‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 612 sur 828 · ÉCRITURES MODERNES · texte numérisé non relu

ÉCRITURES MODERNES

se change presque toujours en m : Euiiarquer pour e'sbarquer, emballer pour eN6a//(?r, iubu pour i-sbu, etc. Il 5" B devenu p. Le latin /amnert' a donné laver, et, dans la composition des mots, b se change en p devant un/) .• Oppîlare pour OBpilare, ovponere pour oBponerc, etc. Il 6° B devenu f. SiBtlare est devenu «iVr/er en français; seBmn, suîf; tiiBer, truFFe. Ajoutons que les Grecs modernes prononcent leur p ou 6 comme notre i', lettre qui n'existe pas en grec, et que l'hébreu permute son beth ou b avec vav ou V. Il Le B, de même que le P, placé devant un (, cède très facilement au pouvoir de l'assimilation et se transforme en T. Ainsi, f/aBara donne ja-vie; recevua. receite; dcBiTum, deTTe, qui pourraient aussi bien s'écrire Jate, recète, dète.

Par la règle qui veut qu'une consonne douce suivie d'une consonne forte devienne forte elle-même, sinon dans l'écricriture, du moins dans la prononciation, b se prononce p devant les fortes t, s, c, etc. Les latins jirononçaient apsens pour ausens, pleps pour plcBs, et les inscriptions reproduisent souvent la prononciation réelle. De même, en français, nous prononçons oplus, apsarde, bien que nous écrivions oBtus, aBSurde.

— B se prononce à la fin de la plupart des mots étrangers : AchaB, Caleu, Job, JacoB, MoaB, etc. Il II est tout à fait nul à la lin de la plupart des autres mots : plojuB, aploniB. surptoniB, Douhs, etc. Cependant, il se prononce à la fin des mots techniques, comme rumB et radouB, au moins dans la lecture, car ce dernier mot se prononce radou dans les ports de mer.

— Comme signe ou svmbole, B s'emploie souvent pour désigner le deuxième objet d'une série. Ainsi, l'on dit ; l'escalier B, le rayon B ; et, dans l'ancienne typographie, la deuxième feuille d'un volume portait un B à la signature.

Il B marquait le lundi dans le calendrier des anciens rituels, A désignant le premier jour de la semaine ou le dimanche. Il Sur les monnaies françaises, B indiquait jadis celles qui avaient été frappées à Rouen, et BB celles qui l'avaient été à Strasbourg, ii Sur les monnaies grecques, c'était une simple abréviation des mots ^o-A^ (sénat) ou potai'XEÛç (roi). Il Chez les Grecs, b marqué d'un accent en haut (ji'} valait 2, et 200 avec un accent placé dessous (^^). Les Romains lui donnaient la valeur de 300. Surmonté d'un trait horizontal (Bi. il valait 3.000.

— Loc. FAM. : Ne parler que par B et par F, Se servir habituellement de paroles grossiériîs.ii Ne savoir ni a ni n. V. A. Il Etre marqué au b, Etre borgne, bancal, bossu, béte, etc.; avoir, enlin, un des défauts dont la désignation commence par la lettre b,

— Du B EMPLOYK COMME SIGNE ABRÉviATiF. Comme abréviation, B, sur les monuments et les médailles, sert à remplacer un grand nombre de mots qui commencent par cette consonne, tels que bene, bonus, Balbus, Brutus, etc. Précédé d'un nom propre, il signilîc bis (pour ladonxi.-me fois), et il exprime que la ii.T-.iim.- l'.i i|ii.'-.i i,,,, ir;uii:!i pour la deuxième fois les i' i : i , i i ,i i .:■ : . i .^ ; ou, s'il s'agit d'un empen II i i ; i, i, i. année de sonrègne. Il Suivi W i;, I;.; , i il M'unifie beattis on beaia {hïcnhcyi\'\i ■ ■ \\ . /.' '^f il/aï'ia (la bienheureuse M ;. i, ,,i. \ ,. i . . [ic même, on français, B, dan ■ i. i; > i ■ ■\'' ^■\■ :■ . vutil.i' r les mots bienlieureux, bti:u!u-ai\ii,-< . n >ai: 1.. ..idiaii i un baromètre, il signifie beau, il On écrit B ou B'° pour baron.

Il En chimie, B a signitié " mercure » et Do rejprésenlo aujourd'hui le « bore " , Ba le " baryum », Bi le « bismuth » , Br le "brome «-il B. A'., à la fin des inscriptions tumulaires, signilio bene vixit (il a vécu en homme de bien), éloge laconique qui paraissait encore trop long aux Romains pour être écrit en toutes lettres, il B. Q., dans le même cas, signifie bene quiescnt (qu'il repose bien), il B. F., dans la dédicace d'un munument, se lit bon^ Fortunée (à la bonne Fortune). Il Dans les aiiricnnes prélaces en latin, B. L. signifie bénévole Irctor (ô bienveillant lecteur), il Dans le commerce, B. P. F., suivi d'un nombre écrit en toutes lettres, signifie Bon pour francs, et se met devant le montant d'un effet : B. P. F. deux cent soixante, lisez : Bon pour francs, deux cent soixante, ti B sert encore à désigner le mot bougre, que les auteurs n'écrivent guère en entier :

Les b, les f, voitignaient sur son bec-

GllESSET.

— Logiq. Initiale du mode Barbara de la première figure du syllogisme et do tous les modes des trois autres figures, qui peuvent être ramenés au mode « Barbara » de la première ; par exemple, le B qui commence Baroco indique que ce mode peut se ramener à Barbara.

— Mus. Dans l'ancienne notation de Boèce, comme dans la notation grégorienne, cette lettre désignait le second degré de la gamme commençant par la, c'est-dire le si. Le B majuscule signifiait le 51 grave; le b minuscule l'octave de ce premier"*/, et le 6 6 redoublé ou superposé sa double octave. Les Anglais et les Allemands, qui ne désignent pas, comme en France et en Italie, les notes par des noms, mais par des lettres, se

servent du b pour caractériser -tt -^ ^ / /

le septième degré de la gamme *^ "^

mère à'ut. c'est-à-dire le si; seulement, les Allemands ne désignent ainsi que le si bémol, et se servent de l'/t pour désigner le si naturel. (V. bémol, BtiCARKE.) Dans les abréviations musicales, le B désigne la basse, ou la basse continue (B C), ou la contrebasse (C B).

BA n. m. L'une des labiales de l'alphabet sanscrit, la plus douce de son ordre, lî On écrit aussi bha.

— Chim. Abréviation du mot baryum.

BaADE (Knut Andreesseu), peintre de marines, né en 1808 à Skjuld (Norvège mérid.), mort en 1879 à Munich. Elève de Christian Dabi, à Dresde. A souvent traité des etiots de lune. La nouvelle Pinacothèque de Munich a de lui une scène de fantaisie empruntée aux sagas de Norvège. Il était peintre do la cour de Suède, et membre de l'académie do Stockholm.

Baader (Tobie), sculpteur bavarois de la deuxième moitié du xvii'= siècle. La ville de Munich renferme de lui des œuvres assez remarquables ; entre autres, un Christ sur la croix avec la mère de douleur, et une Yierye avec lEnfant Jésus.

SaadeR (Joseph von), ingénieur distingué, frère du suivant, né à Munich en 1763, mort dans celte ville en 1835. Son principal écrit est : Conseils concernant le perfectionnement des machines hydrauliques employées dans les mines.

BAADER(François-Xavier von), philosophe, né àMunich eu 17G5, mort eu 1841.11 étudia d'abord la médecine et les sciences naturelles. Pendant un séjour en Angleterre (1792-1796), il devint l'adversaire du déisme de Rousseau et du subjectivisme kantien. Il s'adonna à l'étude de Bœhme et de Saint-Martin, à laauelle il ajouta bientôt celle de saint Thomas d'Aquin et des docteurs du moyen âge. Revenu, en 1797, à Munich, il devint conseiller des mines, puis président de cette administration. En 1826, il fut nommé, à l'université de Munich, professeur de philosophie et de théologie spéculative. Il professait l'accord de la foi et de la raison. Mais il repoussait la suprématie du pape, et réclamait une Eglise catholique démocratiquement constituée et régie par des conciles. En 1815, il conseilla à la Sainte-Alliance do légitimer sa cause par un grand acte de justice : la restauration de la nationalité polonaise. A la même époque, il signalait la mission assignée à la politique par les besoins des temps nouveaux, de réaliser socialement les principes évangéliques de justice et de charité.

Un trait particulier do la philosophie de Baader, c'est la grande place qu'elle accorde au mysticisme. Sous ce rai)port, il a pour ancêtres Paracelse, Van Helmont, M"" Guyon, Jacob Bœhme, Swedenborg, Pascalis, Saint- Martin, etc.

Les disciples de Baader : Fr. Hoffmann, Jul. Hamberger, Lutterbech, d'Osten, Sacken, de Schaden et Schliiter, ont publie ses œuvres complètes, avec introductions et commentaires qui en facilitent l'étude (Munich, 1851-1800).

Baader (Louis-Mario), peintre français, hé à Lannion (Côtes-du-Nord) en 1828. Elève de Petit de Granville, il s'adonna d'abord à la lithographie, puis à la gravure sur bois, puis se tourna vers la peinture, prit des leçons de ï'vou, et suivit les cours de l'Ecole des beaux-arts. Baader s'est adonné à la peinture d'histoire et de genre, et y a fait preuve de qualités : il sait donner à ses têtes beaucoup d'expression et de caractère. Baader a pris part aux Salons depuis 1857 jusqu'à ce jour. Son tableau la Gloire posthume, exposé en 1874, lui valut une troisième médaille.

BaAHDIN-MÉHÉMET-GEBET-AMEH, docteur persan du XVII" siècle. Abbas le Grand le chargea d'écrire un livre qui contenait en abrégé tous les principes de droit civil et religieux, et qu'il intitula la Somme a'Abbas. Mais il no put composer quo les cinq premiers livres; les autres lurent rédigés par un de ses disciples.

BaakhahéLAS. Ethnol. V. Bassoutos.

Baal, Bel ou BÉLUS, le nom de dieu le plus répandu en Phénicie. C'est à peu près le seul que l'on trouve dans les livres bibliques; ceux-ci no désignent jamais Moloch comme une divinité phénicienne. C'est lui aussi que l'on rencontre le plus souvent dans les inscriptions, ou dans les noms propres qu'il aide à composer. Il signifie proprement '( le Maître «, " le Seigneur». 11 semble fréquemment avoir été le nom générique de la divinité : « Il parait avoir été avant tout, dit Ph. Berger, un titre honorilique qui pouvait s'appliquer à toutes les divinités. On le trouve associé au nom de Melqart, dans l'inscription bilingue de Malte, et il sert à former la plupart des noms des dieux locaux. Chaque endroit avait son Baal : Baal- Sidon, Baal-Tars, Baal-Péor. Telle est sans doute aussi l'origine de l'expression Baalim « les Baalsu, qu'emploie l'Ancien Testament. Mais il no faut pas croire que ces différents noms répondissent nécessairement à des principes difîerents. »

Le nom de Baal désignait pourtant d'une manière spéciale le dieu suprême des Phéniciens, l'époux d'Astarté. Peut-être le nom complet de ce dieu suprême était-il Baal-Samaïm, comme on pourrait l'induire de certaines inscriptions. Baal est, avant tout, un dieu de la nature, dont il personnifie les forces. Il semble être souvent le dieu-soleil. On lui élevait des cippes représentant le cadran solaire. On lui offrait des fruits, des gâteaux; on lui sacrifiait des taureaux, et même quelquefois de petits enfants. La prostitution sacrée, plus ou moins temporaire, était aussi une forme de consécration à la Divinité.

Quand les tribus hébraïques prirent possession du pays do Chanaan, elles y rencontrèrent le culte de Baal. Grande était, pour l'Israélite devenu agriculteur, la tentation do coordonner à son dieu national celui du pays, que lesChananéens adoraient comme le dispensateur des fruits de la terre ; grande la tentation de reporter sur l'un les attributs de l'autre, de faire de Javeh une sorte de Baal ; grande aussi la tentation d'adopter les formes du culte dès longtemps usitées dans le pays. Le péril était d'autant plus grand que le peuple n'était plus groupé, comme autrefois dans le désert, autour de son sanctuaire principal, et que les lieux de culte s'étaient multipliés dans chaque tribu. Le danger d'une paganisation du culte de Javeh s'accrut encore pour les trions du nord, depuis le schisme de Jéroboam. Ii atteignit son point culminant sous le règne d'Achab et de Jézabel, alors qu'on vit, à côté du sanctuaire officiel de Javeh à Béthcl, se dresser, à Saniarie même, un temple du Baal tyrien. La lutte des prophètes contre Baal se résume dans la (juestion de savoir si le Dieu-Esprit, gardien do l'ordre moral, triomphera, ou non, de celui qui ne représente que les formes brutales d'nne nature sans moralité.

— Dans le stvle biblique, Baal est le nom collectif des dieux des Gentils, des faxxx dieux : Adorateurs de Baal.

— Co nom a également donné lieu aux locutions suivantes, encore emplovées de nos jours par les écrivains : Culte de Baal, L'idolâtrie : Prêtres de Baal, Prêtres hypocrites, intolérants ou fanatiques ; Fille de Baal, Courtisane, par allusion au culte impur que les femmes de l'Assyrie et de la Phénicie rendaient à ce dieu.

Baalath ou Cariath-YARIM, petite ville de Palestine (trihu de Juda), consacrée â Baal, idole des Moabites. L'arche sainte y fut déposée quand on la ramena du pays des Philistins.

BaalbeK. Géogr. anc. 'V. Bal.bl:k.

Baale (Henri Van), poète dramatique hollandais, nô â Delft en 1782, mort à Dordrecht en 1822. Ses œuvres les plus connues sont les tragédies des Sarrasins (1809) et de Alexandre (1816).

BAALITE adj- et n. Se dit des adorateurs de Baal : Les B'ibylomei's et les Assyriens étaient baalitks.

Baal-PHARASIM, ville de Palestine, près do Jérusalem. David y délit les Philistins.

Baal-SALISA, ancienne ville de la Palestine, tribu d'Ephraïm. Le miracle de la multiplication des vivres y fut accompli par le prophète Elisée.

BaAL-SÉPHON, nom donné à la ville voisine de l'cndr.jit ou Ils l^^aclltes passèrent la mer Rouge.

Baal-THAMAR. anc. ville de la Palestine (tribu de Benjamin). C'est dans cette ville que se rassemblèrent toutes les tribus pour venger l'outrage fait par un Gabaonite à la femme d'un lévite de la tribu d'Epnraïm.

Baan ou Baen (Jean db), peintre hollandais, né â Harlem en 1033, mort â La Haye en 1702. Après avoir reçu les premièrea leçons de Pirmans, il entra dans l'atelier de Jacob Backer, puis s'attacha à imiter la manière de Van Dyck, et acquit bientôt une certaine réputation. En 1660, if se rendit à La Haye, où il fit les portraits de certains personnages marquants, et passa ensuite en Angleterre, où il travailla pour Charles H. Jalousé par ses rivaux, il retourna en Hollande, et y fit, entre autres portraits, ceux des frères de Witt. Jean de Baan refusa la place de premier peintre à la cour de Frédéric-Guillaume, électeur de Brandebourg. Les tableaux qui nous restent de lui ne justifient guère son ancienne renommée; les portraits de Jean et de Corneille de Witt, qui sont au musée d'Amsterdam, et la toile de la même galerie, représentant les cadavres mutilés des deux frères, n'ont qu une valeur historique. On peut en dire autant des portraits do Maurice de Nassau et de Jean de Witt à La Haye. En revanche, le portrait du prince de Nassau-Ziegen, à Berlin, passe pour un chef-d 'œuvre. A Dresde, on conserve un portrait de Jean de Baan peint par lui-même. Il n'existe pas d'ouvrages de ce maître dans les musées français. — Son fils, Jacob de Bàan, né à La Haye en 1672, mort à Vienne en 1700, fut aussi peintre. De bonne heure il fit drs portraits, presque aussi estimés que ceux de son père. U suivit Guillaume III en Angleterre, où il peignit, entre autres personnages, le duc de Glocester. lise rendit ensuite à Florence, où il fut bien accueilli par le grand-duc, et de là à Rome, où il s'appliqua à l'étude des maîtres italiens. A son retour, il s'arrêta à Vienne, où il mourut.

BAANITE adj. et n. S'est dit parfois des pauliciens du commencement du ix*^ siècle ; leur chef étant alors Baanès, dit le Sale.

Baao ou Bao, bourg do l'Océanie espagnole (Philippines, île Luçon [j)rov. de Camarinesj), sur un affluent du fleuve côtier Vicol; 7.000 hab.

BAAR ou BAHAR n. m. Poids en usage en Chine et aux Indes orientales, dont on se sert pour les épiées, le café, etc. ; sa valeur moyenne est de 227 kilogr.

Baar, village de Suisse, cant. et à 3 kilom. N. de Zug, sur la Lorze, affluent de la Reuss; 2.250 hab. catholiques. Commerce d'entrepôt.

BAARAS n. m. Plante qui, suivant les alchimistes, poussait dans le Liban, aussitôt après la fonte des neiges. lEUo était invisible durant le jour, mais lumineuse durant lanuit, et avait la faculté de transformer tous les métaux en or.)

Baardt ou BaaRT (Pierre), poète flamand, né en Frise, vivait dans le xvii' siècle. Il est auteur de divers poèmes en dialecte frison ; notamment, l'Agriculture pratique de la Frise, qui n'est pas sans mérite.

Baargau, ancien comté immédiat de la Souabe, dont une très grande partie est à présont englobée dans le grand-duché de Bade (arrond. de Constance), et dont lo reste dépend du Wurtemberg (arrond. de la Forêt-Noirej. Le Baar comprend la région montagneuse qui va de la forêt Noire à la partie S.-O. de la Rauhe-Alp. Cette contrée montagneuse, au climat rude, arrosée par le Neckar, la Brege et la Brigach, assez peu fertile, a une surface de 600 kilom. carr., et 50.000 hab. environ. On y élève beaucoup de bétail et dn chevaux. Localités principales : Mohringen, Villingm, Ncusta^it. etc.

BaarlanD nu Barland (Hubert Van), médecin flamand du XVI" sicch-, ne a Daarland, en Zélande. Il exerça la médecine à Namur, puis à Bâle, où il se lia avec Erasme. II a laissé plusieurs ouvrages en latin.

BaaRN. ville (les Pays-Bas (prov. d'Utrecht), sur l'Eom, tributaire du Zuyderzée ; 5.100 hab.

BAARPSOR n. m. Nom donné à une élofl'e de deuil pour femmes ; elle est en mérinos des Indes.

Baas ou Baatz (Paul, baron de), seigneur de Castelmore,mort en 1703 ou en 1712; d'abord mousquetaire, sous le nom de la famille de sa mère (d'Artagnan), comnio son frère, le célèbre capitaine lieutenant des mousipictaires, il fut chargé, en janvier 1654, de négocier avec Cromwell, en vue de la conclusion du traité d'alliance désiré par Mazarin. Il se montra actif et bon observateur : mais le Protecteur, qui voulait traîner en longueur, le trouva trop pressant; les imprudence^ de son langage, et peut-être des relations avec les mécontents, le firent impliquer dans un complot où il avait, affirme-t-il. refusé d'entrer. Interrogé par Cromwell dans son conseil, il répondit avec hauteur, nia tout, et reçut l'ordre de sortir d'Angleterre (25 juin 1654). Le cardinal Im donna le commande-

mont (io sa compagnio do mousquotairos. — Un do sos fr^ros, Jkan, rôconciliti avec Mazarin, après avoir pris part ù la Fronde do Guyonno, l'ut lieutenant gùuùraf eu Ï0:.6, et gouverneur des iles d'Amorifjuo en 1G67.

— BiuLiOGR. : Chéruel, Histoire de France sous le ministère lie Mazarin (Paris, 1883).

Baasa, roi d'Israël, usurpa la couronne après avoir tuô Nabad.Iils do Jéroboam, et toute la race de co prince (942 av. J.-C). Il fit égalomont mottro à mort le prophète Jôhu, qui lui reprochait sa cruauté et ses dérôgloinonts, lit la guerre à Asa, roide Juda, et mourut vers 920 av. J.-C.

BAAT {at') n. m. Monnaie d'argent du royaume do Siam, j au titre de 0,792. De forme carrée, elle sort aussi do

fioids. Elle a cours en Chine sous le nom do tical. Sou poids égal est de 15 gr. 8 centigr.

I BaaU, déesse de la nuit, dans la mythologie phénicienne.

! BaauAH, brigand iuif. Do complicité avec son frôro I Rékab, il assassma Isboseth, fils de Saiil. Lorsque, dans l'espoir d'une récompense, les meurtriers apporteront à ' Davifl la tf'to <\c leur victime, ce roi les fit égorger.

BaAZ ou Baazius (Jean), prélat suédois, évéquo de AVoxi'i. lu- i-n ir.si, mort en 16i9. Il est auteur d'une bonne histoire c<t;l'-siusiiiiu« (le la Snèdo : Inventarium ecclcsix I Suecu-tiuthorum (1012).

j BAB, mot arabe signifiant porte, et qui ontro dans un I grand nombre do noms géographiques. Ce mot s'emploie ; aussi dans la langue diplomatniue avec le sen.s de cour, [ et a pour synonymes : en turc capou, en persan dcr. BaB (El-) [la Porte], vjUe de la Turquie d'Asie (Syrie, prov. d'Alop); 5.700 liab. Aux environs, saliuos du Djôijoul. Bab (Mirza-Ali-Mohammed, plus connu sous lo nom do), lut, en Perse, le promoteur d'uu mouvement religieux qui eut de nombreux adhérents et martyrs. Il naquit â .sjiiraz, on 1820. Destiné d'abord au commerce, le jeune Mirza-Ali-Mohammed, adonné depuis l'enfance aux méditations religieuses, abandonna bientôt les affaires, et entreprit des pèlerinages à La Mecque et aux sanctuaires vénérés. C'est alors qu'il devint le disciple préféré do Ilaji- Soyyid-Kazim de Resht, théologien fort mstruit, depuis longtemps ennemi déclaré du clergé shiîte. Seyyid-Kazim étant mort, la plupart de sos disciples se groupèrent autour do Mirza-Ali-Mohammed, et adoptèrent les doctrines qu'il se proposait de répandre. En 18i4, Mirza-Ali-Mohammed se proclama le Bab, c'est-à-dire la " Porte » par laquelle les hommes devaient passer pour conq^uérir la connaissance des vérités spirituelles dont il était dépositaire. En peu do temps, sa renommée s'étendit dans la Perse, et on reconnut en lui lo Mahdi, promis par Mahomet pour la délivrance dos nations.

Le gouvernement et le clergé, dès la fin de 1815, prirent des mesures pour arrêter l'essor de sa prédication. Lo Bat), qui revenait précisément de La Mecque, fut arrêté à Bustiiro et interné à Shiraz. On défendit à ses disciples d'exposer sa doctrine, quelques-uns furent expulsés. En 1840, le Bab parvint à s'échapper ; un an après, il fut repris et mis en prison. Pendant ce temps, ses amis faisaient en sa faveur une active propagande qui rencontrait une violente opposition de la part du clergé orthodoxe. Les deux partis en vinrent aux mains, et la lutte prit bientôt des proportions menaçantes. La mort du schah Mohammed vint ajouter à la confusion. Une insurrection formidable éclata à Yezd, Niriz. Zanjan ; et dans le Mazendéran, le gouvernement du schah fut mis on péril. Le nouveau scbah, Nasir-Edin, âgé de dix-sept ans, ne put que suivre l'avis de ses conseillers. Mirza-Taki-Khan, alors premier ministre, crut devoir agir par la terreur ; on décida de mettre à mort lo Bab après un simulacre de procès. Le jugement et re.xécution eurent lieu â Tauris, le 9 juillet 1850.

Avant de mourir, le Bab avait désigné pour lui succéder un jeune homme âgé de vingt ans nommé Mirza-Yahya, né en 1 S30 , qui fut surnommé Sul)i-Ezel (l'aurore de l'éternité). A la suite de ces événements, les babis furent dispersés, et transportèrent leur quartier général à Bagdad, où ils restèrent pendant dix ans; mais, sur la demande do la Perso, le gouvernement turc leur assigna pour résideucc .\ii(lrinople. C'est alors (18GG) que Mirza-Hussein- Ali. Il' IrtTO aîné de Subi-Ezel, sous le nom de Béha' u" llah (la sploiidour do Dieu), se nrqclama lui-même comme la dernifi-o manifestation do la Divinité, et le seul dépositaire -les vi-ritès annoncées par le Bab. Un grand nombre do babis so détachèrent de Subi-Ezel et se joignirent à Béha" u' Hall ; il en résulta un schisme; les partis rivaux en vinrent aux mains. Le gouvernement de la Porte, pour faire cesser le conflit, interna Subi-Ezel et ses adhérents dans nie do Chypre. La Perse demandait l'extradition ou le jugomeutde Béha' u' llah; mais la Porte n'accorda ni l'un ni l'autre, et envoya Béha à Saint-Jean-d'Acre. Quoi q^u'il en soit, Béha continua sa propagande, et ses partisans devinrent de plus en plus nombreux. A sa mort, arrivée en 1892, un de ses fils, Abbas-Effendi, continua l'œuvre de son père, et, grâce aux sommes considérables qu'on envoie à Saint-Jean-d'.Acre et à l'organisation de nombreux pèlerinages qui répandent la doctrine dans toutes les directions, le babisme de Béha' u' llah compte en Perse plus d'un million d'adhérents, appartenant à toutes les

1 do la société.

Nom d'i

clas

BABA n. m. Nom d'un gâteau qui se prépare avec une pâte faite de farine, do beurre, do lait et d'œufs, à laquelle on ajoute du sucre, du cédrat, des raisins (le Corinihe ou des raisins muscats de Malaga, du rlium ou du vin do Madère, et \me petite quantité do sa- Ij.ii^^ rinn-s .iiv r -^

fran en poudre. Lo baba • - . "-^ > t itb;.

serait d origine polonaise et aurait été introduit on Franco par le roi Stanislas.

BABA n. m. Nom vulgaire du pélican blanc.

BABA (onomatopée peignant une bouche qui bée) adj. Siu[>éfait, éhahi, ébaubi : Etre daba. En rester baba.

UABA n. f. Nom donné, on Russie, à une femme de ■I serf ou affranchi. (Il se dit surtout, par mépris, it-'mmo bavarde, d'une commère.)

iJABA n. m. Mot turc qui signifie père, et dont on se sert CM , .niant d'une personne quo l'âge ou la science rendent

rospoctablo. li C'ost aussi lo titro quo poftdttt les kapoudjis ou iiuissiors du sérail, u C'est sous ce nom que les historiens arabes désignent lo souverain poniife de Home. (U n'est, dans co cas, que la transcription du mot latin papa.) Stait aussi lo nom quo lo peuple donnait au patriarche

d'Alc

ndri<

Baba ou 'Wracha, détllé dos Balkans (Bulgarie), par lequel passe la grande route do Sophia à Orkhanié.

Baba, villo et port de la Turquie d'Asio {pachalik d'AnatoIio), sur r.\rchipel, près du cap do son nom ; ■1.000 hab. On y fabriquait jadis des lames do sabres et do couteaux renommées.— Petite ville do la Turquie d'Europe fThossalie), pachalik et à 28 kilom. N.-E. de Larisse, dans la vallée de Tompé, sur la Salarabria; 2.000 hab.

Baba, imposteur turc qui, vers 1240, tenta dose faire accepter comme prophète par les musulmans, dévasta l'Asie Mineure â la tête de ses nombreux sectaires, et tomba sous les coups des Turcs et des chrétiens réunis.

Baba (Sudai-Abiverd), célèbre poète persan du xv" s,, né à Abiverd, dans lo Khorassan, on 1369, mort en H49. Sa ville natale étant en butte aux incursions d'une bande de brigands, Sudai envoya au sultan Schah-Rokh une pièce de vors dans laquelle il exposait les plaintes do sa patrie. Le sultan fit droit à sa demande et délivra Abiver.l 'hi ni*-an.|tii l'assiégeait. Los poésies de Baba ont été ra-^^riiiMcos ilaiis un divan.

Baba-ali. le premier dey indépendant d'Alger, mort on 1718. Il >.uce.'tta en 1710 à Ibrahim, qu'une révolution venait de renverser du trùne, et il fit massacrer plus do dix-sept cents personnes pour affermir son autorité. C'ost lui qui rendit Alger indépendante du sultan de Conslantinuple, siius Ir joug duciuel cette ville était depuis l'époque de I!arIi<r-MisN.'. Il s'allia avec les Anglais.

BABAGTE'tii ^-r. baboT, bavard) n. m. Genre de cyrtandracéo-s diiyniucarpées, dont la souloespèce connue est un arbrisseau do l'Inde, tomenteux, à rameaux parfois quadrangulaires, à feuilles opposées à long pétiole» et à fleurs en eymes axillaires, dichotomes.

Babactès [ti'ss — du gr. babaœ, bavard) adj. m. Myth. gr. SiiriiMin d<- Pan ou de Dionysos.

Babadagh, ville forte de la Roumanie (district de Tulceaj, a .>u kiiom. du port de Kara-Kerman, sur la mer Noire; 3.100 hab. Celte ville, bâtie par Bajazet P', a été cédée à la Roumanie, en 1878, avec toute la Dobroudja. Aux environs, ruines do l'ancienne 7*077(65, lieu d'exil du poète Ovide. — Babadagh est lo ch.-l. d'un district du même nom ; 36.500 hab.

Babahan, ville de Perse (province du Khousistan); 10.000 hab. environ.

BABAKOTO ou BABACOTO (mot malgache) n. m. Nom vulgaire, à Madagascar, d'une espèce d'indri {Uc/ianotus indri) que les indigènes domestiquent et dressent à la chasse des oiseaux. V. indri.

BaBA-KOUL, lac du Turkestan chinois (Kansou occidental), au N. du fleuve Tarim, partie septentrionale de la Petite Boukharie, non loin des monts Thian-Chan.

Bâb LiÂL, sectaire hindou du xvii* siècle, disciplode Chaitana Swami, dont les fidèles se nomment bdbâ-lùlis. Sa doctrine est un mélange des théories védantiques et souries.

Baba-PIGHANI (ou PIGHANI), poète persan, vivait au xvi" siècle a la cour du sultan Yacoub qui lui d^nna It surnom de Père des poètes. Ses œuvre** consistent en petits morceaux lyriques

Babargkt (Antoine), homme politique hongrois, né à Ofén en 1813. Il a rempli diverses fonctions, fut nomme député en 1847, et se montra fortdévout, à la politique autrichienne. — Son cousin, Charles Babarcky, aide de camp de l'empereur d'Autriche, a publié \c>, Confessions d'un soldat (Vienne, 185n1 où il se montre partisan du gouvernement absolu et de la domination autrichienne.

BABATAMBI ou BABATEMBI n. m Bot. Nom indigène du trioptère de la Jamaïque.

BabAUD - LARIBIÈRE ( Léouide ) homme polititjue et publiciste, né à Con folens (Charente) en 1819, mort à Perpi gnan en 1873. Avocat, il fut nommé, on 1848, commissaire de la République dans la Charente, qui le délégua comme r présentant du peuple à l'Assemblée con stituaute. En juin 1870, il fut élu grand maître de la franc-maçonnerie do France. Après la révolution du 4 sep tembre 1870, il devint préfet de la Cba rente, puis des Pyrénées-Orientales. Sos principaux ouvrages sont : Histoire de l'Assemblée nationale constituante {"Pans, IS.'iO); Etudes historiques et administratives (Confolons, 1863;; Lettres charentaises (Angoulême, 1865-18G6).

BABA'TITE (ba-t-if) n. m. Membre d'un ordre de derviches turcs, fondé vers le milieu du xv* siècle.

Babbage (Charles), mathématicien anglais, né à Teicnmouth en 1792, mort à Londres en 1871, professa les matliématiques à l'université de Cambridge. Il inventa une machine à calculer à l'aide de laquelle il construisit dVxcellentes tables logarithmiques. Son principal ouvrage, Traitt- de l'économie des machines et des manufactures {1S32)^ a été traduit en français par Bîot.

Babbage (Benjamin-Herschol), ingénieur et voyageur australien, né on 181.^, mort près d'Adélaïde en 1S7S. Après avoir été employé pendant qiielques années à la construction do chemins do fer on Italie, il dirigea (1852-1856) la construction do la première ligne do chemin do fer do . l'Australie méridionale, entre Âdcla'ide et Port-Adélaïde. Puis, avec Donner, il découvrit la vallée du Mac-Donnell River (1856), et parcourut, en 1858, la contrée comprise entre les lacs Terrons. Gairdnor et Eyre. Babbage a pris part à la pose de la plupart des lignes télégraphiques traversant 1 Australie.

IJAASA — iJAIJKLlSMË

Babbxni (Mattco), ténor italien, né et mort à Bologne ^I7.'.i-i8l6). Il aljorda lo tliéâtro avec le plus grand huccès. D'Itaho, il se rendît successivement à Berlin, à Saiul-Pétersbourg, à Vienne, à Londres, partout applaudi ;

f>uis, de retour dans son pays, poursuivit' sa carrière brilanto â, Veni.so, â Turin et dans d'autres villes importantes. En 1802, il so retrouvait â Bologne, où, quoique âgé do près de cinquante ans, il obtenait encore do véritables triomphes.

BaBEAU (Albort-Arsèno), né à Cambrai en 1835, historien français, secrétaire do la Société académique do l'Aube. II est connu par ses ouvrag'vs sur rhisloiro do Troyes et sur l'administration de l'ancien régime : fJistoire de Troyea pendant la Hévolulion (Troyes, 1873-1874;; la Ville soug l'ancien rrf/ime (Puris, 1880^; la Vie rurale dans l'ancienne France fParis, 1882, ; etc.

Babel (mot syr. qui signif., selon les uns, confusion^ selon d'autres, lem'plc do Bel ou Bélwi) n. f. Géogr. Nom hébreu de Babylono.

— liist. sainte. Tour de DaleU Tour que les descendants do Noé, d'après lo récit de Moïse, entreprirent d'élever pour escalader le ciel. Dieu anéantit ces cnoris par la confusion des langues. On dit fréquemment Baljel pour Tour de linhcl. *^

— Par anal. Construction gigantesque :

Il b&tit, au Bi£cle où doub tommes, Une Babel pour tous les hommes, Un pantbéoD pour tous les dieux.

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