‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 654 sur 828 · BALBEK — BALBUS · texte numérisé non relu

BALBEK — BALBUS

tionncllo BOUS la maiKOo do .Savoie. Quand le mouvcmout militaire, qui fut bionlèt suivi do la déroute do Novare, avait éclaté, il s'était immédiatement Héparé de Charles- Albert; néanmoins, ayant été l'objeldeH soupeons -lu nou* veau roi, Cliarlos-Félix, il s'exila volontairement. Il habita la Provence, puis Paris, où il no maria, et obtint on 1820 de séjourner à Turin.

En 1830, il publia doux volumes do son Histoire d'Italie depuis 470 jusqu'à 770; il donna, en outre, quatre uouvoiles, la traduction dos Annales de Tacite et son livre Pensées et Exemnks (publié en I85*j.

En 184 i parut l'onvrago uni porta le nom do Balbo à l'apogée do sa gloire : les Espérances de l'Italie, qui suivit de près le livre de Gioberti sur la Primauté morale et civile des Italiens et le comjiléta. Balbo y posait en principe que cette primauté serait impossible tant que l'étranger posséderait une parne de la Péninsule. Ce Uvtc courut toute l'Italie, et l'influence de Balbo ne fil que grandir. En février 1848, Charles-Albert nomma le comte Balbo prébident do la junte chargée de la loi électorale. Le mois suivant, Balbo fut appelé à la présidence du premier ministère constitutionnel. Ce ministère, attaqué par la gauche, succomba le 28 juillet 1848, après la défaite de Custozza.

Redevenu simple député, il se dépopularisa par l'opposition qu'il fit, en 1850 et 1852, aux deux projets de loi présentés par le ministère d'Azcglio sur rabolilion du for ecclésiastique et sur lo mariage civil; l'avènement du ministère Cavour(nov. 1852) le rendit à la vie privée.

Balboa (Vasco Nufici! i>e), voyageur et aventurier ' sim-iimI, un des conquistadores de l'Amérique centrale, ne a X' rès en 1475, décapité à Castilla d'Oro, dans l'Amérit|uo du Sud, en 1517. Arrivé au nouveau monde pour refaire une fortune qu'il avait dissipée en Europe, Balboa sut bientôt se substituer à Enciso comme chef de la colonie naissante de Santa Maria de la Antigoa del Darien, et se révéla, dans cotte fonction, administrateur do premier ordre, général et conquérant. Ayant entendu parler par les indigènes d'une grande mer située an delà des montagnes. et dont les flots Daignaient des contrées où l'or était abondant, il entreprit de la découvrir, franchit en 1513 les montagnes de l'isthme de Panama, vit le grand océan Pacifique, et en prit possession au nom du roi d'Espagne. Mais il se vit bientôt substituer, comme gouverneur de laCastille d'Or, Pedrarias d'Avila, qui l'envoya conquérir les trésors fantastiques de Dobayba. Il venait d'échouer dans cette expédition, quand il fut nommé (1515) adelantado de la mer du Sud, sous l'autorité supérieure do Pedrarias. Il forma alors de grands projets d'exploration du littoral du Grand Océan vers le Pérou (dont il avait entendu parler en 1513), et il allait les réaliser, quand il fut rappelé par Pedrarias, qui l'accusa de crimes imaginaires, et, avec l'aide de François Pizarre, le fit condamner et exécuter.

— BiBuoGR. : P.Gaff'arel,iVi(nej de Balboa (Paris, 1882).

Balboa (Miguel Cavollo), missionnaire espagnol, passa en Amérique, en 156G. se fixa, en 157G, à Quito, et s'occupa de recherches sur les antiquités du Pérou. On lui doit r Miscellanea australia, travail curieux traduit en français sous le nom de Bisloire du Pérou (Paris, 1840).

Balbriggan, ville et port d'Irlande (comté de Dublin), à l'embouchure du Delvan, sur la mer d'Irlande ; 2.450 hab.

— Faljrication de mousselines, bonneterie; commerce de grains; pêcheries, exploitations salines.

BalbuBNA (Bernard de), prélat espagnol, né à Valde-Penas en 1568. mort en 1627 à Porto-Rico, dont il était évêque. On a de lui des poèmes : la Grandeur mexicaine (1604) ; Bernardo ou la Victoire de Honcevaux (1624); etc.

BalBUS (Octavius), jurisconsulte romain, contemporain de Cicéron. Proscrit par les triumvirs, l'an 42 av. J.-C, il était en fuite, lorsqu'il apprit que son fils était entre les mains des sicaires. Il revint, parvint à le sauver, mais tomba lui-même sous les coups des bourreaux.

Balbus, surnommé Mensor, géographe romain, contemporain d'Auguste, dressa lo cadastre de l'empire, et rédigea des commentaires de celte gigantesque opération.

— Un autre Balbus, contemporain de Trajan, accompagna ce prince dans son expédition contre les Daces. Il avait écrit quelques traités de topographie militaire qui ne nous sont point parvenus.

Balbus (Lucius Cornélius), consul romain, né à Cadix, reçut de Pompée le titre de « citoyen romain • , dans lequel il fut maintenu, grâce au plaidoyer que Cicéron prononça en sa faveur. Dans la suite, il parvint au consulat (7I4), et suivit le parti de César. — Son neveu, Cobnelxcs Balbus, bâtit auprès de l'ancienne Cadix xme ville nouvelle, et, lo premier des généraux romains d'origine étrangère, obtint les honneurs du triomphe, pour avoir vaincu les Garamantes, peuple d'Afrique.

Balbus (Plaidoyer polr L. Corxelics), discours do Cicéron. Une loi portée l'an de Rome 681, d'après un sénatus-consulte, reconnaissait citoyens romains tous ceux à qui Pompée avait accordé le droit de cité romaine, dans la province d'Espagne où il avait été envoyé contre Sertorius. Conformément à ce<te loi. Pompée accorda le droit do cité à L. Cornélius Balbus, citoveu distingué de Cadix, qui lui avait rendu des services. Un jaloux, compatriote do Balbus, lui contesta ce di'oit. Ses raisons se fondaient sur l'application précise de la loi Julia, et même de la loi précitée. Cicéron parla pour L. Cornélius Balbus, après Pompée et M. Licimus Crassus (l'an de Rome G9T). Dans son plaidoyer, qui renferme un magnifique éloge do Pompée, le grand orateur démontre que l'interprétation de la loi est en faveur de Balbus, qui gagna sa cause.

Balbus (statues antiques dks), au musée Degli studj, à Naples. Ces statues en marbre, au nombre de neuf, proviennent des fouilles faites à Herculanum. Deux ont été trouvées dans lo théâtre : l'une représente le proconsul Balbus, chef do la célèbre famille des Balbus. Cette statue est remarquable par la belle disposition des draperies ; la tête, rapportée, n'est pas celle de Balbus. L'autre statue est celle du fils de Balbus : l'attitude et le costume sont à peu près semblables à ceux de la figure précédente ; la tète est moderne. Une statue équestre du mémo personnage, avec une inscription identique, a été découverte dans un édifice que l'on croit avoir cto ime basilique. Une seconde statue équestre, en tout semblable â la précédente pour les détails de costume et la pose, provient du même lieu. On pense que ces deux figures équestres étaient placées face à face, et que la seconde, qui a été

BALBUS - BALDÉRIC

trouvée sans tf-te et sans inscription , représentait Balbus lo pèro. On a désigné quatre autres statues très élégantes, représentant de jeunes femmes dans dos attitudes diverses, comme étant celles des (illes do Balbus. La l'araillo est complétée par statue d' belle exécution, qui représente C i r i a, femme du proconsul, avec les emblèmes do la muse Polymnie.

— BiBLIOGR.:

s. Rei

grecqu

et

Balbus

(Pierre), savant littérateur italien, no

à Venise, ou, suivant d'autres, à Pïse, mort on 1479 II était évoque de Tropea, en Calabre. Outre divers ecntb. dt théologio, il a donué des traductions latines d'auteurt. grei s BALBUTIANT (s(-a»\ ANTE adj. Qui balbutie, ou qui parle sou avec liésitation, soii d'une façon impariaito Enfants balbdtiants. Eloquence balbutiante.

BALBUTIE (.si) n. f. Etat de celui qui balbutie : La bal- BUTEK de l'enfance, de la lyieillesse.

— Par ext. Manière de s'exprimer enfantine ot peu pn-oisn : Notre langue est celle gui a retenu le inoins de restes de la BALBUTIE des pre7niers âges. (Dider.)

— Particul. Bagatelles, enfantillages : Ne dire, ne faire que des BALBOTiiis.

BALBUTIEMENT (sî-m(ï7() n. m. Manière de parler d'une personne qui balbutie : Le balbutiement d'im enfant, d'un ivrogne, il Mots prononcés en balbutiant : Tendres balbutieiÙents. Il Paroles prononcées au hasard : Je faisais 7na prière, qui ne consistait pas en un vain bâlbdtiement des lèvres. (J.-J. Rouss.}

— Encycl. Observé presque exclusivement chez les enfants qui n'ont point encore acquis le développement des organes vocaux, le balbutiement peut exceptionnellement avoir pour cause une vive émotion, une grande frayeur, ou môme simplement l'ivresse ; il est aussi quelquefois symptoraatique d"une maladie, et alors il est produit par l'impuissance dans laquelle se trouve le système nerveux central de commander aux organes de la phonation. Le seul moyen eflicace pour remédier à ce défaut consiste à faire parler très hautement, de manière à faire prendre l'habitude d'articuler très distinctement toutes les syllabes.

BALBUTIER (s/-^ — lat. balbutire; de 6a^6«s, bègue. — Prend doux / de suite aux deux premières pers. plur. do l'imparf. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous balbutiions. Que vous balbutiiez) v. n. Prononcer indistinctement, avec hésitation et difficulté, surtout les lettres b et l : Quand on a trop bu, on commence à balbutier.

— Par ext. Avoir de la peine à s'exprimer, par timidité ou par quoique autre sentiment qui cause du trouble : L'écolier BiVLBUTlE quand il ne sait pas sa leçon.

— v. a. Prononcer eu balbutiant : Balbutier son rôle. Il Enoncer, dire d'une manière enfantine ; Victor Hugu,

encore enfant , baluftimt drs !^trnphes. (Tjamari.^

— Syn. Balbutier. Ii^rpycr, bredouiller. <>;. ^-^"-;.' -.it parce qu'on ne s,i ■ . ■ l . ; ■ ienfants et de c<-i ■■ - -i ,.m ■ . ,>. ..i > ■ i troublé. Drgaijir. • <• i [■! m'i.'ui. m ]-r]if'TM' l.-^ -;. ii.ihi--,, soit parce que la syllahe suivante parait diillcile â pronoocer, soit pour gagner du temps quand ou ne sait pas trouver ce qu'il faudrait dire. Bredouiller, c'est parler trop vite et ne faire entendre que des sons indistincts.

BALBUTIEUR, EUSE(5/) n.

Celui, celle qui balbutie.

BALBUZARD ou BALBU- SARD {za,r'— do l'angl. baldbuzzard, buzard chauve)n. m.

Nom vulgaire des oiseaux rapaces diurnes du genre PANDION. V. ce mot.

— Encycl. Les balbuzards sont des faucons à bec court, dr|irimo et offrant une longue po i u to crochue. Les doigts il uiit|iasdemombraues intermédiaires, et le doigt externe est versatile. Le balbuzard fluviatile se rencontre dans rhémi<sphère septentrional.

Balcangual (Gautier), théologien écossais, mort en 1645. Chapelain do Jacque

vit on Angleterre, travailla à la déclaration de Charles /*■' concei'nant les derniers troubles d'Ecosse (1630), et représenta l'Eglise d'Ecosse au sj^nodo de Dordrecht, sur lequel il publia des Lettres.

Balcarras (Alexandre Lindsay, comte de), général anjhiis, né en Ecosse, fit la guerre d'Amérique, reçut, cil r;'.i;:, lo <i>iiimandemeut de l'île de Jersey, puis celui de .^;l .b-niiaii|iir, uù il s6 rendit fameux par les mesures cruelles quil prît pour réprimer une révolte de noirs marrons. Los propriétaires de la Jamaïque ne lui en offriront pas moins une épée d'honneur.

Balchides (en serbe Baochitchi), dynastie serbe qui régna en Alljanie et au Monténégro au xiv« et au xv siècle. Elle eut pour fondateur, d'après les écrivains slaves, un Serbe nommé Balcha, mort en 1368, tandis quo Du Gange prétend que les Balchides étaient apparentés à la maison dos Baux. (V. ce nom.) — Un, une Balchide. balcon (de l'ail, balk, poutre, dont les Italiens ont fait ùa^cone, 6a/co, plancher, estrade, balcon; n. m. Date-forme

l'Ecosse,

plus ou moins large, portée, en sailHe sur une façade, par des consoles ou des colonnes, entourée d'une balustrade, et communiquant avec l'intérieur par une ou plusieurs ouvertures : Prendre l'air sur un balcon.

— Par ext. Ouvrage de serrurerie ou de menuiserie servant d'appui à une fenêtre ou à un balcon proprement dit.

— Pop. Il y a du monde au balcon. Se dit d une femme qui a une gorge opulente.

— Mar. Galerie couverte ou découverte, établie à l'arrière des navires. Sur les anciens vaisseaux, il en existait doux ou trois, correspondant aux batteries, et richeraout ornés. On les appelait souvent les jardins. Dans la nouvelle marine, quand ils existent, ils sont aussi simples que possible, et souvent garnis d'artillerie à tir rapide ou do projecteurs électriques.

— Techn. Métal qui se trouve à l'extrémité dos pièces coulées, au point de réunion des moules.

— Théàtr. Prolongement de la première galerie jusqu'à l'avant-scène, à droite et à gauche : Loges de balcon.

~ Encycl. Dr. Sur l'héritage, clos ou non clos, do son voisin, on ne peut avoir de balcons ou autres semblables saillies, s'il n'y a 19 décimètres (l",90) de distance euti'o

Doria, h Gênes (Italie).

le mur où on les pratique et ledit héritage ; cotte distance doit se compter depuis la ligne extérieure des balcons ou autres saillies jusqu'au point. où commence l'héritage voisin (C. civ., art. 678 et 680). Quant aux balcons sur la voie publique, le droit de les établir est soumis à des règlements particuliers ; c'est une question d'alignement, qui rentre dans les attributions du pouvoir municipal. Des arrêtés municipaux peuvent réglementer le droit de

E lacer sur les balcons des pots, vases ou caisses de eurs. D'ailleurs, l'exposition sur les balcons et le jet par les balcons de toutes choses quelconques de nature à nuire par leur chute sont soumis, d'une façon générale, aux dispositions des §§ 6 et 12 de l'art. 471 du C. pén. et punis, en vertu de ce texte, d'une amende de l à 5 francs.

BaldACCI (le baron Antoine), diplomate autrichien, né à Presbourg eu 1767, mort vers 1830. Ministre de l'empereur François II, il se fît remarquer par sa haine contre la France et Napoléon.

BALDAQUIN {kin — Uai.baldacchino; formé de lialdacco [Bagdad], d'où se tirait l'étoffe, tissée d'or et de soie, omplûvée à la confection des dais) n. m. Tenture dressée au-dessus d'un trône de prince ou d'évêque, d'un catafalque, etc. : Au-dessus ^

au trône s'élevait un baldaquin poi'té sur des lions d'argent et six griffons du même métal. (Mérimée.) Il Sorte de tenture sous laquelle on porte le Saint- Sacrement, sous lequel on reçoit les princes, les évêques. En ce sens, aujourd'hui, on ne dit plus que dais. Il Petit dais garni d'étoffe, quon suspend audessus d'un lit, et auquel tiennent les rideaux: Baldaquin de soie, de velours.

Lit à BALDAQUIN.

— Ane. comm. Nom d'une étoffe de

soie. V. BAUDEQUIN.

— Ouvrage d'architecture en bois, en marbre ou en métal, qui couronne l'autel d'une église : Le baldaquin de Saint- Pierre de Home. Le baldaquin rfe l'église des Invalides, du Val-de-Grâce, à Paris.

— Encycl. Le baldaquin est un édifice d'architecture ou de tapisserie destiné à l'ornement d'un autel, d'un siège ou d'un lit; dans ces deux derniers sens il est synonj'me de dais ou de ciel. {\. ces mots.) Parmi les baldaquins d'architecture, il faut citer celui de i. liaUlaqi Saint-Pierre de Rome, élevé de 20 m., monté surde hautes colonnes. Dans les palais apostoliques, il y a des baldaquins richement montés en velours brodés, ot dont l'importance répond à celle des pièces où ils sont dressés contre une muraille. Dans les palais italiens, il existe des baldaquins dont le nombre et la nature répondent à uu cérémonial exact. Le mot « baldaquin " n'apparaît guère on Italie qu'au xvi*' siècle ; c'est à peine si .sous lo règne de Louis XIV il est d'usage eu France. Mais il cntro dans le langage courant des tapissiers du xviii" siècle, qui ornèrent les grands lits de jiarade do baldaquins en forme de dômes, avec des galeries brodées, des panaches do plumes, et autres ornements s'alliant aux retombées des rideaux, des dossiers, des pentes.

Baldari (Jean-Baptiste), peintre do l'école génoise, vivait vers la fin du xvi"^ siècle. Il aida le Paggi dans ses travaux de la cathédrale de Pistoie, et peignit seul, à fresque, des traits de la vie do saint Félix, à la chaoollo du Saiut-Saorement.

BaLDASSERONI (Jean), homme politique italien, né à Livourne en 1790, mort à Florence en 1876. Directeur général des finances en Toscane, il entra au ministère en 1849, suspendit la constitution, supprima la liberté do la presse, augmenta les impôts et s'opposa toujours au rétablissement du régime constitutionnel. II contribua parla a la chute de Léopold II eu 1859. Baldasseroni a été appel. ^ le mauvais génie du grand-duc.

Baldassini (Hieronimo), historien, né à Jesi (Marciio d'.Ancôae) en 1720, mort en 1780. Il a publié un ouvrage important : Memorie istoriche délia citta di Jesi (1765).

Baldaya (Alfonzo), voyageur portugais du xV siècle. Vers 1434, il explora la côte occidentale d'Afrique, entra dans une baie à laquelle il donna le nom de Angra dus vivos, puis revint en Portugal en 1436, rapportant nombre de précieuses observations géographiques.

BALDE n f. Poids usité autrefois à Lisbonne pour le cliarbon, et qui valait 356 kilogr. 9.

Balde de TJbALDIS (Pierre), célèbre jurisconsulte italien, né à Pérouse en 1324, mort d'hydrophobie en HOn, professa le droit et devint le rival de son maître, Barihole. Ses écrits sont peu estimés aujourd'hui.

Balde ou Baldus (Pietro), jurisconsulte italien, né à Pérouse en 1327, mort à Paris en 1406. Baldus, élève do Bartole, professa le droit avec grand succès. Il a exercé en même temps d'importantes fonctions publiques. Il a écrit de nombreq^s ouvrages sur le droit romain, le droit féodal et le droit canonique ; il avait fait de ce dernier droit une étude approfondie.

Balde (Jacques), jésuite, poète latin, né à Ensisheim (Alsace) en 1604, mort en 1668. U fut surnommé VHorace de son pays. Un de ses poèmes, intitulé Urania victrix^ lui valut une médaille d'or de la part du pape Alexandre VII. Ses œuvres choisies ont été publiées à Zurich, en 1805.

Balde ou Baldeus (Philippe), missionnaire hollandais, vivait à la rin du xvii» siècle. Il prêcha l'évangile dans l'île de Ceylan. Il a laissé un ouvrage intéressant : Description de l'île de Ceylan, de Malabar et de Coronmndel (eu hollandais, 1672).

Baldelli (le comte Jean-Baptiste), littérateur italien, né à Cortone en 1766, mort en 1831. Il émigra, en 1791, de France, où il servait, combattit contre la république^ et mourut gouverneiur de Sienne. Il était président de l'académie de la Crusca. On lui doit un ouvrage rempli de recherches, Pétrarque et ses œuvres (1797) ; une Vte de Bocrace très estimée (1806) ; un Eloge de Machiavel placé en tète de son édition du célèbre pubiiciste, etc.

BALDELLIE n. f. Genre d'alismacées, renfermant des idaiites des marais d'Europe et d'Algérie.

Baldenburg, ville de Prusse {Prusse occident.), ■'îur lo lac de lialden; 2.235 hab. Tonnelleries et chaussures.

BaLDENSEL ou Boldensel (Guillaume de) , dominicain et voyageur allemand du xiv« siècle, qui s'appelait Otiiou do Ni'enhus do son vrai nom, exécuta, entre 1332 et 1335, un voyage en Orient au cours duquel il visita CoDStantinople, la Phénicie, l'Egypte, le mont Sinaï et Jérusalem. Il en rédigea, en 1336, "une relation latine qui a été traduite en français et en allemand.

Balder ou Baldr. Dans la mythologie Scandinave, fils d'Odin et de Frigga, mari de Nauna.ïe plus beau, le plus sage des dieux." Il habitait un palais magnifique, où il était assiégé de rêves terribles qui pronostiquaient sa mort. Sa mère, Frigga, voulant conjurer le danger, fit prêter à tous les êtres animés et inanimés le serment de no pas nuire à Balder ; cependant, elle négligea une plante chétive : le gui. Pendant que les dieuxs'amusaient dans Asgard à éprouver l'invulnérabilité de Balder, en lui lançant des pierres, des flèches et autres objets, Loki, le dieu du mal, va trouver Hoder. dieu aveugle de la guerre et frère de Balder, et arme son bras d'un rameau de gui et l'incite à prendre part au jeu. Balder, frappé par Hoder,

tombe mort. Les dieux, indignés, no peuvent le venger, car Asgard est un lieu d'asile inviolable ; ils font à Balder de magnifiques funérailles. Frigga dépêche Hermodor, le messager des dieux, à Hel, qui règne au séjour de la Mort, pour lui redemander son fils, moyennant une rançon. IIol exige que tous les êtres pleurent Balder, pour lo rendre à sa mère; un seul refuse ses larmes: c'est Tock, géant dont Loki a pris la forme. Toutes les prières sont inutiles près de lui : Balder doit rester au pouvoir de IIcl jusqu'au Ra^narok (grand crépuscule). Alors, il rebâtira le Gimle (ciel) avec ses frères, et y régnera éternellement. BaLDÉRIC ou BaLDRICUS. ou BaLDRIK, que les chroniqueurs disent avoir été le quinzième évêqiie d'Utreclit, de 91S à 977. Il sut rétablir l'ordre et la sécurité dans les domaines de l'évêché ; il réussit à reprendre les fiefs perdus, se lit accorder de nouvelles possessions par Henri l'Oiseleur, fortifia sa ville épiscopale en vue de nouvelles attaques des Northmans, et releva les églises dé-

truites. Kn m^mo tomps, Il jouissait a nnoçrandocélf^britô dans les l.Htrc-s, cmnm. i- . i^ ^ i i M|..^,iph,.. Il fut I,. prcS-

coptonr.lo Bruno (I.- l,l i. Il, ,,. I (i, „],■„,- , .|u, .l.viut

arclnnv.iuo ,1,- C.Imvip , .,1., lU,- .■ l..r.n.-.

lo blMl.'ilu-till sailli, W "II- !■' ,i, ■- rin I ni r\, ,|„.. ^ici

LiiSgo. llomino do (ju.-nv, h,, mm., ,1 r 1, ,r, I ,l,^ ,lo

scionco, restaurateur do la '(1.1 ,.h i. \\ illihi-m-d ot

do Grégoire, Baideric reste ■ un. i, . imiuI.s lif,'u-

ros do son temps. Il fut cnsovch , ;r su nmii stuMiiiio le 2G dtV-enihro y77, dans l'église de Saini-Munin, (ju'il avait fait rociiiislruiro.

BaldérIC, t<; liungc, chroniqueur français, mort ou 1097, l'ut i''vr-,|U(' lie N.iyoïi et de Tournay. Il reste do lui une cuneusti Cfiri^'iu/ur dr rtnnltrai/ et d'ÀTras, qui s'étend do ("II. VIS A ii.iHi.-i ,|iii a l'io iraduito on français (183C).

BaldÉRIC ou BaudRY, chronic|uour, n6 à Moung-sur- Loiro, mort en lut). Il fut ovéque do Dol en 1107. On a do lui uno bonne Histoire de ta première croisade, insôrée dans lo recueil do Bongars et où Ordéric Vital a souvent

Fuisé;uno Vie de liooert d'Arbrisset, dont il avait été ami ; uno Lettre curieuse au;e nwi}tes de l'Vcamp, sur les des Bas-fîrctons et l'fltat des monastères d'Amjle- ■' ' " 1 1)ou(|u<'t);otc.

i f.illrnn l;ilt,

terre et de iVomtaîidie (dans le recueil do do

Baldhi ou Yar-brok-mtso, par I "

1 kil.

.1.- l.li.-

du

do la

lo fao ^Mi-

moux lemplo do la licpsso à tOu? de txniio, P'ay-i ritchî), lion de pùlorinago très fréquenté.

BalDI ou Balde (Camillo), savant littérateur italien, né vers 1517 à Boio'^'nc, où il |iior.'ssa la ])IiiIosûjîlue, mort en 1G31. Ses principaux ()uvr.iL,'''s sont : lu l'hi/siognomica Aristotelis comDioif'irii. otr. li^iL'ii; Irnttatu corne da tma lelterii missiva si rft»o.-injiiu ht nutiira c ijitalità dello scrittore (iG22); De Intimtmirum pfupt'nsiojium ex temperamenti prxnotionibus tracttifus ; etc.

Baldi d*Urbin (Bernardin), mathématicien, littérateur ot savant philologue, né à Urbin en 1553, mort en 1617. 11 s!^ lia à Milan avec saint Charles Borromée, fut nonniio aliho do (liiastalla (ITiSG), puis se rendità Uomo et apprit seize lanL,'iies ctranyrros. Peu do savants ont été aussi universels. On a.ssun- ijn'il avait écrit plus de cent ouvrages, dont le plus L:i;in'l ihmhIuo est resté inédit. On lui doit des Paradujrs in.iHiruuititjues, des écrits sur la gnomonique, une Histoire imirrrsrlfc géographique,

Baldi (Bemardino), peintre italien de la seconde

moitié du xvi" siècle, dirigea pendant de longues années,

à Bologne, une académie où se formèrent de nombreux

artistes. Les églises de Bologne contiennent de lui un

grand nombre de tableaux.

Baldi (Lazzaro), peintre et graveur à l'eau-forte ita-

, lien, né à Pistoia en 1023 ou iG2i, mort à Rome en 1703.

' Il reçut dans cette dernière ville les leçons de Cortono,

1 dont il fut l'un des plus habiles imitateurs. Ses ouvrages

les plus remarquables sont : à Rome, une Annonciation,

I dans l'église de Saint-Marcel; la Vierge, sainte Catherine

\ et sainte Brif/itte. dans celle de Santa Maria délia Paco ;

Saint Jean I7:'fiinf/i'-?iste, figure colossale peinte à fresque

[ dans la hasilii|Ui> de Saint-Jean do Latran, à Florence; la

j Vierije nit r<isitire. dans l'église des Dominicaines, et5a(«^

I Pierre il' Alrtuitnrn avec sainte Thérèse, ûa,ns celle d'Ogni-

Santi. On lito parmi ses eaux-fortes uno Circo7icision. Il a

publié :\ Rome, en 1G«1 : Compendio délia vita di D. Laz-

zaro nwnuco e piitore, fort rare.

Baldi (Antonio), peintre et graveur à l'eau-fortc ot au I burin, né en 1692 à La Cava, dans les Etats de Naplcs ; éli-ve do Solimena pour la peinture et d'Andréa Magliar (Hitir la gravure, il est plus connu comme graveur que .Miiiuio peintre. Il a gravé quelques figures de bienheun liv, d'après ses propres dessins, et plusieurs portraits, ]»ariiii losqiiols ceux de C/iaries F/, empereur d'Allemagne ; de d'Ni Carlos, roi des Doux-Siciles ; etc.

Baldinger (Ernest-Godefroi), médecin allemand, né

! à Gruss-Vari^'ula, près d'Erfurth, en 1738, mort en 1804.

j Parmi sos nombreux ouvrages, nous citerons: Traité des

77ialadics qui rri/iifiit dans les armées (1774); Magasin pour

les inrtirrins. cl X-na-eau magasin (1779-1799); Mi&toriamcr-

curii et lifrciirialiuin niedica ; etc.

BALDINGÊRE(dofiaW/?(^(?c, n. pr.) n. f. Bot. Syn. de

PREMM-:

BALDINGERIE (de /ialdingcr, n. pr.) n. f. Syn. de cotule.

Baldinî (Baccio), orfèvre et graveur florentin, né vers l-\:u\. .Suivant Vasari, c'est le premier graveur qui soit vi'iui aprrs Maso Fini»uerra, et U se fit aider par Sandro BoiTitclli, d'après les dessins dutiuel toutes ses estampes furent '-vcrutres. Voici les titres des principales estampes atii-ihu.-es :\ Baldini : les Prophètes: les Sibylles: l'Enfer, deDauUMilsl). y ^ I *

Baldinotti (Bartolomeo), jurisconsulte italien du >\' siècle, mort à Pistoia. Il enseigna le droit àPisojusi|ii l'M il~S; il a laissé un commentaire sur le Digeste et (le-, r. l'ii-. Mil- II'-. [iM^iii.'s d'' Perso et du Dante.

Baldinucgi

l-Inhi

ivant littérateur italien, né

Il 1G9G. Il se livra à de sa-

Mu- 1 ill^lol^e de l'art, et publia deux

l's : Histoire des artistes, depuis Ci-

n'cn 1G70 (1681-1088 ; 1767-1774), et

: r et des plus célèbres graveurs (1686). on des œuvres de cet écrivain a été 1SG8, dans la collection des classttjues

BaldisserA (A.), général italien, né à Venise en 1838.

'.iKurl au servi' t' de l'Autriche, il n'entra qu'en 186G ans r.ifMiir ir:ili. une. Il fut nommé, en mai 1888, au comlaii l''iuriii -il-- n-iipos italiennes en Erythrée. Après la l'.i lu nr-iis ..luiiaiinès, dont le successeur, Ménélik, I allié do ritalio, Baldissera fit occuper, sans coup ■' " ' ijuin-août 1889), annonçant l'iuten-

torinm pour les troupes ; il voulait

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1' ^1' IV 11 prit les mesures de i' [. Il !■ [1. . e^saires, et entama h L'ociaiiun-^ de paix. Au mois do

■ à Mila

Keren et As

juin, il vint conférer à Romo avec lo gouvornomont,ot repartit le 22 septembre. Après la conclusion do la paix, il pn-para la délimitation nouvelle et l'évacuation de Kassala. il fut remplacé, on août 1897, par un gouverneur civil. BALDIS3ÉRITE (do Baldisscro, nom d'uuo ville do Piémont) n. f. Carbonate hydraté naturel do magnésiio. Syn.

do »\UD1SSÉU1TE.

Baldo (monte), massif montagneux d'Italie, Alpes du Tnniin (Vénétie, prov. do Vorono], entre le lac do Garde et l'Adigo, à la frontière austro-italienne. AU. 2.200 m.

Baldogk, villo Ot paroisse do rAngletorro (comté d'IIcrifordJ, sur la Rhee ; 2.300 hab. Grand commerce do grains et mo malt; fabrique do tresses de paille.

Baldogk ( Ralph dk), mort en 1313. EvCquo de Londres et grand cliaucolior. Nommé chancelier par Edouard I", en avril 1307, disgracié la mémo année par Edouard II. Autour d'une J/istorg of Brilish affairs, aujourd'hui perdue.

BALDOGÉE (do l'ital. linhla, nom «le montagne, et du grec yé, terre) n. f. Vari 'tT li ^;,iu m,;.- exploitée à Brontonico, au N. du mont liil I- i i. ;■ N'érone. Cotte matière, connue dans lo cohmm i , , ],■ nom do tei^e de VtVone, est employée c-.uiimii uini v>- >i durante verte dans la pointure à l'iiuilo.

BaldON, village de la Russie d'Europe (Courlande, district do Mitau); 1.900 hab. Sources minérales aux environs.

Baldovinetti ou Balduinetti (Alessio), peintre tloi-cniin, ru- m 1 1.' 1, niori en I 1 ■.>•.). t.'ri, artiste correct, qui lut. le maure de Oliirlamlaiu, uniail, de paysages le fond du 6es tableaux, puur la plupart détruits.

Baldrey (John), dessinateur et graveur au pointillé, né en Angleterre vers 1750, travaillait à Londre.s do 1780 à 1787. 11 a marqué ses estampes IKB se. Nous citerons, parmi les plus remarquables : Moïse sauné, d'après Salvator Rosa; Diane, d'après Carie Maratto; des portraits d'après Reynolds; etc.

BALDRIANIQUE (rad. baldrian, n. allem. de la valériane alj- Cliiin. Syn. do vALÉRiANitiOi-:, et de amyliquk.

Baldrighi (Joseph), peintre de la cour de Parme, né à Pavio veib 1722, mort en 1802. On cite comme des œuvres remarquables son Prométhée délivré par Hercule, et son grand tableau représentant la Famille de Philippe, duc de Parme.

Balducci (Jean), peintre, sculpteur et architecte, né à Pise, ilorissaitde 1339 à 1347. Son chef-d'œuvre est le fameu'\: Mansnlrr de Saint-PieiTe, à Milan. Il construisit dans kl mênio ville la façade de l'église de Bera.

Balducci (Jean), dit Cosci, peintre florentin, mort à Na[iles eu IGOO. lia exécuté de belles fresques et de beaux talileaux à Rome, à Florence, à Pistoia, etc. Les plus remarquables décorent l'église du Gesù pellegrino, à Florence. — Un autre Jean Balducci, surnommé également Cosci, né à Naples vers 1560, mort en iGOO, exécuta des fresques dans sa ville natale. Plusieurs do ses compositions ont été gravées.

Balducci (François), poète italien, né à Palerme vers la fin du xvi" siècle, mort à Romo en 1643, mena pendant longtemps une vio errante et dissolue, puis entra dans les ordres. Ses Canzoni siciliane, qui ne manquent pas d'originalité, ont paru dans les Muse siciliane ; ses poésies ou liijnes l'ont mis au rang des meilleurs poètes anacréontiques de l'Italie. Croscimbeni assure qu'il fut le premier à composer des cantates et des oratorios.

BALDUINE (du nom d'un natural. améric. nommé Balduiyi) n. f. Genre de composées-hélianthoïdées , comprenant des herbes dressées, glabres ou légèrement puboscontes de l'Amérique boréale.

Baldung (Hans), surnommé Grien ou Grun, peintre, dessinateur et graveur allemand, né près de Strasbourg, vers 1476, mort dans cette ville en 1545. Il se forma auprès de Schongauer, plus tard auprès do Durer et de Griinewald. C'est un des grands talents de l'AUemagne au xvi« siècle ; mais ses œuvres sont un pou fantastiques, son coloris est souvent sec et froid. Originalité, vigueur et expression, telles sont, par contre, ses qualités. Son chef-d'œuvre (1513-1516) est un tableau d'autel à compartiments, dans la cathédrale de Fribourg {Couronnement de la Vierge au centre), empreint d'un fort naturalisme. Citons encore une Adoration des rois mages, de 1507 (à Berlin), un Christ en Jardinier de 1539 (à Darmstadt), deux Portraits, à la Pinacothèque de Munich, d'autres tableaux à Calsrube, à Vienne et au Rudolfinum de Prague. Le cabinet des estampes de Carlsruhe garde de lui un précieux livre d'esquisses. Nombreux aussi sont ses dessins, destinés à être gravés sur bois, et assez voisins de la manière de Diirer.

Baldwin, nom d'un comté des Etats-Unis (Alabama) ; 9.000 hab. Cb.-l.i>«p/(nc'.— Comté des Etats-Unis(Gcorgioi; 14.600 hab. Ch.-I. Millcdgeville. ~ Un certain nombre de subdivisions infériourosdu même pays portent le même nom ; la plus importante est un townshîp de l'Etat do Pensylvanie (comté d'Allegbeny), peuplé de 4.900 hab.

Baldwin (Thomas), archevêque de Cantorbêry, né à Exetcr, mort en 1191. Moine cistercien, évê(jue de Worcester, puis archevêque do Cantorbêry en 1184. li soutint, avec l'appui de Henri II, une lutte célèbre contre les moines de sa cathédrale, riches et indisciplinés. Il accompagna Richard I"' en Palestine, et mourut devant Saint- Jean-d'Acro, en 1191. Il a laissé quelques écrits de piété qui ont été insérés dans la liibltothèqtie des Pères.

BALE (du lat. pnlea, paille) n. f. Cai»sulo qui enveloppe lo grain et particulièrement le grain d'avoine. Syn. de glumellk : Vti oreiller de bale d'avoine. (Acad.) a On écrit aussi bXle, et balle.

— Encycl. Cotte partie que l'on sépare du froment, par lo vannage, ot que l'on désigne dans certaines localités sous lo nom de bauffc, est utilisée dans l'alimentation des animaux, notamment des vaches; mais, en général, elle est peu estimée. Ce doit être, on efl'et, une bien pauvre nourriture, et l'on devrait au moins l'humecter avec de l'eau salée avant de la donner aux animaux. La baie d'orge est estimée des jardiniers, qui s'en servent pour protéger les plantes du potager contre les rigueurs de 1 hiver. Elle retient moins l'eau que la bale de froment. La baie do l'avoine sert aussi à nourrir les bœufs et les moutons ; mais elle est surtout recherchée pour remplir les paillasses destinées à des lits d'enfants.

BALDÉRIC — BÂLE

BAlE (allem. Hanel), ville située à la frontière N.-O, de la Suisse, à l'angle que le Rhin forme brusqucment vers lo N. on quittant ce pays, et divisée par lo fleuve ou doux partion inégales (lo Grand-Bâlo, sur la rivo guuclio, et lo Petit-Baie), rcliécspar trois ponts, dont lo plus ancien, en bois, dalo do Iï85. Elle doit à cotte heurous© situation topograpbique, et aux quatre lignes do chemin» de fer qui se croisent dans ses doux gares, d'être l'une de» promicrcs places dans le commerce do transit ioternationai.

financières (assurances, etc.) florissantes. Sa population, qui a presque doublé depuis vingt-cinq ans, dépasse aujourd'hui 100.000 hab., dont les trois quarts protestants, lo reste catholiques. La langue allemande y domino. Bâlc est lo .siègo dune université fondée par le papo Pic II en 14G0, et célèbre par ses anciens professeurs : Erasme, Paracelse, Œcolampado, Euler et Bernouitli.

LHiistoire do Bàlo se confond avec colle du canton. (V. plus bas.) Cité épiscopaio dès le ix« siècle, elle devint, au moyen ago, villo libre impériale, puis chcf-Heu du canton de Bâle après son annexion à la Confédération helvétique (1501). Son nom rappelle deux événements historiques : le concile de Bâle (1431), et les traités de Bâle (1795). V. ci-après.

Bâlio en amphithéâtre, Bâle, ou plutôt lo Grand-Bâle, a gardé en partie son aspect du moyen âge, avec ses rues étroites et escarpées, bordées de constructions aux façades sculptées et aux pignons dentelés. L'artère centrale do la ville, Eisengasse, est sillonnée par des tramways électriques et remplie d'animation. Bâle possède plusieurs églises, mais lo seul monument religieux vraiment remarquable est sa cathédrale gothique, en grès

Plin Je la Mllo dt Bâlc 1 Place du Mar h* Mus c 1p la

Bibhothè lu i C thtdril n àtr 5 Eglise Si nte t.lisili«th b. Caserne; 7. Hûpiiai des eniaiiis; 8. uotel ae viue; ^. uopitai;

10. Arsenalrouge, aux deux clochers do 60 m. de haut. Elle renferme le tombeau d'Erasme, et, au premier étage, la salle du Concile. Le musée historique contient des fragments do la fresque d'Holbein, la Danse des morts. Derrière la cathédrale s'étend une terrasse [die Pfalz) dominant le Rhin d'une hauteur de 20 m., et d'où l'on jouit d'une vue ma-

fnifique sur la plaine bâioiso et les montagnes du Jura et 0 la Forêt-Noire. Parmi les monuments civils, il faut citer le Bathaus (hôtel de ville), bâti dans le stvlo ogival ot orné de fresçiues, et \q Muséum, ou Musée. Celui-ci renferme une bibliothèque de deux cent mille volumes et do cinq mille manuscrits, parmi lesquels plusieurs autographes d'Erasme, Luther, Zwingle, etc., une collection d antiquités romaines, d'ethnographie, de numismatique, etc. Mais la gloire du muséo do Bâle, c'est sa gîilerio do tableaux et do dessins, oii figurent les plus beaux chefsd'(fiuvre de Hans Holboiji ct^d' Albert Diirer.

Bâle (canton de), un des vingt-<Ieux cantons do la Confédération helvétique, situé au N.-O. de la Suisse. A l'époque gallo-romaine, il correspondait à peu près au territoire de l'ancienne Rauracie, dont la capitale, Baurica ou Augusta Bauracorum (auj. Augsl, sur l'Ergolz), fut. dit-on, bâtie par L. Munatïus Planons (^27 ans av. J.-C). Il fit successivement partie do l'empire do Cbarlemagno, du royaume de Bourgogne ot de 1 empiro d'Allemagne, sous l'autorité directe des évoques do Bâle. Il s'affranchit do leur domination politique et spirituelle, en adhérant à la Confédération helvétique (150i) et à la Réforme (1530). H eut dès lors un gouvernement démocratique composé d'un Grand ot d'naPetit Conseil. Envatii dès 1792 par les troupes françaises, il forma dans la république unitaire, imposée par lo Directoire à la Suisse, le département du Mont-Terrible. Les traités de 1815 lui rendirent son autonomie. En 1831, il fut le théâtro d'une sanglante guerre civile entre les paysans du canton ot les iiabitants de Bâle, ijui se refusaient à reconnaître les droits politiques dos premiers. Elle aboutit à la défait© des citadins, et, en 1833, au décret de la Diète fédérale

3 ni prononça la division du canton de Bâle en deux Etats istiucts , deux demi-cantons : Bâle- Ville et Bâle-Campagne. — BÂLE-ViLLB (en allem. Baselstadt), chef-lieu Bale, ne

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