TOUT-CRU
— Argot. Voleur de mise élégante qui dérobe les bijoux, surtout les diamants, et qui, pour ce faire, les met dans sa bouche, et quelquefois les avale.
AVALETTE n. f. Morceau de bois de 6 à 7 pouces, fixé sur une grosse ligne, entre deux nœuds, et servant à la pèche au libouret.
AVALEUR, EUSE n. Pop. Personne < ou boit certaines choses avec excès ; ges, de vin de Champagne.
— Par ext. Personne qui absorbequelquechose en grande quantité : Philippe le Uel. grand avalecr d'impôts
— Loc. PROV. : C'est un avaleur de pois gris. Se dit d'un gourmand, d un gjoiuon. (Se dit aussi d'un charlatan.)
Il C'est un avaleur de gens, de charrettes, de charrettes ferrées, C est un tantaron, un matamore.
AVALIES 11. f. pi. Laines qui proviennent des peaux do moutons égorgés à l'abattoir.
AVALISER ou AVALER v. a. Mettre son aval sur • Celui qui AVALISE un billet à ordre, une lettre de change, s'ennaqe a payer à défaut du débiteur principal.
AVALISTE (liss) n. m. Celui qui donne un aval, c'est-âdire la garantie de sa signature sur un billet à ordre déjà endossé. •'
AVALITE n. f. Silicate naturel de chrome, alumine, fer, potassium, cériura et manganèse.
AVALITES, villeanc.de l'Afrique, sur lesbordsdu5i'nMs Arables, au S. du détroit de Bab-el-Mandeb, aujourd Zeilah.
AVALLON {Aballo), ch.-l. d'arrond. de l'Yonne, à 52 kil d' Auxerre, sur le Cousin, affl. de la Cure ; 5.809 hab. (Ara(lonnais, aises.) Tribunaux de première instance, de commerce ; collège. Vins renommés ; carrières de pierres, blocs granitiques; minerai de fer. Fabriques de draps, merrain, poinçons ; moulins à foulon, tanneries, papeteries, filatures de laine. Commerce de grains, vins, bois, laines, bétail, chevaux. — L'arrond. a 5 cant., 72 comm. et 40.339 hab. Le cant. a 16 comm. et 11.878 hab.
— Histoire. Cette ville, située sur la rive droite du Cousin, à l'issue d'une vallée bordée de coteaux fertiles en excellents vins, occupe l'emplacement de l'Aballo de \' Itinéraire d'Antonin et de la Table de Peutinger. Au VI' siècle, c'était une place forte que se disputèrent, dans la suite, les rois de France et les ducs de Bourgogne.
Robert le Pieux assiégea sans succès le château d'Avallon ; mais, plus tard, ayant été mis en possession de cette forteresse, il la fit démanteler.
En 1433, Charles VII s'emparad'Avallon, que le duc Philippe le Bon replaça, peu après, sous la domination de la maison de Bourgogne. A la mort de Charles le Téméraire, Aval- Ion fut réuni à la couronne do France. Les ligueurs pillèrent cette ville, en 1594. - Patrie de Cousin d'Avallon et de 1 architecte Caristie.
— BiBL. : E. Petit, Avallonetl'Avallonnais{k\i.-!terTe, 1867). AVALOIR (rad. aval) n. m. Sorte de nasse. V. nasse
— Argot. Gosier. V. avaloire.
AVALOIRE (rad. avaler) n. f. Pop. et bas. Bouche, gosier.
— Par anal. Ouverture d'une cavité profonde où ouel- (|ue chose s'engouffre. ^
; d'Avallo
AVALOIRE n. f. Pièce du harnais qui, fixée au brancard, descend derrière les cuisses du cheval du timon, pour retenir la voiture dans une descente. (On dit aussi recule- MENT.) Il Outil dont se servent les chapeliers pour avaler la hcelle, c est-à-dire la conduire depuis la partie supérieure de la forme du chapeau jusqu'en bas.
— Dans l'industrie céramique, on désigne ainsi deux disques métalliques, sortes de meules, entre lesquelles on broie les minerais que l'on mélange avec la pâte pour les colorer.
AVALOKITÊÇVARA (le Seigneur qui regarde d'en haut avec compa-^sion), l'un des cinq Dhyâni-Bodhisattvas. C'est la A, .ivaloire.
ligure dominante du bouddhisme Mahâyâna tantrique. Son culte s'est développé prodigieusement "au Thibet, en Chine
mol d'Aiililibha. UaborJ cuucoiition ijuremciit i 1 n'a pas larclo à s'anthropomorphisor
Avalo
et au Japon, SOUS lo nom do Tchanréai, Kouan-Yin ot Koiian- On. Porsonnilicaiion do la compassion ot do la cliariu-,lils
physique, il iia pas tardo à s'authropomorphiscr ot à s"ai)i)roprior los fonctions ot les attributs do prosquo tous les dieux bralunaniquos passés dans lo bouddhisme, co qui explique les vingt ot uno l'ormos qu'on lui donao. Môme, coninio A. cos dieux, on lui a attribue uno épouse eu çâkti on la Sorsonne do la déesse 'i'àrâ, l'une os formes do Kàli.
AVALON, presqu'île d'Anglc-r terro (tu>iuto do Somerset), au S.-O.
do W.'Ils. i;»Mi<;hanteur Merlin ot le bardo Taliosin y tnuisportOrent lo roi Arthur, blessé niortclïoment à la bataille do Carnlann.
Là aussi, l'autour du roman intitulé Guillaume au Court nez fait transporter par des fées Henoard et plusieurs guerriers. Dans la l prosqu'ilo d'Avalon s'élève la ville rie Glastunbiiry.
AvALONius (Elvan), apôtre plus un moms légendaire de la Grande-Bretagne, au ii* siècle do loro chrétienne.
AVALOS (Ferdinand-François i>'), deuxième marquis do Poscairo ot d'Aquin, un des premiers hommes do guerre du XVI» siècle, né dans lo royaume de Naplos on 1489, mort on 1525. Fils d'Alphonse d'Avalos, premier marquis de Pescaire, tué en 149G, et de Diane de Cardone, polit-lils do Uodorigo d'Avalos, comte de Kibadcs et connétalilo de Castillo, il appartenait à la grande noblesse d'Espagne. Il lit la guerre du Milanais; prisonnier à Rayonne en 1512, où il fut blessé, il reçut do Louis XH la liberté contre uno rançon de G. 000 écus d'or et la promesse de ne plus servir contre la France, promesse qu il ne tint pas. En 1513, il bat les Vénitiens à La Morta, prend Gènes, bat los Frantjais à La Bicoque (1522), puis les bandes de Lautroc (1521). Il commandait les cens de pied à Pavie (1525). Ayant tenté do proliterdo la vice-royauté do Naples pour se rendre indépendant, il fut surveillé par Antione de Leyva, et se tira d'atfaire en livrant ses complices. Il mourut pou après. A sa mort, son marquisat passa à son frère de! Vasto. Son épée est au musée de Cluny.
— BiuuoGR. : Brantôme (édit. Lud. Lalanne, t. III).
AVALOS (.Vlphonso d"), marquis dcl Vasto, nommé par les Français Du Guast ou Du Gasl, troisième marquis do Pescaire à la mort de son frère (1504-1516). Capitaine des bandes de Charles-Quint, il prit part à tous les combats importants dos guerres d'Italie, et s'occupa de nombreuses intrigues politiques ; c'est lui qui fit tuer les émissaires que François I" envoyait au sultan de Constantinoplo. Il prit part à la campagne de Tunis (1535), à celle de 1543, contre les Français alliés aux Turcs, à Nice et en Corse, fut battu à Cérisoles (1514). Ce personnage et le précédent sont les doux plus remarquables représentants de la famille d'Avalos, qui se continua encore à Naples.
AvALOS (Constance d'), femme poète, sœur du marquis del Vasto, vivait dans la première moitié du XVI* siècle, et fut mariée à Alphonse Piccolomini, duc d'Amalfi. qui la laissa veuve do bonne heure. Ses poésies, dont on vante la grâco et la douceur, ont été recueillies dans les Rime di nobilissime donne (Lacques, 1559),
AVALURE (rad. avaler, dans le sens de descendre) n. f. Altération du sabot du cheval, dans laquelle la corne se sépare delà peau dans une étendue plus ou moins grande. Il Maladie que l'excès ou le caractère trop échauffant de la nourriture développe chez les jeunes serins et autres petits oiseaux. Elle les fait maigrir, leur fait durcir, grossir et avaler le ventre.
— Plaie gui tombe en avalwe. Plaie qui, en se cicatrisant, forme un bourrelet au sabot du cheval.
— Par ext. Excavation pratiquée naturelloment : Ava- LURE taillée à pic dans la falaise.
— Encycl. Ij'avalure, ou pousse de la corne dos chevaux, commence à l'endroit où le sabot s'unit à la peau, ot se projette do haut en bas, en poussant l'ancienne corne justprau bord inférieur de la paroi. Cotte descente de corne, toujours déterminée par quelque altération morbide, est constamment marquée par des irrégularités, des bourrelets, souvent une dépression, et quelquefois une désunion. Le cheval est dit " laire pied neuf", ou «quartier neuf", suivant que l'avalure est générale ou n'intéresse qu'un des quartiers. L'avalure peut devenir utile, comme dans les plaies à la peau du bourrelet et dans celles que l'on fait à l'angle quand on en j'Xtirpe une portion; dans ce cas, on doit en favoriser le développement, en tenant lo sabot souple, en parant et en ferrant souvent.
AVANÇAGE n. m. Limite où commence le stationnement des voitures de place sur une voie publique.
AVANCE (rad. aua«cer)n. f. Tout ce qui est on avant relativement à uno autre chose, n Partie de bâtiment faisant saillie sur la rue ou sur un alignement quelconrpic : Corniche^ balcon qui forme avance. Une petite avance.
— Distance ou espace de temps dont on dépasse quelu un ou quelque chose qui suit la même direction : Pren- 're, oagner de /'avance, il Ils ont pris de l'avance. Ils sont
partis en avant.
— Par ext. Avantage, amélioration; tout ce qui, étant déjà fait ou prêt, sert à faire autre chose avec plus de rapidité ou de facilité : Avoir rassemblé ses matériaux
tue véritable avance, ii La belle avance l Lo grand avan-
)! A quoi cela sert-il?
Payement anticipé, à rabattre sur ceux qu'on devra faire plus tard : Faire une avance à un employé, à un ou-
r. \\ Situation qui résulte pour le débiteur de ce payemont anticipé : iLtre en avance de 200 francs. \\ Déliours que Ion fait ou que l'on est en mesure do faire pour une entreprise quelconque. (En ce sens, le pluriel est seul usité : Certaines professions exir/cnt de fortes ava.ncks.)
— Fig. Avantage que l'on prend sur quelqu'un : L'élève studieux prend de Tw.vnce sur ses condisciples.
— Tentatives, premières démarches en vue d'une liaison d'amour ou d'amitié, d'une réconciliation, d'un accord. Ne s'emploie guère qu'au pluriel : £u amour, c'est naturellement aux hommes à faire les avances ; 7nais les femmes les font quelquefois. ^La Bruy.)
AVALOxN