BAILLER — BAILLON
BAILUE (bainiHinU.] — rad. bailtir, gouverner, dirif^rr) n. f. Ane. dr. Fonction d'un balle, garde, tutelle, particulièrement on ligne collatérale.
BAILUE {borlU [U mil.)) n. f. V. baillive.
BaiLLIE, en latin BayliuS( Robert), savant historien et ihéolo^'ien écossais, né en 1599, mort en \r,r,2. Zélé presbytérien, il protesta contre les changements que Charles P* voulait introduire dans l'Eglise d'Ecosse, mais se montra toujours attaché â. la cause rovalc. Il professa la théologie à Gla.scow. Parmi ses nombreux écrits, on estime surtout : Opus hiatoricum et chronologicum (Amsterdam, 16G8).
Baillie (William), graveur, né en 1723 à Killbridc flrlando), mort en 1810, étudia en 1741 le droit à Londres, fut ensuite soldat et servit en cette qualité en Allemagne, puis s'adonna à l'art, et commença adonner, dès 1774. des gravures à l'eau-forte et à l'aqua-tinta. Il a été souvent heureux dans ses copies d'après Rembrandt, notamment pour la fameuse Pièce des cent florins, le Christ au tombeau, le Peseur d'or, etc. Il a gravé encore d'après Nctscher, Ter lîorch. Van Dyck, Teniers, Rubcns; son œuvre comprend 107 planches, que Boydell a éditées on 1792.
Baillie (Mathieu), frère de la suivante, médecin anglais, né en 1701 à Shotts. en Ecosse, mort à Londres en 1823. Neveu du célèbre anatomisto Hunier, il devint une des gloires du corps médical de la Grande-Bretagne, fut médecin de Georges III. Son habileté comme anatomisto, sa sûreté do diagnostic, ont porté au plus haut Feint sa réputation. Il a publié plusieurs ouvrîmes, dont un, V Anatomie morbide, a été traduit en français (1815).
Baillie (Joanna), femme de lettres anglaise, née à Shoits, en Ecosse, en 1762, morte à Hampstcad, près do Londres, en 1851. Elle était fille d'un ecclésiastique prolestant. En 1798, elle publia un premier volume de pièces sur les passions, qui fut suivi d'autres volumes, en 1802, 1811 et 1836. En I80i, parut un volume de pièces diverses, qui contenait une tragédie highiandaise, la Légende de famille, que Waltcr Scott fit représenter avec une splendeur inouïe, sur le théâtre d'Edimbourg, en 1810. Toutes ses œuvres dramatiques, pleines de vigueur et d'originalité, sont peu faites pour les exigences de la scène, bien que plusieurs aient été jouées avec succès à Londres. Ses œuvres poétiques ont été publiées en 1850.
Baillie (John), orientaliste anglais, né à Inverness en 1766, mort en 1823. Il resta longtemps au service de la Compagnie des Indes. D a traduit le recueil des lois musulmanes intitulé Imamea, et donné des éditions du texte original des travaux les plus estimés sur la grammaire aràbo (1802).
BAILUSTRE {ba-lUss [Il ml!.] — rad. baillie) n. m. Ane. dr. Celui qui avait la garde et tutelle de mineurs nobles, n On disait aussi bailliseur.
Bailliu ou Baillœu, ou Bailleul /Pierre de), habile graveur flamand, né le 1" mai 1613 à Anvers, reçu dans la gilde de Saint-Luc en 1629. Il acheva ses études artistiques à Rome, et revint ensuite dans sa patrie, où il se fit une brillante réputation. Il a gravé, d'après les maîtres hollandais et italiens, beaucoup de morceaux qui sont estimés, et dont le plus remarquable est Saint Alhanase, d'après Rembrandt.
BAILLIVE {ba-lliv' [Il mil.]) et quelquefois BAILLIE (ba-lli \U mil.) — de baillif, qui s'est dit pour bailli) n. f. Femme d'un bailli : Madame d'Orbe et madame la baillive marchaient devant Monsieur. (J.-J. Rouss.) [Vieux.]
BAILLIVAL, ALE, AUX {ba-lli [Il ml!.]) adj. Qui a rapport au bailli ou au bailliage : Le secrétaire baillival d'i verdon. (J.-J. Rouss.)
BÂILLON (// mU. — rad. bâiller) n.m. Morceau de bois, et par ext. Bandeau ou objet queleonquc que l'on met dans ou sur la bouche d'une personne pour l'empêcher do parler, décrier, il Les tribunaux ont parfois ordonné, avant 1789, qu'on mit un bâillon sur la bouche des prisonniers pour empêcher toute manifestation de leur part. Ainsi, Lally - ToUendal fut bâillonné avant de monter sur l'échafaud.
— Petit panier dans lequel on introduit lo museau d'un cheval, d'un âne. d'un mulet, pour l'empêcher de mordre.
— Panier que l'on adapte au nez d'un veau do lait pour qu'il ne puisse teter sa mère.
— Fig. Ce qui empêche d'exprimer sa pensée ou de se plaindre : Corrompre un témoin, c'est lui mettre uti bâillon d'or.
— Chass. Brin de laine que l'on introduit entre les mâchoires d'un furet et que l'on assujettit à l'aide d'un nœud pour l'empêcher de saigner le lapin dans son terrier.
— Lien servant à réunir les mâcîioires d'un chien babillard, pour l'empêcher de crier ou de mordre.
— Chir. Morceau de liège, de bois, tampon de linge que Ton met entre les molaires d'un malade, pour maintenir sa bouche ouverte, il Bâillon dentaire, Plaque d'or ou de platine que l'on fixe avec des fils sur une molaire, lorsque, pour ramener en avant plusieurs dents ineisives ou canines, on veut empêcher le contact des dents déviées avec les dents correspondantes de l'autre mâchoire.
Bâillon (Emmanuel), naturaliste français, mort à Abbeville en 1802, cultiva avec succès l'ornithologie et la phvsiologie végétale, et fit une étude particulière des oiseaux de mer qui habitent les côtes de la Picardie. Il entretint une correspondance active avec Bulfon, qui aimait à le consulter. Bâillon a laissé divers ouvrages ; entre autres, un Mémoire sur les causes du dépérissement du bois et les moyens d'y remédier (1791), mémoire qui lui valut le prix proposé sur cette question par l'Assemblée constituante : un autre Sur les sables jnouvants qui couvrent les cotes du département du Pas-de-Calais et les moyens de s'opposer à leur invasion. U proposait de les fixer en y plantant lo roseau des sables [psamma arenaria).
Bâillon ^Ernest-Henri\ médecin et naturaliste français, né à Calais en 1827, mort à Paris en 1895. Il fit ses
Application du bâillon.