BACTRIANE
Il av,
charge
l.a lia
u suin do préparer sa correspuadauce avec Mipublication eut lieu en 1851. D'autre part, Tai- L'ua SOS papiers à. la duchosse (îo Dino.saniêco, ■tdnti ttt> licvant avoir liou que trente ans après la Mi'M' lu '.-'■■■v.- iiiplomate, soit par les soins do sa nii'i '■ I I I, par Bacourt. A la mort de celui-ci, les
papnM i 1 1 11 iii ,111%: mains do sos oxècutours testaTiUMiiuiros, t haiolain iM An-iul, . i ..do rnior los léçua â son tour an l ■jtio,
qui los publiaen 1891. Une p'I I , u'-a
alors sur le point de savoir si lia- .'Ui i ,i\ n^ nnnqué le texto des mémoires, (l'f. Kcnn'. rt>ri/rlvpé'
leur ]'!
p. 83; t. XLVIII, p. 72,29», 301; t. XLIX, p. 69.) BAGOVE n. f. Nom donné, à la Gu^yane, aux fruits du bacovier, ((u'on nomme aussi FiGuiiS- BANANKS ; Les BACOVES sc mangent crues, tandis; {{Hc les bananes proprement dites, dont la pn/pr est moins aqueuse et plus ferme, se many Ht cuites.
QACOVIER {vi-ê — rad. bacove) n. m. Nom puvanais de deux variétés de bananiers, apjii'it s imisa sapientium, et musa sinensis. V. ba-
BacQUET (Jean), jurisconsulte français, né ;1 Paris, mort dans cette ville en 1597. Il a été Bacove. a\Mi at du roi à la chambre du trésor, et a écrit liis iraitès sur les Droits du domaine royal et sur la Jufi'ln-liun dr la chambre du trésor.
Bacqueville, ch.-I. de cant. do la Seine-Inférieure, arinii.i. (.■( a i: kiluin. de Dieppe, sur la Vienne, petit afllii'iit. lie la Saâuo ; 2.045 hab. {Bacquevillais, aises.) — Le caiit, a 25 comm. et 12.819 hab.
BACQUIER [ki-é) n. m. Porc que l'on engraisse.
Bacs, bourg do la Hongrie méridion. (ancien Banat, cniiiitat de Bacs-Bodrog) ; 4.500 hab. Autrefois, ville libre ru\aIo, siège d'un archevêché catholique qui a été réuni à '-clui de Colocza, et d'un évêché grec transféré à Neuhdii. — Le comilat de Bacs ou Bacs-Bodrog, compris dans îa Hongrie mérid., entre la Tisza et le Danube, est un des plus fertiles du pays; il compte 716.500 hab., sur une supcriirie de 11.080 kilom. carr., divisés en 13 cercles. Un canal et un réseau do ch. de f. parcourent le comitat.
BacsanyI (Jean), écrivain et poète hongrois, né à 'l'a|iMlr/a ou 17«;3, uîurt à Einz en 1845. Il publia plusieurs ^)^r> à II ];. \ .1 ,ilnii française, et fonda, à Kaschau, lo .1/ , ' 1/ In 1795, accusé de complicité dans une
< ni, |.,, Il iiuduit à Kufstein. Rendu à la liberté,
il li'VMii n .1 i. i-nv Ai' ]a. Magyar Âfincrva. Ayant traduit, eu isd'j, la proclamation de Napoléon aux Hongrois, il dut, peu après, se réfugier à Paris. Après la chute de Napoléon, il fut extradé et interné à Liuz. Ses Poésies CiunjH'cfcs ont été publiées ou 1827.
BACTÉBIACÉES(du gr. baktèrion, petit bâton) n. f. pi. lii.r l'auull.' de la classe des algues, dont les principaux fjiiins sont : baclerium, bacillus, lepiothrix, vibrio, spiril-
l :■. - Vue BACTÉRIACÉE.
I']ncvcl. Les caractères morphologiques des bactéria- •• . sont : inégalité des deux diamètres, ressemblance de j.t Kaso et du sommet, plan de division dans une seule ilur. iiMii \;in Tieghom divise les bactériacées en trois ini.!i>, i i[>rfs la forme et lo degré d'union des cellules : 7/i/r, o, ,,, r , , \\ bacillres, leptatrichces.
l'alLout. Bacférinct'es fosfiiles. La plupart des bactéiitant très loiu
nt joué dos do la plus haute importaiir.'. Des
dLvoiiicnnos, où ils accompagnent les restes d'animaux ou lie iilanii s : il- [-ouvent aussi être disséminés au milieu des suii-^iaiM < -. a[LnU>uses de certains schistes bitumineux. Les ^. hish > M'i Mudaires,les schistes permiens et houil- 1ers. louteiuioiit uu grand nombre de coprolithes provenant d'animaux : carnassiers, batraciens, reptiles, poissons, et dans lest^uels se trouvent des fragments d"os, d'écaillés, non digérés; ces débris, ainsi que la masse des bols alimentaires qui les entourent, contiennent une foule de bactériacées. On y a signalé des microcoques et des bacilles dont les rôles paraissent avoir été identiques à ceux des bactériacées actuelles de la carie des os et des dents. (V. coprouthes.) Les fragments de plantes tombés dans les étangs, les marais des époques anciennes et qui nous ont été transmis par la silice, le carbonate de chaux, etc., présentent des traces évidentes de l'action microbienne ; la membrane moyenne des cellules, leurs épaississements, se montrent plus ou moins altérés ou dissous; quelquefois, il n'est mémo resté des divers or-
Bactérie (réd. 5 fois).
{microbismo hdcnt qui coïncide toujo
ganos que la cuticule. Plusieurs espèces do microcoquos et do bacilles se sont attaqués aux tissus végétaux et les ont fait souvent disparaître. V, nois rossiLiiS.
Lo travail microbien a été parfois arrêté par le fait d'un transport brusque des fragments do plantes envahis par los bactéries dans dos masses d'eau considérables, telles que lacs, mors, où s'est formée la houille ; d'autres fois, par la présence do matières peu solublos dans l'eau, toxiques pour los bactériacées, nui les élaboraient, ot c'est ainsi que so sont produits los boqheads. Lorsque lo travail bactérien n'était pas enrayé, les tissus végétaux et animaux finissaient par disparaître complètement; les bactériacées so groupaient en zoogléos, qui étaient disséminées au loin ou gagnaient peu à peu le fond, et devenaient alors des centres d'attraction i>our los matières minérales calcaires ou siliceuses dissoutes dans les eaux; d'où la formation do certains oolithes et sphérolitlies.
BAGTÉRIDIE [di —
dugr. bakièrion, bâton, et eidos, forme) n. f.
Bot. Nom créé par Davaino pour désigner les espèces immobiles du genre baclerium et dntit la bactérie du charbon était le principal représentant. V. CHAKBON.
BACTÉRIE ou BAC- TERIA (dugr. baktèriit, bal. on) n. f. Entom.
(irure d'insectes ortlioliiîTcs, de la famille des phasmidés, renfermant des phasmos aptères dans les deux sexes, souvent do grande taille, habitant les régions chaudes du globe, et dont on connaît plus de quarante espèces. Citons la bacteria cœnosa (Australiei, la bacteria sti'iata (Mexi'jue), la bacteria ferula (Guyane),
BACTÊRIÉMIE lu isr. baktèrion, bâton, et haima, sang. l/orn si-rait bactêribémie) n. f. Méd. Pré-
sence'h hogènes dans le sang.
— Km\ii 11 i.iNi distinguer la bactériémie normale u bactérisme)y de la bactériémie vraie, ;avec un étal pathologique défini. La
Ijactériémie existe dans un grand nombre de maladies, à la période d'infection générale, dans la fièvre typhoïde, la tuberculose, \£> charbon, les septicémies. BACTÉRIENS {ri-in) n. m. pi. Bot. Syn. do bactériacées.
— Un BACIKBIEN.
BACTÉRIES (du gr. bakth'ion, bâton) n. f. pi. Bot. et niicrob. Genre de la famille des bactériacées, dont le type est le bacterium terme. — Une bactérie.
— Enctcl. Les bactéries sont des organismes microscopi(|ues et unicellulaires, dont l'un des diamètres est un peu plus long que l'autre, de manière à figurer des éléments cylindriques ordinairement droits.
Plus généralement, on désigne sous le nom de « bactéries « toutes les espèces des schizophvtes, thallophytes, se développant par division ou par cellules germinatives endogènes (Cohn). Le terme de « bactérie » est donc moins compréhensif que celui de microbe. V. ce mot.
Ainsi envisagées, les bactéries se rencontrent dans l'air, le sol, l'eau, et en nous-mêmes; elles constituent do petites cellules àprotoplasmagranuleux et contractile, munies d'une membrane d enveloppe, avec parfois des cils vibratiles, et vivent isolément ou en colonies. Isolément, leurs formes peuvent se rapporter à trois types : les microcoques, éléments ronds, peu ou pas mobiles, souvent réunis par deux (diplocoque), par quatre (tétragène), en chaînette (streptocoque), en grappe istaphylocoque) ; — les bâtonnets, éléments allongés, souvent mobiles, q^ui se divisent en bactéries proprement dites, bacilles et nlaments (leptothrix, cladothrix); — enfin, les spirobactéries, éléments infléchis et mobiles, les uns courts (vibrions ou virgules), les autres longs, tordus en hélice (spirilles et spirochaetes). Le premier type forme la famille des coccacées ; les deux autres, celle 'des bactériacées.
Certaines bactéries sont aérobies, d'autres anaérobies ; la plupart sécrètent des ferments solubles ou diastases, et excrètent des produits dont quelques-uns sont toxitjues [toxines). V. ce mot.
Les bactéries se reproduisent par division ou scissiparité, quand les circonstances sont favorables; par spores, quand elles sont défavorables. (V. sporulation.) Ces spores sont munies d'une double enveloppe protectrice. Quand, devenues libres par la destruction de la cellule mère, elles tombent dans un milieu convenable, elles germent et donnent naissance à des organismes semblables â ceux dont elles proviennent. Souvent, les individus nés par division restent unis ou englobés dans une matière gélatineuse, et forment des colonies volumineuses appelées zooglées.
La multiplication des bactéries est d'une grande rapidité, mais cette rapidité est influencée par les conditions du milieu : température, humidité, oxygène, aliments. D'une manière générale, les spores résistent mieux à la chaleur, à la dessiccation, à l'inanition, aux agents chimiques. (V. ANTISEPSIE, STÉRILISATION.) La multiplicité de ces conditions et leur spécificité pour chaque espèce bactérienne expliquent non seulement les circonstances des endémies ot dos épidémies (v. ces mots), mais encore \'op-
portunité morbide qui, pour les espèces réceptibles, varie suivant l'état dans lequel se trouve chaque individu. On verra aux mots air, contage, eau, infection, inoculation.
SOL. d'où viconeni les bactéries, et comment elles peuvent [lénétrer dans l'organisme. Notons seulement que, uno lois introduites, les unes so localisent, les autres se généralisontd'cmblée ou hecondaircment par bactihriémie. Dans tous les cas, los accidents généraux (lièvre, délire, etc.) paraissent du-s aux toxines entraînées par lo torrent circulatoire.
Quant â leur modo d'aclioD, les bactéries so divisent en : zymogènes, qui sécrètent des diastases ot produisent les fermentations {bacillus lacticus, hacUlut amytobacter) ;— bromogènea, qui dégagent des odeurs désagréables (bacillus piogenes fœtidus, microcoque do l'ozèncj; — chr&niogènes, qui donnent naissance â des pigments colorés bleus {bacillus pyocyaneus), verts imicroeoccua chlorinus), jaunes (slaphylococcus pyogenes aureva), rouges (micrococcu* prodifjiosus\; photogcnen, qui causent la phosphorescence du lait, do l'urine, des viandes; — pathogènes, enfin, qui déterminent par ellos-mômcs, ou par les produits qu'elles fournissent (toxines), los maladies infectieuses (v. blf.n-
NORRUAGIE, CALVITIB, CIIANCRK, CHARBON, CHOLÉRA, DIPH- TÉRIE , DYSKNTFRIK , ENDOCARDITES , ÉBTSÏPÉLK , FlfcVRB JAUNE, flÈViiH RÉCURRENTE, KIÉXTIE TYPHOÏDK, GRIPPE, LÉPUK, MORVE, NÉPHRITES LNFECTIKUSES, OREILLONS, PESTE, PNEUMONIE, PYOHÉMIE, RAGE, RHUMATI8MKS, UOCGET, HEITI- CKMIES, SUPPURATION, SYPHILIS, TÉTANOS, TUBERCULOSE,
variole), comme on lo démontre par la méthode des cultares artificielles otdes inoculations, inaugurée par Pasteur. C'est aux toxines qu'on attribue, aujourd'hui, les accidents généraux do l'infection. Il n'en est pas moins vrai que certaines bactéries produisent des lésions : les unes spécifiques (bactérie do la morve); los autres variant de siège et do nature (pneumocoque). L'action des bactéries pathogènes ne so manifeste, d'ailleurs, qu'au bout d'un temps plus ou moins long (période d'incubation), qui varie avec l'espèce bactérienne, le lieu et la voie do pénétration. ï)o plus, le pouvoir pathogène se trouve lié â la réalisation do certaines conditions : traumatisme, fatigue, épuisement, refroidissement, etc.
Dans les organismes sains et vigoureux, les bactéries sont détruites sous l'influence de la pltagocytose (v. ce mot) et du pouvoir bactéricide du plasma sanguin et lymphatique; certaines glandes fournissent aussi des produits qui saturent ou modifient les toxines. Bactéries et toxines sont rejetées au dehors : pathologiquement, par la suppuration, les éruptions, les pustules d'ecthyma, les vésicules mîliaires, etc.; physiologiquement, par les fèces, les sécrétions, et surtout par le rein.
BACTÉRIOLOGIE {Jl — do bactérie, et du gr. logos, trait.- n. i. .Mt- 1. Partie de la microbiologie qui atrait aux bari.ri<--s, aux bactériacées.
— Encycl. La bactériologie, comme la microbiologiô tout entière, date de la découverte faite, en 1680, par lo naturaliste hollandais Lœwenhœck, à l'aide d'une simple loupe, des êtres très petits, quelquefois mobiles, seulement soupçonnés avant lui. Il en signala la présence, non seulement dans les eaux naturelles, les infusions, mais aussi dans l'intestin de plusieurs animaux et de l'homme, dans le tartre des dents ; il reconnut même que la diarrhée coïncide avec une surabondance de ces êtres minuscules. Otto Frederick Mùller, naturaliste danois, appliquant à l'étude des bactéries le microscope composé (1774), récemment découvert, puis 'Ehrcnberg (1833), en perfectionnant les méthodes d'observation, décrivent un grand nombre d'espèces nouvelles et tentent des essais de classification {monades et vibrions de Muller ; bactéries, vibrions, spirillum et spirochœte d'Ehrenberg). La découverte de la bactéridie charbonneuse par Davaine et Rover (1850), élucidée par les travaux de Pasteur, marque l'origine do la bactériologie pathologique, qui s'est rapidement développée avec Pasteur, Koch, Cornil, Roux, Klebs, Flûgge, Gaffki, Lœffler, Eberth. FriedIander, etc., pendant que'la morphologie et la physiologie des bactéries ont continué de progresser lentement, grâce aux travaux de Nœgeli, de Cohn, de Zopf, de Duclaux, de Balbiani, de Buïschli, de W' inogradski, de Metschnikoff, etc., et que B. Renault crée la bactériologie fossile. V. bactériacées.
L'instrument fondamental de la bactériologie est Je microscope, auquel on adapte avec avantage, pour fixer les résultats de l'observation, un appareil photographique. (V. MICROPHOTOGRAPHIE.) Lcs cuttures Ot la Coloration (v. micrographie) sont les principaux moyens auxiliaires de la bactériologie.
Uatténuation des virus et la vaccination, la sérothérapiCt le sérodiagnostic par agglutination, la nitrification artificielle {v. ces mots) sont les branches principales de la bactériologie appliquée.
BACTÉRIOTHÉRAPIE (pi — de bactérte, et du çr. thérapeuein, ^ërir) n. f. Méd. Traitement des maladies par les bactéries ou leurs produits.
— Encycl. La bactériothérapie ne comprend jusqu'ici que la vaccine jonnérienne et la vaccination par les virus atténués. L'inhalation d'une culture vaporisée de bacterium terme contre la tuberculose, l'injection sous-cutanéo d'une culture de bacille pyocyanique contre la fièvre typhoïde sont de simples essais.
BAGTÉRISME [issm") n. m. Bactériémie latente, telle que des bactéries pathogènes existent dans le sang sans avoir déterminé encore des troubles, accidents, ou lésions caractéristiques.
BAGTÉRIUM kté, om'— dugr. baktèrion, bâton) n.m. Bot. Nom donné aux bactéries, quand elles se présentent sons la forme de bâtonnets cylindriques courts et dissociés, ou réunis au nombre de quatre au plus. Ce genre, créé par Elirenberg, doit rentrer dans le genre bacille de Cohn.
BACTRÉOLE n. f. Mot que les ouvriers baneurs d'or emploient improprement pour bractéole, servant â désigner une feuille d'or défectueuse. V. bractéole.
BactreS, antique capitale de la Bactriane, résideoco des rois dos anciennes dynasties légendaires de la Perse. et qui est reeardéo comme la patriote Zoroastre, le grand prophète do l'Iran. V. Balkh.
Bactriane, anc. contrée do l'Asie centrale, située entre l'Oxus f Amou-Daria) au X., et lo Paropamisus (Hindou-Kouch) au S. Cette contrée comprend aujourd'hui une partie du "Turkestan russe et le Turkestan afghan. La capitale en était Bactres (Balkh), non loin de l'Ôxos.
— Encycl. Le sol de la Bactriane n'était fertile, comme aujourd'hui, qu'aux abords des cours d'eau; ailleurs, c'était le steppe, aride, inhabitable. Le commerce était
BACTRIDIE — BADE
actif- los marchandises du ThibetPt de la Chine, arrivées par caravanes, empruntaient la vom de rOxus. Aussi la ?é"ion était-elle prospère : daprès Justin elle comptait, au" m' siècle av. J.-C, mille cités. Les Bactriens, avec les Mèdes et les Perses, appartenaient au rameau aryen de la race indo-européenne. j , ,■
La Bactrianc, qui fut, croit-on, le berceau de la religion de Zoroastre et le centre d'un puissant empire, fut loumise par les Mèdes, puis devint, sous Cyrus, une satrapie de l'empire perse. Son dernier satrape fut Bessus, le meurtrier do Darius. Ce crime ne profita point à Bessus ■ Alexandre le Grand occupa et colonisa la Bactriane (330 av J.-C). A la mort du conquérant, le pays fut réuni au royaume syrien des Séleucides. Il redevint indépendant vers 256 av. J.-C, sous Théodote. fondateur du royaume bactrien-grec, et dont les successeurs étendirent ce royaume vers l'Inde et la Caspienne : ils ne le purent défendre contre une invasion de peuplades scythes, nui le détruisirent vers 90 av. J.-C.
^^^v, 1 II
femelle
a, fleur mâle ; b, fleur
. le détruisirent vers 90 av.
BA.GTRIDIE (di — du gr. baktron, bâton, et eidos, forme) n. f. Genre de bryozoaires, de la famille des cellularidés, caractérisé par ses cellules rhomboïdalesen deux rangées.
— Encycl. Les bactridies vivent en diverses mors et sont fossiles dans les terrains tertiaires.
Bactwen, enne
(m, en'), celui, celle qui habitait Bactres, ou la Bactriane. — Les Bactriens.
— n. m. Idiome des Bactriens, dialecte du zend.
— Adjectiv. : Po-
pulati07l BACTRIENNE.
BACTRIS {triss — du gr. baktron, bfiton) n. m. Genre de palmiers-cocoïnés du Mexique, du Brésil, etc., àtige très grMe, g^j^t^jg affectant la torrae d'un roseau, et employée communément pour fabriquer des cannes légères et solides, connues sous le nom de catines de Tabago.
BACTRITE (du gr. baktron, bâton) n. m. Genre de céphalopodes fossiles, famille des bélemnitidés. Les bactrites sont des bélemnites prosiphonates.
— Encycl. La coquille des bactrites est allongée et conique, d*où leur nom ; le phragmocône a ses parois très rapprochées ; le siphon est filiforme, à cavité paraissant calcifiée au passage des cloisons et donnant lieu à la formation d'un lobe. Les bactrites, dont on retrouve les débris dans les terrains silurien et dévonien, forment sans doute le passage entre les orthocéras et les aulacocéras du trias.
BACTROGRINUS [nuss — du gr. baktron. bâton, et krinon, lis) n. m. Genre d'échinodermes crinoïdes fossiles, à calice cylindrique et à base dicyclique.
— Encycl. L'opercule du bactrocrinus est plat, avec quatre grosses plaques orales semblables et une plaque anale derrière laquelle se trouve l'ouverture anale latérale, entourée d'une couronne de plaquettes. La tige est pentagonale, et le canal nourricier a cinq rayons. Le bactrocrinus œqualis est fossile dans le carbonifère de l'Amérique du Nord.
BACTROMANCIE {du gr. baktron, bâton, et manteia, divination) n. f. Science de la divination par les baguettes.
— Encycl. La bactromancie fut fort en vogue dans l'antiquité. Les Orientaux, puis les Romains, la pratiquèrent. Suivant Hérodote, les Scythes faisaient servir à cet usage des baguettes de saule bien droites ; les mages, au dire de Strabon, employaient des branches de laurier, de myrte, et des bnns de bruyère. On dépouillait d'un côté, dans toute sa longueur, la baguette choisie ; à deux reprises, on la jetait en l'air : lorsqu'on retombant elle présentait d'abord la partie dépouillée, ensuite le côté revêtu de l'écorce, on en tirait un présage favorable ; lorsqu'elle tombait deux fois de suite du même côté, c'était, au contraire, d'un fâcheux augure. La baguette divinatoire, qui fit si grand bruit au xv!!*^ •siècle, n'est qu'une forme de la bactromancie. V. baguette Di\iNATomE.
BAGTROMANCIEN, ENNE {si-in, en') D. Celui, celle qui pratique la bactromancie.
BACTROSPORE [tross — du gr. baktron, bâton, et sporos, semence) n. f. Genre de lichens, dont le type est la bactrospora dnjina.
BACTYRILOBE (du gr. baktèrion, bâton, et lobion, casse) n. m*. Bot. Syn. do cathartocarpe.
BACUL(oi/)n.m.ouBACULE n f. (dulat. baciUus, bâton ; ou de battre, et cul), bois du harnais de l'âne et du mulet, fait en domi-oerclo et placé au-dessus de la croupière. Il Largo croupière qui oat sur les cuisses des bêtes attelées.
Baculard (Arnaud de). V. Arnaud.
BAGULER (du lat. baculus, bâton) v. a. Frapper avec un bâton. Il Par ext. Battre, maltraiter : Le bon chevalier se print aux cornes de ce diable et lui en an^acha une, dont il le BACULA trop bien. (« Cent Nouv. nouv. «.) [Vieux.]
— Mettre un bacul : Baculer un âne.
BAGULINE (du lat. baculus, bâton) n. f. Paléont. Genre d'ammonites stéphanocératines, se distinguant dos baculites par les lobes à sommets indivis.
— Encycl. Le genre bacuUne, fondé par Neumann, n'est représenté que par une seule espèce : bncidina acuariinn, ammonite lisse et droite, des couches à ammonites du groupe Ornati, de Souabe; Hœrnes a établi pour cette même forme le genre leioceras. Fischer range dans ce genre la baculine Rouyana, des assises néocomienoes.
BAGULITE (du lat. baculus, bâton, et du gr. lithos, pierre. — L'orthogr. étymol. serait bacduthk) n. f. Genre de mollusques céphalopodes tétrabranchiaux, de ia famille
dos ammoDitIdés, renfermant des ammonites complètement droites et terminées en pointe aiguë. Les baculites sont abondantes dans le crétacé : baculites anceps, fossile caractéristique du calcaire à baculites de Valognes (Manche) ; baculites incurvatus, forme un peu arquée, du crétacé supérieur de la Touraine; etc.
BAGULOMÈTRE (du lat. baculus, bâton, et du gr. métron, mesure) n. m. Perche graduée, avec laquelle les arpenteurs mesuraient autrefois les terrains en pente et d'un accès difficile, ou même inaccessibles.
BACULOMÉTRIE n. f. Art de mesurer avec le baculomètre les distances ou les hauteurs accessibles ou inaccessibles.
Bacup , bourg manufacturier d'Angleterre (comté de Lancastre) ; 25.000 hab. Filatures de coton, fabriques de tissus, fonderies.
Bacurius ou Baturius, roi dos peuplades ibères qui habitaient
entre le Caucase et la mer Caspienne. II se convertit, vers 325, à la suite d'un miracle, et fut nommé, par Constantin, gouverneur de la Palestine.
Bad. Chez les anciens persans, génie des vents et des tempêtes, qui présidait au vingt-deuxième jour do la lune.
BadagAS, tribu agricole des monts Nilghiris, dans le sud de l'Inde. Los Badagas appartiennent au groupe dos Dravidiens. — Un Badaga.
BadAGRT, ville de l'Afrique occid. (Guinée), colonie angl. de la côte des Esclaves, sur le fleuve côtier Osso. Factoreries. Colonie anglaise depuis 1861. Elle fut auparavant la capitale de l'ancien royaume de Badagry.
BADAIL [dày') n. m. Filet en forme de chausse, que l'on traîne au fond de l'eau, et qui dififère très peu de la drague.
BadajOZ, ville et place de guerre d'Espagne (prov. de Badajoz), sur la Guadiana, à son confluent avec le ruisseau de Rivillas, près de la frontière de Portugal, ch.-l. de la province de même nom et autrefois de rKstréniadiire : 27.300 hab. Siège d'une audience rrimim-lic ; (.-vrrlic. Carrières de marbre, tuileries. Moulins, tanneries, tissus. Cette ville, patrie de l'amiral do Castille don Juan de Cabrera, duc de Modina, du peintre Morales, a soutenu plusieurs sièges; elle fut prise en 1811 par les Français commandés par le maréchal Soult, et en 1812 par les Anglais. Elle renferme quelques monuments qui méritent d être cités : entre autres, la cathédrale, et, dans sa partie supérieure, les ruines d'un vieux château. On 3' remarque aussi un pont, construit par les Romains sur la Guadiana.
Badajoz est le ch.-lieu de la capitainerie générale d'Estrémadure, formée par les deux provinces de Badajoz et de Cacérès. — La province de fiadajoz a 481.500 hab. sur ses 21.900 kilom.carr.; ledisirict est peuplé de 30.840 hab.
Badajoz (Juan de), architecte espagnol, né à Badajoz à la lin du x.v« siècle, mort dans le xvr. Architecte de la cathédrale de Léon, il travailla aux cathédrales de Salamanque (1512-1522) et de Séville (1513). On lui doit les plans de la chapelle gréco-romaine de Saint-Isidore de Séville; du cloître de Saint-Zoïle, à Carrion-l es-Coin tes (Vieille-Castille), et de la façade du couvent de Saint-Marc, à Léon (1537).
BadakaRS, peuplade des monts Nilghiris (S. de l'Inde). Au nombre de 10.000 environ, divisés en huit castes, ils obtinrent des Todas, moyennant un impôt annuel, les terres sur lesquelles ils se sont établis. Ils vivaient jadis dans les plaines du Nord. — Un Badarar.
BadaKCHAN, pays de l'Asie centrale, situé entre le haut Amou-Daria, au N., et THindou-Kouchau S. Conquis par l'Afghanistan en 1869, il a été laissé à cet Etat par la convention anglo-russe du 15 mars 1895. Il est encore peu connu; il me'surerait, du N. au S., 200 kilora., et, d'E. en O., 300; sa superficie est évaluéeapproximativement à 40.000 kilom. carr., sa population à 150.000 hab. Djenn (2.000 hab.j a remplacé comme capitale Feïzabad, à demi uétruite vers 1820. Le Badakchan occidental est la fin du steppe turkestan ; à TE. et dans le S., des vallées s'élèvent vers le Pamir et l'Hindou-Kouch. Beaux pâturages; richesses minières célèbres en Orient : turquoises, rubis, soufre, alun, sel, or. Route des caravanes de Caboul à Yarkand. Langue persane, religion musulmane. Importance politique : c'est une des provinces afghanes qui forment « tampon u entre le Turkestan russe et l'Inde anglaise.
BadAKHSHI (Meulana), poète persan, né à Samarcande, florissait vers le x* siècle de notre ère. Il est auteur d'un recueil do poésies qui sont, dit-on, pleines de grâce et de charme.
BadalocchiO (Sisto), surnommé Rosa, peintre et graveur italien, né à Parme en 1581, mort à Rome en 1647, eut pour maître Annibal Carrache. Il a travaillé le plus souvent sur les cartons de son maître et sur ceux de quelques-uns de ses contemporains : le Dominiquin, le Guide, l'Albane, Lanfranc. Son meilleur tableau est un Saint François recevant les stigmates, au musée de Parme. On cite encore, dans l'église de la Trinité-des-Pèlerins, de la môme ville, une Vierge entourée de saints, et, à Bologne, la coupole de l'église Saint-Jean, copie réduite de la fameuse coupole de Parme, du Corrège. Badalocchio a gravé àTcau-forte cette même coupole, en six planches.
Badalona, ville d'Espagne (Catalogne, prov. de Barcelone); 16.000 hab. Tissus de fil et de coton, corderie, cristallerie, fabrique de biscuits.
BADAMIER (miV) n. m., ou BADAMIE n. f. (corrupt. de bois de damier). Bot. Nom vulgaire des terminalia, genre do combrétacées, renfermant des arbres plus ou moins
Armes de Badajo
Badamier :
, fruit ouvert-
élevés, de l'Inde, du Sénégal, des Antilles et de l'ile Mai rice. (Les fruits des terminalia sont connus sous le nom ■ myrobalans et étaient très réputés comme astringents ( toniques. L'écorce laisse couler une gomme douce et a tringente. Piqués par les insectes, leurs organes produ sent des galles qui servent à la temture et au tannage.
Les racines de quelques espèces sont usitées pour combattre la diarrhée.
Le badamier ailé est utilisé dans l'Inde pour traiter les angines, les aphtes, le scorbut. Le badamier à feuilles étroites, de l'Inde, produit une sorte de benjoin .)
— Comm. Vernis connu aussi sous le nom de laque de Chine, fourni par un arbre de Java , appelé badamier-vemis ,
Il Huile douce obtenue par le broyage du
fruit du badamier. Son goût rappelle celui de l'huile d'olive. On emploie printipaiement cette huile dans les Indes,
Badaon, district de l'Inde anglaise du Nord (prov. du Rohilkand) ; 925.600 hab. Ch.-l. Badaon.
Badari, village d'Egypte (prov. de Syout), sur le Nil ;
G.50n halp.
BAOAROA n. f. Bot. Syn. de siCYOS.
Basarocco (Giuseppo), peintre italien, dit il Sordo,
né à Gênes en 1588, mort de la peste en 1657. Il séjourna à Florence, et commença dès lors à imiter Andréa dnl Sarto. On cite de lui un Saint Philippe de Néri adorant le crucifix, à Voltri. — Son fils, Giovanni Raffaello, m- a Gênes en 1048, mort en 1726, se rendit à Rome, entra a l'école de Carlo Maratta, imita Raphaël, puis Pierre .1.' Cortone; visita Naplcs, Venise, et revint s'établir à Gênes, où il peignit des portraits, et surtout des compositions religieuses, remarquables par la suavité de la touche.
BADASC n. f. Bot. Nom de la lavande spic.
BADAUD {dô], AUDE (du bas lat. badare, bâiller, par inlorm. du provenç. badau) n. Celui, celle qui s'étonne do tout, qui admire tout, passe son temps à regarder niaisement tout ce qui se rencontre : Une vraie badaude. // '/ a des BADAUDS partout, mais on a donné ta préférence a ctn r ijui sont de Paris. (Volt.) Il Personne ignorante ou niaise qui croit tout ce qu'on lui dit : Ce Parisien qu'on fit leur de qrand matin pour voir passer Véquinoxe sur un munie était un BADAUD. (Audiffret.)
— adj. : Le Français est né bienfaisant et badai». (H. Rigault.)
— Syn. Badaud, benêt, niais, nigaud. Le badaud est un curieux qui s'étonne de tout ce qu'il voit, (/ofie sans réflexion tout ce qu'il entend , et manifeste sa joie ou sa surprime en tenant sa bouche ouverte, en bayant. Le benêt est bèio par excès de bonté, de simplicité. L'homme niais est novice comme un enfant, sans malice et sans défense contre des ruses qu'il ne soupçonne point. Le nit/aud est comme le niais, mais sa niaiserie est plus vulgaire.
BADAUDAGE n. m. Action de badauder.
BADAUDAUXE ((/ mil.) n. f. Collection, assemblée de badauds.
BADAUDEMENT adv. A la manière des badauds : Admirer BADAUDEMt:NT.
BADAUDER V. n. Faire le badaud, perdre son temps A considérer niaisement tout ce qui paraît extraordinaire ii nouveau : Le Parisien doit sa réputation de BAD.\tlD aux iKmtbreux étrangers qui viennent badauder à Paris. (Boitard. :.
BADAUDERŒ n. f. Caractère du badaud ; puérilité, niaiserie : La badaddebie contemporaine. (A. Legendre.) il Action, propos de badaud : Une franche badadderie. (Acad.)
BADAUDISME (dis.i) n. m. Manie du badaud : Les lieux de phiisir exploitent le badaudisme des étrangers.
BadavÂ, déesse du feu sous-marin. Secondaire dans la mytliologie brahmanique, elle joue un rôle importam dans'celle du bouddhisme thibétain, où elle se confond ave-, deux autres divinités de même nature, Haya-Çiras et Hiiy.i. Griva, sous le nom de Tamdin, « l'ennemi des démons ..
Badayon, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, lie Boliol); 7.820.
Badby (John), hérésiarque anglais, mort sur le bûclier en 1410. Ardent champion des doctrines de 'Wiclelf, il lui traduit devant la cour diocésaine de Worcester, puis renvoyé devant l'archevêque de Cantorbury, qui le condamna à être brûlé vif. Il refusa la grâce qui lui était offerte à condition de se rétracter.
Badcock (Richard), botaniste anglais, vivait dans le XVIII" siècle. L'un des premiers, il a observé au microscope la structure des anthères et l'émission du pollen. On connaît de lui deux opuscules.
BADE (du bas lat. badare, bâiller) n. f. Ling. Syn. de
BAllAUllERII-;.
— Teclin. Ouverture de compas mesurant les jours qui existent entre certaines parties de deux pièces de cliarpente dont les faces devraient se joindre exactement.
Bade (grand-duché de), en allemand Baden, Etat do l'empire allemand depuis le 15 novembre 1870. Il est situé entre 47° 32' et 49" 45' de latitude N., 5° 1 1' et 7» 32' de longitude E. De forme allongée dans le sens du S.-O. au N.-E., il est resserré entre la Hesse, dont il est séparé par le cours du Main et le royaume de Bavière au N.. le rovaume de "Wurtemberg à l'E., la Suisse au S. et le Rhin à l'O., qui le coupe nettement de l'.Msace et du Palatinat. Au S.-E., la principauté héréditaire des Hohenzollern est, en quelque sorte, enclavée dans son territoire. Il en résulte que sa frontière, presque partout artificielle, affecte un dessin bizarre et contourné. La superficie du grand-duché est de 15.263 kilom. carr., et sa population de 1.725.270 hab., ce qui donne une population kilométrique de 114 habitants, chiffre extrêmement élevé et qu'attei-
fînont avocpoino certaines pr omagiio 011 (in la Jinuio Ifalio
(h'or/rn/ifiicouvort iircM|iM
No
' qui,
;-lios ilp la BL-lgi<iuo, do l'Al-
I.o graml-duchô do Bado est I l'.u" l'épais massif do la ForAtlii'-n rhénane, complote les Iian- 'iis de la plaino d'Alsaco, les apparaissent comme. uno mu- "orit lo cours do la Kinzip.
nt, conu
tours do la hti . i ■.■,,. \ hauteurs du s. liw.u/.u.ilii raillo qu'ontanio ]>rofund(
Ces sommets, arrondis ou ballons, so di , .„ „
FcUihcrff, à 1.495 m., le Itplcfœn à 1.415. ot \o lûnidolà. ' 240 m. do hautour. Lo systc''mo sn rnntinuc vers io N.
du N
pondant SOO kil quo du Kaiierstii/ii. Au dt^l; le massif do l'OdiMnvaM. d.
vers le S. a['|';iriM-iMiciii ,ii prosauo vcrdc.'ih' <iii '■>,{.- .{n
VOrsl'E. par ihm- si-nr ,\-- ].\:
BO COnfondro nisrii-.ililrriirtil
Aucun pays .-ilIrm.nHi n,- Limitée par'lo l;lini, <|in .\,-y de plaino ot ir;noi-M- unr i-i.h.
lantiolleso sunt oUn.-o ks \Éli.
h.tni, la Forôt-Noiro ouvoio au n<uv(i un grand nombre du rivii-i-.'s, dont les unes ouvroiU drs vallées profondes do l'K. à l'o. dans l'épaisseur des mont;iL'iios {tels sont l'Elz, grossi du Drcisham, la Kinzig), dont 1rs autres courent du S. au N.
à travers les fissures de la Forôt-Noire (telles sont la Murp, dont un affluent arrose Bado. r-t le Neokar, qui, après avoir l.m l'unité physique du Wuricid borg, se jette dans lo Rhiu a la liauteur do Manheim). Vrr.^ Il'', !o grand-duché n'est pas liMiinsarrosé : les deux rivîéros 'l>'iii sera formé le Danube (la Bri-go et la Brigach) prennent de ba<ie.
naissance dans le massif ba-
dois et ouvrent une route naturelle vers la voie historique du val d"Enfer. Ajoutons que, sur les sommets de la Forèt- NmIi-o. dorment de nombreux lacs, dont le Feld et le Titi sniK los plus importants.
1 '.tte richesse en cours d'eau, le pays la doit à ses moni.ijiii^s, véritables réservoirs qui restituent à leur pied, MHis l'orme de sources, les précipitations tombées sur leurs ll.iih s. Ces pluies ne sont, d'ailleurs, pas très abondantes, saut im été. Comme l'Alsace et une partie de la Lorraine, b' -laiid-durlié de Bado se trouve dans une zone de transiMnti Mil 1 .'li.ignement de la mer rend plus violents les .>M,ii i-Ns nitro les saisons extrômos. Le pays de Bade, hhii .|ur ^uuo au miliou de l'Europe centrale, n'a pas cejn iilaiÉL un climat continental. La température moyenne y (Si lo iO" environ dans la plaino otde 7" dans la montagne. (iéof/rapkie économique. Le grand-duché de Bade est un pays riche, comme l'indique le chiffre de sa population. (i ifi' richesse lui vient presque tout entière de la Forèt- \ ir-v C'est sur ses flancs ensoleillés que se cultive lavi- -n- l'O.OOO hectares), dont les crus sont légitimement reiiiuiimés on Allemagne; c'est sur ses pentes que s'étendent i.-. |,aiiiraL'''s, où paissent 593.500 têtes de bétail; c'est à M-^ |i;''l . lans les terres déposées par le Rhin, que se culf ivriif ir , . .ii-ales, et sur les premières assises que pousse I" iii'i : iWio hoctaros). Cest, enfin, des profondeurs nu 111'-^ 'lu massif, dans la vallée ili' Il Kiii/iLT, *|U0 sont annuelle- ç? [jH lit r\tiaits lo plomb argontilii: . I ■ .^'hall. le fer ot l'étain irn[ii''liarrrti.'iit Utilisés par l'in-
.1 •-, liëtres et sapins). Los
co[i|>i>s rapportent annuellement unn somme de M à 18 millions di' tiurks, et le Rhin emporte d'iniiiionses radeaux de bois à destination de la Hollande. N'est-ce pas, enfin, de la montagne que s'échappent do nombreuses sources thermales, dont celle de Baden-Baden (88" C.) est universellement connue?
Mais la population surabondante du grand-duché de Bado ne se contente pas do l'exploitation des richesses naturelles. Les 500.000 ouvriers du grand-duché trouvent à s'employer dans les fabriques de cotonnades d'Offenboiirg et de Tell, dans les fabriques de bijouterie do Pl'orzheim, dans les nombreuses distilleries, dans les manufactures de soie de Fribourg ou do glaces de Manheim, ainsi que dans les ateliers do constructiou do Manheim.
Il convient de remarquer qu'un grand nombre d'agriculteurs se transforment, l'hiver venu, en ouvriers industriels ; chaque chaumière devient un petit atelier, et plus de 40.000 personnes livrent annuellement au commerce les fameux coucous et les fragiles objets en bois de la, Forêt-Noire.
Lo grand-duclié do Bado est donc un des pays les plus actifs et les plus industrioux de 1 Europe.
•— Voies de communication. Los voies de communication s y sont multipliées. Sans parler des voies fluviales naturelles du Rhin et du Neckar, le pays do Bade est coiitourné au S. par le chemin de fer qui suit la vallée du Rhin de Baie à Schaffouse, et à]'0. par celui qui suit le cours du i est ainsi la tète de
fleuve de Bâle à Manîi ligne des communications et t rieur d'une grande inii'nn.in.
lement Pforzheim à CailsiulM travers la vallée de la Kiu/i
pnrt.
av
val h
sumé, I' ré es et ;;
— Gt'vf/raph
ni.e. n. j.ar lo val dEt.fcr. des niiro Brisach et Fribourg. En rélossède 1.500 kilom. de voies feroutes.
- . . , ^- Le grand-duché est une monarchie constitutionnelle, depuis le 22 août 1818. Lo grand-duc gouverne, assisté d'une chambre dite première c/mni6?-e où siègent les seigneurs médiatisés, les prélats et les représentants des uDÎversités, ot d'une seconde chambre, composée de 63 députés élus pour quatre ans. La capitale est
Karlsruho ; les chofs-lioux des trois autres circonscriptions sont : Constance, Fribourg ot Manheim, Il faut oncoro cirer If.i.j.lhrrr et Pforzhoim.
L'insirui \ |'ii)ilh|iie est extrêmement développée dans
lo grand <l 11. Iw I, .-n .rit.'nement supérieur est donné dans dou\ riiiuri II. , llrMt.HM-rg. et Fribourg) et uno écolo 1*"''' '' I ' ' " iiiIm 1 instruction secondaire, par ''' ' ' I I I . n primaire, par deux mille
' 'Il I ' in . i- riant 80 recrute dans quatre
— Arnii-r. L'arinéo badoiso forme, avec doux régiments et trois bataillons prussiens ot le bataillon do chasseurs mecklombourgeois, le H" corps do l'armée impériale al- Icniande. Los troupes badoises comprennent G régiments d'infanterie, 3 régiments do cavalerie, et 1 brigade d'artillerie do campagne.
— Histoire. L'autonomie du pays de Bade commence avec la famille des Ziehringen. d'où est descendue la maison de Bado. A la mort de Bcrtliold ^^ en 1077. son fils aine, Bertholdll, continua la maison dos Zaahringou, ot lo
w u H r L iV'i n r R G
second, Hcrmann, fut le premier margrave de Bade. Ses descendants agrandirent assez vite leurs territoires. Hermann V acquit plusieurs villes par échange. Hcrmann VI devint duc d'Autriche vers 1218. Pendant les xiv ot xv siècles, le pays de Bade fut partage à diverses reprises. Bernard I" (1372-1431) passa sa vie en guerre contre le duc d'Autriche ; son fils, Jacques I", mort en 1453, fut ^u^nommé Salomon, à cause de sa sagesse: Christophe I" (1475-1529) aida l'archiduc Maximilien dans sa guerre rontre Louis XI. Les possessions avaient été partagées, en 1527, entre deux lignes : Baden-Baden et Baden-Durlach. Le margrave de Baden-Durlach avait adopté la Réforme, celui de Baden-Baden était resté catholique. Pendant la guerre de Trente ans, chacun d'eu.x fut tour à tour maître des deu.x margraviats ou exilé. Dans la ligne do Baden-Baden, il faut citer Louis-Guillaume (1677-1707), qui vainquit les Turcs à Nissa (1689) et à Szalankemenen (1091), mais qui fut battu par Villars à Friedlingen en 1702. Dans la ligne de Baden-Durlach, il faut mentionner Charles-Guillaume (1709-1738), qui fonda Carlsruhe. Charles- Frédéric (1738-1811) réunit les domaines des deux branches. Après avoir été battu par Moreau, il se rapprocha de la France, et chassa les émigrés. En 1803, son domain') s'accrut d'une partie du Palatinat. En 1806, Napoléon le nomma" grand-duc » , et, après .iusterlitz, ses Etatss'agrandirent encore. En 1809, ils s'augmentèrent aux dopons du \\'urlomberg. Charles-Louis-Frédéric, né on 1786, succéda à son grand-père Charles-Frédéric. Il avait épousé Stéphanie Tascher de La Pagerie, cousine de l'impératrice Joséphine, et avait servi dans les armées françaises. En 1S13, le congrès de Vienne lui garantit ses Etats. Il mourut en 1818, et eut pour successeur son oncle, Louis-.Vugusto-Guillaume, fils de Charles-Frédéric, né en 17()3, mort en 1S30. Ses Etats passèrent â son frère consanguin, Lôopold I", issu d'un mariage morganatique de Charles- Frédéric. Celui-ci appliqua d'abord avec sincérité lo régime constitutionnel promis, mais éludé par ses prédécesseurs ; malheureusement, des conflits de pouvoir amenèrent des mesures rétrogrades, et le gouvernement lutta contre l'impopularitô jusqu'en 1848. Uno insurrection éclata en mai 1849 1 Léopold ne put rentrer dans ses Etats <|ue grâce à uno intervention armée des Prussiens, qui occupèrent le pays jusqu'en 1850. Il y eut de sanglantes exécutions: mais le gouvernement badois ciMiM rnsiiito dans une politique plus iih. I. [, r. Léopold mourut on 1S52.
— Il 1 MIS ce temps, le grand-duché de H;ido a eu, jusqu'en 1800. uno politique favorable à l'Autriche ; aujourd'hui, il marche d'accord avec l'Allemagne dans presque toutes les questions. V. .Ali.iomagnk.
Bade ou Baden-baoen, ville
du grand .iurh,-.l.>li:ide. a l'issue de la foret Noire, sur i'Oos, sous-afll. du Khin par la Murer: 13.900 hab. V lile d'eaux internationale, fréquentée en éic par plus de co.ooo baigneurs, très en vogue depuis la lin
Armes de Baden-Baden.