‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 664 sur 828 · Moule il balles coniques ; 8, Moule b. balles rondes · texte numérisé non relu

Moule il balles coniques ; 8, Moule b. balles rondes

de forme spéciale et réunies par une enveloppe en papier fort. Il Balle à hélice. Balle de forme cylimlrique, terminée à l'avant par un évasement en entonnoir et percée de part en part par un trou qui porte des saillies en spirales.

Il Balles explosibles. Balle renfermant un mélange détonant, qui s'cnliamme sous le choc de la pointe contre une partie dure, ii Balle sectionnée. Balle composée de plusieurs segments réunis à la pointe par une faible épaisseur de plomb ; par lo choc, les segments s'écrasent en éventail.

Il Moule à halles. Appareil servant à mouler les balles.

— Hist. Balle d'or. Projectile en or qui avait été fondu pour tuer François I". et qui lui fut remis par celui même qui l'avait fait fondre, lorsque ce monarque eut été vaincu à Pavie. On donne aussi le même nom à la balle que La Châtaigneraie avait préparée pour tuer Charles-Quint.

— Mar. Balle à queue, Boulet emmanché que l'on fait rougir pour fondre le goudron.

— Py rotec\iQ. Balle ardente. Balle à feu. Gros projectile d'artifice, servant à éclairer le terrain comme les pots à feu. Il Balle luisante. Etoile d'artifice.

— Encycl. Art milit. La i«//(? est le projectile des armes portatives. Fabriquée en ])lomb, pendant des siècles, à cause du bon marché, de la fusibilité et do la forte densité de ce métal, la balle a longtemps été de forme sphérique : la seule admissible pour un projectile qu'on ne pouvait empêcher de tournoyer sur lui-mêmo pendant son trajet

dans l'air; tournoiement qu'à défaut d'autres causes, eût suffi à produire lo vent ou excès du diamètre de l'arme sur celui de la balle. De cet excès, nécessaire pour qu'on pût charger facilement l'arme, malgré l'encrassement produit par le tir, il résultait que la balle n'était pas centrée dans l'arme mise en joue, qu'il se produisait une série de battements sur les parois du canon, et que la balle se trouvait plus ou moins déviée à sa sortie. D'où, pour éviter cet inconvénient, l'idée du forcement et des raijures.

Comme les armes se chargeaient par la bouche, on ne put d'abord réaliser le forcement qu'en enfonçant, à coups de maillet, dans les armes dites carabinées, des balles d'un calibre un peu supérieur à celui du canon. Puis, pour obtenir plus rapidement ce même résultat, on eut recours à divers dispositifs.

En 1826, le lieutenant Delvigno inventa la carabine à chambre. Une partie, d'un plus petit diamètre, était ménagée au fond du canon, et formait un ressaut sur lequel venait s'arrêter la balle chargée librement avec lo vent ordinaire. Quelques coups do baguette suffisaient alors pour la Torcer, en l'aplatissant légèrement. Ce système, perfectionné d'abord par le colonel Pontcharra, fut remplacé en 184G par celui dit a tige du colonel Thouvcnin.

Au lieu du ressaut formé par la chambre, c'était une courte tige de for disposée au fond du canon, et concentrique à l'âme, qui supportait la balle et permettait de la forcer à coups do baguette.

Mais ces procédés avaient lo tort de déformer, en l'écrasant, la tête des balles oblongues ou cylindro-ogivales qu'on avait substituées aux balles sphériques. On imagina donc les balles évidées, présentant à l'arrière une excavation dont Vcxpansion, produite automatiquement par les gaz do la poudre, amenait le forcement au moment du tir.

Enfin l'adoption des armes à chargement par la culasse est venue rendre inutile ces moyens d'obtenir le forcement. La balle, d'un diamètre un peu supérieur à celui de l'âme entre les cloisons, se force d'elle-même en passant de la chambre dans le canon. On est donc revenu aux balles cylindro-ogivales entièrement pleines.

Mais de nouveaux problèmes ont surgi. Déjà, avec les balles à expansion, on avait reconnu la nécessité de supprimer le contact direct entre la balle et le canon du fusil, en recouvrant la partie cylindrique soit de graisse, maintenue dans des rainures circulaires, soit, mieux, d'un calepin, ou bande do papier gras, enroulée, qui ne laissait à découvert que l'ogive.

On s'était avisé même plus tard, notamment dans le fusil à aiguille prussien de Dreyse, d'adopter un sabot en carton, qui se moulait seul dans les rayures et en transmettait 1 action directrice à la balle qu'il recouvrait presque entièrement, ce qui permettait de laisser exactement à celle-ci la forme ovoïde, reconnue comme la meilleure au point de vue de la résistance do l'air. Outre qu'en suppri-

Balles (réduites de moitié) : 1. Allemagne, fusil Mnonlicher, modèle 1888. — 2. Angleterre, fusil Lee-Medfort, modèle ISîl'J. — 3. Autriche-Hongrie, fusil Mannlicher, modèle 1889. — 4. Belgique, fusil Mauser, modèle 1889- — 5. Danemark, fusil Krag-Jorgenson, modèle 1889. — 6. Esjmgnr, fusil Freyre-Brùll. modèle 1811.89. —

Page 1