‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 677 sur 828 · BANDE · texte numérisé non relu

BANDE

BAiNDELAS

résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes u. Ces bandes font l'objet des articles 96 à 101 du Code pénal, qui punissent de la déportation ou des travaux forcés, suivant les circonstances, les crimes commis par elles.

Par leur organisation ot par lo but politique qu'oljes poursuivent, cos bando» se distinguent : 1** dos rcunion.s séditieuses prévues par les articles 210 ot suiv. du Code pénal, qui, purement accidontollos, ne sont point organisées ; 2» dos associations do malfaiteurs punies par 108 articles 805 ot suiv. du Code pénal (modifiés par la Ici du 18 déc. 1893), qui n'ont pour objet que les crimes contre les personnes ot contre les propriétés ; 3*» des réunions ou nandos mentionnées en l'article -1 10 du mémo

pements armés réprimés par la loi du 7 juin 1848, qui ne supposent ni organisation, ni commandement.

— Hist. Bandes noires. L'origine do ce vocable «st assez difficile à établir; on peut croire que les premières bandes noires firent partie dos grandes compagnies du xiv« siècle. Il existait alors une compagnie blanche, une compagnie noire, etc. V. compagnie.

Au xvi« siècle, la bande noire so compose de lansquenets allemands au service do la France, pour combattre on Italie. Etablies sous Louis XII, ces bandes noires fondirent à la bataille do Pavio, oii elles étaient commandées par Jean do Lorraine ot lo duc de Suffolk (1525). D'autres bandes noires italiennes existaient à la même époque; leur chef était Jean de Médicis, dit « Jean des Bandes Noires » ; elles disparurent avec leur chef, en 1527. Parfois, d'autres bandes ont pris ce nom, soit à cause do la couleur noire de lours drapeaux, en signe de deuil, ou à cause de leurs armures noires. C'est ainsi qu'au xvi" siècle on nommait les reîtres les harnois noirs.

Sous la Restauration, le surnom de bande noire a été donné par les écrivains romantiques, notamment par Victor Hugo dans ses Odes et Ballades, aux sociétés do spéculateurs qui achetaient les vieux châteaux et les abbayes, pour les démolir et en revendre les matériaux, sans égard aux souvenirs historiques ou à la valeur artistique de ces monuments, et qui dépeçaient en petits lots les parcs ou domaines environnants. Ces dernières opérations, du moins, eurent, il faut le reconnaître, un côté utile, car elles favorisèrent le développement de la petite propriété et de l'agriculture.

De nos jours, on donne le nom de bande noire aux ligues qui se forment entre certains commerçants d'une même spécialité (marchands de meubles, bijoutiers, etc.) pour accaparer à bas prix, aux dépens des acheteurs particuliers, tout ce qu'il y a d'avantageux dans les ventes privées ou publiques.

Dans un autre ordre d'idées, le nom do bande noire de Montceau-les-Mines a été appliqué à un groupe d'une trentaine de jeunes ouvriers mineurs de cette ville de Saône-et-Loire qui, au cours des années 1883 et 1884, terrorisèrent la contrée par une série d'explosions de dynamite dirigées contre les propriétés publiques et privées.

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