‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 600 sur 828 · AVOUER — AVRIL · texte numérisé non relu

AVOUER — AVRIL

vieillards, les infirmes ne combattaient pas; mais leurs avoués combattaient pour eux.

Encycl. Dr. Le titre d'avoué donné auï officiers ministériels, mandataires légaux des parties devant la justice date de 1191. Les fonctions qu'ils remplissent 1 6taient jadis, avant 1789, par des procureurs; le décret du 20 mars 1791 abolit la vénalité des offices institues près des tribunaux, et établit des avoués. Leurs fonctions furent bientôt supprimées, . sauf aux plaideurs à se faire représenter par des fondés do pouvoir « (décret du 3 brumaire an II). Mais on estima que, dans l'intérêt des justiciables et pour assurer la bonne administration de la justice, il était utile de rétablir des mandataires légaux ad lites qui nommés par le chef de l'Etat après une enquête sérieuse, offriraient aux magistrats et aux plaideurs les caranties désirables de savoir et de probité. La loi du 27 ventôse an VIII (18 mars 1800) institua de nouveau les avoués, à qui la loi du 28 avril 1816 donna, pour ainsi dire, la propriété de leurs charges en leur permettant de présenter un successeur.

Tout candidat doit être âgé de vingt-cinq ans au moins, justifier du diplôme de licencié, ou du brevet de capacité en droit et d'un certificat constatant plusieurs années de cléricature ; il est tenu de soumettre au ministère de la justice le contrat de cession de l'office dont le titulaire se démet en sa faveur et d'accepter les conditions que le garde des sceaux lui impose. Enfin, nommés par décret présidentiel, sur la présentation des cours et tribunaux près desquels ils doivent exercer, les avoués no peuvent exercer leurs fonctions qu'après avoir versé au Trésor public un cautionnement et prêté serment devant la juridiction à laquelle ils appartiennent.

Les avoués jouissent du droit exclusif de postulation, c'est-à-dire qu'ils sont seuls, et sans être tenus à aucune justification de mandat, les représentants légaux des parties devant les tribunaux de première instance et les cours d'appel. Leur ministère est obligatoire ; tout plaideur qui ne constitue pas avoué est censé défaillant, lors même qu'il est présent à l'audience.

Leur droit s'étend aux ventes judi- avuuc.

claires, dans lesquelles ils ont seuls le pouvoir d'enchérir, sauf, au cas où l'immeuble leur est adjugé, à déclarer le nom du client pour lequel ils ont acheté, ou à se réserver de le déclarer dans les délais de la loi. Ils représentent leur partie de telle sorte quo ce qui est fait par l'avoué est censé fait par le client; do même, les actes signifiés à l'avoué sont censés l'être au client, excepté dans les cas où la loi exige la signification à la partie elle-même. Devant les justices de paix et la juridiction commerciale, où leur ministère n'est pas obligatoire, ils ne sont que de simples mandataires, tenus à justifier d'un mandat spécial.

Comme officiers ministériels, les avoués sont placés sous l'autorité et la surveillance du ministère public, et relèvent aussi de la chambre des avoués, conseil composé, pour chaque siège, de membres élus par leurs confrères, ou même de tous les avoués du siège quand ils sont au-dessous de cinq. Les frais de procédure et les émoluments auxquels les avoués ont droit, en vertu des tarifs, sont recouvrés par eux sur mémoires taxés par le président du tribunal ou de la cour; ils peuvent les recouvrer directement à leur profit sur la partie adverse, quand ils en ont fait l'avance et que le jugement qui condamne cette partie aux dépens en accorde distraction à l'avoué de l'autre partie.

Le décret du 25 juin 1878 a décidé que les avoués institués près les tribunaux, chefs-lieux de cours d'assises ou de départements, pourraient être autorisés à plaider les causes dans lesquelles ils occuperaient, lorsque le nombre des avocats inscrits sur le tableau, ou stagiaires exerçant ou résidant dans le chef-lieu, serait jugé insuffisant pour la plaidoirie et l'expédition des affaires. Les avoués peuvent plaider devant les cours d'assises et les tribunaux correctionnels, concurremment avec les avocats.

AVOUER (du lat. advocare, pris dans le sens de reconvaitre, que lui donne souvent la basse latinité. — Conserve lin p muet au fut. et au coud. prés. : J'avouerai. Nous avoue-

? muet au fut. et au coud, prés rions; mais les poètes peuvent supprimer cet e, en mettant un accent circonflexe sur Vu) v. a. Confesser, reconnaître, convenir de : Une vieillesse avouée est moins vieille. (O. Gréard.) On n'A voce pas facilement que l'on est un sot.

— Reconnaître la justice de, donner son adhésion à : Les injures qu'on méprise s'effacent; celles qu'on relève, on est censé les avouer. (Dupin.) il Approuver : Donner carte blanche à une personne, c'est avouer tout ce qu'elle fera.

— Particulièrem. Reconnaître comme sien, en parlant des personnes et des choses, convenir des liens ou des relations que l'on a avec quelqu'un ou quelque chose : Avouer un enfant. Avouer un écrit, un ouvrage. Avouer tin parent pauvre. Il Accepter la responsabilité des actes de : Parle, écris, je «'avouerai de tout. (P.-L. Cour.)

— Par ext. Confirmer, ratifier : On est sûr de plaire au peuple par les sentiments que la morale avoue. (Montesq.)

Je l'avoue. Je vous l'avoue. Il faut l'avouer. Phrases

qui indiquent une sorte de concession ou de déclaration faite avec un peu de confusion ou d'étonnement.

— Féod. Reconnaître pour seigneur ou protecteur.

— Allus. N'avouez jamaiBl Le boucher Avinain, condamné à mort pour assassinats (Paris, 18G7), était persuadé qu'il serait gracié parce qu'ilavait avoué ses crimes. Il éprouva donc une déception cruelle quand on le conduisit à l'échafaud. Sur la plate-forme, il s'écria : » Messieurs, n'avouez jamais! » On rappelle ces mots, sérieusement ou par plaisanterie, dans les circonstances les plus diverses.

Avoué, ée part. pass. du v. Avouer.

— Hist. Compagnies avouées. Compagnies cantonales suisses. (C'est le titre qu'on leur donne, dans les capitulations entre la France et les cantons.)

S'avouer, v. pr. Etre avoué : La vanité est une chose qui ne s'avo'ce jajnais. (G. Sand.)

— Se confesser, se reconnaître : licculer lorsqu'on vous offre le combat, c'est s'avouer vaincu. (Cormenin.) il Se dire à soi: Après s'être vu fort, l'homme tombé s'avoue à soimême <on néant. {Q. Sand.J

— S'avouer de quelqu'un. Se réclamer de quelqu'un, lo prendre pour garant. (Inusité.)

— Avouer lùn à l'autre : S'avouer que l'on s'aime.

— Anto.n. Dénier, désavouer, protester.

AVOUERIE (rad. avouer) n. f. Droit coutum. et féod.

Ce mot avait divers sens. Dans le nord de la France, on appelait ainsi la puissance paternelle. Il En terme do procédure, l'avouerie signifiait la garantie, notamment dans la procédure d'applégement. ii Dans la procédure du duel judiciaire, l'avouerie était le fait de se présenter pour autrui, de se constituer son champion, ii Enfin, plusieurs textes nomment «avouerie» la protection seigneuriale due à ceux qui ont fait un aveu ou un nouvel aveu. Il En droit ecclésiastique, la garde et le bail du temporel des églises ont constitué uno avouerie d'un caractère particulier.

Avoye ou Avoie (religieuses de Sainte-). Elles s'établirent à Paris, dans le quartier du Temple, vers 1288, et donnèrent leur nom à un passage. Cet ordre avait pris le nom d'une sainte canonisée en 1266 sous le nom de sainte Hedwige,en françaissainteAvo,ve. Il fut supprimé on 1790.

AvOYELLES, paroisse des Etats-Unis ; 25.000 liab. Ch.-I. Marksville. (Territoire arrosé par la Red River et propre surtout à la culture du coton.)

AVO'YER (vo-a-ié — du lat. advocare, appeler ; la forme primitive a été d'abord avoué) n. m. Titre des deux premiers magistrats de certains cantons suisses : Des avoyés représentaient les cantons à la diète de l'Empire. (St-Laurent.)

AVOYER {vo-a-ié — rad. voie) v. a. Mettre sur la voie : AvoYER une personne égarée. ("Vieux.)

— V. n. En T. de mar.. Souffler, commencer à souffler d'un autre rumb : Le vent avoye, semble vouloir avoyer.

AVRANCHES [Ingena Abrincx ou Abrincatui), ch.-l. d'arrond. et de cant. de la Manche, à 50 kilom. de Saint- Lô, entre les petits fleuves côtiers la Sée et la Sélune, près de la mer; 7.845 hab. {Avranchinais, aises ou Avi-anchins, ines.) Ch. do f. Ouest. Tribunal de première instance; collège communal; bibliothèque, musée archéologique : jardin des plantes ; ancien évêché, illustré par le savant Huet, et réuni, en 1791, à celui de Coutances. Fabrication de bougies, dentelles, clous, poêles, cloches, cordages, calicots, parchemin, chaudronnerie, tannerie ; comme'rce de cidre, sel, beurre, bestiaux, poissons. — L'arrond. a 9 cant., 124 comm. et une population de 93.522 hab. Le cant. d'Avranches a 16 comm. et 15.135 hab.

Avranches présente quelques curiosités, entre autres : des débris pittoresques de ses vieux remparts; l'église Saint-Saturnin (xiv siècle), au portail de style ogival pur; l'ancien palais épiscopal ; les ruines de la chapelle de Bouille, et la bibliothèque, dans les manuscrits do laquelle on a découvert une copie du traité d'Abélard Sic et non.

— Histoire. De nombreux débris de constructions anciennes prouvent l'antiquité d'Avranches, qui fut, à l'épo- (1110 romaine, une station militaire assez considérable, résidence du commandant des auxiliaires dalmates. Le roi de France Childéric y fit, dit-on, bâtir un château vers l'an 460. Cotte ville devint, après la mort de Guillaume le Bâtard, l'apanage de Henri I"', le troisième de ses fils. En 1141, Geoffroy Plantagenet s'en empara sans coup férir.

Henri II d'Angleterre y fit, un peu plus tard, selon la traàition, sur la pierre dite de Henri II (seul reste de l'ancienne cathédrale), amende honorable devant les légats du pape pour le meurtre de Thomas Becket. Avranches fut prise en 1203 par Guy de Thouars, qui en rasa les fortifications, bientôt rétablies, d'ailleurs ; aussi les Anglais n'en brûlèrent-ils que les faubourgs en 1346. Quelque temps Armes d'Avranches., après, Avranches et le Cotenlin furent

cédés à Charles le Mauvais, roi do Navarre. Française de 1404 à 1418, puis anglaise, enfin reconquise par le connétable de Richeniont en 1433, Avranches fut dévastée par les calvinistes en 1562. Elle refusa, en 1589, de reconnaître Henri IV, et ne se rendit qu'en 1591, après une résistance longue et opiniâtre. Ce fut, en 1639, le centre des va-nu-pieds, soulevés contre la royauté par les exactions de la gabelle. - Patrie du général Walhubert.

AVRANCHIN, contrée de la basse Normandie, s'étendant aux environs d'Avranches. et formant aujourd'hui les arrondissements d'AvRANCHES et do Mortain. AVRARIC {rik') n. m. Alchim. Mercure.

AvRE, petite rivière, affluent de la Somme, née près d' Avricourt (Oise), et confluant à la Somme, près d'Amiens. Cours 59 kilom. — Rivière affluent de l'Eure qui passe à Verneuil et à Nonancourt. Cours 72 kilom. (La ville de Paris capte uno partie des sources de cette rivière, qui lui apportent do l'eau par un aqueduc long de 134 kilom.) AVREMESNIL, comm. de la Seine-Inférieure, arrond. et à 15 kilom. do Dieppe; 1.032 hab. Filature de lin.

Avricourt, lieudit de la comm. d'Igney (Meurthe-et- Moselle), prés de la source du Sanon. Dernière station française du chem. de f. de l'Est sur la ligne de Paris-Strasbourg, dite loNET-AvKicouRT, par opposition à la gare allemande do Deutsch-Avricourt.

AvRIGNY (Hyacinthe Robillard d'), jésuite et historien, néàCaen en 1675,niort à Alençon en 1719. Il est connu par deux abrégés chronologiques : Mémoires pour servir à l'histoire universelle de l'Europe, depuis 1600 jusqu'à 1116; Mémoires chronologiques et dogmatiques pour servir à l'histiiire ecclésiastique, depuis 1600 jusqu'en 1716. (Dans ce dernier, il fait l'apologie de l'incendie du Palatinat.)

AVRIL (vriV — du lat. apriiis; de aperire, ouvrir, parce que ce mois était autrefois le commencement do l'année, celui qui l'oiiitrai^ ou bien parce que ce mois indique l'époque où la terre ouvre son sein) n. m. Le quatrième mois du calendrier grégorien, le deuxième du printemps : C'est en a-i-ril qu'on sème le plus communément les orges.

— Poétiq. Printemps : Etre à /'avril de ses ans, etc.

— Chass. Petit avril, Epoque où les cerfs commencent à entrer en rut.

— Pop. Poi.^son d'avril. Nom donné à des plaisanteries usitées le premier jour d'avril, et qui consistent en des attrapes diverses. (On demie plusieurs origines à cette locution; la plus probable est U suivante. L'usage du poisson d'avril aurait pris naissance vers la fin du xvi' s.,

à l'époque où l'année cessa do commencer en avril. Pendant un séjour qu'il fit au château de Roussillon, en Dauphiné, en 1564, le roi de France Charles IX rendit une ordonnance en vertu de laquelle était reporté au 1" janvier le premier jour de l'année, qui jusqu'alors avait commencé au 1" avril. Par suite de ce changement, les étrennes ne se donnèrent plus qu'au jour initial de janvier; et, le premier avril, on no fit plus que des félicitations de plaiaux personnes qui s accommodaient avec regret

Le mois d Avril peint ri n II l M ville

de Paris).

du nouveau régime. On fit mieux encore : on s'amusa à les mystifier par des cadeaux simulés ou par de faux messages; et, finalement, comme au mois d'avril le soleil quitte le signe zodiacal des Poissons, nos aieux donnèrent à ces simulacres le nom de poissons d'avril.)

— Le poisson d'avril a désigné un maquereau (entremetteur), parce que le maquerea"u (poisson) abonde en avril.

— Loc. prov. Le mois d'avril a donné lieu à de nombreux dictons, qui se répètent sous des formes différentes. Nous citerons les plus connus : En avril ne quitte pas un fil, ou ne t'allège pas d'un fil. En avril, il ne faut pas encore quitter ses habits chauds, il Dominer un poisson d'avril à quelqu'un. Le faire tomber dans quelque piège ridicule.

Il Avril pleut aux hommes, mai pleut aux bêtes, La pluie d'avril est favorable au blé, celle de mai aux herbages.

Il Quand on perd son avril, en octobre on s'en plaint, L'agriculteur qui ne travaille pas en avril n'a pas de récoltes en automne, il Pluie d'avril, rosée de mai ou En avril nuée, en mai rosée. Il En avril s'il tonne, c'est nouvelle bonne ou Quand il tonne en avril, le laboureur se réjouît, il Avril doux, quand il s'y met, c'est le pire de tous, n Mars venteux, avril pluvieux, font mai joyeux, il At'ri'( pluvieux et mai venteux, font l'an fertile et plantureux, n Quand mars fait avril, avril fait mars. Il Quantes gelées en 7nars, tant de rosées en avril.

Il En mai rosée, en mars grésil, pluie abondante au mois d'avril, le laboureur est content plus que ne feraient cinq cents écus ; etc.

— Encycl. Hist. Avril, que les Romains avaient consacré à Vénus, et qu'ils représentaient sous la figure d'un homme dansant au son d'un instrument, était le deuxième mois de l'année de Romulus, année qui commençait par mars. Il avait alors trente jours; Numa le réduisit à vingt-neuf; mais César le rétablit à trente, et depuis il n'a pas varié. Suivant Suidas, les Grecs l'avaient mis sous la protection d'Apollon. Dans lo calendrier républicain, lo l" avril correspondait au n ouau 12 germinal, suivant les années, et le 30, fin du mois, au 10 ou au u floréal. V. calendrier républicain.

— Agric. et jard. Dans nos climats, avril est peut-être le mois pendant lequel le cultivalour doit déployer le plus d'activité. Les

ture

mailles de ci mois sont ex trômement variées. Les orges, le mais, lo houblon, les ; avoines, les vesces lestinées " être fauchées en vert pour la nourriture des bestiaux , les trèfles, le infoin, la lupul

(émail de P

ud [Louvre]).

st ordinaire- Ile opération

la luzerne, et généralement toutes les plantes fourragères, doivent être semées

Si l'on veut donner un binage aux blés ment dans le courant du même mois que doit être exécutée, à moins que les rigueurs d'un hiver exceptionnel n'aient retardé la croissance du blé. En général, toutes les récoltes semées avant l'hiver devront recevoir diverses façons, toiles que binages, hersages, sarclages. Il faut que ces travaux soient exécutés, autant que possible, par un temps sec, lorsque le sol est bien ressuyé. Presque tous demandent un temps assez long et des précautions minutieuses ; néanmoins, on ne devra jamais les omettre, car de leur bonne exécution dépend le plus souvent le succès des récoltes.

Si multipliées que puissent être ces diverses occupations, le cultivateur intelligent ne perdra jamais de vue les soins à donner aux prairies, car il sait que l'abondance et la qualité du foin récolté en juin et juillet dépendent de la culture des prairies en avril. Les labours doivent être peu nombreux en avril ; cependant, lorsqu'on n'a pas pu donner aux jachères un premier labour avant l'hiver, on aurait tort de tarder plus longtemps.

Jardinage. En avril, les travaux du jardinage sont nombreux et variés. Comme les fortes gelées ne sont plus à craindre, on sème et on plante en abondance toutes sortes do légumes ; on sarcle les semis précédents, on éclairolt ceux qui sont trop drus; on œilletonne les pieds d artichauts et on plante les plus beaux œilletons pour former

au ))08oin un nouveau plant ; on paillo los plantations pour los ;,'araiitir ilii troi-l ci d« la sécherosso. Les arrosomcnts so luiit !<' iiiaMii MU 1 ,11 , t;i journée, mais non lo soir, do rraiiitc (lu lui I i : . i : . i es productions do pleine tcrro [ciraissciii :iii [ I I (0 sont dos asperges, dos lai-

tn.s, do l'us.ill. , 1 i - ' I ' uil, dos oignons blancs, etc., ot, I iniii les Heurs, la t,'r;iiiilo tribu dos primevères ot des

lUos-d'ours, los anémones, les narcisses, quelques tuli-

1 , los lilas, les cerisiers, les merisiers à fleurs doubles- Avril iftSl {jonuNKES et PROCES n"). On d(^signe ainsi ' inblo dos tentatives insurrectionnelles qui ôclatt^ront in' ôpoquo à Lyon {9-12 avril), à Paris (l3-lt avril, 'trre de la rue Trarisnonain), ot en diverses autres Villes, ot qui donnèrent lieu à des roprossions violentes ot àun procès domeurô fameux dans les annales du fjouvornomont de Louis-Philippe. Le gouvernomont lia à l'idée d'un vaste complot ces uivers mouvements, et renvoya tous los accusés devant la chambre des pairs, dovonuo ainsi cour do justice par simple ordonnance royale, on violation do la Charte. Lo 6 février 1835, la cour dos pairs prononça l'arrôt do mise on accusation, en déclarant connexes tous les faits qui s'étaient passés à Lyon, à Paris, à Marsoillo, à. Saint-Ktionno, à Besançon, à Arbois, à Châ-lons, à Kpinal^V Lunévillo, dans l'Isère, etc. Le procès s'ouvrit lo 5 mai. Los accusés résistèrent aux juges, protestèrent contre lo refus fait par les pairs d'entenciro des défenseurs do leur choix, et répondirent à leurs actes d'arbitraire par do violentes paroles do révolte. Un procèsaccessoiro vintso gn-iTor sur lo procès d'avril, à la suite de la publication d'une icMio de chaleureuse adhésion signée par les défonsours .'Il m niés. Ensuite, seulement, les pairs en vinrent au proccs piiii.ipal, qui ne fut terminé qu'au mois de janvier I8;m.

Los condamnations furent pour la plupart sévères : la déportation ot cinq à vingt ans de détention pour lo plus grand nombre; très pou d'acquittements.

Après co procès, lo parti républicain militant fut momen-

I nuiiient dissous comme parti; mais il grandit comme opi-

II II, t't les idées démocratiques battirent désormais co 1.1, lio le trône de Louis-Philippe et le « pays légal «

Avril 1848 (journée du 16). Une des grandes journées de la révolution do Février, véritable "journée dos dupes » pour bon nombre do républicains, revanche ot contre-

Sartie du Ï7 mars, pour le parti de la réaction. La plupart es démocrates ardents, les adeptes des écoles socialistes, les délégués du Luxembourg et leurs adhérents, accusant le gouvernement provisoire d'indécision et de mollesse, d'indinérenco pour le sort dos travailleurs, même de tendances réactionnaires, résolurent d'exercer sur ses membres une pression énergique par une manifestation populaire. La manifestation, qui eut lieu le dimanche 16 avril, fut noyée dans un grand mouvement de la garde nationale, et no tarda pas à se réduire à une centaine d'ouvriers bientôt dispersés. Le gouvernementprovisoire triompha, mais, bien plus encore que lui, la réaction, qui profita très habilonient de tant de malentendus et de complots avortés, et qui finit par l'emporter.

Avril (lo p. Philippe), jésuite et missionnaire français, chargé, en 1C85, de pénétrer en Chine par la Tartario. En Perse, il fut arrêté par les obstacles que lui suscita le gouverneur d'Astrakan, tenta ensuite sans succès de passer par la route de Moscou, et dut revenir en France sans avoir réussi, après six années de voyages. La relation qu'il a publiée du Voyane en divers Etats de l'Europe et de l'Asie (Paris, 1092) est pleine d'intérêt ; mais la partie de l'histoire naturelle n'a aucune valeur.

Avril (Jean-Jacques), graveur français, né et mort^ Paris (174-1-1831), élève de J.-G. Wille. Son œuvre so compose de plus de cinq cents sujets (fleurs, décorations chinoises, portraits, marines, sujets antiques, allégoriques ot religieux). Il agravéd'aprèsLebrun,Le Barbier, Joseph Vernet. Son style, d'abord souple et fin, devint à la fin lourd ot ennuyeux, sous l'influence du pseudo-classicisme. — Son fils et élève Jean-Jacqdes, né et mort à Paris (1771-1835), fut aussi graveur. Son plus beau morceau est la Chananéenne, d'après Drouais (1810),

Avril (L.-M.-Adolphe, baron d'}, diplomate et écrivain, né en 1822 à Paris, fut attaché en 1847 au ministère des affaires étrangères, et remplit, entre autres fonctions, celles de consul général à Bukarest (1866), de délégué à la commission du Danube (1868) et de ministre plénipotentairo au Chili (1876-1882). Outre des études dans la "Revue d'Orient» et dans ta « Rovuo des Deux Mondes i> , il a publié plusieurs ouvrages, dont los principaux sont : Documents relatifs aux Eglises df Vn. :> .,/ j |v .■■ ; la Bulgar-ie chr^tïenjie {ïSG3) ; ta Chaldée chr- 1 m ' Arabie contemporaine {\^ù9,)\

la France au M -'••); Voyage sentimental dans

les pays slaves (i-:-' : s.,,- ' 'irdle et saint Méthode (ISSd) t Négociatiotis relatives au traité de Berlin et aux négociations gui ojit suivi (1887); les Femmes dans l'époiiée iranienne (1888); les Eglises autonomes et autocéphales (1895).

AvrillÉ, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 3 Idiom. d'Angers, près du confluent de la Sarthe et de la Mayenne ; 1.018 hab.Ch.do f. Orléans. Carrière d'ardoises abanJounéc.

AvrillÉ, comm. de la Vendée, arr. et à 23 kilom. des Sables dOlonno; 1.240 hab. Moulins.

AVRILLÉ, ÉE [H mil.) adj . Semé en avril : Blé avrillé.

AVRILLET [lié [Il mil.]) n. m. Blé semé en avril.

AVRILLEUX. EUSE [lleù [Il mil.]) adj. Qui est propre au mois d'avrU : Temps avrilleux. (Vieux.)

AVRILLIER {lié [Il mil.]), ÈRE adj. Qui appartient au mois d'avril : Saison AVRiLLliiRii. (Vieux.)

— Poét. Printanior, dans tous les sens de ce mot. AVRON n. m. Nom vulgaire de la folle avoine {avenu

fattia). Il On dit aussi averon, et avéneron.

AvRON ("rLATKAU n ), petit plateau du dep.'de la Seino Séparé i)ar la vallée do la Marne dune série de hauteurs à peu près aussi élevées, à l'E. de Rosny-sous-Bois et au S.-O. de Villemomble.

— Encycl. Le plateau d'Airon a joué un rôle dans la défense de Paris en 1870-1871. Lorsque, après la seconde bataille de Champigny (2 déc. i870), les troupes du général Ducrot durent se replier sur Paris, on n'évacua pas le plateau d'Avron, considéré comme un point important pour la détense, et on s'occupa de l'armer. Mais les gelées entravèrent les travaux de terrassement, et les Prussiens, gênés dans leurs communications par nos batteries, no tardèrent pas (il déc.l à démasquer une véritable ceinture

do battorios, qui couvrironi le plateau d'obni. Il fallut l'évacuer dans la nuit du 28 au 29 décembre. Les Prussiens essayeront ensuite do s'établir sur lo plateau d'Avron, mais ils en furout délogc.s par rarlillorio dos forts.

AVUER (préf. par l'Acad. à avedek) v.a.Chass. V. avkobr.

AVULSIF, IVE adj. Qui opère l'avulsion.

AVULSION (lat. avulsio; do avulaus, arraché) n. f. Arrachement, extraction : Z.'avdl8I0N d'une dent.

— Encycl. Dr. « Si un fleuve ou uno rivière, navigable ou non, enlève par uno force subito uno partie considérable ot reconnaissable d'un champ riverain, et la porto vers un champ inférieur ou sur la rive opposée, le propriétaire de la partie enlevée peut réclamer sa propriété, mais il est tenu do former sa demande dans I annéo : après co délai, il n'y sera plus rocevable, à moins que lo propriétaire du champ auquel la partie onlevéo a été unie n'ait pas encore pris possession do celle-ci. • (C. civ., art. 559.)

Lo propriétaire du fonds auquel lo terrain arraché par avulsion est venu s'unir n'a pas de dommages-intérêts à réclamer, dans le cas où co fonds subirait quelque dégradation, attendu qu'il s'agit là d'un cas fortuit.

AVUNCULAIRE [von — du lat. avunculus, oncle maternel) adj. Qui appartient, qui a rapport à lonclo ot à la tante : Puissance avdncdlaire.

AVUSTE {vuss)n.L Mar. Nœud. V. ajust.

AWA, capitale d'un anc. Etat monarchique dont les Assyriens s'emparèrent, et d'où le roi assyrien Salmanasar tira des colons pour repeupler Samario. Il on est parlé dans la Bible ; entre autres endroits, au deuxième livre des Rois et dans Isaïe.

AWA ou AOUA, nom d'une rivière qui constitue, par sa réunion avec le "Tapanaboni, le fleuve Maroni, séparant les deux Guyanes française et hollandaise. — Nom du territoire guyanais compris entre l'Aoua et le Tapauahoni. (Ce territoire, qui contient des gisements aurifères, fut contesté entre la France et les Pays-Bas jusqu'en 1891, date à laquelle un arbitrage du tsar Alexandre III attribua l'Aoua à la Hollande, sous réserve des droits acquis par les nationaux français.)

AWARUITE n. m. Fer natif nickélifôre, tellurique, que l'on a trouvé disséminé en grains dans uno serpentine de la Nouvelle-Zélande.

AXAGE {ksa) n. m. Opération à l'aide do laquelle on introduit dans un cylindre d'impression un mandrin, sorte d'axe eu acier.

AXAMENTA {ksa-min — mot lat.) n. m. ni. Ant. rom. Hymnes chantés par les prêtres salions pendant les fêtes de Mars, qui se célébraient au printemps (mois de mars).

— Un AXAMENTUM {tom').

— Encycl. L'étymologie la plus vraisemblable est celle qui rattache le mot axamenta (ou assamenta) au vieux verbe axare (nommer). En effet, ces chants étaient une sorte de litanie où l'on invoquait successivement les principaux dieux : Janus, Jupiter, Junon, Minerve, Mars, et quelques anciens rois ou citoyens célèbres. Les prêtres saliens entonnaient ces hymnes en exécutant des danses guerrières devant les temples les plus saints. Les axamenta s'étaient conservés jusqu'au temps de l'empire, tels qu'ils étaient, dit-on, au temps de Numa. Aussi étaient-ils devenus inintelligibles, même pour les prêtres. Il n'est pas surprenant que les savants modernes aient donné des interprétations très différentes des fragments de axamenta cités par les grammairiens.

AXANTHE [ksan — du gr. axôn, axe, et anthos, fleur) n. m. Bot. Syn. de urophyllom.

AXAPH, anc. ville de la Palestine (tribu d'Aser), qui fut d'abord la résidence d'un rui chananéen, sur lequel la conquit Josué.

AXARETO ou AXERETO (^Biaise), amiral génois, gagna, en 1435, la bataille navale de l'île Ponce, où il fit prisonnier Alphonse V, le Sage, roi d'Aragon, qui avait tenté de s'emparer du royaume de Naples, conjointement avec Jean, roi de Navarre. Axareto se signala encore dans la suite par divers succès contre les Vénitiens.

AXAT, ch.-l. do cant. (Aude), arrond. et à 40 kilom. do Limoux; 55S hab. — Le cant. a 14 comm. et 5. 476 hab.

AXAYACATLou AXAYACATZLIN, empereur des Aziètèquesauxv siècle, père de Montézuma II, mort vers 1477.

AXE {a-kss — lat. axis) n. m. Principal diamètre d'un Corps : Axe du corps humain. Axe d'un végétal.

— Axe d'une voie. Ligne idéale qui tiendrait le milieu entre les deux bords extérieurs de la voie, il Ligne fixe autour de laquelle un corps est assujetti à tourner : Axe d'un globe, d'une roue, d'une poulie, ii Pièce solide fixe, ordinairement cylindrique, qui traverse un corps et autour do laquelle ce corps doit tourner.

— tig. Donnée métaphysique prédominante qui est comme le pivot sur lequel repose un certain ordre d'idées dans le monde moral : Le travail est Taxe sur lequel se meut l'économie politique. (Proudh.)

— Anat. Deuxième vertèbre du cou, plus souvent appelée axis. Il Axe anatomique de l'œil, Diamètre antéropostérieur du globe oculaire. Ce diamètre 1 emporte sur tous les autres ; il augmente ou diminue sous l'influence de l'action musculaire, ce qui rend compte de la netteté de la vision aux difl'érentes distances. E'

— Astron. Axe d'une planète. Ligne idéale»autour de laquelle une planète exécute son mouvement de rotation : Aristarque eut le premier Vidée que la terre tourne sur son axe et autour du soleil. (L. Larcher.) n Axe équatorial d'une planète. Diamètre pc

rotation : Z-'axe équatorial [de îa terre) surpasse l'axe des pôles ou de rotation de son trois-centième. (Arairo.) n Axe du monde. Ligne idéale autour de laquelle le monde efl'ectue son mouvement diurne apparent.

— Bot. Partie d'im végétal, soU principale, soit acces-

rpendiculaire à l'axe de

Page 1