CAIN — BAÏRAM
Bain (Ordre du), ordre de chevalerie anglais, créé en 1S99 par Henri IV, roi d'Angleterre. On a diversement expliqué l'origine de son nom et le smMl
motif de sa création. Henri IV, roi )J|#l!'!k
d'Angleterre, étant au bain, en serait / 't "^
sorti pour écouter ios doléances de deux veuves, et, pour assurer le souvenir de cet acte, qu'il estimait méritoire, il aurait créé l'Ordre du bain.
On a niô l'authenticité de cette anecdote et dit que l'institution avait pris son nom do l'usage où étaient les nouveaux chevaliers de prendre un bain symbolique, un bain de purification.
C*et ordre a été réorganisé en 1725 par
10 roi Georgesl", puis par Georges III en 1825, enfin par la reme Victoria, lo ^rdre du bain (civil). 24 mai 1847. Il comprend aujourd hui
des grands-croix, des commandeurs et des che\*aliers [Kniqhts of the Baih), les uns militaires, les autres civils. La liécoration militaire consiste en une croix d'or à huit pointes perlées émaillées do blanc, et attachée à ua ruban rouge. Le médaillon, en émail blanc, est chargé de trois couronnes impériales d'or, séparées par une tige à deux branches fleuries rose et chardon ; ii est entouré d'un cercle en émail rouge portant la devise : Tria juncta m »no. Tj'insigne civil est formé par la partie centrale de l'insigne militaire, mais il n'a pas de rayons, et il est en forme d'ellipse. Il se porto également avec un ruban rouge.
Bain (Alexandre), électricien et in- ordre du bain (milit.). venteur anglais, né à Thurso (Ecosse)
en 1810, mort à Broomhill en 1877. Il inventa l'horloge électrique, et, en 1843, lo télégraphe imprimeur. Ces deux inventions lui ont été contestées par Wheatstone. Bain fut le premier à, employer une bande de papier perforé dans l'appareil électrique transmetteur. On lui doit encore l'invention des signaux d'alarme électriques en cas d'incendie. Irrité par les attaq^ues de ses compétiteurs, il intenta des procès qui engloutirent ses ressources. Le gouvernement lui fit, en 1874, une pension de 2.000 francs.
Bain (Alexandre), philosophe anglais, né à Aberdeen en 1818. Issu d'une famille pauvre, il parvint, grâce à son ardeur au travail, à se faire admettre au collège de sa ville natale, où il se fit recevoir maître es arts à vingt-doux ans. Peu après, il devenait professeur suppléant de morale, puis il obtenait une chaire de philosophie naturelle à l'université d'Aberdeen. Appelé au même titre à l'université de Glasgow en 1845, il fut nommé, en 1857, examinateur de philosophie à l'université de Londres. Enfin, en 1860, il revint dans sa ville natale, où il occupa la chaire do logique et de littérature anglaise. Bain est un des plus remarquables philosophes de 1 Angleterre contemporaine. Il appartient à l'école positiviste anglaise, qui admet l'observation psychologique et il s'est efforcé de rajeunir la psychologie en Ta faisant profiter des dernières découvertes do la physiologie et de la pathologie. Il a renouvelé l'associationisme en insistant sur l'activité spontanée du cerveau, et pris par là, vis-à-vis de Hartley, une position analogue à celle de Laromiguière vis-à-vis de Condillac.
11 est très opposé au réalisme de Herbert Spencer. Ses principaux ouvrages sont : les Sens et l'Intelligence (1855); les Emotions et la Volonté (1859); l'Etude du caractère (1861); Logique déductive et inductive {1870); l'Esprit et le Corps (1873) ; la Science de l'édacaîion (1879) ; un volume d'Etudes sur James Millet Stuart Mill (1882). II a publié quelques ouvrages scolaires et des livres de vulgarisation scientifique.
BainbbiDGE (Jean), savant astronome anglais, né en 1582, mort en 1643. II se fit connaître par une Description de la fameuse comète de 1618, et fut aussitôt appelé à la chaire d'astronomie d'Oxford. Outre les ouvrages qu'il a publies, on conserve de lui, à Dublin, deux volumes d'observations astronomiques, ainsi que d'autres manuscrits.
BainbriDGE (William), commodore dans la marine des Etats-Unis d'Amérique, né dans l'Etat de New-Jersey en 1774, mort à Philadelphie en 1833. Il était lieutenant lorsqu'un conflit ayant éclaté entre les Etats-Unis et la France (1798), il fut pris par les Français et envoyé à la Guadeloupe. Capitaine en 1800, il fut capturé en 1803 par des canonnières tripolitaines, et resta à Tripoli jusqu'à la paix (1805). La guerre avec l'Angleterre ayant éclaté en 1812, Bainbridge reçut le commandement d'une escadre et s'empara, avec la frégate Constitution, après un combat dg deux heures, de la frégate anglaise Java. II fut employé activement jusqu'en 1821, puis il commanda les arsenaux de Boston et de Philadelphie.
Baincthun, coram. du Pas-de-Calais, arrond. et à G kilom. de Boulogne, sur le ruisseau d'Echinghen, affluent de la Liane ; 1.S21 hab.
BaiN-DE-BRETAGNE, cb.-l. de cant. (IlIe-ot-Vilaine), arrond. et à 42 kilom. de Redon ; 4.920 hab. Tanneries, mégisseries, fabriques de poterie et de dentelle. Près du bourg existe un étang d'où sort un sous-affluent do la Vilaine par le Semnon. — Le cant. a 9 comm. et 17.937 hab.
BaÏNDIR, ville de Turquie d'Asie (prov. de Smyrne), au pied du mont Tmolus ; 9.600 bal). Ruines romaines.
BAINE n. f. Agric. Cuvette ovale, dont on se sert dans les pays de vignobles pour recevoir le raisin et le porter au pressoir, ii Cliacun des larges paniers que l'on suspend, dans certains pays, aux flancs des chevaux.
— Ane. coût. Droit qu'on payait sur le poisson.
Baines (Edward), publiciste anglais, né à Walton-Ie- Dalo (Lancashire) en 1774, mort en 1848. Imprimeur à Leeds, il publia et rédigea lo Leeds J/ercurj/, journal libéral qui devint un des organes les plus influents du parti. De 1833 à 1840. il représenta Leeds à la Chambre des communes, où il réclama la réforme électorale, l'abolition do l'esclavage aux colonies, etc. II fut aussi le promoteur d un ^rand nombre d'établissements utiles, et le directeur de voies ferrées. Ses principaux ouvrages sont : Histoire des guerres de la liévolution française (1814); Histoire du règne de Georges ITT ; Bisfoire dacomte de lancastre (iS2^o). Il eut onze enfants. — Son fils aîné, Mathew Talbot Baines, né en 1799, mort en 1860, entra au Parlement en
isn, et fut à deux reprises, en 1849, puis en 1853, président de l'administration do l'Assistance publique. Il devint, en outre, chancelier du duché de Lancastre, en 1855. — Edward Baines, né en 1800, mort en 1890, succéda à son père comme directeur du Leeds Mercury, fut député à la Chambre des communes jusqu'en 1874, et proposa de nombreuses réformes. On lui doit : Bistoire de l'industrie cotonn ièi'e dans la Grande- Bretagne {Londres, 1835); laVied'Edv. Baines [son père]; Visite aux Vaudois du Piémont ;ciQ..
Bainet, comm. des Antilles , république de Haïti (prov. de l'Ouest, district de Jacmol) ; 12.000 hab.
Baini (l'abbé Giuseppe), compositeur et écrivain musical, né et mort à Rome (1775-1844). H devint maître de la chapelle pontiticale, qu'il sut diriger avec un véritable talent. Il se distingua comme compositeur de musique d'église, bien qu'il n'ait publié aucune des œuvres nombreuses qu'il écrivit pour le service de la chapelle, et l'on cite surtout son Miserere comme une production de premier ordre. Comme écrivain musical, Baini n'a pas moins droit à une grande estime. On connaît do lui plusieurs écrits didactiques intéressants. Mais son ouvrage capital est celui qu'il consacra à l'illustre Palestrina, pour lequel il professait une juste admiration, et dont il avait projeté do publier les œuvres dans une édition complète. Cet ouvrage a pour titre : Memorie storico-critiche delta vita e délie opère di Giovanni Pierluigï di Palestrina (Rome, 1828). C'est là la source à laquelle ont dû puiser tous ceux qui, depuis lors, se sont occupés de Palestrina.
BAIN-MARIE (rî — comme étymol., on a prétendu que htiin-marie viendrait, par corrupt.,de ùalneum 7naris ; mais cette opinion est généralement rejetée.
II est plus probable que le nom de « Marie B évoquant une idée de douceur, bainrnarie se sera dit par allusion à la douceur de cette manière de chauff'er) n. m. Cbim. et art culin. Manière de chauffer certains corps, qui consiste à placer les vases où ils sont contenus non sur le feu, mais dans un liquide, un gaz, un corps pulvérulent, etc., et le plus souvent dans de l'eau que l'on chauffe directement : /.fl.ç corps très volatils ne doivent se chauffer qu'au BAIN-MARIE. On cuit au bain-marie les aliments très susceptibles de se brûler^
Il PI. Des BAINS-MARIE.
— Fig. Manière tempérée d'agir, de
parler ou d'écrire : Vous avez trouvé mon mémoire trop c/m^w/, mais Je vous en prépare un autre au bain-marie. (Volt.)
Bains, comm. do la Haute-Loire, arrond. et à 9 kilom. du Puy; l-'llS liab.
Bains, comm. d'IIIe-et-Vilaine, arrond. et à 7 kilom. de Redon; 2.6t)2 hab.
BaiNS-LES-BAINS, cli.-l. de cant. des Vosges, arrond. et à 22 kilom. d'Epinal, dans un vallon arrosé par le Bagnol, affl. du Coney ; 2.487 h. Ch. de f. Est. Eaux minérales. Forges et clouterie. — Le cant. a 12 comm. et 10.355 hab.
— Histoire. Occupée par les Romains jusqu'à l'invasion d'Attila, dont le passage amena sa ruine, Bams n'apparait de nouveau dans l'histoire que vers le xiri« siècle. En 1498, elle fut à demi détruite par un incendie, en 1571 par une inondation et en 1682 par un tremblement de terre. Au xvm* s., sous Stanislas, Bains fut en partie rebâtie. Il y a une quarantaine d'années, l'administration municipale a mis tout en œuvre pour faire de la ville un séjour agréable, fréquenté chaque année par environ l.ooo baigneurs.
BaÏOCASSES ou mieux BODIOCASSES, peuple gaulois qui occupait la partie nord-ouest du départ, actuâ du Calvados. — Un Baïocasse (ou Bodiocasse).
— Encycl. Ce peuple est mentionné pour la première fois par Pline l'Ancien (IV, 107). Son chef-lieu était Augustodurum, aujourd'hui Bayeux. A une date mal déterminée, mais à coup sûr postérieure à 238 de notre ère, ce territoire s'annexa la civitas voisine des Viducasses, si bien que le diocèse de Bayeux, dont les limites persistèrent Jusqu'à la Révolution, représente la superficie des deux Etats gaulois. Il est probable que les Bodiocasses et les Viducasses formaient, à l'origine, deux sections d'un même peuple. Ces derniers occupaient la région boisée, car il est certain ((ue la première partie du mot {vidu) signifie n bois « en celtique. On s'accorde généralement à traduire bodio par «victoire u, sans doute à tort; car, s'opposant à vidu (forêt), ce mot dut avoir une signification topographique. Quant à casses, on l'interprète par " beaux, élégants » .
BAÏONISME {tiiss — rad. Baion [lat. Baïus]) n. m. Ilist.
relig. V. BAIANISME.
BAÏONISTE {niss) n. m. Partisan du baïonisme.
BAÏONNETTE (de Bayonne, n. do ville, ou du terme espagnol ou roman batjona, boyoneta, qui signifie gaine ou petite gaine) n. f. Art milit. Arme pointue qui s'adapte au canon du fusil et peut se retirer à volonté : Croiser la baïonnette, t.'harger à la BAioNNKTrE.
— Baïonnette au canon! Bemettez la haïoniiette! Dans
l'infanterie. Sonneries pour avertir les soldats qu'ils doivent mettre ou retirer la baïonnette.
— I^ar ext. Fantassin, soldat; en général, force armée : Assiéqer une ville avec vingt mille baïonnettes. Escrime à.
la BAÏONNETTE.
— Enlever, Prendre quelque chose à la baïonnette. Enlever, Prendre cette chose en combattant à la baïonnette.
Il Signifie aussi Obtenir quelque chose en triomphant rapidement des résistances : Enlever un emploi, un succès À