i 1'. I lans l'eaude mer avanldoles
!|.> .l:i;i-- \o S<-1. ,1 Syu. AINETTE.
AyodhvÂ, anc. roy. de l'Inde (actuell. prov. d'Oude), 1 ju. 1 .l.-prndait comme tributaire la petite principauté ■ A'7»'/((r((5/oH où naquit le Bouddha Çàkya-Mouni. C'était jil.Mnent le nom d'une ville (auj. Adjoudhyd), cap. de ce \;LiÉme, la plus ancienne, dît-on, de l'Inde, qui passe été fondée par Manou. Cette cité est fréquem-
dans les écritures bouddbiqui la 1< ■.:iMi.:.', l'àkya-Mouni y aurait vécu et prêché pendant six ans, à la place même où le roi Açoka fit édifier un siMÙpa .nlnssal. On y montre aussi l'endroit où résidèrent l-v ,|iiatre Bouddhas prédécesseurs de Çàkya-Mouni.
AyOLAS (Juan de), capitaine espagnol, mort en 1538. 11 l'.ompagna Pedro de Mendoza à la conquête de la rivi.ro de la Plata, reçut le gouvernement de Buenos- A\ ii-^., puis coni|uit le Paniguay, dont il fut nommé gouv.^rriour, ot fonda la ville de L'Assomption. I! fut tué dans un combat contre une peuplade d'Indiens du Pérou.
Ayora, bourg d'Espagne, ch.-l. do district fprov. do Valence); 4.900 hab.— Pop. du district : 15.245 hab.
AyOUB-ANSARI ou Job AnSARI, célèbre santon vénén') par les Turcs, qui ont donné son nom â la mosquée do Constanlinoplo dans lacjuello tioit so trouver son tombeau, ot où los sultans vont ceindre leur sabre, à leur avènement au trône.
AyoubiteS ou AyyOUBITES, dynastie musulmane, (lui succéda à celle des Fatimitos en 1171, ot régna sur 1 Egypte, la Syrie, ITémen, ia Mésopotamie. — Un Atou-
BITK.
~ Encycl. Cotte dynastie fut fondée par Salah-ad-
din-Yousouf, fils d'Avoui) (iquivalenl arabe de Job). Elle forma quatre branches principales, qui furent mutuellement dans un état d'hostilités perpétuelles. La principale, celle iVEgyptt; dura de 1171 à 1250, ot fut détruite par los Mamlouks turcomans : elle compte huit princes. Les autres branches sont celles de ITémen (1173-1229), do Damât (1174-1250), de Alep (1183-1260).
Ayoub-KHAN on EyOUB-KHAN. .mcien émir de Héi-al. iH- en is:,i. Fils .!.■ i ninr .rAt;jlia[iistan Chir-Ali, il rcrui .if sMii iK-n- In (^uiivrnHiiK'nl il'> H érat. Lorsque son frcre, Vakuub-Kiiau, émir d'Af-haui^tan, eut été emmené en captivité dans les Indes, Ayoub-Khan continua la guerre, battit le général anglais Burrow à Kuschk-i- NaKud, le 27 juillet 1880, mais fut vaincu par le çfénéral Kolx-rts. Kn 1R81, il s'empara do Kandahar, et, bien que haitii par M^l-iir-Rahman, il so maintint à Hérat. Arrêté ot itjtrriiP 111 Perse en 1885, il parvint à s'enfuir en 1887.
Ayouchmat {Ayusmat, celui qui possède la vie) n. m. Titre donné fréquemment au Bouddha Çàkia-Mouni ot, quelquefois, aux plus éminents de ses disciples.
AyoUN-MOUSA (c'est-à-diro sources de Moïse), ville de l'Arabie Pétréc, près du golfe et au S.-E. de Suez. Près de là, suivant la tradition des Arabes, s'effectua le passage do la mer Rouge par les Hébreux.
AyOUS ou Ayouch, l'un des princes de la dynastie solaire dans l'Inde, ot un des ancêtres des Rauravas et dos Pandavas, dont les luttes sont le sujet du grand poème du Mahâbhârata.
Ayr, ville et port d'Ecosse, ch.-l. du comté du même nom; 25.2U0 hab. Fabrique de tapis; ses tanneries, ses chantiers de construction et ses mines de houille donnent beaucoup d'activité à son port, sur le golfe de la Clyde. — Le comté d'Ayr a 217.500 hab. ; il est surtout connu par une race de vaches très renommées, bonnes laitières, fournissant le lait qui sert à fabriquer le fromage de Dunlop.
AYRAR(Ximénès-Pierro), peintre espagnol duxvii^siècle, élève do François-Ximénès de Tarragone, dont il imita la manière {Nativité, Adoration des mages, Sainte Famille, à Sainte-Marie do Calatayud).
Ayraut (Pierre), magistrat et jurisconsulte, né à Angers en 1536, mort en 1601. Il suivit les leçons de Cujas, professa le droit civil dans sa ville natale, devint ensuite avocat à Paris, ot fut nommé, en 1568, lieutenant criminel à Angers. Il exerça ces fonctions avec tant d'équité, et peut-être de rigueur, qu'on le surnomma l'Ecueil des accusés, et aussi PieiTe qui ne rit pas. Son fils aîné, René Ayraut, étant entré malgré lui dans la Compagnie de Jésus, il s'adressa au Parlement, au roi, au pape, pour lui faire réintégrer le domicile paternel; mais ce fut en vain. Il écrivit alors son célèbre traité de la puissance paternelle. De jure patrio (Paris, 1593). Le vieillard mourut désespéré. Parmi ses autres ouvrages, les plus importants sont : De l'ordre et instruction judiciaire dont les anciens Qrecs et Bomains ont usé en accusations publiques, conféré à l'usage de notre France (1575) ; Desprocès faits aux cadavres, aux cendres, etc. (1591). — Son fils RENÉ, né à Paris en 1567, mort à La Flèche en 1644, entra dans l'ordre des jésuites, changea de nom, refusa de revenir auprès de son père, et tenta même de réfuter le traité que celui-ci avait écrit sur la puissance paternelle. Il professa dans quelques collèges de son ordre.
AyRER ou Eyrer (Jakob), poète dramatique allemand, mort à Nuremberg en 1605. Ses œuvres ont été publiées à Nuremberg en 1618, sous le titre de Opus theatricum. Elles contiennent trente comédies ou tragédies et trentesix pièces facétieuses. Son style est, en général, serré, vigoureux et assez pur ; mais, s'il est plein de gaieté, lo bouffon s'y mêle trop souvent au sérieux.
AyRÈS Ferreira (Gonçalo), navigateur portugais, né dans la première moitié du xv" siècle, un des premiers colons de l'île de Madère. Il a laissé une relation intéressante sur la Découverte de l'Ile de Madère.
AYRI n. m. Nom brésilien do l'astrocarye {astrocan/um ayri), palmier du Brésil, dont les fruits sont comestibles et dont le bois sert à fabriquer des arcs.
AyrON, comm. de ia Vienne, arr. et à 20 kil. de Poitiers, sur la Vandeloigne ; 958 hab. Ch. de f. Etat.
Ayrton (Edmond), musicien anglais, né à Ripon en 1734, mort en 1808. Musicien de la chapelle royale, il a composé beaucoup de musique d'église.
Ayrton (William Edward), savant anglais, né à Londres en 1847. Il entra en 1867 dans le service télégraphique du gouvernement de l'Inde, où il devint bientôt surintendant de tout le service de télégraphie électrique. Il y établit, avec Schwendler, un système nouveau indiquant immédiatement à l'extrémité de la ligne l'endroit quelconque du réseau où un accident se produisait. De retour en Angleterre, il fut chargé, en 1S72 et 1873, de la direction de deux télégraphes, puis il devint professeur à l'Ecole polytechnique du Japon (1873-1879). professeur et directeur du Collège technique de Londres (1879), et associé de la Société royale de Londres (1881). En collaboration avec Perry, il apporta de nombreux perfectionnements à des appareils de physique. Son œuvre principale est, en collaboration avec Perry et Fleeming Jenkin, le système do transport électrique auquel il a donné le nom de telphérage. (V. ce mot.) On lui doit un grand nombre d'articles et de mémoires.
Ayta (Van Zuicusu Viglius), jurisconsulte hoIlaDdais,
né dans la Frise en 1507, mort à BruxHIes en 1577. Il professa le droit, ot fut chargé par Charles-Quint ot Philippe H de négociations importantes et révolu de hautes dignités. C'était un homme d'un caractère honorable, qui osa témoigner son opposition au despotisme do Philippe II dans les Pays-Baa ot aux violences du duc d'Albo. li fonda UQ hôpital & Zuichom, ot dota un coUëgo à Louvain.
Aytoun (William Edmondstoune), litt^Srateur anglais, né à Edimbourg, on 1813, d'une famille noble du comté do Fifo, mort près d'Elgin (Ecosse) en 1805. Professeur & l'université d'Edimbourg, il se lia avec lo professeur Wilson, qui dirigeait lo /Jlackwood'ê Magasine, ot enrichit cette revue do compositions poétiques, d'essais divers et d'articles critiques. Ce fut là qu'il publia d'abord uno sério de ballades où respire un grand onthou.sia.sme natriotiaue. et qu'il réunit ensuite sous le litre do Chantu àex cavalier» écossais. Il a écrit en outre une tragédie héroï-comique, Firmilian ou l'Etudiant de liadajoz. Sous le ministdro Derby, en 1852, il fut nommé aux fonctions honorables do shérif d'Orkney et de Shetland.
AttrÉ, comm. de la Charentc-Inférieoro, arrond. ot à 4 kilom. do La Rochelle; 1.102 hab. Ch. de f. Etat. Salines et marais salants.
Ayuk, un des noms de la Chèvre, étoile do première grandeur de la constellation du Cocher.
AYULAN n. m. Bot. Syn. de SANnoRicuM indiccm.
AYUNTAMIENTO (mot csp. ; de ayuntat, réunion, et mierito, ré[iuiidant au suffixe latin mentum et à notre ment français) n. m. Nom donné, en P^spagnc, aux municipalités des villes, n Lieu où ces magistrats se réunissent, n (On écrit aussi aiuntamiento, ajuntamiento, ot mémo aydn-
TAMENTO. ) Il PI. Des AYUNTAMIENTOS (tOSS),
— Encycl. Les ny««/flmïenïo« jouissaient autrefois d'importantes attributions politiques : élections aux Certes, police, tribunaux do justice do paix, garde nationale, assise et levée des impôts. L'avènement des Bourbons en Espagne restreignit beaucoup ces prérogatives, qui furent rétablies en 1812, abolies de nouveau par Ferdinand VIT, et, après diverses alternatives qui amenèrent la révolte d'Espartero et la chute de la reine régonto Marie-Christine, furent restreintes, en 1844, à peu près aux droits de l'administration municipale française. Toute commune au-dessus de 30 habitants a un ayuntamicnto. J^e nombre des membres de l'ayuntamiento varie de quatre à quarante-huit, selon l'importance de la localité. Ils sont nommés au suffrage universel.
Ayuruoga, ville du Brésil (prov. de Minas Gcraes), sur le rio Ayuruoca, affluent du haut Parana; 6.eoo hab.
AYVAL n. m. Nom vulgaire d'un arbrisseau indétenninÔ des Moluques, à suc laiteux, dont les jeunes pousses sont comestibles.
Ayzag (Marie-Félicie-Emilie d') , archéologue française, née à Paris en 1801, morte dans la même ville en 1882, Elle entra en 1817 dans la maison de Saint-Denis, où elle resta comme sous-maîtresse jusqu'en 1852, puis elle employa ses loisirs à composer un certain nombre d'ouvrages relatifs à l'archéologie, et pleins de recherches intéressantes : Des quatre animaux apocalyptiques et de leur représentation sur les églises au moyen âge (1846); Symbolique des pierres précieuses ou Tropologie des ^emmcç (1846) ; Mémoire sur trente-deux statues eniblématiques observées sur les tourelles du transept de la basilique de Saint-Denis (1847) ; les Statues du porche nord de la cathédrale de Chartres ( 1849) ; Chœur de Notre-Dame de Paris (1853) ; Histoire de l'abbaye de Saint-Denis en France (1861), son ouvrage capital, couronné par l'Académie des inscriptions; Iconographie du dragon (1864).
AZAB ou AZAPE n. m. Nom que l'on donnait, en Turquie, dans l'organisation ancienne, à uno infanterie irrégulière, laquelle, avec les janissaires et les sipakiSf forma le noyau do l'armée ottomafie.
AZADARACHTA OU AZADI RACHTA ( kta ) n. m. Arbre de l'Inde, famille des méliacées et tribu des méliées, à ovaire triloculaire. (Les noyaux des fruits du metia azadirachta sont employés souvent dans les régions circaméditorranéennes pour faire des chapelets ; aussi l'appelle-t-on arbre à chapelets.) n Syn. de melia.
AZADIRINE n. f. Substance alcaline trouvée dans un azédarach, et proposée comme un succédané do la quinine.
AZAD-KHAN, chef afghan, mort en 1779. 11 disputa le trône de Perse à Karim-Khan-Zend. le vainquit en 1753, puis fut battu par lui. Plus tard, il rit la paix avec Karim.
AZAGAYE {ghê) n.
f. Art milit. Une des nombreuses o r t h ographes du mot ar- ZEGATE. V. ce mot.
AZAÏS {ise) [Pierre-Hyacinthe], musicien, né à Ladern (Languedoc) en 1743, mon à Toulouse en 1796. Outre un grand nombre do messes et de motets qu'il a laissés en manuscrits, il a donné des sonates^ des duos et des trios pour lo violoncelle.
On a aussi de lui :
Méthode de musique sur un nouveau plan (1776). " Son tils, Pierre- Hyacinthe, philosophe français, né à Sorèzo en 1766, mort à Paris en 1S45, ât dos études moitié liuéraires.
Âzalâ.
Azalée.
AZALÉE — AZERAILLE
moitié scientitiques, jusqu'à l'âge de seize ans. Tenté d'abord par la vie monastique, il y renonça aprùs un noviciat de trois mois, et fut tour à tour professeur, précepteur etc. D'abord partisan de la Révolution, il ne tarda pas à se déclarer contre elle, fut condamné à la déportation et so réfugia à l'iiôpital des sœurs de la Charité de Tarbes. C'est là qu'il jota les bases de son système. Rovonu à Paris en 1806 et protégé par M""^ Cottin, la cé- Jèbro romancière, il annonça la philosophie des Compensations par quelques opuscules. Napoléon, qui n'aimait pas les idéologues, avait de la sympathie pour une doctrine qui prêche la résignation. Le gouvernement impérial encouragea Azaïs en lui donnant une place de professeur au prytanée de Saint -Cyr. De retour une fois encore à Paris, après dix-huit mois do séjour au prytanée, qu'il quitta lors do la translation de cette école à La Flèche, Azaïs se décida à publier son livre des Compensations, qui lui fournit rapidement une sorte de célébrité, mais peu d'argent, et il lui fallut de nouveau solliciter du gouvernement la place d'inspecteur de la librairie à Avignon. Il l'obtint en 1811 et fut envoyé l'année suivante, avec le même titre, à Nancy, où il resta jusqu'à l'arrivée des alliés. En 1815, il écrivit un livre plein de zèle pour la cause de Napoléon, et dès lors il s'aliéna le plus grand nombre do ses protecteurs, pendant plusieurs années, il vécut à Paris, dans un état voisin de la détresse ; mais enfin, grâce à do puissantes influences, il obtint de Decazes une pension de 6.000 francs, et put dès lors se livrer à son aise à ses spéculations philosophiques. Pour le système philosophique
d'AzaïS, V. COMPEN- SATIONS.
AZALÉE OU AZA-
LÉA (du gr. azali'-os, brûlé, aride, parce que ces plantes aifcctionnent les terrains arides) n. f. Genre de plantes de la famille des éricacées, tribu des rhododendrées, qui renferme de charmants arbrisseaux répandus dans l'Inde, la Chine, le Caucase, l'Amérique du Nord, et qui sont fréquemment cultivés dans les jardins, et même dans les appartements, à cause de la profusion et de la rare étôgance de leurs fleurs blanches ou rouges. V. rhododendron.
AZALÉINE {rad. azalée) n. f. Chim. Syn. de rosaniline.
AZALINE n. f. Photogr. Nom donné à la solution : alcool, 1.000; rougo de quinoléine, 10; bleu de quinoléine (cyanino), 1, servant à orthochromatiser les plaques sensibles. Pour l'emploi, on prend : azaline, 4 ; ammoniaque, 1 ; alcool, 30 ; eau, 70. On plonge dans ce bain la plaque sensible durant une minute, et on la laisse sécher : elle est ainsi rendue plus sensible aux radiations rouges (cyanine) et vertes (rougo de quinoléine).
AZAMAR n. m. Miner. Syn. de cinabre.
AzAMBUJA (Diego de), navigateur portugais de la fin du xv^ siècle. Chargé par le roi Jean II de fonder un établissement sur la côte de Guinée, il y construisit, en 1482, le fort de Saint-Goorges do la Mina, et ne revint en Portugal que son œuvre entièrement achevée.
— BiBL.:L. Cordeiro,i)?e//o(ieAra»iôiya (Lisbonne, 1892).
AZAMOGLAN (de l'ar. azam, grand, et du turc oglam. enfant) n. m. Enfant étranger qui remplit dans le sérail les plus basses fonctions de la domesticité.
AzAN, fils d'Arcas, roi d'Arcadie, et de la nymphe Erato. Il fut le père de Clitor. Il partagea avec ses'frères l'héritage paternel, et la contrée qui lui échut fut appelée do son nom Azanie. Sa mort fut honorée par des jeux funèbres, les premiers qui furent célébrés.
AZANIA, village de Serbie (cercle du Danube); 6.000 hab.
AZANIE [Azania), nom commun à plusieurs contrées do l'antiquité, équivalant à la dénomination de pays dts Ases, anoien peuple do la grande famille scythique, sur l'histoire et le pays desquels on manque de notions précises, mais dont on retrouve des traces certaines dans plusieurs endroits de l'Asie, de l'Afrique et de la Grèce.
Il existait, on deçà de l'Imaûs, un peuple scytho qui portait le nom de « Azanos" (Azani), Dans l'Ethiopie maritime, une contrée était nommée Azanie {any côte d'AJan). Los Azanes s'étaient aussi répandus en Grèce, où une partie do l'Arcadio portait, dès la plus haute antiquité, le nom de Azanie.
AzANZA (don Joseph Miguel de), ministre espagnol, né à Aviz on 1746, mort à Bordeaux en 1826. Il fut, sous Charles IV, ministre de la guerre, vice-roi de Mexico, et conseiller d'Etat {1799). Nommé aux finances en 1808, il so rallia au roi Joseph Bonaparte, et fut ministre de la justice, puis des affaires étrangères. Au retour do Ferdinand, il fut obligé de s'expatrier, et il vint achever ses jours en France.
AzAOUAD, région naturelle intermédiaire entre le Sahara et le Soudan, steppe herbeu.\ où dominent l'alfa et le mimosa. Ce pays, habité par les nomades Berabich et les Tourmos, et par dos groupes presque sédentaires de Touareg, est compris dansîo cercle de Tombouctou.
AZARA n. m. Genre de bixacées, série des samydécs, dont les fleurs sont apétales et ordinairement hermaphrodites. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux, à feuilles entières et à fleurs réunies en grappes ou en épis courts, originaires du Chili et du Brésil méridional.
AZARA (don José Nicolas de), diplomate espagnol, né à Barbunalès (Aragon) en 1731, mort à Paris en 1804. Envoyé en 1765 comme agent de l'Espagne auprès de Clément XIII, bientôt nommé ambassadeur, il négocia l'expulsion des jésuites. Il se distingua surtout par son amour pour les arts et la protection qu'il accorda aux artistes. Il réunit des collections de statues et de tableaux, fit faire des fouilles à Tivoli. Après trente ans de séjour à Rome, il fut nommé en 179S au poste difficile d'ambassadeur à Paris, où il fut fort estimé du Directoire. Des intrigues lui firent doux fois perdre son poste (1799-1803). Il mo^urut à Paris, laissant ses collections à l'Espagne. Il
avait écrit, entre autres ouvrages, nne traduction espagnole de la Vie de Cicéron par Middleton, et des Mémoires. — Son frère, don Félix de Azara^ né à Barbunalès en 1746, mort on 1811 en Aragon, fut d abord soldat, et se trouva, on 1781, parmi les commissaires chargés, en exécution du traité de Saint-Ildefonse, de tracer les limites des possessions de l'Espagne et du Portugal en Amérique. Il mit à profit son séjour de vingt ans en Amérique pour dresser les cartes des contrées qu'il explorait, dépensant sa fortime personnelle, afi'rontant toutes sortes do dangers et la mauvaise volonté des administrateurs. Il a laissé : Essai sur les quadrupèdes du Paraguay; Voyage dans l'Amérique méridionale de 178f a i80{ .
AZARÉKITE n. m. Nom donné à une secte musulmane fondée par Azrah, et dont les membres ne voulaient reconnaître aucune autorité, ni temporelle, ni spirituelle.
AZARI (Sheïkh), poèto persan, mort en 1460. Zélé croyant, il fut surnommé le Roi de la foi, en même temps que, par ses vers, il méritait le titre de Roi des poètes. Il ht plusieurs pèlerinages à La Mecque et voyagea dans l'Inde.
AZARIAS ou OZIAS. roi do Juda (803 à 752 àv. J.-C). 11 vainquit les Philistins, les Arabes et les Ammonites, et fit abattre les murs de Geth et d'Azoth. Il voulut usurper les fonctions du sacerdoce, mais il fut frappe d'une lèpre qui l'obligea à renoncer à la royauté.
AZAROLE, ou AZAROLIER {li-é) n. m. Bot. V. azerole,
et AZKROLIBR.
AzAT-LE-RiZ, comm. de la Haute-Vienne, arrond. et à 34 kilom. de Bellac, près des sources du Salleron, affluent de la Gartempe par l'Anglin; 1.082 hab. Verrerie.
AZAUROLIQUE adj. Se dit de composés azoïques où le groupement -Ai-Az- est relié à doux radicaux de la série grasse.
— Encycl. L'acide éthylazauroUque a pour formule : AzOC^H*Az = AzC'H'AzO.'On l'obtient en réduisant l'acide éthylnitrolique par l'amalgame de sodium. Il cristallise dans l'alcool en cristaux rouge-feu. Il fond à 142", mais sa fusion est assez difficile à obtenir; il fait explosion vers cette température. Il donne avec les bases des sels jaune oraneé. Les acides étendus lui enlèvent un atome d'azote,
, lei
AZAY-LE-BRÛLÉ, comm. dos Doux-Sèvres, arr. et à 18 kilMin. .i<- Niurt ; 1.684 hab.
AZAY-LE-FERRON, comm. du départ, de l'Indre, arrond. et il ■?'■. kiii.m. du Blanc; 1.925 hab. Patrie du maréchal dllumitTfs. Source dcaux thermales sulfureuses.
AZAY- LE -RIDEAU, ch.-l. de cant. d'Indre-et-Loire, arrond. et à 21 kilom.de Chinon. sur l'Indre; 2.280 hab. Ch. de f. Etat. Récolte de céréales, vins et fourrages. Ce bourg, autrefois entouré de murs et défendu par un château fort , fut pris par les Bourguignons sous Charles VI, et repris par le dauphin Charles en 1418.
Vers 1520, Gilles Berthelot, conseiller secrétaire du roi et seigneur d'Azay- le -Rideau, fit démolir le vieux cliâteau d'Azay, et construire le château actuel, C!;
une des œuvres
les plus élégantes de la Reiiiiis>;ii]i -■, <iim > . i<w- ^lansune situation des plus pittoresques, au milieu d une île circonscrite par rindre. L'intérieur renferme une précieuse lollection de tableaux, riche surtout en portraits historiques. — Le cant. a 12 comm. ot 12.003 hab.
AzAY-SUR-CHER, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 12 kilom. de Tours; 1.107 hab- Vins.
AZAY-SUR-THOUET, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 9 kilom. de Parthonay, sur le Thouet ; 1.4S7 hab. Carrières do granit ; iabrication do tiretaines, etc.
AZAZEL, mot qui se trouve dans le rituel des Juifs, à propus du bouc émissaire, qui jouait un si grand rôle symbolique dans la fête dite <' des Expiations » célébrée tous les ans, cinq jours avant celle des Tabernacles. Le grand prêtre, après avoir accompli les purifications légales et avoir revêtu un vêtement de lin blanc, olTrait en sacrifice un jeune taureau pour lui et sa maison, et choisissait deux boucs pour le peuple. Celui de ces doux boucs quo désignait le sort devait être immolé. Puis ie grand prêtre se tournait vers le bouc épargné par le sort, lui imposait les mains et le chargeait de tous les péchés d'Israël; un homme devait ensuite l'emmener dans le désert et l'y abandonner. Cette cérémonie achevée, le grand prêtre se baignait, reprenait ses vêtements ordinaires, et coupait en morceaux la chair des animaux sacrifiés.
On n"a. jamais été d'accord sur le point de savoir qui était ou qu'était .4 -ase/. On y voit, suivant les opinions diverses : l" le bouc lui-même ; 2" le lieu où il devait être conduit: 3* l'être, sans doute un esprit du mal, auquel il devait être envoyé ; 4" un mot abstrait marquant la destination du bouc qui devait disparaître.
AZGOITIA, ville de l'Espagne septentr. (prov. Basques [Guipuzcoa]), sur le fl. côtier Urola ; 5.040 hab. Toiles, tissus de laine ; eaux minérales. Patrie de saint Ignace de Loyola.
AzDJER, nom d'un des quatre grands groupes des Touareg du Sahara. Les Azdjer habitent, dans la partie septentr. du désert, le territoire du Tassili. — Un Azdjer.
AZE (du lat. asinus, âne) n. m. Nom francisé do l'âne, qui, dans le patois du midi do la France, s'appelle azé.
— L'aze me quille. Espèce de serment affirmatif : L'aze ME QUILLE, si Cela n'est pas vrai.
Tous ces gens-lJi m'ont l'air d'avoir on ne sait quoi; Je ne devine rien de plus, l'aze me quille !