‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 655 sur 828 · BALE — BALEINE · texte numérisé non relu

BALE — BALEINE

comprend que cette ville, avec les trois communes de Riehen, Bettingen et IClein-Huuiagea. tin. superiicie est de 3C Idlom. carr., et sa population de 74.250 habitants, parlant l'allomand et en majorité protestants. Aux termes do la constitution de 1875, il est administré par le Grand Conseil {(h-osse Eath), qui exercç le pouvoir législatif, et par le Petit Conseil, issu du Grand Conseil et chargé du pouvoir exécutif. — Bâle-Campagne (en allem. Baselland) a pour chef-lieu LiestâH, et-comprend les quatre districts de Liestall, Arlesheim, Sissach et Waldenburg. On y compte priis do 62.160 âmes, sur une surface do 422kilom. carr. Sa constitution, qui date do ISiîô, a confié le pouvoir législatif à un conseil dit Landrath, et le pouvoir exécutif à un conseil de régence, composé de cinq membres élus par le Landrath.

Bàle (concile de), célèbre concile général ou œcuménique qui se réunit à Bâle, en mai 1431, pour continuer l'œuvre du concile de Constance, c'est-à-dire extirper l'hérésie et réformer l'Eglise, tant dans son chef que dans ses 7nembres.

Le concile de Constance avait décrété la périodicité des conciles généraux. Un concile fut, en effet, convoqué à Pavie en 1423; mais, ajourné à plusieurs reprises, il ne s'ouvrit en réalité qu'en 1431. Peu de prélats s'y rencontrèrent dès les débuts, car ona vait peu de confiance dans la bonne volonté do la curie romaine ; l'arrivée du cardinal Césarini rassura les esprits, et, en 1434, on comptait sept à onze cardinaux et environ cent évêques. Les autres membres étaient des docteurs, des membres du bas clergé et des moines, auxquels on accorda des droits qu'aucun concile ne leur avait accordés. La lutte de l'épiscopat ot do la papauté fut très vive. Le concile proclama la supériorité des conciles sur les papes, régla ce qui concernait la liberté des élections, 1 abolition des annates, des o-xpectatives et réserves de bénéfices. Né dès la première séance, apaisé après la quinzième (1434), le désaccord fut définitif après la vingt-cinquième (1437). Le pape Eugène IV transféra l'assemblée d'abord à Ferrarc, puis à Florence (1439), mais un certain nombre de membres du concile refusèrent de quitter Bàle et continuèrent les délibérations. Sous la présidence de Louis d'Allemand, archevêçiue d'Arles, ils mirent en accusation le pape et ses cardinaux, et, le 25 juin 1439, déposèrent Eugène IV. La France inclinait vers le concile de Bâle, et Charles VII en ratifia les décrets dans \^ Pragmatique Sanction, qui consacrait les libertés du clergé gallican. Entraîné par d'Allemand, le concile poussa la lutte jusqu'au bout, et, le 4 novembre 1439, élut pape, sous le nom de Félix V, Amédée, duc de Savoie. La chrétienté retomba ainsi dans le schisme et les troubles qui en étaient la suite. Après de longues Juttos, Eugène IV vint à mourir. Les cardinaux de Rome lui donnèrent pour successeur Nicolas V, qui attira à sa cause le célèbre ^neas Silvius Piccolomini, secrétaire du concile de Bâle, puis do Félix V, et gagna quelques-uns des membres les plus importants du concile. La France intervint pour ménager une transaction , à laquelle l'assemblée de Bâle, amoindrie do jour en jour, n'eut plus le pouvoir de s'opposer. Félix V déposa la tiare à la condition de demeurer cardinal-légat à vie, avec le premier rang dans l'Eglise après le pape, et le droit de conserver les ornements pontificaux. Le concile se sépara le 25 avril 1449, après être resté près de dix-huit ans en permanence. Ce qu'il y a de certain, c'est que ses décisions ne furent confirmées par les légats du pape et le pape lui-même, qui ratifia cette confirmation, que jusqu'au moment où il avait été transféré à Ferrare par le souverain pontife. 11 fut, dès lors, schismatique.

Bàle (traités dk), conclus en 1795 par la République française avec la Prusse et avec l'Espagne. Les succès dos armées françaises ayant accentué les divisions de la coalition, la Prusse crut plus avantageux de mettre fin à une guerre qui l'occupait sur le Rhin, tandis que la Russie et l'Autriche gardaient les mains libres en Pologne. Des ouvertures furent faîtes à nos agents en Suisse," les seuls diplomates que la République entretînt à l'étranger. Les négociations prirent un caractère officiel en décembre 1794. Le Comité de salut public voulait les » limites naturelles ", mais, inquiet de la situation intérieure, ajourna ses prétentions. Aux termes du traité signé le 16 germinal an in (4 avr. 1795) par Barthélémy et Hardenberg, tout arrangement définitif au sujet des Etats j^russiens de la rive gauche était renvoyé jusqu'à la pacification générale entre la France et l'Empire germanique, la France continuant à les occuper, mais retirant ses troupes de la rive droite. Par des articles secrets, il était convenu que, si la France conservait définitivement la rive gauche, la Prusse recevrait une indemnité; c'était prévoir le démembrement de l'Allemagne, la Prusse devant s'indemniser, forcément, sur la rive droite, aux dépens des Etats ecclésiastiques et des petits princes.

Avec l'Espagne, plusieurs tentatives secrètes do rapprochement eurent lieu en 1794, notamment sur la frontière des Pyrénées, entre Bourgoing et les généraux espagnols. De Yriarte, se rendant en Pologne comme ambassadeur d'Espagne, prit l'initiative de passer par Bâle pour voir Barthélémy, son ami ; ses ouvertures furent accueillies (mai 1795). Par le traité conclu le 4 thermidor an m (22 juin. 1795), l'Espagne céda à la France la partie orientale de Saint-Domingue; un article secret stipula que la fille de Louis XVI serait mise en liberté. Grâce à ce traité, le gouvernement frauçais put acheminer vers l'Italie les troupes qui devaient faire l'heureuse campagne de 1796. La conclusion de la paix, dans l'esprit <lns doux gouvernements, était la préparation d'une alliance intime.

BaLE ou BaLlAIUS (Jean), théologien et historien anglais, né en 1495, mort en 1563. Il embrassa lo protestantisme, devint, en 1552, évêque d'Ossory, en Irlande, fut persécuté sous le règne de Marie, et se contenta d'un canonicat sous Elisabeth. Il a beaucoup écrit, en anglais et en latin, en prose et en vers. Nous citerons seulement : Illustrium Majoris Bi-itannix scriptonan summarium (« quasdam centurias divisum (Bâle, 1559), recueil estimé, malg^ré l'esprit de parti dont il est empreint. Outre des poésies d'un genre assez bizarre, il avait aussi composé des comédies sur des sujets tirés de l'Ecriture sainte. Elles figurent parmi les plus anciens essais dramatiques de l'Angleterre.

BaléABE, celui, celle qui habite les îles Baléares. ~ Les Baléares.

— Adjectiv. Qui appartient à ces îles ou à leurs habi-

tants : Les archers crétois et les frondeurs Baléares avaient une réputation méritée. (Mérimée.)

Baléares (îles) [de Baléos ou Balios, compagnon d'ilorculo], groupe d'îles de la Méditerranée occid., à 95 kilom. E. do la côte orientale d'Espagne, à la(|uelle - elles appartiennent, et dont elles forment une province dite des Baléares ou de Majorque. Ce groupe comprend les îles Majorque, Minorque,CEiIjrera (île aux chèvres), Iviça, Fermentera (île aubIé),Conejera (Sleaux lapins , et quelques îlots sans importance ; elle compte312.650hab.sur 5.0l4kil.

carr. C'est un archipel au climat doux, dont les terres sont en partie d'une excellente qualité, dont les habitants, laborieux, sont très attachés au sol, qu'ils cultivent avec succès, et à la mer, oii ils font une pêche très abondante. La grande industrie n'y existe pas, mais les petites industries locales y sont prospères; quant au commerce, il est fort actif avec l'Espagne, l'Algérie, la France et l'Angleterre. La capitale est Pahna, dans l'île Majorque. Ce groupe d'îles a reçu différents noms : les Grecs appelaient les trois premières Gymnésiennes , parce que leurs habitants allaient nus au combat, et les trois dernières Pityuses, à cause des forêts do pins qui les couvraient ; on ignore à quelle époque on a commencé à les appeler Baléares, et d'où leur vient ce nom. Colonisées d'abord par

des Baléares,

E B R A. 2V E E I.Minorque £fH

les Rhodiens, les Baléares tombèrent au pouvoir des Carthaginois, qui y fondèrent, dans l'île Minorque, Poi-tus Mar/onis (Mahon); puis elles furent conquises par les Romains, qui y fondèrent Palma et PoUensa dans l'île Majorque. Après avoir été occupées successivement par les Vandales, les Grecs et les Arabes, les Baléares furent conquises par Jaime I" d'Aragon (1228-1235), qui les donna à son second fils, ot elles formèrent un royaume indépendant jusqu'en 1343, époque à laquelle don Pedro IV d'Aragon les réunit alors à sa couronne ; depuis, cet archipel a lait partie du royaume d'Espagne.

— BiULioGR. : Louis Salvator de Toscane, die Balcaren in ^-ort laid Bild (Leipzig, 1869-1890).

Baléares (province romaine des), une des sept provinces du diocèse d'Espagne (préfecture des Gaules). Valentiiiion II en fit une province spéciale entre 385 et 390; elle dépendait auparavant de la Tarraconaise.

BALÉARICINÉS n. m. pi. Sous-famiUo d'oiseaux échassiers, famille des hérodiidés, dont le seul genre baléariquc est le type. — Un baléariciné.

îles Baléares) n. f. Genre

taille.

li ileanqu

renfermant des

i'assez grande

î couleurs vives, sous le nom vulgaire de grues couronnées. '

— Encycl. Les deux espèces du genre haléarique habitent l'Afrique.

La plus commune, bealarica pavonina, vulgairement oiseau trompette (au Sénégal), grue-paon, etc., habite l'Afrique centrale; elle remonte jusqu'au Sénégal, dans le Sahara, et s'est parfois montrée dans la Méditerranée.

La halearica regulorum est beaucoup plus méridionale.

BaUÈCHOU (Jean-Joseph), graveur français, né à Arles en 1719, mort à Avignon en 1764. Il entra en apprentissage, aux frais de sa ville natale, chez Jean Michel, qui passait pour être le plus habile graveur d'Avignon. Il partit ensuite pour Paris, où il acquit en peu de temps une grande réputation, se fit agréer de l'Académie en 1749, mais n'obtint jamais le titre" d'académicien. C'est en 1749 qu'il accepta de graver, pour le « Recueil de la Galerie de Dresde », le portrait d'Auguste III, roi de Pologne, peint par Rigaud, et qui figure dans cette galerie ; il s'acquitta de cette tâche avec le plus grand talent; mais il fut convaincu d'avoir vendu à son profit des épreuves avant la lettre de co portrait, et fut obligé de se retirer à Avignon, où il passa le reste de ses jours. La mauvaise réputation que lui avait valu cette malheureuse affaire du portrait d'Auguste m le suivit jusqu'à la fin de sa carrière. Il a gravé beaucoup de portraits de personnages célèbres, des planches de dessins d'ornement ; des figures allégoriques des Sciences et des Eléments; des sujets de tous genres. Ces diverses productions se distinguent par une hardiesse et une vigueur d'exécution peu communes.

Balegga, canton montagneux de l'Afrique équatoriale, à i'O. de l'Albert-Nyanza, faisant partie de la Terre

aux Herbes, et habité par les Ouahouma. Stanley, Stul mann et Lugard ont visité co pays.

BALEINE (lat. balsena) n. f. Genre de mammifères m rins, de très grande taille, type do l'ordre des céiai . La BALEINE est un aniinal massif et informe, w D'une fav générale, on a désigné sous le nom de « baleines ■' i' les genres de cétacés, comme : baleinoptère, rorqual, u gaptère, rachionecte. V. fanon, et huile de baleine.

— Par anal. Personne ou animal d'une grande fori'd'une taille gigantesque ; On a dit que l'ichtyosaure < la BALEINE des sauriens. (L. Figuier.)

— Pop. Bire comme une baleine, Rire en ouvraul n large bouche.

— Chem. de fer. Baleine, Pont do service en char]>cn que l'on établit à l'extrémité des remblais en cours d C: cution. Il Se désigne aussi sous le nom de Pont do servi'

— Comm. Fanon de baleine façonné par l'indiisin matière de ce fanon : Les femmes grecques n/nn,,,., l'usage de ces corps de baleine, par Icsqueh /r\ /, ./, contrefont leur taille, plutôt quelles ne In imi-^ji', ^ (J.-J. Rouss.) Il Baleine artificielle. Pour la falir, in.ii la baleine factice et artificielle, on emploie dans !■ | n mi cas la corne de buffle, et, dans le second, du i:imui. II. durci, de l'acier recuit et trempé, et ducellulopl /■ / / végétale. Nom donné, à cause de leur couleur n i. !.■ flexibilité, aux fibres extraites des pétioles des h iuli--. palmier arenga saccharifera, que l'on emploie lUm,^ 1 ai > I pel Indien pour fabriquer des cordages, il Blanc >It haL >< Matière grasse -qui se trouve au-dessous do la peau du tôte du cachalot.

— Encycl. Zool. Les baleines vraXes (genre bal,rna) oni tête volumineuse, large, le ventre lisse et sont dépourvu do nageoire dorsale ; le corps, pouvant atteindre une \<gueur de plus de 25 m. et peser 150.000 kilogr., est tr;iii ramassé, et diminue brusquement de grosseurvers la qm-i Les membres antérieurs constituent des nageoires épa ses. Les mâchoires ont un contour elliptique ; les su\> rieures portent, non pas des donts. mais des fanons.

le lames te nature rrn c jli s lat ralemoi I

de la bout lie en étant depour\ u; les unes à eut i Il y en a enMron 200 sur chaque branche de la m, i supérieure. De vraies donts, situées chez renil)r\ ou laus une rigole alvéolaire de la mâchoire, sont résorbées a\ > ■ l'âge. Les branches delà mâchoire inférieure sont arqin - , dépourvues de dents ou de fanons, à peine unies en a\ r * par un ligament tendineux ; elles sont utilisées par ! habitants des régions du nord, péclieurs de balrii.

fiour circonscrire des entrées de clôture, des portos anguo est épaisse, énorme, peu charnue, mais suriadipeuse.

Les baleines ont généralement un petit, rai'ement doux. Au moment de lanaissance, le jeune a environ 6 m. de long; il reste aux côtés de sa mère, qui l'allaite et le défend jusqu'à ce qu'il soit en état de se nourrir seul.

Les baleines se nourrissent de petits animaux, car, malgré leur taille énorme, elles ont un très petit œsophage ; c'est à peine si un hareng peut y passer. Leur nourriture consiste en mollusques, crustacés et petits poissons. Elles doivent vivre longtemps, car leur développement est assez lent. La peau est relativement mince, et recouvre une couche de graisse de 20 à 50 centimètres d'épaisseur. Ces animaux sont couverts de parasites ; ce sont surtout des crustacés isopodes ot des cirrhipèdes qui pénètrent dans la peau.

Les baleines à ventre lisse s'éloignent peu des régions polaires. Une espèce {balggna biscagensîs) existait autrefois dans le golfe do Gascogne [nord kaper des Hollandais ; sarde des Basques); elle est remontée vers le nord maintenant, et ne descend qu'accidentellement sur nos côtes ; un individu a été pris dans la Méditerranée.

La baleine franche {balasna mysticetus, ne s'éloigne guère dos mers arctiques; c'est la plus "rande espèce (20 à 30 m.). La bab'iiu' lu nnrd i.mest [belxna japonica')hiSy\to le nord du Pacniiur. ].•■ l'.i.iiique sud a une espèce spéciale {balxna ii>iiij""iu.u ,. Ijiiin, la plus petite {neobaU-na marginata), de la Nouvidle-Zélande, atteint 5 m. de long.

Les baleines vivent parfois par bandes nombreuses. Malgré leur taille monstrueuse, ce sont des animaux très vifs ; elles ont une force énorme. L'ouïe est peu développée, mais elles voient très bien sous l'eau, et leur peau a une grande sensibilité tactile. L'intelligence est à peu près nulle.

La baleine respire d'ordinaire toutes les deux ou trois minutes, mais, cependant, peut rester un quart d'heure sous l'eau ; elle y reste même une heure si elle est blessée.

— Pêcb. Les Éasques furent les premiers, au xiv" siècle, à chasser les baleines, les poursuivant d'abord non loin des rivages, puis, à partir de 1372, n'hésitant pas à s'aventurer plus au nord, et s'avançant jusqu'au Labrador et ù l'embouchure du Saint- Laurent. Mais, en 1G33, la domination espagnole arrêta pour toujours ces pêches.

Les Hollandais, au xvi" siècle, apprirent de marins basques la manière de pêcher la baleine, et Amsterdam vit se fonder une compagnie pour l'exploitation de ces pêcheries. De 167G à 1722, nous dit Brehm, on arma 5.886 navires, qui rapportèrent 32.907 baleines. Cette pêrlie continua tant et si bien, que le nombre des baleines franches a rapidement diminué, et qu'on n'en trouve plus maintenant que d.ih- 1'- ( ■ il l'-daires. La pêche, autorisée seulement .;. , , iiilire, se fait de deux façons : ou bien

on att 'Il ! i ' ■ la côte, ou bien on va la chercher

en plriii. iiii 1 <,'iM[id les navires sont arrivés dans les

rara^'os où vivrnt les baloinos, ils moUcnt à l'ancre, ot on oxpl'irr riinriziiu. Dès qu'un do ces cûtacôs est aperçu, on mot ;'i lu nn^r lics canots, (lui so dirifjent rapidoniont et sans bruit vers la Imloino. Un harpon attacliô il nno longno corde, cnronU-o à lavant du canot, est lancû sur l'animal, dont ons'i^carto ensuite à Ibrco do ramos, car il plonge avec rapidité ot déroule la corde du harpon avec tant do vitesse,

qu on est obligé do la mouiller pour qu'oUo no prenne pas

BALEINE — BALFOURIER

fou, tant elle s'écliaulfe. Alors, ou bion la blessure est teJlo que l'animal r.-iloniit sa course, ou bien il entraîne lo canot pcrTiriiii pln^icii!-^ hpiiros. On le liarponnc do nouveau,

et, tin.tliiiH m ]MM !;i[,( ..mi s;iiig on abondance, la baleine roui^n 1 'Mil, i>>Hi it ,111' , iloiit/eant oncoro. Aujourd'hui, on la ru ,- |ii n lr imi |mii .( i.i [iiàin ; on so sert, pour lancer les liai-pniis, a armes a icii, do canons placés à. l'avant do la liaieinioro. Ces canons lancent dos harpons attaches à de longs câbles, ot portant un petit obus qui éclate lorsqu'il est

dan

rp. d,-.

t, pi

1il:«'^ longues de 0"',£5, quijusque-Ià etaioiu. couchées lo Inii,: du harpon, s'ouvrent comme un parapluie et ompê- ' li'iii la ligne de sortir du corps du cétaco. Ou se sert aussi <\<- fusils qui remplissent les mêmes fonctions, et de canonsn\ divers pour tuer ces cétacés. La baleine morte, on l'ati.i' lié de façon à l'attirer vers le navire : on coup© la tête iM <Mi l'amil-no à bord pour en retirer les fanons, puis le I M| [,~ psi ii\.- ;n!\ lianes du navire, et on on détache des lijii.lr^ Ar -in .Si ,|iio l'on coupo OU morcoaux ot que Ton pl.ii 1 Wiii- lin.' i i.Hidière pour être fondue. On refroidit < l'ii.' ;^r;tis>.- a l .iide d'un appareil réfrigérant, et on en iTKiitlit des tonneaux.

I.<s peuples du Nord mangent la chair des baloinos ot linivcnt l'huilo avec autant de plaisir qu'un ivrogne boit un \ erre do vin ; puis le s(|uelette est utilisé pour la consiiii.tion des cabanes. Mais les pécheurs do baleines euj l'IM-ens recueillent les fanons et la graisse. Une balcino de ■.'I' m, de long, pesant 78.400 kilogr., donne 33.600 kilogr. <{'■ jiaissr. 27.000 kilogr. d'Iuiile, ot 1.680 kilogr. de fanons. I. niiitr . nùfo de 75 à 100 fr. la tenue, et la tonne de faiiniis \ atii do 4.000 à 4.500 fr.

Baleine, constellation équatoriale qui s'étend au S. <l'i Kclier et dos Poissons. Elle comprend 102 étoiles. Hévélii-., dans sou Prodromits astronomie, lui en compte 45, l' liiiisteed 97. Dans la tête delà Baleine se trouve l'étoile a

■ I ^' ronde grandeur, appelée Men/cab ; à la queue so trouve iiiii' (toile do même grandeur ^, appelée Diphda, enfin au ' 1 so trouve une étoile changeante o, appelée par Hévé- Ini- Mira Ceti, la Merveilleuse. Cette étoile passe périodii|ii''nient de la seconde grandeur à la huitième, eu môme f' iii[>s que du jaune au rouge.

BALEINÉ, ÉE adj. Garni de baleines : Corsage baleiné.

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