V. Huoo
— Par ext. Amas d'objets, gigantesques ou non, mais confusément entassés : ÏJ'immenses quartiers de grès découpaient sur le ciel des silhouettes de Ba&hi.s fantastiques. (Th. Gaut.) Les Iîabels de peintures qu'on appelle des musées. Il Lieu ou l'on parle un grand nombre de langues ou d'idiomes différents : Une exposition universelle est une véritable Babel, ii Réunion ou règne une grand© confusion, où tout le monde parle sans pouvoir s'entendre : Les assemblées parlementaires sont souvent de vraies tocbs db Babel.
— Fig. Entreprise, conception hardie, téméraire: Charles Fourier a entassé des Babels l'une sur l'autre. (Th. Gaut.)
Il Réunion d'idées, de connaissances, de conceptions formant un ensemble majestueux et qui a quelque chose de gigantesque : La science, cette Babel légitime de l'humanité.
— Encycl. Le nom de Babel, qui, d'après la Bible, signifie confusion, désigne Babylone, et particulièrement la tour que les enfants de Noé, sauvés du déluge, tentèrent d'élever dans la plaine de Sennaar, et quo Dieu punit de leur orgueil en confondant leur langa^. On a cherché longtemps les vestiges de celte tour. D'après certaines traditions locales, on a cru en reconnaître la place dans la grande ruine au N. de Babylone, qui porte le nom de Babil. D'un autre côté, des traditions non moins accréditées désignaient la ruine connue sous le nom de Birs-Nimroud, au S. de Hillah. Mais aucun renseignement n'est venu confirmer ces conjectures. V. Babylone, et Boksippa.
Babel (constrcction de la xorR de). Ce sujet a été traité plusieurs fois en peinture : par Raphaël (loges du Vatican) ; par Breughel le Vieux, qui a représenté une gi gantesque tour de Babel, s'élevant à côté d'une ville flamande, avec une foule do personnages en costumes du XVI* siècle (Belvédère de Vienne) ; par Paul Bril (Berlin 1 ; par Martin Van Valkenburg ; par Kaulbach, qui. dans une vaste fresque circulaire, montre la tour de Babel foudiooL ks tia\ i U lu 11 1 r Ls Ils ra es U s ni Cbam
et Japhet semeitaul en marche pour so répandre sur la terre (^musée de Berlin).
Babel (P.-E.), orfèvre ot graveur français, né en 1720, mort en 1770. On cite de cet artiste les planches de l'ouvrage de Blondel sur l'architecture, et diverses estampes ; entre autres Thètis. avec ses nympAes.Ilafourniaussi beaucoup de dessins d'architecture et d'ornement à divers recueils, et a lui-même publié un ^Voia-eau Vîgnole ou Traité des cinq ordres.
BABEXJVn.m. Acacia des Indes, sur lequel vit on insecte qui donne de la laque.
Bab-EL-ABOWAB (la Porte des portes), nom donné par les .Arabes au tiétilé du Caucase appelé les Portes Caspiennt's. Les Persans le nomment Derbend (la barrière, la frontière), et les Turcs, DemirCapousi (la porte de fer).
BABÉUQUE adj. Qui a rapport à Babel, à ce qui s'est passé lors de la construction do la tour do Babel : La diS' persion babéliquë.
— Par anal. Gigantesque, très élevé : De massifs autels DABÉLiQtJES, hoMt S comme des Cathédrales. (V. Hugo.)
BABÉLISHE {liss — cad. Babel) n. m. Confusion : La politique conduit au baBÉLISME.