‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 678 sur 828 · V. IVÏONTCEAU-LES-MlNES · texte numérisé non relu

V. IVÏONTCEAU-LES-MlNES

Il faut citer enfin la bande noire des voleurs de vin, association de malfaiteurs qui, en 1886, exploitèrent, avec la complicité de certains concierges, les négociants en vins do Paris et de province, en se faisant livrer à crédit, à do fausses adresses, des barriques de vin qu'ils revendaient immédiatement à vil prix à des receleurs affiliés.

— Bandes armées. On désignait ainsi en France, dès le xm* siècle, les compagnies de volontaires à la solde des communes, du roi, ou des grands vassaux. Connus au moyen âge sous les divers noms do routiers, cotereaux, nialajidrins, francs-taupins, écorcheurs, brigands, mauvais garçons, ces mercenaires se rendirent redoutables au paysan par leurs pilleries. (V. compagnies [^ranrfes].) Aux xv et xvi" siècles, elles so recrutaient surtout en Allemagne ot en Italie. Leur nombre variait de 200 à 500 hommes. On les désignait généralement, à cette époque, sous le nom ae la province où elles guerroyaient : telles furent, sous Louis XI, les bandes de Picardie, et, sous Louis XII, les bandes de Piémont, qui plus tard, après la création de nouvelles compagnies, reçurent le nom de vieilles bandes, que leur bravoure immortalisa. Ce nom ne disparut qu'avec la création des régiments par Louvois.

— Bandes de voleurs. Le vol, cette industrie spéciale qui, pour être infamante, n'en exige pas moins des aptitudes particulières et un outillage parfois très compliqué, ne pouvait manquer de provoquer, comme toute autre industrie, l'association des efforts en vue de l'accroissement des bénéfices. Ces syndicats criminels, qui s'organisent souvent dans la promiscuité des prisons, sous 1 autorité d'un chef, de quelque repris de justice réputé pour l'habileté de ses coups, ont reçu, dès l'origine, le nom de bandes. Paris, par ses richesses et par la facilité de s'y perdre dans la foule, a été, de tout temps, le lieu de recrutement et le centre d'action préféré des bandes de voleurs.

Do là, en 1721, la bande de Cartouche; la bande Soufflard etLesage{\iZZ); les bandes Châtelain {\%Z&),Hug{\9,\\), etc.; Charpentier, Courvoisier, Souque (1843); les bandes Poulmann. Marchetti, la bande des Escarpes (1844) ; la bande des Habits iioirs (1845) ; la bande des Porteurs d'eau, composée d'Auvergnats, et celle des Endormeurs (1846); la bande Thibert, îbrmée de 800 voleurs à la roulotte (1847); la bande Nathan (1802-1852), recrutée do père en fils dans la même famille ; la bande du Café du XIX' Siècle (1860), etc.

La province a eu aussi des bandes redoutables par leurs assassinats, telles que les bandes Mandrin, Poulaillier. des Chauffeurs f 1755-18001; les bandes des Voleurs de diligences (1819-1824); la bande des Brigands de la Tienne (1834) ; la bande de V Auberge aux Tueurs, dans le Tarn (1835) ; la bande du Grand Creux de Rassat (1837) : la bande Graft, à Caen (1857) ; la bande Lemaire, composée do plusieurs générations de voleurs qui terrorisaient le Santerre (arr. de Péronne et de Montdidier) [1821-1858J, etc.

BANDE n. f. En T. de mécan.. Tension d'un ressort quelconque.

Bande, comm. d'Espagne (Galice, prov. d'Orense); 5.735 hab. Elève de bestiaux. — Pop. du disti'ict de Bande : 27.900 hab.

BANDEAU (do) n. m. Bande d'étoffe, etc., qui ceint la tôte, le front.

Des bandeaux moyen âge, avec des yeux cernés, Font de sombres profils d'archanges consternés.

Th. pe Banville.

— Se dit particulièrement d'un tissu d'étoffe précieuse dont les rois et les reines se ceignaient le front : Le ban- DEAt; royal est sujet à tomber sur les yeux. Afonime essaya

de s'étrangler avec son uandkau. ii Ceindre le bandeau royal. Monter sur le Irène, arriver aux honneurs souverains.

— Se disait auMsi d'une pièce do toile fine que les veuves portaient sur le front pondant toute la durée do leur deuil. \\ So dit encore d'une pièce d'étoffe tout  fait semblable que les religieuse» portent utir lo front, après qu'on a coupé leurs cheveux.

— Bande, linge, etc., que l'on applique sur les yeux do quelqu'un pour l'cmpèchor do voir :

Une reuille Hcxlbla

Sur let yeux du l'ua d'eux ca band/:au l'appliquait.

— Fig. Cause d'aveuglement do l'esprit ou du cecnr : te BANDEAU de la présomption est bien plus épais que celai de l'Amour. (M— do Grafiigny.)

— Carross. Ferrures que l'on désigne aussi sous le nom do molles-bandes.

— Cost. Chevctuc divisés au milieu du front ot ramonés sur les côtés do la tâte : Bandeaux qui

couvrent les oreilles.

— Menais. Planche mince, étroite, qui remplace une corniche, au-dessus d'un lambris do hauteur; sa rivo supporte les inégalités des plâtres du plafond.

— Pèch. Partie la plus éloignée do l'extrémité de la manche d'un lilot.

— Poét. Emblème que les poètes donnent à l'Amour, à la Fortune et à la Justice, pour signifier l'aveuglement des deux premières divinités, et l'impartialitâ Pe"onn de la troisième. *° h^txdc

— T. do marbrerie. Renfoncement entre doux moulures, taillé après coup.

— Encycl. Archit. Assise de pierre saillante et horizontale qui pourtourne un édilîce. et on marque les différents étages. Les bandeaux sont dits intérieurs oa extérieurs, selon la place qu'ils occupent dans une construction ; continu* ou interrompus, suivant qu'ils se déroulent sur une façade entière, ou qu'ils sont coupés par un membre vertical d'architecture. Lo bandeau indique nécessairement un plancher, un sol, et, par suite, il ne peut être indifféremment placé sur une façade ou dans un intérieur. Il est do formes variées ; il peut se composer d'un biseau, d'un cavet, d'une doucine, etc., et il est fréquemment orne.

Les bandeaux extérieurs paraissent avoir été destinés, dans le principe, à empêcher, par leur saillie, les eaux pluviales de laver les parements des édifices. Pendant la période romane, ces profils furent d'abord très simples.

1. Bandeau ^ biseau. — 2. Bandeau & cavet. — 3. Bandeau â. doucine.

tels que le bandeau extérieur do la tour Saint-Romain de la cathédrale de Rouen. Les bandeaux furent assez rarement employés dans l'architecture religieuse ogivale, dont la tendance consistait à exclure les lignes horizontales pour donner le plus de développement possible aux lignes perpendiculaires. On en trouve, cependant, des exemples (Amiens, Semur, la sainte Chapelle).

A partir de la fin du xiii* siècle, les bandeaux n'existent plus dans l'architecture religieuse ; mais on en trouve, jusqu'au xv« siècle, do nombreux exemples dans l'architecture civile, où ils sont parfois très saillants et richement décorés. Au xvi* siècle, ils deviennent de véritables entablements, ayant architrave, frise et corniche, même lorsque l'absence d'un ordre devrait exclure l'emploi de tous ces membres. Les architectes de notre temps emploient encore assez fréquemment des bandeaux de ce genre pour marquer les différents étages des maisons, ou encore pour encadrer les portes, croisées ou arcades d'un bâtiment.

BANDÉE (rad. ban) n. f. Ouverture des vendantes : La BANDÉK est fixée par un arrêté de l'autorité municipale.

BANDÈGE n. m. Plateau double en bois laqué, muni oo dépourvu de pieds, et sur lequel on mettait des porcelaines. (Ce meuble, originaire des Indes, a été mis à la mode en France sous Louis XIV.)

BandEL f Ernest de), sculpteur allemand, né en 1800 à Anspach ( Bavière), mort en 1876. Elève de l'académie de Munich, il s'est créé une place à part parmi les statuaires de l'AUemacne. Toutes ses œuvres, d'un caractère classique, sont remarquables par lo stvle et par l'exécution.

Parmi les statues de cet artiste, aussi consciencieux que fécond, on cite au premier rang : Mars endormi, qui commença sa réputation ( Charité, et un Faune. En 18

waldsen en Italie, et y travailla à des figures destinées à laWalhalla. De 1827 à 1834, il vécut à Munich, et v exécuta les statues du fronton de la Glyptothèque. Puis il travailla à Hanovre, à Gôttingue, etc. Ses statues les plus réputées sont : une Thusnetda (femme d'Hermann, enchaînée et conduite prisonnière chez les Romains) ; le GMie endormi qui décore un tombeau à Berlin ; un Christ de grandeur naturelle; enfin, le monument do Hermann, le héros national de l'Allemagne. Ce dernier est l'œuvre capitale de laniste. Cette statue, coulée en bronze, n'a pas moins de 1 3 m. d'élévation. Elle fut acclamée par toute r.Mlcmagne, et des souscriptions publiques couvrirent aussitôt les frais de ce travail colossal. Bandcl a enfin exécuté un grand nombre de bustes remarquables.

BANDÉLA3 OU BoUNDÉLAS, population du Bandcl- Kaud. dans la partie méridionale du bassin du Gange. Cette population, qui compte environ 8,500.000 individas,

1 1S20 ; sa belle statue de la il alla auprès de Thor-

a, Bandelettes.

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