‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 617 sur 828 · ni> hab · texte numérisé non relu

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BaboukOS, nègres nains rencontrés au Loango, en 1861. par une expédition allemande, et qui paraissent ^tre les Bakké-Bakké signalés par Dapper en 1686. La taille des hommes ne dépasse guère l™,40 en moyenne. Ils ont la tête courte et volumineuse, avec le front large et des traits bien nigritiques, quoique la face ne se projette pas considérablement en avant. Ce sont de grands chasseurs d'éléphants. — i'n Babotdko.

BaboUMAS, tribu du bas Kassa'i, dans le Congo belge. Les Baboumas sont d'habiles potiers, crui font un commerce actif des produits de leur industrie, de poisson séché, de tabac et d'arachide, — Un Babouma.

BABOUNYA n. f. Nom sous lequel on désigne les fleurs sèclies de la santoline odorante sur le marché du Caire et d'Alexandrie.

BABOUVISME [viss) n. m. Ensemble des théories politiques et sociales qui composent le système de Babeuf.

— Encycl. Le mouvement de réaction qui suivit le 9 thermidor, et qui aboutit à la constitution de l'an III, excita de nombreux mécontentements qu'aggravaient la disette et la misère. Babeuf, mis en liberté par l'amnistie du A brumaire an IV, développa dans son journal les idées communistes qu'avaient déjà entrevues certains des philosophes du xvni* siècle et qui avaient trouvé quelque écho pendant la Révolution. La doctrine connue sous le nom de babouvisme, peut être exposée d'après le Tribun du peuple, d'après le Manifeste des Egaux, rédigé par Sylvain Maréclial, et d'après VAnabjse de la doctrine de Babeuf que ses partisans firent afhcher à profusion. Il essaya dans sa Défense d'en atténuer la portée. Voici quels en étaient les principes : <• Tout homme a un droit égal à satisfaire ses besoins et à jouir de tous les biens de la nature. La société doit affermir cette égalité. La nature impose à chacun le devoir de travailler. Jouissances et travaux doivent être communs. L'appropriation exclusive des biens et de la terre est un crime. Il ne doit y avoir ni riches ni pauvres. La Révolution doit établir le bonheur de tous. Les biens doivent être mis en commun. La terre n'est à personne, les fruits sont à tous. Pratiquement, le peuple doit se déclarer le propriétaire unique du territoire national et décréter le travail universel. Le gouvernement réglera la production et la répartition. Le luxe sera remplacé par l'aisance et la simplicité générales. Une éducation commune affermira une égalité absolument rigoureuse. » Tels étaient les traits généraux de l'organisation rêvée par Babeuf. Il recruta un certain nombre d'adhérents, dont quelques-uns seulement connaissaient l'ensemble de son programme, les autres étant des égalitaires à la manière de S. Maréchal, et d'autres dos jacobins, qui ne rêvaient que la constitution de 1793. Il fonda la Société des Egaux de 1792, qui fusionna avec celle du Panthéon. Ce club ayant été fermé, les conjurés formèrent un directoire secret et préparèrent une msurrection. Dénoncés par Grisel, ils furent arrêtés, le 10 mai 1796, puis déférés, au nombre de soixante-cinq, devant la haute cour de Vendôme. Après plus de trois mois de débats, le 26 mai 1797, Babeuf et Darthé furent condamnés à mort, sept autres à la déportation, le reste acquitté. Ce fut la tin du babouvisme, dont s'inspirèrent pourtant quelques

Farta Semirâinidis

communistes sous le gouvernement de Juillet. C'était la première fois qu'une doctrine socialiste avait apparu non plus comme une rêverie de philosophe, mais comme un programme de réforme politique. A ce titre, l'importance historique du babouvisme est considérable.

BABOUVISTE [viss] u. m. Partisan du système de Babeuf.

Babrias, peuple de la presqu'île du Kattiavar. dans l'Inde occidentale. Ils se précendent frères des Radjpoules. îJs sont divisés en trois classes : les Ouarous, les Kotilas et les Dhankras. — Un Babria.

Babrius ou Babrias, fabuliste grec dont on ignore la ]>atrie, et qui vivait peut-être au m" siècle de notre ère. 11 recueillit et coordonna un grand nombre des fables que la tradition attribuait au vieil Esope, et qu'il mit en vers, dans un style naturel, souvent fin et élégant. Le manuscrit renfermant la plus grande partie des fables de Babrius fut retrouvé en 1840, dans un couvent du mont Athos, par le Grec Minoïde Minas. Ce sont les fables qu'Ignatius Magister, au moyen âge, avait mises en quatrains.

— BiBLiOGR. : Editions de Boissonade (1844); Lacbmann (1845); Schneidewin (1853); Eberhard (1875). — Traductions françaises par Sommer (1848), Tonain (1846), etc. — Cf. Dareste, Babrius et la Fable grecque, dans la " Revue des Deux Mondes" de 1846; Egger, Mém. de littérature ancienne, p. 507.

BabuREN ou Babeur (Dirk Van), peintre hollandais, né en 1570 à Utreclii, mort dans cette ville en 1624, élève de P. Neefs, peignit dans la manière du Caravage des sujets bibliques ou mythologiques, et des tableaux de genre. C'était un réaliste vigoureux. Sa meilleure œuvre est une Mise au tombeau, à San-Pietro-in-Montorio de Rome (1617).

BabUYANES, petit archipel situé au N. des îles Philippines, dont il dépend, et contenant un volcan actif, le Babuyan- Clnro. Ce groupe de cinq îles constitue, avec le petit archipel des Batanes, une province peuplée de 10-500 habitants, qui sont des Cagayanes. — Une Babcyane.

BABY (mot angl. qui a la même prcnonciat. et le même sens que le mot franc. bébé) n. Petit enfant : Un baby. Une baby. Il On peut l'employer au masculin pour désigner une petite"^fille : Elle est encore un liABY. (Balz.)

— Par ext. Poupée qui ressemble à un petit enfant. V. bébiî.

— Au plur., on écrit baby invariable, ou babies, à l'anglaise : Avec les délicieux bonnets des BABY'. (Balz. Les poses comiques et les petits airs futés des babies. [Th. Gaut.)

il La prononciation régulière de ce mot anglais es^t bébé ; mais il s'est francisé si complètement, qu'aujourd" hui beaucoup de personnes, même parmi celles qui savent l'anglais, prononcent volontairement, à la française, babi.

BABY ou BABI n. m. Relig. V. babi, Bab.

BaBYLAS (saint), patriarche d'Antioche, succéda à Zébin,vers 238, et subit le martyre pendant la persécution de Dêce, vers 251. Fête le 24 janvier.

Babylon, personnage mythique, fils de Bélus. Il est un de ceux auxquels on attribue la fondation de Babylone.

BabylONE, ville antique de la Mésopotamie, dont les ruines sont situées sur l'Euphrate, à 160 kilom. au S.-E. de Bagdad, à 32" 30' de latitude N. et 42<' 7' de longitude E.

L HisToiEE. D'après la Bible, Babylone (y. Babel) fut fondée dans la plaine de Sennaar par les enfants de IS'oé échappés au déluge. Après trois générations, au temps de Nemrod. Babylone, la capitale de son empire, était une des quatre grandes villes de la Chaldée, mentionnée par la Bible avec Ereck, Akkad et Kalneh. D'après les traditions grecques, Babylone (BaSuJ-ûv), suivant Ctésias, aurait été fondée par Sémiramis, reine d'Assyrie. D'après Hérodote, c'eût été par une autre reine, Nitocris, plus récente, mais aussi légendaire. — Les inscriptions de la Chaldée, sans remonter à l'origine de Babylone, attestent son existence à une époque antérieure à l'an 3755 av. J.-C. — Babylone, dont le nom est écrit dans la forme originelle, Bab-Ilo (c'est-à-dire la Porte du dieu Ho), était alors,

la chute de Nabonid, dernier roi de Babylone de la dynastie de Nabuchodonosor, l'histoire se poursuit au milieu des soulèvements continuels de ses habitants, qui cherchaient en vain à reconquérir leur indépendance. Darius eut à comprimer sous son règne trois insurrections, et, pour enlever â la ville rebelle toute force de résistance, il détruisit ses remparts. II voulut s'emparer de la statue d'or du temple de Bélus, mais il n'osa commettre ce sacrilège, devant lequel son fils Xerxès ne recula pas ; il ravagea les temples et accumula les ruines dans la grande cité, puis elle languit, successivement appauvrie, jusqu'à l'arrivée d'Alexandre, auquel elle ou^iLl ses portes et qu'elle reçut en libérateur.

La position stratégique de Babylone frappa le Mic • donien, qui songea à en faire une capitale. Il emplnvi 10.000 hommes de son armée à déblayer les ruines ji restaurer les monuments, et vint, à son retour de lin mourir dans le palais de Nabuchodonosor sans ii. accompli son projet, le 28 du mois Dacius (mai-juiuj i l'an 324 av. J.-C.

Après la moit d'Alexandre, l'empire fut démembré par ses généraux, qui cherchèrent à se créer de nouvelles capitales, et abandonnèrent Babylone à la destruction du temps et des hommes ; ses temples, ses palais devinrent des carrières oii des ouvriers trouvèrent des matériaux pour construire d'autres palais, d'autres temples. Séleucie, Ctésiphon, Bagdad, ont été construites avec les briques des palais de Nabuchodonosor. La ville disparut de jour en jour, dans une lente agonie. Diodore en parle sous

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ces petits Etats de la Mésopotamie Inférieure où les sciences et les arts brillaient du plus vif éclat. Cependant, le nom de Babylone disparaît pendant une longue ftériode de sa vie jusqu'à ce qu'on le retrouve dans des istes de rois ou dans des tables de synchronismes qui mentionnent les principaux événements contemporains de chaque règne des rois d'Assyrie et de Chaldée. Parmi ces derniers, nous trouvons'le nom de Hammourabi, prince d'origine étrangère, peut-être élamite, et qui fit de Babylone^la capitale de la Chaldée. Après avoir affirmé sa puissance sur toute la Mésopotamie Inférieure, il signala son administration intérieure par la construction do nombreux canaux d'irrigation dont on retrouve aujourd'hui la trace et qui assurèrent à la Babylonie la prospérité jusqu'à l'époque des Achéménides.

L'histoire de Babylone n'est guère connue que par les noms de ses rois, dont la succession est établie par des synchronismes tirés des inscriptions assyro-clialdéenncs. Ce n'est qu'au moment où Babylone, après la chute de Ninive, devint la capitale du monde, que son histoire prend une certaine précision. On arrive ainsi au règne de Nabonassar, qui fixe l'ère du canon de Ptolémée; puis la succession des rois de Babylone se déroule ainsi jusqu'au règne glorieux de Nabuchodonosor (604 av. J.-C), qui, pendant quarante-cinq ans, éteudit la puissance de Babylone sur le monde entier.

Nabuchodonosor a passé pour être le fondateur de Babylone; cependant, il ne fit que restaurer les ruines que les dévastations des Assyriens et les insurrections intestines y avaient accumufées: il en fit une ville nouvelle, la seule dont les ruines sont parvenues jusqu'à nous. Après

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