V. CIRCONSTANCES
— n. m. Remède ou moyen curatif atténuant, substance atténuante : Les ATTfcNCANTS comprenaient les apéritifs, les fondants et les incisifs,
— Anton. Aggravant.
ATTÉNUATIF, IVE adj. Méd. Syn. de atténuant, ante.
ATTÉNUATION {si^ n. f. Action d'atténuer, de diminuer, au prop. et au lig. : résultat de cette action : Z,'atténua- TiON du corps par le jeûne, /.'atténuation d'une faute par le repentir. [Se s'emploie plus guère qu'au fig.)
— Chim. .Xtténuation d'un fluide, Exprimait anciennement la diminution quo subit la densité de ce fluide.
— Dr. Diminution des charges qui pèsent contre un accusé. (V. CIRCONSTANCES ATTENUANTES-} U Donner ses aé-
ATTÉNUER — ATTIGNAT
fenses par atténuation. Autref., Produire une requête par iaauello on cherchait à excuser son crime.
Méd. Action d'atténuer, de rendre fluide : /.atténuation lies humeurs. Le but des fondants et des apéritifs est ('atténuation. Il Emploi de remèdes et moyens divers avant pour but de produire l'amaigrissement et, dans certains cas, l'aflFaiblissement des forces. (Vieu.x.) Il Atténuation homéopathique, Action do diviser la substance médicale dans ses atomes les plus extrêmes.
— Phys. Se disait anciennement de l'action de diviser ou do séparer les plus petites parties d'un corps qui, auparavant, formaient une masse par leur union intime.
— Encycl. Méd. Atténuation des virus. V. vibcs.
— Dr. Loi du S6 mars IS9I sur l'atténuation et l'aggravation des peines. V. piiiNES.
— Anton. Aggravation.
ATTÉNUER (lat. attenuare; de ad, à, et tetiuis, ténu, lécrer. — Prend un e muet après le radical au fut. simple et°au cond. prés. : J'atténuerai. Nous atténuerions) v. a. Diviser en très petites parties, mettre en poudre : Atténuer un corps. (Peu us.)
— Par ext. Diminuer, en parlant dos forces, de I embonpoint : L'exercice atténue l'obésité.
— Fig. Diminuer, amoindrir, rendre moins grave f Le jour des batailles, les généraux atténuent toujours leurs pertes. (Thiers.) La souffrance physique peut, dans une certaine mesure, atténuer la douleur morale. (H. Rochefort.)
— Ane. chim. Atténuer un fluide. En diminuer la densité.
— Ane. méd. Diviser, rendre plus fluides, en parlant des humeurs : La diète même atténue aussi, en diminuant la surabondance des liquides dans l'économie animale. (Virey.)
Atténué, ée part. pass. du v. Atténuer.
— En T. de bot., Se dit des parties d'une plante qui diminuent de la base au sommet, ou du sommet à la base : Tige atténuée.
S'atténuer, v. pr. Etre atténué, réduit en parties ténues ; être diminué : Forces qui s'attknuent tous les jours.
— Syn. Atténuer, exténuer. Atténuer, c'est diminuer les forces, l'embonpoint; exténuer, c'est causer un grand affaiblissement : Les jeihies, les veilles, les fatigues atténuent; les débauches et les maladies exténuent. (Acad.)
■ — Anton. Aggraver.
Atter (lac d], lac de la haute Autriche, le plus grand de r.\utricho allemande, où nait l'Ager, affluent de laTraun.
AtterboM (Pierre-Daniel-Amédée), poète suédois, né à Asbo (Ostrogothie) en 1790, mort à Dpsal en 1855. Voulant régénérer la littér.ature nationale, il fonda une société, l'Union de l'Aurore (1807), dont l'organe fut un journal de critique intitulé : le Phosphore, lSlO-1813. Atterbom obtint (1828) la chaire de philosophie d'Upsal. On cite surtout de lui : la Ligue desAimeurs; l'Oiseau bleu, et .Svenska siare och skalder (1841-1819), excellente histoire littéraire de la Suède.
AtteRBUR'ï (François), poète et théologien anglais, né à Middleton (Buckinghamshire) en 1662, mort à Paris en 1732. Il commença à se distinguer par des poésies. Chapelain du roi Guillaume, puis de la reine Anne, et enfin évéque de Rochester, il fut enfermé à la Tour de Londres en 1722, pour s'être déclaré en faveur du prétendant. Condamné à l'exil, il passa le reste de ses jours à Paris. Il a laissé plusieurs ouvrages estimés, parmi lesquels on remarque surtout ses Sermons (Londres, 1734) eises Lettres.
ATTÉREAU (j*o)n. m. Fragments deviandes,de foiegras, de ris de veau, etc., enfllés d'un attelet et rôtis ou grillés. Il La vraie orthographe serait hatereau, du vieux franc. ahsteiir, rôtisseur.
atterrage (rad. atterrir) n. m. En T. de mar., Proximité do la terre, parage voisin do la terre : On reconnaît les atterrages à différents indices : changement de couleur de l'eau, etc. Il L'atterrage est régulier quand les fonds décroissent régulièrement : Les atterrages de la cote de Bretagne sont dangereux. 'V. atterrissage.
atterrant, ANTE (rad. atterrer) adj. Qui jette dans la consternation : La bataille de Cannes fut pour Borne une défaite atterrante.
ATTERREMENT n. m. Action d'atiorrer, de terrasser.
— Fig. Accablement extrême. (Pou us.)
ATTERRER (du lat. ad, à, et de tei-re) v. a. Jeter, renverser, et par ext., "Vaincre, triomplior de : Milon de Crotone atterrait un bœuf d'un coup de poing. (Vieux.)
— Fig. Jeter dans l'abattement, dans la stupéfaction, dans une affliction profonde.
— V. n. Approcher de la terre, arriver en vue de la terre, n On dit aujourd'hui atterrir.
ATTERRIR V. n. Prendre terre : Colomb, quand il débarqua en Amérique, ci-ut atterrir dans l'Inde.
— V. a. Faire prendre terre, ranger à la terre : Atterrir une chaloupe dans une crique.
ATTERRISSAGE n. m. Action d'atterrir, de prendre tiîiTe : Les côtes basses sont d'un atterrissage difficile, li On dit aussi ; /.'atterrissage d'un aérostat.
— Syn. Atterrissage, atterrage. Atterrage s'emploie pour l'état dos approches do la terre, et de l'atterrage dépend Vatterrissage.
ATTERRISSEMENT (rad. atterrir) n. m. Amas de terre, de limon ou de sable, que la mer, un fleuve, une rivière, forment insensiblement, par suite du retrait dos eaux ; Les terrains d'allumon sont composés ^'atterrissements.
— Enctcl. Géol. et agric. On prend ordinairement le mot atterrissenient pour synonyme de celui de alluvion. Il y a cependant entre eux une certaine difl'érence, et les agronomes distinguent avec raison les terrains formés par des atterrissements de ceux qui se forment par des alluvions. Les terrains d'alluvion sont ceux qui sont formés par les dépôts successifs de matières terreuses charriées par les eaux des fleuves, des rivières, ou des simples ruisseaux. Les terrains d'atterrissement se présentent, dans les cours d'eau, lors des grandes crues, sous forme d'amas plus ou moins puissants sur les rives, ou bien, au milieu du courant, ce qui donne naissance à des îles de sable. Mais ils se produisent surtout sur les côtes de la mer, où ils constituent les deltas, les cordons littoraux et les barres, prolongements sous-marins des précédents.
— Dr. Les lies, Ilots, atterrissements, qui se forment dans le lit des cours d'eau navigables ou flottables, appartiennent à l'Etat; ils font partie du domaine privé et sont.
par suite, prescriptibles et aliénables. Dans un cours d'eau non navigable ni flottable, ils appartiennent aux propriétaires riverains : on suppose qu'une hgne traverse la rivière par son milieu, et la part de chaque riverain est limitée par cotte hgne idéale.
ATTESTATION [lèss, si — rad. attester) n. f. Témoignage, déclaration, affirmation verbale ou écrite : Attestation du préfet, du maire. Attestation de bonne vie et mœurs.
ATTESTER {tèss — lat. attestari ; de ad, pour, et testis, témoin) V. a. Assurer, certifier la vérité ou la réalité d'une chose : Attester un fait.
— Par anal. Servir de preuve, de témoignage ; Les larmes m'attestent pas toujours le repentir.
— Particulièrem. Prendre à témoin en invoquant ou en adjurant; J'en atteste les dieux. Les philosophes attestent sans cesse l'autorité des grands noms du xvil* siècle.
S'attester, v. pr. Etre attesté ; Fait qui peut s'attester. Il S'affirmer à soi-même ; Les êtres étroits peuvent s'attester leur puissance par un empire cruel ou charitable sur autrui. (Balz.)
— Syn. Attester, affirmer, assurer, avancer, certifier, confirmer, garantir, prétendre, soutenir. V. affirmer.
— Anton. Nier et dénier.
ATTHIDE ou ATTHIS {tiss) a. f. Nom commun à toute espèce d'oeuvres ayant pour but de célébrer ou raconter les antiquités de l'.Attique.
Atthide ou AtthiS, fille de Cranaos, roi légendaire de l'Attique, successeur de Cécrops. Elle aurait donné son nom à VAtlique, jusque-là nommée Akté.
ATTHIDOGRAPHE (du gr. atthidon, et graphein, écrire) n. m. Auteur dune atthide.
Atti (Isotta DEGLil, femme poète italienne du xv siècle, morte en 1469. Maîtresse, puis femme légitime de Sigismond Pandolphe Malatesta, seigneur de Rimini, elle était, en poésie, d'après les poètes de son temps, une autre Sapho. On l'a quelquefois confondue avec la Véronaise Isotta Nogarola.
Attia, comm. mixte d'Algérie (prov. de Constantine), arr. de Philippeville, 22.847 hab. Mines de mercure, fer, plomb argentifère ; exploitations de liège.
AttiCHY (lat. Atticiacum), ch.-l. de cant. (Oise), arrond. et à 10 kilom. de Compiègne, sur l'Aisne ; 823 hab. — Le cant. a 20 comm. et 11.252 hab.
attikismos , même sens
gr.
ATTICISME [s ^
atlikos, attique) n. m. Finesse de goût, de langage, de stylo particulière aux Athéniens ; pureté, concision élégante et fine du langage et du style au sens large du mot : llijade Tatticisme dans Racine, ilassillon, Voltaire ; il n'y en a pas dans Corneille, dans Bossuet. (Tissot.) li Urbanité élégante, fine et piquante, comme était celle des Athéniens : La politesse est fade, s'il ne s'y mêle un peu rf'ATTicisME.
— Gramm. gr. Forme particulière au dialecte attique.
— Encycl. La forme même du mot montre que Vatticisme était une qualité particulière aux habitants d'Athènes, une manière d'exprimer les pensées, et même de prononcer les mots, qui était naturelle aux Athéniens. En littérature, l'atticisme est le style propre aux écrivains attiques ; en particulier, aux écrivains du v et du iv" siècle, d'Eschyle à Démosthène. A l'époque hellénistique, à mesure que s'altérait la langue, l'atticisme consista à imiter le style, même le vocabulaire des grands auteurs athéniens, à reproduire leurs qualités de précision, de finesse et d'élégance. Il y avait encore des atticistes au u' siècle de notre ère, par exemple Lucien.
Chez les Romains, au temps de Cicéron, on appelait attiques les écrivains qui, comme Brutus et Calvus, prenaient pour modèles les grands prosateurs d'Athènes. Mais on ne s'accordait pas sur le modèle à choisir : pour les uns, c'était Démosthène ; pour d autres, Lysias ou Thucydide. De là, toutes ces polémiques qui remplissent plusieurs ouvrages de Cicéron. Au fond des discussions sur l'atticisme, il y avait simplement une petite guerre contre Cicéron. Le véritable équivalent de l'atticisme à Rome, c'était ce que les Romains appelaient urbanitas{Ae Urbs, la ville par excellence, Rome).
Chez les modernes, on entend par n alticisme ^ l'équivalent des qualités reconnues aux écrivains d'.\thènes : simplicité surtout, puis souci de la langue, précision, goiit, élégance, finesse, etc.
En ce sens, on peut dire que Racine et Fénelon sont des « attiques ».
— BiBLioGR. : J. Girard, Eludes sur l'éloquence attique (Paris,
ATTICISTE {siss — gr. attikistès; de atlikos, attique) n. Partisandel'atticisme; celui, celle qui cherche à reproduire le style des écrivains attiques : Lucien est un ATTrcisTE.
ATTICURGE (du gr.
attikos, attique, et er- '^ gon, ouvrage) n. f. et adj. Se disait autrefois d'un morceau d'architecture
nion, notamment dune espèce de colonne à base carrée, et surtout d'une espèce de porte. (La porte atticurge est celle dont le seuil est plus long que le linteau, et dont les pieds-droits, par suite, ne sont pas parallèles.) Il On dit
aussi ATTICURGUE.
AtTICUS (Titus Pomponius), né à Rome l'an 109, mort l'an 32 av. J.-C, célèbre par l'amitié qu'il entretint toute sa vie avec Cicéron. Les troubles causés par la rivalité de Marins et de Sylla l'engagèrent à se retirer à Athènes, où il travailla à augmenter sa fortune. Il y apprit la langue grecque et la parla avec une pureté qui étonna les Athéniens eux-mêmes, mais il ne doit pas à cette circonstance son surnom de Atticus : il le prit de son oncle Q. Cœcilius Pomponianus Atticus, qui l'avait adopté. De retour dans sa patrie, il persista à se tenir éloigné des affaires publiques, et ne s'en concilia pas moins l'estime de tous les clicfs de parti, de Pompée comme de César, d'Antoine comme de Cicéron, d'Octave comme de Brutus. Il maria
6 — os
l'jrtr ,-iUicurge.
5cuté dans le style athé-
sa sœur à Q. Cicéron, frère du grand orateur; sa fille .^m célèbre Agrippa. Atteint dune maladie incurable, il laissa mourir de faim. Il fut à la fois banquier et biM pôle. Il avait composé divers ouvrages, des Généalo', un abrégé d'histoire universelle {Annalts), des mémoir en grec sur le consulat de Cicéron. Cornélius Nepos a écrit une Vie d'Atticus, qui nous est connu mieux encore par les Lettres do Cicéron Ad Atticum, écrites entre 68 et 43.
— BiBLioGB^.'.HuWeman, Diatribe in T. Poniponiîtm Atticvm (Utrechl, 1838); Boissier, Cicéron ei ses amis (Paris, 1S65).
Atticus (Lettres de Cicéron X). La correspondance la plus active de Cicéron est celle qu'il entretint avec son ami Atticus. Ces lettres, publiées par les soins d'Atticus lui-même, après la mort de Cicéron, sont au nombre de trois cent quatre-vingt-seize, divisées en seize livres, et vont de l'année 6SS de Rome au mois de novembre 709 ('6Ô-44 av. J.-C). Etant donnée la nature des relations entre Cicéron et Atticus, on conçoit que la matière de leur correspondance ait été des plus variées : politique, beaux-arts, littérature, droit, y trouvent place tour à tour. Les seules lettres à Atticus constituent un véritable journal polirique : les hommes y sont peints sur le vif, les partis disséqués, les intrigues dévoilées, les luttes du sénat et les grandes joutes oratoires, les procès à sensation, racontés au sortir même des séances. Il n'est pas un monument de la littérature lat me qui donne une impression plus franche de la politique et .1'= la société romaines. C'est de l'histoire vécue et retracée au jour le jour, par l'un des auteurs les plus actifs et les plus intelligents.
Atticus (Hérode), citoyen d'Athènes, descendant d<s Eacidcs (commencement du ii" siècle de notre ère'), consul sous Nerva. Il était très pauvre, quand il découvrit un trésor. Il en fit le plus noble usage. En mourant, il U-ua une mine Cenviron 100 fr.) à chaque citoyen d'AtheuL-^.
Atticus (Tibérius-Claudius-Hérode), célèbre rhéteur grec, fils du précédent, né à Marathon vers 101 de J.-C., mort vers 177. Il passa sa jeunesse à Athènes, où il étudia la philosophie : il était un zélé partisan du platonisme. Puis il vécut quelques années à Rome, où il fut maître de Marc-Aurèle et de Vérus. Il fut consul en 143, sous Antonin le Pieux. De retour dans son pays, il employa sa fortune à élever une foule de monuments utiles ; à Athènes, il bâtit l'Odéon qui porte son nom, et acheva le Stade ; à Olympie, il construisit une magnifique exèdre et un grand réservoir qui alimentait d'eau toute l'enceinte. 11 fut archonte d'Athènes, remplit d'autres magistratures ou sacerdoces. A la fin de sa vie, les excès de ses atifranchis le rendi rent impopulaire. 11 était célèbre par son éloquence.
— BiBLioGK. : Ph\lostra.te, Vie des sophistes; Yidal-hSiblache, ffêrode Atticus (Paris, 1871).
Atticus, patriarche de Constantinople (commencement du v« siècle), l'un des successeurs de saint Jean Chrysostome. 11 a écrit contre les nestoriens et les eutychièns, et composé un traité, De fide et virginitate.
ATTIDES (de atte, et du gr. eidos, aspect) n. f. pi. Famille d'arachnides ayant pour type le genre atte.\. attoidés.—
Ul>e ATTIDE.
AttiÉ, pays de Guinée (colonie française de la c^ie d'Ivoire), encore mal connu.
ATTIÉDIR (de à, et tiède) v. a. Rendre tiède, refroidir incomplètement : Attiédis, un bouillon. Les vents purifient l'air, ATTIEDISSENT les saisons bridantes. (Fén.)
— Fig. Tempérer, amortir la vivacité, l'ardeur de : Le temps ATTIÉDIT l'amour, l'amitié, le zèle.
S'attiédir, v. pr. De chaud ou de froid, devenir tiède : A meswe que le globe s'attiédissait, le chaos se débrouillait, l'atmosphère s'épurait. (Buff.) Il Fig. Devenir moins vif, moins ardent : Par l'absence, une grande passion s'exalte, mais un sentimejit ordinaire s'attiédit.
ATTIÉDISSEMENT n. m. Action d'attiédir ou de s'attiédir; état de ce qui s'attiédit : Z'attiédissement graduel du globe est un fait incontestable.
— Fig. Diminution, refroidissement du zèle, de l'ardeur, de l'affection : Un prompt \TTiér)issEMEiiT se produisit eut rc Napoléon et Alexandre I".
— Syn. Attiédi ssement, tiédeur. La tiédeur est r<iat de ce qui est déjà tiède; Vattiédissement, l'état de ce ^[wi le devient.
ATTIER(e')n. m. Nom vulgaire de l'anone écailleux au.v Antilles, et de l'ananas à l'île Maurice.
ATTIFEMENT ou ATTIFAGE n. ni. Fam. Manière d'être altiic; parure, toilette particulière.
ATTIFER (de «, et de l'anc. franc, (/y^cr, parerlatête) v.a, Fam. Parer avec recherche, avec affectation. (Se dit imniquem., surtout en parlant de la coiffure des femmes : Certaines inamatis aiment à attifer leu7's fillettes.
— Fig. Agencer, orner dans un goût fade et faux :
Ils attifent leurs mots, enjolivent leurs phrases.
S'Attifer, V. pr. Se parer, et surtout se coiffer avec affectation : Les coquettes passent des heures à s'attiklr.
ATTIFET {fé — rad, attifer) n. m. Coiffure de femme eu usage au x\T' siècle, formée d'un petit bonnet s'avauçant en pointe sur le front et s'échancrant en deux arcs au-dessus de la région des sourcils.
— Encycl. Vattifet était porté surtout par les veuves. Catherine de Médicis en donna la mode, qui se prolongea très longtemps dans certains costumes provinciaux. La carcasse de cette petite coiffure était faite de fil d'acier soutenant une construction d'étoffe souvent chargée de broderies, do perles, de jais et même d'émaux. L'aitifet Dame coiffée de l'attifet. était, dans la règle, accompagné
d'un voile lontr, presque talaire, dont la tradition s'est conser%-éejusqu'àuotreépoquodans le costume de grand deuil.
ATTIFEUR, EUSE n. Celui, celle qui attife, qui fait pri'-
fcssion d'attifer : Zes coiffeurs, les modistes, sont des Aiii-
FEUKS, des attifepses. (Peu us.) ATTIFURE n. f. Action, art, manière de s'attifer. (Vieux.) Attignat, comm. de l'Ain, arr. et à II kilom. do Bourg,
sur la Kevssouze, afli. de la Saône; 1.264 hab. Ch. de f,
ATTIONOLE [f/n mW.) n. r Boulotto do charcutorio cuito dans la graisse :
N'itiip'irte où nous nous empAtonB, D'ailoquinB, d'briffe et d'rogatons, Quéiju Tois d'«auci»8e et d'attiffnoles.
J. KiCDKPiN [Chanson des Gueitr).
Attigny (lat. Atti7uacum), ch.-l. do cant. (Ardonnos), arr. et ù. H kilom. do Vouziors, sur l'Aisno; l.7î>7 hab. Filature do laine, taiinorios, briquctorios, fabririuos do toilos ot do biscuits dits de Beims; commerce d'ardoises, houille et bois. — Le cant. a 12 comm. et 5.979 hab. — Histoire. Attigny doit son origine à un palais bâti
farClovis II on 647. Plusiours assemblées s'y tinrent sous 'ôpin lo Bref, et, on 786, Witikind y reçut le baptùnie en présence de Charlema»ue; là aussi, â. l'assemblée générale de 822, Louis lo Débonnaire se soumit à la pénitouco publique, que les prêtres et les grands du royaume lui impnst-ront. Avec la seconde raco, cessa lo rolo politique d'Aiiii,niy ; ce qui restait de l'antique demouro royale lut ruiiii) par los guerres de religion.
Attii* ou Adil, nom porté par deux rois suédois Icl^-niaires. Le premier ArriL aurait ré^né dans lo ii" siècle '{•■ imire èro ot conquis le Danemark. Le second Attii>, lil^ Il successeur d'Ottar (v" siècle), enleva sur les côtes ilAlliMuagno, racontent les légendes populaires, la jeune burtière Ursa, ot l'épousa.
Attila, fils de Moundzouk, surnommé le Fléau de Dieu, roi dos Huns on 431, d'abord conjointement avec si'ii iiiir lîliil.i. 'iuiit lo meurtre le rendit, en 442, le seul tlK-r .|.- (OUI.' Ir . liardos do HuDS qui erraient dans les vasiPs riMiiirr., ,iu \. du Pont-Euxm et du Danube, Justin'Il i . ;. <i,tir l ■ ^a mort. Jornandès a laissé do lui lo pni iiMii •,iji\ .1111 II l'tait de petit© taille; il avait la poiiniir liiL>, \:\ II. 11. ne, les yeux petits, la barbe rare. Niiii ih / ri m I I ,i!i , (.'L son teint basané, n Vainqueur du mollir l^aïK.ii-, ijii il voulait tout entier précipiter sur 1''^ 'lrii\ .iiiiiiir s ri'Niains, Attila commença ces grandes
«■■v|' ■ M ^ ■)iii ^'initiaient devoir submerger la civJIisa-
II II 11, 11, [il.-. ,i.\a^(a l'Europe du Pont-Euxin à î'Adriari.|iif. soumit les empereurs d'Orient et d'Occident à un (iit'ut, annuel et aux plus avilissantes sujétions, s'avança, fit r.i, à travers la Germanie, francbit lo Rhin, et proiiiriia la flamme ot le fer dans la Gaule épouvantée. Les Pan Si. lis, ritra\ .s. avaient résolu d'abandonner leur ville. rin- |i'ii!ii> lill.-, 'iriu^viève, parvint à les retenir à force (I iiisiaiii i>s ; - ri la \ illo dut sa conscrvation à l'obstinaiiua .ourat^ru^x^i une pauvre et simple fille». (A. Thierry.) I,.' préfet romain, Aétius, peut-être lui-même d'origine liii:ini(|ue, était parvenu à grouper dans la résistance ;\ I invasion tartare les rois germains de la Gaulo. La iMiiiino décisive, qui vit les deux moitiés du monde Im i!>arû se précipiter l'une contre l'autre, fut le 23 juin 451, 'iaiis la plaine dite « Champs catalauniques n, on Cham- ]>a; in\ (V. CATALAUNIQUES.) Alors commouça uno bataille ariiariiôe, atroce. Attila, vamcu, repassa le Rhin. Il vécut l<s 'l(M'niers mois de sa vie dans son palais des bords du l'aimho, non loin de Budapest. I! prit une nouvelle femme, II'li'M. La nuit des noces, il expira.
Al nia joue, sous le nom de Ltzel dans les poèmes cy- (■lhiu<'s dos Niebelunf/en, et sous celui de AUi dans les traliiMoiis Scandinaves, le même rôle qu'Alexandre sous lo iHia ilo ï skander iXa.Qs les légendes fantastiques des Orioniaii\ Le nom d'un si terrible dévastateur, qui s'appelait liii iii.'me Fli-au de Dieu, et qui mettait sa gloire a tiiro <|iii 1 horbo no croissait plus partout où son cheval avait [a M- 1. , devait rester proverbial. En effet, il revient sou- \ ']|[ sous la plume des écrivains, qui l'évoquent d'une main, ic sérieuse ou plaisante; c'est ainsi que La Fontaine ai>|H-lie son fameux Rodilard
Xj'Attiia, le fléau des rats.
I/i'pisode de la mort du roi des Huns a inspiré un drame à II. lie lîornier: les Noces d' Attila XPax'x^, 1880).
BiBLioGB.: Amédée Tliierry, Histoire d'Attila et de srv successeurs (Paris, 1856).
Attila, tragédie de Corneille, en cinq actes et en vers, riiaiscntée en 1667. Cette pièce est encore plus faible <|ii \i/csilas, qui l'avaij précédée d'une année. Attila rentriiui' cependant de belles pensées, où l'on retrouve enroi-r l'inspiration cornélienne, mais la fable est mal coni.iH , lo dialogue dur, incorrect. Boileau avait laissé pas- .1 .\)/ésilas sans rien dire; mais, après Attila, le trait s 11 nique lui échappa :
J'ai vu VAgésilas,
Hélas !
Mais après YAttïla, Holk!
Attila, tragédie romantique de Werner, une des proilii. lions les plus parfaites et les plus originales de cet '■> ii\ain. Le terrible Hun aime une princesse de Bourgo- (jiM'. Uildegondo, qui doit l'épouser et dont il se croit aimé. *'r, rctte princesse, dont il a tué le père et l'amant, ne %■ 111 s'unir à lui que pour l'assassiner. En revanche, la 1 1 iina-sse Honoria, à laquelle Attila veut rendre son hé- 'iijj*', est secrètement éprise du farouche conquérant. Ail lia, après avoir défait les troupes de Valentinien, mar- ' II'- Mir Rome, dont il va s'emparer, lorsque le pape Léon, ilaiis tout l'éclat de la pompe sacerdotale, vient le som- II. Il' au nom de Dieu de ne pas pénétrer dans le siège de la . tiiétienté. Attila, frappé d'une terreur superstitieuse, I' (n.;<ado aussitôt avec son armée. Il ne larde pas à tom- I" 1. an milieu de son camp même, frappé par Hildegonde, au iiiMiiieut où le pape Léon lui amenait Honoria.
i " caractère d Attila, barbare et généreux à la fois, 'i' l'Ile et fidèle à ses j.iouu-sscs. li.fie et vivant en sol- ■ iai U' caractère de Val.nnhi.u .i <'lui de l'impératrice m.ir. enfin la grande lu uir •].' I .mi X, sont remarqua- M'iiHMit tracés. De plus, \\ .Turr a .l.ployé dans ce drame iMiis 1,'s charmes d'une diction souple ot harmonieuse.
Attila, oncra sérieux, poème de Temistocle Solcra. iiiu-ujut) de Verdi, représenté à Venise, sur le théâtre de la Friiir.\ l.> 17 mars 1846. Quoique accueilli avec assez 'I'" ' l'.ii'iM- ;i \,.ni--'. (>et opéra, l'un des plus faibles du niaiiir, I,,. 1,11 I nuits heureux en dehors do l'Italie. II f>|i I'uiii.im: .(11. si;, Ml de le faire traduire en français, ù P;iii. !» 111 riir |Mii,- à l'Opéra, à l'époque du grand suc- '■' - lii /"/,/, Mais il n'en fut rien, et Attila ne parut jaiiiai- m a I n,,, ra, ni niôme au Théâtre-Italien.
Attila repousse par saint Léon, frosque de Ra- ]'liarl, au Vatican (salie d'Héliodore). Cette grande compo- S1U..I1, une des plus étudiées du maître, fait partie do la séri<- d'œuvres où Rapbaul, ù l'invitation do Jules II ot
do L6on X, a retracé les fastes do la papauté, dopais la
Victoire de Constantin sur Maxence jusqu'au Couronnement de Charlematjnc. Lo pape Léon, escorté do prélats à cheval et do dignitaires (qui paraissent autant do portraits), s'est avancé au-devant d'Attila, qui, étonné, lo regarde et semble avoir désarmé .sa colère. Cette scèao ost aussi appelée la /{encontre de saint Léon et d'Attila.
Attilia ((Uîns). Hist. V. Atilia {(jena).
Attiu ou AtrÎ, ville do l'Inde méridion. {Madras, disin.-t do (HHlavéri); 7.000 hab.
Attilius Rêgulus {Attilio licf/olo), titro do l'un dos mi'illcurs drames de Métastase. Régulus, prisonnier dos (.'artiiaginois. ost envoyé â Rome pour proposer l'échange des captifs. II se considère comme indigne d'entrer dans la ville, dans sa propre maison. Introduit dans lo temple do Bellone, il refuse do s'asseoir à la place qu'il avait occupée comme consul ; puis it s'oppose à l'échange. Et jiourtant, si cet échange no se fait pas, il a promis do retourner à Carthage, où l'attendent les plus cruels supplices. Quand son gendre Licinius et sa fille cherchent à le faire fuir, Régulus éclate : « Tais-toi, ce n'ost pas un Romain qui conseille uno lâcheté ! Tais-toi, ce n'est pas ma fille, ccUo qui n'a point do courage!... » Et 11 repart, calme. — La pièce contient do fort belles scènes.
ATTILLON {Il mil. — rad. attelle) n. m. Petite bftcho qui résulte de l'abatage d'un arbre, ot qui provient du haut des racines.
— Prov. : C'est comme un attillon. Se dit d'une volaille desséchée par uno trop longue cuisson.
AttinghauSCN, village do la Suisse {canton d'Uri), sur la Reuss, non loin d'Altorf; 488 hab. Ruines d'un burg qui fut au moyen âgo la résidence de la seule famille noble des Quatre-Cantons. Un des membres do coite famille, Werner II, joua le rôle de landammann du canton d'Uri, entre 129i et 1321, d'une manière ininterrompue; Schiller l'a mis en scène dans son Guillaume TelL — Jean, son fils, fut landammann du* canton, do 1331 à 1357. (I^es seiffneurs d'Attinghausen s'éteignirent au xv« siècle.)
— BiBLioGR. : Liobenau, fJescnickte der Freiherren von Attiiifjhausen (Aarau, 1865) ; CEchsli, dieAnfànge derEidgenossenschaft (Zurich, 1891).
ATTINTER (de à, et tin, pièce do bois) v. a. En T. do mar., Etablir un objet sur des tins; l'assujettir avec des tins : ATTiNTiiR des barriques, il On dit plus souvent