‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 57 sur 828 · V. CACHOU · texte numérisé non relu

V. CACHOU

D'autres donnent des g''mmes connues sous le nom générique de gomme arnbique : l'acacia du Sénégal ou gommier blanc, et l'acacia "d'Egypte ou gommier rouge.

Les feuilles do l'acacia Lebbek servent de savon aux habitants des îles Maurice et de la Réunion. Les gousses de l'acacia concinna servent au même usage dans l'Inde.

En Amérique, on mange les fruits de 1 acacia comestible ou Quaxe et les gousses de l'acacia grimpant.

Les gousses de l'acacia d'Arabie, cueillies avant leur maturité et portées à l'ébullition, donnent un extrait solide qui est le suc d'acacia. — Un grand nombre d'acacias sont cultivés dans les jardins d'agrément. Parmi eux citons l'acacia julibj'issin, qui se cultive en plein air en France.

ACACIE n. f. Nom sous lequel on désigne plusieurs arbres et arbustes appartenant à la famille des acacias.

ACACIÉESn. f. pi. Tritiu de la sous-famille des légumineuses-mimosées. Les acaciées ont un calice régulier, valvaire et des étamines libres en nombre indéfini, monadelphes ou polyadclphes.

ACACIENS n. m. pi. Secte d'ariens au iv" siècle. Ils avaient pour chef Acace de Césarée, dit le Borgne.

ACADÉMICIEN n. m. Chez les anciens. Celui qui professait les opinions de l'école philosophique grecque appe-

d'Arabie.

lée Académie

était très attaché à la secte des aca-

COSTUME DES ACAHÉMICIENS.

Sous le Dire»toire. Sous la Restauration.

Dei

DÉMiciENS. (Volt.) Il Se dit aujourd'hui d'un écrivain, d'un artiste, d'un savant, qui fait partie d'une académie, et particulièrement de l'Académie française : A'i Pascal, ni 2Iolière, ni Balzac, ni Dumas père ne furent académiciens.

— Adjectiv. Qui a rapport, qui est propre à l'Académie ou aux académiciens : Secte académicienne.

— Allus. litt. •

Ci-O't Pii

•fat

Pas m/'me académicien.

Piron, s'étant plusieurs fois présenté aux suffrages de l'Académie, fut enfin reçu, malgré les épigrammes qu'il avait lancées contre la docte assemblée ; mais Louis XV refusa son agrément à cette élection, et donna au poète, pour dédommagement, une pension de mille livres. Piron se fit alors pour épitaplie le célèbre distique précité.

ACADÉMICIENNE n. et adj. Femme élue membre d'une académie : L'Aradrmie de peinture a nommé quelques femmes acadé.miciennf.s.

— Encycl. Lors do sa fondation en 1648, l'Académie royale de peinture et de sculpture admit dans ses rangs quinze académiciennes, par cette raison qu'alors la femme succédait au mari dans ses droits et devoirs de maîtrise. Les académiciennes étaient sur lo même pied que leurs confrères, sauf qu'elles ne pouvaient point devenir professeurs, ni aspirer aux autres grades. En 1770 seulement, l'Académie, commençant à craindre d'être envahie par l'élément féminin, décida qu'il ne pourrait y avoir pkis de quatre académiciennes à la fois : mais cette décision ne reçut la sanction royale qii'en 1783, dix ans avant la suppression do l'Académie elle-même.

ACADÉMICITÉ n. f. Fam. Titre, qualité d'académicien donnée ironiquoment : Présentez mes félicitations à l'abbé Arnaud sur son académicité. (Abbé Galtani.)

Académie, bois d'oliviers et de platanes à l'O. d'A-

thènes, ainsi appelé d'un de ses anciens possesseurs, le héros Akadémos. On y installa plus tard un gymnase; et Platon, qui possédait une maison de campagne dans les environs, v venait chaque jour expliquer sa doctrine à ses disciples. De là le nom d'Académie donné à son école et à sa doctrine, et dans la suite à toute société organisée de savants, de poètes ou d'artistes. Les variations que subit la doctrine platonicienne ont fait distinguer Yancienne académie, où Spcusippe, Xénocrate et Polémon continuèrent l'enseignement de Platon, de la moyenne, dont Arcésilas fut le iondateur, et de la nouvelle, fondée par Carnéade.

ACADÉMIE n. f. Société scientifique, littéraire ou artistique : Je veux établir chez vous une académie de beaux esprits. (Mol.) il Particulièrem., l'Académie française '.Dictionnaire de /'Académie.

— Division de l'Université de France.

— Encycl. Circonscriptions académiques, La République française est divisée en 17 circonscriptions académiques, avant chacune à leur tête un recteur, assisté d'autant d'inspecteurs d'académie qu'il y a do départements dans la circonscription. Auprès de chaque recteur fonctionne un conseil académique. V. conseil académique.

Voici le nom des dix-sept académies et l'indication des départements qui ressortissent à chacune d'elles :

AlX Alpes-Maritimes. Basses- Alpes, Bouches -du-

Rhône, Var, Vaucluse, Corse.

Alger Alger. Constantine. Oran.

Besançon. ... : Doubs, Jura, Haute-Saône, territoire de Belfort.

Bordeaux ... Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garootte» Basses- Pyrénées.

Cakn Calvados, Eure, Manche, Orne, Sarthe, Selne-

Infërieure.

ChamBÉRY . . . Savoie, Haute-Savoie.

Clkrmont ... Allier. Cantal, Correze, Creuse, Haute-Loire, Puy-de-Dôme.

Dijon Aube, Côte -d Or, Haute-Marne, Nièvre, Yonne.

Grenoble. . . . Hautes-Alpes, Ardèche, Drôme. Isère.

Lille Aisne. Ardennes. Nord, Pas-de-Calais, Somme.

Ly'ON Ain, Loire, Rhône, Sa6ne-et-Loire.

Montpellier. Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orient.

Nancy Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges.

Paris Cher, Eure-et-Loir. Loir-et-Cher, Loiret, Marne,

Oise, Seine, Seine-et-Marne, Seiiie-el-Oise.

Poitiers . - . . Charente, Charente -Inférieure, Indre, Indre-et- Loire, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne, Haute-

Rennes Côtes-du-Nord, Finistère, lUe-et-Vilaine, Loire-

Inf.*r., Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan.

Ariège, Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Lot,

Hautes-PjTénées, Tarn. Tarn-et-Garonne.

L'académie de Paris a pour recteur le ministre de l'instruction publique, qui délègue, pour la diriger, un vicerecteur. Huit inspecteurs d'académie so

Biégr -- ---'^ ..„__:.., ...,1.„..„„,

Toulouse

attachés l'un d'eux est spécialement

l'acadén chargé de la direction de l'enseignement primaire de la Seine. — L'inspecteur d'académie résidant à Ajaccio porte le titre de vice-recteur; il relève du recteur de l'académie d'Aix.

— Ecole publique de dessin, d'architecture, de peinture : Da^is les académies, il y a uJi professeur d'anatomie et un professeur de perspective. (Millin.)

— Dessin et peint. Figure entière, peinte ou dessinée d'après un modèle nu, et qui ne doit pas entrer dans la composition d'un tableau. Le mot vient de ce que ce genre de travail se faisait particulièrement dans les académies de peinture et de dessin : Cet élève en est aux ACADÉMIES ; il dessine une ACADÉMIE.

— S© disait autrefois Académie

du lieu où l'on apprenait l'équitation, 1 escrime et autres exercices corporels, ce qui s'appelait Faire son académie^ Suivre son académie. On disait aussi parfois ïacadémie pour les élèves, comme on dit le lycée pour les lycéens. Il Désignoaujourd'hui l'endroit où, se réunissent les joueurs cmérites de billard.

— Tenir académie. Enseigner l'escrime, la natation et tous les exercices du corps.

— Académie des jeux. Livre où l'on donne les règles do tous les jeux de cartes, do billard, et autres.

— Officier d'académie. Personne décorée des palmes académiques. V. académique.

académies en FRANCE

Académie française. L'Académie française a pour origine une simple réunion d'amis : Godeau, Gombault, Chapelain, Dcsmarets, Habert, l'abbé de Cérisy ifrèro de Habert), Conrart. Cérisay, Malleville et Giry, auxquels la maison de Conrart servait de lien de rendez-vous et qui venaient là s'entretenir de toutes choses, d'affaires, de nouvelles, de littérature, se communiquer leurs projets et leurs œuvres, se donner des conseils. Ces réunions durèrent plusieurs années, sans sortir de ce cercle intime. Richelieu en ayant eu connaissance y trouva les éléments d'une société lettrée, propre à constituer un corps, et lit pressentir à ce sujet les futurs académiciens (1634V Dès ce jour (13 mars), il fut tenu registre de ce qui se faisait à la société, et, quoique l'Académie ne fût pas encore constituée, les membres présents nommèrent un directeur, un chancelier et un secrétaire perpétuel ; ce furent Cérisay, Desmarets et Conrart. Les lettres patentes de Louis XIII, qui fondèrent définitivement l'Académie, sont du mois de janvier 1635; elles ne furent enregistrées par le Parlement que le 10 juillet 1637.

En 1634, les académiciens étaient un peu plus de trente ; le nombre de quarante, qui est resté fondamental, ne fut atteint que successivement, en 1635 et 1636.

Uicholiou avait surtout voulu fairo do rAcnd(imio la rof^ulatrico do la langue, ot, dans co but. l'Aradômio devait rédiger un dictionnaire, une rhi^toriquo, uuo potïliquo ot uno grammaire. Lo dictionnairo soûl a été oniropris; los trois autres ouvrages sont restés ù. l'état do projot.

Los statuts furent rédigés on commun on 1635 ot aussitôt approuvés par Richriiou, sauf un articlo qui obligeait cliatiuo académicien à " révérer la vertu du fondateur n. Richoliou bilTa cotte obligation, mais los académiciens la conserveront, ot l'éloge du cardinal était on quelque sorte un morceau do rbétorique obligé, qui trouva longtemps sa

Slaco dans tout discours 0 réception. Lo protccturat, déféré d'abord à. Riclwïieu, puis, à la mort du cardinal, au chancelier 8éguier. do ir.42 à 1672, fut à cotte dcrnièro date aboli. ^.-.^

Louis XIV s'arrogea, pour ,,, . .,, , ,. , ,. . . luiot ses successeurs, lo M-^daïUe do l'Acadùmie franv«.... droit de protection sur l'Académie. Il no reste de cotto antique protection qu'un vestige ; la visite que chaque nouvel élu, accompagné du bureau, est tenu do faire au chef do l'État. Encore a-t-on vu quelques académiciens s'en dispenser, entre autres Chateaubriand et Bcrryer,

Fou désireux de so fairo présenter l'un à Napoléon I", autre à Napoléon III.

L'élection du directeur et du chancelier avait lieu, d'après los statuts, de doux mois en doux mois, et les . noms étaient tirés au sort. Depuis longtemps, c'est au vote pur et simple qu'on a recours ; lo directeur et lo chancelier sont élus à la pluralité des voix, do trimestre on trimostro. Le secrétaire perpétuel seul est élu à vie, aujourd'hui comme autrefois. Ceux qui ont jusqu'ici .rempli ces dernières fonctions sont, par ordre do date : Conrart, Mézeray, Rognior-Desmarais, Dacîer, Dubos. Houttevillo, Mirabaud, Duclos, d'Alembort, Marmontol, Suard, Raynouard, Auger, Andrioux, Arnault, Villemaîn. Patin. Camille Doucot, Gaston Boissier. Le secrétaire pcr-

Sétuel a un traitement tixe do 6.000 francs et un logement l'Institut. Les simples membres louchent 1.500 francs.

Lo modo des élections à l'Académie a varié plusieurs fois dans lo passé ; do nos jours, lo candidat qui croit avoir dos titres se présente do lui-mémo, et, après une visite obligatoire à tous les membres, l'élection a lieu à la majorité absolue des sulfragos. Il arrive souvent quo l'élection est remise à plus tard lorsque trois tours de scrutin n'ont pas donné do résultat.

Depuis 1860, l'usago s'était introduit, à l'Académie, do discuter, dans uno séance préparatoire à l'élection, les titres de ceux qui posaient leur candidature à un fauteuil. En 1880, sur la proposition de Caro, Désiré Nisard et Dumas tils, cette discussion préparatoire fut supprimée, mais elle fut rétablie par un nouveau vote en 1896.

L'Académie a fort peu usé du droit de destitution dont t'ik* est investie. Elle a exclu de son soin seulement trois de ses membres : Auger do Mauléon de Granier, ecclésiastique assez obscur, convaincu d'avoir refusé de restituer de l'argent mis en dépôt chez lui par un ami (1630) ; Furetière (1685), pour avoir marché sur los brisées de l'Académie en éditant son Dictionnaire; enfin, l'abbé do Saiut-Pierre, exclu en 1718, pour avoir, dans sa Polijxynodie, «insulté aux mânes du roi défunt» (Louis XIV). D'autres exclusions ont été prononcées en 1815 et 1816. mais non par l'Académie, et elles eurent un caractère tout politique.

Un des premiers travaux de l'Académie fut d'avoir à «iniiiior un avis motivé sur le Cid, grosse affaire, que

I ;inimosité do Richelieu contre Corneille l'obligea d'entreprendre et dont elle se tira tant bien que mal. Les Senlimenls de l'Académie française sur le Cid [ 1637 ) furent délibérés en commun et rédigés par Chapelain. Quoique Corneille n'y soit pas jugé, tant s en faut, à sa véritaole valeur, cet ouvrage n en reste pas moins le premier bon morceau de critique littéraire qui ait paru en France. Le Dictionnaire fut ensuite la principale occupation do la compagnie, et la lenteur avec laquelle il fut élaboré a été souvent raillée. La première édition parut en 1694. Longtemps l'Académie n avait, pour ainsi dire, pas ou do domicile fixe ; les séances se tinrent successivement chez Conrart, chez Desmarest, chez Chapelain, chez Gomborvillo et à l'hôtel Séguior. En 1671, les séances do réception devinrent publiques. Les célèbres fauteuils académiques no furent en usa^o qu'à la iin du xvir siècle. Après la mort du chancelier Séguier, Louis XIV assigna aux séances do l'Académie une dos salles du Louvre, et r est là qu'elles se tinrent jusqu'au 6 thermidor an II, 'lato à laquelle l'Académio française et l'Académie des inscriptions furent déclarées dissoutes parla Convention. ÏAi outre, le roi fit présent aux académiciens de six cent sMixanto volumes, qui furent lo commencement de la bi- MiMthèquo de l'Institut.

I/Académie française fut reconstituée, comme une des 'l'iatre classes do l'Institut, ou 1803, et elle tint ses srances avec les autres classes, au collège des Quatre- Nations. Dans cette seconde organisation, elle eut le nom '1;^ " classe de la langue et do la littérature française «. La Restauration lui rendit lo titro d'Académie française, n <Mi mémo temps la mutila, sous prétexte d'épuration. LAradémie y perdit, sans grand préjudice p.uirl.'s lettres, Cambacérès, Lucien Bonaj^ar:.-. l;, ^ nu, ; ,■ > ■. i,-,l(^and'Angely, Maret, duc de Ba^s n ; , i ,> pHe

eutàregrettcrdoshommes toi ;;i -;, .,,1, : ,1; .lorer. Etienne, Arnault et lo cardinal .Maurv . Luciiiic t t Arnault rentrèrent en possession do leurs fauteuils ou 1829.

Dans l'histoire do l'Académio. depuis cette époque, nous ne mentionnerons quo los faits suivants: en 1812. Chateaubriand refusa de prendre possession du fauteuil auquel il venait d'être élu, parce qu'il lui aurait fallu faire l'éloge du révolutionnaire J.-M. Chénicr, auquel il succédait, et subir uno présentation à Napoléon : il resta académicien sans avoir prononcé de discours. C'est encore îe cas de Emile Ollivier, dont la réception fut ajournée à cause d'un éloge do Napoléon ÎIl inséré dans sa harangue.

II fut admis à siéeer en 1874 seulement, et sans prononcer de discours. Lévéque d'Orléans, Dupanloup, en refusant do siéger, après l'électiQn de Littré en 1871, adonné,

Académie française (Lkttrk a l'). par Fénelon. Cet ouvnign. paru en 1716. fut lo dernier écrit do l'illustro auteur du Trlihnaqur ; il lo composa pour répondre au desir de rAcadéiriio, qui l'avait consulté sur los travaux (ju'ello devait achever ou ontroprendro. Il y traito successivomont du dictionnaire, du projet do grammaire, d'une rhétoriquo, d'uno poétinuo ot ao trois traités distincts sur la tragédie, la comodio ot l'histoiro. Il réfute los objections quo l'on pouvait opposer à ces divers projets, et termine par dos considérations sur les anciens ot les modernes. — Dans toutes les parties do cet opuscule demeuré cjassiipie, Fénelon montre son goftt délicat et la profonde connaissanco qu'il avait do l'antiquité.

Acadômte des beaux-arts. Kilo dato do 1795, et rom|)laco l'Académie royale do peinture ot do sculpture ot 1 Académie royale d'architecture. Dans la première organisation do l'Institut (5 fructidor an III et 3 brumaire an IV [22 août et 25 octobre 1795]), l'Académio des boaux-arts était représentée par les sections V, VI, VII et VIII do la troisième classe : c'étaient la peinture, la sculpture, la musique et la déclamation ; elle comprenait des membres résidants, des associés étrangers et des associés dans les départements.

Dans la deuxième organisation (23 janvier 1803), les beaux-arts formèrent la quatrième classe, et la déclamation vit ses droits de représentation dans le corps académique échoir à la gravure en taille-douce, en médailles et en pierres fines, précédemment oubliée. Une ordonnance du 5 mars 1815 supprima la classe dos beaux-arts et rétablit les anciennes académies, mais elle ne reçut pas d'exécution.

Dans la troisième réorganisation (21 mars 1816), la compagnie prit pour la première fois la dénominati» porte encore de nos jours d'Académie det beaux n'y a que de petites d tfe ronces entre 1 organisation d'alors et celle d'aujour d'hui. L'Académio les beaux-arts comprend a l'heure actuelle, quarante membres actifs : 14 pe très, 8 sculpteurs, 8 arch tectes, 4 graveurs en ta lie douce ou on médailles compositeurs de musique dix membres libres, qua ranto correspondants et dix membres corres] on dants libres; elle présente les candidats à la direction do l'Ecole des beaux arts à la direction de la villa Medicis, et à la chaire d esthctique du Collège de France ; elle juge les concours pour les prix de Rome ; enfin, l'Académie a commencé depuis 1858 la pulilication d'un dictionnaire spécial dit Dictionnaire de i Académie des heaux-arts : 5 volumes ont été jusqu'ici publiés. (A. — EMA. — Paris, 1858-94.) V. Institut.

— BiBLior.R. : Comte Deîaborde, l'Académie des beaitxarls, depuis la fondation de IJnstitut de France {Paris, 1891).

Académie des inscriptions et belles-lettres. Fondée en 1663, par les soins do Colbert, sous le nom de Petite Académie, elle se composait originairement de

Suatro membres choisis par le ministre et qui devaient éjà faire partie de l'Académie française. Les quatre Dremiers membres furent Chapelain, Charpentier, l'abbé do Bourzeis et l'abbé Cassa»ne ; celui-ci, en 1671, fut rcniplacé par Perrault. Ils se réunissaient dans un salon du Louvre ou dans la bibliothèque de Colbert. et avaient pour mission de composer les inscriptions et devises des monuments élevés par Louis XIV et des médailles frappées en son honneur : d'où le nom primitif d'Académit des inscriptions et médailles.

Cependant, l'Académie nouvelle chôma bientôt d'inscriptions à composer, et elle s'occupa d'autres travaux. C'est ainsi qu'elle rechercha dans la fable des sujets appropriés " pour les dessins des tapisseries du roi » et. peu après, commença une Èistoire métallique du règne do Louis XIV. Elle prit la forme d'uno institution régulière à la mort do Colbert (1683) q^ui la fit passer sous la direction de Louvois. Abandonnant l'idée première, Louvois appela à siéger Félibien (1683). garde "du cabinet des Antiques, puis Pierre Rainssant fl685), garde des Médailles du roi.

En 1701, un règlement approuvé par Louis XIV donna à l'Académie dos inscriptions la base de son organisation définitive.

Quarante académiciens furent nommés et répartis en quatre catégories : dix académiciens honoraires, dont deux pouvaient être étrangers, dix pensionnaires, dix associés, dont quatre pouvaient être étrangers, et dix élèves. La compagnie eut à s'occuper de toute l'histoiro de France, à composer des médailles sur los principaux événements; à expliquer los médailles, médaillons, pierres, inscriptions ot autres raretés antiques ou modernes du Cabinet du roi ; en même temps, elle dut rechercher, expli- (|uer et commenter les anciens monuments, de mémo que les antiquités do tous genres, existant en Franco. Un édit do 1716 rendit officielle la désignation d'Académie royale des inscriptions et belles-lettres.

A dater do cotte époque sont rédigés les Métnoires de r Académie (nn), comprenant des études d'histoire, d'archéologie, do linguistique, etc. L'Académio vécut do ces travaux jusqu'en 1793.

M^dv.Ur -ï- l'A.:

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