuve contre le délinquant.

ATROP {trop') n. m. Le plomb (philosophie hermétique).

ATROPA ou ATROPE (du gr. atropos, dur, cruel, ou de A!r.>i)os. l'une des Parques, allusion aux propriétés véiHMunisos de Vatrope) n. f. Genre de solanacées, dont la pi iii'-ipalo espèce est Vatrope belladone.

— Encycl. Le genre atropa présente les caractères suivants : calice campanule persistant à cinq lobes; corolle campanulée à limbe plissé, divisé en cinq lobes égaux, larr!;os et courts; cinq étamines inégales, rapprochées à la base, écartées au sommet, à filets grêles assez longs. C'tte plante croît dans les bois; on la rencontre aux fiivirons de Paris. Toutes ses parties exhalent une odeur viriMiso et contiennent un alcaloïde, X'atropine. V. bella- !i"NM, atropine.

AtropatÈNE, contrée montagneuse au N.-O. de l'anc. M'''lio, près de la merCaspienne (auj. Aderbaïdjan). Elle tirait son nom d'Atropatès.

AtropatÈS, satrape de Médie. qui commanda une «hvision des Perses à la bataille d'Arbelles (3-3iav. J.-C), fin nommé satrape de Médie par Alexandre, et maria sa .s. "lira Perdiccas, qui lui succéda comme satrape mède.

ATROPÉES frad. atrope) n. f. pi. Tribu de plantes de la famillo des solanées, ayant pour type lo genre atropa. —

l'nr ATROPÉE.

atrophie (du gr. a priv., et trophè, aliment) n. f. Déi riissement des éléments d'un tissu anatomique, d'un Mi.iiie, d'un être vivant tout entier, animal ou plante, 1 ir suite d'un trouble ou d'un arrêt de sa nutrition.

Fig. Perte ou affaiblissement de quelque faculté.

Encvcl. Physiol. et pathol. L'atrophie est lo pliénoiii iM- inverso de l'accroissement; elle résulte de l'arrêt 'I ■ Il iiiitiitiun normale ou do l'excès de la dénutrition, de 1.1 l'-- i^Miiiilation, sur la nutrition, l'assimilation. Le détint >1 jliiii'iiration amène l'atrophie de tous les organes rssciiiiils, après l'épuisement des réserves nutritives do

1. atrophie de certains organes, au cours de la vie intra "ti i-xtra-utérine, est un fait physiologique normal : tels s"iii I atrophie du corps de Wolf, des arcs aortiques, de la veine ombilicale, du thymus; il en est de même de

I itiuplue générale des tissus chez les vieillards (atrophie

s.nilp).

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