M II
-î===si=i^
Bancs (de square, de promenade, etc.);
fuilliers d'honneur choisis parmi les fonctionnaires pulics domiciliés dans la paroisse, n Banc d'église. Siège réservé à une famille dans une église, n Bancs d'église. Bancs autrefois réservés à certaines personnes dans les églises, n Droit de banc. Celui que le seigneur avait de placer un banc dans le lieu le plus honorable de l'église, et même dans le chœur. V. partie encycl. (Dr.).
— Cour ou conseil d'un souverain : Vtzir du banc (Vieux.)
— Agric. Endroit d'un champ que la charrue n'a pas retourné. . .
— Chir. Banc d'Hippocrate, Sorte de ht muni de treuils, qui servait autrefois à remettre les cuisses luxées ou fracturées. L'invention en est due à Hippocrate.
— Dr. Grand banc. Banc des présidents à mortier, dans les anciens parlements, ii Banc des baillis et sénéchaux. Banc où siégeaient les baillis et sénéchaux des provinces, aux audiences de lagrand'chambre. Il Banc d'avocat, de procureur. Bureau où un avocat, un procureur, recevait ses clients au palais : Les anciens règlements du palais voulaient que les procureurs se tinssent une demi-heure à leur BANC, entre dix et onze heures, il Banc ou Chambre des huissiers. Bureau établi par le décret du 30 mars 1808 (art. 97), près des cours et tribunaux, pour le dépôt des actes et pièces que les huissiers doivent notifier d'avoué à avoué.
Il Banc commun. En Angleterre, Seconde cour de justice.
Il Cour du banc du roi, de la reine. En Angleterre, L'une des trois cours souveraines de justice, jusqu'en 1873 : Le Parlement sédentaire à Paris était ce que la coOR du banc DD Boi était à Londres. (Volt.)
— Géol. Amas de sable ou de galet qui se forme en mer ou en rivière, et dont la formation, le déplacement ou la disparition, dépendent du mouvement des eaux. Il Banc vert, Nom donné à un ensemble de couches marneuses, alternativement marines ou d'eau douce, qui constituent l'une des divisions du calcaire grossier. (Le banc vert est nettement intercalé entre deux assises de formation marine, qui sont : celle du bas, le Saint-Nom, celle du haut, le Cliquart. Les principaux fossiles caractéristiques de ce niveau sont : turrilella fasciata, cerithium lapidum. cyclostoma niumia ; un mammifère : lophiodon parisiense, etc.)
— Géogr. et navig. Elévation de peu de largeur et d'une grande longueur, qui dépasse notablement le niveau du sol, au fond de la mer : Un banc de roches, de sable, n Banc de glace, Grande masse de glace détachée, qui flotte à la surface de l'eau.
— Mar. Bancs de l'équipage. Planches suspendues par des cordes, ou à pieds mobiles, sur lesquels l'équipage s'assied pendant ses repas et l'école, n Banc de quart. Poste de l'officier de quart. (Sur les navires à voiles, u est derrière ; c'est une petite plate-forme exhaussée dtt pont supérieur, souvent même placée à l'extérieur, en saillie, pour donner plus de vue. Sur les navires à vapeur, c'est la passerelle où se fait le quart.) il Banc d'armurier. Armoire où l'armurier tient ses outils, n Banc de voilier ou de traction. Siège allongé sur lequel le voilier coud ses toiles. (Il est percé de trous pour recevoir les outils.) il Banc des rameurs. Nom donné aux bancs de galères. (Dans les embarcations actuelles, on dit bancs de nage.) Il Aux colonies, on appelait banc à salle le bâtiment de la garniture et des amarres, il Banc de brume, Nuages très denses qui flottent à la surface de l'eau.
— Min. Exploitation des mines et carrières. {Banc sert àdésigner une couche entière, ou les différentes parties qui la composent.) ii Banc de ciel. Lit laissé au-dessus despiiiers d iine carrière ou d'une mine pour en former la voûte.
Il Banc de volée, Lit inférieur d'une carrière que l'on exploite.n Banc de cassage. Endroit où, dans une mine, s'opère le triage du minerai, il Banc royal (carrières). Désigne le lit de pierre de taille qui fournit la meilleure qualité. Il Lit de pierre d'épaisseur à peu près uniforme, dans les carrières. Il Long parallélépipède formé par deux foncées, dans une carrière d'ardoise.
— Ponts et chauss. et chem. de fer. Banc de suintement. Infiltrations qui se produisent sur une certaine étendue dans les talus des tranchées.
— Techn. Bâti en fonte ou en bois servant à de très nombreux usages dans l'industrie : Banc de menuisier, de tourneur, li TaWe pour étaler les caractères d'imprimerie, daus les fonderies, u Planche inclinée qui porte le rouet des cardeurs. Il Table pour poser les glaces à adoucir.
11 Siège sur lequel le verrier s'assied pour faire l'embou-
churo ot la cordoliuo. il Madriors nui portent los cuviers, dans la préparation du salpôtro. il Endroit où l'on dâposo
10 sol, avant do lo portor aux magasins dans los salinos. Il Paroi latOralo dos galorios d'un four à briques. Il liane à
cric. Etabli d'orrôvro. (V. co mot.) ii Unnc à /irer. Appareil pour tirer los niôtaux en fils ot pour obtenir dos lunos ou for ou on cuivre, sans soudures, il liane de tréfilcrie, Outil do irélUorio. Il banc à river, Appareil àrivorlosrouesd'horiogorio sur leurs pignons, il Jianc à couper. Petit établi qui porto des cisailles. Il Banc à ourdir, Banc qui porte la manivelle do l'ourdissoir, cboz los passomoutiers. Il liane à emboutir. Appareil propre ù. laliriquor des tubes do métal.
11 Banc à équarrir ou à arrondir. Etabli de brossîor. Il Banc de moulage. Banc sur lequel on exécute lo moulage do certaines' pièces de fonderie, ii Banc de forgeron, Banc sur lequel s'assied l'ouvrier pour forgor au martinet, il Banc de botteleur. Etabli sur lequel on place les barres do fer
fiour les lier en bottes. Il Banc des écureurs. Etabli sur cquei on blancbit les feuilles do for-blanc, il Banc de redressage, Bâti sur lot[uel, dans los usines à fer, on redresse les barres, après l'étirago. il Banc à broches. Dans los filatures, Appareil servant à fabriquer los bobines.
Il Banc d'i^prcmve, Assemblage do cbarpente sur lequel sont placées dos phuiuos de fonte cannelées, pour recevoir les canons de fusil ot de pistolet quo l'on veut éprouver.
H Banc de cuve, Plancber autour d une chaudière de brasseur. Il Banc à dresser. Appareil dressant les aiguilles tordues par la cisaille. H Banc d'âne, Celui q^ui sert à assujettir les bois à façonner avec la plane.
— Véner. V. bans.
— Zool. On entend sous ce nom, en terme do p6cho, les troupes innombrables de poissons de divers genres qui, comme les harengs, apparaissent à certaines époques de l'année. Jadis, on croyait que ces grandes réunions d'individus entreprenaient des migrations ; on sait aujourd'hui qu'ils vivent presque toujours en bandes, mais qu'ils ne quittent les grands fonds qu'au moment du frai, pour apparaître près de la surface et au voisinage des côtes. Tel est le cas des harengs. Pour les anguilles et les saumons, de pareils groupements existent quand ils quittent ou rejoignent la mer par la voie dos neuves, mais ces bancs ne sont que temporaires, il Banc de corail, Amas do polypiers constructeurs, dont la présence plus ou moins rapprochée de la surface do l'eau constitue un danger pour la navigation et donne naissance aux atolls.
— Enctcl. Ane. dr. angl. Banc du roi fou de la reine). L'établissement de la cour du banc du roi (ou de la reine), en Angleterre, remonte à Edouard I". Auparavant, en dehors de la chambre dos lords, existait une cour supérieure de justice, appelée aula regia, ayant juridiction sur les affaires litigieuses de toute nature, et formant un conseil de gouvernement. A l'origine, Vaula regia devait toujours se trouver où était le roi.
Un acte du règne d'Edouard 1" abolit l'aula regia et en répartit les attrioutions judiciaires entre trois nouvelles cours souveraines. Les différends entre particuliers furent dévolus à la cour des plaids communs ; les litiges en matière fiscale, à la cour de l'Echiquier. Toutes les autres questions contentieuses, et notamment celles où la couronne était partie ou pouvait être intéressée, composèrent les attributions de la cour du banc du roi, qui reçut en même temps juridiction d'appel sur les décisions des deux autres cours. Cotte cour siégeait le plus ordinairement à Westminster. Elle fut d'abord présidée par le souverain. Mais les rois renoncèrent bientôt à cette prérogative. Jacques I" tenta seul de la faire revivre.
La cour se composait d'un président, le lord chief justice, et de quatre juges. Ils étaient tous nommés par "la couronne ; ils ne pouvaient être révoqués qu'à la suite d'une adresse votée par les deux chambres. Avant 1688, les magistrats restaient en fonctions tant quo cela plaisait au roi, mais un statut de Guillaume III décida que les juges conserveraient leurs titres tant qu'ils se conduiraient bien, et associa le parlement à l'appréciation de cette question.
Au civil, on dehors des questions où la couronne était engagée, la cour du banc du roi jugeait les contestations intéressant les corporations civiles : sa juridiction d'appel s'étendait à tous les tribunaux inférieurs du royaume, ceux de Londres et des cinq ports exceptés. Les contestations portant sur des faits passés à l'étranger devaient lui être
soumettait, en denors des accusati haute trahison. La cour était alors assistée d'un jury.
Bien que cette juridiction constituât une sorte do cour d'appel, les parties avaient encore le droit d'interjeter appel devant la chambre des lords ou devant la cour do la chambre de l'Echiquier, selon les cas.
Cette organisation plusieurs fois séculaire a été changée en 1873. On se plaignait des complications de la procédure, et la cause a paru tenir à la multiplicité des cours supérieures. L'acte du l'='"aoùt 1873 a créé une haute cour à laquelle il a donné toutes les attributions qui appartenaient au banc du roi et à diverses autres cours supérieures, qui ont toutes disparu ainsi du même coup.
— Dr. act. Bancs et chaises dans les églises. Lo prix des chaises dans les églises estréglé par délibération dubureau desmarguilliers, approuvée par le conseil de fabrique ; cette délibération doit être afficliée dans l'église. Il doit étro réservé une place où los fidèles puissent commodément et gratuitement assister aux offices fdécret dusodéc. 1809, art. 64 et 65). La location des bancs et chaises est régie ou affermée par le bureau des marguilliers.
■ Il faut distinguer entre la location au premier occupant des bancs et chaises mobiles, et la concession des bancs et chaises réservés, fixes, laquelle est l'objet de dispositions particulières (décret du 30 déc. 1809, art. G8-71).
Celui qui a entièrement bâti une église peut retenir la propriété d'un banc ou d'une chapelle pour lui et sa famille tant qu'elle existera. Tout donateur ou bienfaiteur d'une église peut obtenir la même concession sur l'avis du conseil de fabrique approuvé par l'évéque et lo ministre des cultes (id., art. 72).
— Archéol. La forme primitive du banc est le coffre, meuble essentiel, qui servait tout à la fois de table, de siège et d'armoire, et était, par conséquent, plus haut que nos sièges modernes. Il faut arriver au xvii" siècle poiutrouver des bancs façonnés uniquement pour servir de sièges, composés d'une planche reposant sur des pieds, et munis ou non de dossiers et d'accoudoirs. Sur les bancscoffres il existe des accoudoirs dès le xr siècle; les stalles rentrent dans cette catégorie. On y mettait des coussins et des housses nommées «banquiers >*; mais, à partir du
XV* siècle, quand ces bancs furent couverts do sculptures, on ne garnit plus de coussins que lo siège. (On entendait par banc à perche celui qui avait un dossier à claire-voie formé do barres parallèles ou croisées, ou soutenues par iloa balustres. Lo banc à règle était • un banc double, surmonté, dans son grand axe, do deux piliers avec feuil-
i" siècle). — 2. Banc d'égUse avec dossier Bunnontê lois (xvie siècle). — 3. Banc du xn« siècle. — 4. lîanc à perche (xv« siècle). — 5. Banc rustique (xvnie siècle). — 6. Bimc du x:u» siècle. — 7. Banc à règle (xiv aiècle).
lures intérieures en éventail, dans lequel jouait un cadre ■> . Ainsi, on pouvait incliner le dossier à volonté, et s'asseoir d'un côté quelconque du banc, ou môme une personne de chaque côté.)
Banca. Géogr. V. Banka.
BANCABLE adj. Effet de commerce réunissant les conditiûus voulues pour être escompté par les banques, c'està-dire portant trois signatures, il On écrit aussi banquable.
BANCAGE (rad. ban) n.m. Féod. Droit de bancage. Nom donné au droit de hanvin en Touraine. V. banvin.
BANCAL, ALE, ALS !-■ A -/, , |r [ucls d'un banc étant d'urdiii.i . ■ ■ : I ■ ■■ \' . , > , I iinbc OU les jambes
Bancal.
bes BANCALI^S.
— Par anal, en parlant des choses. Qui a les pieds tortus ou inégaux : Fauteuil bancal.
— Substantiv. Personne bancale : Un bancal. Une bancale. Des bancals.
BANCAL (par allus. aux jambes d'un bancal) n. m. Sabre recourbé ; Les gendarmes sont armés de bancals.
Bancal des IssartS fJean-Hcnri), homme politique français, né à Saint-Martinde-Londres {près Montpellier) en 1750, mort à Paris en 1826. Fils d'un fabricant de soie établi à Clermont-Ferrand , il devint, en 1783, notaire à Paris; en 1790, il retourna organiser l'agitation révolutionnaire dans son département, qui le nomma à la Convention en 1792. Il s'y rangea parmi les girondins, et fut un des quatre commissaires envoyés en avril 1794 auprès do Dumouriez. Livré avpc ses collègues aux Autrichiens, il subit une dure captivité de tronte-trois mois, dont il sortit avec des idées mystiques qu'il exposa dans un livre sur le Nouvel ordre social. Il vécut alors dans la retraite.
— BiBLioGR. : Fr. Mège, le Conventionnel Bancal des IssaiHs (1887).
BANCASSE n. f. Banc servant à la fois do coffre, de siège et ilo lit, et qui était surtout en usage sur les galères.
BANCBROCHEUSE {ban-bro) n. f. En T. de filât., Ouvrière travaillant aux bancs à broches.
BancEL, dit de la Drôme (Désiré), homme politique français, né et mort à Valence (Drômel [1823-1871], s'occupa d'abord d'économie politique, et fut élu, en 1849,à r.\ssembléo législative, où il alla siéger à la Àlontagne. Proscrit après le coup d'Etat, il se réfugia à Bruxelles, où il enseigna la littérature française à l'Université. En 1869, il fut élu député de Paris contre Emile Ollivier et comme représentant de l'opposition irréconciliable. Peu après, il fut attaque par une maladie qui le réduisit à l'maction pendant la guerre et l'emporta le 22 janvier 1871.
bancelle n. f.
Autref., Banc long et étroit do cuisine, de cabaret, à deux ou à quatre pieds.
BANCBE (forme fém. dialectale de banc) n. f. Géol. Nom donné à des bancs de marne argileuse qui, mouillés par intervalle par les eaux de la mer. blanchissent au contact de l'air, se dessèchent et prennent la consistance de la pierre.
— Constr. Grands côtés du moule qui sert à construire les murs en pisé, et qui sont maintenus en place par des piliers ou parefeuilles.
— Mar. Ecueil formé d'un banc de roches tendres et unies mimcrgé près des côtes et de la surface des eaux.
BANCHÉE (rad. bnnche) n. f. Portion i\o mur en pisé, obtenue en remplissant le moule dans toute sa hauteur.
Banchi (Séraphin), né à Florence au milieu du xvi» s., mort à Paris en 1622. Il dénonça à la cour de France le complot de Barrière contre Henri IV. et composa plusieurs ouvrages à propos du complot qu'il avait dévoilé. Le pria-
IJAxNGA — BAxNGROFï
cipal est : Hialoire prodigieuse d'un détettable parricide entrepria »ur ta personne du roi de France (Pans, 1598).
BaNCHIERI fAdriano), moine olivétain, compositeur organiste et théoricien, né à. Boloj^no on 1507, mort on 1634. Il se distingua par nos compo»ilionf>, dans lobquoMes oa trouve des recueils do litanies, de psaumes, do concerts ecclésiastiques, do motets, do canons, des mcsHC», et, dans un autre genre, des recueils do madrigaux, do canzonottes, ainsi quo de nombreuses pièces symplioniqucs. et mémo trois comédies musicales: ta frudenza giovcnilc ; ta Pazzia aenile, et la Fida Fanciulla.
BANCHUS {/cuss — du gr. hagkhoa, espèce do poisson) n. m. Gonro d'insectes hyménoptères lérébrants, famille dos ichneumonidés, renfermant des formes de taille moyenne, dont l'abdomen est comprimé seulement à son extrémité.
— Encycl. Les banchun sont dos ichneumons européens, parasites surtout des chenilles de noctuelles et do bombyx. Citons le banchus falcator ; sa larve se développe dans celle d'une phalène, fiaonia primaria, ot se métamorphose dans une coque noiro formée do six couches membraneuses.
BanCK (Pierre Va.n dkr), graveur au burin, né à Pari» on iGio. mort à Londres en 16U7, eut pour maître F. Poilly. Il eut de ia netteté cl do la finesse. Parmi ses meilleures estampes, on cite : la Vierge et Jésus au jardin des Oliviers, d'après Séb. Bourdon ; lo Triomphe de Chartes If, d'après A. Veciro ; le portrait de Charles II, celui de \V. Temple, coui de G. Kneller, du comte d'Argyle, etc.
BanCK (Othon), poète et critique allemand, né à Magdebour{^on 1824. Il entreprit de nombrctix voyages d'études, et se nxa à Munich. On a de lui : les Galeries de Munich f 18r>2), critique éclairée dos chefs-d'œuvre do la peinture, sous forme de biographies et de nouvelles; Souvenirs des Alpes (1803); Voyages d'un critique dans trois régions artistiques (1865-1866); le livre d'images littéraires {IHGG); enfin, des poésies estimées et des épigrammcs (1862).
BANCLOCHE ou BANCLOQUE n. f. Féod. Clocbo du bef-froi du seigneur, qui stTvait ù. donner touie espèce d'avertissements, de bans. Il Beffroi, il Tucsin.
BANCO (de VitùX. banco, banque) adj. inv. QualificatîoD donnée, en banque et dans lo commerce, à certaines valeurs : Deux cents florins banco. V. partie encycl.
— Faire banco. Au baccara, au lansquenet et autres jeux. Tenir seul tout l'enjeu contre la banque, n Banco s'emploie aussi interjectivement : Il y a vingt-cinq louis. — banco!
— Encycl. La monnaie banco ou de banque fut imaginée par les commerçants du moyen âge, afin d'échapper aux mconvénients du faux monnayage officiel. Cette monnaie imaginaire représentait un poids convenu d'or ou d'argent, à un titre également convenu, et servait de type pour évaluer les monnaies courantes. Lors donc quâ une monnaie réelle ou à. une monnaie de compte on ajoutait qu'elle était banco, cela signifiait que la valeur de cette monnaie n'était pas celle qu'elle avait dans le langage ordinaire, mais bien celle que la banque lui avait assignée.
Banco. Hist. v. Banqco.
Banco, dit Nanni, fils d'un artiste florentin nommé Antonio, sculpteur et architecte italien, né à Sienne en 1374, mort en 1421. Il fut un des muilleurs disciples et amis de Donatello. On vante surtout, parmi ses statues, quatre Saints et son Saint Philippe, qui décorent l'église Or-San-Michele de Florence. Comme architecte, il a travaillé au Dôme, où 11 compte une statue de saint Luc.
BANCOCRATE (de Tital. banco, banque, et du gr. kratos, force) n. m. Partisan de la bancocratie.
BANCOCRATIE [si — rad. bancocrate) n. f. Autorité, influoiir.' r-t tyrannie de la banque.
BANCOCRATIQUE adj. Qui a rapport à la bancocratie, ou aux bancocrates : Régime bancocbatique.
BANGOUL {kouV — de Bencoulen, v. de Sumatra) n. m. Fruit du bancoulier {aleurites moluccana), appelé aussi noix de bancoul.
— Encycl. L'alenrites cordata donne, en extrême Orient, une huile usitée pour vernir les bois, et l'rtleurites moluccana fournit la noix de bancoul, usitée comme purgatif dans les pays chauds.
BANCOULIER {li-é — rad. bancoul) n. m.
Genre d'euphorbiacées.Syn.doALEURiTE.
BAttCQ (bank') n.m.
Ane. dr. Usité seulement dans l'ancienne locution Dancq franc.
Temps de franchise pendant lequel lo débiteur était insaisissable dans sa personne et dans ses biens, et pouvait librement vaquer à ses affaires et à sou commerce.
BANCROGHE (de l'al-
lem. t^'/n, jambe, et de crorAe, crochu) adj. Qui a les jambes tortues : Une vieille femme bancroche.
— Par ext. Tortu, contourné : Un alphabet en petites capitales étigues, obèses ou ba.ncroches. (Ch. Nod.)
— Substantiv. Homme ou femme à jambes tortues : Un
BANCROCHE. Une BANCROCHE.
BanGROPT (Richard), archevêque de Canterbury, né à Farnworth (comté de Lancastre) en 1544, mort en 16io. Célèbre par l'énergie q^u'il mit à défendre l'égliso anglicane contre les puritams. Evéque de Londres en 1597, archevêque do Canterbury on 1604.
BancROFT (George), historien et homme d'Etat américain, né en ISOO à "Worcoster (Massachusetts^, mort en isoi.llfii ses études au collège a'Harvard (Boston), elles compléta à Gœttingen (Allemagne), oit il fut élève de l'historien Heeren. Reçu docteur en philosophie (1820\ il visita successivement Berlin, Paris, Milan. oùilseliaavec AV'olf. l'éditeur de Humboldt, V. Cousin, B. Constant. Manzoni. Bunsen et Ntebuhr. De retour aux Etats-Unis on 1S22, il enseigna le grec à Harvard, puis fonda, à Northampton, l'école do Kound-Hill. En même temps, il publiait ses Pocms (lS2o; a la louange des mer\'eilles de la Suisse et ae
Bancoutier :
rm≤ 6, fleur femelle