AMÉNAGEMENT, TAILLIS
RALISTAIRE — BALKANS
BALIVEAU [ro] n. m. Kaux et for. Arbre porte-graines que l'on a réservé dans uno coupe pour le laisser croitro quand la forêt est soumise au régime du taillis ou du taillis sous futalo.
— Constr. Porche do sapin employée  l'installation des échataudafjcs.
— Hortic. Jouno arbre non taillé, qui file droit avec toutes ses branches.
— Loc. FAM. : Vous avez laissé des baUveaux. Se dit à un homme frais rasé, lorsqu'on apereoit sur sa (ïguro plosictir» poils séparés oui n'ont pas él^'i coupés.
— Encycl. Kaux et for. On distingue les baliveaux de tage (do l'âge du taillis exploité, c'est-à-diro âgés d'une révolution), les baliveaux modernes (âgés de deux révolutions), les anciens et les hisanclcnn ^rois ot quatre révolutions], les vieilles écorces fcinq révolutions et plus).
Dans lo taillis simple, l«s recrues, c'est-à-dire les arbres venus do souche, sont le produit principal. Les baliveaux no jouent qu'un rùle très effacé ot on les exploite comme bois d'reuvro ou d'industrie quand ils sont âgés de deux révolutions. Ils fournissent des semences qui contribuent à assurer la jjcrpétuité du taillis, car la durée des souches est limitée. Mais les baliveaux nuisent hux recrues par leur couvert. On peut en multiplier le nombre à la lisière de la forêt, il faut lo restreindre .sévèrement à l'intérieur (en laisser tout au plus uno quarantaine à l'hectare;. On les choisit parmi les essences précieuses. Dans le taillis sotis-futaio, les baliveaux constituent au contraire le produit principal. Le taillis ou sous-bois est exploité par exemple à 25 ans et les baliveaux, par des abattages successifs, le sont à 50, 75, loo, 125 ans. etc. L'aménagement comporte des baliveaux de l'âge, des moderacsTdcs anciens, des bisanciens, et au besoin do vieilles écorce». Eu principe, les baliveaux sont réservés parmi les brins de semonce des essences précieuses, ou parmi les rejets do cos essences provenant de brins de semence reccpés à la révolution précédente. On choisit autant quo possiole des sujets à tige droite. V. balivagk.
— Dr. Le balivage est réglementé par l'ordonnance royale rendue le i" août 1827 pour l'exécution du code forestier. Cette ordonnance prescrit, notamment, de réserver par hectare cinquante baliveaux do l'âge de la coupe.
BALIVERNE n. f. Action, objet, ou surtout Propos puérils, liiiilcs, frivoles : Il n'y a sorte de balivernes que la vanité n'imagine pour attpnuer les qualités du prochain.
BALIVERNER v. n. 8'amuser à des balivernes; dire des balivernes : Ils s'en vont balivernant. (Montaigne.)
— Activ. Ennuyer par des balivernes :
Mais vous-même, ma mie, étes-vous ivre ou folle. De me baliverner avec vos contes bleus?
Rbgnard-
BaLiverniER (ni-é) n. m. Individu qui dit beaucoup de balivernes ; J'ai l'habitude de lire tous les BALIVBBNIEBS pour me préparer à dormir. (Ch. Nod.)
Balize, ville et port do l'Amérique centrale, capitale du Honduras britannique, sur le golfe de Honduras, à l'embouchure du fleuve côtier du même nom ; 6.000 hab. •Située dans une région marécageuse, mais riche en plantations d'acajou, c est un centre de commerce important où touchent des services réguliers do navigation avec les colonies anglaises des AntiDes et divers ports d'Europe.
Balize, colonie anglaise de l'Amérique centrale. V. Honduras britannique.
Balk, un dos premiers ducs du voïvodat de Moldavie dépendant do l'autorité hongroise. En vertu d'un document de l'année 1385, Louis le Grand, roi de Hongrie, donne à Baik, qu'il nomme Moldave et fils de Saas, la terre do Cuba ou Cochnia, située dans le Maramurèche, et confisquée sur Bogdan qui avait cherché à se soustraire à la dépendance hongroise. L'histoire ne nous donne pas do détails sur la vie de ce duc modalve, qui fut un des premiers fondateurs du voïvodat.
BalkaCH, lac de l'Asie russe, sur les confins de la Sibérie et du Turkestan. Il s'étend, en arc de cercle, du S. au N.-E. Longueur : 550 kilom; largeur ; 10 à 90 kilom. ; superficie : i .840 kilom. carr. ; profondeur ; movenne, 10 m.. Ce lac, d'une altitude de 238 m., est parsemé d'îles (superficie totale : 125 kilom. carr.^ ; il est pris chaque année par les glaces, de décembre à avril ; en été, ses eaux sont soumises à une évaporation ardente : elles sont saumàtres. La rive N. est le rebord du plateau kirghiz ; la rive S. est plate, bordée de marais que recouvrent les roseaux; celte dernière seule reçoit des affluents : l'Ui ^1.500 kilom.; no dans lo Tliian-Chan) ot les six rivières, venues du Tarbagatai et de l'Ala-Taou, et qui, avec l'Ili, donnent, à la province sou nom : Semirielchensk (pays des sept rivières). Le Balkach n'a pas d'émissaire.
Balkans (monts), « Montagnes boisées*. Us séparent lo bas Danube du bassin de la Maritza. C'est un faisceau de chaînes calcaires, do 50 à lOO kilom. de large, dont la direction principale est parallèle au Danube, ot qui font partie du système des plissements alpins : elles se rattachent, par le Golumbinié-PIanina, aux Alpes do Trao' sylvanie et aux Carpathes, et se continuaient, avant l'effondrement de la mer Noire, jusqu'aux chaînes de Crimée et du Caucase. Du côté de la Serbie et de la Houmélie, leur limite est formée par la Morava, et une dépression (ancienne Porte Trajane) où passe le chemin de fer de Belgrade à Sofia et Constantinople. Le point culminant est au lumruktchal (2.385 m.). Vers le Danube, les Balkans finissent, en Bulgarie, par des terrasses étagées, que coupent d'étroites vallées perpendiculaires au fl^euve; au S-, au contraire, les chaînes plongent brusquement dans la plaine do la Roumélic orientale, qui est duo aosssi à un effondrement. Couverts do neige en hiver, arrosés en automne, par des orages venus de la mer Noire, brûlés par un été serein, ces monts portent les mêmes pâturages et les mêmes forêt-s que ceux de l'Europe centrale. Mais les vallées abritées du N. offrent déjà les espèces d'arbres méditerranéennes, avec do riches cultures, et la principale, celle de Kasanlik, a, comme Philippopoli, de beaux champs de roses. Aucun des cols qui font communiquer, à travers les Balkans, la Bulgarie et la Roiunèlie orientale, ne possède de bonne roule : la passe de Chipka est à 1.200 m. et fort difficile en toute saison.
— BiBLioGR. : Kanitz, la Bulgarie danubienne et le aalkan (Paris, 1S82).