‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 619 sur 828 · BABYLONE - BACCALAURÉAT · texte numérisé non relu

BABYLONE - BACCALAURÉAT

Bac (LK) ou le Passai/c du bac. tableau do Nicolas Ber. giioni, au Louvre, peint sur bois. Cette œuvre est aussi remurquablo par la composition que par la qualité do l'air et do a lunriière. Des paysans font entrer dos bestiaux dans un oac ; les groupes sont bien ordonnés, et les montagnes, a doini voilées par les nuages, se dressent dan» unîoin-! tain vaporeux du plus gracieux effet. Ce tableau a été Kravé par Daudet ot par Duplossis-Benaux. ■."b-»»»

BAC n. m. Abrév. ot syn. do baccabat. (Pop.) ii Tailler un Une, Jouer au baccarat. (Pop.;

BAC n. m. Abrév. de baccalaubbat. (Pop.)

„„^^,^*^ '"*'"'"'''''• j'"''?'=''"*"''»''''a''«ais, né à Limoges en 1808, mort en 18C8. Il se Ht connaître comme avolat par une plaidoirie remarquable dans lo procès do M" S \tT-:,ufvT' ■' f;'"'""'"'''"'""-" -lu giuvemement da;^ .u.l^, ,?""" "'• "" ""'■'■ '■epré.sontant du peuple. Le décret du 1 1 janvier 1852 lobligea à quitter la traice, où

^^*-:i3.-sS^

Passage du bac, d'après Nicolas Bergh.

do fer. De puissantes machines actionnent les roues à aubes dont ces bateaux sont munis. Los bacs à vapeur les plus remarquables sont les ferry-boats d'Amériiiuo. On en trouve encore en Angleterre sur le Tay, à Devonport ; en Allemagne, à Rheinhausen sur le Rhin, etc.

— Dr.adni. Autrefois, le droit d'établir des bacs et passages d'eau appartenait exclusivement aux soigneurs. Ce droit, maintenu par le décret du 15 mars 1790, fut aboli par décret du 2., août 1792, et tout particulier put, moyennant un loyer, établir des passages d'eau. Enfin, dans un intérêt d'ordre public, la loi du 6 frimaire an VII attribua au domaine do tous les bacs moyennant indemnité. Actuellement, l'Etat et les départements peuvent seuls établir un service public de communications au moyen do bacs. C'est la loi de l'an 'Vil qui régit encore tout ce qui concerne la police et l'administration des bacs. Deux principes, notamment, résultent de cette loi : 1» l'exploitation de tout bac doit faire l'objet d'une adjudication aux enchères publiques ; 2» aucun bac ne peut être établi qu'après l'approbation d'un tarif des droits de péage. Aux termes de Farticle 8 de la loi de l'an 'VII, restent en dehors du monopole île l'Etat et des départements les « bacs et bateaux non employés à un usage commun, mais établis pour lo seul usage d'un particulier, ou pour l'exploitation d'une propriété circonscrite par les eaux ■ ; cependant, ces bacs privés sont subordonnés à une autorisation de l'autorité administrative.

Les fermiers des bacs sont responsables de la chose qui leur est confiée, dans les limites fixées par l'article 1784 C. civ. L'article 531 du même code range les bacs dans la .dasso des a meubles .. ; mais, à raison de leur importance 1 article 620 du C. do proc. civ. les soumet A des formes particulières do saisie.

BACA (du lat. bacctt, baie) n. f. Bot. Syn. de b.ea. — Nom hébreu du ficus sycomorus, rapporté par les commentateurs au poirier ou au mûrier.

/r.P,'*'^'^'^*''^ °" Bacagay, bourg de rOcéanie espagnole (1 liiIippines,îleLuçon),surlegolledeTabaco; 10.000 hab.

BACAIGE n. m. Droit que l'on payait autrefois, pour av.jir le droit d établir un bac sur une rivière.

BACALAR, BACALAT [la) ou BACALAS llass) n. m. Pièces courbes de pin ou d'orme placées de chaque côté d'une galère et déterminant la largeur des œuvres mortes. Ils servaient de support aux avirons, et leur gabarit variait avec leur place sur la galère.

BacaLAR ou BakHALAL, bourg du Mexique (Yucatan), sur une lagune se déversant dans la baie de Chétunial ; 4.000 hab. y^u,i,.u-

Bacalaria ou de La BacbeLERIE (Hugues), troubadour provençal du xii' siècle, né à Uzerche, en Limousin. Il est l'auteur de quelques tensons et autres pièces de vers insérées par Raymond au tome IV de son recueil : Choix des poésies originales des troubadours.

BACALIAU (li-o - de l'esp. bacalao, merluche) n. m. Morue sèche, dans le langage des marins, n Terra de los Bacalaos, Nom que les marins basques et espagnols du xvi« siècle donnaient à l'île de Terre-Neuve, où 1 on pêche la morue. BACAN et BACAtIVAN n. m. Bot. Noms vulgaires des espèces du genre brugnière.

Bagarra, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, lie Lu. on ; 14.000 hab. Fondé par les Espagnols en 1590. BACASAS [zass) a. m. Embarcation dont T'avant est relevé comme celui dune pirogue, et dont l'arrière est plat et porte un tableau.

BACASSON (rad. bac] n. m. Auge employée dans les fabriques de papier, pour donner l'eau sous les pUons ou pues. Il On ait aussi bachasson.

Bacau, Bakowa ou Bakou, ville de Roumanie Moldavie), sur la Bistritza: 13.000 hab. Céréales, bois. <-'h.-l. du district du même nom, peuplé de 180.500 hab., contenant des mines de sel gemme et do pétrole.

BACA2IE ou BACASIE n. f. Bot. Genre de com'posées dont on a lait une simple section du goure barnadésie. Croit sur les Andes du Pérou.

Baccalar Y Sanna (Vicente). marquis do San-Felipe, diplomate et historien espagnol, né en Sardaigne d'une famille espagnole, mort en" 1726. Il vint à Maïrid sous Philippe V, fut fait marquis de San-Felipe et employé à diverses négociations durant la guerre de Succession d'Espagne. Il fut ambassadeur à Genève, puis à La Haye. Il a écrit divers ouvrages, dont un très intéressant et bien informé : Comentarios de la querra de Sspana et islorta de su rey Felipe V cl antmoso dcsde el principio de su reynado liàsia cl aiin rfc //Ai (Genève, 1729), traduit sous lo titre de : Mémoires pour servir à l'histoire d'Espagne sous Philippe V, par lo chevalier de Mandave (Amsterdam, 1757).

baccalauréat (ré-a — du bas lat. baccataurealus, équivalent de bachelier, et rattaché à tort à 6a<;<:«. baie, ot lauri, de laurier) n. m. Premier grade qu'on prend dans les dift'érentes facultés d'une université.

— Encycl. Le baccalauréat est le grade qui est conféré, à la suite d'examens spéciaux, aux jeunes gens qui ont achevé leur cours d'études secondaires. Ce nom est aussi donné, dans les facultés de droit et do théoloffie, au grade obtenu avant celui de la licence. Mais il importe essentiellement de ne pas confondre le baccalauréat en droit et le baccalauréat en théologie, qui nécessitent des études supérieures et des aptitudes bien définies, avec l'examen à caractère encyclopédique quo subissent chaque année des milliers "do jeunes gens devaw les facultés dos lettres et des sciences, et qui n'es»

BACCAR - BACCHANALES

,,uo l-examen terminal do l'enseignement secondaire. 11 serait logique que de cette déhmtion morne découlât, pour nuiconqlo a suivi avec régularité et avec succès les dif- /érentes classes des lycées et collèges, le droit, sauf les vérilicatious nécessaires du savoir acciuis, d obtenir le dinlôme do baclielicr. Par suite de circonstances nombreuses, dont la principale consiste en ce Cjuo le bacca- ■' •- ~nt secondaire, est subi

lauréat, ^.v,*...^.. -^ ^ .

ilevant des jurys étrangers a cet enseignement, il n en est pas ainsi, et il arrive fréquemment que des leunes cens', avant fait des études régulières, échouent au baccalauréat; et que dos élèves médiocres y réussissent. Il on résulte que la préparation du baccalauréat finit par peser lourdement, à la fois sur les études secondaires, auxquelles elle 6te tout caractère désintéressé, et sur le personnel do l'enseignement supérieur, que le nombre croissant dos candidats oblige à perdre beaucoup de temps pondant do longues et multiples sessions. C'est là ce qui explique en partie les discussions dont le baccalauréat a ete 1 objet. On en trouvera le résumé, soit dans le mémoire très complot présenté par 0. Gréard au Conseil académique de Paris en 1885, soit dans l'exposé des motils du projet de loi sur la suppression du baccalauréat, présente a la (■liambre des députés, le 4 février 1S96, par E. Combes, alors ministre de l'instruction publique. ■

Nous n'entrerons pas dans le détail dos modifications très nombreuses que le baccalauréat, d'abord simple examen oral, a subies depuis 1808 jusqu'en 1890. U existe actuellement doux catégories essentielles do baccalauréats : le baccalmiriat de ï enseignement secondaire classique, et le baccalauréat de l'enseignement secondaire moderne. Chacun d'eux est divisé en deux parties.

I. Bacc^laobéat classique : la première ^wî-iic est obligatoire pour tous les candidats, et est subie à la fin de la rhétorique. Epreuves écrites: une tiersion latine ctunecomposition française; épreuves orales : explications de textes français, latins, grecs, et de langues vivantes ; des interrcations d'histoire, de géographie et do mathématiques, et on outre, depuis 1894, un thème écrit do langue vivante, très facile, improvisé on une demi-heure, sans dictionnaire. La seconde partie se subdivise elle-même en (l'ois séries, entre lesquelles peuvent choisir les candidats : 1° la série philosophique, qui est la conclusion naturelle de la classe de philosophie et qui donne droit au baccalauréat es lettres-philosophie. Epreuves écrites : une dissertation philosophique et une composition, soit do sciencesphijsiques, soit de sciences mathématiques, au choix du candidat ; épreuves orales : interrogations sur la philosophie et son histoire, les auteurs philosophiques, l'histoire contemporaine, les éléments de la physique, de la chimie et de l'histoire naturelle; 2» la série mathématique, qui termine la classe de mathématiques élémentaires et donne droit au baccalauréat es lettresmathématiques. Epreuves écrites : une composition de mathématiques et de physique ; épreavesoiales : interrogations sur les mathématiques, la physique, la chimie, l'histoire contemporaine, la philosophie ; 3» une série plus spécialement consacrée aux sciences physiques et naturelles, qui donnera droit, quand on l'aura organisée, au baccalauréat es lettres-sciences physiques et naturellec. — II. Baccalauréat MODERNE. La première partie est subie après la classe de seconde moderne. Epreuves écrites : une composition française, un thème et une version en deux langues vivantes différentes (anglais, allemand, italien, espagnol, russe), faits sans le secours d'aucun dictionnaire ; éprouves orales : explications d'auteurs français et étrangers, interrogations d'histoire, de géographie, de mathématiques, de pliysique et de chimie. La Seconde partie se subdivise en tro'is séries : 1" série philosophique, conduisant au baccalauréat es lettres-philosophie et terminant la classe de première moderne lettres. Eprouves écrites : une dissertation philosophique ; épreuves orales : interrogations sur la philosophie, l'histoire contemporaine, la géographie, la littérature, l'histoire naturelle ; 2° série scientifique, terminant la classe de première moderne sciences et donnant droit au baccalauréat es lettres-sciences. Epreuves écrites : une composition de mathématiques et dephijsiqur : é|ireuyos orales: interrogations sur les mathénKiTliu. , 1,, [.m\sique, la chimie, l'histoire naturelle, riii->! i ■■' ," raine, la géographie, la phdosophie ; 3° la i m ;i ii tique, qui donne droit au baccalauréat es lr:!rj ^ .(-;"/■ ;>■> tiques et qui est identique à la série de inrine ni:>m du baccalauréat classique. Le baccalauréat moderne est obtenu devant des jurvs présidés par des professeurs des facultés et composés de professeurs agrégés des lycées ; le baccalauréat classique, devant des jurys composés de professeurs des facultés.

Tous le§ baccalauréats ne confèrent pas les mêmes droits. Le baccalauréat classique permet seul de prendre des inscriptions, en vue des grades supérieurs, dans les facultés des lettres, de droit et de médecine, et d'entrer à l'Ecole normale supérieure (lettres) ; pour les inscriptions dans les facultés dos sciences, on peut présenter le baccalauréat classique ou le baccalauréat moderne. Il en est do même pour certaines grandes écoles du gouvernement à l'entrée desquelles 1© baccalauréat est exigé ou donne droit à certains suppléments de points (Ecolo normale supérieure-sciences. Ecole polytechnique. Ecole de Saint- Cyr, écoles nationales d'agriculture, institut agronomique, écoles vétérinaires, écoles des hautes études commerciales, écoles supérieures de commerce, etc.). L'un etl'autre baccadaurcat permetteut en outre de se présenter aux concours d'entrée dos différents ministères et aux certificats d'aptitude à renseignement des langues vivantes, dos classes élémentaires, du professorat des écoles normales et de l'inspection primaire.

Il y a chaque année deux sessions régulières d'examens pour le baccalauréat : l'une en juillet-août, l'autre en octobre-novembre. Une troisième session, qui a lieu en avril, est réservée aux candidats à la seconde partie qui ont déjà échoué doux fois, ou qui se présentent aux écoles du gouvernement. — Les candidats doivent être âgés au moins do seize ans : aucune dispense de plus d'un an n'est accordée. Ils ont à déposer, en se faisant inscrire aiLx secrétariats des facultés, leur acte de naissance, une demande sur timbre de 0 fr. 60 c, écrite et signée par eux, et, s'ils sont iniiu'urs, accompagnée d'une autorisation de leurs parents ou tuteurs. Les signatures doivent être légalisées. il est interdit do se faire inscrire dans doux facultés pour le ni''Mne examen et la même session. — Les candidats ont le droit de présenter un livret scolaire, indiquant le rang qu'ils tenaient dans leurs classes, à condition de subir les

épreuves devant la faculté du ressort auquef appartient l'établissement où ils ont fait leurs études. Les livrets de l'Académie de Chambéry sont valables à Lyon et à Grenoble — Les éprouves de la second© partie ne peuvent être subies qu'un an après celles de la première,; mais le temps compris entre les sessions d'octobre et de juUlet est compté pour une année. — Les épreuves écrites sont éliminatoires; toutefois, l'admissiDilité est acquise pour une durée d'un an, à compter do juillet à juillet ou d octobre à octobre, à condition que les candidats continuent à se présenter devant la même faculté. — Un candidat ajourné à un examen ne peut se présenter de nouveau (|u'à la session suivante. — Les droits d'examen, dont il faut présenter la quittance au moment des épreuves écrites, se montent à 40 fr. pour la première partie, à 80 fr. pour la seconde. En cas d'échec, il est rembourse 10 fr. pour la première, 50 fr. pour la seconde partie. — Les certificats d'examen sont délivrés par le recteur. Les diplômes sont conférés par le ministre et transmis, après avoir été visés, par les recteurs. Tout examen entaché de fraude est déclaré nul. Les délinquants sont traduits devant le conseil de l'Université, qui peut, suivant les cas, interdire aux coupables de subir un nouvel examen pendant deux ans au plus, ou les exclure, pour deux ans au plus, et, si les faits sont particulièrement graves, à toujours, de toutes les facultés et écoles d'enseignement supérieur, publiques et libres.

BACCAR llcar' — mot lat.) n. m. Nom employé par 'Virgile dans les Bucoliques pour désigner une plante dont les feuilles servaient à tresser des couronnes :

Qu'un magique baccar me vienne protiîpcr.

MiLLBVOVE.

(Quelques auteurs ont cru, mais sans preuves positives, retrouver le baccar des anciens dans le cyclamen d'Europe, qu'on nomme encore baccara à Brescia, pays de Virgile, ou dans l'asaret commun.)

BACCARA ou BACCARAT (ra) n. m. Jeu de cartes importé d'Italie en France, sous Charles 'VIII, d'après les uns, et d'origine provençale ou languedocienne, d'après les autres.

— Encvcl. Le baccara se joue le plus souvent entre un lumquier d'une part, qui tient tête à tous les autres joueurs, et ces joueurs ou pontes formant un ou deux tableaux. Le banquier a devant lui plusieurs jeux de cinquante-deux cartes, mêlés, et il taille, il les distribue. A chaque coup, il donne deux cartes par tableau et en prend deux pour lui-même, en les distribuant une par une. Cela fait, il additionne les points marqués sur ses caries, l'as comptant pour un, le doux pour deux, le trois pour trois, etc., St les dix, ainsi que les figures, pour 0. Ces mauvaises cartes, en argot de joueur, s'appellent des bûches. Toutes les fois que les points additionnés donnent 10, on retranche ce nombre. Le maximum possible est donc 9. L'addition faite, deux hypothèses peuvent se présenter : ou bien le total des points du banquier égale 8 ou 9, ou bien il est inférieur à ce chiffre. Dans la première, le banquier abat, et il a gagné, à moins que l'adversaire n'ait un point égal (alors le coup est nul), ou supérieur, ce qui se présente seulement quaud le banquier abat 8 et que l'adversaire a 9. Dans la seconde, il est obligé d'offrir une carte. L'adversaire, alors seulement, abat s'il a s ou 9; dans le cas contraire, il accepte ou refuse, suivant que le point qu'il a déjà en mains s'éloigne ou so rapproche de 9. Le banquier, même si l'adversaire refuse, est libre de prendre une carte pour lui-même, de tirer. Les deux premières cartes se donnent en les glissant la face tournée contre le tapis; la troisième seulement so donne à découvert. Ce maximum de trois cartes étant ainsi distribué, chacun annonce ses points, et le point le plus fort fait gagner le coup. Que le bant|iiier ait perdu ou gagné, il ijarde la main ou la taille jusqu'à ce que le paquet de jeux placés devant lui soit épuisé... ou que la banque ait sauté. — Dans le baccara dit chemin de fer, il n en est pas ainsi. Chaque joueur est banquier à son tour. Il passe la main à son voisin, dès qu'il a perdu un coup.

BACCARAT (ra) n. m. Cristal de lamanufact. de Baccarat. Baccarat (lat. Burgaracum), ch.-I. de cant. de Meuri1h- ei Moselle, arrond. et à 20 kil. de Lunéville, sur la M. iirtlie, (j.772hab.Ch. de f. Est. II exi.ste à Baccarat des labnques de gants, do broderies, de chaises, des moulins, des scieries, mais la partie la plus importante de son industrie est sa manufacture de cristaux, une des plus considérables de l'Europe, dont 1 origine remonte à 1765. Baccarat possède encore des carrières de grés et de pierres, et fait le commen o des bois de construction et de cliarronnage. — Le cant. a 19 comm. et 14.691 hab.

BACCARIDB n. f. Bot. Orthographe vicieuse du mot baccharide.

— Antiq. Plante dont on se servait Armes de Bnccarat. dans les conjurations magiques. (On y a vu la digitale, l'asaret, une espèce do sauge; lasclai'ée.)

BACCARIDÉES II. f. pi. Bot. 'V. BACCHAKIDÉES.

Baccarini i.VIfredo), ingénieur et homme politique italien, né à Kussi, dans la Romagne, en 1828, mort en 1890. En 1848, il prit part à lacampagne de 'Venise, puis dirigea les travaux de défonso de Bologne (1849). En 1858, il devint ingénieur en chef à Ravenne. Après l'unification de l'Italie, il remplit des charges importantes, devint député, et fut ministre des travaux publics de 1878 à 1883. — Ses principaux ouvrages, comme ingénieur, sont ; Sur l'achèvement des ouvraqes d'amélioration des eaux dans les Maremmes toscanes (ïsts); Eléments de statistiqiie hydrographique pour l'Italie (1877); Eludes monographiques sur les améliorations poursuivies en Italie (1878); Monographie des services particuliers du ministère de l'instruction publique (1878); etc.

BACCAULAIRE (du lat. bacca, baie, et caulis, tige) adj. Se dit des fruits qui se composent de plusieurs baies réunies sur le même axe, mais non soudées, comme le fruit des drymis, des clavalieVs, etc. ii n. m. Fruit qui offre cette conformation. (Peu usité dans les deux cas.)

BACCAURÉE (du lat. bacca, baie, et aurea, d'or) n. f. Genre d'euphorbiacées-phvllanthées, renfermant des arbres ou des arbustes des régions tropicales de l'Afrique occidentale, de l'Asie et de l'Océanie.

BaccELLI (Guido), médecin et homme politique italien, né à Rome en 1832. Professeur â l'Université do ' Rome depuis 1856, il y fit fonder, après une longue ré- i sistance du gouverneinent pontifical, la chaire d'anatomie pathologique. Député de Rome on 1875, devenu rapidement un des chefs du parti gauche, il fut ministre de l'instruction publique en 1881 (cabinet Depretis). Il créa un conseil supérieur de l'instruction publique et des écoles supérieures de femmes, provoqua la restauration du Panthéon, fit e.xécuter de nombreuses fouilles, etc. En 1883, il so sépara de Depretis, dont le transformisme lui paraissait inchner trop à droite. Il présida, en 1894, le congres inédical internati'Dnal. Auteur de nombreux ouvrages médicaux, notamment sur les maladies de cœur et sur la malaria, le docteur Baccelli s'est beaucoup occupé des travaux d'assainissement de la campagne romaine.

BacCETTI (Nicolas), historien et religieux italien, né vers 1567, mort on 1647. Abbé de la Miséricorde do Seitimo, près de Florence, il composa une histoire de ceit.abbave. Sous le titre de Abbalis Septimianx historix libn VU," elle fut publié longtemps après sa mort, par le P. ilalachio d'Inguimbert, de Carpcntras.

BACCHANAIi (Ara — du gr. bakkhos, furieux) n. m. Grand bruit, grand tapage : Faire du bacchanal.

BACCHANAIXS {loi — lat. bacchanalia, mémo sens, ilii cr. Bakkhos, Bacchus) n. f. pi. Antiq. Fêtes religieuses, célébrées en Grèce, puis à Rome, en l'honneur de Bacchus.

— Une BACCHAN4LE.

— Par anal. Orgie, débauche bruyante, n Par ext. Toute espèce de tumulte, do désordre, d'excès.

— B.-arts. Représentation de scènes se rapportant aux fêtes antiques.

— Chorégr. Danse emportée, tumultueuse, dansun opéra, dans un ballet.

— Mus. Morceau de musique vocale, composé sur une poésie burlesque ou populaire, autrefois en usa^e à Florence. Il Chant bachique dans un opéra.

— Encycl. En Italie etàRome, les bacclianales no diffèrent pas, pour le fond, des dionysies ou rfir.ii.KiVi/.M.ï (v. ces mots) delà Grèce. Elles furent introduitr^ ,1 I; ir par un Grec obscur de la Grande-Grèce. Pratiji! - ;' tout en Etrurie et àRomc, les bacchanales deviiir. ni i i idoment un prétexte à débauches et à crimes. Lu l)ase mices mystères était que l'homme est maître de faire lent ce qu'il veut, et par conséquent peut sans scrupule coiiimettre tous les actes que la loi ou la morale réprouvent ordinairement. On conçoit où une pareille doctrine, tenue secrète sous peine de mort, pouvait conduire ses adeptes. Ces mystères, d'abord célébrés trois fois l'an, le furom ensuite cinq fois par mois à Ostie et dans le bois sacré de Stimula, à l'embouchure du Tibre. Hommes et femmes mêlés se livraient à tous les transports d'une ivresse sauvage, et, courant échevelés, plongeaient dans le fleuve des torches ardentes, enduites de chaux et de poix, qu'ils en retiraient brûlant encore. Toutes les débauches se donnaient carrière, et ceux qui refusaient de s'y soumettre disparaissaient, précipités par quelque machine dans dos souterrains inconnus. II faut hre, dans Tite-Live, le récit romanesque et dramatique où il relate la découverte de ces horreurs. Une initiée raconta au consul Postumius tout ce qui se passait dans les orgies. Une enquête s'ensuivit qui donna la clef d'une foule de meurtres, de faux, d'empoisonnements. On crut même y retrouver les traces d'un complot politique aui|uel de récents soulèvements d'esclaves so seraient rattachés. Un grand procès commença ; plus do sept mille personnes y furent impliquées (186 av. J.-C.\ parmi lesquelles des hommes et des femmes de la plus haute noblesse. Beaucoup furent condamnées à mort ; d'autres à la prison. Les quatre grands prêtres de Bacchus avouèrent, et furent aussitôt décapités. Interdiction fut faite par un sénatus-consulte, dont le texte retrouvé est conservé au musée de 'Vienne, de célébrer les bacchanales. Certaines cérémonies seulement furent permises, mais il fallait à chaque fois une autorisation sénat, et elles ne devaient pas être célébrées par plu^ cinq personnes à la fois. Ce sénatus-consulte fut afii' dans toute l'Italie, sur des tables de bronze, et de lunii breux procès eurent lieu. Il semble que les bacchanales aient plusieurs fois tenté de reparaître, mais l'autoni.' no fut pas mise en défaut. Les bacchanales, interditrs à la fois comme un danger politique et comme une ceule d'immoralité, révélaicnt'la décomposition du vieil cspnt romain. Leur répression fut aussi la première persécution religieuse à Rome. Beaucoup d'innocents furent sans doute condamnés.

— BlBLlOGR. : Titc-Live, XXXIX, 8-19. — Corpus Inscnplionum latinarum, t. I, p. 43.

Bacchanales (représentations des). Aucun sujet n'était plus propre à inspirer les artistes de l'antitjuité que la grande pompe bachique, réunion des divinités les plus gracieuses et les plus bizarres : bacchantes et faunesscs aux formes voluptueuses ; faunes à l'allure pétulante ; satyres à pieds de bouc ; silènes gourmands et ivrognes ; g' ntïls Amours; centaures et centauresses, monstres farourlus domptés par les charmes de Dionysos, et, au milieu de .,■ bruyant cortège, Bacchus, l'adolescent éternel, et la b. i Ariane, fille tïu bon roi Mines. Thème fécond pour n frise, un bas-relief, un vase au large ventre.

Les représentations des bacchanîues se divisent en t im , groupes principaux; 1» celles où la figure de Bacchus son do centre au sujet traité; 2° celles où des bacchantes, di s faunes, des satyres, s'enivrent ou s'agitent aux sons des crotales, des flûtes ou dos chalumeaux ; 3» enfin, celles .m sont représentés des enfants avec des attributs bachiques.

Le vase Borgbèse, qui servit autrefois d'ornement d.ms les jardins de Salluste et (lue nous possédons au Louvre, est décoré d'une bacchanale de onze figures qui se développe sur son pourtour. Bacbhus et Silène en sont les personnagesprincipaux. CV. B0RGHi2SE.)De même en est-il d'un très petit bas-relief, également au Louvre, ornant lo sommet d'un trumeau antique où se trouve représentée une cérémonie religieuse, et qui doit provenir d'un ancien temple de Rome. Par contre, les bas-reliefs sculptés autour d'un autel cvlindrique en marbre blanc qui sert de piédestal au buste colossal de • Rome » , au Louvre, renferment une bacchanale où figurent trois faunes, deux ménadcs et un enfant.

Chez les modernes, on peut citer dans le premier groupe les dessins de Raymond Lafage représentant lo Triomphe de Bacchus et d.i'riane. Titien peignit deux Bacchanales célèbres : celle de la N"ational Gallery représentant Bacchus

t'élançanl ù In ;)oii)'!«;7c ,1'Arliini-: relie .lu invisre royal iln Ma.lnil, .U'sij;n. r ,,,,, l.|,„ I „,,N.- r.'i , I 1 , •,■,■-

vt*e de llarchui \< ' i n '. i.ii'!-!;. I. i\en-

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do TIk'.sôo.

La couiposition contralo du plafond do la galorio I<"arn6so, A Ruino, chcf-d'œuvro d'Annibal Carracho, roprcsonto lo Triimiiihe de Bacctius et d'Arianet point dans un Btylo riclio vi largo.

On peut citor, au Louvre, la composition désignée quoi-

BACCTIANALISER

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uiio bacchanalo do l'i'ii numplies et de faunes. 1 Madrid a onroyistro di Nicolas Poussia : lo 7Vâ.

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sente uni' liaiNlumir (M. itoux jeunes launes (pu daiistnil. à la suite Tun do l'aurrc. Un autre figure un sujet analogue au précédent : dcMix; Icu-irliantes et un fauno qui s'avancent en dansant. La truisième bacchanale représente une scène de vendange, avec Bacchus ou Silène assis au fond sur une cuve.

A la môme .série appartiennent le tableau de Jean-Marie pierre (Coponhaguo) et diverses peintures par Rubens (Munich), Van Dyck (musée de Turin), Benedotto Castiglione (Louvroj, le Guide, P. Parrocel, Fragonard, J.-F. Lagrenée, Holsteyn. Van Balen (musée do Munich), Le Barbier aîné. Maïun-na, oir.

Au tnnsiiiiic L'i-niipe se rattachent des peintures ou dessins par Ml' lnl-Aii-c. Ant. Tcmpesta, Campagnola, etc.

BACCHANALISER [Ua) v. n. Faire du bruit, se livrer ù. la débau.-ho : BArniANALisKR (ou/e la nuit.

BacCHANELLI ou BaccanelgiuS (Jean), médecin italien, no à K<'^'tj;io, vivait dans lo xvi« siècle. Il a compilé un Itrciu^tl des aphorismvs des médecins fp-ecs et m-abes, souvent réimprimé, et qui est encore curieux et utile à consulter.

BACCHANT [kan) n. m. Antiq. Nom donné aux êtres mytholo-iquos du cortège de Bacchus, quelquefois aussi à ses prêtres ot aux fidèles qui jouaient un rôle dans ses fôtes.

BACCHANTE [kant') n. f. Anlia. Prêtresse de Bacchus; femme qui célébrait les bacchanales : Ze* bacchantes sont aussi appelées ménades.

— Par anal. Femme à qui l'ivresse ou la lubricité a fait perdre toute réserve.

— Encycl. Antiq. Les premières bacchantes furent les nvmphes nourrices de Dionysos, qui le suivirent dans l'Inde. Mais on donna lo même nom à toutes les divinités féminines de son cortège , n

i pretr

qui

, thya

âlé-

i mystères, les orchantes

braient Si les daosi QÏes. Les

ies plus célèbres étaient colles de Béotie et de Phocide : les orgies de Dionysos avaient liou, tous les deux ans. sur lo plateau du Parnasse , et, tous les trois ans, dans les gorges du Cithéron.

— BiBLioGR. : Rapp, die Mxnade, dans le « Rheinisches Muséum " do 1872.

rad. Bacchus) n. f. Bot. Syn. do

BACCHANTE {kanf BACCHAniUE.

— Eutoin. Nom vulgaire d'un papillon diurne, du genre satyre [satyrus dejanira).

Bacchantes (représentations des). Los suivants de Bacchus, dénommés bacchants et bacchantes, ont été l'objet de nombreuses sculptures chez les anciens.

On connaît le bacchant représenté dans le basrelief antique Triomphe de Bacchus au Louvre et le bacchant cueillant des raisms, dans la décoration de l'autel consacré à Bacchus, au môme musée. Les statues ou bas-reliefs dans lesquels figurent des bacchantes sont en bien plus grand nombre I os bacchantes sont ordmairement re I, e .' s, ,1

pardali- I échar- ^ I nos de t trans endant

Is Des guirlandes de pampre ou de lierre de cemture Leur;» che\cu\ flottent en dé-

sordre sur leurs épaules. Elles portent des flambeaux allumés ou des thyrses, ou bien cIIoh dansent en s'accom-

tagnant du tympanura, dos cymbales ot des crotales. curs attributs distinctifs sont : lo phallus, lo vase sacré ot lo cysto mystique renfermant un sorpont. Los grands artistes de la Renaissance ot du xvu' sièclo sont restés fidèles, dans leurs figures do bacchantes, aux traditions do l'antiquité. On peut citer, au musée des Offices (Florence), une Bacchante couchée, peinte par Annibal Carracho, ot, parmi les sculptures les plus remarquables, la Bacchante do Lemot, exposée au Salon do 18Ul; la Bacchante et le Satyre, groupe en marbre do Pradior, e.xposé en 1834 (collection DomidoH') ; un Centaure et une Bacchante, également do Pradior (musée do Rouen) ; une Baccluiiite agaçant une panthère, groupe on marbre do Cavelier (l8r>r)]; une Bacchante en marbre, par Carrior-Belleuse (Salon de 186^}; im groupe de liacchaufes, par Faîguièro (Salon de issr.i ; une /hcc/mnte, par De- Bacchante, d'après laplanehe, statue légère ot gracieuse, Delaplaoche.

plus eoiinue scjus Ui nom do la Danse, et '|nr r.nMiN' i^roduisit au Salon de 1886. Nous rappollor> Il . I .M'i. , Ir-s doux statues de bacchantes, les bas- I l: : '' ■■'•• en fureur ùt Bacchante et Génie du som~

>iir.', .|ii[ -, iiMiivcnt au Louvre.

Bacchantes (les), tragédie d'Kuripide, reprcscntéo en -lo:.. Elle a pour sujet une légende dionysiaque du cycle ihcbain ; ie châtiment et la mort de Pcnthée, roi de Thobes, mis eu pièces par les dévotes de Dionysos, ménades ou bacchantes, pour s'être opposé à l'introduction du culte de ce dieu. Ce drame est des plus curieux, et renferme des beautés de premier ordre. Le poète y a mêlé fort habilement la légende et les traits empruntés au culte réel de Dionysos ou à l'orphisme. Un grantl souffle de poésie naturaliste traverse toute l'œuvre, el les chœurs comptent parmi les plus beaux morceaux lyriques de la tra^îédie grecque.

BACCHARIDE (/en) ou BACCHANTE [kanf — rad. Bacrhus] n. f. Genre do composées, tribu des astéroïdées, comprenant près do trois cents espèces, dont la plupart sont des arlirisseaiix qui croissent en Amérique.

BACCHARIDÉES {ka) n. f. pi. Sous-tribu de la famille des cunipuaecs, ayant pour type le genre baccharide, tribu des astéroïdées, et renfermant des arbrisseaux ou sousarbrisseaux américains. — bne baccharidée.

BAGGHÉIDE {ké — du gr. Bakkhos, Bacchus, et eîdos, forme, ressemblance) n. f. Poème héroï-comique, dont le sujet est le vin.

BacchÈS, disciple de Tagès, l'auteur prétendu des livres .sacrés des Etrusques; suivant quelques auteurs, Tagès lui-même.

BAGCHIA [kia) n. f. Danse vive, à deux temps, en usage chez les habitants du Kamtschatka, qui marquent la mesure en frappant des pieds et en poussant de forts gémissements. Elle ressemble à la danse connue sous le nom de danse de l'ours.

Bacchiades ou Bacchides Uii), famille de Corinilir. isMir 4e I^m In-. aiHu-n rui de la ville. Cette famille luuniil aCui'iiii.lie pliiMuur^ rois. Plus tard, les deux cents doicoiidaut^i do Bacchia cousiituèrent une oligarchie qui gouverna cette ville pendant plusieurs générations, et qui fut renversée au milieu du vu* siècle avant notre ère. Les Bacchiades se réfugièrent alors à Sparte et en Sicile. — Un, une Bacchiade (ou Bacchide).

BACCHIAQUE [ki~ak') adj. Se dit de plusieurs vers grecs ou latins, dont l'élément fondamental est le bacchius (une brève et deux longues). Le plus usité est le tétramètre.

BACCHIDE {kid') n. f. Antiq. gr. Prêtresse de Bacchus, bacchante.

Bacchides. Hist. anc. V. Bacchiaoes.

BacchidÈS, eunu(|ue do Mithridate. Ce roi, après aAoir ité vaineu par LucuUus, chargea Bacchides de mettre à mort ses femmes et ses sœurs (71 av. J.-C).

Bacchides, général de Démétrius Sotor, roi de Syrie. Il dirigea plusieurs expéditions contre Judas Macchabée, qui périt dans un de ces combats. Bacchides dut ensuite battre en retraite devant Jonathas, frère de Judas.

BACCHIE (ki — rad. Bacchus) n. f. Rougeur qu'on remaripie sur lo visage, et surtout sur le nez des buveurs. Il Ou crrit aussi bachik.

BagCHIGLIONE (le Medoacus Minor des Romains), rivicrc de l'Italie continentale (Vénétie), formée par plusieurs torrents. Elle arrose Vicence et Padoue, et se divise, près de Chioggia, en deux branches : l'une communique avec la Brenta ; l'autre, plus considérable, tombe dans 1 Adriatique. Cette rivière, navigable entre Vicenee et Padiiue, di'una son nom, do 1806 à 1811, à un déparleiiient .lu n'yaume d'Italie (ch.-l. Vicence).

BACCHIUQUE {ki) n. f. Danse en l'honneur de Bacchus, qui s'exécutait au son des sistres, des cymbales, dos tambours, et était accompagnée de chants dithyrambiques.

BAGCHINE [kin) n. f. Bot. Nom ancien do la mandra-

BacchiNI (Benoît), bénédictin et savant littérateur, né dans lo duché de Parme en 1651, mort en 1721. Ses travaux les plus importants sont ; Giornale dei letterati d'Italia; DeU Istoria dcl monasterio di San-Benedetto di Puiirune (Modène, 1696), où il inséra une histoire détaillée de la célèbre comtesse Mathjlde.

BAGGHIONITE (kl) n. m. Antiq. gr. Nom donné à des pliilos.q.lios c\ niques, qui professaient un souverain mépris pour les choses de la terre.

Bacchios, dit le Vicu-r, musicien grec du temps de l'empire romain. Il est l'auteur d'un ouvrage pardemandes et par réponses, intitulé : Introduction à l'art rnusicaL

Bacchios de Tanagnc*e, méderin tr^c do l'écolû d'Alexandrie fpremièro moitié du ni' siècle av. J.-C.). Il fut l'élôvo d'Mérophilos do Chalcédoino, et 8'attacba surtout à commenter llippocrato.

BACCHIQUE (kik^ adj. Métriq. V. bacchuqcb.

Bacchis (LE.S Dbcx), comédie do Plaute. Lo jcnno .Miifsil'j(|iio a quitté depuis deux ans Athènes, par 1 ordre dr; son percî Nicobule, pour aller â Kphèso recouvrer tino somme d'argent. Inquiet du sort do sa maitresso, BacchiN. Mnésiloquo a charge son ami Pistoclèrc do s'en informer, Bacchis aime toujours Mnésiloquc, mais la misère l'a contrainte do s'engager pour une année, moyennant 20 mines. à un militaire sot et ennuyeux. Pour recouvrer son îndépendanee. il faudrait lui rembourser la somme. Cependant, Bacchis a uno sœur dont Pistoclèrc devient l'amant. Mnésiloquo revient; mais, trompé par les apparences, il so croit trahi à la fois par son ami et par sa maitrcssc. Chrysale, esclave de Mnésiloque, prototype de Scapin, pour procurer à son maître l'argent nécessaire au rachat de la belle, a trompé lo père au sujet do l'argent rapporta d'Ephèse. Mais Mnésilonue, désespéré, a trop tôt rendu ses comptes. Quand tout s'éclaircit, il se désole et supplie Chrysale de lui procurer l'argent par uno nouvelle fourberie. Alors, lo génie do Chrysale s'échauffe. Tous les personnages, sous sa main, deviennent ses instruments. Bref, il sait si bien ensorceler lo vieillard que celui-ci lui confie do l'argent pour délivrer son fils d'un péril imaginaire. Maïs ce n'est point assez pour Chrysale d'arracher à Nicobulc les 20 mines nécessaires pour racheter Bacchis ; il faut encore qu'il lui extorque l'argent que le fils dépensera en festins et en amusements. Il fait plus, et finit par jeter le vieillard et le i)ère de Pistoclèrc dans les bras des mêmes courtisanes qui ont séduit leurs fils.

On pourrait crier à l'immoralité, si l'invraisemblance et la grosse bouffonnerie de cette pièce ne lui étaient toute portée. Plaute, d'ailleurs, parait avoir appréhendé que le dénouement ne parût un peu fort, même à des Romains, car il dit à la fin que cette dégradation de leurs cheveux blancs est pour les vieillards le châlimeul d'une jeunesse débauchée.

BACCHIUS [ki-uss — gr. bakkeios, même sens) n. m. Pied do vers grec ou latin, composé d'une brève ou de deux

longues, comme avenx ou amabuni ( '-' ) . Quelques

grammairiens anciens l'ont confondu avec l'antibacchius, composé de deux longues et d'une brève.

BAGCHU-BER {ku-bèr — étym. inconnue) n. m. Ancienne danse gauloise, d'un caractère guerrier.

— Encycl. Le bacchu-ber n'est plus en usage que dans certains villages des Hautes-Alpes. Ladoucetle la décrit dans son Histoire des Hautes-Alpes.

.BaCCHUS Ucuss — gr. Bakkhos, même sens). Myth. gr. Dieu du vin, fils de Jupiter et de Sémélé. V. Dionysos.

— Poétiq. Le vin :

Le pied du vendangeur frappe et brise la gmppe, Et Bacchus, en grondant, cède, écume et s'échappe.

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