BÂILLONNÉ — BAIN
études médicales à Paris, obtint le prix do l'Ecole pratique et le prix d'internat des hôpitaux, et fut reçu, en 1833, docteur en médecine et docteur es sciences. Quelque temps après, il fut reçu agrégé do mpdecme puis, en 1S64 professeur d'histoire naturelle médicale à la Faculté de médecine de Paris. Il devint en même temps professeur d'hveiène et d'histoire naturelle appliquées a 1 mdustne à l'Ecole centrale des arts et manufactures. Depuis 1870, il dirigea un recueil périodique intitulé Adansoma, ou il a inséré un grand nombre d'études sur la botanique pure et appliquée. Savant des plus remarquables, professeur dos plus distingués, il acquit une réputation méritée par son enseignement et par ses ouvrages. Nous citerons de lui • Monographie des aumntiacées (1855); Etude qmerale du nroupe des eunherbiacées (1838); Reclterches orr/aiiof/eninues sur la fleur femelle des conifères (1860) ; Traité du développement de la fleur et du fruit (1868) ; Leçons sur les familles naturelles des plantes, avec Payer ; Histoire des B/a?i(es (1SG6-1S85), son ouvrage capital. Il a publié: un grand Biclionnaire de botanique, ouvrage considérable et très justement apprécié; Sur la eonsiuniinii ,/,■ l amlrocee des cucurbitacées (1879); Cours élfMmhun' ,1,- h,.lniuque (18S2); le Jardin botanique de la Famlir ,1. unJrciiie de Paris (1883); Traité de botanique „i,,liculr ph.werorjamique 1884 ) ; Guide élémentaire d'hcrbonsatinn el de botanique pratiques (1886); etc. Il était membre de la Société royale de Londres et de l'Académio do Saint-Petcrsbourc. Sa causticité lui ferma les portes do l'Académie des sciences.
BÂILLONNÉ, ÉE {Il mil.) n. Personne à qui l'on a mis un bâillon : Les décollés, les bâillonnés, les brûlés... CVolt.)
BÂILLONNEMENT (// mil.) n. m. Action de bâillonner; état de la personne, de l'animal bâillonné : Le B.iiLLON- NEMENT des chiens est une mesure de sûreté publique.
— Fig. Action d'empêcher la manifestation de la pensée : Le BiiLLONNEMENT de la pi-esse a provoqué parfois des révolutions.
BÂILLONNER {Il mil.) v. a. Mettre un bâillon : Bâillonner une personne pour l'empêcher de crier, un chien pour l'empêcher de mordre.
— Fig. Réduire au silence ; empêcher de parler, d'écrire, par des menaces ou par tout autre moyen : Bâillonner les orateurs, les journalistes.
— Techn. Bniltonner une porte, La fermer en dehors avec une pièce de
bois
bâillonn<^ otre les dents un bâton
Bâillonné, ée part. pass. Blas. So dit des animaux ligures ayant d'un autre émail que le corps.
BAILLOQUE (ba-llok'[ll mil.]) n. f. Plume d'autruche femelle peu estimée, dont la teinte est mêlée de blanc et do brun. Il Plume de couleur mêlée, en général.
BAILLORGE (ha-llorf [Il mil.] — rad. bail, ou bailler) n. f. Syn. do bmllard.
BaiLLOT (Etienne-Catherine), député aux états généraux de 17S9, né et mort à Ervy (Aube) [1758-1825]. Avocat au bailliage de Troyos, il siégea au côté gauche, à l'Assemblée nationale, puis fut membre du tribunal de cassation jusqu'en 1796. On a de lui udo traduction en prose dos satires de Juvéual.
BaillOT (Pierre-Marie-François de Sales), l'un des plus grands violonistes do l'école française, né à Passy (Pans) en 1771, mort à Paris en 1842.11 étudia la musique à Paris, puis à Rome, où il séjourna quelque temps. Il devint l'un des premiers violonistes do son temps, et, virtuose d'un ordre supérieur et d'un style exceptionnel, il n'avait pas d'égal dans l'exécution de la musique de chambre. Violon solo à l'Opéra et à la chapelle impériale, professeur au Conservatoire, Baillot, qui obtint d'éclatants succès à l'étranger, notamment en Russie et en Angleterre, forma un grand nombre d'excellents élèves qui propagèrent ses admirables principes. Il so distingua aussi comme compositeur, et, outre une méthode de violon extrêmement remarquable, il publia neuf concertos, trente airs variés, plusieurs cahiers d'études, plus des duos, des trios, des quatuors et divers morceaux de genre. — Son tils et son élève, René- Pahl Baillot, né à Paris on 1813, mort en 1889, fut professeur au Conservatoire, ot composa des études, des variations, etc.
BAILLOTTE {ba-llof \ll mil.]) n. f. Petite baille, vase de bois appelé plus souvent baqoet.
Baillou .111 Bâillon (Guillaume de) [en lat. Hallo-
nii.vl, .. Il lire inrd.ciii Irançais du xvi' siècle, né à Paris
<^n I . iK mon en icic. Il fut premier médecin du dauphin
dovrii do la Faculté de Paris. Ce fut lui
, fitrevivre la médecine d'observation et fit
la nature du croup. Ses ouvrages, d'une grande
éruililion, ont été souvent réimprimés. Théod. Tronchin
on a donné une édition à Genève, en 1762.
BAILLOUVIENNE {ba-llou-vi-én [Il mil.]) n. f. Bot. Syn.
do IiASÏA.
Bailly, famille d'architectes etd© sculpteurs deTroyes au xvi" siècle : Jehan I", mort vers 1530, prit part, avec Jehan Granacbe et Martin Chambiges, aux travaux de la cathédrale et do l'église de Saint-Pantaléon. — Son fils, Jehan II, né vers 1500, mort en 1559, fut chargé do la construction du portail ot des tours de la cathédrale. (Sculpteur de mérite, il exécuta les ornementations des portes du portail.) — Hugoes (ou Hcgdenin), frère do Jehan I"', sculiita le jubé de l'église de la Madeleine.
Bailly (David), peintre ot graveur hollandais, né à Leyde on 1584, mort aux environs de 1057. Elève de Jai-oli de Ghoyn et do Cornolis Vandcr 'Voort, il débuta avec assez do succès dans la gravure, qu'il abandonna ensuite pour la peinture, voyagea en Allemagne ot en Italie, et revint so fixer, en 1613, dans sa ville natale, où il acquit do la réputation comme portraitiste. Le musée d'Amsterdam possède lo portrait qu'il fit, en 1624, de la femme de Grotius, Marie Van Reigersbergen.
Bailly (Jacques), miniaturiste et graveur français, né à Graçay, près de Bourges, en 1629, reçu à l'Académie en 1663, sur une miniature représentant un Pot de fleurs, mort aux galeries du Louvre en 1679, a peint avec un réel succès des fleurs, des fruits et des ornements. On connaît de
uij, XIII) .lopn
lui une suite do douze planches à l'eau-forte, intitulées : Diverses fleurs mises en bouquets, dessinées et gravées pxr J. Baillij, peintre du Hoi. — Son fils, Nicolas, peintre et graveur français, né à Paris en 1659, est décédé aux galeries du Louvre en 1736. Il a peint des paysages et a gravé à l'eau-forte dix planches représentant des Vîtes prises aux environs de Paris. Il avait obtenu l'emploi de garde des tableaux du roi, et c'est à lui qu'on doit le premier catalogue méthodique et complet de la collection royale, travail très apprécié des historiens de l'art. — BaiUy (Jacqdes), fils de Nicolas, peintre et littérateur français, né à Versailles en 1701, mort aux galeries du Louvre en 1768, remplaça son père comm" garde des tableaux du roi. 11 peignit pou et fit pour le théâtre quelques parodies promptement oubliées. Son Théâtre parut en 1768. On lui doit lo Cataluque des tableaux du cabinet du roi au Liurenibourg, qui ne fut publié qu'en 1777. — 11 eut pour fils Jean-S-ïlvain Bailly, maire de Paris.
Bailly (Jean-Sylvain), savant et homme politique français, né à Paris en 1730, mort sur l'échafaud en 1793. Destiné à la peinture par son père, garde des tableaux du roi, il se tourna vers la littérature et l'astronomie, devint en 1763 membre de l'Académio des sciences, où il prononça des éloges estimés : Histoire de l'astronomie ancienne (1775), Histoire de l'astronomie moderne (1779), Histoire de l'astronomie indienne (1787), et entra ©n 1783 à l'Académie française. La Révolution vint l'arracher à ses travaux et fit du paisible savant un homme politique. Elu secrétaire de l'assemblée des électeurs de Paris, et, pou après (11 mai 1789), député du tiers aux états généraux, il s'imposa par sa fermeté de langage et sa dignité d'attitude à l'attention de ses collègues, qui le choisirent comme président. Son attitude fut admirablement digne et ferme dans les journées décisives des 17, 20 et 23 juin. Le 15 juillet 1789, il était acclamé maire de Paris par les électeurs ; ce fut en cette qualité qu'il reçut, quelques jours après, Louis XVI à l'Hôtel do Ville et qu'il lui adressa ces paroles devenues célèbres : » Henri IV avait reconquis son peuple; aujourd'hui, le peuple a reconquis son roi. n Sa popularité était alors immense, mais elle devait être de courte durée, par suite do sa fidélité à ses convictions strictement constitutionnelles. Accusé bientôt de n'être plus l'homme de la situation, il se perdit dans l'opinion du parti avancé par la fusillade du Champ -de -Mars (17 juin. 1791); il fit en effet exécuter la loi martiale et diriger le feu de la garde nationale contre les pétitionnaires réunis pour demander la déchéance du roi, à la suite do la fuite à Varennes. Devenu dès lors impopulaire, il dut quitter la mairie le 12 novembre 1791, et rentrer dans la vio privée. Mais on ne l'avait point oublié : arrêté à Melun en juillet 1793, il fut traduit devant lo tribunal révolutionnaire, et condamné à mort pour sa participation aux massacres du Champ-de-Mars. Il mourut avec un admirable courage. On raconte, mais l'anecdote est contestée, que les apprêts de son supplice furent d'une longueur excessive ; ses membres, glacés par le froid et la pluie, s'agitaient d'un mouvement involontaire. « Tu trembles, Bailly, lui dit un des assistants ? — Oui, mon ami, mais c'est de froid • , répondit-il simplement. Ses Souvenirs ont été publiés en l'an XII, sous le titre : Mémoires d'un témoin de la Révolution.
— Bibliogr. : Eloge de Bailly (1844), par Arago, dans lo tome II des œuvres complètes de ce savant.
Bailly, statue, par Aube, fondue on bronze (musée du Luxembourg, 1883). Bailly est debout, présidant la séance mémorable du 20 juin 1789, à la salle du Jeu-de-Paunie. Bien campé, un papier dans la main gauche, la main droite élevée en l'air, il prête le serment fameux et met dans son acte de foi une sincérité énergique. Le visage, creusé de rides, émacié, a toute la valeur d'un portrait. L'œuvre est pittoresque et vivante.
Bailly (François-Gédcon, comte de MonthionI. général français, né à l'ile Bourbon en 1776, mort à Pans on 1850. n'prit part à toutes les campagnes de l'Empire, fut nommé colonel à Austerlitz, général de division en 1812, mis en non-activité par Louis XVIII, et promu par Louis-Philippo inspecteur général de l'infanterie (183.")) ot pair de France.
Bailly (Antoino-Nicolas-Louis), architecte français, né et mort à Paris (1810-1892). Elève de Debret et do Duban, est connu par ses remarquables restaurations do la cathédrale do Digne et de la maison de Jacques Cœur, à Bourges. On lui doit lo Ivcée Saint-Louis, le tribunal de comnierce, la mairie du ÏV" arrondissement de Paris et de nombreux châteaux. Il est entré â l'Institut le 13 décembre 1875, et c'est lui que la Société des artistes français choisit pour son président dès la fondation (févr. 1881). Bailly remplissait encore cette fonction à l'époque do son décès. Bailly de Merlieux (Ch.-François), savant français, né à Merlieux (Aisne) en 1800. Il a publié des résumés d'astronomie, de botanique, de physique, etc., en collaboration avec Babinct, et divers ouvrages d'agriciilturo ; enfin, il a fondé \' Encyclopédie portative, lo Mémorial encyclopédique, et collaboré pour une part considérable â la Maison rustique du xix* siècle.
Baily (Francis), astronome et mathématicien anglais, fondateur et président do la Société astronomique de Londres, correspondant do l'Institut do France, né à Newburg en 1774, mort en 1844. En 1S23, il quitta les affaires, s'adonna tout entier à la scieiiro, et s'illustra par do grands travaux. Les princip^iiix ■-•ini l'i réorganisation du iSaulicalAlmanach; la fixation du ii>inl. luiUc de longueur ; nue détermination de la deii.sitc de la iciir plus rigoureuse que celle de Cavendish ; la révision du catalogue des étoiles, etc. On lui doit aussi des mémoires importants.
Baily (Edward Hodges), sculpteur anglais, né à Bristol en 1788, mort en 1867 à Londres. Il commença par être commis chez un négociant, apprit en secret le dessin et le modelage, et se mit, en 1804, à travailler comme portraitiste et modeleur à la cire. Il devint ensuite élève de
Jean Bailly
Flaxmann, obtint en ISio une récompense de l'Académio royale pour uu groupe de Hercule ramenant Alcestc dis enfers, et exposa, en 18 18, une statue couchée de Eve u la fontaine, un de ses meilleurs ouvrages. A citer encore ; des sculptures dans la salle du trôno do Buckingbani- Palace, une Eve écoutant la voix du serpent, etc. Parmi 1rs statues-portraits ou les monuments commémoratifs do Baily, les plus connus sont : le Robert Peel de Lceds, lo Nelson do Trafalgar-Square à Londres, le grand Tombeau de lord Holland à "Westminster-Abbey, etc. — L'harmonie et la grâce sont les qualités dominantes de ce sculpteur, qui fut reçu membre do l'Académie royale en 1822.
BAIN (du lat. balneum) n. m. Immersion du corps ou de quelque partie du corps dans l'eau ou dans tout autre liquide, et même dans un gaz ou une substance pulvérulente : Bain d'air, de vapeur. Bain de boue. Bain de siège. Bain de pieds.
— Fond de bain. Linge dont on garnit une baignoire.
— Par cxt. Liquide dans lequel se plonge lo baigneur : Préparer un bain sulfureux.
— Garçon, fille de bains. Personne chargée du service dans un établissement de bains. 11 Saison des bains, Epoque à laquelle on prend des bains do mer, de rivière, etc.
— Récipient dans lequel on prend le bain ; Un bain de pieds en fer battu.
— Etablissement dans lequel on prend des bains : Construire des BAINS. 11 Endroit disposé dans la mer, dans une rivière, par la nature ou jiar la main do Ihomnie, pour qu'on y prenne deS bains: B\m des hommes; des dames.
— Fig. ie BAIN de la pénitence. Le baptême est un bain qui rend à l'âme sa première vigueur. (Chateaubr.)
— Loc. FAM. : Envoyer quelqu'un au bain, Faire comprendre à une personne qu'elle vous importune. (Expression équivalente à « envoyer promener •■ , mais encore plus familière et plus énergique.! » Bain de pieds. Excédent d'une tasse do café qui di-borde dans la soucoupe. Il Chaud comme un bain. Se dit d'une boisson qui n'est pas fraiche.
Il Bain de grenouilles, Bain de crapauds, Eau sale, bourbeuse, Eau croupie.
— Loc. PBOv. : C'est un bain qui chaufie. So dit d un nuage épais qui présage de la pluie.
— Antiq. rom. Voleurs de bains. Ceux qui dérobaient les bardes ou autres objets déposées par les baigneurs. La loi romaine les punissait de mort, comme sacrilèges.
— Bot. Bain de Vénus. Nom vulgaire de la cardère ou chardon à foulon, dont les feuilles, opposées et soudées par la base, forment une cavité remplie d'eau après les pluies. Il On dit aussi baignoire de Véncs.
— Chim. Liquide, gaz ou solide pulvérulent dans lequel on plonge un vase pour en faire chauffer le contenu, sans l'exposer directement à l'action du feu : Bain d'eau, de mercure, de vapeur, d'air, de cendre, de sable. On nomme en général bain, en chimie, un liquide ou un milieu quelconque dans lequel on chaufl'e un vase. (Fourcroy.)
— Constr. Bain de mortier. Pose en plein lit do mortier d'une pierre de taille, do moellons ou de pavés, n Maçonner en bain, Poser les pierres en plein mortier ou en plein plâtre pour lier les parties d'une maçonnerie.
— Métall. Etat de fusion parfaite d'un métal. Il Métal au bain. Métal qui est en fusion.
— Phot. Dissolution dans laquelle on plonge les préparations sensibles poury subir les diverses réactions photographiques : Bain de développement. BAIN de fixage. 11 Bain d'argent. Bain destiné à la sensibilisation du papier albuminé ou des plaques au coUodion. (Il est formé d une solution d'azotate d'argent, additionnée d'un corps servant de conservateur.)
— Techn. Terme de teinturerie, Dissolutions de matières colorantes dans lesquelles on plonge les objets à teindre.
Il Pallier un bain. Le remuer avec un râble pour le rendre homogène ou pour maintenir en suspension les parties solides qu'il renferme, n Donner un brevet ou une regreffe à un bain. Remplacer les ingrédients qui ont été enlevés par les objets qu'on v a passés. 11 Bain de son. Sert â enlever la gomme que renferment les étoffes avant la mise au bain de teinture, n Bain de savon. S'emploie après la teinture de l'étoffe afin d'en aviver le coloris. Il Bain de bouse. Composé de bouse de vache que l'on délaye dans de l'eau chaude et qui sert à dégommer certains tissus avant de les teindre. i| Bain blanc, Emulsion d'huile et de soude dans laquelle on plonge les fibres à mordancer. Il Bam de dégrais.iaqe. Composé d'urino en décomposition et de carbonate de sodium servant à dégraisser la laine. Il Bain acide. Mélange d'eau, d'acide sulfuriquo et d'acide chlorhydrique en usage dans les blanchisseries. 11 Bain bleu. S'emploie dans les fabriques d'indiennes pour la teinture de ces étoffes, afin d'obtenir les bleus de France et aussi certains noirs d'aniline, â l'aide de l'acide ferri-cyanhydrique.
Il Terme de plumassier. Liqueur colorante dans laquelle , on plonge les plumes que l'on veut teindre. Il Bain de scories, Dans le procédé dit « autrichien « , les bains de sco- ' ries s'emploient pour l'affinage au bas foyer. 11 Bain métallique. Sert à la trempe de l'acier que l'on plonge dans un mélange de métaux fondus tels que le plomb et l'étain. (Ce bain s'emploie également lorsque le métal à tremper doit avoir dans toute sa masse une température uniforme.)
Il Bain de cuivre. Employé dans divers corps de métiers et consistant à faire dissoudre du sulfate de cuivre dans do l'eau. Il Bain de décapage. Composé d'acide sulfurique, de suie et de sel de cuisine, et qu'emploient les doreurs, argenteurs et vernisseurs.
— n. m. pi. Chez les anciens. Suite do pièces dans lesquelles on prenait le bain à des degrés progressifs de température.
— Encycl. I. Bains che: les Grecs. L'usage des bains chauds ou froids a cxislê chez les Grecs, comme chez les Egvptu'ii^ci Ir, T. 1 e^ I 1,11m 1, s Ii.iins froids pris dans les neuves 011 II ,1.1. ;.. , lin . iiiiijiériqucs mentionnent les liaiii I I !■ I Is dos salles étaient spécialeitieiii ■iiieh.iL lis . ;iii i i s' i i , 1 ics babitatious. Ou y conduisait l'iioto avant lo repas. Los Grecs sont toujours restés fidèles à cet usago ; ot, dans la plupart des cultes, les cérémonies importantes étaient précédées d'un bain sacré. Cependant les bains chauds furent longtemps considérés comme un signe de mollesse. Les vieilles lois d'Athènes les interdisaient dans l'intérieur do la ville. Mais ces prescriptions sévères ne se maintinrent guère qu'à Sparte. Dans l'Athènes duv« siècle, les bains chauds étaient d'un usage courant, ainsi que les bains de vapeur. On se baignait chaque jour avant le repas du soir. Les thermes étaient même devenus des rendez-vous d oisits,
dos lieux do plaisirs. Il y oui aussi des bains pour les femmes, ot des bains mixtes.
Cos thermes grecs étaient installés déjà avon un rortûin luxe. Dans le palais homérique do Tiryntho, un a rotrouvo une builo sallo do bains, dont le plancher est formé par une dalle monolitbo de -1 métros sur 3 m. On y plaçait une largo cuve en bois, on marbro ou en argent; on cbauffuit l'eau dans un vaso d'airain, que soutenait un trépied ; une lommo versait l'oau sur lo baigneur ot le frottait d'builo. Pins tard, à. Athènes, il y out dos bains publics, des bains privés, puis d'autres lîains fondés par dos cl fit'i l'on p;iyait pour onfiT-r. Los bains
des
ntre)M
lispositiou dc»s 1 - n. liaius elu'z
chrz los K
remontait
lo luxe d'
et se rafllna sous l'ompi
voyons des bains établis
,■,, I .. .i, i. !,..i .1, . .:.■ |i.irti-
■ .ifli 0.- -. h.thii -., -..m -. ]i;irlor l'ciait, d(-j;ï, i-'w plus simple,
/f.v Humains, L'usage du bain (balnentn)
lains, à une époque roculoc, mais
lu dernier siècle de la république