‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 615 sur 828 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

(Dans ce dern. sens, on dit aussi babille, babillarui:)

— Chass. Chasseur qui ne sait pas se taire pour ca-hor sa présence au gibier, n Chien qui crie sans motif.

— Teclin. Arbre en bois qui agitait l'auget et faisait descendre le grain de la trémie jusqu'aux meules dans les anciens moulins.

— Syn. Babillard, bavard. Le babillard par\e trop, mais il lo fait par légèreté, par enfantillage ; le bavard est indiscret et impertinent : il parle toujours, et il le fait d im ton d'importauce qui prouve sa sottise.

— Anton. Muet, silencieux, taciturne.

Babillard(LE) [fUe Tattler], journal anglais fonde eu

1780 par Steele, qui adopta le pseudonyme de Isam BicKERSTAF, et pHt le titre de Babillard, « par déféreiiee, dit-il, pour les dames auxquelles s'adresse principalement sa publication et dont il réclame la protection » . Ce journal n'était guère qu'un bavardage insipide, lorsque Addison «invint le collaborateur de Steele (1709). Addison y publia dos casais brillants, d'une exquise raillerie, et, à son coiilaet, Sieelo s'éleva et se fortifia. Le Babillard parut jusi|U en 1711, époque à laquelle le triomphe du parti tory obligea Steele à en arrêter la publication.

— Ce titre fut pris à différentes époques par un certain nombre de journaux politiques ou littéraires. Nous rappellerons ici : le Babillard, par Cabaisse ; le Babillard, par Rutèledge; le Babillard, journal du Palais-Royal et dr-; Tuileries [ilOl), (\M\ prit pour sous-titre :o« le Chant du r-/. (C'était un des organes des feuillants.)

BABILLEMENT (Il mil.) n. m. Flux de paroles, penchant à babiller ; Le bauillement est parfois un symptôme de maladie.

BABILLER {Il mil.) V. n. Parler ou écrire beaucoup, sans ordre, sans suite, et à propos do rien : Tout ce qui bx- BiLhKets'habillej s'habille pour sortii-, et sort pour BABILLER. (Balz.)

— Par ext. Dire du mal, médire :

— Par anal. Produire un bruit semblable à celui que font des gens qui babillent : ieS jnerles. les grives babillent.

— En T. de véner.. Se dit d'un chien qui donne de la voix sans motif.

— Syn. Babiller, bavarder, caqueter, jaboter, jaser. Babiller, c'est dire à tort et à travers beaucoup de choses iuutiles; on fatigue souvent les autres en babtllatit, mais

r à l'Académie des scien-

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quelquefois aussi on 1<^" .-irinr-n Pnrnnh-. r'r-.^ r-rniscr

hors do propos, avec iiii|M i^ ,,,■,,. ,■ .in r.r.. v r^ \un\o

Ot toujours avi'.: pr.'h n- ■ : ' . . I ,i . i liant,

sans niriKiLM-ment pour i'- . .lmI!. ...11,11. i.- . ■■iniiirri.'s qui so pl.-iisont à colporlc-r -les rancans. un juliui,- quand on causn doucomont, sans bruit, on petit comilc. On jase quand 011 parlo longuomont, avec complaisance et pour io plaisir <li' parler longtemps.

BABILLEEUE(/imn.) n. f. Action Jo babiller, bavardage. (Vieux.)

BABILLOIRE {Il mil.) n. f. Sorte do chaise, très commode pour so livrer au plaisir do la conversation, (Vieux.)

Babin (rkpuumqui-: diî). association formée en Polo-

fne, sous lo rc'gne do Sigismond-Auguste, par un gentilommo polonais nommé Pszonka, dans sa terre àoitabin. (C'était uiio véritable parodie do l'Ktat polonais, avec un roi, un s<-nat et un personnel complet do dignitaires ot do fonriionnaires. Elle nodisparut quo sous lo n'-gne de Jean

Babina Greda, bourg de Hongrie (Slavonie), sur la Savr ■ 1.000 hab. Défaite des Turcs par les Autrichiens, lo yjuilbHKW!.

SABINE ou BABOUINE (étyni. dont.) n. f. Lèvre pendante do ceriains animaux : Les dadinks tlti shuje, ilii cfiamr-ui. (S'cmpl. le plus souvent au plur.)

■ Pop. ot triv. Lùvros d'une i>ersonne : S'essuyer les ba-

DINKS.

— Loc. iiop. : S'e7i donner par les babines. Se régaler amplement do quelque mots, et aussi, Manger, dissiper tout son bien.i!A"ert lécher les babines, Témoignov le plaisir qu'on a eu ou qu'on aurait do boire ou do manger quelque chose do bon.

— Cliass. Nom donné à chacune des lèvres du chien.

Babinet (Jacques), pliysioien, né à Lusignan (Vienne) en 179-i, mort à Paris on 1872. Elève do l'Ecole polytechnique, il (juitta l'artillerie jpour devenir professeur do mathématiques à Paris, suppléa Savarj au Collège de Franco (1838), remplaça, en 1840, Dulo- - ^ '' * ""-»-*-"•" ->— ----ces, et devint astronome

idO!

Dbinet grâ( an |iirl on a pu augmeniri , oiisidérablement la piii^saiico raréfactive de l;i iiiachino pneumatique; un nouveau système de pr.,jr-ction, dit homalogra- /. :

phii/ue {omalos, régulier), // pour la confection des cartes de géographie, etc.

! Outre de remarquables mémoires, il a publié: Traité de géométrie descriptive (1850); J-'fiiJfS et lectures sur les sciences d'observatioii et leurs appiicaimus (1855-18G8) ; Télégraphie électrique (1801); Paragéhir , isGi); etc.

l'ir srs aiii' !' ^ à la Revue des Deux Mondes et au J,.>n >,,:/ n\ -. />'■.. par SOS Icçous, Babinet, qui avait iniiii;iii. iii i r-j.[ ; , [ do verve, s'était placé, après Arago, a la {•■{>.' Jrs vulL;arisatours do la science.

BabiNGAS, population nigritique, de petite taille, reniniiii-,,- par Clozel et Herr sur la rive gauche do la m i\iMine Sangha, par 3° environ do latitude N. D'après I I 1. les Babingas représenteraient, sur la Sangha, les 1 ii'os vivant dans lesforêts du centre de l'Afnque in-

I .^picale. Lo voyageur leur donne aussi lo nom do A ■ '.■!:. — Un Babinga.

BabingtON (Antoine), conspirateur anglais, nélSGl, (■\. .lUé on 1586. Poussé par le jésuite John Baliard, il tli\niî, sous l'œil bienveillant de l'ambassadeur d'Espa- L-iir. InMiiarilino Mendoza, l'âme d'un complot ayant pour (ilipM 1 as-:tsM!iat do la reino Elisabeth et la libération de Maiir siiiaiM. qui paraît avoir été, bien qu'on ait souirn;i II' contraire, complice de la conspiration. Gilbert (.'il. l'un des conspirateurs. Ht échouer les projets de l'i MiLTion, dont des lettres adressées à Marie Stuart t ,.[ii saisies. Plusieurs conjurés furent arrêtés et con- <l.i. iM's à mort; en premier lieu, Babington, qui fut pondu

lUHLioiiR. : Ranke, ffistoire d'Angleterj-'e. Babington (Jean), savant anglais du xvii" siècle. Il s'i [ tait connaître par un Traité des feux d'artifice (Lonih' -, \ivs:,), suivi d'un Traité de géométrie, avec tigures.

Babington (Charles-Cardalo), naturaliste anglais, né à lu llow en 1808, est auteur d'un Manuel de botanique, dr la Flora Dathoniensis, et de la Flora of the Channel

isl.inds; etc.

Babington (Churchill), érudit et naturaliste anglais, i\'- '-n isil, mort en 1889. Il professa la botanique à ï'uni- V. r^né de Cambridge. Co savant a écrit des thèses de toiiii-iiverso religieuse, des études sur l'histoire naturelle, «1 il a rilité, d'après les manuscrits oriç:inaux, les Dis- (..,, V retyiiivi-s d'Hypéride contre Démosthène, etc.

BABINGTONIE (de Babington, natur. angl.) n. f. Genre i\r ;ii\ riaooes, proposé pour une section du genre bêeckca.

BABINGTONITE (de Babington, minéralog. angl.) n. f. N'iii il un silicate double naturel de fer et de chaux. La /' ■"itonite ne s'est montrée jusqu'ici que sur l'albile d Aicndal, en Norvège; elle appartient à la famille des p\ riixèncs.

BABINIER {ni~é\ ÈRE adj. Qui ado grosses lèvres pendantes. (Pop.)

Babinot (.\lbert). poète, né dans lo Poitou, mort vers \:r.^\ tut un des disciples do Calvin. Professeur à l'uni- \.i-.itr ,1e Poitiers, il tomba plus tard dans la misère.

II a laissé un recueil, la Christiade, qui contient des soniifis, des odes, des cantiques, otc. (Poitiers, 1559).

BABIOLE (pour l'étym., v. bambin) n. f. Jouet d'enfant : [I Donner des babioles "à un enfant. (Peu usité en ce sens.)

— Par anal. Chose do pou do valeur, bagatelle : Ae« artistes mettent un prix arbitraire à leurs babioles. (J.-J. Houss.)

Il Nom sous lequel on désigne généralement les chinoiseries, les curiosités qu'on place sur les guéridons, les étagères ; Mille babiolks brillantes encombrent aujourd'hui la demeure d'une fcimne à la mode. {G. Sand.)

— Syn. Babiole, bagatelle, breloque, brimborion, coliUchet. Uno babiole est proprement une chose (|ui no peut amuser quo les enfants. Bagatelle peut s'api>liquer aussi bien aux choses et aux productions de l'esprit' considérées comme ayant peu d'importance. Breloque se dit proprement dos cachets ot autres petits bijoux qu'on attache aux chaînes de montre. Brimborion no s'emploie quo dans lo langage familier. Colifichet so dit surtout dos petits objets servant à la parure, dos ornements puérils ot rochorcfiés.

BabiRIS. Kilinol. V.

BABIROUSSA, BABYROUSSA

chydo

siqu

rcs so recourbent, chez lo mâle, comme deux cornes. liaOïmussa.

La seule espèce du

genre {porcus babirussa ou babirussa alfura) habite les torôts humides de Célèbes ot de quelques îles : Moluques, Céram et Bourou. Elle atteint la taille d'un petit âne. La chair du babiroussa ost assez estimée.

BABISME {biss) n. m. Doctrine professée par le Bab et ses successeurs. 11 On écrit aussi babysmk.

— Enctcl. Le point de départ de cette doctrine est une révolte contre le fanatisme et la tyrannie des interprèles du Coran ot contre le rehl,chemcnt moral des mullahs. Cette doctrine est renfermée principalement dans deux livres : le Mudunyyet, dans lequel on s'efforce de donner des preuves do l'évidence de la nouvelle loi ; et le Kitabi^ Akdas, " le livre très saint » , revisé par Béha sous le titre de Lawh-i'-alcdas.

La doctrine est, en résumé, un curieux mélange de la Bible, du soufisme et du Coran. Le babisme admet la .livinité du Christ. Dans le dogme il proclame l'existence de Hi.Mi, mais non pas celle d'un Dieu personnel comme ■ lui <li' la Bible et du Coran, mais celle d'une essence ^l'iriiiirllo, qui se renouvelle sans cosse par elle-même. l'aus la pratique, les babis demandent l'émancipation de la femme, au point de vue musulman, c'est-à-dire la suppression du voile, l'abolition de la polygamie et du harem. Ils réclament une loi en faveur du paupérisme et la réglementation de la mendicité ; ils proscrivent le kalioun et le tabac, et tolèrent l'usage modéré de certaines boissons. Enfin, ils prêchent un amour fraternel entre tous les hommes, la tendresse envers les enfants, la courtoisie dans les rapports sociaux, la tolérance relig;iouse et même uno certaine bienveillance envers les chrétiens. Renfermé dans ces simples préceptes, et en dehors de toute ingérence politique, on comprend les progrès incessants du babisme, que l'inliltration des idées occidentales no fera que développer.

— Bibliogr. : Lady Sheil, GUmpses of the life, etc. ; Gobineau, les MeligiÔns de l'Asie centrale (Paris, 1866) ; R. G.Watson, Bistojvj of Persia; M"* C. Serena, Hommes et Choses en Pc7-se; Mirza-Kazim-Bey, Journal asiatique (1866); C. Huart. la Heligion de Bab (Paris, 1889); F. Pillon, l Année philosophique (1809); Browne, a Travellers Narrative writen to illustrate the episod of the Bab; New history of Mirza- Ali-Mohammed; a year among the Persian ', Curson, Persia and the Persian Question (Londres, 1892).

BABISTE (/im'iadj. Qui se r; tr

BABKA (mot polonais signif. vieille femme) n. m. Art culin. Nom d'un gâteau polonais très haut et très étroit, fait avec des œufs, du lait, du sucre, du fromage à la crème et des amandes hachées, et qui est ainsi appelé parce qu'il offre une certaine ressemblance avec une vieille femme qui laisse tomber sa tête : Le babkacs/ une préparation essentiellement polonaise; il s'en fait plus de cent variétés, aux fruits, aux légumes, aux poissojis, etc.

— Métr. Ane. monnaie de cuivre de Hongrie, de très minime valeur.

BABLAH n. m. Nom indien donné aux fruits de divers acacias {acacia arabica, variété nilatica ou vera, d'Egypte ; acacia Segal, du Sénégal), qu'on emploie pour le tannage et pour la teinture en noir; de là le nom de tannin oriental, que portent également ces fruits. Le suc, jadis préconisé en médecine comme astringent, est aujourd'hui négligé.

BablOT (Louis-Nicolas-Bonjaraiu), médecin français, né à Vadenay (Champagne) en 1754, mort en 1802. Ses travaux ont rapport à l'hygiène publique. Il a laissé un fragment de poème sur la Nécessité d'une religion, la i-eIiyion naturelle.

Babnigg (Antoine), un des plus célèbres ténors de l'Allemagne, né àVienne en 1794. Toutefois, il dut sa réputation plus à l'extraordinaire beauté de sa voix qu'à son talent do chanteur. Il se retira du théâtre en 1812. Une sonate à quatre mains pour piano a paru à Vienne sous son nom.

Babo (Joseph-Marie), auteur dramatique allemand, né en 17.)6, mort en 1822, fut professeur do philosophie à Munich et d'esthétique à Manheim. Il a laissé beaucoup do productions dramatiques, dont l'une, Otto de '^'ittelsbach, a obtenu un grand succès. Sou théâtre a été publié à Berlin en 1793 et en 1804.

Babo (Lambert-Joseph-Léopold, baron de), agronome allemand, né à Manheim en 1790, mort eu 1862. 11 fut professeur do chimie à Funiversité do Fribourg. C'est un des meilleurs agronomes do l'Allemagne. Ses principaux ouvrages sont : ïa Culture de la vigne (1840-1842); Za Vigne et ses variétés (I84i3); Chimie agricole du cultivateur [iSi^ et 1850) ; Manière de faire et de traiter le vin (1846) ; Principes de l'agriculture [l&ôi], etc. — Sou fils, Auoustk-Guillacme,

BABILLERIE — BABOUCARD

baron de Babo, né on 1827, devint directeur do l'Ecole d'agriculture, d'arboriculture et do viticulture de Closteriieubiirg, près do Vienne. On lui doit : la Nature et la Culture (l«70-1874y, et un Manuel de viticulture (Berlin, 1881). — Son frère aîné, le baron ClÉ.mknt-Hksri-Lam- UERT de Babo, né à Ladenburg en I8I8, professeur à I''ribourg-«n-Iîrisgau, ost connu comme chimiste.

BaBOIS (Marguerite-Victoire), femme poèto, née à Versailles en 1700, morte à Paris en 1839. On a d'elle des Elégies maternelles, dont la versification est très pure, ot des Elégies nationales, qui lui furent inspirées par les événements de 1815.

BabOLEIN {lin) [saint], premier abbé de Saint-Maurles-Kossés, mort entre 660 et 671. Il contribua k la fondation do plusieurs églisos et hépitaux de Paris.

BaboUn, opéra-comiquo en trois actes, paroles do P. Ferrier et J^ Prévol, musique do Louis Varncv (Nouveautés, 188i). Babolin seraitle diable légendaire 'du pays fantaisiste ou l'action so passe; mais, on réalité, c'est ua beau chanteur, nommé Lorenzo. Surpris par un mari dans un rendez-vous galant, Ix>renzo a pu s'échapper et vient se réfugier, au milieu d'un orage, à l'auberge du Faisan-d'Or, portant toujours son costume de théâtre, celui do Méphisto. Il change de vêtements aver; l'aubergiste. Aussi, quand arrive le générai Karamatoff, que la princesse Mirane, sa souveraine, a chargé d'amener à sa cour le beau chanteur dont raffolent toutes les femmes, c'est Taubcrgisto Mélissen qui est emmené. Do là des quiproquos nombreux et plaisants. Sur ce livret, "Varn^y a écrit uno musique gaie et facile.

Babor (monts), petit massif montagneux do l'Algérie (ilép. de Constantine). au centre de la Petite Kabylic et au fond du golfe de Bougie. Le Djebel-Adrar, point culminant du massif, a 1.994 m. d'altitude. Il fallut, pour soumetttre les tribus kabyles qui habitent les versants de ces montagnes, deux expéditions commandées, l'une par lo général Randon, gouverneur général do l'Algérie, la seconde par le ^.'énéral Maissiat (1853). — Dans l'antiquité, les monts Babor ont été habités par un peuple appelé Babarî.

bâbord (bor'— de bas, et 6orrf, parce que le côté gauche est moins noble que le coté droit [v. la part. encvcir))n.m. Côté gauche d'un navire, lorsqu'on regarde de l'arrière à l'avant, et, par e.xt., tout ce qui se trouve dans la partie gaucho du navire on sur sa gauche : Les avirons de bâbord. Passera bâbord. Laisser une île à bâbord. Aborder, être abordé par bâbord.

— Ouaj-t de bâbord. Quart que font les bâbordais. ti Bâbord de quart est employé quelquefois pour : les

hommes du quart de bâbord, ou bâbordais.

— Par compar. Côté gauche de celui qui parle, sur terre aussi bien qu'en mer : Avoir un rocher, un arbre à bâbobd.

— Loc. tam. Faii'e feu de bâbord et de tribord, Faire usage de tous ses moyens, de tomes ses ressources.

— Adverbial. Du côté de bâbord, du côté gauche : Nage BÂBORD ! Feu bâbord !

— Encycl. Sur les navires à vapeur, et surtout sur les navires de guerre, bâbord est la partie du navire où se tient l'équipage, le bord opjposé (ou tribord) étant réservé au commandant et aux officiers. C'est à bâbord qu'embarque l'équipage, qu'accostent les embarcations de corvée, etc. Sur un navire à voiles, le côté sous le vent étant encombré par les voiles et les cordages, le côté du vent devient le côté d'honneur. Bâbord et tribord étaient les mots dont on se servait autrefois dans les commandements adressés au timonier placé à la barre, pour le faire gouverner. Mais ces deux mots, ayant la même terminaison, se confondaient parfois au milieu du bruit de la mer ou du vent. On essaya pendant quelque temps de les remplacer par bordba et bordtri. mais ces mots n'ont pas été adoptés. Aujourd'hui, on dit tout simplement : gauche, droite. Cependant, on a conservé les expressions : bâbord un peu, pour venir un peu à gauche, et rf^/îej ôdèorrf, pourne pas venir sur la gauche.

— .Anton. Tribord.

BÂBORDAIS {de — rad. bâbord) n. m. Matelot qui, sur le rôle d'équipage, a reçu un numéro pair d'inscription, le tribordais recevant un numéro impair : Bâbordais, à se coucher!... En haut, les bâbordais !

— Adjectiv. : Un matelot bâbordais.

— Anton. Tribordais.

BABOSAn. m. Variété de raisin de l'île do Madère, qui donne un vin ressemblant beaucoup au vin de Malvoisie.

BABOTTE n. f. Nom donné par les Languedociens à la chenille de lapyralc, (jui attaque la vigne. Ou étend quelquefois ce nom à d'autres insectes nuisibles.

BabOU (Jean), sieur de La Boubdaisière, mort en 1569, fils de Philibert, secrétaire de François I". qui eut en 1525 une mission près de Charles-Quint. Il fut ambassadeur extraordinaire à Rome (1560), gouverneur de Blois. bailli deTouraine, grand maître de l'artillerie (1567). Sa femme et ses sept filles (qu'on surnommait les Sept péchés capitaux) eurent une grande réputation do beauté et de galanterie ; l'une de ses filles, mariée à Antoine d'Estrées, fut mère de la célèbre Gabriclle.

BaBOU (Philibert), prélat et diplomate, frère du précédent, mort à Rome en 1570. Evéque d'Angoulême en 1533, il fut transféré, en 15G3, à lévêché dAuxerre. Il fut nommé ambassadeur près du pape, en 1558. Elevé à la dignité de cardinal en 1561, il demeura à Rome jusqu'à sa'mort, et joua un rôle considérable dans les négocialions do cette période. Il laissa une grande réputation de science théologique, do goût littéraire et dnabileté diplomaiitiue.

Babou (Ilippolvte). littérateur français, né à Peyriac (Aude) en 1824, mort à Paris en 1S7S. Il écrivit dans un grand nombre de journaux et do revues. C'était un écrivain élégant, à la forme originale et fine, au talent agressif. Nous citerons de lui : la Vérité sur le cas de M . Champ~ fleury; Lettres artistiques et critiques, avec itn défi au lecteur (1860): les Païens innocents {\%ô%) \ les Amoureux de M'^'aeSévigné: les Femmes vertueuses du grandsiècle (1862). Vive le luxe!; la Comédie de Af. Dupignac, réponse à M. Dupin (1865): les Sensations d'un juré ; Vingt figures contemporaines {\&^Ti); les Prisonniers du Deux-Décembre, vifs et pittoresques souvenirs du coup d'Etat (1876).

BABOUCARD (car') n. m. Nom donné, dans certaines contrées, au marlin-pécheur.

re la

: livres.

) 11 Féminisé et ad-

: Ah l ah! bécasse,

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