‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 618 sur 828 · oa · texte numérisé non relu

oa

Topographie de Babylone (d'après Oppert)

Auguste comme d'une ville en ruine, rendez-vous de quelques Juifs dont le nombre diminua rapidement. Cependant, au XI" siècle, il y avait encore vingt mille Juifs et une synagogue. C'est là que les rabbins commencèrent la rédaction du Talmud dit « babylonien u. Lorsque les Juifs l'abandonnèrent, elle perdît'jusqu'à son nom. Aujourd'hui, c'est un désert où les savants vont à l'envi interroger ses ruines.

IL Les ruines. Les ruines de Babylone sont situées dans la vaste plaine où s'élève aujoui'd'hui la petite ville de Hillah, chef-lieu d'une sous-division du pacbalik de Bagdad ; elles sont ensevelies dans d'immenses tumi^lus formés par les débris du palais construit par Nabuchodonosor.

En dehors de ces grandes ruines, on ne trouve sur le sol de Babylone que des débris informes auxquels on ne peut donner aucune signification. Cependant la longue mscription qui mentionne tous les travaux accomplis par Nabuchodonosor énumère douze temples ou palais qu'il avait édifiés dans la grande cité. C'étaient : le temple do Marduk, l'autel des destinées, le temple des bases du ciel et de la terre, le temple de Borsippa, le temple des sacrifices des victimes pures, le temple de Mylitta, le temple de Nabu, le temple de Sin, le temple de Samas, le temple de liadad, le temple de Nana et le temple d'Ana, r-'iistruit dans le mur d'enceinte.

Babylone était, en effet, entourée de remparts ; Grecs les ont décrits, et, malgré les détails qui nous m ainsi parvenus, il est difficile de se faire une juste iul-o de leur étendue; les inscriptions sont venues la préciser. La ville était enfermée dans plusieurs enceintes; l'une d'elles défendait la cité royale, où sont situées les ruines des palais que nous avons indiqués. Quant à l'enceinte de la ville proprement dite, elle a dû varier suivant les époques. C'est ainsi que Cutha, au N., et Borsippa, au S.. ont tantôt fait partie de Babylone, et tantôt en ont été séparées.

La plus grande enceinte, telle qu'elle est décrite dans les inscriptions de Nabuchodonosor. présente une longueur de 490 stades, ce qui est conforme aux indications d'Hérodote. Des vestiges de construction en figurent encore le tracé. Cette vaste enceinte renfermait ainsi une surface de 513 kilom., c'est-à-dire un territoire grand comme le département de la Seine ; elle était percée de cent portes, et formait un carré régulier qui était

travers* on diagonale par l'Euphrato. Sur son parcours, lo Honvo (jtaii encaissa dans dos quais on briques, dont on trouve la trace sur plusieurs points. I^a plaine de BaliyloïKi est iDuvcrtr ili< hriquos, débris do monuments encore incMinnus, .(u'cjn ne peut assimiler i. ceux qui sont indiqués dans les inscriptions.

— IJttmiliii-i!. Ual)ylone a joué un j,'raici rùlc ,l,nis l'antiquité. Kivale de Jérusalem, ello Tui simi\. m .n -iicrro avec le peuple juif, qui y passa les s(.i-.,inii .iix ans de captiviic. I.c's écritures en |i.-iH™t coi,,,„r d nu luycr de

fl""''"!'!! 1 <l hlMhil.ir. ,.| CM r.iiil l( ir. . placlo do tous

les vhr, ri ,\, (r, I,. n„|.urr( , I -, i^inirés par la

polllii|iic iMi'Karr ,|,., |;,,I,^I,,,M^,,,, i,., Isr.artlites leur vouèrciil une hamc pruluiidc,, i-.i. la .li-,."iuiioii .le nt"'Mr<; dont ils lun'iii l,,-iiiuius durant leur <:i|.iuii(. ..inuia a . r

sentiment i-clui ,1e riiorrour; d'où l'.ipiicllai le ,,,,,„,/,

prnslili:,;- ipiils .appliquèrent ù cette vilic l,r n i,-

Baliybiiic a siinacii. Los protestants le doimcnt (piehiuefois à Kmiir, II, .1 ans uno langue littéraire un pou vieillie, ces nids I,: ,,!■., f, il,- llabylonc, la Babylone moderne, désignent cdiiiMaiiiiciii de grands contres, comme Londres, Paris, etc. où iai^i/loMicration dos masses, l'accumulation

des richesses, les lalii ncuits do l'industrie et de la

civilisatioii, onRcudrcMit raialomont,dans certains milieux,

laconaiplinn .1rs I ,i|-s.

"^ ''"■ '■ ' ' Ir rir- II, i.ni ctcsias, et les auteurs

Q"' ^' ' I ' '■ ! I. nies sources; Voyait'"'" ■'■'• I " ■ I. I : Il ri , Kawlobf, Bovenlcnz,

5-.''ë ^ I' !'!!■■ '.'li'- 1.1^ ..\ lis.. rin de Sienne (1G57),

NieTjulirji;.,;;, l;,cli ,l,sii , K.a-.L.w i isis!; K:rploratem-s : Layard, I.ultns, Rawlms.iii (|7,-,11, ùppc-t ot Fresnel, ^'""?f''V ",'"""'""' ''"■''■''' "•«"■■'/"'■""■■' ■■ Nabusch, Nabonid : Tnuhirtfin-x : Rawlinson, Oport, Menant, Pinches, de Sail.-y, S.hrail. I-, etc.

Babylone. ville .le l'ancienne basse Egypte, au N. do Mompliis. inniir-li aieinont au-dessus de l'endroit d'où partait lo canal .In iNil à la mer Rouge. Los traditions rapportées par les anieiu-s anciens sur sa fondation sont lausses; cest, en r.'aiii.-, une ville d'origine purement égypfieiiii.. et ti-..s .,,, ,,,,r,„ ,|i,i devint, dans les premiers

5,"-'''''"' l'i '' ■ il ! i.'ge d'un évècho catholique.

•;°."' I I l'.ii'tio des vieux quartiers du

Cairoe. .i.|M I , .i.| I r ni., ;ii lie la Babylone égyptienne.

Babylone (|.'iaii..iisi, nom improprement donné à J. A. C. Barhary. p.-iiitie et t;ravour au burin, d'origine Italienne. On croit .pi il iia.piit entre 1460 et 1.170. C'est le même artiste que rondeiiumme le Maître au caducée, du monogramme dont il a marqué ses estampes. Ses productions sont rares et recherchées. Les plus connues sont • Apollon et Diane; cinq Sainte Famille: l'Adoration des mafjes , un Batelier (jui traverse une rivière.

Babylonie, vaste contrée de l'Asie Mineure, dont lanti.iue Babylone était jadis la capitale. Ello forme aulourd hui l'eyalet do Bagdad. Elle était bornée au N. par a .Mesop.jtamie, àl'O. par l'Arabie Déserte, à l'E. par la Susiaiie, au S. par le canal de Naal-Maloha, qui la séparait .te la Chaldée proprement dite. Ses villes principales l'tairnt ■ /?,i'/i/'n»e. Séleucie et Ctésiphon. Sou territoire s,i, ii,| m ,, ,ir,,ite et à gauche du cours inférieur du lirr. .-i ,|., I i- i.plirate et entre ces deux fleuves. La Bahyl.iiii. p. nia |..iirtemps le nom général de Chaldée; mais en .lernior hou, on ne donna plus le nom de ..Chaliiée» nu a la région du S.-E., située au-dessus du confluent des deux fleuves ; c'est du moins ainsi que l'entend Hérodote.

Le sol de la Babylonie était très fertile. « De tous les pays que nous connaissons, dit l'historien grec, la Babylonie est le meilleur et le plus fertile en blé. La terre y est SI propre à toutes sortes de grains, qu'elle rapporte toujours deux cents fois autant qu'on y a semé, et jusqu'à trois cents dans les années de grande abondance. La plaino est couverte de palmiers ; mais le tiguier u v réussit point, non plus que l'olivier et la vigne »

Babylonien, ENNE {ni-in, en'), celui, celle qui habitait Bal.yl..uo ou la Babylonie. (S'empl. aussi comme synon, do Ch.ildeen, enne.) — Les Babyloniens.

— Adjectiv. Qui appartient à Babylone : Peimle babylonien.

— Par anal. Immense, gigantesque, comme les anciennes constructions de Babylone : Hôtels babyloniens.

— Fig. Très considérable : La spéculation a pris des proportions b,\bylonii,:nnes.

— Chronol. Tahhs babyloniennes, Tables astronomiiiues qui auraient été trouvées à Babylone pendant l'expédition a Alexandre, ot qui feraient remonter les observations à plus de vingt et uu siècles avant Jésus-Christ. Leur authenticité a été confirmée par les découvertes modernes dos inscriptions en caractères "cunéiformes.

-■ Gnomon. Heures babyloniennes ou babyloniques. Heures égales à la vingt-quatrième partie du jour, selon 1 usage babylonien qui s'est transmis jusqu'à nous.

— Mus. Mode babylonien, Un des modes de l'ancienne musique arabe, il Substantiv. : Le babylonien.

— Encycl. 'V. Chaldéen, enne.

BABYLONIQUE a.Ij. Qui a rapport à Babylone : La Phénine. i„ < ilir„\ d,,,; ni leur population au rameau B&B-iLo- NiguEc/,./,;, ,„ .1, „,',„.. (Val. Parisot.)

BABYLONIQUE [l'ihylonicaperistromata) n. m. Ant. rom iissu l.rr,|.,, ..ruc de ligures, que l'on fabriquait à Babylone, et Ion estime des dames romaines.

Babyloniques (les) ou les Amours de filmdanès et de Ainonis. titre ,1 un roman de Jamblique de Syrie ii" siècle no notre ère). L ouvrage, qui comprenait seize livres, est aujourdhui perdu; on en a seulement d'assez nombreux iragments. qui ont été conservés par Photius (Cod.94). Lo roman était composé suivant les procédés de la rhétorique =„„,f?.''' """? ''"'; '^^■«^".«"■■os galantes se mêlaient les superstitions orientales et la magie.

— BiuLioGR. : Hercher, Scriptores erotici (1858) BABYLONISME {niss -- rad. Babylone). n. m. Ce qui est .in.tiose, gigantesque, (fse dit surtout des édifices, des

monuments ,: Aaire ((u BABYLONis.ME au raiais.

BABYRUSSA n. m. Mamm. Syn. do babirodssa.

BABYSMyth. gr. Joueur de flûte, frère de Marsyas, uit 11 laillit partager le sort.

BABYSME n. m. Relig. pers. V. babi, Bab, babisiue. BABYSTE adj. Relig. pers. V. babiste.

BAC (du tudesq. 6ac/i, grand baquet ; en holland. bak;

en allom. baclc) n. m. Grand bateau plat, destiné à passer des voyageurs, dos animaux, des voitures, dos marchandises, dun bord à l'autre d'une rivière : Passer des chevaux, des bœufs, dans un BAC. il Service do bacs établi pour I)as.sor lyio rivière : /jis bacs étaient des entreprises particulières, appartenant à quelque châtelain. (St-Germain.) , — r«»»«'''C 4ac, Passer la riviôrodans un bac : HenrilV laillit périr avec une partie de sa cour, en passant le bac de Neutlly. (St-Gormain.)

— Loc. PHov. : Mener le bac, Gouverner, diriger les aflairos. Il On dit plus ordinairement Mener la barque.

— Dr. civ. Servitude qui grève un lac ou uu cours Il eau do propriété privée, et donne lo droit d'y passer en

la . I, ,, I. Ih-nit de bac, Droit ({n'avaient les seigneurs 'iiaiili. ,1,, h.ics sur les cours d'eau qui traversaient

''■"'' '',""■' --. "t <lo lixer à leur gré le tarif du passage.

Il On .lisait aussi unorr dk vorronH d'eau.

— Hortic. Grand baquet pour 1 oau dans uno serre

— Navig. Petit bâtiment pour transpoiler le goudron

— Péch. Réservoir plein d'eau, dans le quel les pécheurs conservent du poisson

— Teclin. Cuve, baquet eu usage dans di versos professions, ii Cuve destinée à recevoir les eaux pluviales, ii Grande cuve où les brasseurs font macérer l'orge, avant sa mise au germoir. il Petit bassin de fontaine

Il Grande auge à piler le sucre au sortir de Tétuve. Il jBac à formes. Auge de bois oii l'on met les formes en trempe, il Bac a sucte Auge où l'on jette les matières de raffinerie triées et sorties des barils, il Bac à rhau i Auge où l'on éteint la chaux qui sort p .a les clarifications dans les raffineries n / ri terre. Auge où le raffineur délaye la t 1 1 cmiiloyée pour terrer le sucre, ii Espeti chariot à roues de fer, qui sert au trans| do la houille dans les mines, n Sorte de . h rotte à bras, en usage pour le voitui . des moules. Il Sorte de crible, en usage 1 in les amidonneries. (Se nomme aussi bacmui V. ce mot.

— Encycl. Le bac a une forme rectangulaire; ses deux extrémités les plus étroites se terminent par des panneaux pouvant se lever ou s'abaisser, et destinés à reposer sur le sol, afin de faciliter l'entrée ou la sortie du bateau. Le bac est établi à l'endroit où une route est coupée par un fleuve eu une rivière. On distingue deux catégories de bacs, suiva^ qu ils sont halés à bras d'homme ou mus par la vapeur. Dans le premier cas, un ou deux câbles tendus en travers du cours d'eau servent à guider le bac, l'empêchant ainsi d'être entraîné par le courant. Dans le second, on supprime le ou les câbles : la machine à vapeur faisant mouvoir les roues du bac a une force suffisante pour résister à l'entraînement. Lorsque la rivière est navigable, on remplace les câbles fixes, placés au-dessus du niveau de l'eau ou immergés (positions gênantes pour le libre passage des bateaux montants ou descendants), par une traille, c'est-àdire une chaîne qu'une ancre maintient au fond du cours d'eau. L'extrémité de cette chaîne aboutit au bac, et permet au passeur de faire avancer son bateau en tirant sur elle.

Il existe, notamment en Amérique, des bacs spéciaux appelés bacs transbordeurs. On les emploie pour faire traverser un bras de mer à des trains entiers de chemins

Page 1