‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 540 sur 828 · AUMUSSE — AUQUEL · texte numérisé non relu

AUMUSSE — AUQUEL

— A la demi-d'Aumont. Se dit d'un attelage qui ne se compose que de deux chevaux, avec un seul postillon, ii Aujourd'hui, on écrit généralement À la Daumont. (On dit aussi en d'Aumont, ou en Daumont.) V. attelage.

— Substantiv. : Voiture attelée à la Daumont : Une élégante daumont.

AUMUSSE ou AUMUCE (du bas lat. al~ rnucia) n. f. Fourrure (peau de martre ou de petit-gris) dont les chanoines , les chantres se couvrent quelquefois la tête, et qu'ils portent ordinairement sur ie bras.

— Encycl. L aumusse était une sorte de capuchon enveloppant complètement la tête et le cou, mais laissant le visage découvert. Toile paraît être la véritable acception du mot " aumusse », qui désigne plutôt un bonnet qu'une pèlerine; car, au xvii" siècle, les statuts de la corporation des bonnetiers, dits aulmuciers mitotiniers de Paris, notent expressément, parmi les chefs-d'œuvre à faire, un bonnet de laine, « autrement appelé aulmuce «. Dans le costume ecclésiastique, l'aumusse est le vêtement porté par les chanoines, et qui a la forme d'une pèlerine- elle fut remplacée plus tard par le caraail Tomme 1 a très bien décrite Gay [Ôloss. archéoL, 85), 1 aumusse des chanoines

AUNE n. f. Chacune des pièces de bois arqué sur lesquelles s'assemblent les arçons jusqu'au xvii" siècle. Les aunes forment, en avant et en arrière de la selle ou du bât, une saillie sur laquelle s'attachent les garnitures.

se distingue, jusqu'au xvi* siècle, par deux coussinets formant cornes saillantes, et par de longues pattes retombant en avant. Dans le vieux costume royal, l'aumusse est un bonnet, un mortier en forme de calotte qui soutient la couronne. Ainsi, l'aumusse de Cliarles VI, faite en 1404 par Jehan Aubert, était de velours noir sur trois épaisseurs.

AUMUSSETTE n. f. Cost. Petite aumusse.

AUMUSSIER {si-é) n. m. Celui qui faisait, qui vendait des aumussos. {Les bonnetiers de Paris prenaient cette qualification dans leurs statuts.)

AUMUSSON ou AUMUÇON (du bas lat. almucia) n. iniinutif de aumusse. (Peu us.)

AUNAGE n. m. Mesurage à l'aune, et, par abus depuis l'introduction du mètre, mesurage d'une longueur avec une unité quelconque : Gagner, voler sur Zaunage.

— Bon ou Bénéfice d'aimaye. Ce que le marchand donne en plus à l'acheteur sur la longueur d'étoffe qui lui est demandée.

— Par ext. Nombre d'aunes, ou en général longueur d'une pièce d'étolfe : /^'aunage des pièces de drap diffère suivant les manufactures. (Acad.) Il Étoffe considérée au point de vue de la largeur de la pièce sur laquelle elle est prise : Nos aïeules étaient embarrassées dans les aunages de leurs roides étoffes.

— En T. do féod. Droit de marque et d'étalonnage de l'aune, imposé aux marchands par quelques seigneurs.

AUNAIE OU AULNAIE {ô-nè) n. f. Lieu planté d'aunes.

AUNÂTRE on ALNASTER {nass-tèr') n. m. Bot. Section du genre aune ou alnus.

AUNAY. comm. de la Nièvre, arrond. et à 21 kilom. de Château-Chinon, sur un sous-affluent de l'Aron ; 1.235 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Château.

AUNAY-SOUS-AUNEAU, comm. de l'Eure-et-Loir, arr. et à 24 Icilom. de Chartres, eu Beauco ; 1.095 hab. Chaux. Patrie d'Isambert.

AuNAY-SUR-ODON, ch.-l. de cant. (Calvados), arrond. et à S2 kilom. de Vire, sur ÏOdon. affluent de l'Orne ; 1.854 hab. Ch. de f. Ouest. Fabriques de calicots, de basin; filatures hydrauliques; tanneries. Commerce de moutons. — Le cant. a 19 comm. et 9.602 hab.

AUNE ;,du lat. ulna, proprem. avant-bras, et par ext., mosure de longueur égale à la longueur des deux bras étendus) n. f. Ancienne mesure de longueur française, qui valait 3 pieds 7 pouces lo lignes 5/6, ou, en mètres, 1.18844 ; Vejidre, acheter à Taune. l/jie aune de drap. Il Mesure de longueur en usage dans plusieurs pays étrangers, variant suivant les contrées, et même parfois suivant la nature de la marchandise, de O'o.sis à a-», 332.

— Aune métrique ou , usuelle. Aune créée en 1812, pour former la transition entre l'aune et le mètre. Longue de 1°',20, elle se subdivisait comme l'aune ancienne. Une loi du 4 juillet 1834 en a définitivement proscrit l'usage.

— Par ext. Bâton carré de même longueur, qui servait au mesurage. il Quantité d'étoffe ayant une aune en longueur : Quelques aunes d'indienne refont une femme; la voilà redevenue mine et reiiouvelée. (Michelet. ii Chevalier de l'aune. Marchand d'étoffes.

— Par exagér. D'une aune, Très long, très large : Un vez d'une aune. Ouvrir vne bouche d'une aune, n Faiî-e une mine d'une aune. Avoir l'air de très mauvaise humeur.

— Tout du long de l'aune. Beaucoup, excessivement :

C'est véritabletneiit la tour de Babylone,

Car chacuQ y babille, et tout du long de l'aune.

Molière.

— Loc. pROv. : Savoir ce qu'en vaut l'aune, Connaître par expérience ce qu'il y a do difficile, de périlleux dans une chose, ii Mesurer les autres à son aune, Juger d'autrui par soi-même. (Se prend ordiuairem. en mauvaise part.)

Il II a toujours dix aunes de boyaux vides pour fêter ses bons amis. Se dit d'un grand mangeur, qui semble toujours avoir l'estomac vide, ii Les hommes ne se mesurent pas à l'aune, Il no faut pas juger du mérite des hommes par leur taille. Li Au bout de l'auno faut (manque) le drap, Toutes choses ont leur fin.

Aune \

b. fleur 1

Attelagi? ù la d'Aumont. (V. attelage.)

— Syn. Aune et aube. Ce dernier est employé par Rabelais {Pantagruel, I, 4, 13).

AUNE (lat. alnus) n. m. Genre de castanéacées-bétulées. comprenant des arbres ou des arbrisseaux, qui croissent généralement dans les lieux très humides et même dans l'eau. On en trouve plusieurs espèces dans nos cUmats : Le charbon de bois ^'aune est l'un des meilleurs pour la fabrication de ta poudre. (Spach.)

Le saule aime une eau vive, et l'aune une eau dormante.

Delillb.

— Aune noir, Nom vulgaire de la bourgène.

— Encycl. L'aune porte des fleurs unisexuées. monoïques et disposées en chaton. Les mâles ont, à raisselle do chaque écaille, trois fleurs ; les femelles n'en ont quedeux. Les aunes sont des arbres ou des arbustes à feuilles alternes et munies de stipules.

On comp te environ quinze espèces daunes, orig;inaires des pays tioids ou tempérés de rbémisphère boréal des deux mondes. Il en existe, en outre, dans l'Afrique australe et sur les montagnes de l'Amérique tropicale.

L'aune visgueuœ ( alnus f/lutinosa) est un arbre haut de 15 à 30 m., et répandu dans la plus grande partie de 1 Europe, en Orient et en Sibérie.

Le bois de l'aune est d'un emploi très commun dans certains arts; susceptible de recevoir un beau poli et prenant bien la couleur noire, il est très propre à l'ébénisterie. Ce bois résiste longtemps à l'action de l'eau, et peut être, à cause de cela, employé dans les constructions hydrauliques.

L'écorce de l'aune est astringente, et peut servir au tannage des cuirs. Combinée avec quelques préparations ferrugineuses, elle fournit une couleur noire dont les teinturiers et surtout les chapeliers font usage.

AUNRAU [no — corrupt. probable du mot anneau) n. m. Sarment de deux ans, arqué en forme de cercle.

— Encycl. La vigne est taillée, généralement au printemps, sur les sarments aoûtés de l'année précédente. Sur certains cépages il faut tailler en laissant de « longs bois « (sarments taillés à huit, dix yeux, et même plus) ; sinon, la récolte serait médiocre. On a intérêt, pendant l'été, à arquer le long bois, surtout si ce long bois est vigoureux. On lui donne ainsi une forme défavorable à son développement : on l'affaiblit, il produit moins de feuilles, moins de tige, mais en revanche la bonne venue des grappes est mieux assurée.

AUNEAU (no), ch.l. de cant. (Eure-et-Loir), arrond. et à 25 kilom. de Chartres, sur l'Aunay, sous-affl.de l'Eure par la Voise ; 1.853 hab. ( Aunelliens, ennes.) Ch. de f. Orléans. ^'W^ÏÏMP-i

Bataille entre les reîtres et le due de Guise au xvi* siècle. — Lecant.a28comm.etl2.232hab.

AUNÉE (ô-né) n. f. Quantité de tissu ayant une aune de longueur ■.'[/ne AUNÉE de drap.

AUNÉE ou AULNÉE (ô-né — du lat.a^nHs,aune)n.f. Genre do composées-inulées, renfermant des plantes vivaces, à capitules de fleurs jaunes, qui croissent dans l'Asie moyenne et en Europe. Plusieurs espèces sont employées en médecine; elles sont amères et aromatiques.

— Encycl. La grande aunée ou aunée officinale {inula helenium) est une plante haute de jilus de 1 m., à racine grosse, charnue, rameuse; à tige fleurs jaunes, radiées, compose

dites dans le disque et de ûemi-fleurons femelles à la l.. conférence. La racine de cette plante, appelée dans les officines inula cainpana, a une saveur amère et une odeur aromatique.

AUNER V. a. Mesurer à l'aide d'une aune; et, par abus, le unité quelconque de longueur : Auner de la toile.

Aunée : a, fleur; b, graine,

nnelée, velue, branchue; à ; de fleurons hermaphro-

du di

■ap.

— Fig. Juger, apprécier : Le corumis voyageur a son mètre particulier pour tout auner à sa mesure. (Balz.)

— Loc. fam. Auner l'habit de quelqu'un. Lui donner des coups de bâton.

— Appareil ou Machine à auner, Appareil destiné à auner mécaniquement, tout en la pliant, une pièce d'étofl'e ou de drap.

S'auner, v. pr. Etre aune : Une pièce de drap ne peut SAUNER à la main d'une ma7iière bien Juste.

AUNES ou AULNES {ôn'~~ du lat. alnus, aune) n. m. pi.

Génies malfaisants, célèbres dans les féeries allemandes:

Les aunes ont un chef appelé « roi des aunes n , qui est vêtu de

brouillards, couronné de feu, et qui cherche à attirer le voya-

nères. (Ch. Nodier.) — Un

NE (ou

geur au bord des aulne).

AUNETTE n. f. Jeune plantation d'aunes. (Peu usité.)

AUNEUIL, ch.-l. de cant. (Oise), arrond. et à 12 kilom. de Beauvais, à la source de ÏAuneuil, sous-affl. du Théram par lAvolon ; 1.444 hab. Ch. de fer Nord. Patrie du peintre Lebrun. — Le cant. a 20 comm. et 8.950 hab.

AUNEUR, EUSE n. Celui, celle qui mesure à l'aune.

AUNEUR n. m. Avant la Révolution. Nom donné à des officiers chargés de vérifier la longueur des aunes et de surveiller l'aunage des étofies. ii On les appelait aussi^ure's auneurs. (A Paris, il y avait une communauté d'ACNEURS lusUeurs.)

AuNILLON (Pierre-Charles Fabiot), littérateur, grand vicaire d'Evreux, né en 1685, mort en 1760. Il prononça, en 1715, loraison funèbre de Louis XIV. Il fit représenter en 1728, sous le nom de chevalier de Doué, les Amants déguises, comédie qui eut du succès. On a aussi de lui un roman, Azor ou le Prince enchanté.

AUNIS {niss — lat. Alnisus, Alniensis pagits), la plus petite des anciennes provinces de France, entre le Poitou, l'Océan (où elle comprenait les îles de Ré et d'Oléron), la Gironde et la Saintonge. Villes principales : La /îorlirl!,'^ capitale, Rochefort et Brouage. L'Aunis. arm^r i-ar là Charente, la Sèvre et la Vendée, forme aujourd'hui une partie des deux dép. de la Charente-Inférieure ot des Deux-Sèvrès.

— Histoire. Celte contrée, habitée pa.r\es Santon es au temps delà conquête, faisait partie, sous Honorius, de la IP Aquitaine. Les Visigoths s'en rendirent maîtres et la conservèrent jusqu'en 507, époque où elle passa entre les mains des Francs, î^es maisons de Mauléon et de Chatelaillon, au x' siècle, possédèrent l'Aunis, qui leur fut enlevé par le duc d'Aquitaine, Guillaume VIII; le second mariage de la princesse Eléonore avec He roi d'Angleterre, en 1152, donna ce pays au roi d'outr Manche ; mais, en 1224, Louis VIII prit La Rochelle, et l'Aunis appartint à la France jusqu'au traité de Brétigny (1360). par lequel il fut rendu à l'Angleterre. En 1371, ie Aunisiens chassèrent les étrangers et rendirent à Charles V cette province, qui fut définitivement attachée à la France. Au xvr siècle, les guerres de rehgion désolèrent l'Aunis, dernier foyer du parti protestant, qui n'y succomba qu'après la prise de La Rochelle par Richelieu (1628).

AUPARAVANT (de a», par et avant.— ha. forme primit. éla'ït pai-avant ; au est une addition) adv. Dabord, avant une autre chose ou une autre époque : On ne peut guère douter que les animaux, actuellement domestiques, n'aient été sauvages auparavant. (Buff.)

— D'auparavant, loc. adv. Antérieur, précédent : Chaque année, le nombre des alcooliques dépasse le nombre relevé l'année d'auparavant.

— Gramm. Auparavant ne doit jamais être suivi de la préposition de, ni do la conjonction que, à moins que l'une ou l'autre ne soit appelée par un autre mot antérieuremont exprimé. Ne dites pas : Auparavant de partir; dites : Avant départir. Mais dites : // faut, auparavant, que je lui parle. J'ai besoin, auparavant, de vous parler ; parce que la prép. de est appelée par j'ai besoin, et la conj. que, par il faut.

AUPICK (Jacques), général français, né à Gravelines r ; i 1789, mort à Paris en 1857. Il fit les campagnes de rEinpiro, fut blessé grièvement à la bataille de Liçny (18K;J, et prit part à la campagne de 1823 en Espagne. Lieutenantcolonel après la prised'Alger, général de brigade en 1839, ot de division en 1847, il fut appelé au commandement de l'Ecole polytechnique. Il devint ensuite ambassadeur à Constantmôple (1848) et à Londres (1851), à Madrid, et fut nommé sénateur en 1853.

AUPRÈS (p7'ê — de au, et;)r^5) prép. Est toujours suivi do la prép. de, et exprime la proximité, le voisinage, la relation directe et intime, au prop. et au fig. : La Providence place toujours le bien auprès du mal. (Chateaubr.)

— Par anal. En rapport habituel avec; en communauté de vie ou d'habitudes avec ; en présence ; dans la société de; avec; L'argent qu'on gagne auprès des riches permet lion seulement de ri'en pas exiger des pauvres, jnais de partager le sien avec eux. (Ste-Beuve.) n Dans l'esprit, dans l'opinion de, aux yeux do : Le mérite perd tout son prix AUPRÈS DE ceux qui n'en ont pas. [G. Sand.)

— Particui. En comparaison de : En toute chose, la théorie n'est rien auprès de la pratique. (A. de Vigny.)

— Etre auprès de a signifié S'éloigner un peu de, n'être pas rigoureusement dans : Il fut un peu auprès de la cadence. Il ne dansa pas tout à fait en mesure. (M"* de Sév.) [Vieux.]

— Adverbial. Dans le voisinage : Les myopes ne distinguent pas bien les objets, s'ils ne sont auprès.

— Gramm. Auprès de. au prix de s'emploient pour exprimer une idée de comparaison unie à celle de rapprochement: mais auprès de marque plutôt un rapport physique, et au /)Wx rfe une estimation morale: La vie n'est rien au PRIX DE l'honneur. Tous les ouvrages de l'hotmne sont vils et grossiers, auprès des moindres ouvrages de la nature. (Marmont.)

Auprès de, près de expriment une idée de proximité; mais près de marque une proximité plus vague, et auprès de une proximité plus déterminée.

Pour exprimer un rapprochement résultant d'une fonction, auprès s'emploie devant un nom de personne, et près devant un nom de chose : Ambassadeur aupkÈS du 7'oi de Prusse. Huissier près les tribunaux.

— Anton. Loin.

AUPS ou AULPS ([aX. Alpes) , ch.-I. de cant. (Var), arrond. et à 28 kilom. de Draguignan, sur un sous-affluent de l'Argens par la Bresque; 1.892 hab. Brasseries, tanneries. Patrie du général Girard et du comte de Blacas, ministre de Louis XVIII en 1814. Aux environs, ruines de l'ancienne cité et restes de la voie romaine allant de Fréjus i Riez. — Le cant. a 6 comm. et 3.866 hab.

AUQUEL [kèV — formé de à, le, quel ; fém. sing. À laquelle ; masc.pl. auxquels ; fém. pi. auxquelles), pronom conjonctif mis pour à qui, à quoi, etc. Se dit principalement

dos clmsos, et ne s'applit|M per^onmiiiH^s.iuc- puiii;

aux porsonncs ou aux clioses clior une ûquivoquo, ou éviter

-rralili'. V. QDEL.

AUQUETON n. m. Ktotin do coton blanc : Une conte puiirpuinff (rAUyi'KTON. (Guy do Nantouil.) A partir du XV' ML-rlu, la partie l'ut priso pour lo tout.ot atiqueton sijîiiilia un vôtoiiioiit. V. uoqukton.

AURA (lat. annu souftlo) d. f. Aqc. phys. Emanation subtile, suunle, air, vaiiour.

~ Bot. Aura poilinaris. On croyait autrefois que los grains do pollen laissaient échapper, pour féconder les ovules, un lluido qui arrivait jus(|U ù oux à travers lo stylo.

— Orniili. Kspèce de vautour du gouro cathartc, qui habite l'Amériquo.

— Physiol. et mùd. Emanation suhtilo do la somenco qui, pour les premiers physiolof-^isies, déterminait la conception, sans contact direct avec lovulo. (On disait AURA viTALis, OU siîMiNALïs.) 11 Awa htjstérique, Aura épileplKjue. V. lîNCYCL.

Aura popu/ar/s (mots lat. qui signifient lo souffle populaire, c'cst-à-dirc le vont do la faveur populaire), Expression métaphorique employée par les poùtos latins, ot l'une dos iilus exactes qu'on puisse citer, car, après lo vent, quoi de plus ini-,>iisiant que la faveur populaire?

— Kn' vi I . l'li\ smi. Lu mot aura était autrefois fréquemment eiiihl.i\,> m physiologie pour désigner une vapeur, uno cxliaiaUuii suljLifo qu'on supposait s'êlevor d'un corps.

On a longtemps prétondu que la fécondation s'opérait vapeur émanée du sporrao, et à laquelle on donnait

. ho microscope a montré aujour- ■p la fécondation. V. ce mot, ans certaines névroses, sous lo Il particulière, qui annonce une aiquablo s'observe dans l'épido là les expressions do aura

le nom do a»ra scmi d'hui la véritable natui

— Pathol. On '\r:r^U

nom do aura, uu-- ^.ii^:

crise. Co syniuiouh- i lepsie et dans lliystêrj cpi/rptica, aura hysteri

L'aura epUeptica consiste parfois on une sensation de froid ou de chaud, d'engourdissement, de chatouillement ou do douleur vivo, quo le malade éprouve on un jpoint quelconque du corps; d'autres fois, c'est un trouble tonctionnel subit: vomissement, jialpitation, coustriotion à la gorge, hallucinations de la vue et de l'ouïe. C'est un phénomène d'origitie centrale. L'am'a epj/cp^ica dure Quelques secondes ou qnehpies minutes, et peut former à elle seule ratlai|ue d'êpilepsie.

L'aiij-a hysterica, quand elle est complète, est caractérisé© par une sensation douloureuse qui part de la région abdominale correspondant à l'ovaire, gagne l'épigastre, le sternum, et monte jusqu'à la gorge. Elle se termine par des siflL-inents d'oroille, et il semble au malade qu'il est eniniu-ih iiun nuage (obnubilation de la vue). Au niveau du s^riuitii, l'aura hysterica donne le plus souvent la sensaii.iiidiine boule qui remonte jusqu'à la gorge. Au niveau i!n larynx, elle produit des symptômes de strangulation.

Aura (mot lat. qui signif. soufre) n. f. Nom donné à (ies divinités aériennes qui personnitiaient les vents doux, tilles de Borée, ou, suivant d autres légendes, d'Eole. (Elles sont souvent représentées sous la figure do femmes montées sur des cygnes.) — Une des nymphes de la suite d'Artémis. Elle lut aimée de Dionysos. (Devenue mère de deux jumeaux, elle fut prise d'un accès de folie, mit en pièces un de ses enfants, et se jeta à la mer.) — Un des chiens d'Actéon. — Jument nommée Aura, à cause de sa rapidité. (Pendant un concours des jeux Isthmiques, son maître étant tombé, elle continua sa course, et gagna le prix.)

AURADE fdu lat. auranliu77ï, orange) n. f. Matière grasse extraite de l'huile essentielle de fleurs d'oranger. Elle est blanche, nacrée, cristallisable, soluble dans l'alcool bouillant. 11 On l'appelle aussi auradine.

AURADE (du lat. aurtita, dorée) n. f. Nom vulgaire du sparo doré ou dorade, sur les côtes de la Méditerranée.

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