MOLLEVAUT
Il Adorateur, disciple, suppôt, enfant de Bacchus, Buveur, ivrogne.
— Par Bacchus! loc. interj. emprimtée de l'ital. per Bacco ou du latin per Bacchum; c'est une espèce do serment qui veut dire : n J'en jure par Bacchus! »
— Antiq. gr. Artistes de Bacchus, Nom donné aux confréries d'acteurs. V. dionysiaques {artistes).
— Encycl. Le culte de Bacchus avait à Rome une double origine. D'une part, on le confondait avec Liber, vieille divinité nationale. D'autre part, on l'identifiait avec le Dionysos hellénique. Le nom même de Bacchus est une simple transcription du mot Bakkhos, qui apparaît chez les Grecs au V* siècle, et qui fut d'abord un surnom de Dionysos. La religion do Bacchus ou Liber est mentionnée à. Rome dès les premiers temps de la république. Elle y fut importée de la Grande-Grèce et de la Campanie ; et elle y fit de rapides progrès. Bientôt, on y célébra secrètement, sous le nom de bacchanales, les mystères dionysiaques, qui donnèrent lieu à tant d'abus, qu'ils furent interdits par un sénatus-consulte fameux (iSGav. J.-C.). Le culte public du dieu ne fut pas atteint par cet arrêt. Bacchus, confondu avec Liber pater, fut toujours très populaire à Rome ; il hérita de tous les attributs et légendes du Dionysos hellénique. (V. Dionysos.) On l'associait ù. Cèrès et ù Libéra dans la fête des cerealia (12-19 avril), et il avait ses fêles spéciales, les liberalia, qui se célébraient au printemps et au moment des vendanges.
Le tvpe plastique de Bacchus ne présente à Rome rien de très caractéristique. Comme en Grèce, on le représenta d'abord sous la forme d'un homme vigoureux et barbu. Mais bientôt prévalut le type nouveau créé par les artistes grecs :1e Bacchus jeune, un peu etréminé. Telle est la physionomie ordinaire do Bacchus, dans les statues romaines et sur les fresques de Pompéi.
Bacchus BEPRKSENTATiONS de). Pour toutes les représentations de Bacchus, v. Dyosisos.
Bacghylides {ki), poète lyrique grec, nédanslilede Céos, vivait à la cour d Hiéron, tyran de Syracuse (début du V" siècle av. J.-C). Il était neveu de Simonide, et fut rival do Pindare. 11 avait composé des hymnes, des odes, des dithyrambes, des épigrammes, etc. — On ne connaissait de lui qu'une centaine de vers, cités par des auteurs anciens, lorsque la publication récente, par Kenyon, d'un manuscrit découvert en Egypte révéla une vingtaino dû poèmes, comprenant plus do treize cents vers.
— BiBLioGB. : Fragments recueillis par Noue (1S32J, Berglc (18-13), Hartimg (1850) ; trad. fr. parFalconet dans le ""Panthéon littéraire».
BaccxaRELLI (Marcellin), peintre, né à Rome en 1731, mort ù. Varsovie en ISiS. Appelé à Dresde par l'électeur de Saxo Auguste IIÏ. il suivit ce prince en Pologne, et fut plus tard le peintre favori de la cour de Stanislas- Auguste Poniatowski. Il peignit plusieurs tableaux d'histoire : Délivrance de Vienne par Sobieski; Stanislas-Auguste mourant à Pétersbourq ; Napoléon donnant une constitution aux Polonais, à Dresde: la Vierge et tenfant Jésus; Apollon et les Âfuses, etc.. et un grand nombre de portraits. Lors do l'abdication de Stani si as- Auguste, il reçut un bon de 25.000 ducats sur la liquidation des dettes à paj*er par les puissances ce partageantes. Il s'est distingué par la
fmreté du dessin, l'harmonie do la composition et un cooris agréable. Il avait épousé, à Dresde, Friderica Richter, miniaturiste fort appréciée.
BACCIEN — BACH
BACCIEN, ENNE (m.é)i'— du lat. tmcca, baie) adi. Se dit des fruits à péncari.o cliaruu ijui mil ,|uelque analogie avec les baies, tels que la groseille, le raisin, etc.
BACCIFÈRE (du IsX.bacca, baie, et ferre, porter) adj. Se dit des plantes qui portent ou qui produisent des baies.
BACCIFORME (du lat. bacca, baie, et de /brrac) adj . Qui a la forme et la coDSistanco d'une baie : Fruit bac-
CIFORME.
BacciO ou Bacci, ou BacciuS (André), médecin italien né à Milan, vivait dans la seconde moitié du xvi' siècle 11 fut médecin du pape Sixte-Quint, et professa la botanique à Rome. Le plus important de ses ouvrages ; De Termis (Venise, 1571), a été plusieurs fois réimprimé.
Baccio Bandinelli. Biogr. V. Bandinelli.
Baccio DA Monte-LUPO, sculpteur et architecte florentin, né vers 1145, mort vers 1333. On croit que son véritable nom était Barlolomeo Lupi, et qu'il prit le surnom Ae AMonte-Lnpo. château situé à douze milles de Florence, dans le voisinage duquel il vint sans doute au monde. Vasari ne dit pas qnel fut son maître ; Baldinucci suppose qu'il dut fréquenter l'école do Lorenzo Ghiberti, et qu'il se perfectionna dans la suite par l'étude des teuvres de Michel-Ange. 11 travailla d'abord à Florence, où il a exécuté, entre autres ouvrages : un //crcii/e, aujourd'hui perdu, pour Pierre de Médicis ; un Saint Jean iEvaniji— liste, statue de bronze qui décore la façade méridionale de l'Eglise d'Or-San-Michele, et dont il obtint la commande à la suite d'un brillant concours; plusieurs beaux crucitix de grandeur naturelle et même de proportion colossale, soit en bois, soit en marlire. On ne sait à quelle époque de sa vie il fit la statue de Mars, qui est placée sur le tombeau du général Benedetto Pesaro, dans l'église de Santa-Maria-dei-Frari,à'Venise. Baccio, dans sa vieillesse, se retira à Lucques, ety donna les dessins de plusieurs édifices, notamment de l'église Saint-Paulin (1522), oa il fut enterré.— Un de ses fils, R.iPHAiii- da Monte-Lupo, lut aussi un sculpteur distingué.
Baccio della Porta. Biogr. v. Bartolomi;o (Fra).
Bacciochi Félix-Pascal), né en Corse en nc2, d'une famille distinguée, mais pauvre, mort à Bologne en 1841. Simple capitaine d'infanterie, il obtint la main d'Elisa, sœur de Bonaparte (mai 1797). Bacciochi devint sénatem- en 1804, et fut promu général. En 1805, Napoléon ayant donné à sa sœur Elisa la principauté de Piombino et de Lucques, Bacciochi fut couronné avec sa femme, mais ne fut jamais en fait que le premier serviteur d'Elisa, grande-duchesse de Toscane en 1808. Après la chute de Napoléon, il vécut en Bohême et à Trieste, et finit par .se fixer à Bologne lorsque sa femme fut morte (1820). Après sa dépossession, l'ancien prince do Piombino, se trouvant dès lors sans titre, se plaignait à Talleyrand de ne plus savoir comment s'appeler; le diplomate lui répondit avec un sang-froid railleur : « Que ne prenez-vous le nom de Bacciochi? il est vacant. »
Félix Bacciochi eut de son mariage avec Elisa : JÉ- RôME-CuAHLEs, né en ISIO, mort en 1830; — Frédéric- Napoléon, né en 1 8 1 5, mort à Rome d'une chute de cheval en 1833; — Napoleone Elisa, née en 1806, morte en 1869, mariée en 1825 au comte Camerata, et qui vécut séparée de lui après 1830. [Elle portait une vive affection au duc de Reichstadt, et l'on rapporte que, l'ayant décidé à fuir avec elle de Schœnbrilnn, pour essayer de le faire couronner en France, elle répondit à ceux qui les arrêtèrent aux environs du palais : " Voilà mon souverain; je suis sa cousine ! » Son fils Camerata (Napoléon), se suicida en 1853. Napoléon III lui donna le titre de « princesse « , et la dota largement. Elle se fixa en Bretagne, dans sa terre de Kour-el-Houet, où elle s'occupa de travaux de défrichement. Son neveu, Félix Bacciochi, mort en 1806, hérita de la grande fortune du prince de Lucques. .Son parent, Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, le chargea, en 1852, d'une mission extraordinaire auprès du roi de Grèce, du vice-roi d'Egypte et du sultan. Bacciochi fut nommé premier chambellan de Napoléon III,
finis surintendant général des théâtres impériaux (2 juilet 1863), et fut sénateur (1866)].
Un certain Bacciochi-Adorno, de la même famille que Félix-Pascal, lieutenant-colonel des chasseurs royaux corses, émigra, comliattit contre les Français à Toulon et dans l'armée de Condé, et devint inspecteur aux revues sous l'Empire.
Bacciochi [M"). Biogr. v. Bonaparte (Elisa).
BACCrvORE (du lat. iacca, baie, et vorare, manger) adj. Zool. Qui se nourrit de baies.
BACCO (PER), mots ital. V. Par Bacchus au mot Bacchus.
BacCON, comm. du Loiret, arrond. et à 26 liilom. d'Orléans ; 603 hab. Ce village a été le théâtre d'un des incidents de la bataille de Coulmiers. V. Coulmiers.
BacCUET (Osée), médecin genevois, mort en 1649. Il devint pasteur de 1 Eglise réformée, à Grenoble. On a de lui l'Apothicaire charitable (Grenoble, 1670), et un traité sur la médecine suisse : Atrium medicinx Helvetiorum (Genève, 1691).
BACÈLE, BACELLE OU BACELOTTE n. f. Hist. V. Bachéle.
BacELLAR. Biogr. V. Baebosa.
BacenIS, anc. forêtde r.AJlcmagne, s'étendantdes rives du Mein à celles de la Werra; elle porte aujourd'hui les noms de Yogelgebirge, Spessart, etc.
BACH, mot turc qui signifie « tête », et qui entre dans la composition de beaucoup d'expressions do cette langue. Ex. : BACu-kadyn, « la dame en chef », nom donné aux quatre premières épouses du sultan de Turquie.
Bach, nom de la plus nombreuse et de la plus illustre famille de musiciens dont il soit fait mention dans l'histoire de l'art. Cette longue dynastie se perpétua pendant près de trois siècles. Le premier Bach dont on connait l'existence, Hans Bach, est mentionné dans le Gemeinde Vormundscïtaftsglied vers 1561 ; il ne paraît pas que celui-ci ait été musicien. — Un autre, Veit Bach, qu'on suppose être son fils, qui naquit entre 1550 et 1560, et mourut en 1619, est considéré comme le véritable chef de la dynastie. Ce dernier, qui était d'abord boulanger à PresDourg, fut obligé, comme protestant, de quitter la
Hongrie pour se réfugier à 'Wechmar, village de Saxe- Gotha, où il se fit meunier. Pour se délasser de ses travaux, il chantait, dit-on, en s'accompagnant de la guitare, et il communiqua son goût pour la musique à ses deux fils, qui commencèrent la longue lignée artistique des Bach.
Bach (Hans), fils aîné de Veit Bach (son frère cadet, Jean, fut fabricant de tapis), fut boulanger, puis musicien de la chapelle du duc de Saxe-Cobourg-Gotha. Né vers 1580, il mourut en 1626, laissant trois fils: Jean; Jean- Chkistopue, et Henri, qui furent d'habiles musiciens.
Bach (Jean), fils aîné de Hans et son élève, né à 'Wechmar en 1604, mourut à Erfurt en 1673. Il vécut longtemps à Erfurt, où il était musicien du conseil et organiste de l'église paroissiale, en 1664 alla se fixer à Gotha, puis revint à E?rfurt. Il a laissé en manuscrit plusieurs compositions. Il eut trois fils, musiciens distingués comme lui : Jean-Chrétien, Jean-Egide, et Jean-Nicolas.
Bach (Jean-Christophe), second fils de-.Hans, né à Wechmar en 1613, mort à Arnstadt en 1661, fut aussi élève de son père. Attaché un instant à la cour de Weimar, il se fixa à Erfurt en 1642, et plus tard à Arnstadt. Il a laissé quelques pièces d'orgue. Il eut aussi trois fils : Ghorges- CHRisTorHE; Jean-Ambroise, et Jean-Chbistophe.
Bach (Hunki), troisième fils de Hans, né à Wechmar en lOir., mort ;ï .\rnstadt en 1692, fut élève d'abord de son père, puis de Jean, son frère aîné. Nommé en 1641 organiste a Arnsiadt, il fut pris en affection par le comte de Schwarzbourg-Arnstadt, qui l'envoya en Italie pour s'y perfectionner. Il vint ensuite reprendre ses fonctions d'organiste, qu'il occupa durant près d'un demi-siècle. Il a laissé en manuscrit des pièces d'orgue. Il eut trois fils : Jean-Christophe; Jean-Michel, et Guntheb.
Bach (Jean-Chrétien), fils aîné de Jean, né en 1640, mort en 1682, fut le premier de la famille qui s'établit à Eisenach, où il devint directeur de la société musicale.
Bach (Jean-Egide), second fils de Jean, né en 1645, mort en 1717, succéda à son père comme musicien du conseil à Erfurt, et devint aussi organiste à l'église Saint- Michel. Il 'a donné quelques compositions religieuses, entre autres un motet à neuf voix en deux chœurs.
Bach (Jean-Nicolas), troisième fils de Jean, né en 1653, mort en 1662, fut musicien de chapelle et ne parait pas être sorti de l'obscurité.
Bach (Georges-Christophk), fils aîné de Jean-Christophe, né à Erfurt en 1642, mourut à Schweinfurt en 1697. Il devint chantre et compositeur à Schweinfurt, et l'on connait de lui, entre autres œuvres, un motet allemand pour doux ténors et basse. Il eut trois fils : Jean-Valentin ; Jean -Chrétien, et Jean-Georges, qui, comme artistes, ne sont pas sortis de l'obscurité.
Bach (Jean-Christophe), fils aîné de Henri et son élève, né à Arnstadt en 1643, mort à Eisenach en 1703. Il fut appelé en 1665 à Eisenach, comme organiste de la cour et de la ville, et conserva ses fonctions jusqu'à sa mort. Jean-Christophe doit être regardé comme un musicien de premier ordre et l'un des grands maîtres de l'Allemagne. On connaît de lui des motets à quatre, huit, douze et vingtdeux voix, d'une inspiration et d'une harmonie superbes. Il fut le maître de ses trois fils : Jkan-Nicolas, Jean-Christophe, qui fut professeur à Erfurt, à Hambourg, àRotterdam et en Angleterre, et Jean-Frédéric, qui fut organiste à Mulhausen, où il mourut en 1731. Il y eut dans la famille plusieurs Jean-Christophe, qui ne doivent pas être confondus avec cet artiste remarquable : 1" Jean-Christophe, fils de Georges-Christophe et frère jumeau de Jean-.4mbroise; 2" Jean-Christophe, second fils de celui qui est l'objet de cette notice; 3° Jean-Christophe, fils de Jean- Christophe et petit-fils de Georges-Christophe, né en 1CS2, mort en 1737 ; 4» Jean-Christophe, fils de Jean-Ambroise et frère aîné de l'immortel Jean-Sébastien ; 5° Jean-Chris- TOPHii, fils de Jean et petit-fils de Hans, né en 1673, mort en 1727 ; 6" Jean-Christofhe, fils du frère aîné de Jean- Sébastien ; 7" Jean-Christophe, deuxième fils de Jean- Sébastien ; 8° enfin Jean-Christophe, fils de Jean-Nicolas et petit-fils de celui auquel est consacré cet article.
Bach (Jean-Michel), frère cadet du précédent, né à Eisenach en 1648, fut organiste et greffier du bailliage d'Amte-Gehren, près d' Arnstadt, où il mourut en 1694. Il fut un excellent compositeur de musique d'église. On connaît de lui un grand nombre de motets à un ou deux chœurs, et une série de soixante-douze préludes fugues pour les cantiques. Une fille de cet artiste, nommée Marie-Barbe, fut la première femme de Jean-Sébastien.
Bach (Jean-Ambroise), fils de Georges-Christophe et frère jumeau de Jean-Christophe, avec lequel sa ressemblance physique, intellectuelle et artistique, était prodigieuse, naquit à Eisenach en 1645, et devint musicien de cour et de ville. II mourut en 1695. Il a laissé le renom d'un organiste distingué, mais sa plus grande gloire est d'avoir été le père de Jean-Sébastien.
Bach (Jean-Bernard), fils de Jean-Egide, né à Erfurt en 1076, mourut à Eisenach en 1749. D'abord organiste de l'église des Négociants à Erfurt, il remplit ensuite les mêmes fonctions à Magdebourg (1699), puis à l'église Saint-Georges d'Eisenach, où il fut aussi musicien de la cour. On lui doit plusieurs ouvertures et d'excellents préludes pour des cantiques. Il ne faut pas le confondre avec un autre Jean-Bernard, né en 1700, mort en 1742, qui était organiste à Ordruff. Ce dernier était fils de Jean-Christopiié. le frère aîné de Jean-Sébastien, qui fait l'objet do l'article suivant.
Bach (Jean-Christophe), fils aîné de Jean-Ambroise, naquit à Eisenach et fut organiste à Ordruff. On croit qu'il mourut en 1701 ou 1703. A la mort de son père il recueillit chez lui son jeune frère, Jean-Sébastien, qui devait être la plus grandegloire de la famille, et qui reçut de lui ses premières leçons de clavecin.
Bach {JEAU-Sébastien), artiste, fils de Jean-Ambroise, naquit à Eisenach en 1685, et mourut à Leipzig en 1750. De ce musicien prodigieux, aussi étonnant comme claveciniste et comme organiste que comme compositeur et comme professeur, on peut presque dire qu'il apprit seul et devina tous les secrets de son art, car il était à peine âgé de dix ans lorsqu'il perdit son père, et il n'en avait g'îière plus de quinze lorsque mourut son frère aîné, Jean- Christophe, auprès duquel il s'était réfugié à Ordruff.
Privé de tout appui, Jean-Sébastien quitta Ordruff et se rendit à Lunebourg, où il s'engagea comme choriste à l'église Saint-Michel. Déjà habile sur le clavecin et sur l'orgue, il poursuivit l'étude de ces deux instruments. Vers 1703, il sa rendit àWeimar, où il devint musicien de
Sébastien Bach-
la cour ; mais, l'année suivante, Il acceptait l'emploi d'organiste à la nouvelle église d'Arnstadt. Son talent excita bientôt une grande estime, et diverses villes se le disputèrent. II occupa en 1707 la place d'organiste de l'église Saint-Biaise à Mulhausen, qu'il abandonna l'année suivante pour celle d'organiste de la cour à "W eimar. où il devint, quelques années après, directeur des concerts du duc. Le talent de Bach a cette époque âgé d en\ iron trente ans, était alors dans toute sa force et sa renommée grandissait chaque jour II accepta , en 1 20 la place de maître de cha pelle du prince Leopold d'Anhalt-Cœthen grand amateur de mu sique. Puis, en 17 Kùlinau étant mort il succéda à cet aitisti comme cantoj <t iii teur de musitiut 1 1 1 fameuse écolt d siiut Thomas, de Itii/i-, fonctions qu'il de\ait conserver jusqu à ses derniers jours
C'est pendant les vingt-sept années qu'il passa à Leipzig, au milieu des travaux que lui imposaient ses absorbantes fonctions à la Thomasschule, que Bach donna les preuves de son invraisemblable fécondité, qu'il mit au jour tant d'admirables chefs-d'œuvre.
La puissance de la production n'a d'égales, chez lui, que la beauté lumineuse de l'inspiration et la science profonde qui en rehausse encore la valeur. Musique vocale ou instrumentale de chambre, symphonie, musique religieuse, oratorios, cantates profanes, cet artiste prodigieux s'est produit dans tous les genres et s'est montré supérieur dans tous, à l'exception du théâtre, qu'il n'a jamais abordé. Bach n'a pas écrit moins de deux cent quatre-vingt-dix-huit cantates religieuses pour tous les dimanches et jours de fête, cantates à plusieurs voix, accompagnées par l'orchestre, comprenant chacune plusieurs morceaux, et dont la plupart sont d'incomparables chefs-d'œuvre.
Mais ces cantates ne forment qu'une partie de l'œuvre immense de Bach. Dans la musique religieuse il a laissé cinq Messes (dont la plus célèbre est ceUe en si mineur), quatre Sanctus, des Magnificat, et divers autres motets. Ses oratorios sont la Passion selon saint Matthieu (le plus justement fameux), la Passion selon saint Jean, la Nativité et l'Oratorio de Pâques. Sa musique d'orgue comprend dos sonates, des préludes et fugues, vingt-quatre chorals, un Petit livre d'orgue et un traité superbe intitulé l'Art de la fugue. Pour le piano, on trouve huit concertos avec orchestré, trois concertos à deux pianos, deux concertos à trois pianos, douze sonates, quinze Inventions, des toccate, des fugues, des préludes, des exercices, et le recueil célèbre qui s'appelle le Clavecin bien tempéré. Bach a écrit aussi deux concertos de violon, deux autres pour deux violons, six sonates de violon, six suites de violoncelle, six concertos d'ensemble pourdivers instruments formant un petit orchestre, quatorze sonates pour plusieurs instruments, etc. De sa première femme, fille de Jean-Michel Bach, il avait eu sept enfants, et la seconde, qui était une cantatrice de talent, ne lui en donna pas moins de treize. Bach eut donc vingt enfants, parmi lesquels onze fils, qui tous furent musiciens de profession et artistes plus ou moins distingués. Beaucoup d'écrivains, surtout parmi ses compatriotes, se sont occupés de cet artiste prodigieux. Il faut citer les ouvrages de Forkel (1802), Ch. Mosevius (1845), C.-L. Hingelfeldt (1850), le D' Schauer (1850), Hauptmann, Robert Franz (1863), Bitter (1865), Philippe Spitta (1873), dont le travail monumental est malheureusement un peu trop indigeste, et Reissmann (1881). En France : Vie, talents et travaux de Jean-Sébastien Bach, ouvrage traduit de l'allemand, de J.-N. Forkel, annoté par Félix Grenier (1876); la Vie et les œuvres de J.-S. Bach, sa famille, ses élèves, ses contemporains, par Ernest David (1882); EtudesurJ.-S. Bach. par William Cart (1885); l'Orgue de Jean-Sébastien Bach, par A. Pirro (189.5).
Bach (Jean-Nicolas), fils aîné de Jean-Christophe, né à Eisenach en 1669, mort en cette ville en 1738, fut organiste à Icna, où il fonda une fabrique de clavecins. Son talent comme organiste et comme compositeur était remarquable, ce que prouvent les belles suites qu'il écrivit pour Torgue et pour le clavecin. Cet artiste eut deux frères musiciens, dont l'un, Jkan-Christophe, fut successivement établi à Erfurt, à Hambourg, à Rotterdam, et en dernier lieu à Londres, où il mourut, et dont l'autre, Jean-Fré- DÉnic . IH' "iLini tp à l'églLse Saint-Biaise à Mulhausen. Bai 11 I I ' in', fils de Jean-Michel, né en 1677 à Anih I. Il ' .0 1730, fut maître de chapelle de la
cur iii ^.l'i M. iiiigen. On connaît de lui une grande cantate d iglisc it une forme remarquable, et une musique funèbre à deux chœurs avec instruments.
Bach (jEAN-BiiRNARD), fils de Jean-Christophe et petitfils de Jean-Ambroise, né en 1700, fut, comme son père, organiste à Ordrurt". Il mourut en 1742.
Bach (Wilhelm-Friedmann), fils aîné de Jean-Sébastien, né à Weimar en 1710, mort àBerlin en 1784, semblait destiné, par son talent superbe, à devenir le digne successeur de son père. Malheureusement, le désordre de sa vie en décida autrement. Elève de la Thomasschule et de l'université de Leipzig, où il acquit une science profonde des mathématiques, irfutd'abord(1733)organistede l'église Sainte-Sophie à Dresde, puis (1747) directeur de musique et organiste à Notre-Dame à Halle, mais il se vit retirer cet emploi, dont il négligeaittrop les devoirs. Il mena alors une vie vagabonde, et on assure qu'il finit par s'associer à une troupe de musiciens ambulants dont il partageait l'existence misérable. Parvenu à la vieillesse, il obtint cependant la place de maître de chapelle à Darmstadt, que sa négligence encore ne lui permit pas de conserver. Il mourut à Berlin dans une indigence dégradante.
Bach iCharles-Philippe-Em"maneel), second fils de Jean-Sébastien, né à Weimar en 1714, mort à Hambourg en 1788. fut le digne élève de son père, bien que sa manière dirt'ère entièrement de celle de l'illustre artiste. Il se rendit à Berlin en 1738, et y entra au service do
Frôtli^rif !r* GranH. II y resta près de iront© ann^cn, et no quitiîi Hrrlnt -iti'.'n 1 7;i«, pour su ronilrL' ù. Ilamboury.
j^lnl ; ,, I 1 était uu artiste sup<iricur, ù qui
aos iMMi, I ,| I lo romliront pas lu justice qu'il mc-
ritaii I I I ' I vIo, plein do cliarmo, d'ôléganco, do nouv< M iir , ., I,. m "trop do in quo l'on connaissait ou AlIein.riH' |N .|ii .lin-. ; r rst, .■rin-n-lant ce mémo stylo, périr, iiM MM I II li.i\'lii ot p;ii- .\I"zart, qui, depuis, a i-haniio l'Miii- 1 I- ii!M|H>, 1'Ih1i|i|m> llniiiianuol fui bien plus apprL'cif'i on Vvniuc n m \ii, !■ i. rn- que dans sa patrie, et rindifféronco do ses ■ u, ■ lui causa do vits chagrins. Sos œuvres soi -i variées. Il a.laiss6
un Lassai sur la vrai' ' - - ' -' /nurr du clavecin, qui
peut l'tro considéré cutiniii^ lir* prenuor traité vraimoul mélliodiquo do l'art du iiiatiisto.
Bach (Jean-Curistophk-Frkdkiiic), neuvième fils do Joan-Sébastien, né à Loii)zig on 173*2. mourut à Biickebourg on 1795. Elèvo do son pèro ot de son frère Friodmann. il fut, à la petite cour de Biickobourg, maître do chapelle et directeur do la musique du comte de Schaumbourg, dont sa lomme était en mémo temps cantatrice. Sos ouvrages sont noinlu-oux. «M ]»armi eux on remarque doux oratorios {la Jeinics.<;c tir ./rsns et la Iti-surrection de Lazare), plusieurs caiitatos. d(>s quatuors pour instruments, dos sonates, dos hymnes, des motets, dos cantiques, otc.
Bach (Je\n-Chrktikn), onzième fils do Jean -Sébastien, né à Leipzig on 173.'), mourut à Londres en 17H2. Agé de quinze ans à peine quand mourut son pèro, il se rendit à Borlin chez son frère Ch.-PIi.-Emmanuel. Il alla on 1754 à Milan, où il devint organiste du Dôme, puis partit on 1759 pour Londres, où bientôt il se vit nommer musicien de la reino et maître de sa chapelle. Il est le seul dos Bach qui ait abordé franchement lo théâtre. Après avoir donné à Milan un piemior opéra intitulé Batonc, il en lit représenter une douzaine à Londres : Oriane, Zanaida, Bérénice, Adriano in Siria, Carattaco, l'Olimpiade, Ezio, Orfeo, Temistocle, Sifncc. Liicio Sitla, la Clemenza di Scipione. Il donna mémo à l'Opéra do Paris, en 1780, un ouvrage intitulé Amadis des Gaules. On connaît aussi de lui un oratorio : Gioas, re di Ginda, des motets pour l'église et do nombreux morceaux pour musique instrumentale. Jean-Chrétien avait épousé une cantatrice italienne nommée Cecilia Grassi, qui appartint à l'Opéra italien do Londres.
Bach (Jean-Ernest), fils de Joan-Bernard et petit-fils de Jean-Egide, né en 1722 à Eisenach, où il mourut vers 1781, fut en cette ville avocat et maître de chapelle. Il fut adjoint de son père comme organiste à l'église Saint- Georges, et écrivit plusieurs symphonies, dos cantates, de nombreux psaumes, ainsi que des sonates de clavecin et un recueil de fables mises en musique. Il eut un fils, excellent organiste, et qui lui succéda dans ses doubles fonctions d'organiste et d'avocat à la cour.
Bach (Jkan-Elik), second fils de Jean-Valontin et petitfils de Georges-Christophe, né en 1705, mort en 1755, fut maitro do musiquo et inspecteur du gymnase do Schweînfurt. Il a laissé diverses compositions pour l'église.
Bach (Jean-Michel], dit le Jeune, né en 1754 ou 1755, fut cantor à Tonna. II étudia le droit, puis il visita la Hollande et l'Angleterre, et alla jusqu'en Amérique, d'où il revint à Gœttingue en 1779, pour se fixer enfin à Custrow, où il exerçait la profession d'avocat en 1792. On connaît do lui une série de six concertos de clavecin et un traité didactique sur l'enseignement de la basse continue.
Bach (Jean-Christophe), né en 1780 à Bindersleben, près d'Erfurt, fut économe do cette commune, où il termina ses jours. Il cultiva la musique seulement comme amateur, mais était néanmoins un bon organiste. Il a publié de sa composition une bonne fugue pour orgue.
Bach (Wilhelm-Frëdèric-Ernest), fils de Jean-Christophe-Frédéric, qui fut maître do chapelle du comte de Schaunibourg, et petit-fils de Jean-Sébastien, né en 1759 à lîiickebùurg, mourut à Berlin en 1816, et fut le dernier descendant de la grande dynastie des Bach, dont il ne reste plus de représentant'direct. Elève d'abord de son père, il rejoignit ensuite à Londres son oncle Jean-Chrétien, puis, do retour en Allemagne, fit exécuter à Minden, à l'occasion de l'avènement au trône de Frédéric-Guillaume II, une cantate qui lui valut d'être appelé à Berlin par ce prince, qui le nomma cembaliste, c'est-à-dire claveciniste (et non « timbalier ») de la reine, en même temps que maître de sa chapelle. Il conserva ces fonctions durant près de quarante ans. On connaît de lui des sonates pour clavecin seul et pour clavecin et violon, ainsi que des chansons allemandes et françaises. Comme unique et dernier représentant de la famille des Bach, cet excellent artiste assista, en 1843, avec sa femme et ses deux filles, à l'inauguration du monument élevé à Leipzig, sous les auspices de Mendelssohn, à la mémoire do son aïeul, l'immortel Jean- Sébastien Bach.
Bach (Georges), philosophe allemand, né vers 1590, mort en 1649. Il professa au gymnase de Strasbourg, dont, il devint recteur. On a de lui : Vindici^s pro analysi loqica CojTî. Jl/ar/mi (Strasbourg, 1626); Vindictx tertU (jeneris commnnicationis adversus sophisticationes Joh. Combacchii (1641) ; Examen priricipiorum qui/ms recentiores physici opéra naturx maie superstruunt (1649).
Bach (Jean -Auguste), jurisconsulte allemand, né à Hohendorf en Mi.snie en 1721, mort à Leipzig en 1759, professa la jurisprudence ancienne à l'universué de Leipzig. Son ouvrage le plus remarquable est : Histoire de la Jurisprudence romaine (Leipzig, 1807).
Bach (Victor), médecin et homme politique français. né à Villofranche (Aveyron) vers 1770, mort à Paris on 1799. Fixé à Paris et mêlé au mouvement révolutionnaire, il fut désespéré de l'établissement du régime militaire, ot se brûla la cervelle au pied de la statue de la Liberté, sur la place de la Révolution.
Bach [Julien), écrivain et jésuite français, né et mort à Metz (I79ri-1872). Il s'adonna à l'enseignement et se fit connaître par quelques ouvrages d'archéologie et d'histoire. Nous citerons de lui : les Origines de Metz, Tonl et Verdun (Metz, 1866) ; Des oies sauvages et de leurs rapports avec les origines de quelques villes de France (1864) ; Éphê- ■mérides naturelles du pays messin {ISG~)\ le P. Calmette et les missionnaires indianistes (1868); etc.
Bach (Alexandre), honmie d'Etat autrichien, né à Loosdorf (basse Autriche) en 1813, mort en 1870. Avocat émi-
nent, il fut nomm6 ministre do la justice dans lo cabinet Wessonborg {16 juiil. 1848); après les journées d'octobre, il conserva ses fonctions dans lo cabinet Schwarzcnborg (21 nov.), et devint ministre do rintériour en mai 1849, Après avoir passé pour libéral, il devait personnifier, avec do remarquables qualités d'énergie et d'intelligence, les idées do centralisation buroaucratiquo, en opposition aux aspirations dos Slaves et dos Hongrois. A partir do la mort do Schwarzenborg (1853), il fut tout-puissant, bien que n'ayant pas lo titre do président du conseil, supprimé (^1853). L'empereur lo releva do ses fonctions le 21 août 1859 pour entrer dans la voie constitutionnelle, et lo nomma ambassadeur auprès du saint-siège, poste qu'il quitta on IsiiT. Il avait été l'ail baron on 1854.
BACHACON n. m. Ilunimc do rien, goujat. (Vieux mot.)
Bachaczek ou BaCHAGIUS (Martin), cosmographo allemand, né ù. l'ragne vers 1550, mort en 1012. D'abord simple calligra]iho, il lit de fortes études à Wiitomberg, se fit recevoir docteur en théologie, puis professa on Bohême, i l'université de Prague, et devint successivement recteur dos universités de Zatock et do Prague. On a do lui des Notices académiques, et une édition du lie rudimentis cosmographicis do Honters (Prague, 1595).
BACH-AGA, adjectif turc composé des deux mots : bach, " ti-io ". cl itiin, u chef II. En Algérie ot en Tunisie, c'est un iiiri' itiiri riiidiaire entre les agas elles khalif as.
BACHALIK {li/c'), forme arabisée du mo' turc, pachalik (litt. le Territoire appartenant à un pacha do la province de l'empire ottoman). On sait que les Arabes, no possédant pas l'articulation du p, la remplacent toujours par celle du b.
BachAMA, pays do l'Afrique centrale (Soudan), peuplé par la confédération des Uachamas, et arrosé par la Bénoué. Capit. Bachama. Depuis la signature d'un traité entre le lieutenant Mizon et le chef des Bachamas, ce pays est contesté entre l'Angleterre et la France.
Bâchant, comm. du Nord,arr. etàl4kilom.d'Avesnes, sur la Sambrc canalisée; 1.036 hab. [Bachantais, aises.) Chde f. Nord. Brasserie, fours à chaux, essieux.
BachaRACH, ville de la Prusse rhénane (cercle de Saint-Goar), sur le Rhin : 1.950 hab. Vins estimés, centre de commerce entre le Rhin et le Hunsrùck. Parmi ses monuments, il convient de citer l'ancien château, résidence des comtes palatins; l'église romane Saint-Pierre; les ruines de Saint-Garnier {Wernerkirche), ancienuo église détruite par les Suédois pendant la guerre de Trente ans. Un rocher couvert d'inscriptions, mais ordinairement caché par les eaux du fleuve, et nommé Bacchi Ara (autel de Bacchus), a donné son nom à la ville.
Bacharach (Henri), grammairien et traducteur, né (Ml AII-'iiKiL'ii'' en 1810, mort à Paris en 1878, se fixa jeune à Piiris, ei drvint professeur de langue allemande à l'Ecole polytechnique. On a de lui une Grammaire allemande, et (iivers autres ouvrages relatifs à l'enseignement.
BACHARAT {ka) n. m. Désordre, tumulte. (Vieux et pop.)
BACHASSE n. f. Chaussée d'un étang.
BACHASSON (rad. 6ac) n. m. Auge qui sert dans les pape-
tCrU^S. V. bACASSON.
BACHAT {cha — rad. bac) n. m. Techn. Auge, baquet en usage dans les fabriques de papier, ii Cavité qui se trouve sous le pilon ou pile d'une papeterie, il Bachat long, Gouttière, dans une papeterie.
— Econ. rur. Auge à cochons.
BaCHAUMONT fFrançois Le Coigneux de), conseillerclerr au parlement ae Paris, littérateur, né à Paris en 1624, mort en 1702. Il était fils d'un président à mortier, figura dans le parti de la Fronde, et exerça sa verve épigrammatique contre la cour. Après les troubles, Bacnaumont vendit sa charge pour se livrer exclusivement aux douceurs de la vie épicurienne et à la poésie. Il inséra, dans les recueils du temps, un grand nombre de bagatelles qu'on ne lit plus. Le seul ouvrage qui ait sauvé son nom de l'oubli est le badinage en prose mêlée de vers connu sous le titre de Voyage de Chapelle et Bachaumont. (V. Chapelle.) Il avait épousé la veuve du marquis de Courcelles, mère de M"" de Lambert.
Bachaumont (Louis Petit de), littérateur, né à Paris en iii'Mi, Mt'iii en 1771. Il a publié quelques ouvrages sans luiérri partK ulior : Essai sur la peinture, la sculpture et Varclntfrinvt' (1751); Méi7ioires sur le Louirre {ilôO) ; Vers sur l'achèvement du Louvre (1755). Mais il a attaché son nom aux Mémoires secrets pour sej-vir à l'histoire de la république des lettres, connus souvent sous le nom de Mémoires de Bachaumont, et qui, commencés par lui en 1762, furent continués après le cinquième volume par Pidansat de Mairobert et par Mouffle d'Angerville, et comprirent finalement trente-six volumes in-12, qui eurent plusieurs éditions et constituent un document do Êremier ordre pour l'histoire des idées sous le règne de ouïs XV. Esprit curieux, sceptique et épicurien, n'ayant rien du critique de profession, habitué de la société de M"* Doublet, dont le salon fut pendant quarante ans l'un des premiers de Paris, Bachaumont recueillit dans cette société cultivée tout ce qui se discute sur la politique, les arts, la littérature, le théâtre, la ville, etc., et la consigné dans ses mémoires. « Celui qui a lu les Mémoires secrets peut se dire qu'il a vécu pendant quelques heurt
la vie intime du siècle do Voltair (Aubertin./'£s-
et de Louis XV
dronnée, sous laquelle on met à l'abri de la pluie les marchandises placées sur les bateaux, les voitures, les chem.do fer, etc., ou bien encore les charpentes, échafaudages, etc. — Agr. Sorte de foin grossier et dur, composé surtout