AUDACIEUX
dans ses poésies. On connait de lui une allégorie dialoguée sur les luttes de ce prince contre la ligue lombarde.
A. U. C. Arcliéol. Abréviation des mots latins «6 urbe condita, qui signifient depuis la fondation de la mUe(ie Rome).
AucassinetNioolette, célèbre fabliau du xii« siècle, écrit alternativement en prose et en laisses assenantes de sept syllabes. Gaston Paris conjecture qu'il offre une version, un peu altérée par la transmission, de Floire et Blanche/leur. C'est la gracieuse et touchante histoire de deux enfants qui s'aiment : le damoiseau Aucassin, fils du comte de Beaucaire, et la gentille Nicolette, enlevée en bas âge à des Sarrasins et regardée comme serve, quoiqu'elle soit en réalité fille du roi de Carthage. Après beaucoup de traverses et de dangers, de longues séparations, ils finissent par se réunir et s'épouser. Publié dans le recueil de Barbazan (tome I"), et parLegrand d'Aussy, qui en a donné le texte et la traduction abrégée en français (Fabliaux et Contes, t. III). Sedaine tira de ce fabliau un opéra-comique en quatre actes, dont Grétry écrivit la musique, avec imitation d'airs anciens, et qui fut représenté .saus succès à la Comédie-Italienne, le 3 janvier 1780.
AUCH {6-ch' — en lat. Augusla Ausconim), ch.-l. du dé-
Îiart. du Gers, à 721 icilom. de Paris, sur le Gers ; 14.838 bab. Auscitains ou Auxitains.) Ch. do f. Midi. Archevêché, trilunaux de première instance et de commerce, grand et petit séminaire, lycée, école normale. Fabrique d'étofl'es
de fil et de coton, cadis et cha-
peaux; commerce de vins, laines, caux-de-vie dites d'Armagnac.
Parmi les monuments que renferme la ville, on voit la cathédrale (Sainte-Marie), un des plus beaux monuments d'architecture religieuse du midi de la France, remarquable par ses vitraux dus à Arnaud de Moles ou Demoles (1513), et par les stalles du chœur, chefsd'œuvre de sculpture du xvl" siècle; l'hôtel de la préfecture, autrefois palais de l'intendance ; l'hôtel de ville, le séminaire, etc. — L'arr.
d'Auch compte 6 cant., 85 comm., 53.648 hab. — Le cant. N. a 16 comm. et 10.469 hab.; le cant. S. 17 comm. et 15.754 hab.
— Histoire. Auch, l'ancienne Elliberri, fut la capit. d'une peuplade ibérienne, les Ausci, soumise parCrassus, lieutenant de César. La ville en prit plus tard le nom, au moment où elle s'étendait, splendidement décorée par les Césars, sur la rive dr. du Gers, et se trouvait de tous côtés entourée de magnifiques villas. Elle n'était pas, néanmoins, la métropole du pays ; ce privilège appartenait à Elusa, aujourd'hui Eauze. 'Evéché dès le début du iv siècle , grâce à l'évêque saint Taurin , Auch fut réduit, par les dévastations sarrasines, âlacoUine
Armes d'Auch.
qu
ocupe
Cathédrale d'Auch.
encore aujourd'hui (732). Il devint archevêché et métropole de la Novempopulanieàla place d'Eauzeen879, et, dès lors, les querelles des moines et du métropolitain remplissent toute son histoire jusqu'au XVI* siècle.
Pris et pillé en 1246, puis en 1473, à la suite du sac de
Lectoure, enfin pendant les guerres de religion, Auch, capitale de l'Armagnac au moyen âge, puis de la Gascogne dans les temps modernes, a 'été une des villes du Midi les moins maltraitées par les guerres féodales ou civiles. En 185J, lors du coup d'Etat, les campagnes, soulevées, tentèrent vainement d'emporter Auch, défendu par une nombreuse garnison. Cette ville est la patrie du général d'Espagne, de l'amiral 'Villaret-Joyeuse, du général Dessoles, du célèbre colon de Madagascar Laborde, etc. Dans ses environs sont nés le poète Du Bartas, le duc de Roquelaure, etc.
AUCHE n. f. Cavité hémisphérique pratiquée dans la tête du mouton, dont on se sert pour façonner les tètes des épingles. Il On l'appelle aussi TÊTiNii.
AUCHEL, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 16 lïilom. de Béthune; 7.605 hab. Centre d'exploitation de la concession houillère do Fcrfay.
AUCHÉNANGIE [ké — du gr. aukhên, cou, et aggeion, vase) n. f. Bot. Syn. de MiELicaHoi-EBLA.
AUCHÉNASPIS (kê-nass-piss — du gr. auklti'n, cou, et asp/s, bouclier) n. m. Genre do poissons physostomes, famille des siluridés, de la région indo-malaise.
AUCHÉNIE {ké — du gr. aukhên, cou) n. f. Nom scientifique du genre lama.
AUCHÉNION (ké — du gr. oMkhén, cou) n. m. Région du cou située sous la nuque.
AuCHBR(Eloi),botaniste français, passaune grande partie de sa vie dansles voyages, et mourut à Ispahan en 1838. ACCHÈRE (de Aucher, n. pr.) n. f. Bot. Syn. do cousiNiii. AUCHMUTY (Samuel), général anglais, né en 1756, mort en 1822. U combattit contre l'insurrection des Etats- Unis, puis dans les Indes; dirigea en 1800 les attaques contre les postes français de Suez et de la mer Rouge ; fut chargé, en 1806, du commandement des troupes britanniques dans l'Amérique du Sud ; emporta Montevideo, retourna dans l'Inde en 1810, et soumit l'ile de Java. Il fut nommé lieutenant général à son retour en Angleterre.
AhcHY, comm. du dép. du Nord, arrond. et à 19 kilom. de Douai; 1.239 hab. Commerce de grains.
Auchy-lês-hesdin ou Aucht-les-moines, comm. du Pas-de-Calai», arrond. et â 18 kilom de Saint-Pol, sur la Tcrnoise, afUucntdela Cancho; 1.508 hab. Ch. de f. Nord. Auchy-LÈS-LABASSÉE, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 12 Icilom. do Béthune, sur le canal d'Aire à La Bassée ; 2.199 hab. Houille.
Auckland (îles), groupe d'îles anglaises de l'Océanie, situé au S.-O. delà Nouv.-Zélande, découvert en 1806 par le baleinier Britow. IjCS principales de ces îles sont Enderby, Adams et Auckland, montagneuses et boisées. Capit. Auckland, dans l'île du même nom.
Auckland, ville et port de la Nouvelle-Zélande, au fond du golfe de Shouraki, dans la partie septentrionale de l'île Jka-na-Mawi (Nouvel-Ulster). Cette ville, fondée on 1841, sur un isthme, est en communication avec l'Océan par les deux ports de Woitemata à l'E. et de Manukan à l'O., qui ofl'rent un rendez-vous très commode aux baleiniers amenés par la pèche dans ces parages. Jusqu'en 1865, cotte ville fut la capitale de la Nouvelle-Zélande; elle compte 28.775 hab. Elle a été jusqu'en 1876 le ch.-l. d'une province administrative supprimée à cette date.
Auckland (William-Eden, lord), homme d'Etat anglais, né en 1750, mort à Londres en 1814. Sous le ministère de Pitt, il remplit diverses missions diplomatiques. En 1778, il fit partie de la commission qui tenta vainement de faire rentrer dans l'obéissance les colonies révoltées de i'.imérique du Nord. A la Chambre des communes, il eut une grande part dans la réforme des lois pénales. U fut ensuite secrétaire d'Etat pour l'Irlande, et vint à Versailles en 1785, pour y conclure un traité de commerce avec la France. Enfin, il fut un des instigateurs des mesures adoptées par les puissances étrangères pour combattre la Révolution française.
AUCLERC (Gabriel-André), né à Argenton {Berry),mort à Bourges en 1815. Il était avocat. A l'époque de la Révolution, il prêcha le rétablissement du paganisme, prit le nom de Quintus Xantius, et célébra dans sa maison les rits païens, tels qu'il les imaginait. Auclerc a consigné une partie de ses rêveries dans un ouvrage anonyme intitulé ; la Thréicie ou la Seule Voie des sciences divines et humaines du culte vrai et de la morale (Francfort, Paris, 1799). AuCLERT (Hubertine), femme de lettres française, née à Tilly (Allier) en 1851. Orpheline, elle vint à Paris en 1873, et fit quelque bruit en se posant comme le champion des revendications féminines. En 1876, elle fonda la société le Droit des femmes, puis le journal la Citoyenne, et fit dos conférences en province. Elle adressa à la Chambre des députés une pétition dans laquelle elle demandait, pour les femmes, le droit de voter et d'être éligibles ; puis elle réclama son inscription, lors de la revision des listes électorales, et, sur le refus qu'on lui opposa, écrivit au préfet de la Seine pour l'avjrtir qu'elle ne payerait désormais plus ses contributions. En 1888, elle épousa son secrétaire, Antoine Lévrier, nommé juge de paix à Frondah, et le suivit en Algérie, où il mourut en 1892. Elle revint alors à Paris, et recommença sa campagne en faveur des femmes ; mais elle refusa, en 1893, do poser sa candidature â la Chambre des députés.
AUCOG (Jean-Léon) , jurisconsulte et administrateur, né en 1828. Maître des requêtes au conseil d'Etat, il fut chargé, en 1865, de professer le droit administratif à l'Ecole des ponts et chaussées, et fut nommé, en 1869, conseiller d'Etat en service ordinaire. Sa grande compétence dans les matières administratives et ses idées libérales lui valurent, après le 4 septembre 1870, d'être le seul conseiller maintenu dans ses fonctions comme membre de la commission provisoire chargée de remplacer l'ancien conseil d'Etat. Lors de la nomination du conseil d'Etat par l'Assemblée nationale, il fut élu conseiller, puis nommé président de la section des travaux publics, et, le 3 aoiit 1875, il reçut la croix de commandeur de la Légion d'honneur. Il a été élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1877. Il se retira du conseil d'Etat en 1879. On lui doit des ouvrages très estimés ; notamment, ses Conférences sur l'adyninistration et le droit administratif (1882-1886); le Conseil d'Etat avant et depuis 1789 (1876). AUCOUR (Barbier d'). Biogr. V. Barbiek d'Aucour. AUCTION (si — lat. auctio) n. f. A Rome, vente à l'enchère, au plus haut enchérisseur, des biens d'un débiteur. Ce mot est encore usité en Angleterre, et la salle de vonpe se nomme auction-room.
Auctorem fldel, nom d'une bulle dans laquelle furent condamnées, en 1794, par le pape Pie VI, les décisions d'un synode touu à Pistoie (Toscane) en 1786. Ce synode avait paru faire des concessions au janséuisme.
AUCTUAIRE (lat. aucluarium ; de auctus, augmenté) n. m. Supplément qu'on ajoutait à un ouvrage ajirès sa publication. On le ^ dit surtout en /'r/' parlant de la , ^^ '■] ISibliothéque %— K- / ! des Pères. ,
AUCUBA n ^
m. Genre de cornacéesdont l'espèce cultivée,l'aucuôat/" Japon, est un arbrisseau élégant, à feuilles lisses, toujours vertes, quelquefois panachées de jaune.
— Encycl.
Le genre aucnba a pour caractères :
fie
rs dioi
ques; calice
tronqué, très petit, à quatre dents ; quatre pétales ovales
ouverts ; quatre étamines ; un style ; un stigmage ; baie
monosperme.
V aucuba japonica ou aucuba du Japon est un arbuste de 1 m. à 1 m. 30 c. de haut. Il est très rameux, toujours vert , ses feuilles sont grandes, ovales, luisantes, marbrées et panachées de jaune. On le multiplie dans les jar-
dins à l'aide de marcottes et de boutures. Cet arbuste a été apporté en Europe en 1783.
AUCUN, UNE adj. Tout, quelque. Ne s'emploie au sing., en ce sens, que lorsque la phrase a une intention négative ou exclusive :
Un malheur instruit mieux qu'aucune remontrance-
La Chaussée.
— Nul, pas un : Croyez que la présomption ne lient lien rf'AUCUN talent. (M"' de Maintenon.)
— Dans le style fam., aucim se place quelquefois après le nom auquel il se rapporte : Concevez ce que peuvent des hommes qui écrivent dans des jow-naux de localité, sans responsabilité aucune. (Thiers.)
— Aucun... que..., Pas d'autre que :
Saus que, de tant de droits en un jour violés. 11 te reste aucun fruit que la honte et la rage.
Corneille.
— S'emploie comme pronom indéfini ou dans le sens do personne : AuccN n'est prophète chez soi. ii S'emploie aussi comme pronom, pour signifier nul d'entre eux iou ellesi : L'égoïste ne risque rien au commerce des hommes ; il participe à toutes leurs jouissances, et ne s'identifie à aucune de leurs peines. (LÎvry.) Il Aucuns, rf'AucuNS, les aucuns. Archaïsmes signifiant ouefgues-uns. Ils ne s'emploient plus guère, sauf dans le style mai-otique, ou, plaisamment, dans le style familier.
— Gramm. Autrefois, on employait le plur. aussi bi -n que le sing., quand le sens n'exigeait pas absolument ce dernier : Auctms tourments n'ont pu empêcher les martyrs de confesser leur religion. (Pasc.) n Aujourd'hui, ce pluriel ne s'emploie plus que lorsqu'il est impossible de faire autrement, ce qui a lieu : 1° devant un mot qui no s'emploie qu'au plur. : On ne lui fit aucunes funérailles ; 2° lorsque, en raison de son acception particulière,^ le sul>stantif ne peut être employé qu'au plur. : Elle ne m'a rendu AUCCNS SOINS. Quand aucun est employé comme pronom après un verbe précédé du pronom en, et qu'il doit être ensuite qualiiié par un adjectif ou un participe, on le joint au qualificatif par de, qui est alors un mot purement explétif : Il n'y en eut aucun de blessé.
— Syn. Aucun, nul. Nul, contenant par lui-même un élément négatif, nie essentiellement ; mais aucun est ordinairement afflrmatif et a besoin d'être accompagné d'une négation pour devenir synonyme de nul : Les temps et les mœurs homériques n'ont aucun rapport avec les nôtres.
Aucun, ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées), dans le v.il du même nom, surnommé VEden des Pyrénées, arrond. et à 22 kilom. d'Argelès, sur le gave d'Argelès ; 447 hab. — Le cant. ail comm. et 5.026 hab.
AUCUNEFOIS ou AUCUNESFOIS (pour aucune fois) adv. Quelquefois. (Vieux. ^
Amour aumnefois se lasse de n'is peines. Desportes.
AUCUNEMENT adv. Signifiait autrefois Quelque peu, do quelque manière, avec une phrase affirmative : Elle est accorte et surtout belle et .sage, Et l'empereur y pense aucunement.
La Fontaine.
Il Aucunement s'emploie parfois encore dans ce sens au Palais : La cour ayant aucunement égard à la demanil, , c'est-à-dire Ne la rejetant ni ne l'admettant tout à faii.
— Aujourd'hui, avec la particule négative ne : Nullement, point du tout : Par un juste châtiment divin, il est des choses qui NE peuvent aucuni-.ment se réparer dans le monde. (Giraud.)iiMême sens, quelquefois, avec ellipse de la négation : Le bon droit triomphe-t-il toujours ? aucunement.
AUDACE (lat. audacia ; de aurfco, j'ose) n. f. Mouvement énergique de l'âme, qui porto à mépriser tout obstacle, tout danger, il Peut se prendre en bonne ou en mauvai-.o part : Murât chargeait l'ennemi avec une audace incroyl'!' i'AUDACE des malfaiteurs ne connait plus de bornes.
Hardiesse, avec une nuance d'insolence ou d'imin i
tinence : i'AUDACE de la conduite, des discours.
— Par ext. Hardiesse de style : Bossuet entraîne la hmque française à d'incroyables audaces. (Phil. Chasles. i
— Payer d'audace, Montrer, dans quelque circonstau. e difficile, une hardiesse peu naturelle ou inattendue.
— Autref., Ganse attachée à une agrafe, qui relcvaii \f bord d'un chapeau, ce qui donnait un air décidé. (Vieux.
— Allus. hist. : De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace! Mot fameux do Danton.
La journée du 10 août avait soulevé toute rEurr.|'(> contre la France révolutionnaire. Brunswick venait d-i lancer son insolent manifeste ; nos armées avaient éprou^ tdes revers en Lorraine; Longwy était pris, Verdun assiégé; l'alarme régnait à Paris. On était au 1" septcm bre 1792, et c'est le lendemain 2, alors que le tocsin son nait et que le canon tonnait sur le terre-plein du Poin- Ncuf, c'est au milieu de cette eiTervescence universcll-que Danton, ministre de la justice, résolu à frapper un srand coup, accourut à l'Assemblée législative, où, dan> line harangue énergique et rapide, il électrisa les dépua-s tremblants. Dans ce discours se trouve le passage en question : « Le tocsin qu'on va sonner n'est point un signal d'alarme; c'est la charge sur les ennemis de la patrie. (On applaudit.) Pour les vaincre. Messieurs, il^ nous faut n l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, cl ! i France est sauvée ! n
— Anton. Couardise, peur, pusillanimité, timidité. AUDACES FORTUNA JUVAT (mots lat. qui signif. / '
fortune favorise les audacieux). C'est un hémistiche, Icl. renient modifié, do Virgile. Le poète, en effet, a écrit ^Enéide, liv. X, v. 278) ; « Audentes fortuna juvat. . L'hémistiche de Virgile trouve facilement et fréquemment des applications, car la fortune, en effet, semble so plaire à favoriser les entreprises audacieuses du génie, de l'enthousiasme ou de la spéculation. C'est ce que ^ oltairo a résumé dans ce vers :
Le succès fut toujours un enfant de Vaudace. AUDACIEUSEMENT adv. Avec audace : Braver Arr\ ciEUSEMENT le péril. Il Avec arrogance, impudemment > présenter, répondre audacieusement.
— Anton. Timidement.
AUDACIEUX leu), EUSE (rad. audace) adj. Qui a uuo bravoure excessive : Ney était AnoAcmux.
— En mauvaise part. Qui a do l'effronterie, qui est d'une témérité insolente : Pamphlétaire audacieux.^
— Qui annonce, qui prouve de l'audace, aux diherents sens du mot : Entreprise audacieuse. Air AnD.«iEUX.
— Par ext. Hardi, en parlaat du style, du discours:
ih' rr<ir aujouj'd'hui haucoxip de néoîoqismes audacikux. r'"'h."|. Qui s'tMrvo ù. une çraiidé )iauteur;qui est Il Ml iiM ''■ : //ocs Atn)AL-iEux. Des tours audacikusks. I ! Miuv. Personne audaciouso. (So prend ordinai-
I I I iii.Liivaiso part.)
AiHiiicleux, effronté, hardi. L'homme effronté : tliMir, l llOIll^l(^ hurdi sans crainte, l'homme Ml. ri'-|ii'.t ou sans rL-floxion.
\ I ) ■ Couard, craintif, lâche, peureux, timide.
AUDAX lAPETl GENU3 I mots lat. qui signif. : La race ,n..!,n-H',isc dr Japhri:. llontci' (liv. I, odo iii, V. 27) dôsi- Lii ■ :iiiisi PrumrUici'. qui (ii-rt)ba le fou du ciel et le donna ;iu\ liiimains. Promùthêo était le fils do Japhet, frère de liciii ot dû Saturne.
Aude (en lat. Atnx), flouvo do Franco, qui arroso los '|i'|i <los Pyrénéos-Onentalos, do l'Anùge ot de l'Aude. l.iMi;,'^ Aq 223 kilom.,co fleuve naît dans los Pyrénées, au |M. l du Roc d'Audo, un pou à l'E. du Puy de Carlittc. >-niii (lu petit lac d'Aude, il court au N., avoc des allures «II- iMii-.^nt, A tr.-ivrrs les granits et les schistes dans un ;iiliiiii .iMi- I ;itiiiM -]in so prolonge on aval du vasto bassin tl A\:ii |ii ijuiri 1, ni,- do Pierro-Jjis. C'est seulomont en ;i\;ii i'' i n.a -.iiiMr que l'Aude, aprôs avoir changé sa 'in-.rriM[i piriaM 1 pour ccUo do l'E., s'épanouit dans uno nl;iiric LiV--- cl innl.' jusqu'à la Méditerranée, près de l;niii'l!.' il s<- .ii\ I -,■ m iloux bras, dont le plus important, I .lui 11- ili-niii-, ,--,{ (lit liuhine ou lioubine de Narbonne.
iirussi d'abord do nombreux torrents pyrénéens (la s.inin-, l'Aiguette, etc.), l'Aude reçoit on aval de Carcassniiiio le Fresquoi, venu do l'E. (rive gauche), puis l'Orlii'ii. son plus long' affluent {rive droite); il arrose suc- ' f sivoment plusieurs stations thermales : Limoux, Caicassonno, enlîn Narbonno. C'est un torrent qui roule s.iil.-mont 5 mètres cubes d'eau à l'étiago et plus de 3.000 «M ii't!i|>s; do en-nicl-'s rrjios; ses alluvions ont comblé un v^'\\'- iih''liii'n-:nic-Mi 'M r.iM.M-hé l'île de la Clape à la terre
i.Miiii-, ,■! lu ,i,|.i i.iii -.i-nor sur la mer 20.000 hec-
r.ui's I.Aii'irsi m i.,,|ih h.rt "peu navigable, bien qu'il SMif I on li, ir I MiNiiir- ui :,ur une longueur de 150 kilom.
— l;ihi i,H,i:, , c.iis. De Atace {Paris, 1882).
Aude i-ii m, m mi.ntde i.'), formé d'une partie du Lan- {^niT'Iut-. Il tiri' son nom do la rivière qui le traverse. Su-
pi ri. f.:U.324 hoct.
I.i' départ, do l'Aude comprend 4 arrond. [Carca^sonne, ch -heu; Castelnaudary, Limoux ot Narbonne) ; 31 cant.,
grande partie. Le froment ot le maïs pro.spèrent dans les vallées ou les plaines arrosées par les rivières, et dans los terres fortes et bien amendées. L'avoine ot le seigle viennent partout; l'orge, dans les terres légères; le petit mil, la paumelle ot lo sarrasin, dans la montagne. La vigne so cultive prcsciue partout. Les vins do Carcassonno senties moins estimes: ceux do Limoux sont recherchés comme vins do tablo, et ceux do Narbonno par le commerco pour I exportation. Ceux dOrnaisons et do tous ses environs (Nôvian, Montrcdon, Cruscados, otc.) sont très colorés, et servent au coupage des vins du nord. Les arbres ù fruit viennent : lo chàtaiçnier ot lo noyer, dans les parties montagneuses; l'amandier, dans les terres légères; l'olivier, surtout dans l'arrondissement do Narbonne. La montagne Noire, lo vallon do l'Orbiol, celui de l'Argent-Doublo, les environs do Carcassonno ot de Narbonne abondent en riches prairies, très bien irriguées. Los forêts donnent dos bois do charpente, de menuiserie, do marine, de charronnago, des cercles ot des douves pour los tonneaux, du charbon pour les usines. Los garrigues, la Clappo ot les Corbiôres nourrissent uno quantité prodii^ieuse d'abeilles {miel de Narbonne).
Les ùnos sont très nombreux au bord do la mer et dans les montagnes ; on y voit aussi beaucoup do bôtos à laino ot à cornes. On trouve, comme animaux sauvages, les loups, les renards, les blaireaux, les chamois et les écureuils. Le gibier à poil et à plume abonde; sur la côte se voient des flamants roses.
Les principales forêts du département sont : celles do Belcaire, Boucheville (domaniales), Alaric, Labécède-Lauraguais, Montoiiou, Cahusac, Bélestat, Colombes, Fanges, Hoquefort-de-Sault.Mais laplupart des anciennes forêts ont été détruites, et les populations s'opposentau reboisement.
L'industrie de l'Aude consiste spécialement en manufactures do draps, de bonnets de laino ot de tissus, alimentées par les laines d'Espagne; on forges d'acier, tanneries, minoteries (Carcassonne, Narbonne et Castelnaudary); en carrières de plâtre, de marbre, d'ardoise, mines de houille. Caunes, renommé pour ses marbres, en a autrefois fourni pour le palais de Versailles; Puivert produit des ouvrages au tour; Narbonno et Trèbes ont des tuileries et briqueteries, Castelnaudary des poteries. Les scieries hydrauliques et les ateliers de tonnellerie emploient un grand nombre d'ouvriers.
L'Aude possède de nombreuses stations d'eaux minérales : Rennes-les-Bains, près de Couiza (les maladies de
■miationde aii>.r)i3 hab. U fait partie du 16' corps d'armeo\Montpellior), de la 9" inspection des ponts et chaussées, de l'arrond. minéralogique de Toulouse, do la 25* conserv. des forêts (Carcassonne) ; il ressortit à la cour d'appel et à l'académie de Montpellier, et àrarclievéché de 'Toulouse.
L'Aude est montueux, mais la vallée de l'Hers, du Fresquel et de l'Aude sépare nettement la montagne Noire (extrémité des Cévennes) au N,. des Corbières et des Py-
réné
• la côte, que les alli die, la mer a laissé en s^ lagunes ou étangs. L''s |.
tang. de Bages et de ^ do Gruissan, commuiii<|i:
Franqui ; de la Palnii ; Narbonne, vrai foyer il n est de 10.000 hect.Beai.
Lo climat du d.-pai ni néré. L'été e^r . I j!. i . : ■ beauté, so pr-i. février et mai . i , prolongent as.M, \ n i. 1.
montagnes, tieiir scuivent vatge (ou pic Bernard).
Lo froment, le s ' " Vescos :iuiit les pi
ont régulièrement arronint iiii .T;iM-i nombre de
■- i'riiii'i|i,-iii\ -. , ri.y : de Capes-
^ ' > '■ .s- de Pline);
ijii I ■■! .1 ■ ■■ ! I :iH V j. li li-' grau de la ; ■:■ I ■ ■■■ ■' '■ ■! <'u\^-ÉUan, au N. de M ' : I i l'iidue de ces lagunes
I i . 1. ; > s ont été desséchées.
■[ ' t- paiement sain et tem-
■ I 1 ii\; i automne, d'une grande
.1 iiu décembre; mais janvier.
iiL'oureux, et les gelées so