‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 518 sur 828 · Acte attentatoire aux libertés publiques · texte numérisé non relu

Acte attentatoire aux libertés publiques

— Ane. dr. Qui est contre l'autorité d'une juridiction : Procédure attentatoirjs à l'autorité d'un tribunal.

ATTENTE n. f. Action d'attendre, état d'une personne qui attend, temps pendant lequel on attend : Etre dan.^ Tattente, en Tattente de quelqu'un, /.'attente est longue à ceux qui aiment. (X. Marmier.)

L"rtfït-»ïe d'ôtre heureuï devient une souffrance.

A. DE Musset.

— Par ext. La personne, la chose qu'on attend : i. Messie est encore aujourd'hui /'attente des juifs.

— Prévision, opinion, espérance, désir : On voit des hommes échouer ou réussir contre toute attente.

— Salle d'attente. Chambre où l'on attend. (Se dit particulièrement des salles dans lesquelles les voyageurs attendent le départ des trainsde chemins de fer.)

— Archit. Pierres d'attente^ Pierres saillantes ménagées d'espace en espace, au bout d'un mur, de manière à

fouvoir faire liaison avec un mur que on viendrait à construire à côté. (Ou les appelle aussi pierres d'arrachement, HARPES, et AMORCES.) Il Fig. Ressources ménagées pour préparer ou aider à attendre ce qui doit ou peut so faire plus tard.

— B.-arts. Tables d'attente, Plaque,

pierre, planche ou panneau sur lequel pierres d'attente, u n y a encore nen de grave, de peint,

de sculpté. Il Fig. Jeune homme dont l'esprit n'est pas on, core entièrement formé, mais qui est propre à recevoir toutes les impressions qu'on voudra lui donner.

— Chirurg. Ligature d attente. Ligature provisoire.

— Cost. milit. Attente eu Attente d'épaulette. Morceau de drap, tissu de cuivre, d'argent ou d'or, qui sert à retenir les épaulettes sur la tunique.

— Techn. Tables d'uttfuU:. Panneau de nH■mli^erio ci: saillie au-dessus dci i^iiiclieis des ;^raudes ix-rlu:?, sur lequel onfaitdes ornements en sculpture.

—Télégr. Signal donné sur les lignes télégraphiques pour indiquer qu'on n'est pas prêt à recevoir une traus-

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vaise attente Il est plussagi d'abandonner u\\Q entreprise quo d'en attcn dre in util ementlo succès Il Attente, tourments, Atten- <lre est un véritable supplice Attente (l'), tableau de Moissonior. Ce morceau, un des plus exquis

du maître, représente un jeune gentilhomme de l'époone Louis XIII, en négligé, penché à la feucu-e. Il a été légué par l'auteur au musée du Luxembourg.

ATTENTER (lat. attentare, même sens ; de ad, à. et tenta/'e, tenter I v. n. Commettre une tentative criminelle : Attenter sur une personne. Attester u la vie, aux biens de quelqu'un.

L'Attente, d'après AleJB&oaiet

• — Activ. Tenter, en parlarjt d'un acte criminel ou injuste ; On «'attente rien de pis contre le vrai mérite, que de le laisser sans récompense. (La Bruy.)

ATTENTIF, IVE (lat. attentas ; de ad, à, et tentus, tendu) adj. Qui apporte do l'attention, de la diligence, des soins à quoique chose : Auditeur attentif. On est curieux avant d'être attentif, h Qui décèlo lo désir de plaire ou d'éiro utile : .*?om« attentifs. L'affection des femmes est, en général,plus attentive que celle des hommes.

— Lire atl'.ntif aupr'S d'une femme, Lui faire la cour.

— An ION. Inattentll, dissipé, distrait, étourdi, inappliqué. ATTENTION [si — lat. attentio ; de altendere, tondre

vers) n. f. Concentration volontaire do l'esprit sur un objet déterminé : ^'attention est le burin de la mémoire. (Lévis.) /.'attention double les forces de l'esprit.

— Sollicitude, égards, action de courtiser. (Dans ce sons, s'cmpl. surtout au plur.) : Fatiguer une femme de ses attentions. // faut avoir des attentions pour les vieillards.

— Faire attention. Prendre en considération, avoir égard à, soin do.

— Faute d'attention, loc. adv. Par manque d'attention : C'est souvent fadte d'attention que les enfants pèchent contre l'orthographe.

— Gramm. Faute d'attention. Faute d'inattention. Si lo mot faute est accompagné d'un détcrminatif et signifie une erreur, on emploie la seconde locution : Cet enfant fait dans ses devoirs des fautes d'inattention, c'est-à-dire des fautes occasionnées par l'inattention. .Si, au contraire, le mot faute n'est précodé d'aucun déterminatif exprimé ou sous-entendu, et signïtie par défaut, manque de, il perd son caractère do substantif, et forme, avec la préposition de, une véritable locution prépositive.

— Ellipt. Attention! Soyez attentif. ("S'emploie, surtout en terme militaire, comme signal préliminaire d'im commandement) : Attention au commandement!

— Mar. Pavillon d'attention. Pavillon que l'on hisse pour faire comprendre que l'on a vu ou compris un signal.

— Philos, Premier acte de la sensation transformée, dans le système de Condillac. 11 Dans le système de Laroraiguière, Faculté fondamentale qui produit directement toutes les opérations primitives, et dont le développement engendre les autres facultés.

— Encycl. On a défini heureusement l'attention ■= une opération qui donne à un de nos phénomènes psychologiques une importance particulière, qui rend ce pnénomène prépondérant-parmi tous les autres, et même quelquefois supprime tous les autres phénomènes de la conscu nce, pour que cslui qui est l'objet de l'attention puisse se développer d'une manière exclusive « . Condillac, lui, ne voyait pas dans l'u attention n autre chose que la sensation, quand celleci se produit isolément ou qu'elle surpasse les autres en vivacité. Cette théorie revient à nier toute initiative, tout libre effort de l'esprit. Elle confond l'attention avec la. préoccupation. Vidée fixe, l'obsession.

Laromiguière, d'abord disciple de Condillac, a mis plus tard en lumière l'activité de l esprit, qui est l'essentiel do l'attention. Ribot a tenté d'expliquer notre activité, nos efforts dans l'attention, par la sensibilité. Nous faisons au début de la vie exclusivement attention à ce qui nous est agréable ou pénible : c'est l'attention naturelle. Plus tard se forme, par association d'idées, une attention artificielle pour des choses qui ne nous causent pas d'émotion actuelle. Cette explication repose sur le postulat du déterminisme. Elle n'apparaît, comme définitivement établie et absolument vraie qu'à celui qui admet ce postulat. Pour ceux (|ui le nient, l'attention est une des fermes, et non la moins importante, de la liberté.

^ Syn. Attention, application, contention, méditation, réflexion. V. application.

— Syn. Attention, exactitude, soin, vigilance. 'L'attention fait que nen n'échappe. "L'exactitude empêche qu'on n'omette la moindre ctiose. Le soi» et la i.'/^t7rt/(Ct; indiquent une nuance de plus, car ils impliquent une particulièro application à bien faire.

— Syn. Attentions, considération, égards, ménagements. Les attentions consistect à rendre à une personne des soins officieux, empressés, capables de lui plaire. La considération consiste à témoigner le cas que l'on fait des personnes. Les égards consistent dans l'observation des convenances sociales. Les ménagements consistent à éviter de choquer l'honneur et les inclinations d'autrui.

— .\nton. Ai)sence, dissipation, distraction, étourderie, inadvertance, inapplication.

ATTENTIO NN ALITÉ [si] n. f. Faculté attentionnelle .- Attentionnalitk, force motrice, tels sont les deux éléments dont se compose notre activité. (Charma.)

ATTENTIONNÉ, ÉE {si) adj. Attentif, appliqué : Elève, ouvrier atî'entionné à son travail.

— Qui a des attentions, des égards : L'enfant bien éleva est ATTENTIONNE pour SCS pareiits.

ATTENTIONNEL, ELLE [si) adj. Qui dépend de la fa- *-ulto nommée >■ attention a : La force motrice et la force XT- TENTioNNELLE Sont de véritables facultés. (Charma.)

ATTENTIVEMENT adv. Avec aitoniion.

ATTÉNUANT. ANTE adj. Qui atténue, qui amoindrit, dans un sr-i]> i^ciK-ral : Marie Tudor avait une circonstance .ATTÉNUANTE a son cxti'émc férocité : sa laideur. (A'acquer.)

— Ane. méd. Se disait des remèdes auxquels on attribuait la propriété de diminuer la consistance des humeurs. Atténuatif s employait dans lo mémo sens.

— Circonstances atténuantes. Faits particuliers non définis et dont tes juges et les jurés tiennent compte au prévenu et à l'accusé, pour qu'il leur soit fait, dans des limites prescrites, une application indulgente de la loi pénale.

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