AU-DEVANT. V. DEVANT
AuDHUMBLA, vache mythique de la théogonie Scandinave. D'après l'Kdda, la vie se manifesta dans l'univers par deux êtres : le géant Ymir et la vache Avdhumbla. Celle-ci nourrit Ymir des fleuves de lait qui s'échappent de ses mamelles. En léchant les glaces pour soutenir son existence, Audhumbla en dégagea les cheveux d'un homme, puis sa tête, puis l'homme tout entier, qui n'était autre que Bur, le père de BOr, père lui-même des Ases ou dieux.
AUDHRIMMER. Mvih. scand. Cuisinier des dieux.
AUDI ALTERAM PARTEM (mots lat. qui signif. : Ecoute l'autre partie). Pour juger avec impartialité, il faut entendre la défense après î'accusalion. Qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, dit un de nos vieux proverbes.
AuDIBERT (Urbain), botaniste et agronome, né à Tarascon en 1789, mort dans cette ville en 1846. Il se forma aux leçons de CandoUe, ot collabora à plusieurs ouvrages : la Flore du Midi ; le supplément à la Flore française, de CandoUe ; la Flora gallica, etc.
AUDIBERTIE(n — du nomdu botan. Aurfiôer/) n. f. Genre de labiées, à calice ovale et à corolle tubulée, renfermant des plantes suffrutescenies ou herbacées de la Californie.
AUDIBLE (du lat. a»(^io, j'entends) adj. Se dit des sons perceptibles à l'oreille.
AUDIEN, ENNE n. Hist. relig. V. audéES, knnk.
AUDIENCE (lat. audientia ; de audire. entendre) n. f. Autrof., Attention donnée à celui q^ui parle : // «'y a %'ien déplus beau dans les personnes publiques qu'une oreille toujours ouverte et une audience facile. (Boss.)
— Temps qu'une personne en place consacre à ceux qui ont demandé la permission de l'entretenir -. Solliciter, obtenir une audience.
— Par ext. et coUoctiv. L'assistance, les assistants : Une nombreuse audience, ii Syn. peu usité de auditoire.
— Dr. Séance dans laquelle" les magistrats entendent les débats d'une ou plusieurs causes, et prononcent leurs iugements : Audiknck civile, criminelle, correctionnelle. Audience à huis c/oT-tiPar ext.. Lieu où se tient l'audience : Il lui fut i7npossible de pénétrer dans /'audience, u Ceux qui assistent à l'audience : Toute Taudience en fut scandalisée. (Vieux en ce sens.)
— En Espai^ne. Nom donné à certains tribunaux qui insrent en appel les sentences rendues par les corrégidors étales alcades : /.'audience de Vallmlolid.
AUDIENCER — AUDITEUR
— Encycl. Dr, Lorsqu'une affaire est en état d'être jugée par uc tribunal de première instance, elle rentre au^rôle pour en sortir à son rang, au jour fixé pour les plaidoiries <les avocats et les conclusions du ministère public, lesquelles ont lieu en audience publique. Cette publicité est une garantie considérable pour les justiciables; et, si elle n'avait pas lieu, le jugement serait nul.
Toutefois, si les débats d'une affaire peuvent être dangereux potu* l'ordre public et les bonnes mœurs, les juges ont le droit et le devoir d'ordonner le huis clos, à la charge d'informer le procureur général près la cour d'appel, ou, si la cause est pendante devant une cour d'appel, le ministrede la justice (C. proc. civ., art. 87), le jugement devant toujours être prononcé en audience publique.
L'audience doit être tenue daos l'édifice consacré à cet usage. En France, dès le xvi" siècle, il était interdit aux juges de tenir leurs audiences dans les maisons privées; l'art. 1040 du code de procédure a reproduit cette défense.
La police de l'audience appartient au magistrat qui la préside, et dont les ordres doivent être exécutés sur-lechamp par les huissiers, gendarmes et autres agents de la force publique. Tout individu qui cause ou excite du tumulte peut être expulsé, et même, en cas de résistance, saisi et déposé pour vingt-quatre heures à la maison d'arrêt. Mais cette mesure n'a pas un caractère pénal. Au contraire, les délits commis à l'audience et constatés pendant qu'elle est ouverte sont jugés immédiatement, même par les tribunaux siégeant au civil, qui appliquent les peines prévues par la loi. Si le fait délictueux est un crime, et qu'il soit commis à l'audience de la Cour d'assises, celle-ci peut le juger sur-le-champ; le même droit n'appartient ni aux Cours d'appel ni aux tribunatix de première instance, qui, après avoir dressé procès-verbal du fait, renvoient le jugement à la Cour d'assises, seule compétente (C. proc. civ., art. 89 et suiv. ; C. instr. cr., art. 181, 504 et suiv. ; C. pén., art. 222 et suiv.).
L'audience est dite solennelle, lorsqu'elle est tenue par un plus grand nombre de magistrats que ceux qui la tiennent habituellement. Ainsi, la Cour de cassation se réunit tout entière en audience solennelle pour juger les affaires qui lui reviennent après une première cassation : la Cour des comptes se réunit en audience solennelle pour prononcer ses déclarations générales. Les cours et les tribunaux se réunissent aussi solennellement pour installer un ou plusieurs de leurs membres et pour tenir les audiences de rentrée. "L'audience de rentrée est tenue pour constater officiellement la reprise des travauxjudiciaires. Dans les tribunaux, l'audience de rentrée n'a guère pour but que de constater la présence de tous les magistrats; mais, dans les Cours de cassation, à la Cour des comptes et à la Cour d'appel, cette audience est l'occasion d'un discours d'un membre du parquet, qui, après avoir traité un sujet intéressant la cour, fait l'éloge des magistrats que la compagnie a perdus depuis un an.
Audiences foraines. Une loi du 23 mars 1896 permet au président de la République d'autoriser par décret, sur l'avis favorable du Conseil d'Etat, les juges de paix à tenir des audiences supplémentaires en des communes autres que le chef-lieu de canton. Ces audiences sont dites n foraines i'.
AUDIENCER {prend la cédille toutes les fois que la terminaison commence par a ou o : Nous audiençons. J'audiençais, etc.) v. a. Mettre une cause au rôle pour la plaider à l'audience ; l'entendre en audience : Audiencer une
diences des tribunaux. (Se dit esclusivem. des huissiers) ; Nuissier audiencier.
— Substantiv. Huissier audiencier. 11 Grand audiencier. Nom que l'on donnait autrefois à deux officiers de la chancellerie de France, chargés de faire rapport au chancelier des lettres de grâce, de noblesse, etc. il Petits audienciers. Officiers qui apportaient au grand chancelier les lettres à sceller, et y apposaient la taxe.
AUDIENCIER (5i-^), ÈRE n. Celui, celle qui assiste habituellement aux audiences, aux séances des tribunaux.
AuDIERNE, comm. et port du Finistère, arrond. et à 40 kilom. de Quimper, sur l'estuaire du Goaven ; 4.378 hab. Commerce de poissons secs et salés. La oaie du même nom n'est qu'une large inflexion de la côte de Cornouaille, au fond de laquelle, au N., débouche le fleuve côtier Goajen dans Vanse aAudierne.
AUDIETTE (du lat. audire, entendre) n. f. Petit cornet acoustique d'argent qui s'adapte dans la conque et le conduit auditif de 1 oreille, et s'y maintient par 1 élasticité de ces parties de l'orgaue de r'ou'ie.
AuDiFFREDI (Jean-Baptiste ou Jules-César), savant dominicain, né à Saorgio près de Nice, en 1714, mort à^ Rome en 1794. Il est connu des bibliographes par un Catalogue de la bibliothèque du couvent de la Minerve, à Rome, dont il était conservateur, et par un Catalogue historique et critique des éditions rojnaïîtes du xv" siècle (Rome, 1783).
AUDIFFRENT (Georges), médecin français, né à Saint- Pierre (Martinique) en 1823. Chaud partisan de la doctrine positiviste, il fut un dos exécuteurs testamentaires de Comte. On lui doit, entre autres ouvrages : Théorie de la vision {1&6G); Des épidémies, leur théorie positive, d'après Auguste Comte (1866); Du cerveau et de l'innervation, d'après Auguste Comte (l869k Des maladies du cerveau et de l'innervation (1874); la Situation actuelle des positivistes (1886), etc.
AUDIFFRET, famille noble d'origine italienne, et établie depuis le xiii" siècle à Barcelonnette. Ses membres les plus connus sont : Audiffret (Jean-Baptiste), diplomate et géographe, né à Marseille en 1657, mort à Nancy en 1733. fil fut successivement envoyé extraordinaire de Frauce à Mantoue, à Parme, à Modène et en Lorraine. Il a publié une Géographie ancienne, moderrie et historique (1689-1094), qui ne contient que l'Europe]; —Audiffret (Jeak-François-Hugues, comte d'), qui servit avec distinction sous le prince de Conti en 1746, et reçut le commandement de Briançon. fil accueillit dans cette ville les blessés du terrible combat d'Exilés, convertit sa maison en hôpital, et vendit sa vaisselle et ses meubles pour subvenir aux besoinsdocesmalheupeux];— Audiffret (François-César- JosEPH-MADELON).né à Drafïuicnan en 1780, mort en 1820. Il s occupa de théâtre, collabora â l'Annuaire dramatique.
Audiffret Pasqule
et publia seul VAlmanach des .tpectacîes] ; — Audiffret (Charlfs-Lûuis-Gaston, marquis d'), homme politique er économiste, né etmort àParis (1737-1878). [Enîré dans l'administration des finances, il devint président de chambre de la cour des comptes (1829), membre de la Chambre des pairs (1837) et grand officier de la Légion d'honneur enl847. Sénateur en 1852. il fut nommé par décret, en 1855, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il a introduit d'importantes améliorations dans le système de la comptabilité publique, dont il fut le véritable fondateur. On lui àoït: Examen dts revenus publics {18Z9); Système fmmicier de la France (1840J, son ouvrage capital, dont la troisième édition, considérablement augmentée, a paru de 1863 à 1870; la Libération de la propriété ou Réfoi-me de l'administration des impôts directs et des hypothèques {liAA); Aperçu du progrés du crédit public et de la fortune nationale do i790 à 1860 (1861); Analyse du service de la trésorerie en France (1870) ; Etat de la fortune nationale et du crédit public de 1789 à 4813 (1873) ; Souvenirs de ma carrière (1876), etc.]; — Audiffipet-Pasquier (pr. Pa-Arj"-^ — Edme- Abmand-Gaston, duc d'), homme politique, de la même famille que le précédent, né à Pans en 1823.
Fils du comte d'Audilfret, receveur général de 1839 à 1856, il devint le fils adoptif de son grand-oncle, le chancelier Pasquier. Celui-ci obtint, par l'ordonnance royale de 1844, q^ui le créa duc, que son titre lût réversible sur la tète de son petit-neveu. Auditeur au conseil d'Etat de 1845 à 1848, il rentra ensuite dans la vie privée. A la mort de son grand-oncle, il prit le titre de oducw, qui lui fut confirmé par décret de 1863.
Elu en Ï871 député de l'Orne à l'Assemblée nationale, il siégea dans le groupe des orléanistes, devint président de la commission des marchés conclus pendant laguerre, et prononça à ce litre, en 1872, des discours qui le placèrent au rang des orateurs les plus remarquables de la Chambre. Devenu l'un des chefs de la majorité qui voulait le rétabhssement do la monarchie, il fut membre de la commission des Trente (5 décembre 1872), contribua activement à renverser Thiers (24 mai 1873), et fit partie du comité des Neuf, qui amena la fusion des deux branches des Bourbons; mais, au nom des orléanistes, il demanda que le comte de Chambord acceptât le drapeau tricolore et le régime constitutionnel. Ses tentatives de restauration ayant échoué, il coopéra à l'établissement du septennat (20 novembre 1873); puis il se rapprocha du centre gauclie libéral, vota la constitution de 1875, et fut élu président de l'Assemblée nationale (15 mars 1875). Lors de la nomination des sénateurs inamovibles, son nom passa le premier (9 décembre 1875), et, le 13 mars 1876, il devenait président du Sénat. Au mois de décembre, il refusa de former un ministère, et désigna Jules Simon au maréchal de Mac- Mahon. Après le coup d'Etat parlementaire du 16 mai 1877 et la réélection de la Chambre républicaine, il conseilla énergiquement au maréchal de rentrer dans la voie parlementaire. Le 11 janvier 1878, il fut réélu président du Sénat, et, le 26 décembre suivant, l'Académie française rappela à. succéder à M»^ Dupanloup, bien qu'il n'eût rien publié. Non réélu à la présidence du Sénat en 1879, il fit, à partirdecemoment.peuparierdelui. Il vota avec la droite, et fut un des conseillers les plus écoutés du comte de Paris. Il était président du comité consultatif formé par le duc Philippe d'Orléans lorsqu'il donna sa démission, à la suite d'une lettre que lui adressa le prince le 3 mai 1896. j
AUDIGANNE (Armand), publiciste français, né à Ancenis en 1814, mort à Pans en 1875. II entra au ministère du commerce en 1840, fut placé à la tête du service de l'industrie en 1848, et remplit ces fonctions jusqu'en 1869. L'un des commissaires de la commission de 1 ilxposition universelle de 1855, il rédigea daas le Moniteur de remarquables comptes rendus de cette exposition. Audiganne s est particulièrement occupé des questions ouvrières. On lui doit de nombreux ouvrages, notamment : Histoire électorale de la France depuis la convocation des états généraux de i789 (1841) ; les Ouvriers en famille ouEntretiens sur les devoirs et les droits du travailleur dans les diverses relations de sa vie /aÔoWeiae (1850), ouvrage couronné par l'Académie française ; les Populations ouvrières et les Indust; ies de la France dans le mouvement social du xix* siècle {1S5A); l'Industrie contemporaine (1856); les Chemins de fer aujourd'hui et dans cent ans chez tous les peuples (1858); les Ouvriers d'à présent et la nouvelle économie du travail (1865); l'Economie de la paix (1866); la Lutte industrielle des peuples {l&ôi), etc.
AUBIGIER, né à Clermont-Ferrand, chanoine de la cathédrale de cette ville sous l'épiscopat de Massillon. Il a écrit une Histoire de la province d'Auvergne, conservée manuscrite à la Bibliothèque nationale. Dulaure en a fait un abrégé.
AuDlGUnSR (Vital d'), seigneur de La Ménor, né à Naiac (Aveyron), assassiné à Paris en 1624. Il suivit d'aoord la carrière des armes, et finit par se vouer à la culture des lettres. On a de lui : le Portrait du monde; E pitres françaises et libres discours ; le Vrai et Ancien Usage des duels (Paris, 1617), ouvrage curieux, etc.
— BiBLioGR. : G. d Ardennes de Tizac, Etude historique et littéraire sur Vital d'Audiguier (Paris, 1887).
AUDIJOS, chef de partisans qui prit une part considérable à la lutte provoquée en Biscaye par l'introduction de certains droits sur diverses marcHandises, établis par Colbert. Condamné par contumace au supplice de la roue, il sut échapper à toutes les recherches. En juillet 1666, ses bandes reparurent encore dans le Béarn ; mais, ayant éprouvé des échecs sérieux, Audijos passa en Espagne et annonça son intention d'entrer dans un monastère. Depuis ce moment, on n'entendit plus parler de lui.
AUDIN (J.-M.-V.), historien, né à Lyon en 1793, mort à Paris en 1851, fonda comme libraire" la collection des Guides-Hichard, puis commença, en 1826, par une Histou-f
tlp la Sai-nt-Barthélemy, ses travaux sur la Réforme. Ses Histoires de la vie, des ouvrages et des doctrines de Luther (1839), de Calvin (1S41), de Léon X et de son siècle (1844 1, de Henri VIII et du schisme d'Angleterre (1850), rédigées dans le sens de la pure orthodoxie catholique, sont un travail sérieux fait sur des documents originaux, et contiennent une foule de renseignements nouveaux.
Audinac, village de l'Ariège, arrond. et à 5 kilom. de Saint-Girons; 98 hab. Sources d'eaux minérales sulfatées magnésiennes, ferrugineuses; bains fréquentés.
AudincOURT, cli.-l. de cant. (Doubs), sur le Doubs, arrond. et à 6 kilom. de Montbéliard; 5.482 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Manufacture de fer-blanc; forges réputées. - Le cant. a 23 comm. et 24.516 hab.
AUDINOS {noss — du lat. audi, écoute, et nos, nous ; mots par lesquels on répond à un grand nombre de versets des litanies) n. m. Fam. Prière, patenôtre : Dire ses addinos. Etre troublé dans ses addinos. (Vieux.)
AUDINOT (Nicolas-Médard), artiste et auteur dramatique, né à Bourmont en 1732, mort à Paris en isoi, débuta au Théâtre-Italien en 1764, qu'il quitta en 1767. Il a successivement dirigé le théâtre de Versailles, un spectaiie lie marionnettes à la foire Saint-Germain, et le théâtre lie l'Ambigu .qu'il avait fait construire, boulevard Saint- Martin, et qui existe toujours au même emplacement. On a de lui le Tonnelier, opéra-comique à trois acteurs (1761 i, et Dorothée, pantomime, précédée du Preux Chevalier. Son théâtre est le premier sur lequel se soit introduit le mélodrame, qui fut d'abord nommé pantomime dialoguée.
AUDIOMÉTRE ou AUDIMÈTRE (de aarfiO, j'entends, et métron, mesure) n. m. Appareil imaginé par Huehes' en 1879 et servant à mesurer l'acuité 'auditive ; c'est, en somme, Vinduclionomètre de Matteucci, dans lequel on a remplacé le galvanomètre par un téléphone.
— Encycl. L'audiomètre se compose d'une bobine se déplaçant sur une règle graduée, aux extrémités de laquelle
tro
?ent
deux autres bobines fixes, produisant dans la bobine mobiledes courants induits de sens contraire. La bobine mobile est reliée à un téléphone.
Lorsque les
Aodiomètre; i. BL-bine flx de ùl; 2. Bobine fixe codI 3. Bobine mobile contenant 100 i sant sur une règle graduée; 4. Zéro de l'échelle audiométrique; 5. Téléphone; C. Appareil élec-
ontenant 100 m.
m. de fll; de Bl gli!
i-faradique de Gaiffe.
fi-
deux bobines tixes sont exactement égales, le téléplione reste muet. Si l'on déplace la bobine fixe, un bruit se fait entendre : le déplacement sur l'échelle qui correspond à la perception du bruit mesure l'acuité de l'oreille.
AUDIOPHONE ou AUDIPHONE (du lat. audio, j'entends, et du gr. phonè, voix) n. m. Instrument acoustique servant à renforcer les sons.
— Encycl. Uaud'wphone consiste en une plaque de caoutchouc durci ou de carton verni, de la forme d'une bêche ou d'un éventail, qui reçoit sur une larire surface les ondes sonores. Lbord inférieur est muni d'un manche, le bord supérieur d "un <■
Fetite plaque métallique que on applique sur les cients ou '^ '' /y ■■
l'os zygomatique. L'action de E[J\^ - , -''^
l'instrument repose sur le ren- \ ^-u- :,. ,^,, ^^ .„,.
forcement des sons par les os v'^ v.'\\
de la tête. Il est surtout effi- Applicntion de l'audiophone. cace dans la dureté de l'ouïe, à la suite de suppurations antérieures do l'oreille moyenne.
AuDISIO (Guillaume), professeur et écrivain ecclésiastique italien, né à Bra (Piémont) en 1802. Ses Leçons d'éloquence sacrée ont été traduites en français par l'abbé Martigny (Lyon, 1844). On lui doit, en outre : Introduction aux études ecclésiastiques, trad, en français (Tournai, 1856) ; Droit public de l'Eglise et des nations chrétiennes, trad. par l'abbé Labis (Louvain, 1865); Idée historique et rationnelle de la diplomatie ecclésiastique, trad. par le même (Louvain, 1868). Le dernier ouvrage de G. Audisio : De la société politique et religieuse au xix' siècle (Florence, 1876) a produit une grande sensation par l'audace relative de quelques-unes des idées qu'il exprimait. Il fut dénoncé avec violence. Le pape se contenta de faire examiner le livre par le dominicain Zigliara, qui obtint du vieux prélat une quasi-rétractation, avec la promesse de corrig^er, dans les éditions suivantes, certaines expressions « qui avaient dû trahir sa pensée n.
AUDITEUR, TRIGE (lat. auditor, trix; de audire, supin auditum, écouter) n. Personne qui en écoute une autre, et, plus spécialem., Personne qui assiste habituellement aux leçons d'un maître, d'un professeur : Isocrate compta parmi ses auditeurs des généraux et des rois. (Thomas.) \\ Auditeur libre, Celui qui suit les cours des écoles du gouvernement, sans se uestiner aux carrières auxquelles ces cours préparent : Certains cours de l Ecole des mines admettent des auditeurs libres, n Auditeur bénévole. Auditeur qui assiste à une leçon, à un cours, par simple curiosité ou par complaisance, sans s'astreindre à l'assiduité.
— Collectiv. et au sing. Auditoire, ensemble des personnes qui écoutent un discours, un concert, etc. : Un orateur habile et expérimenté proportionne les choses à l'impression qu'il voit qu'elles font sur Tadditeur. (Fén.l
— Auditeur à la cour des comptes, au conseil d'Etat, V. COUR DES comptes, et CONSEIL d'Etat.
— Art milit. On nommait au xvi* siècle auditeur l'officier do cavalerie chargé de la police et d'un contrôle de prévôté. Cette fonction existait surtout dans la cavalerie espagncle et flamande, napolitaine. L'auditeur était un ofhcier subalterne.
— Hist. reiig. Nom don
: aux catéchumènes de premier
ordre, chez les chrétien*! de la prirniiivo Eglise. Los auditeurs do l'Eglise chrétionne pnmiiivo étaient ceux (|ui n't'itaieni pas encore dignes do recevoir le baptôme, mais qui étaient admis à écouter les instructions, il Pénitent non encore jugé digne de la communion, mais qui était arrivé au second degré do son éprouve, ii Nom donné par les manicliéons & des membres qui n'étaient pas complôtomont initiés à toutes les croyances do leur secte, fl Àmlilenr conventuel ou colUUjial, Kollgieux chargé d'examiner et do réfjlor les comptes d'un monastère, il Auditeur des causes. Membre de la conerégation de Cluny, chargé d'examiner et do juger les ditférends qui s'élevaient eut n- les iiK-iiihrosdocecorps. Il Auditeur des excuses, Oflicior . h I, - 1 ,,,! r.ricr la validité dos motifs qu'apportaient i-< r. ■ ,, , . I ii.rit obtenir quelque exemption, dans
la con^ri ■Mil. Ml .!.■ i huiy.
— Aud^i.n. .lu (..'..iiclct, Mnj Ch&tclet do Paris et investi d'\ D'après une ordonnance de m tours consistaient à juger les \t\ était intL'rdit do s'occuper d'j dust' ■ '
|Mi <'(:iit attaché au ■■ (l'ti j-iirticuliére.
1 I l'iiis dos audi-
inr . jn-oi-és ; il leur .uR'^ (|uo de celles L'obrigation delà résidence et la fixation «le leur conipéti-nco à 20 livres parisis furent édictées dans une onlonnanco de 1327. En 1377, il fut enjoint aux auditeurs do se rendre aux audiences du prévôt pour lui servir d'assesseurs, sans préjudice des audiences qu'ils devaient tenir eux-mêmes. Plus tard, leur compétence s'éleva, à charge d'appel, à 25 livres (1572), et dans les derniers temps à 50 et jusqu'à 90 livres (ordonn. du l"sept. 178ri) : à cette époque, il n'y avait plus au Chàtelot qu'un seul juge auditeur. I^a loi du 7 septembre 1790 a supprimé cette fonction.
— Ane. dr. Personne commise pour l'instruction d'un procès ou pour la. rédaction d'un rapport juridique, il Notaire ou témoin assistant à la passation ou à la lecture d'un acte, et qui y apposait sa signature.
— En Angleterre, Titre do plusieurs officiers de la trésorerie : Auditeurs de prêt, de reçu, de revetiu.
— Dr. milit. Auditeur général. Militaire chargé spécialement de faire observer les lois, les règlements de discipline. Il Auditeur de justice. Nom donné à des officiers non combattants, qui faisaient partie d'un conseil de guerre. On les a désignés plus tard sous le nom de commissaires auditeurs des guerres, puis on a supprimé cet emploi.
— Auditeurs de rote. V. rote.
AUDITIF, IVE (du lat. attdii'e; supin auditum, entendre) adj. Qui appartient à l'ouïe ou à l'oreille, organe de l'ouïe : Jn/iareu ADDITIF.
— Conduit auditif externe. Canal qui s'étend du fond de la conque do l'oreille à la caisse du tympan. (Syn. CONDDiT AURICULAIRE.) Il Conduit auditif interne. Canal creusé dans l'épaisseur du rocher, et dans lequel se trouve le nerf auditif, ti Trou auditif externe. Orifice du conduit auditif externe, il 2'rou auditif intei-ne, Orifice du conduit auditif interne, ii Artères et Veines auditives, Artères et Veines qui pénètrent dans les conduits auditifs et qui sont, comme ces conduits, distinguées en externes et internes, ti Nerf auditif. Nerf de l'ouïe, huitième paire des nerfs crâniens, souvent désigné sous le nom de 7ïerf acoustique, il Bulbe auditif. Espèce de poche membraneuse pleine d'un liquide clair et albumineux, à la surface de laquelle s'épanouit le nerf auditif, ii Piei^es auditives. Petites masses de nature calcaire, appelées aussi otolithes {v. ce mot), qui s'observent dans l'oreille des poissons osseux et des cnondroptérygiens à branchies libres. Il Vésicule auditive. Organe auditif des invertébrés, appelé aussi olocyste. V. ce mot.
— Cartilages auditifs, Périphrase pour désigner les oreilles : Les CARTILAGES AUDITIFS de l'àne. La tête de AJidas était ornée d'une paire monstrueuse de cartilages auditifs.
— Encycl. "L'appareil auditif sera étudié au mot oreille, tant chez l'homme que dans le reste de la série animale.
AUDITION (lat. auditio; de audire, entendre) n. m. Action d'entendre ; Jl est difficile de juger d'une pièce de théâtre à la première audition.
— Particulièrem. Réunion musicale dans laquelle on entend seulement ou principalement un exécutant qu'il s'agit de faire connaître : Liis auditions se distinguent des concerts, en ce qu'elles n'admettent qu'un public invité et non payant.
— Dr. Audition des témoins, Action d'entendre les dépositions des témoins à charge ou à décharge, il Audition catégorique. Interpellation faite à la partie adverse de s'expliquer franchement devant la justice.
— Phys. Perception des sons : Z'audition est le but final de tous les phénomènes acoustiques, ii Audition active. Celle qui a lieu quand on prête l'oreille, il A lirfiVioji passive. Celle qui a fieu quand on entend ce qu'on n'écoute pas, ou indépendamment de tout efl'ort pour entendre.
— Encycl. Sens de l'audition. La sensation auditive résulte de l'excitation des terminaisons du nerf auditif par la vibration des corps sonores. Les ondes sonores sont transmises jusqu'au liquide du labyrinthe par les divers organes constituant l'oreille. {V. oreille.) Le pavillon sert de cornet acoustique, l'oreille e.xterno de tube acoustique, la membrane du tympan de récepteur, et les organes de l'oreille interne de "transmetteur jusqu'aux terminaisons nerveuses. Chaque son fait vibrer séparément une des 60.uoo fibres de la membrane basilairo, et provoque (par transmission de chaque fibre nerveuse) dans le contre psycho-acoustique une sensation auditive de hauteur déterminée.
Les parois osseuses du crâne servent aussi de voie de transmission dans la correction de la surdité (v. audio-
PUONB, UENT1PHONK, O.STÉOPHONE, PHONOPHORE) et duilS
des sensations auditives particulières dites sensations entûtiques.
Les terminaisons nerveuses, pour être impressionnées, exigent que les vibrations transmises aient une certaine amplitude et une certaine durée. Les sensations auditives se divisent en sons musicaux et en bruits. Les sons résultent de vibrations périodiques, régulières; les bruits, de vibrations irrégulières non périodiques. La sensation du son musical est simple, celle du bruit est complexe et irrégulière.
L oreille distingue l'intensité, la hauteur. \o timbre lies
L'appréciation de l'intensité n'est oue relative (son fort ou faible), elle varie avec l'acuité auditii^e. (V. acoumètre, PHONOHÈTRE, AUDioMÈTRK.) On porçoit, CD général, une différeDce de 72 à 100 dans l'uitensité d'un sou, mais les
différences individuelles sont très grandes. La hauteur n'est aussi jugée que par comparaison, et son appréciation n'est possible qu'entre u:i et 4.000 vibrations par sccoude. Les harmoniques du son fondamental, qui constituent le timbre, nous échappent habituellement comme senuation auditive distincte, et se fusionnent eu une sunsation unique. Los sons partiels impairs, quinte, tierce, se distinguent mieux (luo les sons partiels pairs.
L'extériorité est le caractère distinctif de la sensation auditive. Quand nous entendons un sou, nous le rapportons à l'extérieur, et nous jugeons de sa distance par son intensité, de sa direction par l'orientation du conduit auditif externe. Quand la tête est sous l'eau, le bruit parait intérieur, la membrane du tympan ne vibre plus. L'extériorité semble donc être due aux vibrations de la membrane du tympan.
La durée do la sensation auditive dépasse la durée de l'excitation (vibrations sonoresj.
L'întervalle-limtte entre l'absence d'audition et l'audition nette est très court. Au seuil de la sensation auditive, on observe des intermittences.
La5cnsi6i/j7t* est variable, elle s'augmente par l'habitude; un musicien apprécie des différences do hauteur do 1/1.000. L'exercice iutlue surtout sur la justesse.
Les sensations auditives peuvent être le point de départ de réflexes, rires, larmes, contractions musculaires (agacement produit par certains grincements).
La fatigue do l'oreille dure peu.
— Audition binauriculaire. L'audition avec les deux oreilles ne paraît pas modifier la sensation auditive; elle sert à apprécier la direction et le lieu de provenance du son. On tend l'oreille do façon que les rayons sonores arrivent perpendiculairement à l'oreille.
— Sensations auditiijes simultanées. La multiplicité de ces sensations peut être portée très loin (orchestre), mais elles peuvent n'être que successives, 1/132 de seconde suffisant pour qu'une sensation auditive fournisse une sensation distincte.
— Audition colorée. Sensation associée secondaire (phonismo) existant chez 12 personnes sur 100. L'audition d'un mot, d'un bruit, détermine une sensation de couleur variable avec le son et l'individu (son aigu, couleur claire; son grave, couleur foncée).
AUDITOIRE (lat. auditorium, même sens ; de audire, supin auditum, entendre) n. m. Endroit où l'on se réunit pour écouter un discours, une lecture, etc. n Spécialement, dans les tribunaux, Endroit où se font les plaidoiries : Les témoins sont appelés un à un dans Tauditoire.
— Par ext. L'ensemble des auditeurs : /-'auditoire paraissait pendu et suspendu à tout ce que le P. Buurdaloue disait. (M«« do Sév.)
— Antiq. rom. Siège sur lequel le juge se plaçait pour rendre la justice.
— Hist. ecclés. Parties des anciennes églises où les assistants recevaient debout l'instruction de leur pasteur. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui la 7ief.
AUDITORAT {ra) OU AUDITORIAT {ri-a) n. m. Grade ou fonction d'auditeur : Sous l'Empire et sous la Restauration, Tauditoriat était un premier degré dans la magistrature. ^Dalloz.) Il En Allemagne et dans les anciens Etats d'Italie, Fonction d'auditeur général.
AUDITORIUM (om' — mot lat.) n. m. Dans l'antiquité romaine, Tout lieu de réunion, mais spécialement celui où l'on s'assemblait pour écouter des auteurs lisant leurs œuvres. Cette réunion portait elle-même quelquefois le nom de auditorium. Sous les empereurs, le mot auditorium servait à désigner une cour de justice.
AUDLEY, ville d'Angleterre (StaffordsLire) ; 12.630 hab.
AUDLEY flurd James), né en 1316 dans le comté de Staîford, mort en 1369. Il accompagna deux fois en France le roi Edouard 111, et se distingua à la bataille de Poitiers, en 1356.
AuDLEY DE "Walden (Thomas), homme d'Etat anglais, né on 1488, mort on 1544. Speaker de la Chambre des communes, puis chancelier, il embrassa la politique religieuse de Henri VIII, et contribua à la suppression des communautés religieuses. Le roi le dota de riches bénéfices ecclésiastiques.
AUDOIN ou AldUIN, roi des Lombards, en Pannonie, mort vers âsi. Il conquit la Pannonie, et défit les Hérules et les Gépides. Un des deux fils qu'il eut de Rodelinde, fille du roi de Thuriuge, fut Alboin, le premier roi des Lombards en Italie.
AudomAROIS, OISE (du lat. Audomarus, Orner), celui,
celte qui liabite Saint-Omer.
Audot (Louis-Eustache), littérateur et libraire, né à Paris en 1782. mort dans cette ville en 1870. On lui doit : la Cuisinière de la ville et de la campagne; les Nouveaux Jardins des Champs-Elysées, du parc Monceau et des squai'es de la ville de Paris (1864); etc.
AuDOUARD (Mathieu- François -Maxence). médecin militaire, né à Castres en 1776, mort à Paris eu 1856. Il fut médecin en chef dans les armées de l'Empire, étudia ensuite les maladies épidémiques, et montra le plus noble dévouement lors de la fièvre jaune qui sévit à Barcelone en 1821, et des diverses épidémies de choléra. Il a publié notamment : Relation historique et médicale de la fièvre jaune de Barcelone (1822); Histoire du choléra-morbus dans l'armée d'Afrique (183G); etc.
AuDOUARD i Félicité-Olympe de Jouval, dame), femme kU- iL'ttPfs Iraiii.aise, née à Aix vers 1830, morte en 1890. S'étant séparée judiciairement de son mari, notaire à Marseille, elle fit un long voyage en Egypte, en Turquie, en Russie, puis se fixa à Paris, où elle débuta dans les lettres par un roman : Comment aiment les hommes (1861). Elle collabora alors à divers journaux, puis fonda le Papillon (1865) et la Revue cosmopolite fl867). Elle partit, en 1868, pour les Etats-Unis, où elle fit des lectures qui eurent un assez grand succès de curiosité. De retour à Paris eu 1869, M"" Audouard donna de nouvelles conférences, mais elle réussit peu. Bientôt après, elle se prit de passion pour le spiritisme. En 1881, elle reprit la publication do son journal le Papillon. On lui doit do nomlireux ouvrages, dont plusieurs sont signés des pseudonymes FÉo DE JoDVAL, et Papillon.
AUDOUIN (Pierre-Jcau), coDveationnel et publiciste,