‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 539 sur 828 · AUMÔNE — AUMONT · texte numérisé non relu

AUMÔNE — AUMONT

lisation de» services; 4 aumôniers supérieurs; 30 aumôniers de première classe, et 30 do seconde. Actuellement, l'aumônier 00 chef et les aumônioru supérieurs ont disparu ; il no reste plus que des aumôniers sans distinction do cla.sse, lesquels sont assimilés aux lieutenants de vaisseau, et 1 effectif a été réduit do prés des doux tierH. Depuis 1878, il no so composo plus quo do 24 aumôniers, dont IC a la mer, ot 8 à terre.

4. Aumôniers des hôpitaux. Les hôpitaux et les hospices ont aussi chacun leur aumônier. Il est aj^jréé par la commission administrative, sur la présentation do l'évAquo. A Paris, en 1883, lo Conseil municipal retrancha le crédit affecté aux aumôniors dos hôpitaux, et l'administratioD les supprima à la suite de co vote.

5. Aumôniers des élahlissements d'instruction publique. C'est pendant la même année i«83 que, le crédit affecté aux aumôniers des écoles normales d'instituteurs et d'institutrices ayant été supprimé dans lo budget, les aumôncrios do ces établissements furent supprimées ellesmêmes par décret. Quant aux aumôniers des lycées et collèges, ils ont été maintenus.

G. Aumôniers des prisons. Les établissements pénitentiaires ont des aumôuiers désignés par l'évêque, d'accord avec lo ministre do l'intérieur.

7. Aumôniers des dernières prières. Cette institution, toute moderne, a pour but d'assurer à la tombe des pauvres les prières suprêmes de l'Eglise, et à diminuer ainsi, de quelque façon, l'inégalité qui persiste jusque dans la mort. Les aumôniers des dernières prières reçoivent aux portes dos cimetières les corps qui no sont pas accompagnés d'un prôtre de paroisse, et les conduisent jusqu'à la tombe, où ils récitent les prières accoutumées.

AUMÔNIÈEŒ o. f. Bourse que l'on portait à la ceinture, et qui, au moins à l'origine, contenait l'argent que l'on destinait à faire des aumônes.

— Aumônii^es sarrasinotses. Nom quo l'on donna pendant les croisades à des bourses, à peu près semblables à nos aumônic-

res,que portaient

res,qi lesOi

Tientaux.

— Religieuse ou chanoinesse chargée de distribuer les aumônes de son couvent ou de son chapitre :/.'AUMÔNiiiRK de Jiemiremont.

— Enc. h'aujnônière e:

l'on portait pendant tout le moyen âge pendue à la coin- a.uiu«„.^.^„.

ture, et que l'in- o.uiuvu.^.^vention des goussets et des poches fit disparaître, à la fin du XVI* siècle. L'aumônière ou aloière diffère de l'escarcelle en ce qu'elle n'a pas de fermoirs et de garniture de métal. C'est un sac d'étoffe plus ou moins riche, souvent chargé de broderies, fermé à rabattement, ou se plissant avec des cordons de tirage. En principe, l'aumônière s'ouvre large pour qu'on y puisse puiser facilement. Par analogie avec le pot à aumône (v. ci-dessus), ce mot s'appliqua, au moyen âge, au buffet ou coffre oii Ion mettait les provisions destinées aux pauvres.

AUMONT, ch.-l. de cant. (Lozère), arrond. et à 24 kil. de Marvejols; 1.298 hab. Aux environs, vestiges de la voie romaine conduisant de Lyon à Toulouse. — Le cant. a 6 comm. et 4.658 hab.

AuMONT (ducs d'). La seigneurie d'Aumont, dans le diocèse de Rouen, adonné son nom aune famille illustre, connue par ses fondations pieuses dès le xii* siècle, et dont un rejeton suivit le roi saint Louis en Palestine. — Pierre, sire d*Aumont, porte-oriflamme, mourut en 1413. — Son fils, Jean d'Aumont» échanson du roi, fut tué à Azincourt. eu 1415. — Pierre d'Aumont fut gentilhomme de la chambre du roi Henri II, et laissa pour successeur Jean d'Aumont, né en 1522. maréchal de France, qui servit sous six rois, à partir de François I". Il so distingua aux batailles de Dreux, de Saint-Denis, do Montcontour, et au siège de La Rochelle en 1573. Après la mort de Henri III, il fut un des premiers à reconnaître Henri IV. Il prit une part brillante à la journée d'Arqués, en 1589, et, l'année suivante, à la bataille divry. Il mourut d'une blessure reçue au siège de Camper, près Rennes, le 19 août 1595. Comme Crïllon, il avait refusé d'assassiner le duc de Guise. Ses compagnons d'armes l'avaient surnommé le franc Gaulois. — Antoine d'Aumont, son petit-fils, né en 1601, servit pendant cinquante et un ans avec la plus grande distinction, et fut créé maréchal de France en 1651. Il se signala depuis dans la guerre de Flandres, en 1667, et mourut à Paris en 1669. U avait un frère lieutenant général, et, parmi ses descendants, cinq ont été promus au même grade, et trois à celui de ■ maréchal de camp ». — Jacques, duc d'Aumont, né en 1732, mort en 1799, fut nommé, en 1789, chef de division dans la garde nationale parisienne. Il en commandait l'avant-garde lorsqu'on alla à Versailles chercher la famille royale, dans la fameuse iournée du 5 octobre. Accusé plus tard d'avoir favorisé l'évasion de Louis XVI, il se justifia, reçut le commandement de Lille, et quitta le service en 1793; toutefois, il n'émigra point. — Lonis-MARiE-.-VLEXANDRE, duc d'Aumont, né en 1736, mort en 18I4, se distingua dans les guerres du Hanovre, fut nommé, en 1789, député aux états généraux, mais donna bientôt sa démission pour se consacrer entièrement à ses fonctions de premier gentilhomme de la chambre. U favorisa l'évasion du roi, émigra peu de temps après, et fut mêlé, à l'étranger, aux intrigues des rovalisies. — Louis-Makib-Céleste, duc d'Aumont, né "en 1762, est connu surtout par la descente qu'il fit sur les côtes de la Normandie, en 1815. 11 fut nommé « pair de France «. C'est ce personnage qui a donné son nom aux voilures à la d'Aumont. (V. ci-dessous.} Ses écuries étaient célèbres.

Aumont (i LA d'). loc. adv. employée en parlant d'un attelage à la manière du duc d'.\umont. qui en introduisit i'usaee sous la Restauration; cet attelage se compose de quatre chevaux attelés sans volée, conduits par deui postillons : Calèche attelée, conduite k l*\ d'Ai:mo>t.

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