I . •ifrophie anormale ou pathologique résulte d'états mor
II i's divers affectant soit le tissu qui s'atrophie, soit des lisons voisins (atrophie secondaire), soit l'un des systèmes iMiv'^ux, circulatoire, respiratoire, digestif. L'atrophie liiiis.ulaire dans la sclérodermie {v.fig.) est sous la dé- [nMiiance dos nerfs trophiques. Le défaut d'exercice d'uno I n li.-n amène aussi l'atrophie de l'organe. L'airophio |H;ir être simple, ou bien s accompagner de dégénêres- ' ' ii.n graisseuse, fibreuse, du tissu, etc., en sorte que ■ 'lui ci, au moins au début, peut conserver son volume et l'.ir lUre même s'hypertrophier. V. dégènérescen-ce.
],.■^ atrophies des organes seront étudiées avec los "I 'I il"' l'ii los produisent, excepté un groupe d'atrophies ' I ni portent le nom générique de « atrophie ". \ ■ cérébrale. V. encéphalite, cervead.
■ jaune aiguë du foie. Y. ictère grave. mésentérique. V. carread.
s- viscérales. V. cervead, cervelet, cœur,
' "MAC, foie, rein.
iirop.-tic unilatérale de la face. V. trophonévrose. \ 1 KoFaiKS MUSCULAIRES PROGRESSIVES. Les atrophics iii'i-'ulaires progressives, sur lesquelles Duchenne a le lM''iiiior attiré l'attention en 1849, sont partagées actuelleiii'iiî en deux ç:randes classes : celles qui sont consécun\'s ù. des lésions de la moelle épinière; celles qui sont [■nmiiives, sans lésions nerveuses spéciales; enfin, celles qui sont d'origine réflexe.
r. Atrorthie musculaire progres.iii'fi d'oriqine spinale, thiQ ti/pe DuchennC'Aran (ou paralysie musculaire atropliiqur). Cotto maladie, qui survient à l'àgo adulte, n'a pas le caractère héréditaire; los maladies infectieuses, les blessures, la paralysie infantile, los fatigues, on sont quelquefois les causes provocatrices; très souvent elle apparaît sans cause appréciaulo. Ordinairement, l'atrophie atteint d'abord les muscles de la main, extenseurs des dernières phalanges, d'où la main en griffe quand le malade veut étendre les doigts ; elle gagne ensuite l'avant-bras , 1 épaule, lo bras (ordinairement après l'cpaulo), puis le tronc. L'évolution est parfois très lente, peut subir des temps d'arrêt. La lésion essentielle do cette maladie est une inflammation chronique de la substance grise des cornes antérieures de la moelle ; la fibre musculaire est soit simplement atrophiée, soit dégénérée. Le Atrophie musculaire géuéralisée. pronostic est grave ; la
mort peut survenir par paralysie du diaphragme ou par envahissement du bulbe. La thérapeutique est désarmée en face de cette maladie.
IL Atrophie musculaire progressive primitive. Il en existe un grand nombre de types, qui ont entre eux une parenté indéniable, et dont voici les principaux :
«) Paralysie pseudo-hypertrophique. Héréditaire, familiale, cette maladie débute dès l'enfance par une hypertrophie apparente dos membres inférieurs (muscles des mollets, des cuisses, des fesses) contrastant avec la faiblesse de ces membres, qui occasionne des chutes fréquentes : les muscles sont infiltrés de tissus scléreux ou graisseux. La pseudo-hypertrophie, quelquefois de très courte durée, nnit toujours par aboutira l'atrophie, et, arrivé à l'â^e adulte, le malade est tout à fait impotent ; il n'atteint jamais un âge avancé.
6) Myopathie afrophique progressive de l'enfance et de l'adolesceiice. Cette maladie est héréditaire : elle débute dès l'enfance par les muscles de la face, qui prend peu à peu un aspect hébété; puis, l'atrophie gagne de haut en bas, les membres supérieurs, et enfin les inférieurs, quelquefois succédant à une apparente hypertrophie. Chez les jeunes gens, on voit la maladie frapper d'abord les muscles de l'épaule et du bras. La marche do la maladie est toujours lente. Généralement, c'est une maladie intercurrente, souvent la tuberculose, qui, après 20, 30, 40 ans, emporte lo malade. Là encore, la thérapeutique est sans ressources.
III. Atrophies musculaires d'origine réflexe. Les muscles d'une région, particulièrement les extrémités, s'atrophient assez souvent, d'une manière plus ou moins rapide, à la suite d'inflammations articulaires, de fractures ou d'autres affections. La pleurésie même détermine parfois l'atrophie des muscles intercostaux et des muscles inspirateurs. Ces atrophies, dont la gravité est loin d'être en proportion de colle de l'affection qui les provoque, et qu'on ne peut non plus, à cause de la rapidité de leur évolution, mettre sur le compte de l'immobilité, ont été attribuées par Vulpian à une action réflexe : la lésion primitive agit, par l'intermédiaire des nerfs de la région malade, sur le centre trophique des muscles situé dans les cornes antérieures de la moelle, et retentit ainsi sur la nutrition du muscle. Cette interprétation, confirmée par des expériences et admise généralement, rend compte du fait que ces atrophies frappent généralement les névropathes faibles et irritables.
ATROPHIER frad. atrophie. — Prend deux i aux deux prem. pers. du plur. de l'imparf. de l'indic. et du prés, du subj. : Nous atrophiions, vous atrophiiez. Que nous atrophiions, que vous atrophiiez) v. a. Amaigrir, faire dépérir : L'immobilité atrophie les membres.
— Fig. Eteindre, détruire, en parlant d'une faculté : La paresse atrophie l'intelligence.
S'atrophier, v. pr. Etre en voie d'atrophie, dépérir, perdre de son volume : Le thymus s'atrophie dès l'enfance. Il Au fig. Diminuer, s'affaiblir.
ATROPHIQUE adj. Qui a rapport à l'atrophie, qui s'accompagne d'atrophie, ii Choroïdite atrophique. V. choroÏdite. Il Dissolution atrophique, Ulcération des tissus inanitiés. il Myopathie atrophique de l'enfance. V. atrophie, ii Paralysie musculaire atrophique. V. atrophie.
ATROPINE (rad. atropa, genre de plantes) n. f. Alcaloïde que l'on trouve dans les différents organes de la belladone, plante du genre atropa, qui lui doit ses propriétés toxiques et médicinales.
— Encycl. Chim. L'atropine, C''H"AzO', fut isolée en 1833 par Mein, pharmacien à Neustadt-Goders. On la retire des racines ou feuilles de la belladone. Pour la préparer, on peut opérer ainsi : on traite la belladone (racines ou feuillesi, divisée, par de l'eau acidulée d'acide sulfurique; on clarifie, puis on distille. Le résidu, repris par l'alcool, est filtré, puis on évapore de nouveau ; enfin, le nouveau résidu, lavé au pétrole, et rendu alcalin, est traité par le chloroforme. Après évaporation de la solution chloroformique, on obtient l'atropine cristallisée. Elle se présente sous forme d'aiguilles soyeuses, prismatiques, incolores et inodores quand la matière est bien pure; sa saveur est amère, elle fond à 90'> et se volatilise à liO" : elle est peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool! L'atropine donne avec la teinture d'iode un précipité brunkermès; avec le chlorure de platine un précipité couleur Isabelle. Elle est fortement alcaline; lorsqu'on la brûle, elle répand l'odeur de l'acide benzoïque. Quand on chaufl'e à lOC», en tubes scellés, l'atropine avec de l'hvdrate de baryte, elle se dédouble en acide atropique et tropine :
C"H"AzO* = C'H'O» + C'H"AzO.
atropine. acide atropique- tropine. Uacide atropique est soluble dans l'alcool, c'est un isomère de l'acide cinnamique. La tropine est une base donnant des sels bien cristallisés.
L'atropine donne des sels généralement incristallisables, qui peuvent être précipités par la potasse, l'ammoniaque,