‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 583 sur 828 · LE-VENT, X VAU-LE-FEU · texte numérisé non relu

LE-VENT, X VAU-LE-FEU

— A vau-de-route. Précipitamment, en désordre. (Se dit en parlant des troupes qui se débandent et s'enfuient pêle-mêle) : S'en aller À vau-de-route.

AVAUX (Claude de Mesmes, comte W), diplomate et surintendant des finances, né en 1595, mort en 1G50. D'abord membre du grand conseil, maître des requêtes et conseiller d'Etat, ii fut ensuite ambassadeur à Venise, en Danemark, en Suède et en Pologne. En 1643, il se rendit à La Haye et à Munster, charge des longues négociations qui précédèrent le traité do Westphalie. Rappelé et disgracié, il fut plus tard surintendant des finances. Cet habile diplomate jouissait d'une telle réputation do probité, que sa parole équivalait à un serment.

AvAUX (Jean-Antoine de Mesmes, comte d'), noveu du précédent, né en 1640, mort en 1709. Il fut conseiller d'Etat, puis ambassadeur à Venise et en Hollande, et prit part à toutes les grandes négociations de son temps. On a imprimé ses Négociations en Hollande (1752-1753). Le président de Mesmes était son frère. V. Mesmes.

AvÉ (lat. atie, salut !) n. m. Premier mot do la salutation angélique, de la prière à la Vierge, qui se dit souvent pour cette prière elle-même : Dire un AvÉ. ii Grain du chapelet sur lequel on dit l'Ave : // y a dans le rosaire quinze Pater et cent cinquante AvÉ. » En droit du sermon où le prédicateur s'interrompt pour implorer le secours du Saint-Esprit par l'intercession de la sainte "Vierge : Arriver après TAvÉ. il Angélus, heure do l'angélus : Je vous attends ce soir à l'Xvû. ii On disait autrefois : Cela ne dure qu'un AvÈ, Je reviens dans un AvÉ, pour Cela ne dure que peu de temps. Je reviens tout de suite, n Pl. Des AvÉ. V. AvÉ Maria.

— Loc. fam. : /( ne sait pas un Ave. Se dit d'un homme ignorant en toutes choses, et surtout en matière de religion. Il Dire ses Pater et ses .VvÉ sur le dos de quelqu'un. Le maltraiter, le charger de coups.

AvEBURY ou AburT, vilLigo d'Angleterre fcomté de \Vilt.sj ; lia hab. Eglise très ancienne, monuments préhistonipics, parmi lesquels l'énorme tumulus do .'iiUiurij Uitl. AVEC (vék' — anc. franc, avuec ; do ar [du lat. apud, auprès de, avec], et uec [du lai. Imc, celajy prép. En société, en compagnie de. (Sert à indiquer lo mélange, la confusion) : Point de véritable bonheur à espérer pour qui ne marche pas avec la justice. (J. Simon.)

— En mémo temps que, à la mémo époque que, en colncidenco : Les Turcs se couchent avec te soleil. (P. Loti.)

— Indique une relation do personnes entre elles ou un rapport entre les personnes et les choses : Être en boni, en mauvais termes WKC quelqu'un. A quoi bon avoir de l'esprit avec des gens qui ne me comprendront pas ? (P. Loli.)

— Sort à désigner l'instrumeni, le moyen U'aclion ou la manière : On peint avec un pinceau, on écrit avec une plume ou AVEC un crayon.

— Avec le temps. Par la suite du temps : Tout change dans les corps et dans les esprits, avec le tk.wI'S. (Volt.)

— Adverbial. Simultanément, du même coup, de plus: le roi Ilobert Bruce reconquit toute l'Ecosse et la bonne ville de Uerviclc /iVRc. (Froissarl.) [Cet emploi est familier.)

— Gramm. La plupart des grammairiens disent qu'un verbe quiadeuxsujets unis par Ta préposition aiec s'accorde avec le premier seulement. Cependant, La Fontaine écrit :

Le sinji! avec le Gagnaient de l'a

Bertrand avec

(Bien que Cet accord se justifie par la syllepso, il est toujours plus régulier d'employer la conjonction et quand le verbe doit s'accorder avec les doux sujets.)

— Jeux, A uec, à la bouillotte, se dit quand on tient le coup sans relance, ii Avec cela se dit, au jeu du quinze, toutes les fois qu'on veut indicpicr qu'on ne réclame pas.

— D'avec, loc. prépos. Sert à. marquer d'une manière plus précise la différence qui existe entre deux personnes, entre deux choses : Le malheur des peuples vient trop souvent de ce qu'ils ne .savent pas séparer la protection d'avec le de-ipotisme, le devoir d'avec le droit, ii D'auprès de : Je sors d'avec lui. (La Bruy.) [Ce sens a vieilli.]

AVE, CCSAR, HORITURI TE SALUTANT I Mots lat. qui signif. : . César, ceux qui vont mourir te saluent! . et que prononçaient, en sinclinanl devant la loge impériale, les gladiateurs qui défilaient dans lo cirque, avant le combat où presque tous devaient trouver la mort.

Ave, Caesar, tableau de Gérome (1859). Arrêtée an

milieud

, on dit aussi i vau-

l'empereur l'adieu funèbre ; .Aie, Crsar, etc.. L'arène est couverte des cadavres de plusieurs victimes. Celte œuvre, d'un dessin un peu trop précis, est une composition remarquable et une savante élude archéologique.

AVECQUE ouAVECQUES adv. Anc. orthographe de AVEC.

AVED (Jacques-André-Joseph), peintre français, né en 1702 à Douai, mort en 1766 â Paris. Il étudia le portrait sous Bernard Picart, peignit beaucoup à Anvers, à Amsterdam, et se révéla à Pans, au Salon de 1729, comme excellent peintre de portraits. On a do lui deux beaux morceaux au musée d'Amsterdam, un au musée de Valenciennes ; un autre au Louvre, le Marquis de Mirabeau.

AVEINDRE (tiia — du lat. abemere, emporter, devenu avembre, puis aveindre) v. a. .\lteindre, saisir, se meure en possession de, au prop. et au fig. : Dans les révolutions, même en apparence rétrogrades, it y a un pas de fait, une acquise pour aveindre quelque venté. (Cbaieaubr.)

[Ce mot n'est plus guère usité,

AVEINE (lat. avenu) n. f. Avoine, n On ne retrouve plus guère aveine que dans l'argot populaire.

— Prov. : Claeval d'aveine, cheval de peine. Homme bien payé doit bien travailler, ii Cheval faisant la peine ne mange pas l'aveine. L'un fait le travail, et 1 autre en lire le profit.

A-VEINIÈRE n. f. Agric. V. AVÉN1ÊRE.

AvEIRO lat. .irerium), ville et port du Portucal (prov. de Beira), sur la lagune et près de l'estuaire du ïleuve coller la Vouga ; 7.170 hab. Evêché ; pêche de sardines et d'huîtres : commerce de poissons, sel, vins et oranges. Mines de mercure et gisements de kaolin. — Pop. du district du même nom : 237.750 hab.

AvEIRO ou AvEYHO (F. Pantaleano d'1, moine franciscain, voyageur portugais, vivait au milieu du xvi* siècle. Il a exéciïté, de 1559 à 1565, un pèlerinage en Terre sainte, dont il a laissé une relation fort curieuse, publiée à Lisbonne en 1593 et 1596, sous le titre de Itinerario da Terra sancta.

AVEIRO — AVÈx\EMENT

AvEIRO (Joseph Mascarenhas et Lancastre, duc d'), seigneur portugais, né à Lisbonne eu 1708, exécuté en 1759. II remplit les plus hauts emplois sous Jean V, mais cessa detro en faveur à l'avènement de Joseph I", et devint bientôt l'ennemi du ministre Pombal. Lié avec tous les mécontents, il trama un complot contre le roi et son ministre. Le soir du 3 septembre 1758, Joseph I", en se rendant en voiture chez la marquise de Tavoza, sa maîtresse, fut blessé de deux coups de carabine. Arrêté comme complice et reconnu coupable, le duc d'Avciro fut condamné à être rompu et brûlé vif. La sentence fut exécutée le 13 janvier 1759. D'autres conjurés subirent le môme supplice, et les jésuites furent chassés du Portugal, comme instigateurs du complot.

AvÉIS I", sultan de Bagdad (1336-1374). Il conquit l'Aderbaïdjan, Mossoul, Mardin, et chassa du Maxendéran l'émir usurpateur Vély . — Son fils, Avéis II, monta sur le trône de Bagdad en 1381, après avoir fait assassiner son frère Hussein. Ses crimes le rendirent tellement odieux à ses sujets, que ceux-ci appelèrent Tamerlan à leur secours. Plusieurs fois chassé de ses Etats, Avéis parvint toujours à remonter sur le trône. Mais, ayant fait la guerre à Cara-Yousouf , sultan d'Egypte, qui' l'avait secouru, il tomba en son pouvoir et fut mis à mort en 1410.

AVEIZE, comm. du Rhône, arrond. et à 29 kilom. do Lyon; 1.234 hab. Houille.

AVEIZIEUX, comm. de la Loire, arr. et à 33 kilom. do

MoiJil.nsoii ; 1 o-is hab.

AvÉ-LALLEMENT (Robert-Christian-Berthold i, savant et voyai^eur allemand, né en 1812 à Lubeck, mort dans cette ville en 1S84. Il alla exercer la médecine au Brésil, qu'il explora en 1858 et 1S59, puis visita l'Egypte, .l'Italie, etc., et revint à Lubeck. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Voyage à travers le Sud brésilien (Leipzig, 1859) ; Voyage à travers le Nord brésilien (Leipzig, 1860) ; Fata Morgàna, impressions de voyage en Egypte (1872) ; Migrations à travers Paris {Gotha, 1877) ; Luiz de Camoëns (Leipzig, 1879); Migrations à travers le monde des plantes, aux Tropiques (Breslau, 1880). Enfin, il a écrit la troisième partie de la biographie d'A. Humboldt : Séjour de Humboldt à Paris, 1S0S-f836 (Leipzig, 1872). — Son frère, Robekt- Chrïstian-Bénédict Ave-LaUement, né à Lubeck en 1809, raort près de Berlin en 1892, a publié plusieurs ouvrages sur les escrocs et sur la police en Allemagne. — Son cousin, EDonAUD Avé-Lallement, né en 1803, mort en ISGT à Lul)eck, s'est fait connaître comme botaniste.

AVELANE ou AVELLANA n. f. Syn. de NOISETTE.

AVELANEDE n. f. Nom que porte, dans l*^ i ummprr^f', la cupule du gland du chêne vélani, ou quercus a-gilops, qui croît en Asie Mineure. Cette cupule est employée au tannage des cuirs et à la teinture en noir, il Avelanède du Pii mont, Galle ou excroissance qui se développe autour du gland du chêne. (Elle sert aux mêmes usages que l'avelanôde proprement dite.) ii On dit aussi velanède.

AVELGHEM, ville de Belgique Avelauêde.

(Flandre occidentale), arrond. adm.

et judic. de Courtrai, sur l'Escaut ; 3.860 hab. Cuirs et huile.

AVELïES n. f. Sorte do tissu imprimé provenant des

AVEUN, comm. du Nord, arr. et à 11 kilom. de Lille,

sur laMarcij, afiluent de la Deùle; 1.514 hab. Briqueterie.

AVELINE (du lat. abellana [nux], noix d'Abella, eaCam-

f)anie) n. f. Sorte de grosse noisette qui provient de laveinicr : L'huile (/'avi'XINE est employée par les luthiers.

— Aveline purgative. Nom donné quelquefois à la graine vénéneuse du jatropa curcas ou du jatropa multifida.

Aveline, famille de dessinateurs, graveurs et éditeurs d'estampes français des xvii" et xviii* siècles. Les plus connus furent : Pierre, dit le Vieux, né vers 1654, mort à Paris en 1722. (Il fut élève de l'excellent artiste Adam Pérelle, et grava, comme lui, des paysages, des vues, des châteaux et des motifs de décoration); — Antoine, né vers 1691, mort à Paris en 1743. (Fils et élève du précédent, il grava également des vues de palais et do villes); — Pierre-Alexandre, ou Pierre II, né et mort à Paris (1702-1760), neveud'Antoine.(ElèvedeJ.-B. de Poilly, membre de l'Académie royale, il grava d'après ses dessins, mais surtout d'après les maîtres. On cite ses charmantes reproductions de Watteau, et aussi celles des oeuvres de Boucher, Natoire, Van Loo, Jordaens, Van Ostade); — François-Antoine, né à Paris en 1718, nmrt à Londres en 17S0, fils d'Antoine, élève de son cousin Pierre II, et qui travailla pour les libraires sans parvenir à la même célébrité que ses parents, ni en France ni à Londres, où il mourut dans la misère.

AVELINIER ou AVELLANIER («i-^'— rad. aveline) n. m. Variété de noisetier âgros fruit, particulière aux contrées méridionales de l'Europe.

— Encycl. Le fruit de Vavelinier, ou aveline, est d'une qualité bien supérieure à la noisette commune. Les Romains cultivaient l'avelinier comme arbre fruitier en Italie, et particulièrement aux environs d'Avellino, d'où lui est venu son nom de avellana. Les avelines entrent dans un grand nombre de préparations culinaires; les confiseurs les habillent de sucre pour en faire de grosses dragées rondos.

AVELLA {Abella des Romains), ville d'Italie (Campanie, prov. d'Avellino) ; 3.740 hab.

AVELLAN ou AVELLAR, nom que l'on donne quelquefois à l'étoile PoUïix, de la constellation des Gémeaux.

AvELLAN (prononç. Avelane), amiral russe, né à Loviz, en 1839. Entré en 1855 à l'Ecole navale, il se fit remarquer comme un officier de grand mérite, et fut promu contreamiral en 1891. Devenu, en 1893, commandant de l'escadre russe dans la Méditerranée, il débarqua le 13 octobre à Toulon, pour rendre la visite que la flotte de l'amiral Gervais avait faite à Cronstadt ; puis, accompagné d'un certain nombre d'officiers et de marins, il arriva à Paris, oîi il fut accueilli par des ovations populaires. Ces fêtes, où B'afhrma l'entente franco-russe, eurent un retentissement

énorme en Europe. Adjoint au chef d'état-major de la marine en 1895, l'amiral Avellan a été nommé chef d'étatmajor en août 1S96.

AVELLANAIRE (du lat. abellana, noisette) adj. Qui est de la grosseur d'une noisette.

— En géognosie, se dit des grains d'une roche grenue. AVELIiANEDA (Alonso Fcrnandez de), pseudonyme d'un

littérateur espagnol qui. avant que Cervantes publiât la seconde partie do Don Quichotte, donna une suite assez grotesque à ce roman célêbit. On ne sait pas au j uste qui s'est caché sous ce pseudonyme. V. Don Quichotte.

AVELLANEDA (Garcia de), comte de Castrillo, homme d'Etat espagnol, vice-roi de Naples, de 1653 à 1659. Il triompha de la rébellion des Napolitains, et repoussa une attaque du duc de Guise en 1654. Sous son administration. Naples fut ravagée par une peste effroyable (\\x\ fit deux mille victimes ; le vice-roi contribua à l'extinction du fléau en faisant transporter les cimetières hors de la ville.

AVELLANEDA (Gertrudis Gomez de), femme poète espagnole, née en 1816 dans l'île de Cuba, morte à Sévillc en 1873. Fixée à Madrid depuis 1840, elle épousa en 1846 un député aux Cortès, et se retira, après la mort de son mari, dans un couvent, d'où elle sortit pour reprendre sa carrière d'auteur dramatique. Outre des Poes/e* /(/r/ç^e* (1841), deux poèmes, la Croix (1850) et le Dernier Accent de ma harpe (1850), et quelques nouvelles, on lui doit toute une série do pièces de théâtre, tragédies et comédies, dont plusieurs sont des imitations, mais qui ont été représentées avec succès, telles que: le Princede Viana. Guatimozin, Said. le Don du diable, l'Aventurière, Hortensia, la Fille du roi René, la Somnambule. Son dernier ouvrage. Dévotion, parut on 1867.

AVELLANEDA (Nicolas), homme d'Etat argentin, né à Tucuman en 1836, mort en 1885. Après la chute de Rosas (1852), Avellaneda revint dans son pays, d'où sa famille avait été exilée. Il dirigea pendant plusieurs années le Nacional, puis fut nommé, en 1861, professeur d'économie politique à Buenos-Ayres. Membre du congrès depuis 1860, il reçut, en 1868, le portefeuille de la justice, des cultes et de l'instruction publique. Sous son administration, l'enseignement fit des progrès considérables. Elu président de la république en 1874, il réprima l'insurrection de Mitre, qui dut faire sa soumission (1875). Avellaneda fit une expédition contre les Indiens (1875). Il fut remplace par le général Roca, le 12 octobre 1880.

AVELLAR (François Gomez de), prélat et homme d'Etat portugais, né en 1739, mort en 1816. II était évéque des Algarves, et fut le bienfaiteur de cette contrée par les anu'liorations agricoles qu'il y introduisit. H devint capitaine général de cette province.

AVELUNO, ville de l'Italie méridionale; 20.485 hab.

Evêché. Châtaignes et noisettes.

Aux environs, l'abbaye du Monte- Vergine. — Le circondarw d'Avellino a 181.850 hab.; la province du même nom 412.240 hab.

AVELLINO (saint André), clerc régulier de Saint-Paul, né à Castel- Nuovo (Basilicate) en 1521, mort à Naples en 1608, canonisé en I7I2.

On a do lui des Lettres et d'autres écrits, qui ont été publiés à Naples en 1731-32 et 1733-34.

AVELLINO (Giulio ou Giacinto d'), peintre italien, né à Messine, mort à Ferrare en 1700. élève de Salvator Rosa. H mena une vie aventureuse, qui le conduisit successivement à Naples, Rome, Venise. Ferrare, où il mourut à l'hôpital. Il peignit avec goût des paysages ornés de ruines.

AVELLINO (Onofrio), peintre italien, né à Naples en 1674, mort à Rome en 1741. Elève de Luca Giordano et de Solimena, il fit des copies de ses maîtres, qui ont été vendues pour des originaux. I! peignit des portraits et des tableaux religieux, dont le plus célèbre est le plafond à fresque de l'église Saiat-François-de-Paule (Rome).

AVELLONI (François), auteur dramatique italien, surnommé il Poetino, à cause de sa petite taille, né à Venise en 1756, mort à Rome en 1837. Il était doué d'une prodigieuse .fécondité, et composa, dit-on, près de six cents pièces, dans lesquelles il a cherché à imiter la manière ao Beaumarchais.

Avé Maria (mots lat. francisés qui signif. Salut, Marie !) n. m. Prière catholiciue. V. AvÈ, et partie encycl.

— Hist. ecclés. Filles de l'Avé-Maria, Congrégation de femmes, de l'ordre de Sainte-Claire, fondée par Louis XI, à Paris, rue des Barrés, en 1471. Cette congrégation fut supprimée en 1790. Le couvent devint une caserne qui a été démolie en 1854. il Frères de l'Avé-Maria, Nom donné aux servîtes.

— Encycl. L'Are Maria se compose de trois parties ; ce sont : l" les paroles de l'ange Gabriel, dans le récit évangélique de 1 Incarnation {Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec dous) ; 2" la salutation par laquelle Elisabeth, mère de Jean-Baptiste, accueillit sa cousine ( Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et te fruit de vos ent7^ailles est béni) ; 3' l'invocation à la Vierge {Sainte Marie, vière de Dieu, etc.).

Les deux premières parties, qui ont été empruntées à l'Evangile, sont d'un usage très ancien dans l'Edise; elles figurent, te.xtuellement ou sous une forme équivalente, dans la liturgie de saint Jacques le Mineur et dans l'Antiphonaire de saint Grégoire le Grand; les paroles de la troisième partie sont, d'après les cardinaux Baronius et Bona, une addition due au concile d'Ephèse, en 431. L'Arc Maria se trouve dans un recueil de prières de l'évèque grec Sévère, patriarche d'Alexandrie au vir siècle, sauf les derniers mots {maintenajit, etc..) qui sont beaucoup plus récents et paraissent devoir leur origine aux franciscains.

L'Ar^ Maria a été traduit par Dante en versets italiens, et commenté par saint Bernard, saint Thomas d'Aquin, Savonarole, etc. — Cette prière a été souvent mise en musique ; parmi les compositions les plus connues, il faut citer celles de Fenaroli, de Carafa, de Verdi et de Gounod.

AVEN (vèn) n. m. Puits naturel creusé en forme do gouffre dans les plateaux calcaires do la région des

7 — ot

Armes d'AvelIii

Causses. Les avens occupent généralement l'emplacement d'anciennes fissures du sol que les eaux ont agrandies.

AVÉNACÉES (du lat. avena, avoine) n. f. pi. Tribu de graminées, ayant pour type le genre avoine, ou averia. —

U7ie AVÉNACÉE.

— Encycl. Les caractères des avénacées sont ; épillets à deux ou plus grand nombre de fleurs, avec fleur du sommet généralement rudimentaire ; glumes à deux folioles membraneuses; glumelle inférieure, portant le plus souvent une arête qui est généralement dorsale et tordue.

AVÉNAGE (du lat. avena) n. m. Ane. dr. Redevance en avoine fournie au seigneur censier jpar les habitants de ses terres. L'avénage était ime variété de champart.

AVÉNAÏNE (du lat. avena, avoine) n. f. Gluten de l'avoine.

AVENAIRE (du lat. advetia, étranger) n. m. Dans la Suisse romande, nom donné à celui qui habite une commune sans être bourgeois.

AVENAMMENT adv. D'une façon avenante. (Vieux.)

AVENANT (rad. avenir) n. m. Ane. dr. Portion héréditaire qu'une fille avait le droit de prendre ab intestat dans la succession de son père et de sa mère.

~ Aujourd'hui, dans les compagnies d'assurances. Acte par lequel on modifie une police déjà souscrite, on aiig- •mente ou l'on réduit l'importance de l'objet assuré, etc.

AVENANT, ANTE (rad. avertir) adj. Qui plaît par sa bonne grâce, par'ses manières ouvertes et affables : Les femrnes de Aamur m'ont paru jolies et avenantes. (V. Hugo.)

— A l'avenant, loc. adv. Pareillement, à proportion :

Travail, bon appétit et bonne conscience, Sommeil à l'avenant, voilà notre science Pour avoir l'âme en pais et le corps en santé.

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