Espagne, fusil Maiib
pot, modèle 1866. — 9. Frri/;,;r. immI ' fusil Lebel, modèle 18HG — 11 //modèle 1871-88. — 12- n.:'l.n>,(-. lu 13. Italie, fusil Vett-rh-Vit ,1 1 i, , Maiinlielier. modèle IH' •' i \
188:;. 16- Roumanie, h ' M .. l, fusil dit .. Fusil de tn.i Rem il
délel889. — 20. Targui
ùl M:i
. msil Cha is7i. — 10. France, 1 B.^aumont-Vitali, HT, modèle 1892. — ~ V*. Italie, fusil 1 Jarmann, modèle 1S92. — 17. Itusnie, — 18. Suéde, fusil Schmidt, mo-
odèle 1889.
mant le contact immédiat do la balle et de l'âme, on empêchait Vemplomhage des rayures, l'un dos plus graves inconvénients qui se soient manifestés dans les armes modernes, surtout depuis la réalisation dos grandes vitesses initiales qu'on obtient aujourd'hui.
Depuis, pour éviter cet inconvénient, en même temps que le déchirement et la fusion partielle des balles, conséquence des efi*orts et des hautes températures qu'elles avaient à supporter, on a eu recours à d'autres procédés : balles en plomb durci (alliage de plomb et d'antimoine); balles en acter à ceinture conductrice de cuivre ; balles recouvertes d'une enveloppe ou chemise en maillechort. Telle est la balle Lebel.
Enfin, on a si bien perfectionné ces balles, qui peuvent traverser plusieurs hommes placés l'un derrière l'autre, qu'elles no se déforment presque plus, même en pénétrant dans des corps très résistants, au point qu'elles ne produisent pas toujours un etfet de choc suffisant pour arrêter l'élan de 1 ennemi qu'elles atteignent. D'où le nom de halles qui ne tuent pas, et l'idée de les modifier par des entailles pratiquées vers la pointe de leur enveloppe
Balle k feu.
métallique, ce qui amène leur écrasement dans les blessures et a fait accuser les Anglais, qui ont eu recours à ce moyen, de faire usage de balles explosives. (V. dumnuM.) La vérité est que ces dernières, dont, par la convention de Genève, il est interdit de se servir à la guerre, n'ont été employées que pour chasser les grands animaux. Elles sont toujours d'assez gros diamètre, et il serait probablement impossible d'en établir pour les petits calibres des fusils en service dans les armées européennes.
Car ces calibres ont beaucoup diminué depuis l'adoption dos balles oblongues, ot surtout du chargement par la culasse. De 18 mdlim. que le canon avait "au temps des armes lisses, il est descendu successivement à 15 millim., 13 millim., 11 mill., 8 millim., 7 millim., et enfin au calibre de 6 millim. 5. On a même construit et étudié des fusils du calibre de 5 millim. Les balles s'allongent, d'ailleurs, à mesure que leur diamètre diminue, afin do conserver un poids de 15 à 25 grammes, peu inférieur à celui qu'avaient autrefois les balles sphériques, mais qu'avaient beaucoup dépassé les premières balles oblongues, dont certaines atr teignirent le poids de 48 grammes.
Enfin le Russe Kruka et le Suisse Hebler ont construit et expérimenté des balles tabulaires, c'est-à-dire percées suivant leur axe d'une ouverture cylindrique, d'un diamètre égal aux 2/5 de celui de la balle, ce dernier pouvant descendre jusqu'à 5 millim. Ce tube, évasé à l'arrière, se bouche au moyen d'un sabot en carton qui tombe de lui-même au moment du départ du projectile, lequel, malgré son faible poids, atteint des portées énormes, avec une tensioJi de trajectoire extrêmement considérable. Toutefois les difficultés de fabrication et de maniement de ces projectiles n'ont pas encore permis d'en faire l'application pratique.
Ajoutons que l'artillerie so sert encore aujourd'hui de balles sphériques, on plomb, fonte ou fer forgé, de différents calibres, pour charger ses boites à mUraitle, obus à balles, etc., et qu'elle possède aussi des artifices éclairants, dits halles à feu, constitués au moyen d'un sac en fort treillis renforcé par une enveloppe en fil de fer et contenant une composition susceptible de brûler avec une \i\e lumière. Ces balles, lancées à l.OOO ou 1.200 m. avec des mortiers lisses de 22 et 27 centimètres, éclairent assez bien pendant quelques minutes les environs du point où eilestombent. Mais elles n'ont plus guère de raison d'être, en présence des moyens d'éclairage bien plus parfaits dont on dispose aujourd'hui.
BALLE (même étymol. que balle à jouer.— Le lien qui réunit les deux acceptions différentes de ce terme est le sens de rondeur, qui est commun au paquet de marchandises et à la balle à jouer) n. f. Gros paquet de marchandises : Une balle de café. \\ Par anal. Balte de coton. Nuage blanc et floconneux particulier aux régions tropicales.
— Porter la balle, Etre colporteur, et, j)ar ext.. Faire un commerce infime, être dans une position médiocre.
Il Marchandises de halle. Marchandises de peu do valeur, comme celles que vendent les colporteurs.
— Loc. fam. De halle. Sans mérite, sans valeur. Se dit par comparaison avec les marchandises de balle :
Allez, rimeur rfe balle, opprobre du métier!
Molière.
— Pop. et argot. Tête, figure ridicule : Oh l c'te balle I Il Franc : Trois cents balles. |! Ça fait ma balle. Ça fait
mon affaire, il Bâter sa balle. Manquer une bonne occasion, n Raide comme balle. Rondement, brusquement. Il Bond comme une balle. Se dit d'un homme qui a bu avec excès.