C:ithé(irale d'Au
Saint-Germain, qui dépendait, avant la RévolutionT d'une abbaye de bénédictins; l'éghse Saint- Père {Saint-Pierre-en -Vallée), ancienne église abbatiale, monument de la Renaissance ; l'église Saint -Eusèbe, avec sa tour carrée à la base et octogone au sommet ; l'ancienne église paroissiale de Saint-Pèlerin, bâtie près de la fontaine où, d'après la tradition, le saint de ce nom baptisait, au ni" siècle, les Auxerrois convertis par lui au christianisme, le musée, etc.
— Deux conciles furent tenus à Auxerre ; l'un en 578, et l'autre en 1098. Un accord, désigné sous ie nom de paix d'A uxerre, y fut signé en 1412, entre les Armagnacs et les Bourguignons. Enhn, des conférences s'y tinrent en 1432, pour ménager une réconciliation entre Charles VII et le duc de Bourgogne, Philippe le Bon.
Auxerre est la patrie de saint Germain, évoque d'Auxerre; du patrice Mummolus, des moines Héric et Remy, du biographe Daubenton, du conventionnel Maure ; de 1 abbé Lebeuf, du littérateur Lacurne de Sainte-Palaye, du baron Fourrier, de l'avocat Marie, membre du gouvernement provisoire en 1848; du chirurgien Roux, de l'économiste Garnier, du physiologiste Paul Bert, etc.
— BiBLiOGR. : Abbé Lebeuf : Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre (Auxerre, 1848-55).
Auxerre (Pierre d'), avocat du roi à la sénéchausée de Lyon, né vers 1530, mort en 1595. Il rit exécuter à Lyon' le massacre do la Saint-Barthélémy, en affirmant
quo tdlo était la volonté du roi (los Vêpres lyonnaise), 31 aoiU i:>U), ot lut dans la suite comblé do faveurs.
AUXERROIS (u-lcsi-roi — paijus Auliasiodorensis), anc. piivs l)uiir^;inyiHJu do Franco, capit. Attxcrre, compris aujoùrd'liiii dans lu dopart. do l'Yonno.
— liiui.KioB. : Challo, Histoire de l'Auxerrois (Auxorre, 18-»i.
AUXÈSE (li-ksàz' — du gr. auxésis, augmentation) n. m. Fiu'ni»' plus connue sous lo uoni do Exagération ou do H^porl,ol,..
AUXESIA. Temps lier. Jcuno Cretoise qui vin*, à Trozfxio avoc Duinia, ot fut lapidùo avec ccllc-ci dans uiio ômouto. Plus tard, on élova des autols aux doux victimes, non soulomont à Trôzôno, mais à Epidauro ot à Egitio. Ou les confondit souvent avec Dômétor ot Porsôphono.
AUXÉSIE {â'ksè-zl — gr. mixâsis, augmentation) n. f. Eu T. do méd., Période d'accroissement.
AUXI {ô-kfii) n. m. Laino trôs fine et très belle, lllt^o aux environs d'Abboville, ot notamment à Auxi-le-Chàteau, dans la Soinmo.
AUXIDE («!-/«;) n. f. Espèce de tlion, genre do poisson acanrhoi'trrc, de la famille dos scombèriUûs. On lo trouve dans la M> -liii-naiH-<», dans la mer des Antilles, et dans rarcliiiM-l Malais. Sa chair est d'un rouge foncé,
AUXI-LE-CHÂTEAU [â-ksi), ch.-l, do cant. du Pasde-Calais, arrond. ot ii a:^ kilom. do Saint-Pol, sur l'Authio; 2.721 hab. Ch. do f. Nord. Kccolto et commerce de grains, laine ot fourrages ; taimorics. L'église paroissiale fxvi" siècle), ravagée ot on partie détruite pendant la Ligui», conserve los voûtes du chœur, et do belles fresques dans une chapelle. — Le canton a 28 comm. et 14.560 hab.
AUXILIAIRE [â-ksi — lat. anxiliaris ;do auxillum, secours) adj.t^ui aide, qui préto un concours : Muscles AVXiLixmE&. L'udorat esl, pour ainsi dire, u» seris adxiliairi^ du f/oût.
— n. m. pi. Soldats, troupes qui en socondent d'autres dans leurs opérations ; Les Jïomains se servirent des Huns en qualité d'AvxiLiA.mBS. (Montosq.) — Un auxiliaire.
— Substantiv. Appui, soutien, secours (Se dit des personnes, des animaux et des choses) : Un puissant auxiliaire. Le bœuf esl ^auxiliaire du laboureur. L'hypocrisie est un déshouornnt auxiliaire.
— Adrain. Nom donné, dans les prisons, à certains détonus employés au service intérieur comme balayeurs, allumeurs, etc. Ils reçoivent une légère rétribution.
— Antiq. rom. Foudres auxiliaires. Celles qui, d'après la science dos fulgurations, se montraient pour le bien do ceux qui les avaient implorées.
— Ârm. Soldats auxiliaires. Soldats qui font partie d'une armée étrangère à leur nation, il Service auxiliaire. V. la partie encycl.
— Coram. Livres auxiliai7'es, Nom qu'on donne aux livres supplémentaires sur lesquels on consigne des détails explicatifs qui ne pourraient trouver place dans les livres exigés par la loi.
— Gramm. Se dit des verbes qui servent à former les temps composés des autres verbes : Il y a en français deux auxiliaires : ^auxiliaire Avoir <?? /'auxiliaire Etre.
Il Signes auxiliaires. Dans la grammaire hébraïque, Les points diacritiques et les accents.
— Mar. Ofiiciers de la marine du commerce, employés momentanément comme ofiiciers sur les bâtiments de l'Etat : Enseigne auxiliaire, ii On entend aussi par auxiliaires des machines et des chaudières destinées à agir seules ou à desservir des engins autres que ceux du moteur du navire proprement dit. Les machines de pompage, les machines électriques, les engins mécaniques ou hydrauliauos des tourelles, les pompes do compression pour torpilles sont des appareils auxiliaires. Pour faire fonctionner ces machines, quand l'appareil évaporatoire n'est pas sous
Eression, on se sert de chaudières auxiliaires pouvant sufre à la marche de ces engins, il Pris quelquefois substantiv. : Ouvrez la prise de vapeur des auxiliaires !
— Math. Vaî'iable auxiliaire. Se dit dune variable que l'on introduit quelquefois dans los calculs, atin-de rendre ceux-ci plus simples ou plus symétriques, il Angle auxiliaire. Se dit d'un angle que l'on introduit quel{|uefois dans lis fnrmiilr^ iiio^onométriqucs, afin de les rendre calmes. II /'"onctionsauxiliaii'es, Fonctïoas
-. on exprime simplement les inté-
I I 1. I ,im. Les verbes auxiliaires sont ceux qui
se j'ii;^'iii.'nt aux; iortnes impersonnelles des autres verbes pour on constituer les temps composés. A mesure qu'ils se rattachent de plus en plus étroitement au verbe principal, on peut distinguer trois moments dans leur histoire : !■» Le verbe auxiliaire a encore sa signification individuelle : Hnbeo scriptam epislulam {Je possède ce résultat d'avoir écrit une lettre); c'est le cas, aujourd'hui, des verbes dits semi-auxiliaires, aller, venir, devoir^ etc., qui conservent encore une bonne partie do leur sens propre. 2" L'auxiliaire perd toute valeur particulière : ce n'est plus qu'un mot abstrait, qui exprime les rapports de personnes et do temps, Mais il est néanmoins un mot distinct : J'ai marché. 30 Enlin, il devient un simple suffixe et se fond avec lo verbe principal eu un seul mot qui a toutes les apparences d'.m temps simple : Cantare habeo donne Chanterai. Mais il e .t d'usage de ne donner le nom de « auxiliaire "
.(qu'aux verbes de la seconde catégorie, dans le cas où 1 auxiliaire est encore distinct du verbe principal, mais n'a àôjii plus ([u'unp valrur al^traitc. Cet effacement du sens des auxiliaire^ - \[ lipi, ,,ii,. les différentes langues aient
varié dans i.^ 1 1 mploi de ces mots. Etre et avoir
sontiosauxili , ; , :. [l innplovés; mais l'anglais.ouiro
•hâve Gtbe, ciii|-lui, Ir wuuhain-:"^'-;!/ >rin. frt. do, 7nay, et 1 allemand, outre /uiiivi ot.sr'/(, ; ■ '. 1 r]\\\\airewerden. Quant à la question de s,t\ .1 ,1 1 . ; auxiliaire qu'il fautemployeravec Icsverbr- ,1, pronominaux
ou impersonnels, elle a éd- i< , , : .i,> façons très diverses, suivant les différi'in. l'-'ur les verbes
pronominaux, l'auxiliaire osi ,;, .-t en italien,
avoir en espagnol; dans 1. - v 1 ., ., ;'i,-s, l'auxihairè est avoir on espan;nol : en itali.Mi et en français, l'usage seul décide selon les cas entre avoir ot être. — Le même temps peut être simple daiïs une langue, composé dans une autre ; au latin amor correspond le français je suis aimé : il y a plus de temps composés en français qu'en latin. ~ Erfin, il est à remarquer qu'un même auxiliaire peut indiquer des temps différents : à la voix réfléchie, être
marque lo passA {Je me suis baissé) , & la voix passive, il niar(|U0 lo présent {Je suis abaissé). Ces différences fout voir quo l'auxiliaire n'a quo la valeur d'un sicue abstrait. — Arm. Service auxiliaire. La loi du 27 juillet 1872, par ses articles 18 ot 31, règle la situation des jeunes gens qui, j)our uno cause quelconque, ont été dispensés do service dans l'armée active. Us peuvent èlro classés dans les «crviccs auxiliaires ; ils sont alors inscrits sur la quatrième partie de la liste de recrutement ot mis pondant vingt ans à la disposition du ministro do la guerre En temps do paix, ces auxiliaires sont astreints à cinq revues d'appel: doux pendant le temps répondant au service actif, doux
Sondant los quatre années do réserve, ot uno pondant la uréo du service dans l'armée territoriale. En temps do guerro, les auxiliaires ne peuvent être affectés à aucun servicearraé,mais ils sont destinés àcompléterles services sui\auts : fabricaiiun et iMiirriirii du matériel, travaux des
lol-hll.-.lIlMlr., Wrs VHCS \.[-Vr.-^. .|r, t , ■ | r ■ ■ r:i | , i i .-S , doS llÔpi-
.'-.di' I .1,111. '•■ , iiMii ,]..>n ■ , l.iir. .■m ■ ■! ri.ii [ii,i|,,i' rH aUtrCS.
dfiice, soiit eiirtîgislrés au Imroau de recrutement de la subdivision. En cas de mobilisation, les auxiliaires sont appelés au service suivant les besoins et on commençant par la classe la moins ancienne.
-^ Instit. rom. Dans l'armée romaine, les auxiliaires {auxilia) se composaient de troupes étrangères jointes à. la légion, mais restant cependant en dehors de ses cadres. Sous la république, les Romains ne firent d'abord qu'un usage très rare et très restreint dos soldats auxiliaires, et seulement dans les grands dangers. Toutefois, au témoignage de Polybe, une place leur était réservée dans les camps romains. Bientôt, à partir de la réforme militaire de Marins, ils fornuTcni, la cavalerie et linfaïUerie légère, tandis que les alliés latins («oc/t] étaient incorporés dans les troupes de liçne. Les auxiliaires étaient fournis par des rois alliés, réunis par des réquisitionsouattir's par la solde. Us devinretu '^ * ,., ^ ?" de plus en plus nombreux. >(^^;^-::::;^^£^^ — *'^ ■ surtout dans la cavalerie, Au^^ui^ires d'Asie (colonne Trajane). lorsque des campagnes
longues et éloignées eurent fait de larges vides dans les armées romaines. Sous l'empire, les troupes auxiliaires devinrent une institution tout à fait régulière ; dans l'infanterie, elles formaient les cohortes auxiliarix, commandées par des prxfecti, et pourvues d'un armement spécial qui les distinguait des légionnaires : lance (hasta)^ petit bouclier rond {cetra), épée longue et large (spatha) ; dans la cavalerie, les cohortes alarix, commandées également par des prœfecti, et subdivisées en turmes et en décuries. — Claude commença à incorporer dans les légions les auxiliaires étrangers, qui finirent par y devenir plus nombreux que les Romains eux-mêmes.
AUXIUAIREMENT iô-ksi) adv. D'une manière auxiliaire.
AUXILIATEUR, TRICE {ô-ksi — du lat. auxilium, secours) adj. (v>iii donne du secours : Le sensualisme appelle à lui, comme puissances auxiliatrices, l'imagination et le cœur. (Félix.) [Peu usité.]
AUXILIATION {â-ksi-li-a-si — du lat. auxilium, secours) n. f. Action de porter secours. (Peu usité.)
AUXILIUS, théologien, vivait au commencement du X* siècle. Il écrivait en 907 trois traités contre lennpeSergius, pour soutenir la validité des ordinatioiis faites par Formose. U y fait le récit des profanations commises par le pape Etienne VI sur le cadavre de son prédécesseur Formose. On les trouve dans les Analectes de dom Mabillon. V. aussi lo livre de Diunmler, AuxiUus und Vulgarius (Leipzig, isiiej.
AuxiTHALE {ô-ksi — du gr. auxein. augmenter, et thaltos, branche [qui favorise la végétation)). Myth. gr. Surnom donné parfois à la Terre, à Démétor, et aussi à Esculape, regardé comme le génie favorisant la croissance de l'homme.
AUXTTROPHE {â-ksi — du gr. auxem, croître, et trophè, nourriture [qui favorise la croissance]). Myth. Surnom donné parfois aux nymphes des prairies.
Auxo. Myth. Une des Grâces. — Ancienne divinité de l'Attique, qui présidait à la végétation.
AUXOIS {pagus Alcsiensis mérovingien), ancien pays do France (basse Bourgogne), capit. Semur, Il forme aujourd'hui les arrondissements d'Avallon (Yonne) et de Semur (Côte-d'Or.)
AuxoiS (mont), montagne du département de la Côted'Or (418m.), près de laquelle s'élevait probablement la ville gauloise à'Alesia. Une statue de Vercingétorix, due au sculpteur Aimé Millet, y a été élevée en 1865.
AUXOMÈTRE {6-kso — du gr. auxein, augmenter, et métron, mesure) n. m. Instrument propre à mesurer la force grossissante d'un appareil d'optique, l'augmentation delà puissance des muscles dans l'effort, l'augmentation en circuiiférenco du corps ou de quelqu'une de ses parties, etc.
AUXOMÉTRIQUE (d-A:5o) adj. Qui concerne l'auxomètre.
AUXON (lat. Auso), comm. de l'Aube, arr. ot à 25 kil. de Troyes, à la source d'un affl. do l'Armanco; 1.230 hab. {Auxonais, aises.)
AuxOffNE {à-son) [Assonum], ch.-l. do cant. de la Côted'Or, arr. et à. 31 kilom. de Diion, sur la Saône; 6.697 hab. (A j/xoïiïjois, otses.) Ch. de f. P. -L. -M. Tribunal de commerce ; collège communal: place de guerro. Fabriques do draps, serges, mousselines et clous ; commerce de vins, grains, farines, eaux-de-vie, melons, bois, charbon, fer, clouterie, quincaillerie, marbre, laines, fils et toiles. Auxonne, placée sur le chemin de fer de Dijon à Pontarlier, possède un château fort, un arsenal, et surtout la belle église Notre- Dame, commencée en 1309 par Jeanne de France, femme d'Eudes IV, duc de Bourgogne, et continuée, vers 1360, par Marguerite de Flandre.
AUXERROIS — AVADANA
— Histoire. Auxonne. autrcfoin capitale do YAuxonnoiê ot d'une petite souvorainolé dont los seigneurs prcnaieul
10 titre de lires d'Auxonne, refusa, on 1&26, do se rendre au comte do Launui, venant on prendre possoftsioa au Dom de Charlcs-Quint en vertu du traité do Madrid, et obligea l'étranger 4 se retirer ot â se réfugier à D-i.
Pondant les troubles do la Li^".
les Auxonnois, assiégés par lo •!
do Guise, durent, après une viguii rouso résistance, so rendre lo 17 août 1586. — Lo cant. a 16 comm. et 12.885 liab.
Auxonnois {ô-kso-noî) ou comté
d'Auxonno, anc. pays de Franco, cap. Auxonne.
AUXOSPORE((î-/MO»»-du gr. auxé, '^""'^^ '^ auïoùd-, croissance, ot aporos, spore; n. f. Nom donné à la spore sexuée dos diatomées résultant d'une copulation entre deux individus différents.
AuXY (ô-ksi), comm. du Loiret, arrond. ot à 20 kilom. do Pithiviers; 1.172 Uab.
AVXY {d-ksi), comm. do Saôno-et-Loiro, arrond. et à 0 kilom. d'Autuu ; 1.224 hab.
AuZANCES, ch.-l. de cant. de la Creuse, arrond. ot à 31 kilom. d'Aubusson ; 1.483 hab. Ch. do f. Orléans. Commerce de laines, chanvre et cuirs. — Le cant. a 11 comm. et 9.197 hab.
AUZANET (Barthélémy), jurisconsulte et célèbre avocat du parlement de Paris, nô à Paris en 1591, mort en 1673. On a de lui des notes sur la Coutume de Paris, ainsi quo des Obsenations et Mémoires sur l'étude de la Jurisprudence.
AUZAT, comm. do l'Ariège, arrond. et à 25 kil. de Poix, sur le Vicdpssos. aflluent de l'Ariège, au pied du Montcal m ; i.0G4 hab. Fromages, filature de laine, teintureries.
AuZAT-SUR-ALtJER. comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et an kilom. d'Issoiro; 1.697 hab. Mines de bouille.
AUZELLES, comm. du Puy-de-Dômc, arrond. et à 28 kil. d'Aïubert, sur lo ruisseau do Méode, affl. do la Dore ; l.GSl hab. Plomb argentifère.
AUZERS, comm. du Cantal, arr. et à 20 kilom. de Mauriac ; 1.063 hab.
AUZIAS-TURENNE (Joseph-Alexandre), médecin français né à Pertuis (Vaucluse) en 1812, mort i Paris en 1870, inventa l'inoculation du virus syphilitique comme moyen préventif contre la syphilis. Ses principaux travaux sur ce sujet ont été publiés sous le titre de ta Syphitisation (Paris, 1878).
AuzTTS, comm. de l'ÂvovroD, arr. et à 26 kilom. de Rodez; 1.950 hab. Ch. do f. Orléans. Houille.
AUZON, ch.-l. de cant. de la Haute-Loire, arrond. et à 14 kilom. de Brioude, sur VAuzon du Velay, affl. de l'Allier; 1.606 hab. (Au«onnai«, awes.) Mines de houille et source d'eaux minérales. — Le cant. a 12 comm. et 12.806 hab.
AUZOU (l'abbé Louis-Napoléon), né à Versailles en 1806.
11 fut, après 1830, un des fondateurs de V Eglise catholique française, mais ne tarda pas à se séparer de l'abbé Châtel, et se fit nommer par ses adeptes curé de Clichy-la-Garenne. Il garda cette cure dix-huit mois et en fut ensuite expulsé par le gouvernement. U fit encore des prédications, mais il désavoua sa conduite et rentra dans le giron de t'Èglise en 1839. Il a publié des écrits relatifs à \ Église catholique
AUZOUT (Adrien), mathématicien, né à Rouen en 1630, mort en 1691. On le regarde comme l'inventeur du micromètre à fils mobiles, pour mesurer les diamètres apparents des petits objets et des corps célestes. Il partage aussi avec Picard l'honneur d'avoir appliqué les lunettes aux instruments divisés. On a de lui un Traité du micromètre (1667), des Lettres sur les grandes lunettes, et divers
ÂUZOUX {zou) fCh.-Louis], anatomiste, né à Saint- .\ubin-d'Ecroville (Eure) vers 1797, mort à Paris en 1880. Reçu docteur en 1822, il s'est constamment occupé do vulgariser l'étude de l'anatomicH inventa une pàto inaltérable qui lui permit d'exécuter avec une grande précision des modèles anatomiques qui se démontent aisément, lia fondé à Saint-Aubin un établissement où des peintres, mouleurs et anatomistes travaillent à la fabrication de ces modèles. Outre différents mémoires, et sa thèse Sur ta vipère, il a exposé son système dans des Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie (Patis^ 1839).
AVA n. m. Espèce do poivrier (piper methysticum) des îles de la Société. 11 Boisson enivrante fabriquée avec la racine de cette plante et du lait de coco, et dont font usage les habitants du pays, ainsi que ceux de la Nouvelle-Calédonie. (On dit mieux kawà).
AvA, ville de la haute Birmanie (Indo-Chine), sur riraouaddy, anc. capitale de l'empire birman; 8.000 hab. environ. On y remarque le palais du roi et quelques temples aux flèches dorées. — N'om de deux provinces maritimes de l'empire du Japon : l'une dans l'île do Nippon, l'autre dans 1 île de Sikok.
AvA. Géogr.V. birman (empire).
AVACHI, lE n. ot adj. Pop. Personne sans énergie. il Personne aux chairs molles et flasques.
AVACHIR (de à, et de l'allom. iceich, mou)v. a. Rendre flasque, mou, au prop. et au t}g. : Les longues marches avachissent les chaussures. Nous avons avachi notre jugC' mentt en le frottant, l'huilant de folles opinions et de mauvaises mœurs. (Montaigne.)
S'avachir, v. pr. Pop. S'élargir, se délirer, devenir flasque et mou.
— Par anal. Se dit des femmes qui, par trop dembonpoint, perdent la fermeté de leurs formes. (Pop. et triv.)
— Fig. Perdre son énergie, son entrain : Cet homme n'est pfus bon à rien; il s'avachit.
— Hortic. Se du des branches d'arbres dont l'extrémité est pendante.
AVACHISSEMENT n. m. Etat de ce qui est avachi.
— Fig. Mauque dënergic.
AVADÂNÂ n. m. Mot sanscrit qui, dans le bouddhisme
AVADHOUTA — AVALOKITÊÇVARA
du Nord, désigne une composition en forme d'apologue qui contient un enseignement moral ou dogmatique. L"«r«dâna est souvent un récit de choses passées, mis dans la bouclie du Bouddlia et dont il tire une leçon pour le
F résent ; parfois, aussi, il énonce une prédiction pour avenir. Dans les Ecritures bouddhiques se trouvent des avadânas isolés ; mais c'est surtout à des recueils que le nom a été appliqué, comme l' Avadâna-Sataka (centaine d'avadànas), le Divya-Avadànti (avadâna céleste).
AVADHOUTA n. m. Nom donné, dans l'Inde, à des solitaires d'une grande austérité.
AvADZI, une des huit grandes îles de l'empire du Japon, constituant le Japon proprement dit; elle est située entre Nippon et Sikok. Pop. totale : 1.555.000 hab. Produits céramiques.
AVAGE n. m. Dr. coût. Taxe en argent ou en nature, que le bourreau percevait sur certaines marchandises, les jours de marché. Ce droit a été supprimé en 1775, à Paris et dans plusieurs villes, le roi s'étant chargé de pourvoir au salaire de l'exécuteur.
AVAILLES-LIMOUZINE (lat. Avallia), ch.-l. de cant. (Vienne), sur la Vienne : arrond. et à 36 kilom. de Civray ; 2.550 hab. Eauxminérales dites d AvaiUes, dépendant de la commune d'Abzac (Charente). — Le cant. a 4 comm. et 5.955 hab.
AVAL (du lat. ad, vers, et imllis. vallée) n. m. Le bas du courant d'une rivière, par opposition à Vamont, qui est la direction contraire.
— Vent d'aval. Nom que l'on donne, sur les côtes de l'Océan, aux vents du large, c'est-à-dire aux vents d'O., et particulièrement à ceux qui inclinent vers le S. Il Dans la navigation fluviale. Vent d'aval, Vent qui souffle contre le courant, surtout quand ce courant va de l'E. à l'O., comme cela a lieu sur la Seine, la Loire, la Garonne, etc. ii Pai/.'i d'aval. Celui où l'on arrive en descendant la rivière, n Bief d'aval, Partie d'un cours d'eau située au-dessous d'un barrage, il Terre d'aval, Nom sous lequel on a désigné les Pays-Bas.
— Adverbial. ; Aller en aval. Descendre une rivière.
— En aval de, loc. prépos. En dessous de, dans la direction du cours de l'eau : En aval de la ville.
— Anton. Amont.
AVAL (selon les uns, abrév. de A valoir, à cause de la garantie qui constitue Vaval; selon d'autres, de aval, en bas, à cause de la place de la signature de l'aval) n. m. Garantie donnée, sur une lettre de cliange, ou sur un billet à ordre négociable, par un tiers qui s'oblige à en payer le montant s'il n'est pas acquitté par le souscripteur primitif, ou par un de ceux qui ont accepté l'efl'et : Un aval. Des AVALS. Bon pour aval. Donner, fournir son aval.
— Encycl. Dr. commerç. Avant d'accepter une lettre de change, ou un billet à ordre, on peut exiger qu'un tiers garantisse le payement à l'échéance; cette garantie porte le nom A'avnl et se donne sur le billet lui-même ou par acte séparé (art. 141, 142, 187 du C. de comm.). Le donneur d'.ival doit avoir la capacité légale requise pour souscrire une lettre de change ; il est tenu par les mêmes voies que les tireurs ou les endosseurs, et, par conséquent, soumis à la juridiction commerciale. Le donneur d'aval est obligé, solidairement avec tous les signataires, au payement de la lettre de change; il contracte envers le créancier du cautionné les obligations dont ce dernier est tenu à l'égard dudit créancier. Mais ces règles, qui sont applicables à défaut de conventions particulières, peuvent être modifiées ; celui i|ui donne un aval est en droit de stipuler, par exemple, qu il ne sera pas tenu solidairement.
La souscription d'un aval n'est soumise à aucune forme spéciale : les mots bon pour aval et la signature du souscripteur sont la formule ordinaire, lorsque l'aval est donné sur le billet même. Lorsqu'il est souscrit par acte séparé, il peut être donné devant notaire, sous seing privé et même par lettre missive. L'aval étant une garantie nouvelle donnée aux intéressés, il va sans dire (jue le tireur, les endosseurs et l'accepteur, tenus à un autre titre au payement de la lettre de change, ne peuvent le donner.
AVALAGE (rad. aval) n. m. Nom que l'on donne à la descente d'un bateau sur une rivière, n Droit que les bateliers payaient pour descendre une rivière.
— Métall. Dernière opération do l'aflinage do la fonte dans la méthode comtoise, bourguignonne, 'etc.
— Pêch. Droit de mettre des nasses pour prendre le poisson nui descend, i, On dit aussi avalaison.
— Teclin. Descente d'une pièce de vin dans une cave : Il Coulage, fuite do vin à travers le tonneau.
AVALAISON ou AVALASSE (rad. n™/) n. f. Cours d'eau torrentiel qui se forme à la suite de pluies abondantes ou de la fonte subite des neiges.
. — Par ext. Amas de pierres roulées et déposées sur le rivage par les eaux torrentueuses, ii On dit aussi avalage.
— Navig. Vent frais d'aval durant jusqu'à huit jours et plus, sans varier, n Avalaison des vents d'amont, Change-
AVALANCHE (bas lat. avalantia; de ad. à, et vallis, vallée) n. f. iMasse de neige qui se détache des hautes montagnes, et roule avec fracas jusque dans les vallées : Les avalanches ensevelissent souvent des villages entiers.
— Avalanches venteuses. Tourbillons de neige dure, entraînée par un vent impétueux.
— Par anal. Grande masse d'objets qui roulent ensemble d'un lieu élevé : Avalanche de terre. Avalanche de pterres.
Il Multitude de personnes ou de choses : Une avalanche de discours, d'injures, de lettres, etc. Une avalanche de bouteilles, de tabourets, de tables, tomba sur (iii. (H. Castille.)
— Encycl. h'avalanc/ie est un phénomène normal dans l'économie de la nature ; elle a pour efi'et de débarrasser en quelques instants le sommet des montagnes de la masse énorme des neiges que l'hiver y accumule, et que le soleil et les vents chauds mettraient toute l'année à fondre. Lorsque la pente qui sollicite l'avalanche est douce, celle-ci se meut lentement et se tixe souvent en glacier. Quand la pente est rapide, l'avalanche a lieu avec une impétuosité efl'rayante : elle entraîne des matériaux, pierres, blocs de rochers, dont la pesanteur accélère encore sa vitesse et sa puissance, qui deviennent alors irrésistibles, et porte le ravage et la ruine dans les vallées. Souvent les éboulements suivent le même chemin sur le flanc des montagnes, et y creusent de vastes érosions qui prennent le nom do
couloirs d'avalanches. Le massif du Saint-Gothard compte 350 de ces couloirs, dont le débit annuel n'est pas inférieur à 325 millions de mètres cubes. On distingue les avalanches d'hiver, poudreuses ou areins (staublawinen), formées par la neige gelée en poussière sans cohésion. Ce sont celles qu'on redoute lo plus, parce qu'aucun indice ne peut faire prévoir ni l'heure, ni la direction de l'écroulement, qu'un rien, le passage d'un chamois, un coup de vent, un bruit de voix, peut provoquer. Les résultats sont terribles : la masse croulante se grossit de toutes les neiges, de toutes les pierres et broussailles qu'elle rencontre; l'air, comprimé latéralement, forme une trombe qui emporte tout. Les avala?îches de fond ou compactes (grundlawinen) procèdent autrement : au printemps, la couche superficielle des neiges fond sous les rayons du soleil, et l'eau, pénétrant leur masse, la détache du sol à l'état Je névé, formant une sorte de boue gilacée, qui s'élance suivant la pente, en entraînant des débris de toutes sortes, comble les torrents et les ruisseaux, et augmente ainsi lo désastre. AVALANT, ANTE (rad. aval) adj. Navig. Qui descend le cours de l'eau : Barque avalante.
— Constr. Arche avalante, Arche d'un pont sous laquelle le courant de l'eau est très rapide.
— n. m. Bateau avalant : Un avalant.
AVALE (rad. aval) n. f. Face postérieure, inclinée d'avant en arrière, dos incisives des ruminants. Son inspection fournit des renseignements sur l'âge.
AVALÉE n. f. Ce qu'un tisserand peut faire sur son métier sans dérouler les ensouples, avant de lâcher de la chaîne, ii Quantité d'étoffe comprise entre la perche et le fauchet, dans l'opération du lainage. (Dans les deux cas, on dit également une levée.)
AVALEMENT n. m. Action d'avaler, dans le sens de descendre, d'abaisser; résultat de cette action.
— Action d'avaler, dans le sens de Introduire dans l'estomac par le gosier. (Peu us.) ii On dit mieux déglutition.
AVALER (rad. aval) v. a. Faire passer, faire descendre par le gosier jusque dans l'estomac : Avaleh une huître.
— Par ext. Absorber, consommer, dévorer : Les impôts nous avalent tout (Balz.) ii Se dit en parlant de vêtements, de coiffures, etc., trop grands pour les personnes qui les portent : Une redingote qui avale son homme.
— Prononcer indistinctement ou incomplètement : Les mauvais acteurs avalent les mots, il Lire rapidement et avec avidité : Avaler des romans.
— Fig. Endurer, subir : Avaler des injures, des refus.
— Fam. Croire sottement : Il n'y a rien de si impertinent et de si ridicule qu'on ne fasse avaler, lorsqu'on l'assaisonne en louange. (Mol.)
— Loc. fam. Ne faire que tordre et avaler. Manger avidement et presque sans mâcher, ii Avaler quelqu'un. Le mettre à la raison, ii Avaler quelqu'un des yeux, ou ùhsol.. L'avaler. Signifie encore le regarder avec colère, avec une fureur concentrée. — Se prend aussi en bonne part : Cette mère avalait des yeux son fils, qu'on venait de couronner.
Il .ivaler quelque chose des yeux, Désirer avidement boire ou manger quelque chose que l'on a sous les yeux, et dont on ne peut disposer, n Avaler sa langue : 1" S'ennuyer, bâiller outre mesure; 2» Se taire; 3° Mourir, parce que les morts ne parlent plus. — La langue populaire et l'argot varient à l'infini cette expression figurée. C'est ainsi que, pour rendre l'action de mourir, on dira d'un marin qu'il avale sa gaffe; d'un tambour, qu'il avale ses baguettes; etc. ii.4i'n;pr un bouillon. Faire une fausse spéculation, éprouver une perte considéralde. (On dit plus souvent Boire un bouillon.) ii Avaler la pilule, le morceau, la médecine, Se soumettre à une chose pour laquelle on a beaucoup de répugnance, ll Avaler le calice. Avaler le calice jusqu'à la lie. Etre accablé, rassasié de douleur ou d'humiliations. (On dit mieux Boire le calice.) ii Avaler des couleuvres. Essuyer des mortifications, des dégoûts, sans pouvoir manifester son mécontentement, n Faii-e avaler des couleuvres à quelqu'un. Lui faire croire des choses exagérées, impossibles. (On dit aussi : Faire avaler le goujon.)
11 Avaler quelque chose comme l'eau, comme un verre d'eau, comme un verre de vin. Le faire sans répugnance, sans peine, sans remords, il Avaler quelque chose connue miel, plus doux que miel, plus doux que confiture, doux comme lail; etc., Le croire, l'accepter avec plaisir, n En faire avaler. En faire accroire, ii Avoir l'air d'avoir avalé sa canne, Etre guindé, gourmé.
— Argot. Avaler sa cuiller. S'enfuir, s'évader, n Avoir avalé le pépin. Etre enceinte (allusion à la pomme d'Eve).
— PRdv. et LOC. PROV. : Morceau avalé n'a plus de goût. Une fois qu'un plaisir est passé, il n'en reste rien.
II II avalerait la mer et ses poissons. Se dit d'un homme qui a une grande soif et fig., d'un homme très cupide.
S'avaler, v. pr. Etre avalé : L'huile de ricin ne s'avale pas sans dégoût.
— Fam. Se dit de deux personnes très irritées l'une contre l'autre, et qui se menacent de la voix et du geste : On aui'ait dit qu'ils allaient s'avaler.
— Fig. Etre accepté, souffert patiemment : De pareils outrages ne sauraient s'avaler.
AVALER (rad. aval) v. a. Faire descendre, abaisser, faire pendre : Avaler du vin dans la cave. (Vieux.)
— Hortic. .4i'ofer une branche, La couper près du tronc.
— Mar. Faire avaler la toile. Ménager quelques plis d'une voile, sous la ralingue, en les cousant, pour empêcher la voile de se déchirer quand la ralingue a adonné ou s'est allongée. (On dit aussi Faire boire la toile.) n Le vent avale ou !-avale quand il est de la partie d'en aval, n Avaler s'emploie aussi dans le sens de Descendre le courant.
— Métall. Avaler la loupe. En terme de forges, soulever la loupe ou masse do fer incandescente au-dessus de la tuyère, pour permettre au charbon de tomber dessous et de former un lit sur lequel on replace la loupe.
— Min. Foncer, creuser un puits.
— Techn. Chez les chapeliers. Avaler la ficelle, La faire descendre du haut de la forme jusqu'en bas.
— Véner. Avaler la botte au limier. Lui enlever la laisse, pour qu'il puisse chasser en liberté, ii Ce limier avale sa hotte. Se dit lorsqu'il passe lui-même sa laisse par-dessus son oreille, et s'échappe.
Avalé, ée part. pass. du v. Avaler.
— Joues avalées. Joues creuses.
— Manèg. Croupe avalée. En parlant du cheval, Croupe défectueuse qui va en s'abaissant de la partie antérieure à la partie postérieure, défaut très commun dans certaines
races, ii Ventre avalé. Ventre volumineux et tendant à s ^aisser. (C'est l'indice d'un cheval peu propre à lacourse ) S'avaler, v. pr. Pendre, descendre trop bas : Le ventre de ce cheval s'avale.
AVALERESSE n. f. Nom donné dans les charbonnages à tout fonçage ou bure qui n'est pas encore arrivé au ter-
mm-^^
s qui avale, qui mange un avalee'r d'asper-
rain houillcr et n'a qu'une amorce de cuvelaqe. L'avalercsse ne prend le nom de puits que lorsque cuvelage et fonçage sont terminés. V. puits.
AVALE-TOUT n. m. Pop. Personne qui mange énormément : Des avale-tout. ii Par ext. Prodigue, dissipateur.
AVALE-TOUT-OBU n. m. Pop. Personne qui mange beaucoup, ii Homme qui fait le fior-à-bras : Des avale-