‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 633 sur 828 · Ba^-ue di; liançaiUes (Allemagne · texte numérisé non relu

Ba^-ue di; liançaiUes (Allemagne

). - 32. Bague ju

— U. Va. Bagues du xvio siècle. — •-. — 24. Bague du . Bague hon'groise

BAGUENAUDAGE n. m. Action de baguenauder ; baguenauderies : Le BAGCENAUPAtiE, voilà, à quoi se passe la vie. (M""* d'Epinay.)

BAGUENAUDE n. f. Fruit du baguenaudier. espèce de gousse pleine d'air, qui éclate avec bruit quand on la presse avec les doigts : Les enfants aiment à faire claquer

les BAGUENAUDES.

— Fig. Ineptie, baguenauderie. (Vieux.)

— Littér. Ancienne pièce do poésie française en vers blancs, faite en dépit des rôgles, et qui était une espèce d'amphigouri.

BAGUENAUDER V. n. S'amuser à des riens, à des choses frivoles, vides comme les baguenaudes : Les temporiseurs s amusent à BAGUENAUntiR ; il faut agir. (Danton.)

— V. a. Jouer, railler, moquer : Diogène baguenaudait à part soi le grand Alexandre. (Montaigne.) [Vieux.]

BAGUENAUDERIE n. f. Action de baguenauder, il Niai-

; et 1

ules.

BAGUENAUDIER (di-é) n. m. Celui qui s'amuse à des choses frivoles : C'est un vrai baguenaudier.

— Jeu.Ccjeu consiste en un morceau plat de métal ou d'os, perné de onze trous, dans chacun desquels se trouve un fil de fer, qui porto une tf'te à l'un de ses bouts, afin qu'il ne puisse s'échapper du trou, et dont lautre est attaché à un anneau. Il s'agit d'euliler, puis de désenfiler les anneaux dans un ordre voulu.

Ce jeu semble remonter au xvi* siècle. En 1556, Car-

Baguenaudier (jeu).

caractérisé surtout par son fi uit vôsiculous, qui claïue

quand on le presse entre les f^

doigts. On le connaît aussi

sous le nom de fauj- séné,

parce que ses feuilles et

ses fruits sont purgatifs,

administrés à haute dose.

— Encycl. Bot. Les baguenaudiers ( colutea ) sont dos arbustes dont on connaît trois espèces des régions chaudes et tempérées de l'Europe et de l'Asie. Le baguenaudier commun est { un arbrisseau de 3 à 4 mètres de haut, qui croît spontanément dans toutes les contrées méridionales de l'Europe, à feuilles composées de folioles ovales, rétuses, glauques en dessous ;

Ce bairu

Baguenaudier.

r végète dans les sols les plus ingrats. Baguenault de PuchesSE (Fernand), publiciste français, né à Orléans en 1814, mort dans cette ville en 1SS9. Très lié avec l'évèque Dupanloup, il fit partie, sous l'Empire, du groupe des catholiques libéraux. II était membre et il a été le premier président de l'académie de Sainte-Croix, fondée en 1863. Outre des articles philosophiques et historiques, on lui doit : V Immortalité, la Mort et la \ ;>flS46); le Catholicix/ne présenté dans l'ensemble deses /wvî/ir.çfl859); Histoire du concile de Trente (1870); Accord </c'.s sciences rt de h religion ; etc. — Son fils, Gustave Baguenault de PucUesse, né à Orléans en i«43, docteur es lettres, a publié des ouvrages historiques : les

Ducs François et Henri de Guise (1867) ; la Saint-Baril, f^- Icmy à Orléans; l'Expédition du duc de Guise à A'<ij>/>-^j en collaboration avec Jules Loiseleur ; la Campagne du. duc de Guise dans l'Orléanais en i587 (1885) ; l'Expédition des Allemands en France, en octobre f575 (1886); etc.

BAGUER {ghé — rad. bague) v. a. Ane. dr. Donner des ba^ gucs et joj'^aux à : Si le fiancé, après avoik bagué sa /îartctfe, vient à mourir avant les épousailles, elle est tenue de rendre les bagues et joyaux aux héritiers du défunt. (Trév.)

— Comm. Emballer avec précaution, en parlant des fruits qui craignent le transport, il Empaqueter, lier, emballer d'une façon quelconque. (Vieux en ce sens général.

— Hortic. Inciser circuiairement, enlever un anneau d'ccurce à une branche. Il Greffer.

— Mar. Fixer au moyen de bagues.

— Techn. Faufiler, faire tenir au moyen d'une couttiro provisoire : Il faut baguée avant que de coudre, n S'emploie aussi pour désigner l'opération qui consiste à coudre sur un ruban de peu de largeur un plissé, afin de maintenir les plis d'une manière immuable.

— Baguer les tubes d'un générateur, c'est garnir les extrémités de ces tubes de viroles qui les fixent aux plaques tubulaires.

Bagué, ée, part. pass. et adj.

— Mar. Cosses baguées. Se dit de deux cosses réuims entre elles comme les anneaux d'une chaîne.

— Techn. Faufilé: Robe baguée. Plis bagués, n 0"/n„ bagué, Canon de fusil défectueux, dont la surface iincricure off're une espèce de bourrelet ou boursouflure.

— - Tube bagué. Dans les générateurs tubulaires. Tube mis et maintenu en place à l'aide de bagues métalliques.

BaguER-MORVAN, comm. dllle-et-Vilaine, arrond. ot à :'7 kiloiji. ^c S;iiiit-Malo; 2.030 hab. Fours à chaux.

BagueR-PIGAN, comm. d'Il!e-et-ViIaine, arrond. et à 2K kilom. de t>aint-Âlalo ; 1.586 hab. Corderie de chanvre.

BAGUETTE ighèt' — de l'ital. bacchetta, dimin. tiré du lai. bnculus. bâton) n. f. Verge, petit bâton menu, le plus souvent flexible, et plus ou moins long ; Baguette de houx, de veiTe. Frapper avec une baguette.

— Par anal. Verge que portent certains officiers civils, dans l'exercice de leurs fonctions : La baguette d'un huissier, d'un bedeau. \\ Baguette noire, Celle du premier huissier de la chambre du roi ou de la reine, en Angleterre. Il Baguette blanche. Sorte de bâton de justice en ivoire, que les juges d'un tournoi portaient à la main tant que durait le tournoi, et qu'ils levaient lorsqu'il leur plaisait d'arrêter le combat, il Baguette sacrée, Baguette blanche qui était portée par un ambassadeur, un messager, un héraut, en temps de guerre. (Tout homme envoyé dans le camp ennemi avec cette baguette était inviolable et sacré, d'après le droit des gens. — Une garnison qui s'était

rendue se retirait p

avec des bâtons <d|.Yjy+1©N <1 <J j VÏ] blancs.) n Baguette '-^

sidérale, Longue et Baguette sidérale.

étroite tablette couverte de caractères cabalistiques indiquant le décours des astres et dont se servaient jadis les astrologues. (Au cours de leurs routes, ces magiciens se servaient de leur baguette sidérale comme de canne, et, comme telle , elle était munie d'une poignée et d'une pointe.)

— Baguettes de tambour, Petits bâtons courts et terminés en forme d'olive, avec lesquels on bat le tambour. (On dit de même baguettes de timbale ; baguettes DE TAMBOURIN, DE PSALTÈRION.) li SeS

cheveux frisent comme des baguettes de tambour. Comparaison ironique pour faire entendre que quelciu'un a les cheveux plats, raides, droits, il Baguette de fusil, de pistolet. Verge do baleine, de bois ou d'acier, qui sert à enfoncer la charge, dans les armes d'anciens modèles, ou à nettoyer le canon.

— Loc.fam. Commandera la baguette, mener, faire marcher quelqu'un à la baguette. Commander, conduire avec hauteur et dureté.

Il Se laisser mener, obéir à la baguette. Obéir, se plier servilement aux volontés d'autrui.

— Bayuiitte magique. Baguette de fée, ou simplement Baguette, Verge avec laquelle les magiciens, les fées, les sorciers étaient censés opérer leurs enchantements, leurs sortilèges. (Se dit tigurém.dans le sens de Moyens cachés et qu'on croirait surnaturels.)

Il On dit aussi coup de baguette : Je vais, d'un seul coup DE baguette, changer les choses de face.

— Bot. Baguette d'or. Variété de giroflée jaune.

— Chass. Bâton pour battre les buissons et faire partir le gibier, et avec lequel on tient les chiens en crainte. Il Baguette de veneur.

Verge de six à sept pieds de long que les valets do chasse portaient au moyen âge et jusqu'au xviu"^ stèclc et ^ui leur servait à corriger les chiens.

(La baguette de veneur était fait© comme une queue de billard, allant en s'eflilant du talon à la pointe.)

— Fauconn . Les baguettes ou bâtons des autoursiers se nomment « chassoires »; ils servent à recevoir l'oiseau, afin qu'il puisse se reposer après un vol.

— Hortic. Nom donné àdes espèces de tulipes de Flandre dont la tige est élevée, et en général à celles qu'on laisse monter en graines, ou dont le pédoncule est trop élevé.

— Mar. Longue tige de fer terminée par une vis â spirale très creuse, permettant d'enlever les étoupes qui obstruent un tuyau, un conduit. (On l'appelle aussi tirkétoupes ou TiREi-BOURRES.) Il La baguette ou mât de seneau est une sorte de mâtereau allant de la hune au pont et sur lequel glisse la mâchoire de la corne de goélette. Le but de ce mâtereau est de soulager le mât.

— Pyrotechn. Petit tube de bois, de forme cylindrique, que l'artificier emploie pour la confection et le chargement de diverses pièces d'artifice, il Baquette à rouler, Qui sert à rouler les cartouches ou cartons d'artifice.

Baguette de

I Baguette à rendouhlcr, Qu'on omploio

rondouhlor

bois norcéo pour rocovoir la brocho ot laisser uii vido dans la cartouche, li Baguetle de fusée volante, Coilo qui o»t attachée à uuo fusùo volanto pour on diriger l'ascunsion.

— Tcchn. Moulure do menuiserie qu'on applique sur les tentures d'appartoment pour les maintenir cl les rehaus-

ser. Il Moulure dosiiui pour fournir dos rai

OIIKTTK ffuillochéC. r.\i I 1 I M 'i^'i.r

goût rôduit à la Illicn' )•■ i ■ ii- n cuirs quand ils ont iic imii, ■,,[,, Il Morceau de boi.s lon^;^, aiTomti ci les corroyours se servent i)our apUi pratiqué sur les fouilles do plomb mio l'on emploie à couvrirlosbfilimoiiis.il fiaguette à mi-clu-s, /inifui^dr à ' -,

bougies, Baguelto sur la- .

quollo on onlilo les mèchos -V

3uand elles sont coupées ij 0 longueur, les bougies ^ quand ollcs soin finios. il Poi-iir,i;;,„ i,, (, ,■.!,. lacar-

upéo dans sa longi IV, do glacos, etc. : Ha- ' - Il Lingot d'or ou dariir laquelle on étend les los lairn éMonttor.

lUbord

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l'or;;:!

lo I.Mi

qui lait p;

hcvant fer

Architecture : 1. Baguette de nervure; 2. Baguette de faisceau à colonnes. — Menuiserie : 3. Baguette d'angle ; t. Demi-baguette.

Vnvideur, dans les métiers à filer, il Tringle de fer ayant à son extrémité la forme d'un crochet, qui sert à dégarnir les boîtes à étoupes dans une machine i vapeur, ii Petite ganse qui recouvre une couture dans un pantalon, ii Chez les fleuristes, Fil do fer recouvert de papier, employé dans la confection des fleurs aniflcielles. ii Moulure aVrondie très en usage dans la carrosserie, ii Fausse moulure dessinée sur la caisse d'uno voiture avec do la peinture.

— Théâtr. Râles a la baguette, Rôles de magicien ou de magicienne.

— Au plur. Baguettes (ou Peine des batjuettcs). Châtiment militaire usité autrefois en Franco et qui consistait à faire passer le patient, les épaules nues, entre deux rangs do ses cainarades armes de baguettes dont ils le frappaient.

Il Signifie, dans un sens figuré. Etre en butte aux coups do langue, aux plaisanteries, aux injures.

— Allds. hist. : Baguette de Moïse. V. verge.

— Encycl. Ba;/uelle dimnaloire. On a donné ce nom à un rameau d'aune, do hêtre, de pommier, mais surtout de coudrier, ayant la propriété de faire découvrir les sources, les mines, les trésors cachés, les voleurs et les meurtriers fugitifs. Dans les campagnes, on croit encore à la découverte des sources au moyen d'une baguette, et, pour expliquer le fait, on a prétendu que le coudrier, étant Iivgrométriquo, devait être attiré par l'humidité; qu'en

: plaçant une baguette de ce bois en équilibre sur la main, I au-dessus d'un terrain sous lequel coulait une source, I l'extrémité de la baguette, en s'inclinant vers le sol, en I dénoncerait nécessairement la présence. Il devait en être I de mémo pour les métaux, dont les émanations à travers • le sol influençaient la baguette. Chez les peuples anciens, i la baguette a été souvent regardée comme l'instrument ou lo signe du pouvoir, dans la main des personnages réels ou légendaires, qu'ils regardaient comme favorisés d'une puissance surnaturelle. Les mages de Pharaon se servaient, pour opérer leurs prodiges, de verges qui furent changées en serpents par celle de Moïse. Ce chef des Hébreux faisait avec sa verge jaillir l'eau des rochers. Aaron avait aussi une verge, emblème de sa dignité sacerdotale. Dans la mytliologie. Mercure est inséparable de son caducée ; Bacchus est toujours accompagné de son thyrse, et il est très probable que Circé était armée d'une verge merveilleuse quand elle changea les compagnons d Ulysse en pourceaux. Rien d'étonnant, alors, à ce qu'à la faveur de cette idée de puissance attachée à la baguette, les charlatans et les faiseurs do tours aient cherché dans cet objet un auxiliaire propre à en imposer aux masses.

Toutefois, ce n'est qu'au xvi« et au XVH" siècle que parut la baguette divinatoire, et le plus célèbre rabdomanoieu fut Jacques Aimar, paysan du Dauphiné. Ayant réussi à découvrir quelques sources, ce qui n'est pas extraordinairement difficile, avec un peu de flair et une connaissance exacte des reliefs du pays, il voulut augmenter sa célébrité en découvrant des trésors cachés et en suivant à la piste les criminels. Il réussit tout d'abord viciurieusoment, chose merveilleuse! à retrouver dans un hépital de Lyon le complice d'un assassinat dont les autours avaient passé en Suisse. Mais, hélas! on sut plus tard que cette découverte n'avait eu lieu qu'avec la connivence do la police, que les oscillations de sa baguette n'y étaient pour rien, et Jacques Aimar tomba dans le plus profond discrédit. V. Aimak-Vernai.

Plus tard, on vit un habile découvreur de sources, l'abbé Paramelle, se servir de la baguette de coudrier. Mais il 11 liait, en réalité, guidé que par sa profonde science géo- Iot;i.|ue;la baguette divinatoire no servait qu'à flatter les i i-..\ ;m.-cs populaires et à triompher de l'inertie d'admniisirairiirs ignorants.

- /::!,/„, Ile maqnétique. La baguette magnétique est «Ti iiLsii'uuient long do 25 à 30 centimètres sur 6 de 'ii.iiiirtre et de forme arrondie, de fer, d'acier ou de vrnc. avec un bout plus gros que l'autre. Corps I nii iiiiicur et excitateur, comme telle, elle a sis,i\,iiii.i-,'s et ses inconvénients. L'expérience

'■" ' '' ' 'Il' les fâcheux eff'ets, quand on s'en

'^' '■' ■"' l'irH-aution dans certaines maladies, 11"' i''"ii' m ilans celles des yeux.

I."isque Mesmer proposa'l'examen de sa déct'iiM'rte, il indiqua comme auxiliaires indisj.riisahles le baquet et la baguette, de sorte que la iiliipart des personnes qui voulaient magnétiser so croyaient obligées d'avoir une baguette en main et un baquet chez elles. Mesmer no tarda pas à y renoncer lui-même, et la magnétisation digitale ou palmaire a depuis longtemps supplanté la baguette.

BAGUETTER V. a. Frapper avec une baguette. (Vieux.) Bagueur

BAGUEUR (rad. baguer] n. m. Hortic. Instrument ù l'aide duquel on fait des incisions circulaires sur iecorco de certains arbres.

— Techn. Instrument servant à placer les bagues aux extrémités des tubes dans une locomotive ou un générateur à vapeur.

BAGU

gue, syn. do malle] i

ancien des ouvriers mégi.ssiors

qui faisaient les bourses ot

BAGUIER (ghi-i - rad. bague) n. m. Petit colfrot, écrin, coupo où l'on dépose dos bagues ot d autres bijoux.

-- Anneaux numérotés dont so servent les bijoutiers pour prendre sur les doigts la grosseur des bagues. Baguirmi. Géogr. V. BAoniEMi.

BAGUISTE (gltiss) n. m. Ouvrier qui fabriiiuo les bagues. BAH iiiterj. Sort à marquer un étonnement mêlé d'incrédulité : Bah ! ce n'est pas possible '. ii Mar<|Uo aussi l'ignorance ou l'inditrérenco : Bah! ce n'est pas la peine. (Il so répète fréquemment, comme la plupart des interjections : Bah ! BAH I je n'en crois rien.) ii Ah bah! Double inlcrjcction, dont lo sens est à peu près lo mémo quo celui do I interjection simple.

— ÏSuljstaiitiv. : Faire entendre des bah! dédaigneux. Baradour (sir Yung), premier ministre du maharajah du Népaul, né dans l'Inde en 1810, mort en 1877. Il était parvenu à conserver l'indépendance de son pays, tout en acceptant le protectorat de l'Angleterre. Lors de la révolte des cipayes en 1857, il fournit an général Havolock des troupes auxiliairespour repousser l'insurrection. En récompense do ce service, la reine d'Angleterre lui donna le titre de ■ baronnet •. Bahadour était uu des plus intrépides chasseurs do l'Asie : il avait tué, dit-on, do sa main, plus de 700 tigres. Il a laissé, à sa mort, une fortune évaluée à 50 millions de francs et une superbe collection de diamants.

Bahama (archipel de) ou ÎLES liUCAYES, appelé los Cayos (écueils, récifs) par les Espagnols et Keys par les Anglais. Archipel anglais dans l'océan Atlantique, au N.-E. de Cuba, et au S.-E. do la Floride, occupant une longueur d'environ 1.000 kilom. du N.-O. au S.-O., et se composant d'immenses bancs de sable, de rocs de corail, qui forment des bas-fonds, d'où s'élèvent près do six cent cinquante îles ou îlots séparés par des canaux d'une navigation dangereuse. Le plus considérable de ces bancs est le grand banc de Bahama, qui supporte les îles Saint- André, Isaac, Berry, Nouvelle-Providence (capit. Nassau, siège du gouvernement), Exuma, l'île de Sel, etc. Parmi les autres îles, il convient de citer San-Salvador, la première terre du nouveau monde qu'aurait découverte Christophe Colomb (12 oct. 1492). Toutes ces îles, peuplées do 49.000 hab., jouissent d'un climat délicieux, sont très fertiles et produisent les fruits de l'Europe et ceux des tropiques. En 1629, les Anglais établirentleur première colonie dans ces îles, qui, après leur avoir été enlevées plusieurs fois par les Français et les Espagnols, leur ont été définitivement cédées en 1783. Gouvernement représentatif: un gouverneur et deux Chambres. V. Antiu.es. Bahama (canal de). \. Floride {détroit de). BAHAR n. m. Métrol. V. baar.

Bahar, anc. prov. de l'Indoustan. V. Béhar. Baharttes farabe Bahriyyé], première dynastie des sultans mamelouks qui régnèrent on Egypte de 1254 à 1382. Le sultan Al-Malik-as-Saleh-Nadjm-ad-Din Ayyoub en ayant réuni un grand nombre dans une forteresse située dans l'île de Randat, au milieu du Nil {bahr-al-.Vil), ils tirèrent leur nom de cette circonstance. — Un Bahar'ite. [Parmi les souverains les plus remarquables de cette dynastie, nous citerons : Shadjrat-ad-Dorr (1250); Baïbars (la panthère grise, 12ô0) ; Kalaoun (lo canard, 1279).]

BahAWALPOUR a BhouALPOUR, principauté comprise dans les possessions médiates de l'empire anglo-indien, entre le Pendjab, dont elle dépend, et le Radjpoutana; arrosée par la Setledje et l'Indus ; 650.000 hab., sur 44.700l:ilom. carr. Ca.iAt. Bahawalpour. Jadis tributaire du Kaboul, ce pays était gouverné par un prince qui portait le titre de nabab; il dépend aujourd'hui de 1 Angleterre, et son gouverneur prend le nom de Iclian. BAHEL (ba-él) n. m. Bot. Syn. de coll'MNEa lonoifolia. BAHIA (i-a) n. Genre do composées-hélénioïdécs, renfermant des herbes ou des sous-arbrisseaux quelquefois laineux, à corolles jaunes, qui croissent dans l'Amérique boréale occidentale et dans le nord do l'Amérique australe. Bahia (Etat de), division administrative du Brésil oriental, baignée à l'O. par l'Atlantique qui y forme la baie de Tous-les-Saints (bahia de todos os Santos), d'où la province tire son nom ; eli - occupe la majeure partie du territoire arrosé par le Sao-Francisco. Cet Etat compte 1.870.000 hab. sur 426.400 kilom. carr. Il a été formé en 1891 avec le territoire do l'ancienne province de Bahia. Sa capitale est Bahia.

Bahia ou San-salvador, ville du Brésil, capit. de l'Etat du mémo nom, dans une situation maerniflque, sur le cap Saint-Antoine, qui forme l'extrémité orientale do la vaste baie de Tous-les-Saints; 200.000 h. {Bahianais, aises], parmi lesquels les noirs dominent, comme dans tout lo Brésil. Seconde ville de l'empire, dont elle fut la capitale jusqu'en 1763, Bahia, première place forte et premier port militaire du Brésil, au milieu de ses rues étroites et irréguhères, présente un aspect plus brésilien que Rio- Janoiro. Elle est le point de départ d'un chemin de fer gagnant le cours moyen du Sao-Francisco par la vallée de ritapicuru, et est reliée par un embranchement à la vallée du Paraguassu. A l'exception de la fabrication du sucre brut, du tafia et dos cigares, le reste do l'industrie de Bahia est peu important. Le commerce a principalement pour objet l'exportation du tabac, café, tafia, cuirs, diamants.

Baria-BLANCA, ville do la république Argentine ^s), sur le rio côtier Naposta, près du

Bahia-honda, ville et fort des Antilles espagnoles (Cubai ; 8.500 hab. ^^

BAHIR n. m. Livre rabhinique, lo pltjs ancien monument de la littérature cabalistique do l'Occident, Il doit dater du xiii' siècle.

BAGIETTER - BAIIREIN

Bahibieh, prov. do la Basse-Egypto, dans la partie occid. du Delta, peuplée do 399.000 luib. Ch.-I. Ùamanhour.

BarLINGEN, ville du Wurtemberg rcercle do la For«t- .Noirc), au nicd do rirren Bcrg ; 3.360 hab. Fabrique» do balances, do chaussures, do flanelles. Ch.-l. d'un grand bailliage peuplé do 35.000 liatj.

Barman (lo bon esprit), un dos Amschaspands ou samts immortels de l'ancionno religion iranicnuo, soumis au principe du bien : Ahura-Mazda. Il avait lo gouvomoment des bœufs, dos moutons ol de» autres animaux paisibles. "^

Bahn (Christian-Auçustc), polygraphc allemand, né en 1703, mort en 1755. D abord prédicateur, puis aumônier d un régmicnt, il fut ensuite archidiacre à Frankonsicin ot recteur à Sachsenbourg. On ado lui : .Schediatma de alpha et oméga Grœcorum (Moisson, 1731) ; flisloire de la ville de Frankenstem (Dresde, 1747) ; lie la joie d'avoir de» enfants bien élevés (1748), etc.

Barnars, population de 25.000 individus environ, répartie en une centaine do villages occupant la région montagneuse do l'Annam, entre 13" et 10» de latitude N 105« et im- do longitude E. Les Banhars, que les Annamites classent parmi les Mots ou Sauvages, appartiennent au type indonésien. — Un Bahnae.

Bahnsdî, ville do l'Inde anglaise (prov. do Bénarès).

ch.-l. de sous-district; 9.600 hab.

Bahnsen (Jules-Frédéric-Auguste). philosophe allemand, né à Tondern (Schleswig-Holstcin) en 1830, mort à Lauenbourg en 1881. Il fut professeur à Anklam ot à Lauenbourg. Disciple de Schopenhauer, Bahnsen adopta en partie ses idées. Ses principaux ouvrages sont : Contributions à l'étude des caractères (Leipzig, 1867) ; Mosaïque» et Silhouettes (Leipzig, 1877) ; le Tragique est la Im du monde ; la Gaieté une production esthétique de la métaphysique (Leipzig, 1877) ; la Contradiction entre la connaissance et l'être du monde (Leipzig, 1880).

BahouÉS ou BasÉLÉAS, population du rameau cafre, qui vit sur les bords du Losito. aifl. de g. du Zambèze. Les Bahoues se livrent à la culture et à l'extraction du sel. Ils se badigeonnent le corps d'ocre rouge et sont armés de la sagaie et du grand bouclier en peau de buffle, comme la plupart des Cafres. — Un Bahoué (ou B»skléa).

Bahr ou Baehr (Cari Johann), peintre d'histoire et écrivain allemand, né à Riga en 1801, mort à Dresde en ISO'.I. Elève de Mattéi, il visita plusieurs fois ITtalie, et devint, en 1810, professeur à l'académie de Dresde. Ses principales toiles sont : Dante et Virgile aux portes de l'En fer (IS-iO) ; les .inabaptisles deMûnsier; Ivan le Terrible, auquel des magiciens finnois prédisent sa mort (1850, musée de Dresde); la Mort de Sickingen; etc. Sa manière est poncive et démodée. Bahr est aussi connu par des écrits sur la Divine Comédie du Dante (1852 et 1853), sur l'Enseignement de la couleur chez Gcelhe; etc.

Bahram, nom de plusieurs princes sassanides, dérivé du mot zend verethraghna, qui est le nom du dieu de la victoire, en pehlvi vahraliran : Bahram I", fils d'.Auhrniazd |272-276!, sous le règne duquel parut l'imposteur Mani ; — Bahram n, fils du précédent (276-293). (Sous son règne, l'empereur romain Carus conquit la Mésopotamie et Ctésiphon]; — Bahram m, fils du précédent (290) et qui ne régna que quatre mois ; — Bahram rv kirmanshah, frère de Sapor III, pendant le rèirno duquel il avait été gouverneur de la province de Kirman. [Il périt dans une émeute.]

Bahram V Gour, souverain sassanide de Perse au v" siècle de notre ère. La vie de ce prince paraît purement légendaire, comme d'ailleurs celle du plus grand nombre do ses prédécesseurs. On prétend qu'il fut éleVé au milieu des Arabes et qu'il vint réclamer le trône de Perse qu'avait usurpé un nommé Khosroès. Il était d'une bravoure à toute épreuve, et l'on raconte qu'il alla chercher la couronne do Perse entre deux lions furieux. Il battit les Turcs nui étaient venus faire une expédition dans son rovaume ot lutta avec Théodose, l'empereur d'Orient. Bahram Gour est le héros do plusieurs poésies amoureuses, très renommées en Perse.

Barram VI Tchoubein, général perse, se révolta contre Kliosrov Perviz, et régna quelque temps en Perso (590). Il fut renversé au bout de huit mois et dut s'enfuir chez le souverain des Tartares, qui le fit bientôt empoisonner.

Bahrahabad, ville de la Perse mérid. fprov. de Kirman), ch.-l. de district; 10.000 hab. Champs de pavots.

Bahr-ASSAL, lac salé d'Afrique, situé à 18 kilom. environ du golfe do Tadjourah, reconnu et étudié en 1886 par l'ingénieur français Suais. Ce lac fournit depuis longtemps le sel à une grande partie du Harrar et des pavs somàlis, et pourra peut-être devenir une source de revenus pour les Français.

Bahrdt (Cb?rles-Frédéric), théologien protestant, né en 1741 à Bischofswerda (Saxo), mort en 1792. Professeur de théologie à Leipzig, puis d'antiquités bibliques à Erfurt, surperintendantà Durkhoim, il vit ses ouvraces condamnés comme entachés d'hérésie par l'université do Wurtemberg. Il parcourut alors la Suisse et l'.AIlemagne, so créa partout des ennemis par la hardiesse de ses àoctrinos, et finit par tenir une taverne à Halle. Ses principaux ouvrages sont : Essai d'un système de dogmatique biblique (1769) ; Varux d'un patriote muet (1770) ; .\oin:elles Bévélations de Dieu (1774) ; Histoire de ma vie (1794); etc. Il niait le surnaturel, et professait le déisme pur.

Bahrein, qu'on appelle aussi El-HAGA ou Ei^ HEDJR, contrée de l'.Vrabie qui s'étend le long du golfe Persique jusqu'à l'embouchure de l'Euphrate. On a inême désigne sous le nom général do . Bahrein . tout le pays entre Basrah et Oman. Cette contrée est fort peu connue.

Barrein, Aouai, ou Hacjar, groupe d'îles situé dans le çolfo Persique, sur la côte E. Se l'Arabie, peuplé de 8.000 hab. environ. Les îles principales sont : Bahrein, qui a donné son nom au groupe, Maharag; .\rag et Tamahoy. bordées de brisants où se trouvent les bancs d'huîtres qui fournissent les plus belles perles d'Orient. Ces îles, malgré les réclamations de la Porte, ont été placées sous lo protectorat de l'.Vngleterre en IS93.

— BiBLioGR. : Bout, the Bahrein Islands in Ihe Persian Gulf (« Proceed. of the Geogr. Soc. *, 1890).

Bahut (mobil.).

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