AUDITIF — AUDRAN
né & Paris vers 17C0. Il rejeta avec passion dans le mouvement révoluliouuairc, fonda on l''JO le Journal universel, et fut nommé repréiieutaut de Seinc-tit-Oi»o ù. la Cooventiun. Il siégea â. la Moniaxfne, vota la mort du roi, et tomba dans l'obscurité aprèH le 18 brumaire. On le nommait te Sapeur, yarco qu il avait été sapeur du bataillon de.s cannes dès le début de la Révolution.
AUDOUIN fFranrois-Xavier;, publicibto et révolutionnaire, lié a Limogen en 1766, mort on 1837. Vicaire à Limoges quand éclata la Révolution, il ho rendit à Paris, devint, en 1792, membre de la Commune, pui» commiswairo en Vendée, enfin secrétaire du dépariomcnC des rorêta. II a publié : Bu commerce maritime; ttèflexittns sur l'armement en course; Histoire de l'administration de la guerre; etc.
AUDOUIN (Pierre), graveur français, né à Paris en 1768. mort on 1822. Elève de Beauvarlet, il a fort habilemeuC gravé, d'après les maîtres do toutes les écoles, un g^'and nombre de planches ; les plus remarquables sont : la Belle Jardinière (Raphaël); le Christ au tombeau (lo Caravage): Jupiter et Autiope (le Co rège); etc.
AUDOUIN (Jean-Victor), naturalisto français, né à Paris en 1797, mort en 1841, l'un des créateurs de l'entomologio eu France. Il abandonna l'étude du droit pour celle de la médecine et des sciences naturelles, et se livra avec passion à des recherches et à dos observations multiplléen sur les insectes. Soutenu par Brongniart, dont il devint ensuite le gendre, il publia divers travaux remarquables, et fonda, eu 1824, avec Brongniart et Dumas, les Annales des sciences naturelles. Nommé, la même année, suppléant du professeur Latreille au Muséum, il lui succéda eo 1833. En 1838, il entra à l'Académie des sciences, dans la section d'économie rurale. Audouin a fait de longues recherches sur la partie squelettique des animaux articulés, et proclamé l'analogie de toutes les pièces du s(juelette, non seulement chez les insectes, mais dans l'embranchement tout entier des arthropodes. Il a laissé, outre un grand nombre de notes et de mémoires : Recfterches sur l'histoire naturelle du littoral de la France, avec Milnc-Edwards (1830); Histoire naturelle des insectes nuisibles à la vigne. — Son fils, Paul, ingénieur civil, est connu par ses nombreux travaux sur les applications du gaz à l'industrie.
Audouin de GÉRONV al (Maurice-Ernest), agronome, né à Paris en 1802, mort en 1839. Il a publié : Mémoirts sur les jachères; Projet d'une ferme-modèle, adopté par l'Institut (1830); Lettres sur la Champagne; etc.
AUDOUINELLE ou AUDUINELLA (du nom do l'entomologiste Audouin) n. f. Bot. Syn. de chantransie.
AUDOUINIE (de Audouin, d. pr.) n. f. Genre de saxifragacées-bruuiées, dont la seule espèce connue est un sousarbrisseau de l'Afrique australe.
AudovÈRE, première femme du roi de France Chilpéric, répudiée à l'instigation de Frédégonde, qui la fit étrangler probablement (vers 580), dans le couvent où elle s'était retirée. Les trois fils d'Audovère : Théodebert, Mérovée et Clovis eurent le même sort.
AUDRA (l'abbé Joseph), historien, né à Lyon en 1714, mort à Toulouse en 1770, déploya un grand zèle pour faire triomplier l'innocence de Sirven, et fut à ce sujet en correspondance avec Voltaire. Il publia, en 1770, le premier volume d'une Histoire générale, qui fut censurée par de Brienne, archevêque de Toulouse. L'abbé Audra en fut si afl'ecté qu'il mourut d'une congestion cérébrale.
AUDRADE, appelé aussi Modicus, visionnaire, cborévêque de Sens, déposé en 849, mort vers 854. Il se donnait pour un personnage inspiré, et il eut l'art de le persuader à ses contemporains. Il a lui-même écrit le recueil de ses prétendues révélations : Liber revelationum (extraits insérés dans les recueils de Duchcne et de dora Bouquet). Il avait aussi composé un poème, /onj vit^, qu'il présenta au pape Léon IV, et qui se trouve dans la Patrologie de Migne,t. CXV.
AUDRAN (Prosper-Gabriel), orientaliste français, né à Pans en 1744, mort en 1819. Conseiller au Châtelci. il se démit de sa charge en 1784, pour se livrer exclusivement à l'étude des langues orientales, et devint professeur d'hébreu au Collège de France. On a de lui : Grammaire hébraïque en tableaux (Paris, 1805) ; Grammaire arabe en tableaux, à l'usage des étudiants qui cultivent ta langue hébraïque (Paris. 1818). Il a fait aussi de la gravure eu amateur, et on a de lui six feuilles de têtes d'étude, éditées en 1765.
AUDRAN (les), famille d'artistes français qui ne comprend pas moins de quatorze membres, graveurs, peintres. sculpteurs ou tapissiers. Le plus célèbre est Gérard, graveur de très haut mérite, dont nous parlerons plus loin ; mais il convient d'établir une sorte de généalogie de la famille Audrau : Charles, qui, né à Paris en 1594, mort en 1674, fut graveur; — Claude I". lequel , né à Paris en 1597, mort en 1679, reçut les leçons de son frère Charles, et fut aussi graveur ; — Germain, neveu des deux précédents, né à Lyon en 1631, mort dans la même ville en 1710, également graveur, et qui dut sa formation à son oncle Charles; — Ci.AUT>E II, frère de Germain, né à Lyon en l639,mortàParisen 1681, qui fut élève de Lebrun, et
porta le titre do • peintre ordinaire du roi • . (Reçu à l'Académie en 1675, il a laissé divers tableaux d'histoire dans le style do son maître) : — Gérard 1", frère de Claude II et de Germain, né à Lvou en 1640, mort à Paris en 1703. qui fut élève de son oncle Charles et de Lebrun- (C'est lui qui grava les Batailles d Alexandre, pages superbes de solidité et de souplesse. Gérard fut reçu académicien en 1674) ; — Claudk III. peintre, né à Lyon en 1658. qui. mort en 1734, était liis de Germain, dont il reçut les leçons. (Il s'est fait remarquer comme peintre de grotesques et d'orne-
GérarJ Audn
AUDRAN — AUFRECHT
ments) ; — Gabriel, qui, né en 1G60, mort en 1740, fils de Germain, fut à la fois peintre et sculpteur. (11 habitait aux Gobelins, à 1 époque de son décès) ; — Benoit I", frère de Gabriel, né à Lyon en 1661, mort à Louzouer,près de Montargis, le 2 octobre 1721, et qui fut graveur. (11 entra à l'Académie eu 1709): — Jean, frère de Benoît, qui, également graveur, naquit à Lyon en 1667, et mourut aux Gobelins en 1756. (Il avait été reçu académicien en 1708) ; — Benoit II. fils du précédent, graveur, né en 1698, mort en 1772; — Michel, frère de Benoit II, né en 1701, qui fut entrepreneur des tapisseries du roi aux Gobelins. (On ignore la date de sa mort) ; — Benoit III, fils du précédent, qui, né en 1740, fut graveur amateur ; — Louis, graveur, neveu de Gérard, dont il reçut les leçons, né à Lyon en 1670, mort à Paris en 1712; — Gérard II, dont la filiation est incertaine, et qui fut graveur. (Il décéda en 1681.; —Le dernier des Audran fut Joseph, entrepreneur de tapisseries aux Gobelins, qui était en fonctions en 1792. Outre Gérard I*"", qui fut l'un des meilleurs collaborateurs de Lebrun, Benoît I", Claude, Gabriel et Louis ont travaillé aux Gobelins, sous les ordres du peintre en titre de Louis XIV.
— BiBLiOGR. : Edmond Michel, les Audran, peintres et gj^aveiœs (Orléans, 1884); Georges Duplessis, les Audran (Paris, 1892).
Audran (Marins), chanteur français, né à Ais (Bouches-du-Rhône) en 1816, mort à Marseille en 1887. Il débuta à Marseille, en 1837, dans le Chalet, la Dame blanche et le Pré-aux- Clercs. Il chanta ensuite à Bruxelles, à Bordeaux, à Lyon, et enfin à Paris, à l'Opéra- Comique, en 1842. Au bout de dix ans, Audran quitta rOpéra-Comique, et, de 1853 à 1856, se partagea entre Marseille et Bordeaux. Il devait faire encore à Paris une courte apparition, pendant laquelle il créa un rôle dans la Demoiselle d'honneur, de Semet (Théâtre-Lyrique, 1857). En 1863, on l'avait nommé professeur au Conservatoire de Marseille. Marins Audran a publié des romances pleines de charme, qui ont eu leur moment de vogue.
Audran (Edmond), compositeur français, fils du précédent, né à Lyon en 1842. Entré à l'école Niedermeycr, il y remporta le prix de composition, et devint maître do chapelle à Marseille. Il débuta comme compositeur en cette ville, en 1862, par l'Ours et le Pacha, vaudeville de Scribe, transformé en opérette, et donna, en 1864, la Chercheuse d'esprit, opéra, d'après Favart. Après avoir fait exécuter une marche funèbre à l'occasion de la mort de Meyerbeer, il donna encore, à Marseille, la Nivernaise, opéra (1866), et le Petit Poucet, opérette (1868). Enfin, en 1873, Audran fit entendre une messe en musique, qui révéla chez lui des qualités incontestables. Depuis lors, il a produit : la Sulamite, oratorio (1876); le Grand Mogol, opérette-vaudeville; puis les opérettes : la Saint- Valentin (1878); les Noces d'Olivette (1879); la Mascotte (1880), qui a eu un immense succès ; Gillette de Narbonne (1882) ; les Pommes rf'or(l883); la Dormeuse éveillée (1883); Pervenche fl885j; Serment d'amour (1886); la Cigale et la i^oîovnî (1886); Miette {\SS1); la Fiancée des VeiHs-Poteaux (1887); le Puits qui parle (1888); la Petite Fronde (1888); Miss Helyett, qui obtint un succès considérable (1890); l'Œuf rouge (1890); l'Oncle Célesttn (1891); Article de Paris (1892); Sainte-Freya (1892) ; 3/atiame Siue^e (1893) ; Mon Prince (1893); l'Enlèvement de la Toledad (1894); la Duchesse de Ferrare (1895).
AUDREIN (Yves-Marie), membre de l'Assemblée législative et de la Convention, né à Gouarec en 1741, mort en 1800. Il fut élu évoque constitutionnel de Quimper. A la Convention, il vota la mort du roi avec sursis. Il fut assassiné par une bande de chouans. Il a laissé divers écrits.
AUDREN DE KerdREL (dom Jean-Maur), prieur de Marmomier, né. à Landunvez (Finistère) en 1651, mort en 1725. Il prépara les matériaux de VHistoire de Bretagne, dont le premier volume parut en 1707.
AUDRUIGQ, ch.-i. de cant. du Pas-de-Calais, arrond. et à 23 kilom. de Saint-Omer; 2.979 hab. Ch. def. Nord. Fabriques de dentelles et de chandelles ; raffineries de sel. Ce bourg, que fonda Baudouin, comte de Guines, et qui fut autrefois la capitale du pays de Bredenarde, appartint aux Anglais auxv' siècle, à Charies-Quint en 1529; peu après, les Français s"en omijarèront, et le traité de Nimèguo (1678) le donna définitivement à la France. — Le cant. a 13 comm. et 10. ou hab.
AUDRY DE PuYRAVAULT (Pierre-François), industriel et homme politique, né à Puyravault eu 1783, mort en 1852. Député de Rochefort dès 1822, il ht une opposition extrêmement vive aux Bourbons. Chef d'un vaste établissement de roulage, à Paris, il fit de sa maison le centre du mouvement, lors do la révolution de Juillet 1830, distribua à profusion des armes et des munitions au peuple, conduisit le général La Fayette à l'Hôtel de Ville, et fut nommé membre de la commission provisoire. Il est do ceux à qui on attribue le fameux mot aux envoyés de Charles X : // est trop tardî Sous le gouverneuièut de Louis-Philippe il figura de nouveau
dans l'opposition d( mocratique, et fut un des défenseurs des accusés d'avril. Elu dans la Charente-Inférieure député à l'Assemblée constituante do 1848, il vota avec la gauche modérée, et ne fut pas réélu à l'Assemblée législative.
AUDUBON (John ' James), célèbre or- / nithologiste américain , né vers 178^ dans la Louisiane, mort à New-York en 1851. Ses parents, d'origine française , l'envoyèrent compléter son éducation à Paris, où il fut assez heureux pour étudier le dessin sous David. A son retour en Améri(|ue, il parcourut les régions les plus inexplorées de l'Amérique du Nord, et étudia surtout les oiseaux. Vers la fin de 1830, il fit paraître à Edimbourg le premier volume des Oiseaux d'Amérique, contenant ceiu planches cuiuriéei».
Audubon.
En 1839, Audubon retourna définitivement en Amérique; il y entreprit de nouvelles excursions, dont le résultat fut un ouvrage intitulé : Quadrupèdes de l'Ajn€rique,qni parut à Philadelphie (1846 à 1850).
Savant, artiste et observateur à la fois, il a remarquablement compris et rendu la nature splendide du nouveau monde. 'Ses écrits, sobres et empreints de cette poésie qui s'exhale de l'observation solitaire et passionnée de la nature, forment des tableaux où le talent de 1 écrivain est à la hauteur de celui du peintre et du savant.
AUDUN-LE-ROMAN, ch.-l. de canton de Meurthe-et- Moselle, arrond. et à 16 kilom. de Briey, près de la forêt d'Audun ; 541 hab. Ch. de f. Est. Dans les environs, carrières de pierres de taille ; exploitation de minerai de fer. Forêt domaniale. — Le cant. a 24 comm. et 17.233 hab.
AUDUN-LE-TICHE [Deutsch-Altheim ou Deutsch-Oth), anc. comm. du dép. de la Moselle, village de 1 Alsace-Lorraine, distr. de Lorraine, cercle de ThionviUe, près de l'Alzette naissante (bassin du Rhin par la Moselle); 1.710 hab. Fabrique de faïence.
AUE, ville d'Allemagne (Saxe), sur la Mulde ; 6.000 hab. Aux environs, gisements de mica, les plus beaux et les
F lus riches du monde; carrières de grès, et minière d'où on lire la terre renommée servant à la fabrication do la porcelaine de Meissen.
AuE (Hartmann von), poète allemand, né en Souabe vers 1170, mort dans le même pays en 1235. Ceux de ses ouvrages qui ont été publiés sont": Iwein ou le Chevalier au Lion, roman de la Table ronde (Berlin, 1827), et le Pauvre Henri (Berlin, 1815).
AUENBRUGGER (Léopold). connu aussi sous le nom de Avenbrugger, médecin allemand, né àGratzen 1722, mort en 1798. Il eut le premier l'idée de la méthode de percussion pour constater les maladies internes, méthode que Corvisart propagea en France, et que perfectionna Laénnec.
AUER (Aloïs), administrateur et typographe autrichien, né en 1813 à Wels {haute Autriche), mort à Vienne en 1869. Tout en étant typographe, il apprit les langues vivantes. Nommé professeur d'italien à Liuz, en 1837, il fit paraître dans cette ville, en 1838 et en 1839, deux Grammaires théoriques et pratiques des langues française et italienne. Il devint, en 1841, directeur de l'imprimerie impériale de Vienne, qui, grâce à lui, réalisa d heureux perfectionnements. Parmi ses productions typographiques, nous citerons : le Pater yioster en six cent huit langues (Vienne, 1844), en types romains, et le Pater noster en deux ceyits langues (1847), en types originaux, et un Tableau général des types du monde entier (1845). Le premier, ou l'un des premiers, il a saisi l'intime et féconde connexité qui rattache la galvanoplastie et l'héliographie à la typographie.
AuER (Adélaïde), pseudonyme de Charlotte de Cosel, romancière allemande. V. Cosel (Charlotte de).
Auer (bec). Techn. V. incandescence.
AUERBACH (Henri Stromer), professeur de médecine et sénateur à Leipzig, né en 1482, mort en 1542. II fit construire à Leipzig une maison, qui est célèbre, à cause des faits relatifs à la légende de Faust que la tradition y place. C'est dans la cave {Auerbachs Keller) de cette maison que le docteur Faust disparut, dit-on, chevauchant un tonneau plein. (V. Gœthe, Faust, I.)
AuERBACH (Berthold), littérateur allemand, né à Nordstetten (Wurtemberg) en 1812, d'une famille juive, mort à Cannes en 1882. Dès 1836, il publia à Stuttgard le Judaïsme et la Littérature moderne, puis des romans : Spinoza (1837) ; Poète et Commerçant (1839), etc. , mais il se rendit surtout populaire par des récitscharmantsetd'uno observation exacte: Bistoires villageoises de la forêt Noire ( 1 843) ; Nouvelle série d histoires de village ; Veillées allemandes {1850). Depuis, il a. publié un nombre considérable d'oeuvres, dont beaucoup ont été traduites en français. Nous citerons : Littérature et Peuple ; l'Ecrin du bon compère (1856) ; la Fille aux pieds nus (1856); Edelweiss (186l) ; Sur la hauteur (1865), traduit en français sous le titre de : Au village et à la cour (1866). Durant la guerre franco-allemande, Auerbach fut attaché au quartier général du grand-duc de Bade, et publia contre la France d'ardents pamphlets réunis sous ce titre : A nous de nouveau. Il fit paraître ensuite : Walfried, histoire patriotique d'une famille (1874) ; Depuis trente ans, nouveaux récits villageois (1876); le Forestier (1879) ; En chemin (1879) ; Brigitte (1880), etc. Auerbach s est aussi essayé au théâtre, mais sans grand succès. On lui doit enfin une traduction des Œuvres de Spinoza, et des travaux sur Fichte, Gœthe, Uhland, etc.
AUERBAGHITE (de Auerbach, n. pr.) n. f. Substance qui parait être une altération ou une variété siliceuse dezircon.
AUERSPERG, anc. famille de Carinthie, dont on trouve les traces dès le xi* siècle, et qui s'est divisée en une multitude de branches et de rameaux.
AuERSPERG (Charles-Guillaume-Philippe, prince d'), né en 1814, mort à Prague en 1890. Conseiller intime de l'empereur d'Autriche et grand chambellan héréditaire, il se signala par ses idées libérales à la diète de Bohème, devint président de la Chambre des seigneurs en Autriche (1861), et fut, de janvier à septembre 1868, président du ministère cisleithan. Rentré dans les rangs du parti constitutionnel et libéral, il combattit le ministère Hohenwart, puis donna un ferme appui au cabinet réformateur, présidé par son frère le prince Adolphe. De 1871 à 1879, il fut de nouveau président de la Chambre- des seigneurs. Durant la session de 1879-1880, il combattit la politique du comte Taafe, et rentra dans la vie privée en 1885.
AUERSPERG (Adolphe-Guillaume -Daniel, prince d'), homme politi4ue autrichien, frère du précédent, né en 1821, mort au château de Goldegg, près de Saint-Pœlten, en 1885. Il quitta l'armée en 1860, devint membre de la diète de Bohême, puis membre à vie de la Chambre des seigneurs, et se montra un énergique défenseur de la politique allemande constitutionnelle. Après la chute du ministère Holzgethan, il fut nommé, le 25 novembre 1871, président du cabinet cisleithan. Il promulgua de nouvelles lois confessionnelles, à la place du concordat qui venait d'être supprimé. Il garda la direction des affaires jusqu'en février 1879. Il fut alors oonimê président de la Cour des fompies.
aile
AUERST/EDT, village de Prusse (Saxe), à 11 kilom. O. de Naumbourg ; 560 hab. Victoire de Davout sur les Prussiens (14 oct. 1806).
Auerstaedt (bataille d'). Le 14 octobre 1806, pendant que Napoléon battait les Prussiens à léna, avec l'aile gauche de la Grande Armée, le maréchal Davout, qui commandaitau centre le 3' corps (26.000 hommesj, en exécutant un mouvement tournant rencontra les 66.000 hommes de
Plan d la bâta lie d Auerstïodt.
Brunswick, qui arrivaient pour s'emparer de l'un des principaux débouchés de la Saale. Davout leur barra résolument le passage, et, après une lutte héroïque, près d'Auerstsedt, il les mit en déroute. Le maréchal eut son chapeau percé par un boulet qui lui enleva les cheveux sans entamer le crâne. Le duc de Brunswick et les généraux prussiens MoUendorf et Schmettau furent frappés mortellement; l'ennemi laissait lO.OOO hommes sur le champ de bataille et 115 pièces de canon entre les mains des vainqueurs. Un jour avait suffi pour anéantir l'armée prussienne. A la suite de cette victoire, Davout fut créé duc d'Auerstxdt. V. Iéna.
AUERSWALD (Hans- Adolphe -Erdmann d'), général prussien, né en 1792, mort en 1848. Il fit les campagnes de 1813, et devint major général en 1846. Elu deux ans plus tard membre du parlement de Francfort comme libéral, il fut assassiné dans cette ville, pendant l'insurrection de septembre, avec son collègue le prince Lichnowsky. — Son frère Rodolphe, homme d'Etat prussien, né au château de Faulen, près Rosonberg (Prusse) eu 1795, mort à Berlin en 1886. Elevé avec le prince Guillaume, le futur empereur d'Allemagne (1807-1810), il prit part à la campagne de Russie (1812) et à la guerre contre la France, et devint, par la suite, membre de la diète de la province de Prusse. Après la révolution demarsl848, il fut, de juin à septembre, président du ministère, ministre des anaires étrangères, et membre de l'Assemblée nationale, où il vota avec la droite. Après avoir été président supérieur des provinces de Prusse et du Rhin, il fut appelé, en 1858, à faire partie du ministère de la nouvelle-ère comme ministre sans portefeuille. D'Auerswald entreprit la réorganisation de l'armée sans s'être assuré de l'approbation de la Chambre des députés, et dut se retirer en mars 1862. Il fut nommé burgravo de Marienbourg, mais n'eut plus d'influence politique. — Son frère Alfred, homme d'Etat prussien, né à Marienwerdcr en 1797, mort en 1870. Conseiller provincial en 1830, il devint, en 1837, membre des états provinciaux de la Prusse, et obtint, en 1842, la convocation des états de l'empire, promise depuis 1815. Président de la Prusse orientale en 1847, il fit partie, de mars à juin 1848, du cabinet formé par Camphausen. A partir de ce moment, il siégea dans l'Assemblée au centre droit, fut nommé, en 1849, membre et vice-président de la deuxième Chambre prussienne, et combattit énergiquement la politique do Manteulfel. Depuis, il ne joua plus aucun rùle important.
AUFFAY, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 26 kilom. de Dieppe, sur la Scie; 1.415 hab. Ch. de f. Ouest. Briqueteries, corroiries, mégisseries et tanneries renommées.
AUFFE n. f. Genre do graminées jonciformes d'Espagne, dont on fait des filets à grandes mailles, des cordages et des ouvrages de sparterie.
AUFFENBERG (Joseph, vicomte d'), auteur dramatique allemand, né en 1798 à Fribourg-en-Brisgau, mort dans la même ville en 1857. Ses œuvres forment vingt-deux volumes (Wiesbadon, 1843-1847). Ses principales pièces sont : les Spartiates ; Louis XI à Péronne; Wallace ; les Exilés; les j Sœurs d'Amiens ; le Serment du juge ; la Furie de Tolède, &tc. Il a encore composé un grand poème dramatique, A//(am6r(i (Carlsruhe, 1829-1830). II a donné la rel^ion d'un voyage qu'il fit en Espagne en 1832 ; Pèlerinage hunoi-istique à Grenade et à Cordoue (Leipzig et Stuttgard, 1835).
AUFFRAY (Jean), économiste, né à Paris en 1733, mort en 1788. Il débuta pardes Réflexions sur l'imprimerie et la littérature, oix il prétendit que l'imprimerie avait été nuisible aux ouvrages de l'esprit. Lié avec Dupont de Nemours, il donna une série d'études qui contiennent quelques vues assez neuves pour son temps.
AUFIDIA'GENs), famille plébéieuBe do l'ancienne Rome. A cette famille appartenaient : Cn. Aufidius, tribun du peuple, on 114 av. J.-C, qui avait composé une Histoire de la Grèce; — T. Aufldius, jurisconsulte du temps de Svlla; — le tribun Aufldius Lurco. auteur d'une loi sur la brigue (61 av. J .-C.) ; — Aufldius Bassus, historien du temps do Tibère, autour d'une histoire romaine qui embrassait la fin de la république et les premiers temps de l'empire, et qui fut continuée par Plinf» l'Ancien. (Il avait écrit aussi sur les Germains) ; — C. Aufldius Victorinus, deux fois consul, préfet de Rome en 180 de notre ère, et gendre de Fronton, etc.
AuFRECHT (Théodore), philologue orientaliste allemand, n6âLeschnit.z(Haute-Silésie)en 1822. Il sest surtout occupé de grammaire comparée. On lui doit notammcntî
h nrceniit compositorum sanscritontm {{^M) ; les MonU' '■riominens.oncollaboratiunavcc KircliliQir(lslti.i8Jl); ' ■ nmentaire d' UjjvalaUatta sur les Unadisnutras (lionit, I .','); Catalof/ue des manuscrits sanscrits dt labibliothi'nne .""(/.'«nnc (Oxford, 1804); les Hymnes du niij-Véda{BorUi> , ■^•^ ùdit., 1877) ; Catalogue des inanuccrits sanscrits du collèije do ta Trinité, à Cambridge ( 1 809) ; lePaddhati de Sarngadhdra (Leipzig, 1873) : Fleurs de l'indoustan (Bonn, 1873) ;" les Anciennes Langues de l'Italie (Ox^on\, 1875); l'Aitaraya-Brâhma«a (Bonn, 1879}. En 1875, il devint profossour do langues et de littérature indo-curopéonnos t l'université do Bonn. AUFRESNE (Jean Rival, dit), artiste dramatique, né & Genève on 1728, mort à .Saint-Pétersbourg on 1800. Il vint jeune on France, se consacra par vocation au théàtro. Il joua avec le plus brillant succès sur les grandes scènes do l'Euroue, fut attiré on Russie par Cathorino II, et y fut flxé par la faveur publique jusnu'à la tin do ses jours. Frédi'ric II, dans sa correspondance, donne do grands élogos h son jeu noble, simpfr rt vrai, ot il méritait l'approbation do Voltaire, dont il fut l'interprète.
AUFSESZ (llaiis Pliilippo Wkrnkr, baron db), arcliéologun ;ill.[iia[hi. lu' on isoi à Aufsesz, château patrimonial dti sa ra!u!lli'. iiaiis la Franconie supérieure (Bavière), mort à .Munstciiiugen, près Constance, en 1872. Il fonda un journal. \& Itnue de Cantiquiti' allemande (Wiî). Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : la Féodalité dans ses rapports arec le droit et l'rpoi/iic (Nuremberg, 1888) ; les Charges des fiefs seigneuriaux en Èavière (Munich, 1831). AUOAN, comm. du Morbihan, arr. et à 12 kiluni. do PloSrmel ; 1.814 hab. (Alganais, aise.)
AUOE (du lat. alveiis, bassin, par le changement très usité de al en au, ot de » on g, comme dans le mot salvia, sauge) n. f. Pierre creusée ou vai.ssoau de bois servant à donner à. boire et à manger aux animaux domestiques.
— Pop. Cochon à l'auge. Expression injurieuse (|ui s'applique à un glouton malpropre, ou à un homme sale dans sa mise, ii Manger à l'auge, vivre aux frais de quelqu'un.
aiigc cl'al)reu
Auge abreuvoir, Auge destinée spécialement à abreuver I les chevaux, dans les casernes do cavalerie éloignées des eaux courantes.
- Ane. anat. Nom générique donné autrefois à tout
\ ritvseau du corps humain, à tout réservoir contenant un
li'|iii-le, soit à l'état de repos, soit à, l'état de mouvement.
Art. milit. Ai'f;>' (h: coffret. Chacune des deux petites
iii\rMr, .aiiit- i!i !i:i . ^ daus un coifret de giberne.
irrav. Ustensile recevant l'eau-forte que le graveur ]r\u^ sur la planche, li On l'appelle aussi auget.
Hydraul. Rigole qui conduit l'eau à un réservoir, ou
im l'amène à la roue d'un moulin, ii Canal de bois mobile MU- un axe, et dont on se sert pour l'épuisement des eaux.
M iuge à soupape. Caisse employée pour les épuisements l'i munie à son fond d'une soupape que la pression extérieure de l'eau ouvre dans la descente, et que la pression intérieure ferme dans le mouvement opposé. Il Roue à auges, Hoiio à augets. V. auget.
— Jeux. Espèce de saillie placée auprès des filets des jeux de paume pour recevoir les balles.
— Mar. Caisse renfermant le goudron où l'on passe le fil de caret. (On l'appelle aussi pétrin.) il Caisse servant à faire l'apprêtée dans la grande soute à poudre, ii Nom donné quelquefois aux caisses qui reçoivent les eaux des pompes, dans les machines à vapeur.
— Phys. Pile à auges. C'est uno pile de Volta établie dans une boîte rectangulaire en bois, enduite iutérieurement d'un mastic isolant. Les plaques cuivre et zinc sont soudées entre elles doux à deux, et placées parallèlement aux petits côtés de la boîte, à peu de distance les unes des autres; les intervalles qu'elles laissent entre elles (auges) contiennent le liquide acidulé.
— Techn. "Vaisseau de bois dans lequel les maçons, les cimentiers, délayent du plâtre, du mortier, de la terre, du ciment, etc. ii Boite qui contient la meule à aiguiser et l'eau qui lui est nécessaire, ii Vase dans lequel le plombîii- coule les tables de plomb avant le laminage, ii Chez
liiigerons, les serruriers, les couteliers. Baquet plein ' I servant à animer le feu ou rafraîchir les outils, il . . les papeteries. Auge du trcmpis, où l'on fait tremper I Hgnuros de papier; auge à rompre, où l'on porte les Mi itieresau sortir du pourrissoir. il Vaisseau do bois dans I ■ |ii,l ou rafraîchit le sucre avant de le mettre en baril Caisse doublée de plomb, au fond formé de deux
'Irim-cylindres, et qui se de bois creusé, où le verrier r.iiMi l — Pbov. ; J'aimerais mieux porte, drait porter l'auge. Se dit ihmh < . ^i tait d'un emploi, d'un travail, p.ii .i l.i'|uello les manœuvres apportent di 1':ncyci,. Econ. rur. La propr 1 t important. Los fermiers ot les
châssis. Il Vase rements.
1 Mieux vau-
inépris qu'on l' Il V. dans
urs, la malpropreté des aiiues nuit beaur.uip :i leur et, pendant l'été principalement, la fermentation, . établit avec une extrême rapidité, peut occasionner ives maladies.
\nii,|. Supplice des auges. Supplice usité chez les is l'ei'sos, et décrit par Plutarque. Il consistait à nei- dans deux auges, placées l'une sur l'autre, celui
qu'on voulait punir. Latâtcqu'onarrosaildelait et do miel, et les membres dépa.ssaiont seuls les bords juxtaposés. Le patient, ({u'on forçait ù manger, rongé par la vermine, la tôle ot les membres dévorés par les mouches et les vers, expirait lontemont dans sa propre décomposition.
— Manèg. L'auge du cheval doit être large et bien évidée, car la disposition contraire indique souvent un état maladif. Chez les chevaux do race commune, et chez les poulains qui n'ont pas encore jeté leur gourme ou terminé leur dentition, l'ougo est empiltéo. Los ganglions situés dans cotte régions sont petits, roulants et insensibles dans l'état do santé. Dans toutes les maladies dos cavités nasales, ils s'ongorgont ot prennont des caractères différents selon lo3anections.(V. morve, gourme, etc.) Il arrive ouelquefois que des chevaux présentent un engorgement dos ganglions de l'auge sans qu'il s'échappe de leurs narines aucun mucus morbide. Il no faut pas moins se métier de cet état, surtout si l'animal a passé l'âgo où se manifeste la gourme. Dans lo but d'éviter que ces engorgements nuisent à la vente des chevaux, certains marchands extirpent les glandes; il faut donc se tenir en garde contre tout cheval qui présente dos cicatrices dans l'auge.
AUGE (du lat. augere, augmenter) n. f. Nom que l'on donnait autrefois à là position dans laquelle le mouvement apparent d'une planète, étant devenu aussi lent que possible, commence à augmenter. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui apside supérieure.
Auge (pays ou vallée d'), petit pays faisant autrefois partie de la basse Normandie, actuellement compris dans le dép. du Calvados (arrond. do Pont-l'Evêque), entre la Manche, la Dives et le Lieuvin. Il se compose de la vallée de la Touques et du haut pays de plateaux et de vallées compris entre la Touques et la Dives. Cotte belle contrée n'était primitivement qu'une immense forêt, le Saltus Algix. Après la cession do la Normandie à Rollon, il s'y bâtit de nombreux couvents et plusieurs villes (Pont-'i'Evèque, Touques, Dives, etc.); aussi le pays d'Auge forma-t-il un vicomte ayant un siège royal à flonflour. Le sol, légèrement ondulé, fertilisé par la Touques, la Colonne et quelques affluents de la Dives, est couvert de plantureux pâturages, nourrissant uno grande quantité de chevaux et de nombreux troupeaux de bœufs; quelques forêts peu étendues, dos champs plantés d'arbres fruitiers, et où l'on cultive les grains, le lin et le chanvre, voilà, avec de vastes prairies qui se déroulent do toute part, le pavs d'Auge. Il nourrit uno des meilleures races bovines >le la Normandie, et même de la France, qui paraît être, comme la race du Cotentin, d'origine hollandaise. Les bœufs de la vallée d'Auge sont peu propres au travail : on les engraisse de bonne heure dans les pâturages de la Normandie, et ils concourent à l'approvisionnement de Paris. Les vaches sont de bonnes laitières. Les habitants du pays d'Auge sont appelés Augerons.
Auge (Daniel D'), philologue et littérateur, né à Villeneuve-l' Archevêque (Yonne), mort en 1595. Il enseigna le grec au Collège de France, et fut chargé de l'éducation du fils de François Olivier, chancelier de France.
AuGÉ, comm. des Deux-Sèvres, arrond. et à 17 kilom. de iNiort ; 1.440 hab.
AugÉ. Une des Heures. — M^re de Télèphe. Elle était fille d'Aléos, roi de Tégée. Devenue prêtresse d'Athéna, elle fut séduite par Hérakiès. Après la naissance de 'Télèphe, elle s'enfuit en Mysie, où elle devint la femme ou la fille adoptive do Touthras. Plus tard, elle faillit épouser son fils sans le connaître : sujet souvent traité par les poètes tragiques.
AuGÉ (Lucien), dit Auge de Lassus, littérateur et auteur dramatique, né à Paris en 1846. Il s'est fait connaître par des livres de vulgarisation comme Routes et Etapes (1876) ; Voyage aux sept merveilles du monde (1878) ; les Tombeaux (1878); les Spectacles antiques (1888); fe Forum (1891), et par des pièces de théâtre, surtout par des livrets d'opéra et des cantates. Nous citerons de lui : le Triomphe d'Auguste (1881) et la Conspiration de Malet (1889), drames; Racine à Port-Royal (1885) et le Vieu,r Corneille (1889), à-propos en vers ; ia Partie carrée (1884) ; l'Amour vengé (1888) ; Chasse gardée (1891) ; Phryné (1893) ; i'Amourà/uBasd'We (1896), opéras ;£'nrfym ion (1885) et A/iasvérus (1892), cantates primées pour des concours de musique. AuGEARD (Matthieu), jurisconsulte, avocat au parlement de Paris, mort en 1751. Il a continué le Journal du palais, en publiant successivem. (1710, 1713 et 1718) 3 vol. d'.irréts notables des différents tribunaux du royaume. Ce recueil était fort estimé dans l'ancien barreau français.
AuGEARD (Jacques-Matthieu), fermier général, né à Bordeaux en 1731, mort en 1805. Il était secrétaire des commandements do Marie-Antoinette. Accusé en 1790 de vouloir faire évader le roi, il fut acquitté, se réfugia à Bruxelles et revint en France sous le Consulat. Il est l'auteur de Mémoires secrets, publiés par Ev. Bavoux(1866). AUGÉE n. f. Pleine auge; ce que peut contenir une auge : Le porc avale son augèe avec voracité.
AUGÉE ou AUGEA n. f. Genre de rutacées-zygophvllées, renfermant uno espèce qui est uno herbe annuc'lle charnue et glabre du cap do Bonne-Espérance.
AUGÉLITE (du gr. auge, éclat, et lithos, pierre. — L'ortogr. étymol. serait augéhthe) n. f. Phosphate hydrate d'alumine, variété de borlinite.
AUGELOT (lo) n. m. .\gric. Petite fosse carrée que l'on creuse pour v planter un pied de vigne.
— Techn. Dans les salines. Sorte d'auget continu qui entoure les poêles et qui reçoit les écumes produites par l'ébullition do l'eau salée.
Augondre (ponoRE). On l'appelle aussi poudre blanche allemande ou ami'ricaine. Elle se compose de 50 parties de chlorate do potassium, 25 do prussiatc jaune de potassium, et 25 do sucro de canne.
AUGER V. a. Techn. Plier en forme de gouttière uno des extrémités d'un morceau de fer plat.
— En maçonnerie. Action de former, avec un pou de plâtre gâché, une petite gouttière au bord du joint de deux pierres, dans laquelle on verse du ciment en mortier très liquide pour remplir ce joint.
AuGER (Edmond), jésuite, né en 1515 à Allemancho (Marne), mort à Côme en 1591. Entré chez les jésuites coninio aide do cuisine, il fut admis au noviciat par saint j Ignace lui-môme, et envoyé en France par Laioez pour [