‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 624 sur 828 · BACHET · texte numérisé non relu

BACHET

deux premiers volumes d'un Cours de droit public qu'on a dit très hardi, mais qui est introuvable.

Bâcher (Théobald-Jacqucs-Justin), diplomate français, né à Thann en 1748, mort en 1813. Attaché à l'ambassade de Vergennes à Soleure en 1777, il embrassa avec ardeur les opinions républicaines, et fut nommé, en 1793, agent de la République à Bâle. Il travailla â la paix de Bâle sous les ordres de Barthélémy. Chargé d'affaires à Ratisbonno (1798-1799), il fut, sous lo Consulat et l'Empire, et jusqu'à sa mort, employé â diverses missions; il avait reçu, en 1808, le titre de « baron de l'Empire ».

Bâcher (Jules), romancier allemand, né en 1810 à R.Tgnit (Prusse). 11 exerça pendant dix ans la médecine à Koenigsberg, puis se voua à la littérature. On lui doit des romans historiques : Sophie-Charlotte, une reine pjiilo- •:onhe (lS5Gi; lu Revue des fiancées par Frédéric le Ijrand (is-r. n /, , /j,,,ners Jours de Fr-édéric 1" [IS'd»); Une iilon (1804) ; la .Sibijlle de Clèves (1805) ; . (1870); etc.

>liin. de bac) n.m. Autref., Petit bac. — ICii T. d ai;rii , Variété de raisin. Bachet de Méziriac Biogr. V. Méziriac.

BÂCHEUR II. m. Ouvrier chargé de bâcher, c'est-à-dire do poser les madriers dans les mines de houille.

BACHEVALEUREUX (feu-i'tû —de bas. et chevalier) 11. m. Bachelier d'armes, qui étaitdans les conditions de la bachèlerie et ne l'avait pas encore obtenue, n Au xvi' siècle, devint synonyme de chevaleredx, vaillant.

BacHEVILLE (les frères Barthélémy et Antoine), nés àTrévoii.x, firent toutes les campagnes do l'Empire depuis 1S04, et parvinrent au grade do capitaine. L'aîné, Barthélémy, accompacna Napoléon à l'ile d'Elbe, et tous deux combattirent "à 'Waterloo. Peu de temps après la deuxième Restauration, ils furent poursuivis sous le prétexte de conspiration, et condamnés par contumace : l'aîné à la peine de mort, et le second à deux années d'emprisonnement. Ils se réfugièrent en Suisse, puis voyagèrent. Pendant que Barthélemv se fixait auprès d'Ali, pacha de Janina, Antoine se rendait en Egvpte, puis en Perse, et mourait à Mascate eu 18-20. Barthélémy, ne pouvant plus supporter le spectacle des actes do férocité d'Ali, revint en France, purgea sa contumace et fut acquitté. Il mourut en 1835. On lui doit : Voyages des frères Bacheville en Turquie et en Asie (1S22).

Bachi nii Batanes. iroupe do petits îlots dépendant de laiilniicl , ,,,,iM.I .|,s Philippines (Océanic), situé eiiti-r I ih- l-iiniin,. ri 1rs ilcs Bahuyaucs. Les îles Bachl iiiiiriii. avec les Babuyanes, une progouvernement de Luçon. — Un ou une Bachi (ou Batane).

Bachi (Claudia), femme de lettres, née à Paris vers 1830, morte en 1864. D'abord peintre, puis poète, elle écrivit des vers qui montrent un talent gracieux et original. Elle a publié : les Phalènes (1852), et la Plume et l'Epée (1854), recueils de poésies: Coups d'éventail et Feuilles au oiisi-es et d'observations critiqi

(on liât

s), d'une lecture agréable.

fin, des Conli'x fr.n,,;i,s ,c BACHI-BOUZOUKS -'-" en turc » les mauvaises désigne une sorte de corps franc levé par les ordres tlu sultan, dans un cas de péril imminent pour l'empire. — Un ba-

CHl-BODZOUCK.

— Encycl. Ces troupes, composées de tous les gens tarés et sans aveu , sont plus dangereuses pour ceux qu'elles sont censées servir que pour leurs ennemis. Durant la guerre de Crimée, le sultan avait envoyé un corps de ces irréguliers aux généraux des troupes coalisées : il fallut prendre contre eux les plus grandes précautions, et, par bonheur, la plupart moururent du choléra dans la Dobrustcha. Le sultan Osmanly remplaça ces bandes par des troupes encore plus redoutables, en armant les Kurdes à l'européenne et en leur faisant donnci uno solide instruction militaire.

BACHIE fde Bacchus, dieu du vin) n. f. Méd. V. baccuie.

Bacbilanges, peuple asse qui habite le bassin du Kassaï.

BACHIQUE adj. (Jui appartient, qui a rapport à Bacchus ou à son culte ■ Fête bachique. Fureur bachique.

— Par e\t Qui a rapport au

BacUi-bouzouk.

chlyk.

buveurs ou d'ivrognes, ou des attributs de Bacchus /.-i plupart des tableaux de l'école flamande représentent d, î

SCÈNF.S IIACHIQUES.

BACHIQUEMENT adv. D'une manière bachique.

Bachke (Ole Andréas), jurisconsulte et homme pri,tiquo norvégien, né à Rœroscn 1830. Avocat, puis magistrat, il fut nommé ministre de la justice en 1879. Il lut, ainsi que ses collègues du ministère Selmer, traduit par la majorité radicale du Storthing devant la haute cour, et condamne, en 1884, à la perte de son portefeuille et à 8.000 couronnes d'amende. On lui doit un important travail sur la Propriété littéraire et artistique (isil-lilb).

BACHLYK llelik' — nom turc formé du mot barh, tête, et du suflixo bjk, qui forme les adjectifs) n. m. 11 désigne, étymologinuement, toute espèce do coiffure, et spécialement un casque. Il a été importé dans l'Occident, ainsi que d'autres mots turcs, par les réfu-

fiés polonais, et, sous l'Empire, il désignait une sono 'écharpe en filet de laine, formant capuchon pour la tête, avec des bouts pendants et munis de longues houppes. Il On écrit aussi bachlick, ou bachelick.

BACHMAK (bak-mak' — mot turc ijui signif. sandale, chaussure) n. m. Il y avait au Caire, à la cour des sultans mamlouks, deux officiers, nommés bachmak dar, qui portaient chacun l'une des sandales du sultan, quand il montait à cheval.

Bachman (John), naturaliste américain, né on 1790, mort en 1874, fut lo collaborateur d'Audubon pour lesQuadrujiédes de l'Amérique du Nord. 11 a publié une .analyse critique sur l'a Esquisse des provinces naturelles du monde animal, etc. » , d'Agassiz (1855) ; Caractéristique des genres et des espèces, applicable à la doctrine de l'unité de la race liiiinuine (1854); etc.

Bachmann, famille suisse qui a eu une branche bernoise et protestante, et deux branches catholiques : l'une fixée dans le canton de Zug, l'autre dans celui do Glaris. Des membres de cette dernière s'"enrôlèrent en France, et l'un d'eux, Charles-Léonce, prit part à la guerre do la Succession d'Autriche. Un de ses petits-fils, Antoise- LÉODEGAR (1732-1792), commanda un régiment en 1792 à la prise des Tuileries, et fut guillotiné eu septembre do la même année. — Le frère de ce dernier, Nicolas-Franz, né à Naefels (1740-1831), entra au service de la France, et devint colonel en 1789. Au 10 août 1792, il commanda la défense des Tuileries avec son frère, et parvint à s'échapper. 11 entra alors au service du roi do Sardaigne, devint général major (1793), puis se mit à la solde de l'Angleterre, et se battit contre les Français. Lors do l'insurrection des petits cantons suisses en faveur do la France, il fut nommé général en chef des confédérés, mais il dut bientôt se réfugier enSouabe. En 1S14, il revint à Paris. En 1815, Louis XVIU le mit àla tête d'uncorps suisse de 30.000 hommes, licencié peu après, et depuis, il vécut dans la retraite.

Bachmann (Charles-Louis), violiste distingué et l'un des plus habiles luthiers de l'Allemagne, né à Berlin en 1716, y mourut en 1800. Les violons et les violes construits par lui sont recherches. C'est à lui qu'on doit l'invention des chevilles à vis pour la contrebasse. Bachmann, qui était luthier de la cour, en même temps que musicien de la chambre du roi do Prusse, fonda avec Benda, on 1770, le concert des amateurs de Berlin, dont l'existence fut brillante pendant près de trente ans. -^ La femme de cet artiste, Chaelotte-Chiîistink-'Wilheljiine Bachmann, fut une cantatrice et une claveciniste distinguée.

Bachmann (le P. Sixte), religieux prémontré et musicien allemand, né en 1754 à Kittershausen, mort en 1 820. A neuf ans, il put lutter avec Mozart sans être A'aincu. Lors de son noviciat à Marchtal, il se perfectionna dans la théorie musicale. Comme pianiste et organiste, il devint un habile exécutant dans la manière de Bach. La plupart de ses ouvrages sont restés en manuscrits.

Bachmann (C.ottlob), organiste et musicien alle-

Bornilz

1763, mort àZeitz vers 1S33, étudi; pzig, imita Haydn, Mozart^^ puis Nou-

BACHiQUE. Troupe BACHIQUE. Il La liqueur bachique. Le vin. Il Scène bachique, Œuvre d'art représentant une troupe de

le contrepoint àL( , ^,

mann, Weigl, et les maîtres italiens tels que Salii marosa, Martini. Ses œuvres, nombreuses, sont dépourvues d'originalité : Phiedon et Naïde; Don Silvio de Bosnie <• : Orphée et Eurydice ; Symphonies ; Sonates; Danses.

Bachmann (Dieudonné-Louis-Ernest), philologue- ,i' lemand, né en 1792 à Leipzig, mort en 1881. Il profesv i I , littérature, et s'adonna à des recherches dans les lui thèques de divers pavs. Ses principaux ouvrages sont Papyrus égyptiens ile la bibliothèque du Vatican (Is- Anecdota qrxca e codicibus bibliothecx régis Pari.in ' (1828); Sclwlia in F/nmrri Tliadem (1S35-1838).

BACHMOURIQUE ibak') adj. et n. Dialecte de la langiio

copte : / '■ ditilrrtr HA( lIMOUEIQUE. Le BACHMOURIQUE.

Bachoff von Echt (Reinhart), jurisconsulte aile- ■ maud, m- i Liip/ig en 1575, mort en 1635. A professé le droit à IleiJclbori;^ a laissé divers traités, et un Commrntaire de la première partie des Pandectes (Francfort, M ■■'

BACHOLLE (rad. bac) n. f. Sorte de casserole de cuivre dont on se sert dans les papeteries.

BACHON ou BACHOU n. m., ou BACHOUE n. f. (rad. I bac), vase de bois ayant la forme d'un tonneau défoncé par j

l'un des bouts, '

et à l'aide duquel les ouvriers boyaudiors transpor.

tent les boyaux au lavoir. Bachot.

BACHOT (c/jo — rad. bac) n.m. Petit bateau employé pour la promenade, our le passage des voyageurs sûr des rivières. Argot des collèges. Baccalauréat : Passer son bachot. 11 On écrit aussi bacho, et bachau.

— Techu.. Sorte de crible très fin, dont on se sert dans la fabrication de l'amidon pour l'égouttage de co produit. 11 Se nomme également bac

ou po

BACHOTAGE n. m. TocliH- Kmiil"i -io ooliii (|ui coiuluit un I»;u-li.ji,. Il Art ou a.-r,ioti ilo cundinru un liacliot.

— Dr. DruiL établi, porçu sur uu hachut.

BACHOTEUR n. m. Batoltor qui fait profession do conduire un liaoliot.

BAGHOTTE (rad. bachot) n. f. Tonneau do forme spéciale rempli d'eau douce pour transporter vivants des poissons d't'tanf^ jusipio dans un vivier.

BAGHOTTER frad. hdcfic) v. n. Argot. Tricher, parier dans une pariir. ii On dit aus.si faire lks nÂcm:s.

BACHOTTEUR n. ni. Aryot. Au jtni, Compère d'un grec : Lr HAciioT iKTic nrnf Ics dijoux (bâclics), et semble prutrtjcr le ji'Oi/r '/n'i! s'<uii( if f plumer.

BACHOUoii BACHOUE. Tcclin. V. BACHON.

Baohov dEcht

prodtni ,|ih'l|Mr^lM'i--,.

faniillo aile

.do .,ni ''1>

Baclïov, di|>l

■ ihun do liantamites ( Baghy,

Il \ux Mil i;i N K B.-u-hovd'Echt,

. ,■ -'Il 1 ., ., ijui l'i-uirssa la poli-

drlhrr-, il l,ti;^b;i ilivers traités

i|ii(vsiiuns do tlroit; — Fuédkuio

:iii\ nô à Gotha en lCi3, mort on

Bachov d*Echt, diplomate ot

]iori<\ ii.'> ;i (iutha on 17-^5, roprésentala cour de Danemark

a M.niihl, ;l Drosdo ot à Hatisbonno. Il a publié: Ensuis

t/-,../, v r( rlumis Spirituels (117-1).

BachtegaN, lac salé de la Perso. V. Bakhtkgan.

BachtiyarÎ (monts), niuntagnes d'Asie. V. Zagros.

BACHTrYARÎ ou BakhtiyarÎ {les Vaillants), nom do

nlu^iciirs iiil.nspjisiorales de la Porsoetde l'Afghanistan.

l,:i [.lus r,>niMi(> h.iiiiin los valléos oriontalos du Louristan ;

l'Il ■ i-i 'Il tiii ■ 'l'iii;iii'o, tout en menant uno vie pastorale.

- / N !;x. iiii\ \iu on Bakhtiyarï).

Bachur, Bachurimoii Bahurim. anc. ville do la Pal.-snii.' -inliiid.' iH-nianini . ih^n Imu, ,|,^ Jérusalem. piTs d,' CM. riHlrMit. I),,\i,| iuL iii.-.nin- [>ar Sémôi, (ils do Lirra. 11 y a\aii, aussi, dans Irs nivimns, un puits où une Irniinn cacha Jonatlias et Aidiimas, qu'Ab^alon cherchait mourir. Les habitants do cette ville portaient Béro/nites.

iim. du Nord, arrond. et à 16 kil. do Lille; i.ii" iiali t'Ii. de f. Nord. Moulins.

Bagigcio (Jean-Baptiste Gauli), peintre italien, né à

ti > 'M \':iO, mort en 1709. Elève de Borzone et du

i: i i' I' -'ira, à Rome, l'église do Jésus, et peignit plu-

M li |ii(^s ou tableaux pour d'autres églises de la

\iil< ' \ ii/e et S071 fils, à. Sa.int'Fra.nçois, k Ripa; saint f'r,>ni'n:; \,n'it;r moîira7it, à Saint- André de Monte- < ual .1 11 excellait surtout dans les portraits et dans 1 '-^ i' 1 M mus de voûtes, plafonds, etc. On possède en- ■ "ii> I. lu 1rs portraits des sept pontifes sous lesquels il :i \i II. '>!! Uu reproche, cependant, quelques incorrec-

II II '!'• 1 --sin et une grâce parfois un peu maniérée.

B ACIDES ido Bacis, célèbre devin béotien) n. pi. Antiq.

^r Dcvnis, diseurs do bonne aventure. — Un, une BAcruE.

BACILE n. m. Bot. Nom vulgaire du perce-pierre {crith-

BAGILEn. m. Anr. me<îure de capacité des îles Ioniennes p.Hir 1,-s inaii'-rcs se, -tics ; (dlo valait 42', 870 en moyenne.

BACILLAIRE adj. Mii.rr {}\u a la forme d'un prisme aihHi r' Il j.liis ou moins prolùndêment strié : Cristal b\~

III I M.. -<'■ djt aussi do luuto agglomération de cristaux ! il illôlement les uns par rapport aux autres :

BACILLAIRE OU BACILLARIA n. f. G

BACILLARIEES

'I .' m'' ^'r'.^^'L l ^.■'uv. Il LAKi'liE.

BACILLE [siV — du lat. bacilluiv, bâtonnet) n. m. Biol.

Genre de bactériacées-bacillées, renfermant des organismes microscopiques et unicellulaircs.

— Encycl. Les bacilles sont de petits bâtonnets filiformes, plus ou moins nettement articulés, mobiles ou mimobiles. Certains bacilles sont zvmogônes {fermentation butyrique), d'autres pathogènes (lièvre typhoïde, choléra, tuberculose, etc.)-

BACILLE ouBAGILLUS /»5S— du lat. bactllus n. m. Genre d'in-

sectes orilioptèros marcheurs, famille despliasniidês, renfermant dos formes

allô

Bacille de Rossi (réd. 3 fois).

sans ailos, à longues pattes, qui ressemblcMit à des brindilles. Los bacilles sont des phas-

mcs de taille moyenne, ot ce sont les seuls de cette famille qui habitent IJCurope. Citons le bacillus Bossii (Franco méndion.); lo bacillus lobipes (Algérie).

BACILLÉES n. f. pi. Bot. Tribu de la famille dos bacténacees, caraetérisée par des cellules cylindriques se dissociant on tronçons plus ou moins longs. Genres principaux : bactérie, bacille, vibrion, spirille, cmtobacter, etc. — 6 ne bacillke.

BACILLÉMIE (dulat. bacilhtm, bâtonnet, ot du gr. Iiaiitia, sang. — L'orthogr. étyraol. serait bacillhémic) n. f. Forme de la barfrrièmie (v. ce mot) qui désigne, suivant Benda, le iransnort d une bactérie pathogène, et spécialement du bacille do la tuberculose, par les voies de la circulation sanguine, amenant la diffusion do lésions qui se montrent ne, i un même stade d'évolution. (ComU et Ba- — K. Koch, 1887.)

BACILLIFORME (du lat. 6«c(7/Mm, baguette, et de /orme) adj Zooph. Qui a la forme d'une baguette.

Bagilly, coram. do la Manche, arroud. et à s kilom d Avrauches ; 903 hab.

à lai

Bacis nu Pagis, forme çrocquo ilunoni du taureau sacré ijiie les Kgypt ions nourrissaient à Omrô.s(Hermonlhis).

Bacis, «levin béotien, dont les devins ot prophélossos grecques prirent leur nom (bacides). On lui a attribué les l'estaments secrets dont il est question dans lo plaidoyr-

BAGK I (do l'angl. bac/c. en arrière!) Mot usité sur les bateaux à vapour. Dans le commandement, on emploie ordinairement co mot anglais pour faire reculer un do ces

Back (RiviÈRt: du) ou Back River, grand fleuve eutier de l'Amérique du Nord (Dominion canadien (terril, du Nord-Ouest]). On l'appelle aussi Grcat Fish River ou rimère de la lialeime.

Back (sir George), amiral et navigateur anglais, né à Stoekport eu 179G, mort à Londres en 1878. En 181S), il coopéra à l'exploration de la baie d'Hudson, où il accomplit à pied, en plein hiver, une excursion do 1.800 kilom. II prit, on 1825-26, uno part importante à l'expédition de Franklin ot do Ricbardson, ot conduisit lui-môme, en 18.'!3-3.'>, uno expédition à la recherche du capitainls John Ross, dont il apprit dans l'intervalle lo retour dans sa patrie. Du grand lac de l'Esclave, tl gagna lo grand fleuve auquel on a donné .son nom, et arriva dans la mer Polaire, dont il constata ainsi la communication avec les lacs. 11 releva ensuite le littoral de l'Amérique, du détroit de Bathur.st à la baie d'Hudson, étudiant los phénomènes des aurores polaires, etc. Dans un autre voyage (183G), il fut pris dans les glaces pendant plusieurs mois, et regagna l'Angleterre à grandpeine. On a de lui deux relations de voyage qui ont. été traduites en français : Narrative of t/ic ">':■.■,■ /.' ./ - ,,/„,/.'.,„ f.j the mouth of the Gréai Fish or /■ ': ''■ shoresof the arctic Océan, in the

■/■ ' ■ . ■ •:. (Londres, 1836) ; Narrative of the

f ,' .' ...n ,' // 1/ ,,wy, '. ï'erroï- 1) (Londres, 1838).

BACKER n. m. Argot des courses. Bookmaker, il Parieur.

Bagker (Georges de), imprimeur-libraire belge, était établi à Bruxelles dès l'année 1693. Outre ses éditions do classitiues, il a donné un Dictionnaire des Proverbes français avec leur explication et leur origine (1710), reproduit par Philibert-Joseph Leroux sous ce titre : Dictionnaire comique, satirique, critique, burlesque, libre et proverbial (Amsterdam, 1718). avec des additions.

Backer (Jacob), peintre hollandais, né à Harlingen en n.ns, iiiorr à Auisierdain en 1G51. Il fut, avec son ami <"■'■'. a'' ri T l;ii. I, , i l-'\ r ']r T ..'i m il mtI Jacobsz à Leeuwarden, ] K \ :.,in (de 1632 à 1634). Il pei-

: I 't mythologiques dans la

iii.i^ii' II' n;ilir ■, 111,11-^ ■-.■ il l 'Il ligua surtout dans la peinture des portraits [1rs Corporations, du musée Van der Hoop et de l'hôtel de ville d'Amsterdam ;Po7'/raif5, à Dresde, à Brunswick; Vénus et Adonis, àCassel). — Son fils Adrien, peintre également, né et mort à Amsterdam (1635-1684), a laissé des portraits groupés ou isolés, des tableaux historiques allégoriques ou mythologiques {Jugement dernier, à Amsterdam; Enlèvement des Sabines, à Brunswick; Le-

Backereel, famille de peintres flamands, dont les plus ciiiiiiiiN s(Mii (iiLLLs Backereel, peintre d'histoire, né vers ir.72 à Anvers. [Il imita les Carrache, le Tintoret, et aussi Rubens.dontil rappelle le riche coloris: Saint Charles florromf^e (Bruges) : Apparition de la Vierge et Adoration des bergers (Bruxelles); Héro et Léandre (Belvédère de Vienne)]; — et son frère, Guillaumr Backereel, paysa- ;'is(e. né à Anvers en 1570. mort en It'.oO en Italie.

Backergandj ou Backerkunge. Géogr. V. Ba-

BAGKGAMMON (mot angl. d'orio;ine galloise) n. m. Jeu anglais analo^-ne au trictrac, et qui se joue de même avec un cornet et des dés.

Backhouse (Jolm), homme d'Etat et administrateur aii-lais. no a I.iverpool en 1772, mort dans sa résidence de .'-~f|.l^e^in\vn rouité de Roscommon) en 1845. Secrétaire partii. uiier de Canning. il eut en 1822 un poste important dans l'administration des Indes. Il fut sous-secrétaire d'Etat aux alfaires étrangères, de 1827 à 1843.

Backhuyzen ou Bakhuisen (Ludolf), célèbre peintre de marines hollandais, né à Emden en 1631, mort à Amsterdam en 1708. Calligraphe dans une maison de commerce jusqu'à dix-huit ans, il fit, sans avoir reçu de leçons, des dessins à la plume que les amateurs s'arrachèrent. 11 devint alors élève du paysagiste Allart Van Evcrdingen. 11 excella dans la peinture des vaisseaux, des ports, de la mer dans ses aspects agites Il étudia la nature aveu passion, affrontant dans une barque la mer en fureur, pour mieux connaître los olfets do la tempête. Il arriva vite A l'aisance et à la réputation : on le mit sur lo même rang que Van do Weldo. Il travailla poui l'électeur de Saxe, le roi de Prusse, le tsar Pioiie lo Grand, qui lo visitait familièrement . Aujourd'hui, on lui reproche d'être froid, do s'attacher trop au détail, ot sa vogue a baissé. Ses aquarelles, ses dessins ot ses eauxfortes sont très estimes. On peut citer de lui : au Louvre, l'Escadre hollandaise à l'embouchure du Texel, le Coup de vent; à Amsterdam, l'Embarquement de Jean de Witt, le Quai aux moules ; au musée de La Haye, le Chantier de la Compagnie des Indes, et une Mer agi'lée; au musée Van der Hoop, uno Vue d'Amsterdam, une Tempête sur le lac de ffaarlem. Il y a de nombreux tableaux de ce peintre à Rotterdam, Bruxelles, Dresde, Munich, Viemie, Copenhague, Schwerin.

Backhuvsen.

HACnOTAGE — BACON

SacknaNG, ville du royaume do Wiirtcmf>org (cercio du Nci;kar;, sur la Murr, affluent du Neckar; fl.ioo hab. Tanneries, fabriques do chaussures. L'église collégiale renferme les tombeaux des premiers marcravos do Bado. — Ch.-I. d'un district peuple do 29.:i00 hab.

BaCKRI, riche négociant français, établi ù. Alger à la tin du siècle dernier, qui rachetait ses compatriotes esclaves dos pirates barbarosqucs. En 1799. il se fixa à Marseille, et fréta plusieurs navires pour Malte. Le Directoire y vit uno trahison, et, après l'avoir tenu quelque temps eo prison, l'expulsa, ainsi que .son frère.

BÂCLAGE n. m. Action do bâcler, do faire vite ecmal: te nÀcLAGii d'un livre, d'une araire.

— Mar. Fermeture temporaire d'un port au moyen de radeaux, chaînes, pour en interdire l'accès à l'ennemi co temps do guerre, ii Réunion do plusieurs bateaux accouplés de manière à communiquer avec un quai et ne tenant (ju'une longueur de navire, n Assemblage d'embarcations désarmées dans un port, ii Droit de bàcUige, Droit payé à la personne qui s'occupe do former ou de défaire le bâclage.

— Nav. fluv. Fermeture, à l'aide de chaînes tondues d'une rive à. l'autre, d'un fleuve ou d'une rivière, pour intercepter temporairement la navigation.

BACLAN n. m. Variété de raisin.

BÂCLE (du lat. baculus, bâton) n. f. Barre de bois ou de fer que l'on place en travers et derrière une porte, pour la fermer, et dont les extrémités sont logées dans dos trous pratiqués dans l'épaisseur des picds-m-oJts.

Bac-lé, village du Tonkin Tprov. de Bac-Ninh), snr la rivière de Hac-Lé, affluent du Song-Tuong, et lo chemin do fer de Phu-Lang-Tuong à Lang-Son.

— Histoire. Bac-Lé est connu par le combat qui y fut livré, les 23 et 24 juin 1884, par des réguliers chinois à la colonne française commandée par le lieutenant-colonel Dugenne, alors que la paix de Tien-Tsin était signée depuis le 11 mai précédent. Ce guct-apens amena la reprise des hostilités entre la Franco et la Chine, et la prise de Lang-Son.

BACLEE ou BAGLEA (du nom de Bade, natural. voyageur) n. f. Genre d'asclépiadacées, renfermant des plantes herbacées du Brésil.

BÂCLER V. a. Fermer une porte ou une fenêtre par derrière avec une barre de bois ou de fer, avec une bâcle : Autrefois, en temps de peste, on bâclait les maisons où régnait la contagion.

— Faire, terminer, conclure à la hâte et sans précaution ; Bàcli:r un travail, une affaire.

— Mar. et Navig. Faire le bâclage d'un port, d'un fleuve, etc. V. bâclage.

Bàcié, ée part. pass. et adj.

— Hist. Cnarte bâclée. V. charte.

— Navi^. Gelé d'un bord à l'autre, en parlant d'un cours d'eau navigable : Fleuve bâclé.

Se bâcler, v. pr. Etre bâclé : Beaucoup de grands succès de tout genre se bâclent par camaraderie. Vous ne sacex pas coi7iment cela se bâcle. (Balz.)

Bâcler D'Albe (le baron Louïs-AIbcrt Gcislain), peintre et ingénieur géographe, né à Saint-Pol (Pas-de- Calais) en 17ti2, mort à Sèvres en 1824. Pendant la campagne d'Italie, Bonaparte l'attacha à son étal-major comme directeur du bureau topographique, puis comme chef dos ingénieurs géographes. En 1803, il devint général do brigade, et, en 1813, chef du dépôt général de la guerre, place qu'il perdit à la Restauration. On lui doit la Carte du théâtre des campagiies de Bonaparte en Italie (54 feuilles); des vues pittoresques de la Suisse, du Valais; des collections de paysages gravés au trait, d'après les maîtres, etc. Comme peintre, il a laissé un grand nombre de paysages estimés, des tableaux de batailles, et Paris chez Œnone, qui a décoré la galerie de la Malmaison.

BÂCLEUR n. m. Celui qui bâcle, qui fait, qui termine à la liàie : Un bàcleïîr d'affaires.

— Peut s'employer adjectiv. : Les disputés bâclecrs.

Bac-UEU, arrond. de la Cuchinchinc française (circonscription de Bassac), peuplé de 40.000 hab.. sur 2.500 kil. carr. environ. Ch.-l. Bac-Lieu. C'est un pays très bas. formé d'alluvions, coupé de rivières, renfermant de vastes marais et des salines. — Village et poste militaire do l'Indo- Chino française (Cochinchine), ch.-l. de larrond. du même nom, sur lo Bac-Lieu, affluent du Mékong et de la mer de Chine.

Bac-NINH, province du Toukin, occupant presque la totalité du territoire arrosé par le haut Song-Kau. Divisions administratives : 4 pbu (déparlements), 17 huveo (arrondissements) et 137 cantons; 1.700.000 habitants, dont une centaine d'Européens. Pays admirablement cultivé.

Bag-NINH, ville et place forte de l'Indo-Chine française (Tonkin central), ch.-l. de la province de Bac-Ninh, à 35 kilom. N.-E. de Hanoï; 8.055 hab. Commerce de soie. Cette ville commande les routes de Thaï-Nguyen, de Lang- Son et de Haï-Dzuong. Bac-Ninh n'étant pas situé sur Te Song-Kau môme, le village de Laï-Kau lui sert de débarcadère.

La prise de Bac-Ninh sur les troupes chinoises, effectuée le 12 mars 1884 par les brigades de Négrier et Brière, sous la direction du général Mi Ilot, constitue un des faits d'armes les plus brillants de la guerre du Tonkin do 18S4-18S5.

Bacnotan ou BagnotaN, bourg de lOcéanie espaynolo rhihiq.ines.ile Luçon) ; G.S40 h. Ville fondée en 1599.

BacO de IjA Chapelle, magistrat français, mort en ISOl. H fut député aux états généraux en 1789 et en i'93; il défendit la ville de Mantes, dont il était maire, contre les Vendéens. Le Directoire lo nomma commissaire du gouvernement aux îles de France et de la Réunion, mais les colons refusèrent do lo reconnaître. Après avoir eu, on France, la direction de l'Opéra, il fut envoyé comme commissaire à la Guadeloupe, où il mourut.

Bacoloo ou BacolOT, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, île Negros); 7.00û"hab. Pêcheries. Ch.-l. de la prov. occid. de lile Negros.

BacoLOR, ville do l'Océanie espagnole (Philippines, île Luçon), ch.-l. do la prov. de Pampauga, près de la rivière de Pampanga; 14.300 hab. Marchés. Cette ville fut la capitale temporaire des possessions espagnoles de la Malaisie, lors de l'invasion anglaise de 1762.

Bacon, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines. île Luçon), â l'embouchure du fl. cotier Maningol ; 14.000 hab.

BACON — BAGOPE

■ Bacon (Bibl. nat.).

BACON (auc. ail. backo, dos) n. m. Vieux mot qui siguifiait " lard " , " pièce de porc salé « . Il existe encore en an<^Iais avec la même signilication, et, dans l'argot, bacon se dit dans le sens de « po.rc, cochon » .

Bacon (Robert), théologien anglais, moine dominicain, no vers 1168, mort en 1248 : il étudia à Oxford et à Paris et se fit une grande réputation comme prédicateur. On l'a quelquefois confondu avec Roger Bacon.

Bacon (Roger), moine anglais du xiir siècle, surnommé le Bocteur admirable, né en 1214 à Ilnhester (Somerset), mort vers 1294. Il étudia à Oxford, puis à l'université de Paris. Revenu en Angleterre en 1240, il prit l'habit monastique dans l'ordre de Saint-François, et alla se fixer à Oxford. Outre le latin il apprit l'hébreu, le grec, l'arabe. Après les langues Roger Bacon étudia les mathématiques comme un ins trument pour pénétrer dans les sciences. Ses expériences de phvsi que et de chimie parais sent appartenir à une troisième période de sa vie.

Un desestitrcsscien tifiques les plus glorieux est d'avoir le premier proposé la réforme du calendrier julien. Il a saisi et signalé les points vulnérables du système de Ptolémee

En optique, il est le précurseur de Galilée ot do Newton . Ses recherches le conduisent à des observations judicieuses sur les phénomènes de la propagation, de la réflexion et de la réfraction de la lumière; sur la formation do l'arc-en-ciel. sur la grandeur apparente des objets et la grosseur extraordinaire du soleil et de la lune observés à l'horizon. Il décrit avec précision le mécanisme de l'œil. Enfin, on lui a attribué, mais à tort, l'invention du microscope et du télescope.

En chimie, on a attribué à Rocher Bacon l'invention de la poudre à canon. La formule cliimique en est certainement dans ses écrits ; mais il l'avait empruntée aux Arabes.

Roger Bacon est l'alchimiste le moins superstitieux et le plus raisonnable do son temps : la recherche de la pierre philosophale se borne, pour lui, à une opération métallurgique ayant pour but do perfectionner un certain métal par la chaleur, et en imitant ce que la nature opère dans les mines. Esprit essentiellement novateur, Roger Bacon ne veut pas qu'on suppose la science achevée, qiTon arrête tout effort et tout essor de la pensée et de l'étude au nom du respect dû aux anciens.

Il n'est pas étranger aux proldèmes do son temps : problème de la forme et de la matière, de riDdividuation,etc.; il tend à los résoudre dans un sens nominaliste et, pour ainsi dire, antimétaphysique. Moine orthodoxe et savant affranchi du joug d'Aristote, toute sa philosophie consiste à bien lire et à bien comprendre l'Ecriture, révélation de Dieu, et la Nature, œuvre de Dieu. Il exhorte les laïques à lire la Bible dans le texte original ; il célèbre avec enthousiasme la scientia experhnentalis : " La science expérimentale ne reçoit pas la vérité des mains do sciences supérieures ; c'est elle qui est la maîtresse, et les autres sciences sont ses servantes. " Il distingue deux sortes d'observations, d'expériences, l'une passive et vulgaire, l'autre active et savante.

L'imprudence qu'il eut de rendre publiques quelques expériences do chimie le fit accuser du crime de magie, de sorcellerie, do relations avec le démon. Grâce à l'intervention de Clément IV, Roger Bacon vît, en 1270, s'adoucir ses épreuves, et put poursuivre en paix ses travaux scientifiques. Mais un an à peine s'était écoulé, que la mort de Clément IV le laissait retomber sous le poids des préventions, des jalousies et des haines de son ordre, et il fut condamné à la prison perpétuelle. Ce fut seulement après la mort du pape Nicolas IV (1292) qu'il recouvra la liberté. II mourut peu de temps après, à Oxford, à l'âge de quatre-vingts ans.

Les principaux ouvrages de Bacon sont : Spéculum alchimie (jMiroir de l'alchimie) [Nuremberg, 1581]; — De secretis operibus artis et 7iatur^, et de millitate maf]ie (Des œuvres secrètes de la nature et do l'art, et de la nullité de la magie) [Paris. 1542] ; — De retardandis sencctutis accidentibus et sen^ibus cojifirmajidis (Des moyens de retarder les infirmités do la vieillesse et de conserver nos sens) [ce traité fut imprimé à Oxford en 1590 ; Roger Bacon l'avait envoyé, pondant sa captivité, au pape Nicolas IV, pour essayer de le fléchir en lui montrant l'innocence et l'utilité de ses travauxj; — Spécula mathematica (Miroir de mathématiques) [Francfort, \\îl\\\ — PerspectivalTxaxXé de perspective ou d'optique) [publié, comme le précédent, en 1614]; — Opns majus adClementem pontificem romanum (Grand Œuvre adressé au pape Clément) ; c'est le grand ouvrage de Roger Bacon [Londres, 1733]; — Opus minus (Petit Œuvre), abrégé et complément deTO/)'** majus, resté inédit jusqu'à nos jours; — Opus tertium^ resté inédit jusqu'à nos jours, comme le précédent ; le manuscrit en a été trouvé par Cousin dans la bibliothèque de Douai, en 1848.

Bacon (Nicolas), jurisconsulte anglais, père de François Bacon, né à Chislehurst en 1510, mort en 1579. II occupa diverses fonctions sous Henri VIII et sous les règnes suivants. Elisabeth le nomma garde du grand sceau, fonction qu'il conserva pendant vingt ans.

Bacon (Annaj, femme savante anglaise, mère de François Bacon, née vers 1528. Elle épousa en secondes noces le garde des sceaux Nicolas Bacon, et prit une grande part à l'éducation de ses fils : Antoine et François Bacon. Elle a laissé une Apology for the church of England, traduite du latin, de Jewel (Londres, 15G4), et une traduction anglaise do vingt-cinq sermons de Bernard Ocbin.

Bacon (François de Verclam) , chancelier d'Angleterre, célèbre philosophe, né à Londres le 22 janvier 1561, mort le 9 avril 1626. Après avoir fait des études assez ordinaires, il voyagea en France, et entra, en 1580, à l'établissement de Gray's Inn pour y étudier le droit.

En 1593, envoyé à la Chambre" des communes, il s'attacha à la fortune du comte d'Essex, favori de la reine, qui devint son protecteur et son ami. Ce qui n'empêcha pas Bacon,

dans le procès du comte d'Essex, do soutenir l'accusation, et ensuite d'écrire une apologie de la condamnation.

Sous Jacques I", Bacon obtint en 1604 le titre d'avocat ordinaire de la couronne; fut nommé, en 1607, solliciteur général, et attorney général en 1613. Dans ce poste, il se fait, en toute circonstance, le zélé et obséquieux défenseur de l'arbitraire. Il obtint les sceaux le 7 mars 1G17, avec le titre de « lord garde du grand sceau »>. Le titre do » grand chancelier » lui fut conféré le 4 janvier 1618, et, le r'^sept. suivant, sir François Bacon devint «lord Verulam " . Mais le parlement de 1621 l'accusa de vénalité, et, après un grave procès. Bacon fut condamné à payer 40.000 livres sterling d'amende, à demeurer prisonnier dans la Tour de Londres ; déclaré incapable d'occuper aucun poste dans l'Etat, aucun siège dans le Parlement.

Il ne resta que deux jours à la Tour. On lui fit remise do l'amende. Enfin, en 1624, le roi le releva de toutes les incapacités qu'il avait encourues. Mais sa vie publique était finie; ses dernières années furent exclusivement consacrées à la science et à la philosophie. 11 mourut le 9 avril 1626. Il avait été marié, mais n'eut pas d'enfants.

La renommée littéraire de Bacon commença avec la publication des Essais de morale et de politique (1597), qui sont un des ouvrages qui ont formé la langue anglaise.

En 1605, Bacon fit paraître, en anglais, sous les auspices du roi Jacques l", son « Traité de la valeur et de l'avancement de la science divine et humaine » {Oftfieproficience and advancement of learning divin and human). C'est la première forme de l'ouvrage célèbre: De dignitate et augmentis scientiarum.

En 1607, il termina l'ouvrage intitulé : Cogitata et Visa de interpretatione nat urse {Pensées et Vues sui' l'interprétation de la nature).

En 1620, Bacon donna le livre qui, sans cesse retouché, après avoir été recommencé jusqu'à douze fois, peut otre regardé comme la pensée de sa vie. C'est le JVovutn organum. Dans ce livre, Bacon __

se propose de substituer à YOrganon du syllogisme etdes principesgénoraux posés a priori un Organmi nouveau, la logique féconde de l'expérience et de l'induction.

Rentré dans la vie privée après sa condamnation, Bacon écrivit VNtstoire de Henri VII, puis une série d'opuscules :

Histoire des vents; Histoire de la vie et de la mort ; Histoire de la densité et de la rareté; Histoire de la pesanteur et de la légèreté; Histoire du son ; Description du globe intellectuel ; \\W!(jl[ff Nouvelle Atlantide; Dia- Wlllm' .

logue sur la guerre sacrée ; De la justice universelle et ' /,.

des sourcesdu droit; Forêt ■■'/

des forêtsou Histoireriatu- François Bacon.

relie {Sylva sylvarum sive

Historia naturalis)^ etc. En 1623. il donna, avec de nouveaux développements, une version latine de son livre sur l'avancement des sciences, et le lia systématiquement au Novum Orqaymm, sous le titre général de Jnstauratio magna.

Comme savant, il appartient encore à la Renaissance : il est loin d'annoncer Kepler, Galilée et Descartes. Il n'est même pas touj ours au courant des découvertes de son temps.

Les œuvres de Bacon, dont une partie seulement avait été publiée do son vivant, n'ont été réunies qu'un siècle après sa mort. Parmi les éditions les plus estimées qui en aient été faites, citons : celle de 1730 (Londres); celle de 1740 (Londres); celle de 1765 (Londres); enfin, celle de 1825-36 (Londres). Fowler a publié, en 1878, à Oxford, une édition du Novum Oi-ganum, avec introduction et notes, qui paraît définitive. Bouillet a donné une édition des CÉu~ vres philosophiques de Bacon (Paris, 1834-35), Plusieurs des ouvrages de Bacon avaient été traduits, de son vivant même, en français ou en d'autres langues. A la fin du dernier siècle, Lasalle, aidé des secours du gouvernement, fit paraître, de l'an VIII à l'an XI (1800-1803), les Œuvres de F. Bacon, chancelier d'Angleterre, traduites en français, avec des notes critiques, historiques et littéraires. On a reproduit, dans lo Panthéon littéraire (1840) et dans la col- IcctionCharpentier (1842), la traduction des Œuvres philosophiques de Bacon, avec de légères variantes.

Bacon (Phanuel'), auteur dramatique anglais, né en 1700, mort en 1783. Il devint ministre protestant. Il a écrit un certain nombre de comédies, remarquables par leur verve satirique : the Ta:ces {llbl) ; the Tryal ofthe timekillers (1757); the Insignificants (1757); the Artificial Kite (■'Genlleman's Magazine ", 1758); etc.

Bacon (Nathaniel), peintre anglais, frèro du grand Bacon, vivait dans la seconde moitié du xvi« siècle. D'après "Walpole, il étudia en Italie, mais sa manière lo rapproche des maîtres flamands. On conserve à Oxford quelques-uns do ses paysages, dont le coloris n'est pas sans fraîcheur.

Bacon (John), sculpteur anglais, né à Southwarck, près de Londres, en 17 40, mort en 1799. Il fut d'abord peintre sur porcelaine, puis il apprit à modeler et à sculpter. Sa réputation, rapidement établie, lui ouvrit, en 1768, les portes do l'Académie royale, qui venait d'être fondée. Ses mausolées de lord Chatnam à "Westminster, de lord Halifax, de Pearson, de miss Draper (l'f'^/.sa de, StomeJ, sont justement connus. On cite encore de lui la Grande-Bretagne lançant la foudre, un Oiyhelin cherchant un asile, la Paix, Vénus, Naixisse, etc. Il a publié quelques écrits : on a de lui des Fables et des Epitaphes qui ne sont pas sans mérite, et il a donné au dictionnaire de Chambers un travail intitulé : Recherche sur le caractère de la peinture et de la sculpture. II est en outre, dit-on, l'inventeur d'une machine pour la <■ mise au point ".

Bacon (Léonard), né en 1802 à Détroit (Michigan), mort en 1881. Il enseigna la dogmatique et la politique ecclésiastique au collège de Yale. Fidèle au vieux type puritain, il a défendu toute sa vie l'indépendance de l'Eglise locale contre toute ingérence du dehors. Il a été un des plus ardents adversaires de l'esclavage, et co sont ses écrits qui ont contribué à former les convictions abolitionnistes

7 — es

d'Abraham Lincoln. Parmi ses ouvrages, nous citerons Slavery discussed (1846) ; the Genesis of the New-Englin< Churches (1866).

BaconbaCONG, bourg de l'Océanie espagnole (l'Ii lippincs, ile Negros); 7.000 hab.

BACONER V. a. Pêch. Conserver le poisson dans n baijuet rempli d'eau très salée, qui joue le rôle de sai mure, ii On dit aussi baconner.

Bacongo ou BaFYOT, tribu de l'Afrique équaton.i!^ établie sur les rives du bas Congo et dans les vallées .; fleuves côtiers plus septentrionaux. Les Bacongos fom transition entre les Bantous du Gabon et ceux du Coul

BACONIE (de Bacon, n. pr.) n. f. Bot. Syn. de pavei i

BACONIEN, ENNE {ni~in, en) adj. Qui appartient, qu rapport à P>. Bacon, à son système philosophique.

BACONIQUE (du vieux fr. bacon, porc) n. m. Au mo\ ■ âge, Repas de gala dans leiiuel on ne mangeait que lii ! viande de porc, accommodée de diverses façons.

— Encycl. Le baconisme est, avant tout, une philosophio des sciences. Bacon commence par faire l'inventaire -i-l'héritage du savoir humain. Toute notre sagesse, remarque-t-il, n'est, dans ses origines, que celle de la Grci .-. La tradition dos sciences se jjasse entre deux personnages, le maître et l'écolier, jamais entre l'inventeur ot cVlni qui perfectionne J'invention. Aussi les sciences sont-ell- s stationnaires. Ceux qui ont essayé de sortir de servit u uont échoué. Les plus sages ont expérimenté, mais ai! hasard, et non avec méthode. Quant à ceux qui ont Tom attendu de la dialectic^ue, ils n'ont pas tardé à s'aper- <■voir que l'esprit humam, réduit à lui-même, ne mériiait pas entière confiance. Il faut une régénération des sciences; plus qu'une restauration, une instauration véritabl-'.

Dans cette nouvelle logique, le syllogisme doit fairo place à l'induction. La perception sensible, qui fournit les notions premières, doit être contrôlée par l'expérîenf e. car les sens peuvent être trompés. L'entendement est par lui-même plus enclin à l'erreur que les sens.

Quant aux erreurs, elles ont leurs sources dans certaines tendances inhérentes à l'esprit humain. Bacon désigne ri s tendances sous le nom d'idoles, et il ramène les idoles a quatre espèces ; les idola tribus, qui résultent delà natur-mentale de notre espèce; les idola specus, qui ont leur cause dans la constitution mentale de l'individu; les idol'i fori, qui proviennent du langage, et les idola titeatri, qui sont dues aux systèmes des philosophes.

Bacon admet les quatre causes d'Aristote; mais i! y en a une, la cause finale, qui ne doit pas. selon lui, avnir de place dans les sciences; c'est une vierge consacrée ,, Dieu, elle demeure stérile. Quant à la forme ou cau^-' formelle, il l'entend tout autrement qu'Aristote. Il doin\'ce nom aux conditions primordiales et essentielles d i.u découlent les propriétés et qualités observées dans 1» s choses. Il fait de la détermination des formes l'objet 'i>la métaphysique, mais d'une métaphysique nouvelle, qm n'est en realité qu'une physique supérieure, la partie ],i plus élevée et la plus profonde de la science de la naturr.

Le moyen d'atteindre les formes est la méthode indu. tive et expérimentale.

Avant d'oser interpréter la nature, il faut l'cxpérien- e. mais l'expérience scientifique {cxperienfia litterata). Pi.n,être scientifique, l'expérience veut être réduite à d. ^ règles, ou plutôt à des procédés déterminés. Ils sont au nombre de sept : !<> variation de l'expérience : d'une expérience donnée on peut varier la matière, l'agent, la quantité; 2<* développement de l'expérience ; il s accomplit en répétant l'expérience ou en l'étendant à tous les cas possibles; 3*" translation de l'expérience : elle consiste à emprunter, soit à la nature, soit à un art quelconque, un procédé qui se transporte par analogie dans un art diff'érent; 4" compuision de l'expérience : c'est l'art do pousser l'expérience à l'extrême, de forcer jusqu'à leurs dernières limites les propriétés qu'elle manifeste; 5" application de l'expérience : il s'agit de faire servir une expérience déjà faite aune autre expérience ; 6" combinaison de rexpérience : on réunit des expériences diverses pour les employer à un résultat qu'aucune d'elles, prise séparément, n'aurait donné ; 7" hasards de l'expérience : c'est aussi un procédé expérimental que de tout essayer, que de multiplier les tâtonnements.

Les faits particuliers ainsi recueillis donnent les axiomes infimes, qui diffèrent peu do l'expérience nue. I..es axiomes suprêmes sont des notions abstraites et générales sans solidité. Entre ces deux extrêmes sont les axiomes moyens, d'où dépendent toutes les choses humaines et la fortune même de l'humanité. C'est l'induction qui nous fait monter de l'expérience nue aux axiomes suprêmes, en nous arrêtant, comme il convient, aux axiomes moyens.

Si l'on envisage le baconisme comme théorie de la méthode expérimentale, on s'accorde à lui reproclicr, avec Stuart Mill, de n'avoir pas reconnu le rôle considérablo que joue la déduction dans cotte méthode.

BACONISTE (niss) n. et a<i).

Se du dos disciples de Fr. Bacon, des partisans de son système.

BACONNER (rad. bacon, porc salé) V. a. Pèch. V. bacoker.

BACONNET {7ir) n. m. Petit manteau d'enfant, .sans manches, en usage au moyen âge, et qui se portait fourré.

Baconnière (La), comm. do la Mayenne, arrond. et à lokilom.

do Laval, entre l'Ernêe et le Vicoin; 1.654 hab. Exploitation do houille et d'anthracite. ^ ,^^ ,

Baconthorp (Jean), dit le Docteur résolu, à cause de la hardiesse do ses dccisiuus. Moine et théologien anglais, né à Baconthorp, mort vers 1310. Il a laissé dos Comtnentaires sur le Maître des sentences (Milan, 1510 et 1611).

Bagoor ou Bacood, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, îleLuçon); 11.500 hab.

BACOPE n. f. Bot. Genre de scrofulariacées gratiolées, renfermant des herbes de l'Amérique tropicale. La bacope

aquutiquo, ou herbe aux brûlures, qui croît dans los marais do Ja (învario. ost utilisée, à cause do ses propriétés émolliotiics, pour la guérisoû des brûlures, dos crovassos, dos gorruros. ne.

BacOUE Léonl, év^quo do Glandèvo en 1672, et do Pamicrs m 1085. Né d'uno famille protestante, il se lit catliuli(iiio et ontra dans l'ordro dos chartreux; il fut le soiil prni)'stant converti qui parvint à l'épiscopat sous Louis XIV.

bas sur srs .1^111. 1m-s)d

BACOURTiA.lnlplii ^ pair do Franco, nn on 1801, mort à Naïu-y on 18fi5. Entré en 1822 dans la diplomatie et envoyé à Londres après l'avènomont do Louis-Philippo, il v ^'agna la confiance de Tallpyrand, alurs anil.assa.t.-ur ,1.'" l-iaii-.- on Aii-lotorro. Ministro :\Cai-l-.i- ■ i-.;- ,( W .i hin- -^ i" .uuUas-

BACOUE

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