DONNÉES POLAIRES. I
On nomme oa-e d'une courbe une droite telle que les points de la courbe sont situés deux à deux sur des perpendiculaires àcetto droite.
Dès qu'une courbe a deux axes, OA, OB, faisant entre eux un angle autre qu'un angle droit, elle en a nécessairement d'autres. En ^ '^ ^ effet, la figure étant symé- -^ ^ trique par rapport à O B ^, doit offrir les mêmes particularités des deux côtes
de cette ligne ; nous aurons donc un troisième axe, OC, faisant, avec OB, le même angle a, du coté opposé à celui où se trouve OA. En continuant à raisonner ainsi, on pourra trouver un quatrième axe, puis un cinquième, etc.
Soit a l'angle de doux axes consécutifs, si le rapport — est un nombre entier »i, on en conclura que le nombre des axes est m ; si le rapport — est exprimé par une fraction
irréductible —, il faudrait faire n tours pour retrouver le
premier axe, et on aurait m axes. Si le rapport est incommensurable, la courbe a une infinité d'axes. Ce dernier cas est impossible avec une courbe algébrique, le cercle excepté, car une circonférence, décrite du point de concours des axes comme centre, couperait la courbe en une infinité de points, ce qui est impossible.
De même, si une courbe a deux axes parallèles, elle en aura une infinité d'autres, parallèles aux premiers et équidistants entre eux.
Dans les courbes à centre unique, les axes passent par ce point, qui est évidemment un point de symétrie. Si la courbe a plusieurs centres, comme par exemple la sinitsoide, ils peuvent se trouver en dehors des axes.
Détermination analytique des axes d'une courbe. Une courbe étant rapportée à des coordonnées rectangulaires ; l'un des axes de coordonnées est un axe de symétrie de la courbe, lorsque l'équation de cette courbe ne contient que des puissances paires de l'ordonnée perpendiculaire.
Pour reconnaître si une courbe f{x,y) = 0 a un axe, il faut donc la rapporter à des axes rectangulaires indéterminés, égaler à zéro les coefficients des termes distincts contenant des puissances impaires de l'ordonnée, par exemple, et voir si les équations posées peuvent être satisfaites par un choix convenable des coordonnées de la nouvelle origine et de l'angle du nouvel axe des x avec l'ancien : s'il en est ainsi, lo calcul môme détermine les axes recherchés.
En coordonnées polaires, soit p =/"(") l'équation d'une courbe ; supposons que celle-ci s'obtienne tout entière en faisant varier u de 0 à 2«; l'axe polaire est un axe de symétrie si les valeurs a et 2tt— a attribuées à u reproduisent la même valeur de p ou si les valeurs a et tî — a donnent à p des valeurs égales et de signes contraires.
Application aux courbes du second degré. Dans les courbes du second degré, les axes sont les diamètres rectilignes perpendiculaires aux cordes qu'ils divisent en deux parties égales. Le diamètre d'uue courbe
f{x,y) = Ax'-\-2Bxy-\-Cy'-\-2l>x-\-2Ey+F = 0, conjugué delà direction y = mx, est représente par l'équation :
„,/v ^fi =0,
ou : (Cv+Bic+E) m-f A.r-|-B^-i-D = o. Cette équation peut s'écrire :
A-fBm D+Em ^~ Cm-|-B^ Cm-I-B' pour que ce diamètre soit un axe de la courbe, il faut, si les axes de coordonnées sont rectangulaires, que l'on ait : A-fBm Cm-l-B
C'est Véquation aux coefficients angidaires des directions principales. Ses racines sont réelles et leur produit est égal à — l. Elles déterminent donc deux directions perpendiculaires, à chacune desquelles correspond un axe. V ellipse et Vhyperbole ont deux axes perpendiculaires entre eux ; la parabole n'a qu'un axe ; l'autre se trouvant transporté à l'infini.
En éliminant m entre la dernière équation et l'équation :
on aura évidemment l'équation de l'ensemble des axes qu'on peut écrire :
Nous renverrons à chacune des courbes du second degré pour l'étude plus particulière de leurs axes respectifs.
L'équation d'une ellipse rapportée à ses axes comme axes de coordonnées est ;
les longueurs 2 re et 2 4 sont les longueurs des aa:es de la cour/ie.
D'une façon analogue l'équation de l'hyperbole peut se mettre sous la forme :
r.-| = '-' 2 a et 2 6 sont, comme dans l'ellipse, les longueurs des deux axes de la courbe ; mais la partie 2 6 de l'axe des y
1. AA', BB', axes d'une ellipse. — 2. AA', axe transverse d'une hyperbole ; BB', axe non traosverse. — 3. A A', axe d'une parabole.
n'est qu'idéale. L'axe des x est dit l'axe transverse do la courbe, c'en est aussi l'axe focal; Taxe des y est dit l'axe non transverse, ses intersections avec la courbe sont imaginaires et ont pour coordonnées :
Axe d'une surface. Toute section faite par un plan passant par un axe d'une surface doit ctve symétrique par rapport à cet axe. La surface étant rapportée à son axe, pris pour axe des ::, et à un plan perpendiculaire à cet axe, pris pour plan des xy, son équation ne contient que des termes de degrés pairs, par rapport k x et ày.
Axes des su7'faces du second degré. Dans une surface du second degré, les sections déterminées par des plans parallèles sont des courbes homotkétiques . Lorsque ces courbes ont un centre, le lieu des centres s'appelle diainètre. Si le diamètre est perpendiculaire au plan des sections, c'est un axe de symétrie de la surface.
Considérons l'équation générale d'une surface du second degré :
f{x.y.z) = Ax'-^A'y' -h A" -M- 2Bî/r+ 2B'zx+2B"xy + + 2C.T+2C'i/ + 2C"c + F = 0.
Soit «Py ^°® direction de cordes; le plan diamétral correspondant a pour équation : af'^ 4- ^f'y -\- ï/*'- = o, ou ;
(Aa -h B"? -f B'ï).r + (B"a -{- B'p -^ B-()y + -h (B'a + Bp-\- A"i)z + C« -f C'p + C"y-0. Pour que opx soit une direction d'axe, il faut que cotte direction soit perpendiculaire au plan diamétral, c'està-dire que :
Aa + B"u -H B'y B"a + A'fi + By B'a +B^-|-A"y*
Egalons ciiacun de ces rapports à -; si nous déterminons
S, le plan diamétral correspondant, onplayi principal, aura pour équation :S{ax+py+ t=) +.C« -\- C'B -|- C"^t = 0. Or, pour déterminer S, on a les équations :
(A-S)«-i-B"fi4-B'T = 0,
B"a-H{A' — S^-1-By = o,
Pour que les trois premières équations soient vérifiées
pour un même système de valeurs de a, p, y^ ^^ ^^^^ H"^ ■
Cette équation du 3" degré est appelée équation en S; on peut démontrer qu'elle a toujours ses trois racines réelles. A chaque racine simple correspond une direction unique ; à une racine double, toutes les directions parallèles à un plan; à une racine triple, toutes colles de l'espace. Toute surface de second degré a donc au moins un plan principal; de plus, on démontre que les directions correspondantes à deux racines difl'érentes sont perpendiculaires entre elles. Nous renverrons à chacune des surfaces du second 4egré pour l'étude plus particulière des axes correspondants.
Axe de révolution. Un axe d'une surface devient axe de révolution lorsque toutes les sections faites par les plans qui le contiennent sont égales entre elles. Ces sections prennent le nom de méridiennes. Les sections perpendiculaires à l'axe sont des cercles ayant leurs centres sur cet axe. Si la surface est rapportée à son axe pris pour axe des z, à deux plans zx et zy rectangulaires entre eux, et à un troisième plan perpendiculaire à l'axe, son équation est de la forme :
Axe d'une aire plane. Lorsque, comme il arrive en mécanique, on n'a à considérer dans une aire plane que sa grandeur et la direction du plan où elle est tracée, on la représente par son axe; c'est une droite perpendiculaire au plan de l'aire et qui la donne à une échelle convenue.
— Mécan. et astron. Axe instantané de rotation. Euler a démontré le premier que le mouvement d'un corps autour d'un point fixe est, à chaque instant, une rotation autour d'un axe passant par ce point. Lo corps, en général, ne tourne autour du même axe que pendant un .temps inliniment court, d'où le nom de axe instantané de rotation. Le mouvement continu du corps peut être considéré comme produit par le mouvement d'un cône lié à ce corps, sur un cône fixe. V. cinématique.
Axes principaux d'inertie. V. i^'iE'B.nm. W Axe d'oscillation d'un pendule. V. pendule, il Axe d'un couple. V. couple. Il Axe des mo7nents. V. moments, il Axe de la terre et axe du inonde. V. terrk, sphère céleste, astronomie.
Axel, ville des Pays-Bas (Zélande), sur un canal do l'Escaut occidental ; 3,430 hab.
Axel, archevêque de Lund. V.- Adsalon.
AXELSŒN, ancienne famille danoise dont les membres ont ioué un rôle important dans les luttes entre le Danemark et la Suède, au xv« siècle : Iv\s Axelsœu se rendit,
en 1467, indépendant dans l'île de Gottland, et exerça la piraterie; — Erik Axelsœu, un de ses frères, gouverneur do Stockliolm, contribua à la révolution qui plaça Christian l" sur le trône, puis au rétablissement do Charles Canutson, enfin à l'élection de Sten-Sture comme administrateur (1470). Ce dernier lui céda la Finlande, où il exerça une véritable souveraineté jusqu'à sa mort (1480).
AXENBERG ou ACHSENBERG, montagne de Suisse, sur la côte orientale du lac des Quatre-Cantons (cant. dUri); altitude 1.734 m. Au pied de lAxenberg, s'avance dans le lac le Tellsplatte, petite plate-forme sur laquelle Guillaume Tell, suivant la légende, s'élança hors de la barque de Gessler. Une chapelle, avec deux autels de pierre, a été construite sur ce rocher en l'honneur du libérateur de la Suisse.
AXENFELD (Auguste), médecin, né à Odessa en 1825, mort, à Paris en 1876, vint étudier la médecine à Paris, où il se fit naturaliser français. Il fit preuve d'un grand dévouement pendant les épidémies cholériques de 1849 et 1S54. Professeur à la faculté de médecine, et médecin en chef de l'hôpital Beaujon, il a laissé des ouvrages estimés sur les maladies nerveuses, en particulier son Traité des névroses.
AXER (a-ksé) v. a. Action d'introduire, à l'intérieur des rouleaux d'impression pour toiles peintes, un mandrin ou axe en acier, ii Machine à axer. Machine spéciale servant a exécuter l'opération ci-dessus.
AXERETO. Bioer. V. Axareto.
m. Un
noms du
AXI [ksi — du lat. axis, axe) piment {capsicum a7i7iuum).
AxiAGÈS, anc. fleuve de la Sarmatie d'Europe {auj. It Bof/), qui se jetait dans le Pont-Euxin et donnait son non à la ville de Axiaca, ainsi qu'au peuple des Axiaci.
AXIAL, ALE, AUX (ksi) adj. Qui a rapport à l'axe, qu tient de ïiixe : Lig7ie axiale, il On dit aussi axuel, ei.i i
AXIE ou AXIA [ksi — dugv. axia, mérite) n. f. Bot. Plan m mal connue de la Cochinchine, rapportée, suivant le; divers auteurs, à la famille des nyctaginées ou à celle de; valérianées. Sa graine est substituée, en Cochinchine, au ginseng chinois, comme Eudorifique.
— Crust. Genre de décapodes macroures, section des liomards, que l'on trouve sur les côtes de France et d'Angleterre.
AxiÉROS. Myth. Nom d'un des Cabires (v. ce mot) de Samothrace; c'était sans doute un nom mystique de Démêler.
AXIFÈRE {ksi — an lat. axis, axe, et /erre, porter) adj. Qui est muni d'un axe.
AXIFORME {ksi — au lat. axis, axe, et de forme) adj. Qui a la forme d'un axe ou d'un essieu : Corps axiforme.
AXIFUGE(/csi — du lat. (w;/s, axe, et /"u^ere, fuir) adj. Qui s'écarte de l'axe; centrifuge : i^orce axifoge. il CENTRirrui: est plus usité.
— Anton. Axipète.
AXIGRAPHE {ksi — du lat- axis, axe, et du gr. graphein, décrire) adj. Se dit d'imo variété de chaux carbonatée.
AXILE {ksi — du lat. axis, axe) adj. Qui forme un axe, qui se rapporte à un axe.
— Bot. Oi'ga7ies axiles. Tous les organes centraux des plantes, tels que racine, tige, branches, rameaux; se dit par opposition à orga7ies appendiculaii'es. n Placentation axile, Insertion des ovules à l'angle interne de chaque loge dans un ovaire multiloculaire ; se dit par opposition à place7itation pariétale et à placentation centrale, il &rai7ie axile. Celle qui est attachée à l'axe du fruit, ii Embryon axile. Embryon placé au milieu du périsperme, et qui se porte d'un point périphérique de la graine au point diamétralement opposé.
AXILÉ, ÉE (A-sî' — rad. axile) adj. En T. de bot-, Qui est muni d'un axe, ou disposé autour d'un axe.
AXILLAIRE {ksi — du lat. axilla, aisselle) adj. Qui appartient à l'aisselle, ou qui est situé dans le voisinage do Taissolle.
— Auat. Nerf axillaire ou circonflexe, Nerf qui naît de la partie supérieure du plexus brachial, innerve le muscle petit rond, et se divise en deux branches qui se perdent dans le deltoïde, ii Artère axillaire. Artère qui fait suite à la sousclavière. Il Veine axillaire. Veine qui accompagne l'artère de même nom. ii Glandes axillaires. Ganglions très nombreux disposés autour de la veine axillaire, et auxquels aboutissentles canaux lymphatiques du membre suDérieur.
' Bot. Qui naît à l'aisselle des feuilles : Fleurs axillaires. Bourgeons axillaires.
— n. f. Entom. Petite pièce triangulaire entre les angles postérieurs du corselet et les angles huméraux des élytres, chez certains insectes.
— Enctcl. Anat. Artèi-e axillaa'e. Elle traverse le creux de l'aisselle en diagonale du milieu de la clavicule, et se termine au bord inférieur du muscle grand pectoral, où elle prend le nom de « artère humérale » .
Les branches collatérales de l'artère axillaire sont : Yacro77iiale et la thoracique supérieure, la thoi'acique inférieure, la scapulaire inférieure, la circonflexe postérieure, et la circonflexe antérieure.
— Bégion axillaire. V. aisselle.
AXILLE {a-ksiV — du lat. axilla, aisselle) n. f. Bot. Angle formé par la soudure d'un organe sur un autre. Il On dit mieux aisselle.
— Ornith. Partie inférieure de l'aile, au point où elle s'insère à la poitrine.
AXILLIFLORE {ksi-llî—du lat. axilla. aisselle, et flos, floris, fleur) adj. Qui a des fleurs axillaires.
AxiM, localité principale du pays anglais d'Ahanta, dans l'Afrique occidentale (côte de l'Or), où so trouve le meilleur port de cette partie du littoraL
Axinellc
AXINE (ksi) n. f. En T. do cliim., Mîitiôro grasso siccalivf^ oxlraito d'un coccus vivant sur uno ospùco do schimus.
— Kncycl. Vaxine ost extraite par ébullition avec do l'oau. Elle so prôsonto «eus iornio u'uno niat>so butjrouso, rocouvurto d'une croûte d'nii ruugo orangé. La potasse doauû, avec ollo, do l'acide laurique ot un acido huiloux, Yacide «j»i(i/ueC'"H"0', iju'on apjJoUo aussi acide axiquf.
L'îixino ost empioyoo au Mexique pour lo pansoraont dos plaios, do rontùrocùlo, do la sporuiatocùlo ; on s'en sort aus!>i commo voruis pour le bois ot les métaux.
AXINE [ksi — du gr. axiné, Imche) n. m. Genre de mollusijuos. Syn. de cmproDON. (V. c« mot.) ii Gonro de vers trômiitodos polystoniions, famille des polystomidos, renfermant dos dnùvos parasites dos poissons do mor. Citous Vaxitie bcloncs, vivant sur les orphies.
AXINÉE (ksi — du gr. axinê, hacho) n. f. Gonro do mélastomaccos, rouformant des arbres ou dos arbrisseaux dos Antilles, du Pérou, do la Nouvelle-Grenade et du Venezuela.
AXINELLC ou AXINELLA {ksi — du gr. axiné, hache) n. f. (loaro dôpongcs librousos, famille dos chalinopsidés. ronl'onnant dos formes môditorranéonnes. Citons VaxiJiella ciiinamomaa (Adriatique), etc.
AXINŒN, ENNE (ksi-ni-in, <}n' — du gr.
axiné, hache) adj. \\ Jade axirtiett. Nom donné au jado vert, parce qu'il a été employé par les sauvages de l'Oceanie ot do rAraôri(|uo du Sud pour faire des haches ou des cassetête. (On rappelle aussi, pour le mémo motif, jAi>ic ASCI13N, du lat. ascia, hachette, cognco.)
AXINIQUE lksi\ adj. So dit d'un acide résultant de la sapouitication do l'axino par la potasse. ^V. AXINE.) li Syn. de axique.
AXINITE {ksi — du gr. axin«?. hacho) n. f. Nom donné par Haiiy à une substance minérale qui est un composé de silice, d'alumine, d'o-xyde do for, d'oxydo de manganèse ot d'acide boriuue. L'axinito appartient aux terrains de oristaliisaiion et se rencontre dans les Alpes et les Pyrénées.
AXINOMANCIE [ksi — du gr. axinê, hache, (^t et iiiniUcia, divination) n. f. Divination qni se pratiquait, en Grèce et à Romo, au moyen d'une hache plantée dans un poteau. Des vibratious do la hacho se tiraient les indications.
AXINOPALPE [kfi — du gr. axinê, hache, et de palpe) n. m. Gonro i\o i.-nU'optères longicornos, famille des céramliycidi-s, roiitVrniant uno seule espèce européenne, de petite iui11l« [ai iiinp.iliiis gracilis)^ propre à l'Autriche.
AXIOMAL, ALE. AUX (ksi) adj. Syn. do axiomatique.
AXIOMATIQUE \ksi) adj. Qui tient de l'axiome.
AXIOME [ksi — du gr. axiôma) n. m. Proposition évidente par ellc-mêmo ot qui n'est susceptible d'aucune démonstration. (Se dit particulièrem. en mathématiques.)
— Par ext. Proposition ou maxime généralement reçue et établie dans une science ou en morale, etc. ; C'est im AXIOME généralement admis que, tôt ou tard, la vérité se découvre. (J.-J. Rouss.)
— Kncycl. Philos. Aristote entend par axiomes les proji.i-iu'ii^ évidentes par elles-mêmes et nécessaires à I I I M sition de toutes les connaissances. Tous les axiomes,
1 : -^ lui, pourraient se ramener à un premier axiome, le |.i I ! i[>n d'identité (ou de contradiction), qu'il énonçait aiii--i : n Uno chose ne peut pas à la fois être et ne pas être. -
Leibniz ramène à doux tous les axiomes. Le grand principe des mathématiques, dit-il,- est le principe de la contradiction et de l'identité, c'est-à-dire qu'une énonciation ne saurait être vraie et fausse en môme temps, ot qu'ainsi A est A, et no saurait être non A. Pour passer à la physique, il faut on outre le principe do la raison suffisante : rien n'arrive sans qu'il y ait une raison pour que cela soit ainsi plutôt qu'autrement. Par ce principe se démontrent la Divinité, tout lo reste do la métapnyviquo ot do la théologie naturelle, et même les prinoijir^ ■.l,\ m pu ,
Condillac, l'école scnsualisto et l'i'iol. ; ni.i r nSduiscut tous les axiomes au seul princii" un ri in.ii
oud'idouiité. En dehorsdecc principe, dit !,iui. m i i l'r.nté des sijfitriiirf:, le rai^oIlneIUonl n'a d'autres dûniiL-es promieros (|uo des fairs l'uurnis par l'expérience.
Eu matlieiiijiiqu'-s. les axiomes méritent vraiment ce nom, parce qu'ils peuvent se traduire on des termes qui reviennent à ceux-ci : le même est le même. L'identit*', voilà l'uniquô signe do l'évidence mathématique. Identiaues on elles-mêmes, les propositions peuvent être cependant instructives pour un esprit qui ne saisit pas à la fois et distinctement toutes les idées et tous les rapports de co qui est.
Pour John Stuart Mill, comme pour Condillac, il n'y a <rn\-inmos véritables que couxfi^ui expriment des identités; 1.1 I ~ pour Stuart MiU, ces axiomes sont de pures tauto- I Touio proposition instructive, même en mathéman (Il is, vient de 1 expérience.
il y a, suivant Kant et l'école critique, trois éléments disimct? do la connaissanç^o : les axiomes (ou jugements) analytiques ; les axiomes (ou jugements) synthétiques à priori, ot les données expérimentales (ou jugements) synthêtiqufs à posteriori. Dans les axiomes analytiques, l'attribut appartient au sujet comme quelque chose qui en fait essentiellement partie. Le tout est plus grand que sa partie, voilà un axiome analytique. C'est lo principe de contradiction un d'identité. Dans les axiomes synthétiques, l'attribut ajoute quel(|ue chose à notre connaissance, co qu'exprime le mot syn/ht'se. Tout changement a une cause, voilà un axiome synthétique à priori : à priori, parce que cette affirmation devance l'expérience ; et la dépasse, parce qu'elle prononce d'une manière universelle. C'est une synthèse, cependant, parce que les deux idées do changement et de cause sont distinctes. Dans les jugements synthétiques à posteriori (par ex. la neige est Blanche), non seulement l'attribut ne lait pas partie essentielle du sujet, mais encore l'affirmation qui relie l'un à l'autre no s'appuie quo sur uno constatation do roxnôricnce.
Or co sont les axiomes synthétiques à prîoi-i qui assignent aux mathématiques leur véritable caractère et leur véritable place parmi les sciences, en los distinguant tout
AXINE — AXONOMKTRIQUE
4 la fols ot do la logique formelle ''jugements analytiques ot des sciences d'observation et d'expérience (jUgcmont« synthétiques à posteriori). C'est pour n'avoir pas fait cette distinction féconde do l'analyse, do la synthèse rationnollo et do la synthèse empirique que Leibniz ot Condillac ont vu dans le principe (fo contradiction ou d'idontité lo seul principe dos mathéniati(|ucs. Les mathématiques, on cffol, sont autre chose quo lo développement du principe d'identité : elles ont un contenu réol, objectif. V. principe.
AXIOMÈTRE [ksi — du gr. axios, juste, ot métron, mesure) n. m. Petit indicateur servant à faire connaîtro à distance la position do la rouo du gouvernail et, partant, la direction do la barre ot la marche du navire, ii Axwmélrc à chaîne, Celui qui manœuvre, au moyen d'une chaîne, une aij-uillo indicatrice placée sur la dunette. (Ce petit instnimout n'est plus en usago aujourd'hui.) n On l'appcllo quelipiefois axomj':trk.
AXIOMORPHIQUE {ksi — du gr. axios, exact, et morpliè, forme) adj. So dit d'une variété de chaux carbonatée.
AxiON, fils do Phégéo, roi do Psophis, en Arcadie, ot frère do Téménos ot d Arsinoé. Les deux frères tueront AIcmcon,pour venger leur sœur abandonnée par lui. — Un des fils do Priam. (11 fut tué par Eurypyle, fils d'Evémon.)
AXIOPISTIE [ksi-O'pis-ti — du gr. axios, digne, et pistis^ foi, croyance) n. f. Nom sous lequel on désigne, on théologie, la mesure d'autorité et do confiance qui peut quelquefois s'attacher aux faits purement historiques et qui sont, par conséquent, controversablos. On l'oppose ordinairomont à aulopislie. V. co mot.
AxiOTHÉE, uno do femmes do Prométhéo; mère do
Dourahon.
AxiOTHÉE, femme de Nicoclès, roi de Paphos en Chypre (iV siècle av. J.-C). Son époux s'étant tué sur l'ordre do Ptoléraée Soter, ollo égorgea ellc-mômo ses deux filles, et se poignarda ensuite.
AxiOTHÉE, femme grecque, née à Phlionto (iv" siècle av. J.-C). Elle se passionna si bien pour los ouvrages do Platon, qu'elle vint exprès à Athènes, ot suivit les leçons du philosophe, déguisée en homme.
AXIPÈTE {ksi — du lat. axis, axe, et petere, aller vers) adj. Qui tend vers l'axo ou le centre, n On dit plus souvent CENTRIPÈTE.
AXIQUE [ksi] (acide) adj. Chim. Syn. de axinique. AXIRIS {ksi-riss) n. m. Bot. V. axyris.
AXIS {ksiss — du lat. axis, axe) n. m. Seconde vertèbre du cou, ainsi appelée parce que son apophyse odontoïdo sert comme de pivot aux mouvements de la tôte.
— Encycl. h'axîs est la seconde vertèbre cervicale ; ses parties constitutives sont celles d'une vertèbre en général. (V. vertèbre.) Le corps est surmonté de l'apophyse odontoidc, émincuce arrondie à son sommet, étranglée un
2. Profil. — 3. Face de la vertèbre ; b, apophyse odoutoide ; c. facette d'articulation de cette apophyse avec l'atlas , d, apophyse articulaire supL-rieiire ; e, apophyse articulaire inférieure; f. apophyse épineuse biftirquée
X pour l'artÈre vertébrale ; h, apophyse transverse).
Feu au-tlessus de sa base ; c'est Vaxe autour duquel roule atlas, et avec l'atlas la tête. Ses apophyses transverses sont unituberculéos.
L'axis s'articule avec l'occipital ot l'atlas. V. occipito-
AXOÏDIEN, AXO'iUO-ATLOÏDIEN.
du daim. 11 vit en grandes troupes dans l'Hindoustan, sur los bords du Gange {axis maculatus). V. cerf.
AXIUS, Géogr. Nom lat. du Vardar. — Ane.
, fleuve
de la 1(1
d'As
Ax-LES-THERMES
(lat. Aquii' Consoranno-
rum), ch.-l. de cant.
(Arièe:e), sur l'Ariège,
arrond. et à 43 kilom.
de Foix; 1.5-15 hab.
{Axéens, ennes.) Eaux Axis.
thermales, sulfurées so-
diques, connues très anciennement et probablement dès
l'époque romaine. Elles sont si abondantes que la ville
n'est, en quelque sorte, a-t-on pu dire, qu'un réservoir
d'eau bouillante. Etablissements do bains fréquentés. —
Lo canton a U comm. et 5.5G9 hab.
AxMANN (Joseph), graveur autrichien, né à Brûnn en 1793, mort à Salzbourg"; élève do l'Acadéniio de Vienne, illustra les œuvres de Schiller, la Description de Vienne dllormayr et reproduisit viugt-doux tableaux do la galerie du Belvédère.
AXOÏDE et AXOÏDIEN, ENNE [kso, in, en') adj. Qui a rapport à l'axis.
AXOÏDO-ATLOIDIEN, ENNE {kso» in, en') adj . Qui a
rapport à l'axis et à l'atloido.
— Encycl. Articulation axoido-atlotdienne , Articulation par des facettes articulaires do l'axis et de l'atlas. (Ces facettes sont unies par deux ligaments : l'un antérieur, l'autre postérieur.) L articulation est pourvue d'rme synoviale très Ifieluv Tn niouveniont de rotation forcée do la této peut amener la luxation.
AXOÏDO-OCCIPITAL, AXX, AUX {kso) adj. V. OCCIPITO-
ATLOÏDIBN.
AXOLOPHE {kso -
du gr.
iro lav
. axo, ot topltoM, panache) , do la famille des mal-
Forme larvaire de
Sociiun du gonro vaciîos.
AXOLOTL {kno) [mot moxii batraciens urodèlc8, du genre am- ^ blystomo. V. co mot.
— Encvci-.IIosI fait montion do cet animal dès lo commoncomont du XVII" siècle par Hernandez, dans son Histoire dcM animaux de la Nou-
velle-Espof/ne {lOOO); on on parlo commo d'un «poisson très abondant dans lo lac do Mexico, ot connu au Mexique sons le nom de alolacatt « .
Au xviii" siècle, Johnston cite aussi l'axolotl comme uo poisson comestible. Divers naturalistes s'en occuj»èroot ensuite, ou lo décrivirent commo uno forme spéciale do batraciens urodèlos péronnibraoches, sous lo nom de siredon pisciformis ot airedon macutatus; mais Cuvior, sans connaître 1 évolution do co batracien, resta persuadé quo c'était uno forme larvaire de quoique modèle encore inconnu. Vers 18G4, lo Muséum d'histoire naturelle de Paris reçut quelques axolotls vivants et, parmi eux, une fcmello qui pondit un certain nombre d'œufs féconds, d'où sortiront, au bout d'un mois, des petits. Parmi ces jeunes, les uns conservèrent la forme de leur mèro ; les autres se transformèrent peu à peu on amblystomcs.
AXOMÈTRE {kso — du gr. axôn, axe, et métron, mesoro)
n. m. V. AXIOMÈTRE.
AXONES(/ir.?o — du gr. axôn, onos, axe) n.m. pi. Tablettes do bois sur Icsauellos étaient gravées, à Athènes, les lois de Soion. (On les appelait ainsi parce que ces tablettes tournaient sur un axe. Placées d'abord à l'Acropole, elles furent transportées dans l'Agora, sur la proposition dEplualtes. Plutarquo en a vu les débris au Prytance.)
AXONGE [kson — du lat. axis, essieu, et ungere, oindre; ce qui sert à graisser les essieux) n. f. Comm. Parti© ferme et blanche do la graisse du porc, que l'on nomme
aussi SAINDOUX.
(L'axonge se compose de deux substances organiques Tune solide et l'autre liquide ; la première so nomme margarine, et la seconde oléine.)
— Techn. Graisse de porc fondue, qui sert à préparer les onguents et la plupart des pommades pharmaceutiques et autres, ii Axonge de verre. Espèce d'écumo qui so forme sur lo verre en fusion.
— Encycl. Les usages de Vaxonge dans l'industrie sont très variés. Seule, ou plus souvent mélangée à d'autres substances, elle sert à graisser les essieux des voitures et les engrenages des machines. On remploie aussi dans la teinture des tissus de coton, dite teinture à la résine. Elle rend la couleur moins sensible à. l'action de l'eau, en ce sens que seules les parties non réservées se trouvent teintes.
AXONOMÉTRIQUE (A-50 — du gT. axân, onos, axe, et métron, mesure) adj. ii Géom. Perspective axonométrique. Projection orthogonale sur un plan oblique aux trois dimensions du corps à représenter. Les axes de la perspective sont les projections des arêtes du trièdre trirectanglo déterminé par les trois dimensions.
— Enctcl. Pour construire une perspective axonométrique, il suffit, en général, de connaître les axes et lo rapport de réduction que subissent leurs longueurs, ou, ce qui revient au même, les angles de ces arêtes avec la
fdan de projection. Supposons lo plan de projection égaement incliné sur les directions principales : considérons un angle trièdre trirectanglo, projeté suivant SABC. Si l'on coupe les
trois faces de cet N, c B^
angle trièdre par un plan parallèle au plan do projection, passant, par exemple, par le point projeté on C de se, les intersections de ce plan avec les faces projetées on CSB, CSA, ASB, devront se projeter perpendiculairement aux projections des ai'étes SA, SB, SC ; ces intersections projetées formeront donc un triangle ABC. Les angles ScS„ S6S,. SaS,, seront les angles plans des angles dièdres des faces du trièdre avec le plan de projection, S, désignant le sommet dans l'espace.
Ces trois angles, les angles ASB, ESC. CSA, et les angles des arêtes avec leurs projections, sont liés par des relations géométriques telles que, deux d'entre eux étant déterminés, tous les autres en résultent.
Supposons, par exemple, que l'on se donne deux des angles .\SB, BSC, CSA; ou, ce qui revient au même, les trois projections des arêtes de l'angle trièdre trirectanglo sur le plan de projection ; coupons, comme nous l'avons déjà fait, par un plan parallèle au plan de projection, et
ftrenons un plan auxiliaire, parallèle à SC et pcrpendicuaire au plan de la figure SABC. Les points C et c se projettent en C et c' ; d'ailleurs langle en S de l'espace étant droit, la projection de ce sommet sur le plan auxiliaire considéré, doit se trouver sur la circonférence décrite sur Ce' comme diamètre, c'est-à-dire en S'. Par suite, les angles ScS. et SCS, sont CVS' et c'C'S'. Pour déterminer los autres ancles, analogues aux deux précédents, il suffit d'olTectuer lès rotations des plans projectauts B6, Aa-, autour de la verticale S.
Puisque SC a pour projection SC, il est facile d'avoir la valeur do l'unité des projections suivant l'axe SC. Il est également facile d'avoir les valeurs des unités de projection suivant les autres axes. On étudierait de même tout aussi facilement les antres modes de données ; nous n'insisterons pas davantage.
Ceci posé, pour faire une perspective axonométrique, on commencera toujours par rechercher les angles des pcpjections des arêtes du trièdre trirectanglo, et les angles de ces arêtes avec le plan de projection. Au moyo des trois derniers angles, en pourra consirmru trois
AXOS - AYLMER
échelles de réduction, qui serviront à compter les dimeusions projetées sur les droites SA, SB, SC, coonaissant les vraies longueurs dans l'espace.
Ainsi, pour construire la perspective axonométrique d'un cube, par un point 0, ou mène des droites parallèles aux axes, puis on porte, sur ces axes, des longueurs OA, OB, OC, calculées d'après les échelles de réduction respectives aux trois dimensions.
Cette perspective otfre plusieurs avantages : elle donne une image assez exacte du corps ; elle s'exécute rapidement, et permet de retrouver les vraies grandeurs des principales dimensions du corps représente.
AxOS {koss), village de Crète, vers le centre de l'île, sur la route de Rétimo à^Candie. On y visite encore les ruines de la ville antique du même nom (enceinte de l'Acropole, tombeaux creusés dans le roc, inscriptions, etc.}. Restes d'un château du moyen âge et du couvent de Saint-Jean, qui a conservé des 'fresques grossières et des mosaïques.
AXOTOME {kso — du ^r. aœôn, axe, et tomos, coupe) adj. Se dit de tout cristal qui ne se clive que dans une direction transversale et parallèle à la base.
AXTEL (Daniel), officier anglais, mort en 1660. Puritam et républicain exalté, il joua un rôle important. Il devint colonel, commanda le détachement qui conduisit Charles I" à l'échafaud (1649), et se sépara de Cromwell lorsque celui-ci s'empara du pouvoir. Condamné à mort après le retour de Charles U, il marcha au supplice avec la plus grande fermeté.
AXTMANN (Léopold), peintre autrichien, né en 1700 à Fulnek (Moravie), mort à Prague en 1748. 11 eut une grande réputation comme peintre d'animaux, surtout do chiens et ao chevaux.
AXUEL. ELLE {ksu) adj. Syn. de axial, ale.
AxULAR (Pierre), écrivain basque du xyii^ siècle. Il était curé de Sare, dans le pays basque, et il a écrit un livre curieux et intéressant au point de vue de la linguistique; il est intitulé: Geroko Guero, aut de non procrastmanda ■pxnitentia (1642), traité classique de la langue basque.
AXUM, AxOUM ou AksOUM, ville do l'Abyssinio (prov. du Tigré), qui fut, au commencement de notre ère, la capitale de l'empire d'Ethiopie, et l'entrepôt général du commerce de l'ivoire. C'est aujourd'hui la ville sainte de" l'Ethiopie, possédant les asiles vénérés des fidèles, etc., et conservant encore de superbes ruines, témoins de sa grandeur passée. Dans l'église moderne, on voit la Chronique d'Axoum, qui offre l'histoire complète de l'Abyssinie, et dont une copie a été rapportée en Europe. La tradition place aux environs d'Axoum le tombeau de la reine deSaba.
Axumite {ksu), celui, celle qui habitait Axum. —Les
AXUMITES.
— n. m. Ane. langue du pays d'Axum : Parler /'axumite.
— Adjectiv. : Histoire axumite.
— Encyc-l. Linguist. On désigne, sous les différents noms de axumite, amara, gheez, gnîz, ou éthiopien ancien, l'ancien dialecte éthiopien tel qu'il était parlé dans le royaume d'Axum, en Abyssinie. Dans ce dialecte sont écrits les principaux monuments littéraires do la famille éthiopienne et les livres liturgiques des Abyssins. C'est aujourd'hui une langue morte qui sert seulement dans la liturgie ; l'axumite a été remplacé comme idiome pratiipie et usuel par Vamarigue, qui pourrait être appelé à juste titre l'n éthiopien moderne ».
AXYLOS, fils de Teuthras, roi d'Arisbé, en Troa<le, tué par Diomède au siège de Troie.
AXYRIS {ksi-riss — du gr. axuros, non rasé) n. m. Genre de chénopodées, tribu des atriplicées, dont les fleurs sont monoïques et dépourvues de bractées. Ce sont des herbes blanchâtres, à feuilles alternes, pétiolccs ou rarement sossiles.Les sixespoci;^ connues habitent l'Asie moyenne.
Ay [a-i] ch.-lieu de cant. de la Marne, arrond. et à 27 kilom. do Reims, sur la Marne ; 7.061 hab.
{AyéonSf onnes.) Ch. de fer Est. Vins Armes d'Ay.
mousseux, les plus estimés de la
Champagne ; tonnellerie, commerce de vins, exploitation d'argile pour poteries. — Le canton a 18 comm. et 20.782 h.
AY (fl-ï) n. m. Vin mousseux qui se récolte sur le territoire d'Ay : Un vetTe d'kw
Aya, bourg de l'Espagne septcntr. fprov. Basques [Guipuzcoajj, à 15 kilom. de Saint-Sébastien; 2.2S0 hab.
Ayagh, village maritime de la Turquie d'Asie {Anatolie, prov. d'Adana), au centre des ruines d'Elousa, do Corycus et de Sébaste.
Ayacucho (département d'), dép. du Pérou, situé sur 1q versant oriental des Andes, et sillonné par de nombreuses ramifications de cette chaîne. Il renferme plusieurs vallées assez bien cultivées, malgré les rigueurs du climat. (Pop. 142.200 hab.) Riches mines d'or, d'argent et de mercure. — La capitale Ayacucho, THuamanga l'ondée par François Pizarre en 1539, est située sur un plateau s'étendant à Ï'E. de la Cordillère occidentale des Andes ; 9.385 hab.
AYAK DIVANI n. m. Grand conseil extraordinaire qui n'est convoqué par le sultan que pour les affaires de la plus haute importance. Comme tous les assistants se tiennent debout, ce conseil a pris son nom de cet usSLge-.divan sur pied.
Ayakondi, ville de l'Inde mérid. (prov. de Madras, district de Madoura), sur un sous-affluent de la Cavéri ; 10.600 hab.
AYAItA, comm. de l'Espagne scptr. (prov. Basques [prov. d'Alava] ), sur le fleuve côtier le Nervion ; 3.000 hab.
Ayala (Barnabe de), peintre espagnol, né à Sévillc, mort vers 1673, élève de Zurbaran, et un des fondateurs de l'académie de Séville. Son œuvre la plus remarquable est une Assomption de la Vi'erye (Séville). Sa manière rappelle celle de Zurbaran.
Ayala (Pedro LopEZ de), homme d'Etat, général et historien espagnol, né en 1332, dans le royaume de Murcie, mort à Calahorraen 1407. servit sous les rois de Castille : Pierre le Cruel, Henri de Transtamare, Jean I"et Henri III.
Henri de Transtamare l'envoya auprès de Charles V, roi do France, en qualité d'ambassadeur; Jean I" le fit grand chambellan et chancelier. On a de lui une remarquable Chronologie des rois de Castille (Pampelune, 1591); un recueil de vers et des traductions d'auteurs latins.
Ayala (le général Mariano d'), écrivain militaire italien, né à Messine en 1809, mort en 1877. Forcé de quitter Naples, il se réfugia en Toscane, où il devint ministre, puis se fixa à Turin, fut élu député en 1861, et devint sénateur. Ses ouvrages les plus connus sont : Vocabolario militare, et i Pienwntesi in Crimea. Il a publié la biographie de son ami, lo patriote Poërio, qui mourut dans ses bras en défendant Venise, en 1849.
Ayala (Adelardo LoPEZ de) , auteur dramatique et homme politique espagnol, né à Guadalcanal (prov. de Séville) en 1829, morl à Madrid en 1879. Il s'était fait connaître par des poésies et des pièces de théâtre, lorsque la révolution de 1868 vint le jeter dans la politique. Il fut le principal rédacteur du manifeste de Cadix, puis il alla chercher le maréchal Serrano aux Canaries, lui confia le portefeuille des colonies (1868-1869). Rentré dans la vie privée lors de l'avènement d'Amédée, il revint aux atTaires avec le maréchal (1872); puis il se rallia à Alphonse XII, qui lui conserva son portefeuille. En 1878, il fut élu président des Certes.
Ses comédies, toutes en trois actes et en vers, ont été représentées avec succès à Madrid. Ce sont : Un homme d'Etat ; Faute et Pardon ; les Deux Guzman ; la Maison de verre ( el Tejado de vidrio ) ; los Comuneros ; Tant pour cent, et Consuelo (1878). Dans toutes, on estime la pureté du style et l'art délicat de donner une leçon do morale au moyen d'une action intéressante.
Ayala (Tomaso de), célèbre fabricant espagnol lames il'épée, qui vécut à la fin du xvi" siècle et pendant la première moitié du xvii*. Il compte parmi le^:; fameux espaderos de Tolède, et sa marque est un T, quelquefois couronné. Une forte épée du musée d'ar- Marques d" Avala tillerie, dont la lamo est de Tomaso de Ayala, est faussement attribuée à Bonvenuto Cellini.
Ayamonte, ville et port d'Espagne (Andalousie), sur le Guadiana; 6.600 hab. Pop. du district ; 25.300 hab.
Ayamonte (le marquis d'), seigneur espagnol, parent do Louise de Guzman, reine de Portugal. Il conspira, en 1641, avec le duc do Médina Sidonia, pour rendre l'Andalousie indépendante de la couronne d'Espagne. La conspiration avorta, et Ayamonte fut envoyé à l'échafaud.
AYAN {a-ian — de l'ar. ai/n, œil) n. m. Pluriel du mot arabe aln, et qui signifie hommes considérables. (Il est employécomme singulier par les Turcs, poursigniner no/n6/e en général, et, dans la langue administrative, maire.) n En Turquie, Officier chargé de veiller à la sûreté des habitants, en province.
AYANT CAUSE n. m. Dr. Celui qui tient son droit d'une autre personne, qu'on appelle son <■ auteur ". Ainsi, l'héritier est l'ayant cause de la personne dont il a hérité: le créancier, qui a toujours pour gage le patrimoine de son débiteur, est l'ayant cause de celui-ci et peut, dans l'intérêt de sa créance, exercer les actions qui appartiennent au débiteur, quand ce dernier refuse ou néglige de les exercer lui-même (C. civ., art. 1166), mais sans avoir plus de droits que lui. ii PI. Des aïants câusk.
Eh quoi! parce qu'un homme aima jadis mon père,
Il faudra i
Lui, SCS hoirs, ayants (
■ les bras.
PlR
— Encycl. Dr. On distingue l'ayant cause à titre particulier et 1 ayant cause à titre universel : le premier succède à un droit particulier; le seconda l'ensemble des droits acquis par son auteur, à l'exception do ceux qui, comme l'usufruit, sont exclusivement attachés à la personne.
Dans toute convention, on est censé avoir stipulé pour SOI et pour ses liéritiers et ayants cause, à moins que le contraire ne soit exprimé ou no résulte de la nature de la convention (C. civ., art. 1122).
En matière de preuve, Vacle aulhenlique fait pleine foi de la convention qu'il renferme entre les parties con- 'tractantes et leurs héritiers ou ayants cause (C. civ., art. 1319). — L'acte sous seine/ privé, reconnu par celui auquel on l'oppose, ou légalcnicnt tenu pour reconnu, a, entre ceux qui l'ont souscrit et entre leurs héritiers et ayants cause, la même foi que l'acte authentique (C. civ., art. 1322). Le serment décisoire, c'est-à-dire celui qu'une partie défère à l'autre pour en faire dépendre le jugement de la cause (C. civ., art. 1357), ne forme preuve qu'au profit do celui qui l'a déféré ou contre lui, et au profit de ses héritiers et ayants cause ou contre eux (C. civ., art. 1365).
Après la dissolution de la communauté légale, la femme ou ses héritiers et ayants cause ont la faculté de l'accepter ou d'y renoncer : toute convention contraire est nulle (C. civ., art. 1453).
AYANT DROIT n. m. Dr. Celui auquel sa qualité ou un titre quelconque donne le droit d'exercer une action, ou de prendre part à une opération oii ses intérêts sont en jeu. Ainsi, les ayants droit, dans un ordre ouvert sur le prix d'un immeunle (v. orore), sont les créanciers appelés à se distribuer ce prix. L'ai/anf droit diifère de Valant cause en ce que le premier peut n'agir qu'en son nom, tandis que le second agit à la fois en son nom et au nom de la personne qu'il représente. Il PI. Des ayants droit.
AYA-PANA n. m. Nom de Veupatorium ayapana, famille des composées, originaire des bords de l'Amazone, et dont les feuilles étaient autrefois préconisées contre beaucoup do maladies. Elles sont encore employées en infusions comme sudorifiques.
AyaslOUK, village do l'Anatolie. au S. de Smyrne, près des ruines de l'antique Ephèse. Mosquée do la fin du xv siècle. A l'E. de ce village, bâti sur un rocher isolé, sont les ruines d'un aqueduc construit avec des marbres enlevés à Ephèse.
Ayata, oasis du Sahara algérien {dép de Constantine), comm. indigène de Biskra, créée dans l'Oued Rir par la société Rolland. On y essaye l'élevage de l'autruche.
Aybonito, bourg de l'île de Porto-Rico (Antilles espagnoles); 6.330 hab.
AYBORZAT (é, za) n. m. Bot. Ancien nom du galbanum.
Aye-aye.
AydaT, comm. du Puy-de-Dôme, arrond, et à 15 kilom. de Clormont, sur la Veyre, près du lac d'Aydat ; 1.'141 hab. C'est peut-être l'ancien Avitacu?n, séjour de Sidoine Apollinaire. Château de Randanne.
AYDENDRON [é-din] n. m. Genre de lauracées, dont les fleurs hermaphrodites ont un réceptacle concave, en forme d'urne ou d'entonnoir. Ce sont des arbres ou des plantes frutescentes, à feuilles alternes et penninerves, de l'Amérique tropicale.
Aydie {Alaise-Marie d'), connu par son intimité avec Mi'= Aissé, né entre 1692 et 1698, mort en 1768. Chevalier de Malte et, successivement, lieutenant des gardes du corps, brigadier en 1740, il fut un instant distingué parla ducliesse de Berry ; puis, s'étant épris de M"" Aïssé, il devint le modèle des chevaliers (celui dont Voltaire s'inspira pour son Couci de Adélaïde Du Guesclin). Il eut d'elle une fille â qui fut donné le nom de Célénie Leblond, et qui épousa plus tard lo vicomte de Nanthia. Les détails de leurs amours sont tout entiers dans les Lettres de M"' Aïssé, passion vraie, sincère, où chacun des amants rivalisa de dévouement, d'abnégation, de sacrifice.
AYE {a-î) inteij. Sert à exprimer que l'on éprouve de la douleur : Aye! vous me faites mal. \\ On écrit aussi aïe.
Aye d'Avignon, chanson de geste du xii* siècle, appartenant au cycle carolingien. Elle a pour sujet principal les complots dVn fils du traître Ganelon, Bérenger, et les aventures d'Aye, nièce do Charlemagne et fille du duc d'Avignon, que Bérenger réussit à enlever à son mari, le duc Garnier de Nanteuil. Un émir des îles Baléares, où le traître s'est réfugié avec sa captive, l'enlève à son lour à Bérenger ; celui-ci est tué par le duc Garnier, qui reprend sa femme à l'émir. A ce roman très intéressant a été ajoutée, plus tard, une longue et fastidieuse suite. [Aye d'Avignon a été publié par Guessard (1861), d'après un manuscrit do la Bibliothèque nationale.]
AYE-A'lfE [a-î a-ï — ainsi nommé par onomatopée, à cause du cri de l'animal) n. m. Nom vulgaire d'un lémurieu lu genre cheiromys.
■ — Encycl. h'aye-aye, qui est un lémurien nocturnf 1 la grosseur d'un chat, oifre un peu 1 a*;pect d un écuu 1 et est propre à l'île de Madagascar. Il est d'un '^ i caractère doux, mais très '^^ lent et paresseux; il se nourrit de larves d'insectes. V. CHEIROMYS.
AyEN, ch.-l. de cant.
de la Corrèze, arrond. et à 28 kilom. de Brives, à la source d'un affl. droit de la Corrèze; 1.185 hab.
Récolte de froment. maïs, vins , fruits ot châtaignes ; exploitation de minerai de fer ; fours à chaux ; commerce de bestiaux. Château remarquable. Ayen, autrefois ch.-Iieu de comté, fut érigé en duché en faveur de Louis de Noailles, en 1737. Depuis lors, les aînés de la maison de Noailles portent toujours, jusqu'à la mort de leur père, le titre de «ducs d'Ayen». — Le cant. ail comm. et 10.371 hab.
Ayenar. Myth. ind.Fils de Vishnou, qui accoucha do lui pendant son avatar en Mohînî, femme d'une beauté irrésistible.
AYÉNIE ou AYENIA (o-î-e)n. f. Genre de malvacées renfermant des plantes herbacées ou suffrutescentes, hérissées de poils étoiles, tomenteuses ou glabres, originaires de l'Amérique tropicale.
AYER (a-i-é) n. m. Liane de l'île d'Amboine qui croît jusqu'au sommet des arbres, et produit une baie rou^n', transparente, remplie d'un liquide aqueux. C'est le fions murœnarum latifolius de Rumphius.
AYET {a-i-é) n.m. Nom sous lequel les Arabes et, en qônéral, tous les peuples musulmans, désignent chaque vcr^ri du Coran. (Aye/, au pluriel ayàt, signifie littéralement nu signe, et, par extension, une manifestation de la puissauco de Dieu, c'est-à-dire un miracle.)
Aygalades (Les). Géogr. 'V. Aigaxades (Les),
Aygler (Bernard), bénédictin et cardinal, né à Lyon, mort au Mont-Cassin en 1282. Il fut nommé cardinal p;a- Clément IV, qui l'envoya en France avec le titre de ■ 1<-gat u. II a écrit ; Spéculum monachorum ordinis divi Bvnrdicti; Commenfariunt in regulani S. Benedicti, traduit en français par Guill. de Presby, en 1340.
A'YHERRE, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 32 kilom. do Bayonne, entre l'Arberone et la Joyeuse; 1.153 hab. Fabrication de tissus laineux.
AYIN (nï-m') n. m. Seizième lettre de Talphabet b-'braïque. C'est une lettre radicale et fortement aspirui-. Il Signe numéri(pio du nombre 70, chez les Hébreux.
Aylesbury, petite ville d'Angleterre (comté de Biickinghara), sur la Tbame, affluent de la Thames (Tamisât, N.-O. de Londres. Fabriques de dentelles ; élève de canards pour Londres; 8.700 hab. A 2 kilom. d' Aylesbury, un trouve le château d'IIartwell, ou résida pendant plusieurs années Louis XVIII avant de monter sur le trône. — Lavr?/lée d' Aylesbury nourrit dans ses beaux pâturages du grus bétail pour la boucherie. Le hwulred d'Aylesbw^ est peuple de 28.000 hab. ; la division d'Aylesbury en compte 56.00U.
Aylesford, ville d'Angleterre (comté de Kent); 2. 95<i il. Aifro! le Grand y vainquit les Danois.— Lacirconscripliuu du niTme nom compte 250.000 hab.
Ayllon (Lucas Vasqdez d'), capitaine espagnol, niurt vers 1530. Il était conseiller au tribunal supérieur -i^ Saint-Domingue, et se rendit célèbre par ses expéditiuii> dans le Mexique et la Floride.
Aylmer, grand lac du Dominion canadien (territoires du Nord-Ouest), se déversant par un chapelet de lacs et d'émissaires dans le grand lac de l'Esclave.
AyLMER (Jean), prélat anglais, né vers 1521, mort en 1594. Il fut chargé de l'éducation do Jane Grey, s'expatria pendant le règne de Marie, par attachement au protestantisme, rentra dans le royaume à l'avènement d'Elisabeth,
CrAnc (l'A y
ot fut nommé évftquo do Londres on 1570. Il so fit beaucoup d'ennemis par son amour do l'argent ol son intolérance envers les puritains. On lui doit une Jiéponsc au livra de Knox contra le gonvcrnenient dus femmes.
AymaraS, anc. pouplo du Pérou, qui avait déjà atteint un roniarquabio dogrô do civilisation avant la fondation do l'eniniro dos Incas par les Quicliuas. — Un Aymaba.
— \\. m. Parlai' Taymaba.
— AdjOCtiv.: TVlTxtAYMARA.
— Encycl. Cantonnés dans le voisinage du lac Titicaca, les Aymaras possédaient d'importanii's rites, avec dos tomplos ot -li's palais do dimensions folossalos, qui étaient ornés do sculptures. Leurs tombeaux étaient aussi do vastes monuments pourvus d'une ouverture unique. Cotte nation (■inii]>t:ur. lihabilos artisans, notamment des potiers, des oii\ 111 'H i iiiiti's (it en métaux, etc. Malgré le degré de civil I .ivaicnt atteint, les Aymaras durent accopr i II . lii.i, I. loii des Quichuas et, plus tard, ils so soumiiiiiL .^aii^ I. .■,i:,Lauce aux Espagnols. Quoiqu'ils aient rapidemont embrassé le christianisme, ils eut conservé certaines coutumes de leur ancien culte : ils dansent volontiers devant les processions, comme leurs ancôtros dansaient pendant la célébration dos fêtes du Soleil. Les Aymaras actuels sont des Immmos de taille au-dessous do la moyonne. Ils ont le teint d'un brun olivâtre, les cheveux très noirs et un ynm gros, la face large, les sourcils arqués, le nez déprmié à la racine, la bouche assez grande et le menton court; leur tête est modérément allongée. Ceux d'autrefois se déformaient le crâne de façon à lui donner la forme d'un pain de sucre; cet usage était surtout répandu dans le sexe masculin.
Aymard (Antoine), général, baron de l'Empire, né à Léziguau (Aude) en 1773, mort en 1861. Volontaire en 1792, il se distingua dans les guerres de la Révolution et de l'Empire. A la Restauration, il prit sa retraite, fut réintégré sur les cadres après 1830, comprima l'insurrection de Lyon (avril, 1834) et reçut un siège à la Chambre des pairs.
Aymard {Edouard-Alphonse-Antoine, baron), général français, né à Villemoustaussou (Aude) en 1820, mort à Pai is en 1880. Il servit en Afrique et on Crimée. Colonel en 1859, il prit une part brillante à l'expédition du Mexique, et fut promu général de brigade en 1864. Divisionnaire en août 1870, il combattit à l'armée du Rhin, puis fut inspecteur général d'infanterie, commandant du 16* corps d'armée (1872-1878) et gouverneur de Paris jusqu'à sa mort.
AyME (Jean-Jacq^ues), nommé le plus souvent Joli Aymé, homme politique et magistrat, né à Montélimar en 175S, mort à Bourg en 1818. Avocat, puis procureur syndic do la Drôme, il fut nommé en l'an III membre du conseil des Cinq-Cents. Accusé de complicité avec les royalistes, il fut, pendant quelque temps, suspendu de ses fonctions législatives, puis déporté à Cayenne lors du coup d'Etat du 18 fructidor. Il parvint à s'évader, rentra en France après le 18 brumaire, et devint directeur des droits réunis. Il a publié on 1800 uno relation de sa déportation.
Aymon (Jean), littérateur et docteur protestant, né en Dauphiné en 1661, mort en Hollandevers 1735; futcuré pendant quelque temps, puis abjura le catholicisme à Genève et se retira ensuite à La Haye, où il se maria. Quelques années plus tard, il revint en France, et entra au séminaire des missions étrangères. Un an après (1707), il s'enfuit on Hollande avec plusieurs manuscrits volés à la Bibliothèque du roi; entre autres, les Actes du concile de Jérusalem de i612, qu'il publia à La Haye (1708) sous le titre de Monuitients authentiques de la religion grecque. On lui doit aussi les Mi}tamorphoses de la religion romaine; un Tableau de la cour de Rome. Il a publié dans une compilation utile, mais sans originalité, les Actes des synodes nationaux des Eglises réformées de France.
Aymone ou Aimone, comte de Savoie, né à Bourg en Bresse en 1291, mort en 1343. Il succéda à son frère aîné, Edouard, en 1329, et épousa, en 1331, Yolande, sœur du marquis de Montforrat. On lui doit quelques institutions utiles; notamment, la création d'im conseil suprême de justice à Chambéry.
Aymonier (Etienne-François), ofacier et linguiste français, né en 1844. Officier d'infanterie de marine.^il fut j envoyé en Cochincbine, et apprit le cambodgien, qu'il enseigna à Saïgon. En 1882, le capitaine Aymonier fut nommé administrateur au Cambodge, puis chargé d'une ' mission d'exploration dans ce pays, où il releva des ins.Mi]ttions sanscrites ou khmères du plus haut intérêt. Ajiivs avoir été résident à Binh-Thuan, de 1886 à 1888, il !■ f «lovenu directeur de l'Ecole coloniale à Paris. On lui K's ouvrages très estimés : Dictionnaire français-cam- '11 (1874); Vocabulaire cambodgien-français (1875); ' sur le Cambodge (1875) ; Quelques notions sur les in- :'jns en vieux A/mier (1884) ; l'Epigraphie cambodgienne Notes sur le Laos (1885) ; etc.