ACADEMIE
C'est en lfl03 seulemoDt que sofl membres dinpersés furent ralliés, on mémo tomp» quo l'Aca/lémio était reconstituée sur do DOUvelloB bases. En prenant lo titro do CUuac d'hintoire et de littérature ancienne, elle dçviut la treiKièmo cJas^io do l'InMilut. En 1807, elle out pour mission do continuer YUiMtoire littéraire de la France et le Recueil des historiens des Gaules et de la France, eu mémo temps quo la publication des Ordonnances des rois de France de ta troisième race.
La Restauration rendit à la Société '^^n ancir-nne dénomina'ion d'Académie des inscriptio'. ■-'■h.I^s
membres correspondants so vircn' into, et
dix membres académiciens librt- ,
Depuis lors, la constitution de i '. -iscrip-
tioDs est demeuréo à pou près intac!'-; mais safis cesse s'élargit le cadre do ses études : la philologre comparée, les antiquités orientales, grecques et romaines, l'épigraphio ont pris â l'Académie la placo que les remarquables découvertes de ce siècle leur avaient assignée. A celle do SOS publications quo nous avons signalées, il faut ajouter : los Notices et Extraits des manuscrits ; lo recueil des Mémoires présentés par les savants étrangers; la Table chronologique des diplômes, chartes, titres et actes imprimés concernant l'histoire de France; le Corpus inscriptionum semiticarum, commencé en 1867 ; le Itecueil des historiens des croisades, commencé en 1810, admirable groupement do tous les textes, de toutes les chroniques occidentales, orientales, grecques et arméniennes relatives aux grandes expéditions du moyen âge chrétien en Asie. V. Institut.
Académie des sciences. Elle fut fondée en 1666, par Colbert, ot no reçut l'approbation de Louis XIV qu'en 1690. Elle no contenait d'abord que les sections do géométrie, d'astronomie, de nn''canique, daualomie,. de chimie et de botanique.
Elle se compose maintenant de soixante-six membres titulaires, partagés eu onze sections : 1*» géométrie ; 2" mécanique ; 3° astronomie ; A" géographie ci navigation ; 5* physiqngénérale ; 6" chimie ; 7" ni néralogie ; 8** botanique 9" économie rurale; lO-'an;* tomie et zoologie; 11" médecine etchirurgie. Chaque section compte six membres. Il y a do plus deux secrétaires perpétuels, qui sont aussi membres titulaires, mais sans fairo partie d'aucune section ; dix membres libres ; huit associés étrangers, et cent membres correspondants français ou étrangers.
L'Académie des sciences tint d'abord ses séauces â la Bibliothèque du roi. Dès sa fondation, elle fit dresser des procès-verbaux do ses réunions.
La compagnie n'eut d'organisation définitive qu'en 1699. Placée sous la protection du roi et sous les ordres d'un do ses secrétaires d'Etat, elle devait se composer de quatre sortes de membres : honoraires, au nombre de dix, tous Français ; pensionnaires, au nombre de vingt, tous domiciliés à Paris, plus un secrétaire perpétuel et un trésorierégalement perpétuel ; associés, au nombre de vingt, dontdouzo Français et huit étrangers ; élèves, également au nombre de vingt, tous domiciliés à Paris. L'Académie élisait chacun de ses membres, et son choix devait être soumis à l'approbation du roi. Celui-ci nommait chaque année lo président, et désignait en même temps un vice-président. L'Académie devait entretenir correspondance avec les divers savants de Paris, de la province et de l'étranger (1699). Louis XIV l'installa au Louvre dans la grande salle dite aujourd'hui salle Henri IL Quelque temps après, le 10 juillet 1700, l'Académie complétait son organisation intérieure, en créant les fonctions de directeur et de sousdirecteur. Ceux-ci furent ensuite, à partir de 170S, à la nomination du roi, comme les fonctions de président et de vice-président.
Cette organisation fut modifiée à plusiexirs reprises et complétée'par un dernier règlement donné par Louis Xr\*, le 23 avril 1785, et par lequel deux nouvelles classes (phj-sique générale, histoire naturelle et minéralogie), étaient créées ; chaque classe dut être composée de six membres. La Révolution, durant sa première période, la respecta et recourut assez souvent aux lumières des membres de l'Académie des sciences. Mais, sous la Terreur, parut le décret du 8 août 1793 qui supprimait toutes les académies et sociétés littéraires ou scieniifiuues, et adjugeait au domaine public leurs bibliothèques et leurs collections, ainsi que les fonds déposés par <nvers donateurs pour être distribués en prix. L'Académio des sciences survécut en partie au désastre ; quelques-uns de ses membres, en effet, réfugiés dans la commission des poids et mesures, continuèrent ' "^e réunir. Deux ans après, en 1795, l'Institut était fondé - ir des bases qui rappelaient le grand projet conçu par Miert un siècle auparavant, lorsqu'il réunissait dans la < Idiothèquedu roi les trois Académies. Ce fut au Louvre, uans la sallo des Cariatides, quo l'Institut tint ses premières séances générales : l'Académie des sciences, sous le nom de première classe de l'Institut, sciences physiques et mathématiques, reprit possession de son ancien logemont. Elle fut divisée en dix sections do sis membres chacune, en tout soixante, dont vingt, nommés par décret, devaient éliro les quarante autres ; il y avait, de pins, soixante associés des départements et sîx associés étrangers, qui devaient être poslérieurcmcnt élus.
Avec les antres classes de l'Institut, l'Académie des sciences se transporta au collège des Quatre-Nations. devenu palais de l'Institut national, à la suite du décret du 29 ventôse an XIII. Après diverses installations qui no furent quo provisoires, elle prit possession, en ISir» seulement, de la sallo qui lui est affectée actuellement, dans l'aile gauche du palais Mazarin. Son organisaliou intérieure n a reçu, du reste, depuis 1795, que des modifications peu importantes. Une loi du 30 pluviôse an XI (23 janvier 1803) porta ses sections de dix à onze, par l'adjonction d'une section do géographie et de navigation qui ne devait être composée que de trois membres, et do six à huit le nombre des associés étrangers. I-a nouvelle section ne fut composée de six memores, comme les autres, qu'à partir do 1866. Depuis 1803, l'Académie qui, jusqu'alors d avait eu qu'un secrétaire perpétuel, en eut
prit le nom d'Ecole Dationale des beaux-arts, les deux loyers d'enseignement fusionnèrent, et ce fut le point de départ du rapprochement des deux académies qui de nos jours se confondent dans l'Académie des beaux-arts.
Académie royale de peinture et de sculpttire. C'est à Lebrun, aux frères Tostolin et à Juste d'Egmont qu'appartient l'initiative de cette fondation ; elle fut administrée à l'origine par douze artistes qui reçurent le titre d'o Anciens n. L'Ecole académique ayant été ouverte le jour m^mo do la fondation do la nouvcllo société (1er f(5, vrier 1C48), les douze anciens acceptèrent do professer à tour de rôle, chacun pendant un mois. L'Ecole offrait aux jeunes gens la faculté do dessiner d'après nature et leur assurait les leçons de maîtres tels quo Lebrun Errard, Bourdon, S.in-azin. Michel Corneille, Lesueur. Pendant longtemps r.\cadomi6 eut à lutter contre l'ancienne maîtrise des peintres et des sculpteurs, qui prit alors le nom à' Académie de Sa>nt-Luc et se prévalait de son privilège d'interdire de poindre et de sculpter à ceux
3ui n'appartenaient pas à la corporation. Mais, en 1655, es lettres patentes accordent à la compagnie le droit de se nommer Académie royale et décrètent que ses membres seuls pourront être peintres ou sculpteurs du roi ou de la reine. Mazarin prend le titre de protecteur; une pension de I.OOO livres est accordée à l'Académie. En 1663, Colhert porte la pension à 4.000 livres, et l'Académie obtient officiellement sa constitution dolinitive et la confirmation en bloc de tous ses privilèges. L'Académie s'installa d'abord au Louvre (1656-1661), puis au Palais-Royal (1661- 1692), et enfin de nouveau au Louvre, et !a galerie d Apol