AVANT-VEILLE
Jour qui précède immé diatement la veille '" dit aussi sdr-veille.) ii
PI. Des AVANT-VEILLES.
AVANZI (Jean-Marie), jurisconsulte et poète italien, né à Ferrare en 1564, mort à Padoue en 1622. On connaît, parmi ses ouvrages imprimés : il Satiro (1587\ fable pastorale, Luccwla, poème [len), ainsi que quelques mor-
Avant-train.
ceaux insérés dans divers recueils. Ses Lagrime di Giacobbe; son Histoire ecclésiastique de l'apostasie de Luther, et diverses autres compositions, sont restées manuscrites.
AVANZI (Jacques), peintre de la seconde moitié du xiv< siècle, né à Vérone ou à Padoue, élève et collaborateur d'Altichieri pour les fresques de la chapelle San- Felice à Padoue; il peignit ensuite seul, encore à Padoue, les fresques de la cliapelle San-Giorgio.
AVANZI (Jacques), peintre de la seconde moitié du XV" siècle, à Bologne. Ses principaux tableaux (sujets surtout religieux) se trouvent à l'académie de Bologne, ou à Mazzarata, près de cette ville.
AVANZI (Victor), paysagiste, né le 23 février 1850 à Vérone, élève de 1 académie de Munich. A peint des paysages de Bavière et d'Italie [Environs de Dachau, Bords de llsar, la \iUa d'Esté à Rome, Capri, marine, etc.).
AVANZINI fl'abbé Joseph), mathématicien italien, né à Gaino (Vénétie) en 1753. mort on 1827 à Padoue, où il occupait la chaire de mathématiques transcendantes. Il a donne, entre autres écrits, des Héflcvions sur la direction des fleuves (Brcscia, 1782), ouvrage estimé, ainsi que plusieurs traités d hydraulique.
AVAOUSSÉ ou AVAUX (vô) n. m. Nom que l'on donne en Provence aux diverses variétés de chênes nains, particulièrement au chêne kermès {quercus coccifera).
AvAR, district de la Russie mérid.(Transcaucasie prov du Daghestan), peuplé de 35.000 hab. Ch.-l. Khounzak.
AVARAY (famille d'), ancienne famille du Béarn, connue dès le xiif siècle. Ses principaux membres sont : Claude-Théophile DE Bésiade, marquis d'Avaray, lieuteiiant général (1655-1745),- qui eut un ■ grande part au succès de la bataille d Almanza (1707) et à la soumission des places des royaumes do Valence et d'Aragon. (Il se signala à 1 armée de Flandre, sous les ordres de Villars) ■ — Claude-Antoine de Bésiade, duc d'Avaray, petit-tils du précèdent (1740-1829), député aux états généraux de 17S9 par la noblesse de l'Orléanais, emprisonné pendant la
I erreur et sauvé par le 9 thermidor. (Louis XVIIl le créa lieutenant général en 1814, pair de France en 1815, et duc en 1817); — Antoine-Louis-François de Bésiade, duc d'Avaray, fils du précédent (1759-I8II), fut un des serviteurs les plus dévoués de Louis XVlIl, auquel il servit d agent pendant l'émigration.
AVARE (lat. avarus ; du v. avère, désirer avec ardeur) adj. «m aime passionnément l'argent, qui se plaît à l'accumuler sans en faire usage : L'homme avare se prive de tout.
II Bossuet a donné au mot avare le sens de avide, de rapace ': O mort, où est ta victoire ? ta main avare n'a rien enlevé à cette vertueuse abbesse.
— Ps"" Bxt. Qui ne prodigue point une chose, qui la distribue avec parcimonie : Dieu n 'est point avare de ses dons. Il Qui est donné, distribué avec parcimonie : Par les fenêtres grillagées pénètre un jour a\are. 11 Qui produit avec
pareil]
Il fallut qu'au travail le corps rendu docilo Forçât la terre avare à devenir fertile.
tout « .
BOILBAU.
us le renvoie, proie.
Racine.
Personne qui a le vice de l'avarice : Z'avahe dérobe 'S besoins pour enrichir son imagination. (La Roch.)
— Prov. : A père avare enfant prodigue; à femme avare galant escroc, Les pères avares ont des héritiers qui dilapidciii leurs biens, et les femmes avai-es des amants qui les volent. 11 L'avare et le cochon ne sont bons qu'après leur mort, De même que le coclion ne peut être unie à
homme que lorsqu'il meurt en lui laissant sa chair, ainsi I avare n est utile que du jour où sa mort donne à d'autres 1 argent dont personne no profitait pendant sa vie.
— SvN. Avare, avaricieux. h'avare est celui qui possède sans vouloir faire usage de son bien, h'avaricieiix est celui qui manque à donner dans l'occasion, ou qui donne trop peu. Avaricieux se prend toujours en mauvaise partavare se prend quel(|Uofois en bonne part : Turenne était avare du sang de ses soldats. V. chiche.
— Anton. Dépensier, dilapidateur, dissipateur, prodigue. — Généreux, libéral.
Avare (l'), comédie de Molière, en cinq actes et en prose (9 sept. 1668). Harpagon, avare fiefi'é, est un gros bourgeois oblige de tenir un certain train de maison, ayant un intendant, Valère ; un valet, LaFlèche, spécialement attache à la personne de son fils, Cléante ; doux laquais, Brindavome et La Merluche; un cocher-cuisinier, le fameux maître Jacques ; une fille de chambre, dame Claude • un carrosse, deux chevaux, etc. Il est vrai que l'intendant ne ic sert que pour les beaux yeux de sa fille Elise ; que les vêtements des laquais tombent en loques, que les chevaux, exténués de privations, sont incapables de tirer le carrosse. Quant à lui, il augmente ses revenus en prêtant à un taux extraordinairement usuraire, par l'intormédiairo de courtiers, et un remboursement de dix mille écus, qui vient de luiêtre fait, lui cause bien des tourments • car, n ayant aucune confiance dans les coff'res-forts, il a enl^oui la cassette dans son jardin et a toujours peur qu'on la lui vole. Sa parcimonie est telle qu'il veut marier sa nlle avec un vieux bonhomme comme lui, le voisin Anselme, qui la prendra sans dot (expression devenue proverbiale), et que son fils, qui aime une jeune fille pauvre, Marianne, et voudrait lui faire quelques cadeaux, est obligé d avoir recours aux usuriers. Un courtier, maître Simon, trouve à Cléante un prêteur qui, pour un billet de 15.000 livres, offre 12.000 livres comptant à 25 p. 100 d'intérêt, et le reste en bahuts, tapisseries, armes hors d'usage, etc., j usqu à un crocodile empaillé. Cléante se résigne, il lui faut do 1 argent à tout prix ; mais, quand l'emprunteur et le prêteur sont mis en présence, c'est le père et le fils ; d'où une scène du plus haut comique, merveilleuse d'antithèses a la lois plaisantes et dramatiques. La scène est classique, comme tout l'ouvrage.
Une autre complication naît de ce que Harpagon, sur les conseils d'une fine mouche, Frosine, veut épouser Marianne. Il se propose de faire atteler les chevaux au carrosse pour conduire à la foire Marianne et sa mère, et de leur offrir au retour un souper. I! faut que maître Jacques se distingue, et celui-ci dresse aussitôt le menu : quatre i>"tages. cinq assiettes, entrées, entremets... Harpagon crie comme si on l'écorchait, et Valère vient à son secours en déclarant que de tels repas, de l'avis des
médecins, sont fort nuisibles à la santé; qu'il faut manger pour vivre, et non vwre pour manger, belles paroles que 1 avare se promet de faire graver en lettres d 'or. Pour savoir au juste quels sont les sentiments do son fils pour Marianne, il use du même stratagème que Mithridate avec Monime dans la tragédie de Racine : il feint de consentir à leur union. Cléante tombe dans le piège et, quand il a tout raconte : leurs discrètes entrevues, l'échange de leurs serments Harpagon jette le masque et lui ordonne de renoncer à Marianne, qu'il se réserve pour lui-même. Il y a alors entre le père et le fils une scène très vive : la comédie tourne presque au drame. Mais voici que La Flèche a déterre la cassette d'Harpagon etla vient confier àCléante. 1 out aussitôt. Harpagon s'aperçoit du vol ; et, après avoit exhale son désespoir dans un monologue resté célèbre il lait venir un commissaire pour procéder à une enquête' et mettre au besoin tous ses gens à la torture. Interror'é maître Jacques fait tomber les soupçons sur Valère l'm ' tondant, et celui-ci, qui n'a pas la conscience bien nette car le matin même il a échangé avec Elise une promesse de mariage, entendant parler de bien dérobé, de trésor enlevé, croit qu'il s'agit de la fille d'Harpagon et confesM» son crime; le quiproquo ne s'éclaircit que lorsqu'il pari.des beaux yeux du trésor qu'il convoite : — Les teauxyeur de ma cassette! s'ecne Harpagon. Tout s'explique bientôt et, d autre part, Anselme, que Harpagon voulait faire épouser à Elise, reconnaît dans Valère et dans Marianne ses deux enfants, qui lui ont été enlevés en bas âge II renonce à Elise en faveur de son fils, et Harpagon est trop content de retrouver sacassette en consentant au mariaco de Marianne et de Cléante.
L'Avare est un drame tragique sous la forme la plus bouffonne. Molière y raille, non comme l'ont prétendu certains critiques, la famille, la vieillesse, l'autorité paternelle mais les travers et les vices qui peuvent rendre la famille ridicule, la vieillesse odieuse, l'autorité paternelle abusive. Molière a emprunté quelques scènes à VAulularia de Plante ; à la Belle Plaideuse de Boisrobert la rencontre du père usurier et du fils emprunteur; aux Suppositi de 1 Arioste les reconnaissances du dénouement ; mais il a fait un tout qui est sien, et ce tout est un chef-d'œuvre qui à ]uste titre est devenu classique.
Avares (LES) ou les Peseurs d'or, tableau do Quentin Massys (château de Windsor). Un homme écrit sur une table couverte d'argent et de pierreries. Sa femme est assise â coté de lui, la main sur son épaule, et le rega-de écrire. Ces deux personnages - malgré le titre du tableau
— semblent représenter simplement des négociants ou des changeurs. Une répétition de ce tableau, également d'une grande finesse d'exécution, figure au Louvre sous ce titre ■ Le banquier et sa femme.
AVAREMENT adv. Avec avarice.
Avares (les différentes variantes orthographiques .ivars, Abares, etc., sont également admises), peuple de la famille turque, classé dans la grande famille générique des Huns. — Un Avare. '
— Histoire. Dans l'histoire, très obscure, de ce peuple il faut distinguer deuxpériodes ; la période asiatique et la période européenne. Originairement établis dans les steppes de la Caspienne, les Avares s'adonnaient à un commerce fbrt étendu, principalement sur les productions de la Bactriane et de Babylone. C'était un peuple belliqueux et très bien organise au point de vue militaire, qui, d'après Strabon équipa (concurremment avec les Siraks, probablement les hhazares actuels, leurs voisins) deux cent mille cavaliers et les envoya à Pharnace, filj de Mithridate. Les Romains s en servirent plus tard pour contenir les Khazares, alliés des rois du Bosphore.
La période européenne de l'histoire des Avares commence avec l'apparition de cette nation en Europe, vers le milieu du vi- siècle. A cette époque, sous leur véritable nom de Avares ou de Obrs, comme les appellent'Ies Russes et les autres Slaves, ils se dirigent vers l'Occident, s'établissent aux environs de la mer d'Azov, puis, sous la conduite d'un chef nommé Baian, font irruption sur les bords du Danube ; une partie d'entre eux s'unit aux Lombards (567), et, avec leur aide, détruit l'empire des G.q.i.irs on Pannonle. Après le départ des Lombards, les .'ivarcs, grâce à leurs empiétements successifs, se trouvent, au VI» siècle, maîtres de la Pannonie entière. Ils soumettent ensuito la Dalmatie, pénètrent dans les pays germains jusqu'à la Thuringe, et arrivent même en Italie où ils combattent les Francs et leurs anciens alliés es Lombards. Us subjuguent également toutes les populations établies sur la rive septentrionale du Danube, et forcent même les Bulgares de la mer Noire à reconnaître leur souveraineté. Un échec sous les murs de Constantinople, en 610, marque le commencement de leur période do revers. Les peuples qu'ils ont asservis se soulèvent biento». contre eux, et les chassent de la Dalmatie. Ils se dirigent alors vers l'ouest, et s'y heurtent à l'empire carolingien. Charlemagne dirigea contre eux, en personne, une expédition à laquelle les Avares ne surent pas résister (790). En 804, ils étaient en partie soumis, en partie détruits. Leurs débris furent dispersés soit dans la Carinthie, soit dans les comtés, nouvellement créés, du royaume de Pannonie et de Hongrie ; une fraction émigra dans le taucase. En 827, leur nom disparut complètement de 1 histoire; la population hongroise désignée sous le nom de Szeklers représenterait, à en croire la tradition, la dernière trace de cette nationalité évanouie.
Au Vf siècle, lors do la grande émigration des Avares, une partie d entre eux était restée dans le Caucase ; on la retrouve encore aujourd'hui dans le Lesghistan actuel, sur les bords du fleuve Koïsou ; c'est la tribu professant l'islamisme, qui porte le nom de Aor ou Awar, et compte environ mille maisons. Le prince des Avares lAvar-khan, chef des Avares) est tributaire de la Russie. AVARIABILITÉ n. f. Etat ce ce qui est avariable. (Peu us.) AVARIABLE adj. Qui peut être endommagé par les avaries : Marchandises avariaBLES.
AVARICE (lat. avariiia) n. f. Vice de l'avare; désir immodéré d accumuler :
h'uvarice perd tout en voulant tout gagner.
La Fontaine.
Action d'avare : Tant de viéiiisances mordantes, tant rf avarices sordides! (¥]éch.)
— Collcctiv. Les avares : La pauvreté manque de beaucoup de clioses; rAVABicE manque de tout. (LaBruv.)
— Par ext. Parcimonie ; réserve que l'on met dans l'em-
ploi do quoique choso : i'AVAniciî du temps ne déshonore pas. (Cliristino do Siièdo.)
- Amcin. Gaspillage, prodigalité, prolusIOQ. — Générosité, libéralité.
AVARICIEUSEMENT :i Iv. Diino manière avariciouso.
AVARICIEUX [fil). EUSE adj. Qui a. do l'avarico dans los petites choses, qui lésine : Les villes les plus avauicii'.csKS et les plus ntfrarlaires élaient obliaées de fêter la garde impériale. (Ualz.) il Qui tient do l'avarico ; qui indique l'avarice : Ce n'est pas être libéral que de donner d'un air AVARiciEDX. (E. do Girard.)
— n. Porsonno avariciouso : Un avariciedx gui aime devient libéral. (Pasc.)
— Syn. Avarlcleux, avare. V. avare.
AVARIE (ital. avaria) n. f. Tout dommage éprouvé par un navire ou par sa cargaison : Iléparer ses avaries.
— Détèrioralion, dégût : Lfne meule de blé mal exécutée donne naissance à de graves avaries.
— Encyci,. Dr. 1,0 Code do comm., art. 337, définit l'avarie : .Tout dommage qui .irrivi^ au ii.-iviru ni aux marcliaudisos depuis leur cli.n < n,, ,,i ,, .|, |,„i, |,,.|,ri leur retour et déchargement, i.. ; , ,i , , ,, . - , n, Imairos faites pour lo navire et les lii , , , ii-iuent ou séparément. » L'avarie M.- K : l. l. :,, |, , , -nlrment dans une dépréciation accidentelle; elle euniprend aussi les frais imprévus nécessités pour provenir ou réparer le dommage.
On peut classer les avaries en doux catc'gorios ; les avaries proprement dites, ou avaries matérielles, et les avariesfrais. Tout co qui a été prévu ou a dû ôtro prévu par lo capitaine n'entre point dans les avaries. L'art. 406 du Code do comm. dit expressément : ^ Les lamanages, louages, pilotages pour entrer dans les havres ou rivières, ou pour en sortir, los droits de congé, visites, rapports, tonnes, balises, ancrages et autres droits de navigation ne sont point avaries, mais ils sont do simples frais à la charge du navire •. Quatre causes principales peuvent donner naissance aux avaries : 1° les fortunes de mer (tempêtes, incendies, bris du navire, etc.) ; 2° los vices propres (vétusté fiour lo navire, fermentation pour les blés, coulage pour os liquides); 3» les fautes du capitaine et de l'équipage; 4« les fautes du propriétaire ou cliargeur, qui sont, le plus souvent, comme celles du capitaine, lo résultat de l'iucurie ou do la négligence.
Los avaries se divisent elles-mêmes en deux catégories : avaries grosses ou commîmes, avaries simples ou particulière (art 399, C. do comm.).
!• Les premières, ainsi appelées parce qu'elles sont supportées par le gros du navire, et quelles sont faites pour lo salut commun, sont tout dommage soufTert volontairement pour le bien et lo salut commun du navire et de la cargaison, et toute dépens© extraordinaire faite dans le mémo but. Ainsi, les choses données par composition et à titre de rachat du bâtiment et des marchandises, celles qui sont jetées à la mer, les câbles ou mâts rompus ou coupés, los ancres et autres effets abandonnés pour le salut commun, le pansement et la nourriture des matelots blessés en défendant le navire, le loyer et la nourriture des matelots pendant la détention, quand le navire est arrêté par ordre d'uno puissance, et pendant les réparations des dommages volontairement soufferts pour le salut commun (quand le navire est affrété au mois), et d'autres du même genre (C. do comm., art. 300 et 400), rentrent dans cette catégorie ; elles sont supportées par le navire et le fret pour m'oitié de leur valeur, et par les marchandises pour toute leur valeur au lieu du déchargement, et au marc le franc. 2» Les auariessim/jZejou/iart/cii/jéres sont les dommages involontaires et les dépenses extraordinaires faites pour lo navire seul ou pour les marchandises seules ; tels sont : le dommage arrivé aux marchandises par leur vice propre, par tempête, prise, naufrage ou échouement ; les frais faits pour les sauver; la perte dos câbles, ancres, mâts, voiles, cordages, causée par fortune de mer; les dépenses résultant des relâches occasionnées par la perte fortuite de ces objets, ou par le besoin d'avitaïUemont, ou par voie d'eau à réparer : le loyer et la nourriture des matelots pendant la détention, l'arrêt par ordre d'une puissance ou pour cause de réparation (quand le navire est affrété au voyage), etc. (C. de comm., art. 403, 405); ces avaries sont supportées et payées par le propriétaire de la chose qui a éprouvé lo dommage ou occasionné la dépense.
Ces règles peuvent être niodiliées par les parties, qui sont libres de faire, au sujet des avaries, telles stipulations qu'elles veulent.
Les avaries qui sont le résultat d'un abordage sont l'objet do règles spéciales. V. abordage.
Le commissionnaire de transport est garant des avaries ou pertes do marchandises et efTets, à moins de stipulations contraires (C. de comm., art. 98). Le voiturier répond des avaries survenues pendant le transport, sauf de celles qui proviennent du vice propre de la chose ou de force majeure (C. do comm., art. lOî). L'action pour avaries s éteint au prolit du voiturier par la réception des objets transportés; en cas do contestation pour cette réception. 1 état des objets est vérifié par des experts nommés par le président du tribunal do commerce ou par le juge de paix, et par ordonnance au pied d'une requête. Le iïiaire du heu d'arrivée, s'il n'y a ni tribunal de commerce ni juge de paix, a qualité pour faire lui-môme la constatation et en dresser procès-verbal. L'action pour avaries contre lo commissionnaire et le voiturier se prescrit par SIX mois, a partir de la remise des marchandises (G. do comm., art. lOS).
AVARIÉ, ÉE adj. Endommagé par suite d'une avarie ■ Marchandises avariées. (Se dit des fourrages, des grains farines, aliments, qui, mouillés pendant le transport, se sont échauffés, moisis, gâtés.)
AVARIER (prend deux i de suite aux deux premières personnes plur. de limparf. de l'indic. et du prés, du subi ■ Nousavariion.':, vous avariiez. Que nous avariions, que vous marnez) v. a. Endommager, gâter; causer une avarie à- Les pluies AVARiEiNT Ics foins.
S"a/aner, v. pr. Se détériorer, se gâter. .. AVARIS, ville de l'anc. basse Egypte, à l'E. du Nil, sur l'isthme de Suez, qui fut le centre des opérations des envahisseurs hyksos ou pasteurs. Cette ville, appelée Typhonia par les Egyptiens (du nom de Typhon, génie du mal), est vraisemblablement l'Héroopolisdcs Grecs.
AVARO n. m. Pop. Syn. de avarie : Eprouver des avaros.
AVASARPIn! n. f. I. Période descendante., l'une des