‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 55 sur 828 · V. ABUTILON · texte numérisé non relu

V. ABUTILON

ABUTILON {arabe auboutHoun ou aboutifoun, m^mo jton<i ti. m. Genre de piaules do la famille dos malvacéo», tribu dos sidas.

— Encycl. Co genre ronformo ua fn'and nombre d*es pècos, disséminées dans les régions chaudes ot icmptréos dos doux continents. La tigoocl'écorcodo ces plantes cm dos ubros textiles; leurs fouilles sont émolliontes ot mucilagineusos, leurs graines apôritives ot diurétiques.

Abydénus,

surnom do Léandre.quiétaitd'Abydos. — Nom sous lequel est connu un historien grec du ii* ou du m* siècle après J.-C, qui écrivit une histoire d'Assyrie.

Abydos, anc. ville de l'Asie Mineure, sur l'Hellespont. en lace de Sostos ; célèbre par les amours ot la mort di- Héro et do Léandre. Xerxès y passa le détroit sur un pont do bateaux. (Hab. : Abydéaicns.) — Abyuos, anc. ville du VIII" nome de la haute Kgypto, sur la rive g. du Nil, au sud de Ptolémais, aujourd. Arabat-el-Madfoune/t (la Ville enterrée). Elle fut, après Thèbes, la première ville do l'Egypte ; mais elle ne présente plus qu un amas de ruines. Là lut trouvée en I8n, gravée sur le mur d'un petit temple, une inscription hiéroglyphique bien connue

Abutilon.

nièto do la lumière dann le» grandes profondeurs marines. Peut-dtre cette faible lumière, non perceptible pour nos yeux, l'ost-ollo pour doH organes autrement conrormés quo los nOtrefi. Co oui tendrait à faire pencher vers cette opinion, c'est quo, a cAié d'animaux dont l'organe de la vue semble .si atraibli qu'on serait autorisé à le croire prêt a disparaître, on en trouve d'autres chez lesquels il semble avoir atteint et conservé son développement normal. D'un autre cèté, l'on a pu observer de nombreux phénumènes do phosphoresccneo dont la lycur parait émise par le corps do certains animaux.

— Faunk des auyssks. D'où provient la faune abyssale? L'état actuel des découvortes sous-marincs permet d'afflrrnor quo ta fauno profonde est duc à, l'émigration des formes animales littorales, avec cetto remarque que, à mesure qu'elles ont atteint les régions plus éloignées. elles ont rencontré des conditions do vie difTérentos, se sont adaptées à leur nouvel habitat et so sont, par suite de modillcations successives, éloignées des formes primitives. Néanmoins, les espèces abyssales présentent encore avec les espèces liliorates des temps secondaires d'incontestables aftlnités, tandis que d'autres rappellent l'état larvaire do certaines espèces actuelles.

— Protozoaires. ■ Parmi les organismes les plus simples, les foraminifères sont ceux qui paraissent vivre aux plus grandes profondeurs, ot ceux de ces animalcules que l'on trouve dans los grands fonds sont intéressants ^ar re fait quo leur coquille est composée d'une agglutination de petits fragments minéraux d'origine volcanique empruntés au fond sur lequel ils vivent. » (De Lapparcnt.)

Tous !«s foraminifères sont répandus dans presque tous les océans ; cependant, certains se montrent en plus grand nombre dans 1 Atlantique quo dans le Pacitique.

— Cœlentérés. Eponges. Parmi les éponges, los monactinellides ont été pochées entre 100 et 3.000 brasses. Les tétractinellides no se rencontrent qu'accidentellement dans les abysses L'espèce la plus intéressante est la T. athenea, qui s'étend jusqu'à 1.800 brasses. Seules les

des savants sous le nom de Table d'Abydos. Mariette a décrit une partie des ruines dans sa Description des fouille^ d'Abydos (Paris. 1869-1S80).

ABTLA n. m. Genre de cœlentérés, appartenant à la classe des siphonophores. L'abyla se rencontre plus spécialement dans l'océan Atlantique et la Méditerranée.

AbylAou Abila, ville et cap d'Afrique. Avec le mont Calpé. situé sur la côte d'Espap:ne, le promontoire d'Abyht formait les colonnes d'IIercule\iXùtToit do Gibraltar).

Abymes (les), comm. de la Guadeloupe, arr. et à 2 kilom. N.-E. de La Pointe-à-Pitre; 6.380 hab.

ABYSSAL, ALE adj. Qui tient de l'abîme, qui est ou parait être sans fond : L'amour abyssal des rnystiques. ii Qui concerne les abysses : La faune et la flore abyssale-s.

ABYSSE (lat. abyssus, dérivé du gr. a priv., et bussos, fond) n. m. Grande profondeur sous-marine : Les abysses ont jusqu'à S kilomètres et plus.

— Encycl. Longtemps on a cm que le fond de l'océan était, par endroits, insondable ; puis on a estimé les grandes profondeurs A 15.000 mètres, chiiFre exagéré imputable aux méthodes imparfaites ot défectueuses do sondag<v Il paraît acquis maintenant quo les abysses les plus profonds n'excèdent pas 8.500 mètres, ce qui est, à 300 mètres

Eres, l'altitude des plus hautes cimes de l'Himalaya. .'obscurité la plus complète règne au delà de 300 mètres. Seuls des an un ;m\ [4iûsphorescents y jettent quelque lueur.

— Cl' ; \ VIE. Les conditions de la vio dans les pin: lies donnent naissance à des phénomèii , "^'s très intéressants. Les animaux y sont \:..i: ,:> ..a..., ua milieu très spécial. En effet, plu^ l'on pénètre au fuiul des océans, plus la pression s'accroît : peu à peu la lumière disparaît; les bouleversements qui agitent la surface ne s'y font aucunement sentir.

Outre le phénomène de la pression qui entraîne des cas physiologiques si étonnants, il faut noter (|ue la répartition de la température dans la mer a une grande influence sur la distribution des animaux. Différentes expériences ont permis d'établir que, jusqu'à 250 brasses. In température baisse avec rapidité, puis qu'elle se maintient assez régulière encore bien au delà : d'où l'on a étéamoni' Â penser quo peut-être les mêmes formes animales pou valent être rencontrées en dos points du globe près do la sur l'ace, et eu de très grandes profomleurs sur d'autres points.

Il faut aussi tenir compte do labsenco presque com-

hexactinellides peuvent être considérées comme de vrais habitants des abysses. On trouve encore dans les profondeurs marines de nombreux coralliaires et des méduses.

— Echinodermes. Celte classe d'animaux se rencontre très nombreuse dans les profondeurs abvssales : le groupe le plus important est celui des crinoïdcs; et, parmi les soixante genres de crinoïdes vivants, le plus remarquable, en même temps que le plus commun, est le genre pentacrinus. On a également rencontré, dans les faunes abyssales, des astéries : archaster rigidus, à. 5.005 mètres, etc. On y a trouvé aussi des ophiurides, des échinides («o/enia vanispina) à 1.250 mètres dans l'Atlantique, etc.

Parmi les holothuries des grands fonds, les psj'chropotes et les oneirophanta (voir la gra\'ure) vivent entre 4.000 et 5.000 mètres, et la nexra lucifuga à 5.000 mètres. Ces espèces sont douées d'une fort belle coloration très vive : les psychropotes sont violet foncé, les oneirophanta d'un blanc mat fort joli.

— Vers. Dans leurs dragages, les diverses expéditions ont ramené des scrpulcs dos plus grandes profondeurs. de 5.500 mètres quelquefois, et des torébclles ont été recueillies dans le golfe de Gascogne, à 1.200 mètres, et à de bien plus grandes profondeurs encore par le «Challenger». Pendant l'expédition du «Travailleur», A. Edwards nous apprend que les vers chétopodes se sont montrés abondants à toutes les stations de dragages et appartiennent à des genres représentés sur nos côtes. Les maldadiens, les clyméuiens et les eunieiens dominent.

— Bryozoaires. Ces animaux se rencontrent en totites mers et aux plus grandes profondeurs: la plupart d'entre eux ont une distribution géographique immense. Filhol cite certaines espèces, parmi lesquelles la crilerilina nwnorei-os, recueillies par le ■ Challenger», tant dans l'Atlantique Sud qu'au S. de l'Australie. Certaines espèces ont été récoltées à s.ooo mètres de profondeur.

— MoUtisques. Les mollusques des abysses appartiennent aux diverses divisions des lamellibranches, des scaphopodes, des ga.stéropodes et des céphalopodes. Ces derniers on: fourni beaucoup de formes nouvelles. On a remarqué que les gastéropodes ramenés vivants avaient les veux fortement pigmentés.

— Crustacés. La distribution de ces arthropodes dans les profondeurs sous-marines paraît obéir à des lois précises, et il semblerait que les types supérieurs sont ceux qui descendent lo moins dans les grands fonds, alors oue les moins élevés en organisation y deviennent de plus en

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