V. CANNA
BALISEMENT n. m. Action do planter des balises dans l'axe du tracé d'un chemin do fer, d'un canal
route.
BALISER v.a.Munir de balises: Baliser .m /?eKi'e,i<n;)Ort.
— Planter des balises dans l'axe du tracé d un chemin de fer d'un canal ou d'une voie de communication quelconquo.
-?- Débarrasser le cours d'une rivière, pour facihter la navigation, des bois qui flottent à sa surface. (Vieux en ce sons . 1
BALISEDR n. m. Individu qui s'occupe d'établir ou do surveiller des balises. Il Surveillant préposé à la garde d'uno balise d'un chemin de halage.
— Bateau baliseiir. Bateau qui pose les balises flottantes et les remorque.
BALISIEB (zi-é — rad. 6a/ise)n. m.
Genre de plantes monocotylédon es, de la famille des scitaminées, connu aussi sous le nom de CANNA : On tire des graines du balisier wne belle couleur pourpre. (Mas-
SOy.) V. CANNA.
— n. m. pi. Nom donné par A.-L. do Jussieu à la famille de plantes m( ou canna est le type
BaLISTA, maître de la cavalerie sous Macrin, fut plus tard préfet du prétoire. Homme do guerre habile et hardi, il
Balisier de l'Inde : a, fleur ; 6, fruit, ocotylédones dont lo genre balisier V. cannées.
rendit aux Komaiiis do signalés sorvicos, lors(|uo riin|inidonco do ValrriiMi ont abandonné la Syrio aux I*t;rsos. Co fut lui (jui juM'suada à Macrin, dont lo rôgno fut 6phémèro, do priMidro la pourpre.
BALISTAIRE {liss) a. m. Antiq. Soldat employé au service d'une balisto. il Soldat qui lançait des armes du jet, et particuli6r(Mnont celui qui so servait do la petite balisto, devenue l'arbalète, il Sous rompiro, Oflicier romain préposé à. la garde des dépôts d'armes et do macbines do guerre. Il Ouvrier qui faisait des balistes ou dos arbalètes.
BALISTE (liss — lat. balista ; du gr. balhin, lancer) n. f. AntIq. rom. Machine do guerre lançant, à une distance do 120 Â 100 métros, des traits ou des poids do 230 livres au maximum.
— Encycl. Le trait ou lo projectile, ([uol qu'il fût, était
BaliaCe
(inusée de Saint-Ge
placé dans une i so transportait s do grande dimei
BoUùl
inclinco à 45". La balisto ordinaire ■liariot appelé carobalista; la balistc (ait montée et démontée sur place.
BALISTE ou BALISTES ( (iss) n. m. Genre de poisson, type do la famille des hahstidi-s, amsi appelé parce qu d a dovaut la nageoire dorsale un aiguillon pouvant so redresser comme l.infoDne d'une balistc.
Encycl. Lo genre h.ihsfe renferme un grand nombre d'espèces ^c^pandues dans les régions tropicales , mais uno seule habite nos i"tos ; c'est le balistes '•■'jinscus do la MéditerraiM-o, nommé vulgairement fanfré à Nice, et purcê dans bs Pyrénées-Orientales.
BALISTIDÉS Uiss — rad. batiste) n. m. Famille de poissons plectognathcs, sous-ordro do sclêrodermes, renfcriM.Hitdcs espèces courtes, en forme de losange, comprimées lai.-ralement, à peau épaisse, granuleuse, ordinairement [' iiite de couleurs vives et tranchées. — Un balistidé.
- Encycl. Les balistidés sont répandus dans les mers rli;nidos ; leurs formes singulières, leurs couleurs, le pi- (|ii;iiit dressé sur leur dos et d'où vient leur nom, les faisaient rechercher parmi les productions des régions troph aies, et leurs dépouilles sont rapportées parles marins. La taille do cos poissons est rarement supérieure à 0'°,70. (iriiros i>rmcipaux : balisle, monocaJithe, anacanthe, etc.
BALISTIQUE [liss — rad. baliste) n. f. Science qui s'ocrii|(r .!.■ 1 .-tude du mouvement des corps projetés dans l'os- [>a I [Ml une force quelconque, et plus spécialement des jM-.'|. . I ; I > lancés par les armes à feu.
i: .' \'\.. Artmilit. On divise la balistique on balistique i"f, l'iriiKj ot balistique extérieure.
{''distique intérieure. Elle a trait à ce qui se passe tant l'ir le projectile n'est pas sorti de l'arme. Le général Pioi> il est le premier qui, vers 1839, ait entrepris scientifiiihiuent l'étude de la combustion du grain de poudre.
I 1 KO combustion n'est pas instantanée, et moins encore
llu de lacharge explosive que contient une arme à feu, I ans le vase clos formé par les parois de l'âme et le fond lu pinjet lile. L'inflammation de cette charge donne lieu à iii'- pin lu. (ion progressive, quoique très rapide, de gaz, imit la I l'^sion va d'abord en croissant, jusqu'au moment Hi, \r [ r.ijoctile se mettant en mouvement, il en résulte iiii iLi ail lisseraent de l'espace clos dans lequel sont ren-
I I 1 1 1 1 . -. 1 1 -. y az ; ce qui tend à diminuer leur pression , tanli^ i|u ■ li'iir développement, qui no cesse pas, contribue à
.y II ni lie. L'idéal serait do réaliser l'équilibre entre ces 1 ii\ r.Kiscs qui agissent on sens contraire, do façon que r |M..|r. iilo -so trouvât soumis à l'action d'une force con- ^1 iMii haiis la pratique, on n'y parvient pas, ot les gaz Hi. iLh i|' in s rapidement un maximum de pression, qui ■' |i'--' m I. iir ii'i-gie destructive ou la. pression dange-
' " ' I in i H III. , pression qui diminue ensuite à mesure jiir i<- iiniri ) lii- s avance vers la bouche do celle-ci. Touih'is. .i-iti' vanaiion dans les pressions est moindre de-
iiis I emploi des poudres actuelles ûitos poudres lentes, l'iti, la combustion est bien moins vive que celle des pouli 'S d'autrefois ; ce qui a conduit à faire les canons plus "iiL's. On est ainsi parvenu à faire sortir le projectile do la ■iiico avec une vitesse initiale considérable, sans exagérer • s pressions auxquelles est soumise la bouche à feu.
< ■ est tout à la fois par lo calcul et par l'expérience qu'ont '•u- obtenus ces résultats. D'où une balistique théorique et me balistique expérimentale. Celle-ci a fait do grands propres dans ces dernières années, grâce à l'emploi d'appa- ■l'ils ingénieux, tels que les crushers (écraseurs), d'inven-
I Ml anglaise, qui permettent de mesurer très exactement s pressions développées aux différents points de l'âme
"iidani la marche du projectile. JjO projectile enregistreur \:i rnlonel ^el.prt. qui contient un mécanisme enregistrant l'i' 'iii II I pu m. Il' !a loi de son mouvement, a permis d'ob- ■II ir |. . Imiiim I , plus complètes encore et plus précises,
II 111' 111. iriii|.~ ,|ii,- son vélocimètre détormiae exactement 1* (/"in; , iw ut il<- rmd de la bouche à feu.
I{,ih\i i.im- r.n.rirnre. La balistique extérieure est d'ori- -'i:> ■ l'i'ii plus ainieiine que la balistique intérieure : les uni. > '{'■ |.' les plus primitives pouvant comporter l'étude iii iii.>iiv,Mii.m. .iaiiN l ,iir. des objets quelles lançaient. \\:w~ |.Mi-hTiips. ]•■-. t.'i,;--. les plus fausses ont régné sur a uaiiirr lu iiiniu .rii.ni .les projeciiles. On avait admis ^aIl^ oxainen ^uiU dicnvaient, ou bien uno ligne droite
dans ce qu'on appelait lo tir raide (tir do plein fouet d'aujourd'hui), on bien les doux côtés d'un triangle isocèle dans lo tir courbe ou tir en bombe.
Uos théories erronées no se rectifièrent que tardivement ot neu à pou. D'abord, quand, en 1537, Nicolas Tartaglia, do Venise, établit que la trajectoire d'un projectile devait, dans tous les cas, ôtro uno ligne courbe, puis quand, on IG3S, Galilée démontra quo la pesanteur ne cessait pas dagir sur lo projectile, mémo pondant son mouvomonl. Malheureusemoni. Galilée ot son élève TorricoUi crurent pouvoir négliger l'elfet do la résistance do l'air.
Newton est le premier qui, en 1723, entreprit do tenir compte do cotte résistance, qu'il supposa proportionnelle au carré de la vitesse. Puis enlin, vers 1742, l'Anglais Robins inventa lo pendule tjolistiquc, qui lui permit do mesurer directement la vitesse dos balles lancées par un fusil, créant ainsi la balistique expérimentale.
Les progrés techniques do toute nature, réalisés do notre temps, ont permis do perfectionner prodigieuscmont la
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. Avec Tes chronogra- I ' I . r le moment précis où I. lî doux cibles placées 1 I *'■ môme on a mesuré I i Limeaux qu'il traverse , la photographie des pronpléter les ronseignomonts
. „ t lourd ot moindre sa vitesse, plus
la forme de la traicctoiro dans l'air se rapproche de co qu'elle serait dans lo vide, c'est-à-dire d'une parabole dont laxe serait vertical.
Il fut longtemps admis que la résistance do l'air était proportionnelle au carré de la vitesse. On sait maintenant que, pour les vitesses comprises entre 200 et 500 m. par seconde, elle croît plus vite que le carré, au point do devenir proportionnelle soit au cube, soit à la (piatrième puissance. C'est la loi du cube qui semble la plus exacte quand les vitesses initiales sont voisines de 600 m., cas assez fréquent dans les armes actuelles.
La forme du projectile influe naturellement aussi sur la résistance do l'air, bien moindre pour ceux do forme allongée en usage aujourd'hui que pour les projectiles sphériqiies ; non seulement parce que leur pointe eflilée facilite l.tir iMintraiion dans l'air, mais parce que les projectiles .Icr.ih' l'atne peuvent avoir un poids beaucoup plus consnieral'le jMMir une même section droite, et que la résislance de lair est, toutes choses égales d'ailleurs, proportionnelle â cette section.
Mais, pour assurer la stabilité dans l'air de ces projectiles allongés, et pour les ramener constamment dans le voisinage de la tangente à leur trajectoire, il faut leur imprimer, au moyen do rayures, un mouvement de rotation dont la conséquence, appelée dérivation, est de les faire dévier graduellement du plan do tir dans lequel ils ont été primitivement lancés. Il en résulte que la trajectoire n'est plus une courbe plane. Si l'on compare la projection de cette courbe sur le plan vertical de tir à la trajectoire que le projectile décrirait dans le vide, on constate qu'à l'origine elles sont toutes les deux tangentes à une même droite, mais que la première reste constamment audessous de la seconde. De plus, les doux branches de la première courbe ne sont pas symétriques comme colles do l'autre. La branche descendante est plus courte que la branche ascendante. D'où cette conséquence que l'angle au point de chute ou angle de chute est plus grand que l'angle de projection.
En outre, l'angle do projection correspondant au maximum de portée est bien inférieur, si ce n'est pour les bombes des anciens mortiers lisses tirant à faible vitesse, à celui do 45", qui donnerait co maximum de portée dans lo vide.
C'est par lo calcul, c'est-à-dire en faisant de la balistique théorique, que les artilleurs établissent un projet de bouche à feu, déterminent le tracé qu'elle doit avoir, et par suite son poids, etc., pour lancer un projectile d'un poids donné avec la vitesse initiale voulue. C'est ensuite au moyen de !a balistique expérimentale qu'on étudie la bouche à feu ainsi construite et notamment qu'on établit ses tables de tir, indiquant l'angle do tir sous lequel il faut pointer la pièce pour obtenir telle ou telle portée, et l'angle do chute.
La balistique extérieure étudie encore le mouvement des projectiles dans les milieux divers tels que des parapets on terre, des plaques métalliques, etc.
BALISTIQUE [liss — mémo étymol. qu'à l'article précéd.) adj. Propre à lancer des projectiles de guerre : Machines BALiSTiQucs. Il Relatif à l'art de lancer des projectiles : Théorie balistique.
— Pendule balistique. Appareil essentiellement formé d'un pendule, et qui sert à mesurer la force de projection imprmiée par une arme à feu. V. l'art, précéd. et pendule.
BALISTTTE (liss — même étymol. qu'aux articles précéd.) n. f. Explosif formé, d'après Salvati ; d'un mélange en parties égales de nitroglycérine, et de binitrocelluioso ; le mélange est réduit en pâte par macération dans l'éther acétique (acétone), puis coloré par l'aniline et additioiuié do camphre. Cet explosif brûle à l'air libre comme une braise; il s'altère à une température supérieure à 55". On no peut l'employer pour les armes à feu à cause do l'élévation de température que donne sa détonation.
Balitsama, dans la mythologie indoue, séjour de Bali, monde souterrain.
BALIVAGE n. m. Opération qui consiste à choisir les arbres des taillis mis en réserve comme baliveaux : Le balivage est toujours accompagné du martelage.
— Encycl. Quand on choisitles baliveaux, on les marq^ue au pied d'une empreinte. Cette dernière opération est dite martelage; on la confond souvent avec celle du balivage.
Le couvert des baliveaux étant toujours nuisible au sousbois (constitué par les rejets des souches), il ne faut pas exagérer le nombre des sujets réservés. Ce nombre est variable suivant l'épaisseur de leur feuillage, la hauteur des fûts (celle-ci dépendant surtout de la durée de la révolution adoptée pourlo taillis), et d'autres conditions encore.
Dans le taillis sous futaie, il est admis, en principe, do réserver un nombre tel de baliveaux de l'âge que leur couvert corresponde au tiers environ de la surface de la parcelle exploitée. Dans la pratitjue, on s'écarte plus ou moins de cette prescription en sinspirant des circonstances particulières dont il y a lieu do tenir compte. V. baliveau,