‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 702 sur 828 · BARBEAU · texte numérisé non relu

BARBEAU

— E.NCYCL. Ichtvol. Les barbeaux sont allongés, en forme do fuseau, avoc dos écailles minces, la nageoire caudale fourchue. Deux os|iooes habitent la France : le barbeau commun (barbus /hiiiutilis), vulgairement : barbillon, barbel, barbarin, qui ailoint jusqu'à 1 m. do long, et un poids de 5 à 6 kilogr. (Trrs vorace, fréquent dans toutes les eaux courantes, il vit solitaire quand il a atteint une certaine taille. D'habitudes nocturnes, les anciens l'avaient consacré à Diane); — le barbeau méridional {barbus meridionalis), de forme plus trapue, qui no dépasse pas 0",40 de long. (On le trouve dans lo midi de la France, dans l'Europe orionialo. Plus do doux cents espèces sont répandues sur le globe.)

Barbeau Dubarran (Josepb-Nicolas), homme politique français, né ù ilagnan (Gers) en 1761, mort à Baie en 1816, fut envoyé par le Gers à la Convention, où il siégea dans la fraction la plus avancée de la Montagne, fut élu président de la Société des jacobins, et se distingua au Comité do sûreté générale par son zèle à dénoncer les suspects. Il vécut dans la retraite sous le Directoire ot l'Empire, fut proscrit par la Restauration comme régicide, et mourut en exil, en Suisse.

Barbe-Bleue, titre d'un conte do Perrault et nom du

st barbus.

Barbeau de mer. Rouget.

,e flèche. (Vieux.) sieurs espèces de contai

pal p

appelé parce qi

fommos, qu'il a

septiènio qui lii grande fortune

de ce conte. — Barbe-Bleue (ail t'ait la barbe bleue) a déjà épousé six gées, et dont il a suspendu les cadaun cabinet noir. En ayant trouvé une t i>ar se laisser prendre à l'appât de sa

t mettre à 1 épreuve la curiosité do cette Jeune imprudente. Il feint de partir pour un voyage, et lui confie la clef de l'affreux cabinet, avec défense expresse d'y pénétrer. A peine a-t-il le dos tourné, que, naturellement, la jeune femme, poussée par la curiosité, court à ce cabinet interdit et 1 ouvre. Epouvantée, à là vue des six cadavres, elle laisse tomber do ses mains la clef, qui se tache de sang. Or, la tache est indélébile, et c'est en vain tme la malheureuse tente de la faire disparaître. Barbe-Bloue revient, réclame son dépôt, et, en acquérant la preuve de l'indiscrétion de sa femme, lui annonce que sa dernière heure est arrivée. Il lui accorde toutefois un demi-quart d'heure pour se recommander à Bien. La condamnée va dans sa chambre. Elle a une sœur, Anne ; elle la prie de monter tout en haut do la tour pour voir si leurs deux frères, l'un mousquetaire, l'autre dragon, qu'elle attend ce jour-là même, n'arrivent pas. Elle demande à chaque instant : • Anne, ma sœur A7me, ne vois-tu rien venir ?— Non, répond celle-ci, je ne vois rien que le soleil qiii poudroie et l herbe qui verdoie. » Pendant ce temps, Barbe-BIcuc, armé d'un grand coutelas, ne cesse de crier : • Descendras-tu, ou je monte ! » Enfin, les deux frères arrivent ot déhvroiit leur sœur en tuant Barbe-Bleue, qui levait déjà son arme pour lui trancher la tête.

Barbe-Bleue est devenu le type populaire des maris féroces et sanguinaires. On fait souvent allusion aux divers épisodes résumés plus haut, et les expressions en italiiiue ont passé dans la langue.

Dos peintures à fresque datant du xiif siècle, retrouvées dans une chapelle du Morliiban, et représentant la légende do sainte Trophimo, semblent se rapporter à rhistoîro de Barbe-Bleue. C est duno légende bretonne, en elfet, que Perrault parait s'être inspiré. Que cette légende soit ellememo 1 écho de traditions antérieures, lo fait est vraiscmhlahlo ; mais, plus sûrement encore, il soraéle à celle nue connut Perrault des détails empruntés à l'histoire authentique du cruel Gilles de Laval, maréchal de Rotz ou do Kais, qui fut exécuté à Nantes en 14.10.

Barbe-Bleue, opéra boufTe en trois actes et quatre tableaux, paroles de Henri Meilhac et Ludovic Halévy musique do Jacques Offenbach, représenté sur le théâtre des Variétés, le 5 février 1866. Il va sans dire que ce Barbe Bleue est mollis cruel que celui du conte de Perrault, et que s'il se débarrasse de ses femmes, c'est d'une t.-i'.on burlesque, et d'ailleurs uniquement pour avoir le plaisir d en changer. La pièce est pleine de gaieté et d'enn'"','," ',?!',.'" '^,"">sifiue n'a pas 1 ampleur de celle de la lielle Hélène, elle n en est pas moins alerte, pimpante et empreinte, elle aussi, d'une gaieté vivace et burlesque

nARBE RADZIWILL — RARRKROUSSE

BARBEBON (rad. barbe) n. m. Un dos non u salsifis sauvage, il On dit aussi uaiiui-^kon.

vulgaires

Barbechat, coir.ai. do la Loiro-Infénouro, arrond. et a il kilom. do Nantes ; 950 hab.

BarbedetTE (Piorre-Hippoly to), littérateur et homme politique, né 4 Poitiers on 1887, mort à Paris on 1901. Avocat, puis juge, il s'est fait connaître comme criiiquo musical et littéraire, ot par les ouvrages suivants : lleetlio- M« (1859); Chopin (1861); Essais et critiques. Etudes sur la littérature contemporaine et les idées nouvelles (1865); Schubert {IS65); MendeUsohn (1808); We4er(1873); Haydn (1871) ; Gluck (1882); Stcphcn Heller (1870), etc. Il fut élu député à La Rochelle on 1872 ot 1881, ot sénateur do la Charcnte-Infériouro on 1885.

BARBÉIER V. n. Mar. 'V. bahdkyeh.

BARBC-JEAN n. f. Mar. V. socs-uABBE.

BARBELÉ, ÉE adj. iSo dit d'une armo dont lo fer est L,'ariii d<' [Kiiiitos ou dents, disposées comme les barbes d un épi : Flèche nARUisr.KK. Les armes barbelées te retimit dif/icilcment des plaies, ii On a dit aussi barbei.u, ue.

BARBELET(ifi) n. m. Outil à faire des hameçons.

BARBÉLITE l'.Aiii.'linrau .ii.rij,

,.hi

, d'apr^

! nom une étymoiir ; d'après lui, il

valentmienno les :te de gnostiques,

parce qu'ils pré-

lendaient qu'un éon immortel avait eu commerce avec un osprit vierge, nommé Barbéloth, à qui il avait accordé ^uccesslvcment la prescience, l'incorruptibilité, la vie olornollo, etc. il On disait aussi uarbkliotb, et barborien. BARBELLE (dirain. de barbe) n. f. Nom donné aux barbes des fruits des composées, quand elles sont constituées par des poils à ramifications courtes, raides, droites, cylindriques, obtuses, comme dans les centaurées, n On les appelle

aussi BAKBUI.ES.

BARBELLE, ÉE adj. Muni do barbelles : Squamellules

iiauhki.i.hi.s.

BARBELLINE (rad. 6ar6e) n. f. Section du genre staihélino.

ollablc

|Uos. C'est Seiqneur, iMduire do L ot mâle.

î de Barbé-Marbi

BarbÉLO, un des éons des s une émanation, l'Innommable, la principe passif ou femelle, qui parfait sans la participation di c'esi-à-diro du pore innommable

BARBELU, ue adj. Armur. V. barbelé, ée.

BarbÉ-MARBOIS (François, marquis de), homme politique français, né à Metz en 1745, mort à Paris en 1837. D'abord consul général aux Etats-Unis, puis intendant à Saint-Domingue, il revint en France en 1787, fut arrêté un instant pendant la Révolution, ot débuta dans la vie politique comme maire de Metz et comme membre du Conseil des anciens, où il siégea parmi les modérés.

Son attitude lui valut d'être déporté à la Guyane, après le 18 fructidor. Il en fut rappelé au 18 brumaire, et nommé peu après, grâce à la protection de son ami Lebrun, ministre du Trésor (1802). Ce fut en cette qualité qu'il eut à négocier, en 1803, la vente de la Louisiane à l'Espagne.

Destitué eu 1805 à la suite d'une fausse opération financière, il fut dédommagé de cotte disgrâce par le titre de " premier président do la cour des comptes » (1808), ot par un siège de sénateur, ce qui ne l'empêcha pas de prendre une part active aux intrigues qui amenèrent la déchéance de Napoléon. Rallié aux Bourbons dès la première heure, disgracié pendant les Cent-Jours, il reçut lo portefeuille de la justice dans le premier ministère de Richelieu (août 1815), mais dut 1 abandonner dès l'année suivante, en présence de l'attitude hostile des « ultras ., qui ne lui pardonnèrent pas sa modération. Il rentra à la Cour des comptes, où il restajusqu'en 1834. Il a laissé quelques ouvrages philosophitmcs, historiques ou géographiques. — Son frère. Mal- riciî de Barbe - Marbois, fut président à la cour d'appel de

I Ilo-do-Franro. Il mourut en 1830.

Barbentane, comm. dos Boucbcs-du-Rh6ne, arrond. ot a ;!n kiluiii. d'Arles, sur un bastion de la Montagnette ; 2.7,S7 ha.h.{Oar/H-ntanais. aises.) Ch. de fer P.-L.-M. Bons vins et Iruits; labri((ue de saucissons.

BARBERA ou BARBAROU n. m. Variété de raisin.

BARBERIE n. f. Art de raser la barbe. Il Lieu où l'on fait la barbe. (Vieux.)

BARBERIN ou BARBARIN n. m. Nom vulgaire d'un poisson du genre muUe, lo surmulet {mnllus sitrmuletus].

II On dit aussi BARBEAn, rouget-barbet, {ho petit barberin du Poitou est le rouget [muUus barbatus]).

■ "AÏ'BERIN, INE (rad. Barbérie, syn. de Barbarie) adj. So dit d une race de moutons originaire de Barbarie : J,a race baeberink.

BaRBERINI, famille italienne du xvii» siècle, originaire de Florence. L'un des membres do cette famille, le cardinal Maffeo Barberini, ayant été élu pape le 6 août 1623 sous le nom de . Urbain 'Vni . , par suite de son grand âgé et la faiblesse de son esprit, il abandonna le gouvernement de l'Egliso à ses trois neveux : Francesco, Antonio le .Jeune, tous doux cardinaux, et Taddeo, général des troupes pontificales et préfet de Rome. Fastueux, intelli"-ents amis des arts, ils furent en relation avec tous les savants et les esprits cultivés de leur temps : leur palais Barberini construit par le Bernin, fut un musée merveilleux^ Ôiî les accusa d'avoir détruit les monuments antiques pour le bâtir, et l'on fit sur eux ce dicton : Quod non Éarbari fecerunt Barberini fecere (Ce quo les Barbares n'ont pas fait, les Barberini 1 ont fait). Ils cultivèrent eux-mêmes les lettres : Francesco était un savant orientaliste, et il a fait une

traduction do Marc-Aurèle. Kn politique, ils s'ofTorcèrcntdo maintenir la paix entre les princes catholiques : lo cardinal Francesco tenta do réconcilier la Franco et l'Espagne ; Antonio pacifia l'Italie, troublée par losatraircs du .Montfcrral. Mais leur grando pensée; la prédominance du saint-siègo sur l'Italie, fut cause do leur ruine. Il» voulurent mettre la main sur les duchés do Ca.slra et do Ronciglione, qui appartenaient à Edouard Famèso. En 1611, "Taddeo entra on

Francisco Barberini.

Taddeo Barberini.

campagne ; il obtint d'abord quelques succès, mais, ridiculement battu par Farnése, il prit la fuite avec dix-huit à vingt hommes contre trois mille cavaliers. Rome fut menacée ; le cardinal Antonio fut encore battu par Montecuculli; il fallut se soumettre ot rendre les duchés. Ces échecs, et les impôts (|ui en furent la suite, o.va; pérorent lo peuple contre lés Barberini. Aussi, lorsque, on 1644, lo cardinal Panfili fut élu pape sous le nom de ■ Innocent X - , par la protection des Barberini, il fut entraîné par l'opinion publique à leur demander compte de leur administration. Les doux cardinaux Francesco et Antonio, le général Taddeo, prirent aussitôt la fuite ot se retirèrent en France. Innocent X voulut les déclarer déchus de la dignité cardinalice ; mais le cardinal Mazarin prit énergiqucmcnt en main leur défense. La paix ne fut tout à fait conclue qu'en 1653, par le mariage d'une petite -nièce d'Innocent X avec Maffeo Barberini, auquel on garantit la principauté de Palestrina. Antonio l'Ancien, frère d'Urbain Vin, était déjà mort en 1646, et Taddeo en 1647, à Paris; mais ses deux frères revinrent à Rome, où ils moururent :

Antonio en 1671, et Francesco en 1679. La famille des Barberini s'éteignit en 1736, et SOS biens passèrent aux Colonna.

Barberino di Mugello, ville d'Italie (prov. do Florence) ; 10.500 hab. Pâtes alimentaires, chapeaux do paille.

Barberino di Val d'Eisa, comm. d'Italie (prov. -1.- Miir.iRo); 10.450 hab. Fromages très renommés; ber- I faii do la famille des Barberini.

BARBERON n. m. Nom vulgaire du salsifis.

BARBEROT ()o) n. m. Garçon barbier, n Mauvais bar-

Antonio Barberini.

npereur d'AUema-

Barberousse, surnom donné à Vt gne, Frodéiic 1". V. ce nom.

BarberouSSE, nom donné par les historiens occidentaux à deux frères qui étaient les fils d'un renégat grec. Lo premier, nommé Aroudj, se fit pirate et finit par réunir, dans la Méditerranée, une flotte de quarante galères. (En 1516, il uétrôna le souverain d'.\lger, Salem-ibn-Temi, qui l'avait pris à son service.

Il se fit proclamer souverain de cette ville, détendit beaucoup ses conquêtes. En 1518, il fut battu oi tué à Tlemcen par les troupes do Charles-Quint.) — Le second, nommé Kha'ir- ED-DÎN (dont les Occidentaux ont fait .A^riodant), fut proclamé, après la mort do son frère, souverain d'Alger. (Il offrit la suzeraineté de ses Etats au sultan Séliml'^,qui, pour l'en récompenser, le nomma capoudan-pacha [grand amiral].

Il fortifia Alger, s'empara de Bizerto et de Tunis, que Charles-Quint lui enleva en 1535. Par représailles, il ravagea les côtes d'Italie, battit André Doria dans le golfe d'Anibracie, et prit Castel-Nuovo on 1539. Après avoir été victorieux devant Candie, il vint à Marseille, comme allié do François I". Il mourut à Coasiantinople on 1546.)

Barberousse (portrait deI, tableau do Velasqucz, au musée do Madrid. Peinture superbe par lo caractère et le coloris ; mais, si ce tableau représente, comme on le suppose, le fameux corsaire Barberousse, l'œuvre n'a pu être exéculée d'après nature.

Barberousse visitant le tombeau de Charle-

magne, tableau do Frauçois Flameng (Salon do lS7ô). Cette composition est juste, claire, bien entendue, et le peintre y révèle de grandes qualités de coloriste.

Barberousse (Khaîr-ed-DIn).

BARBERTON — BARBIE

BaRBERTON, ville de l'Afrique australe (Transvaal), sur le Kaap, sous-affluent du fleuve côtier Incomati ; 2.000 hab. Centre du district de mines d'or du Kaap; terminus d'un embranchement du ch. de f. de Lourenço- Marques à Pretoria.

Barbes {bèss) [Armand], homme politique français, no à La Poinle-à-Pitre (Guadeloupe) en 1809, mort à La Haye (Hollande) en 1S70, vint à Paris en 1S30, se lia avec les membres les plus avancés du parti républicain, et se rangea dans l'opposition militante. Emprisonné une première fois pour sa participation à l'insurrection d'avril 1834, une seconde fois à la suite do l'attentat do Fieschi, il continua à conspirer, prépara et dirigea le mouvement insurrectionnel du 12 mai 1839, à la suite duquel il fut condamné à mort et vit sa peine commuée, grâce à la requête de Victor Hugo, en une détention perpétuelle. Sorti de prison en 1848 et nommé représentant du peuple, il y rentra en 1849 pour avoir, avec quelques-tuis de ses collègues de la Montagne, pris part au mouvement du 15 mai contre la représentation nationale.

Enfermé à Belle-Ue-cn-Mer depuis 1849, il écrivit à un :

au moment de la guerre de Crimée, une lettre empreinte d'un ardent patriotisme, qui le fit immédiatement gracier , malgré lui, par Napoléon III. N'ayant pu éviter cette faveur, il se condamna à un exil volontaire, qu'abrégèrent les soufl'rances qu'il avait endurées en prison. Il mourut quinze jours avant la déclaration de guerre. Par son désintéressement, son stoïcisme et son intégrité, Barbes est resté une des plus nobles figures du parti démocratique.

BARBESIN ou BARBASIN {zin — rad. bai'be) u. m. Nom vulgaire d'un champignon, le boletus frondosus.

BarbESOUJE, chef de bandes vagabondes, produites par le licenciement des armées qui ravagèrent l'Ile-de- France, l'Hurepoix, le Gâtinais , au commencement du xvi* siècle. On les appelait les mauvais garçons. Devant l'incurie du gouvernement royal, les paysans eux-mêmes s'armèrent pour les combattre. Barbesouje fut tué à Estigny, en 1537, par un meunier des environs do Lens.

— BiRLiOGR. V. les chroniques contemporaines ; en particulier, \e Journal d'un bounjeois de Paris, et la Chroiiique de François /*'.

BARBET [bè — rad. baj^be, à cause des longs poils du barbet) n. m. Zool. Espèce d'épagneul dont le poil est long et frisé : Le barbet est très intelligent et très attaché à son maître; c'est par excellence le chien de l'aveugle.

— Art milit. V. barbette (fortif. et artill.).

— Hist. Contrebandier des Alpes, il Ce nom avait d'abord été donné aux calvinistes des Cévennes. V. barbets.

— Loc. FAM ■ Crotté comme un barbet, Affreusement crotté. \i Suiii e quelqu'un co i ne un barbet, Lesui vre partout

— Adjecti% Qui est de laracc des barbets Chien BARBbT

— Enctcl Zool. Il y a deux variétés de chiens barbets 1° le grand baj 6e?, à oreilles lar ges, pendantes

jambes courtes ^^^^ ^

corps épais (cechienattemtsoment lagiandeurdumâtm) — 2» le petit barbet, qui ne diffère du précèdent que par ba taille plus petite et son pelage un peu moins laineux et plus hérissé. (Le barbet aime l'eau et nage bien; aussi l'emploie-t-on à lâchasse des oiseaux aquatiques.)

Barbet (Auguste), économiste français, né en 1702, mort à Paris en 1872. Ancien receveur des finances, il se livra à l'étude des questions sociales, et collabora avec Lamennais, dont il fut l'exécuteur testamentaire, au journal démocratique le Peuple constituant, en 1848. Ses principaux travaux sont : Réforme politique, organisation d'ime nouvelle force unitaire et gouvernementale' {ISAO)', Système social et responsabilité de l'homme (1845); Du peuple, de Moïse à Louis-Philippe (1847); le Dogme ou la Loi du xix" siècle (1849); Lamennais (1S56) ; etc.

Barbet de JoUY (Joseph-Henri), littérateur et archéologue français, né à Canteleu, près de Rouen, en 1812, mort en 1896. Attaché à l'administration des différents musées de l'Etat, ilavait étéélu, en 1880, membre libre de l'Académie des beaux-arts. On lui doit de nombreux ouvrages relatifs à l'archéologie et aux collections confiées à ses soins. Les principaux sont : les Délia Robbia, sculpteurs en terre émaillée (1855); Description des sculptm'es modernes, de la Renaissance et du moyen âge. du musée impérial du Louvre (1S5G); les Mosaïques chrétiennes des basiliques et des églises de Rome (1857); les Gemmes et Joyaux de la Couronne (I8(î5): etc.

BARBETS(ôé)n. m. pi. Sobriquet donné aux Vaudois du Piémont, parce nu'iis appelaient leurs pasteurs barbes, c'est-à-dire, dans leur dialecte, oncles. Il a été étendu plus tard aux calvinistes cévenols. — Un barbet.

BARBETTE n. f. Femelle du barbet : Une barbette noire.

*-Adjectiv. : Une chienne barbette.

BARBETTE n. f. Autref., Petite "^*''"''* ''^''^ ^"^ barbette, barbe, n Guimpe en forme de mentonnière entourant la lace des femmes veuves aux xiv« et xv siècles : Les religieuses de quelques ordres ont maintenu la barbette. (Gay.)

BARBETTE (rad. barbe) n. f. Fortif. et artill. Plate-forme en terre, assez élevée pour que les bouches à feu qu'on y place puissent tirer par-dessus la plongée de l'ouvrage, c'est-à-dire pardessus le parapet :

Tracer, établir une barbette. 11 Batterie de canons ou d'obusiers établie sur une barbette.

(Ou dit aussi batterie k barbette.)

— Fam. Fortification en général, il Officier de barbette^ Officier du ^éuie.

— Adjectiv. Une batterie barbette, ^ Une barbette.

Tireràbarbetle.

Barbette (fortif et artill.).

Se dit des pièces qui tirent par-dessus la plongée de l'ouvrage. 11 En fearôe//e. Se ditde toute bouche à feu qui est disposée ou querondisposedemanièreàpouvoirtireràbarbeite.

— Mar. Disposition d'un canon d'une batterie à découvert sur le pont des gaillards : Canons en barbette, h Adjectiv. Tourelles barbettes. Abris cuirassés pour les canons qui ne protègent pas la partie supérieure du canon, ii Le plat-bord a été aussi employé autrefois pour barbette.

— Fam. Couchera Aarôe^/e. Coucher sur un matelas par terre, sans bois de lit, sans lit de sangle ou de fer.

Barbet (Edouard-Polydore-Isaac), homme politique français, né à Béziers en 1831, entra à l'Ecole navale, et devint lieutenant de vaisseau. Démissionnaire en 1863, il s'occupa d'ag;riculture et fut élu, en 1882, sénateur du Tarn. Il a été ministre de la marine en 1887, et de 1889 à 1891.

Barbey d'Aurevilly (Jules), littérateur français, né à Saint-Sauveur-io-Vicomte (Manche) en 1808, mort à Paris en 1889. Il a laissé un grand nombre d'oeuvres diverses, parmi lesquelles nous signalerons des romans, comme Une i^ieille maltresse {lS5l)] l'Ensorcelée (ï^ôi) ; le Chevalier Des Touches ( 1 864) ; des nouvelles, comme les Diaboliques {iSli); des études littéraires, comme les Quarante Médailles de l'Académie française (i863); les Romanciers (1866); GœMeei Z>/rfero(( 1880), et le recueil de ses articles au journal n lo Pays n , formant sous co titre : les Œuvres et les Hommes du XIX* s., une dizaine de volumes qui oni été successivement publiés depuis 1861 jusqu'en 1895. Il passe à juste titre pour un artiste littéraire des plus originaux. On trouve en Barbey d'Aurevilly un singulier mélange "de catholicisme, de dandysme et de satanisme ; mais partout se trahissent chez lui l'artifice, la mise en scène, le souci de l'effet. Et pourtant, sa perversion appa-

Barbey d'Aurevilly,

rente laisse deviner une ingénuité tout enfantine.

La plupart de ses diableries, qui veulent être abominables et horrifiques, ne sont guère qu'innocentes. Quant à l'écrivain, il a incontestablement de la verve, de l'éclat, de l'invention même. Mais il passe en tout la mesure. Son talent est quelçjue chose de brutal et d'exquis, de violent et de délicat, d'amer et de raffiné.

BARBÉYER ou BARBÉIER {bé'i-é)v. n. En T. de mar., Se tenir assez près du lit du vent pour que les voiles se dégonflent et que la ralingue de chute balte, sans pour cela que la voile se masque; le bâtiment ou le canot gouvernent, mais n'avancent pas.iiOn dit aussi fasier ou faseyer.

Barbeyrag (Jean), jurisconsulte français, né à Béziers en 1674, mort en 1744. Fils d'un ministre calviniste, il quitta la France avec sa famille lors de la révocation de ledit de Nantes, professa les belles-lettres à Berlin en 1697, l'histoire et le droit civil à Lausanne en 1711, et le droit public à Gronmgue. Il a traduit les ouvrages de Noodt, Du pouvoir des souverains et de la liberté de conscience (1707) ; de Grotius, le Droit de la paix et de la guerre (1719); de Puffendorf, Traités du droit de la nature et des gens {Il OQ). On cite encore de lui : Traité du jeu (1738).

Barbezieux, ch.-l. d'arrond.etde cant.delaCharente, à 34 kilom. d'Angouléme, entre le Trèfle, affluent de la Seugne, et le Condéon, affluent du Né ; 4.229 hab. [Barbezi liens, en7ies.) Ch. de f. Etat. Tribunal de 1'* instance et justice de paix. Tannerie, fabriques de toile. Commerce de grains, bestiaux, volailles truffées, toiles; truffes. Eaux minérales à Reignac. — L'arrond. comprend 6 cant., 80 comm., 43.797 hab. Le cant.

a 18 comm. et 11.741 hab.

— Histoire. Ville forte autrefois assez importante, ch.-l. d'une seigneurie dépendant de celle de La Rochefoucauld, puis qui passa dans la maison de Louvois, Barbezieux vit son château fort démoli par les Anglais pendant les guerres de Guyenne, et ses fortifications rasées au xviii» siècle. Marguerite de La Rochefoucauld fit reconstruire le château, dont il reste encore une partie, qui sert aujourd'hui de prison.

Barbezieux (Louis-François-Marie Le Tellier, marquis de), fils de Louvois, né on 1668, mort à Versailles en 1701. D'abord chevalier de Malte, il obtint le secrétariat d'Etat de la guerre, en survivance de son père, en 1685, fut invesTi de la fonction elle-même et de la chancellerie de l'ordre du Saint-Esprit en 1691, à la mort de Louvois. Dans ses Additions au journal de Dangeau, Saint- Simon a tracé de Barbezieux le portrait suivant : « M . de Barbezieux avait tout ce qu'il fallait pour faire un grand ministre: fort instruit, on ne peut plus d'esprit, ni plus de grâce dans l'esprit, un travail net et facile; on ne peut

de Barbezieux

Louis de Barbez:

aussi un nomme plus gâté ni plus daogeruux, féroce par nature pour être né dans Ja puissance et v être parvenu dès son premier âge, avec beaucoup d'humeur et de hauteur qui le rendait redoutable à ses plus intimes amis, que, d'ailleurs, il savait merveilleusement servir: peu scrupuleux en tous genres, très paresseux et trop confiant sur sa facilité de travail. Une figure aimable, un esprit naturellement galant, une hbéralité folle, une magnificence prodigue, lavaient mené bien loin. i- Il négligea trop souvent les affaires pour les plaisirs. Louis XIV le choisit, malgré son jeune âge, pour succéder à son père, mais le roi prit la résolution de recevoir directement les dépêches ,rf ^^^ j, ■^ de ses généraux. La dureté ^ "^ ■-> de caractère de Barbezieux, semblable en cela à Louvois, était réelle; elle apparaît, dans l'administration des lettres de cachet, en opposition avec Colbert et son fils Soignelay, qui montraient beaucoup plus do bonté et de douceur.

Barbiano, famille italienne du xiv siècle. Albkui* de Barbiano, châtelain des environs de Bologne, devint le plus grand homme de guerre de son temps. Il inaugura en Italie le règ:nejies condottieri, en organisant la «compagnie de Saint -Georges », toute composée d'Italiens, pour l'opposer aux bandes de mercenaires étrangers, notamment de Français. Tous les condottieri célèbres sortirent de son école. En 1377, il contribua, avec la compagnie des Bretons, au service du pape Grégoire XI, à la prise de Césène ; puis il proposa au pape de Rome, Urbain VI, de le défendre, avec une armée vraiment nationale, contre la compagnie des Bretons, au service de Clément VII, et remporta la victoire de Marine (1379). Sans scrupule, il appuya la cause de tous ceux qui demandaient ses services : il entra au service deCharlesIII, roi de Naples, qui lui donna le titre de "grand connétable o; de Jean-Galéas Visconti, qui le nomma membre du conseil de régence de ses fils mineurs ; des guelfes, après avoir servi les gibelins ; de Ladislas, roi de Naples. Barbiano mourut au château de La Pieve, près de Pérouse, en 1409.

— Jean de Barbiano, son frère et son élève, fut célèbre par son dévouement à Azzo d'Esté, seigneur légitime de Ferrare, en guerre avec le bâtard Nicolas m. Ce dernier, ayant proposé à Barbiano les châteaux de Lugo et de Conselice s'il voulait assassiner son ami, Barbiano, pour sauver Azzo, fit tuer et défigurer un de ses domestiques, qu'il fit prendre à l'ambassadeur de Nicolas pour le seigneur d'Esté, tandis que celui-ci se cachait. Après quoi, il se fit remettre le prix de sa prétendue trahison, et, ayant fait reparaître Azzo, il le proclama « seigneur de Ferrare».

— Albèric II, fils d'Albéric de Barbiano, seigneur do Zagonara. S'étant prononcé pour Florence et les guelfes contre Philippe-Marie Visconti, il fut assiégé par Ange de la Pei^ola dans son château, ce qui, ayant aécidé les Florentins à envoyer leur armée à son secours sous lo commandement de Charles Malatesti, attira sur ce général et sur la république la défaite de Zagonara, l'une des plus complètes de l'histoire de Florence (1424).

BARBICAN (contract. de barbu, et toucan, comme ayant des analogies avec ces deux genres) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs dont le nom scientifique est pogonias. V. ce mot.

BARBICHE n. f. Barbe peu fournie, ii Touffe de barbe isolée qu'un laisse croître au menton : Porter la barbiche.

— Bot. Nom vulgaire de la nigelle de Damas.

BARBICHE n. m. Petit barbet, ti On dit aussi

BARBICHET, Ot BARBICHON.

BARBICORNE ou BARBICORNIS (mss — du iat. ôarôa. barbe, et cojvî». corne) n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, famille des érycinidés, renfermant des papillons américains de formes élégantes, dont les ailes inférieures sont termmées par une queue en spatule. Citons le ôaro/cor«(5éasilis (Brésil); le barbicornis viona (Brésil). La position de ce genre est douteuse; certains le mettent entre les polyommates et les hespéries.

Barbie du Bocage (Jean -Denis), géographe, né à Paris en 1760, mort en 1S25. Elève du célôore d'Anville, il devint géographe au ministère des relations extérieures en 1780, attaché au cabinet des médailles en 1785, fonda sa réputation en 17S8, avec son bel Atlas du Voyage du jnnii' Anarcharsis , fut nommé conservateur des collée t i > 1 1 de cartes géographiques de la Bibliothèque natiodai. (1802), memore de l'Académie des inscriptions (1808), puis professeur de géographie à la Sorbonne (1809). En IS21, il fonda la Société de géographie, dont il fut leprésiaeni. Ses cartes, ses mémoires et ses plans pour le \ oyage pittoresque en Grèce, de Choiseul-Gouffier, pour les œuvres de Thucydide, de Xénophon, d'Arrien, etc., prouvent la profondeur de son érudition dans la géographie ancienne, qui lui dut d'importants progrès. Il a aussi dressé un grand nombre de cartes modernes, et publié d'excellentes dissertations. — Un de ses fils, Albert-Frédéric, né en 1798, mort en 1834, le remplaça dans sa chaire à la Sorbonne. Son principal ouvrage est un Dictionnaire géographique de la Bible (1834).

Barbie du Bocage (Louis-Victor- Amédée), écrivain, né à Paris en 1S32, mort en 1890. Comme son grand-père Jean-Denis, il s'est adonné à l'étude de l'histoire et de la géographie. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Suez et Périm (1858); Madagascar (1859); le Maroc (1861); Essai sur l'histoire du commerce des Indes orientales (ISfi4)î Essai sur les théories commerciales (1883) ; etci

Barbiche.

BARBIER {f)i-f'j II. ni. Nom (rouanii, poi»:jon uppclù uub^i y HTEB. Il Nom vulgaire tlos poissons du gonro anthias. ■ — ....^

— Encycl. Les ^^

barbiers sont dos poissonsdo moyen ■ no taillo ; ce soiil, , ^^--

dos acanthoptôrcs do la familio dos porcidés. L'ospùeo type {anthias sact'r) ou barbior do la

Môditorranôo {sarpanansa do Nice), ost un dos plus boaux ""■" '" ""■*" "-■-~'- - - -■ ■ ■• vjf

HARIUER — nARHlf:RE

iiurbicr.

poissons do colto région ; sa coloration ost d'un doni, argenté sous le vontro ; trois bandi lia '.-liair ost assez bonne.

t les joues.

■ 1 , Individi

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' des barbiers-

t cl'ox, .-.■iTlc

métier do clu-

BARBIER {bi-é) n. m. Individu dont la profession ost de ;is(u- 01 de soigner la barbo : Olivier le Dain, barbii:k de

.'ntis XI, fut son à.nr.li.inr.

-■ Chirurgien-biU ln> . Vm os doux profession^. '< -jm

— Nom qu'on iIomimm. n, t'iiaient rasor los gens pon

- Prov. : Un barbier ras lofossion ont l'iiubitudo do

- Encycl. L'usage de oo ■iiionto à la plus haute am lient ni barbe ni chovoux ;

s papyrus mentionnent h---.

pie dos kouroi , comme â 1

londcz-vous dos oisifs; o<' -lies; Iloraco, Perso, Juv.

.Vr,n-ya>...a,iuiil.st Mi[-;^Mo. Les doux métiers so touiiaieut à leurs limites, d'où leurs uvalités. Dès lo XIV" siècle, les barl'icrs l'emportèrent, et los docuiiii-nts nous les montrent pratiquant Il médecine et la chirurgie élé m-'iuaire. La corporation était sou ni ISO à la juridiction du barbier du 1 ' M . qui avait dans la maison royale !'■ rang de valot do chambre. Lo l'ri\;.t innll.tii :i sa disposition Ics Mi< 11!- 4ii 'il M 'li-i pour l'exécu- Mi.ii ili- — (Il ihi.iits. La corporaiiMii Miii-isia |iis.|ir;i la Révolution.

— Biblio(;r. : Roné do Lespinasse, te Métiers et Corpnralions lie la ville de Paris (Paris, 1886-1807) ; G. Fagniez, /■.tuiles sur l'imluslrie {Paris, 1877).

Barbier de Séville (le) ou la Précaution inutile, coriM'iie en cinq actes et on prose, de Beaumarchais (Théâtrel'iaiiçais, 23 févr. 1775).

La scène so passe à .Séville. Au lever du rideau, le 'iiute d'Almaviva, enveloppé d'un grand manteau, fait le çwi sous le balcon de Rosine, la séduisante pupille du il'ii tour Bariholo. Le comte éprouve une vive tendresse |||iiu' la jeune fille, à laquelle il n'a jamais adressé la iMiole. Un importun survient; mais le comte se rassure Imi'u vite en reconnaissant Figaro, son ancien valet, devenu barbier, un drôle de génie qui a usé de tous les iiijyens honnêtes pour vivre en honnête Espagnol. Le ■ iiite révèle ses projets amoureux à Figaro, qui promet ili- lo servir; car il a ses entrées chez Bartholo, son iiinit. Ce Bartholo, en dépit de son âge, s'est mis en tôte ■I i]iouser Rosine; il la tient prisonnière, et prend toutes

I s précautions pour la dérober à l'œil des galants. Sur I s entrefaites, la fenêtre s'ouvre; Rosine y paraît, suivie

II Bartholo, qui lui apprend que leur mariage aura lieu I' lendemain. La pupille tient à la main une romance, I 1 elle laisse tomber dans la rue par méijarde; elle prie le

liarbon d'allor la ramasser. Pendant qiio celui-ci descend I 'sealier, le comte s'empare du papier, par lequel Rosine 'limage Almaviva à chanter, sur l'air connu de sa roiiiaiico, des couplets qui lui apprennent lo nom et l'état ili' . elui qui parait s'attacher à elle. Le comte obéit et I haute :

Je suis Liuiîor, ma n.-iissaiice est romnnine;

Mes vœux sont ceux d'un simple bachelier;

1 "S instants sont précieux; le tuteur peut surprendre lo 1 iianieur; Rosine se hâte de répondre sur un autre air : Tout me tlit que Lindor est cliarm.-int. Que je (lois l'aimer constamment, i " comte se retire et va, suivant le conseil de Figaro, so imiiser en soldat poer pénétrer chez Bartholo. Au second I ii-, le prétendu fils de Belloue, muni d'un billot de lo- Liniont.parvientà glisser une lettre à Rosine, en présence iiieuio du vieux jaloux; au troisième acte, il se fait passer pour un maître do chant, chargé de remplacer l'hypocrite Basile, qu'une indisposition force â garder le lit ; et, comme Bartholo se méflo, le comte lui montre la lettre adressée par Rosiue à un certain Almaviva, lettreqn'ilaeul'adresse do surprendre. Cette ruse est bien près d'échouer, car Basile arrive. Le comte, se rappelant que Figaro lui a dit que l'or était le nerf de lintriL-ue. aelièto. à beaux deniers comptants, la conseie,,, ,■ n.lai, e .!,■ Basile, qui reconnaît alorsavoirlalièvre..\i.,pi.,i,ii 1,1. a te.aprèsuneluttedans laquelle 1 habileté de fiuai.. ui.nnplie dos précautions do Bartholo, Rosine devient 1 epuuse du noble Almaviva.

Cest une comédie étiucelante d'esprit et de verve; il était impossible de rajeunir d'une façon plus originale los types usés de vieux barbon jaloux et de valet fripon.

Barbiei 4e SeviUe (le), opéra italieu, livret imité de "^ !' ""' ' inuarchais, musique de Paosiello, rc-

P''e' e l'iershourg en 17S0. Cet ouvrage, digne

duï-'.ii. , i; III obtint un sue.èseur,ip.i..n, et plusieurs raorcean>; iihriieut detrc si^-m i. I 'n. laeon particulière : la romance du comie .\ i i , . i , i do la Calomnie celm de Bartolo, le iriu \ i,i, ,i ■ i-iMicments de La.Tcunesso et des ba,Ilemem- ie I.Ia,,!!,., un trio charmant et le .pnnieini ,lo la Tuvre. Cei.endant, maltrré sa valeur le Barbu;- di- Pat-sicUo so vit délaissé lorsque eut paru à Rome, trenie six ans pTus tard, celui de Rossini.

Barbier de Séville (i,i',), opéra liouHo italien, parole» ■le Sterbiiii d'après la pièco do Beauniarcliai», musique do Kossini, représenté à Roino lo 20 décembre 1810. Rossini eut, dit-on, terminé sa partition on troizo jours, et celle-ci no briUo pas seulement par l'inspiration, qui est d'une richesse éblouissanlo ; elle brille aussi par lo style, par la verve, par la grâce, ainsi que par sa forme et sa merveilleuse instrumentation. Elle ost non seulement le dief-d'œuvre do Rossini dans le genre bouffe, mais un chef-d'œuvre au sons le plus complot du mot. Il on faudrait tout citorpour mettre en relief tout ce qu'cllo contient do remarquable ; etlacavatine do Figaro, Larijo al factotum ; et son duo avec lo comte ; l'air de celui-ci, lu son Lindoro ; la scène du balcon ; puis la cavatino do Rosine : Una voce poco fa ; son duo avec Figaro : l'air do la Calomnie ; lo finale du premier acte ; la scène de la leçon ; lo quintette de l'arrivée de Basile ; lo trio do la tempête, etc. Tout ost merveille, tout est chaleur dans cotte partition étonnante, dont il faudrait encore louer les délicieux récitatifs, si bien en .scène et d'un si prodigieux accent.

Barbier i.leaii ou lii-rvai-., su-,. i,i; Fhinlciibt, généralenieiii appel,. Le Barbion, n.- a I un .. Sartlio), dans la première ih.hIi.' du xvi" Meel,-. Il ,-iait avjeat au Mans, lorsqu'il lut remarque par Aiituino do Luuibon, roi de Navarre, qui le nomma son chancelier. Il adopta à la cour de Navarre la religion réformée. On lui attribue la Ilemontrance envoyée au roi par la noblesse de la religion réformre du pays et comté du Maine (I56i), et le Conseil sacré d'un (lentilliommc franaiis aux Ei/liscs de Flandre (1507), ainsi i|uo dos Mémoires sur les troubles advenus au Maine en (56;'. Barbier (Louis), surnommé l'abbé De la Rivière, ovêqiie do Langres, mort on 1070. Il devint aumônier de Gaston d'Orléans, dont il livrait los secrets à Mazarin, et reçut en récompense un évêché. Il avait légué 100 écus au poète qui lui ferait son épitaphe. La Moniioye écrivit la suivante :,

Ci-gît un très grand personnage,

Qui fut d'un illustre liiînairc,

Qui posséda mille vertus,^ Qui up trompa jamais, et qui fut toujours sage...

Je n'en dirai pas davantage :

C'est trop mentir p lur cent écus.

Barbier (Edmond-Jean), jurisconsulte français, iiéoi mort à Paris (1030-1735). Avocat, très versé dans la connaissance de la coutume de Paris, il a fourni, avec Breton nier, des notes sur VInstitution du droit français, d'Argon.

Barbier (Edmond-Jean-François), fils du précédent, né à Paris en Iflsg, mort en 1771. Il fut reçu lui-même avocat en 1718; il se fit surtout connaître comme avocat consultant, c'est-à-diro qu'il fut un agent d'afi'aires. Il se trouva en relations avec le maréchal de Saxe, lo président do Nicola'i, lo comte d'Argenson. Il tint un journal volumineux des événements de son temps, qui fut publié de 1847 à 1856; on y trouve toute la période comprise entre 1718 et 1763. Cet ouvrage ne vaut ni par le style, qui est vulgaire, ni par l'esprit, qui est d'un observateur médiocre ; mais il représente les idées d'une fraction notable do labourgeoisie parisienne lettrée. Barbier a recueilli tous les bruits du jour, et ses informations sont marquées au coin de la sincérité ; il est toutefois prolixe pour l'histoire du parlement, et ignore profondément la cour. Esprit étroit, mais frondeur, il guerroie à la fois contre la Bulle et contre l'Encyclopédie. Son ouvrage a pour titre : Chronique de la régence et du règne de Louis XF (1718-1763) ou Journal historique et anecdotique.

Barbier (Antoine-Ale.xandre), bibliographe, né à Coulommiers en 1705, mort en 1825. Elève de l'Ecole normale, il devint membre du conseil do conservation des objets de science et d'art, et sauva de la destruction, en les plaçant dans les principales bibliothèques puUiques de la capitale, les richesses littéraires entassées dans les dépots formés à la hâte après la suppression de divers établissements civils et ecclésiastiques. Il fut bibliothécaire du Directoire, du conseil d'Etat et de Napoléon, et. sous la Restauration, administrateur des bibliothèques do la couronne, jusqu'en 1822. En 1808 et 1809, il eut à rédiger, d'après les ordres de Napoléon, les Catalogues d'une Bibliothèque portative et d'une Bibliothèque historique de 3.000 volumes, que l'empereur eut le projet do faire imprimer. Ses principau.x ouvrages sont : Catalogue de la bibliothèque du conseil d'Etat (IS03'), ouvrage dans lequel se trniivent dévoilés un grand nombre d'anonymes; Dictionnaire des anonymes et pseudonymes {li06-\ms) ; Dissertation sur soixante traductions françaises de l'Imitation de Jésus-Christ (1812); Eramen critique et complémentaire des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le Dictionnaire de -Moréri, dont le premier volume seul a paru (1820). — Son fils aîné, Lodis-Nicolas, bibliographe, né à Paris en 1799, mort en 1888, a été conservateur-administrateur do la bibliothèque du Louvre ; il fut chargé, en 1832, de former une bibliothèque pour le conseil d'Etat. On lui doit la publication du tome IV et dernier de la seconde édition du Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes ; la revision pour la partie bibliographique oe la Biographie universelle cliissi(iiir, parle général Beauvais (18261829). — Olivii i: \ii \ 11 1 I . frère de Louis-Nicolas, bibliograpl'o, l'i , Il ■■•II, mort en 1882, a été conservateur

sous-dii , ,1 la Bibliothèque nationale. On a de

lui : M'i,i, -Il / r-, ,, ,;„ placement des ouvrages de peinture, gravure, etc., e.rjjosés au musée du Louvre (liil).

Barbier (Nicolas-Alexandre), peintre, né à Paris en 1789, mort a .Sceaux on 1864. Il étudia la peinture avec Xavier Leprince, qui l'associa pendant quelque temps à ses travaux, et s adonna particulièrement au paysage. Barbier devint professeur des princes d'Orléans. C'était un peintre de mérite et un esprit cultivé. Tout en peignant, il collabora à l'ancien Journal de Paris, au Journal des Débats, à l'Ecole de dessin, etc., et il écrivit quelques ouvrages. Cousin germain de Barbier, l'auteur dos 7am4es, il eut pour fils Jules Barbier, le fécond auteur dramatique. Barbier (Henri-.liii;«s/e), né à Paris en 1803, mort à Nice on 1882. Il paraît inutile de donner ici la liste, assez longue, de ses œuvres : poésies, études dramatiques, souvenirs ou impressions do voyage, etc. Signalons pourtant, avec les ïambes, deux poèmes qui ne sont pas sans valeur : il Pianto as32i, et Lazare flS33). Le siijetde Lazare, c'est la misère du peuple anglais ; quant au Pianto. le poète v répand en vers harmonieux sa plainte sur l'Italie opprimée. Les autres ouvrages de Barbier ne comptent plus. En ISûO, 'lorsqu'il so présenta aux suâ'ras;es do l'Académio française, on le prit pour une sorte de'revenant ; . Bar-

Scs /an

Auguite Bnrbier.

hier .'dit .Moiiialcmbert. ruais il est mort: l'en liront pas moins élire. Il le» avait successivement publiés après la révolution de 1830, et lo recueil parut en 1831. On a comparé Auguste Barbier à un général, devenu bonhomme avec l'âge, mais qui s'était tout d'abord signalé par uno victoire. C ost d'André Chénicr qu'il emprunta lo mètre do» ïambes; outre lo métro, quelque cbo«« ausai do la facture : seulement, i I força lo ton , il poussa la vigueur du stylo jusqu'àla crudité. Si los ocuvrcssuivanicsloflrentconnaitro comme nn artiste délicat auquel on est nlutii tenté de reprocher sa faiblesse et sa fadeur, il a eu, dès lo début do sa carrière, je no sais quel accès do fièvre héro'iquo et brutale. Le soleil do Juillet lui échauffa lo cerveau. .Ses ïambes peignent les vices et los hontes du temps avec uno verve chaude et bourbeuse qui so déchaîne eu bruyantes tirades a travers les métaphores hautes en couleur, les cyniques épithètes, les déclamations rauques et débraillées. Il suffit de quelques pièces pour que lo nom de Barbier échappe à l'oubli. La Curée, surtout, et l'Idole, restcteront comme les chefsd'œuvre de cette éloquence rocailleuse, puissanteâlafois et grossière, que lui inspira sa ■ sublime ribote ■ d'un jour. Barbier (Louis-Stanislas-Hippolvto), ecclésiastique et littérateur français, né â Orléans en 1808, mort en 1864. Il resta longtemps simple diacre. Collaborateur do divers journaux, il publia : Elévationpoétiquc[\i'ii); les Mystères du presbytère (1838), et un ouvrage écrit avec une grande indépendance et qui fit grand bruit : Biographie du clergé contemporain (1841). En 1841, il reçut la prêtrise et devint premier aumônier du lycée Louis-le-Grand. Parmi ses dernières œuvres, on cite : Histoire (lelacréation{lU6); Tliiologie complète, à l'usage de la jeunesse; Entretiens sur la morale évangélique (1864).

Barbier (Paul-/«;es) . auteur dramatique français, né et mort à Paris (1822-1901). Il s'adonna à la poésie, et débuta au théâtre par deux pièces en vers, jouées â la Comédie-Française : l'Ombre de Molière (1847J, et le Poète (1847), où il montrait des qualités littéraires. Depuis, il écrivit un nombre considérable de pièces, des drames, des comédies, des livrets d'opéras, soit seul, soit en collaboration avec Barrière, Decourcelle, Foumicr, Michel Carré, etc. Parmi ses drames, nous citerons : André Chénier(l»i9): Jenny l'ouvrière (\gâO); les Contes d'Hoffmann (1851); Princesse et Favorite {\»6i); Un retour de jeunesse (1877) ; Néron (1885) ; Jeanne d'Arc (1873). Parmi ses comédies, mentionnons : l'Amour mouillé (1850) ; les Amoureux sans le savoir (1850); L'n roi de la mode (1851); le Maître de la maison (1806); la Loterie du mariage (1868); Un homme à plaindre (1879), etc. ; mais c'est surtout comme librettiste que Jules Barbier a conquis sa réputation. Nous nous bornerons â citer : Galatée (1852) ; les Noces de Jeannette (1853); le Pardon de Ploénnel et Fausl (1859); la Reine de Saba (1862) ; Roméo et Juliette (as-) ; Paul et Virginie (1876) ; Polyeucte (1878) : Françoise de Rimini (1882) ; Une nuit de Cléopûtre (1885) ; Bianc'a Capello (1886) ; la Tempête, ballet (1889). On lui doit aussi des recueils de vers : le Franc-tireur (1871); la Gerbe (1884); Fleur blessée (1890), et Théâtre en vers (1879). — Son fils, Pierre Barbier, né à Paris en 1854, a fait représenter quelques pièces, notamment : Indigne (1884), et l'Enfant prodigue (1896), drames ; le Modelelhii't ; Vincenette (1887); la Preuve (1893), comédies; etc.

Barbier D'AdcoUR iJeanV littérateur et jurisconsulte français, né à Langres vers 1641. mort à Paris en 1694. Sou peu de succès comme avocat lui valut uno allusion satirii|ue dans le Lutrin de Boileau. Quelques travaux criti(|ues le firent élire à l'Académie, presque tous ses ouvrages furent dirigés eoiilre les jésuites

Barbier de Meynard (Casimir-Adrien), orientaliste fr.aiiçais, no à Mar.seille en 1827. Il s'adonna à l'étude des langues orientales, et fut attaché à la légation do France en Perse. De retour en France, il devint professeur de turc à l'Ecole des langues orientales, puis professeur do persan au Collège de France (1878), et d'arabe en 1885. Il avait été nommé membre de l'Académie des inscriptions en 1878. On lui doit, entre autres ouvrages estimés : Dictionnaire géographique, historique et littéraire de la Perse et des contrées adjacentes (1861): les Prairies d'ur de Maçoudi trad. en français (1861-1871), avec Pavot de Courteille ; Tableau littéraire du Ahoraçan et de la Transoxiane au iv" siècle de l'hégire (1861) ; Ibrahim, fils de Mehdi, fragments historiques (1869) ; la Poésie en Perse 11878): Dictionnaire twc-français (1885-1887), et de nombreuses traductions.

Barbier de MonTAULT (Xavier), archéologue CI écrivp'n religieux français, né à Loudun (Vienne) en IS3o. En 1857, l'abbé Barbier fut nommé historiographe du diocèse d'Angers, qu'il quitta en 18G1 pour so fiier i Rome. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Epigraphie et Iconographie des catacombes de Rome et spécialement d'.Anagni (^1857); Peintures claustrales des monastères de Rome (1S60) ; la Question des nu bain VIII et Innocent XIKisOi): .\iitiquités chrétiennes de Rome dû\* au XVI' siècle (1864); les Musées et Galeries de Rome (1370) ; Traité d'iconographie chrétienne (liSO); etc.

BARRIÈRE n. f. Met. Nom que.

dans qneh|iies campagnes, on doni:

à la femme d'un barbier.

— .-Vrchéol. Pièce d'armure de tinée â protéger le cou, le ment et la bouche. (La barbière est ! i bavièrc priiniiive; sans être toujonrde fer ou d'acier battu, elle participe do la nature de l'adoubement qu'elle complète. Au xiv siècle, beaucoup étaient faites de cuir armé de clous i tètes saillantes ; plus tard, on en fil de fer et d'acier. Dès lors, ce mol devint synonyme de lavièfe.\

: les />nf>es Ur-

BARlilERE — BARBOTE UR

Barbif.re {Domcnico del), appelé aussi Domenico Fiorentino, sculpteur et graveur italien, né à Florence vers 1501, mort aprùs 1565. 11 fut appelé en France, où il de vint le collaborateur du Kosso, puis du Primatice (1541). Il travailla à Fontainebleau, et à Troyes surtout, où il s'établit et où il fut successivement stucateur, mosaïste, organisateur et décorateur des fêles, architecte, sculpteur sur bois, auteur d'estampes. De son Jubé de Saini-EUenne, \\ reste quatre bas-reliefs, et deux statues : la Foi .et. la Charité. En 1561, à Fontainebleau, il collabora avec Germain Pilon, et sculpta le piédestal des Trois Grâces. Il est l'auteur de la figure agenouillée, en bronze, du tombeau de Henri II, à Saint-l)euis.

BarbieRI (Giovanni Francesco), peintre. V. Guercuin.

Barbieri (Jean-Marie), savant philologue et littérateur itahcn, né à Modène en 1519, mort en 1574. Précepteur du comte Louis de La Miraudole, il lacoompagna à la cour. A son retour, les magistrats de Modène lo chuisircnt pour leur chancelier. Ou a do lui : la Guerva d'Attila (1568), abrégé d'un récit écrit en vieux français par Nicolas de Casola; Origine de la poésie ritm-c; etc.

BaRBI£RI (l'abbé Joseph), orateur sacré et prêtre italien, né à Bassano (Vénétie), mort en 1851, professeur do littérature à l'université de Padoue II a laissé un Carême et un Avent d'une éloquence austère. Comme poète, il a publié des Saisons (Stagioni), poème descriptif et fantaisiste, qui se distingue par la grâce, la vivacité et le sentiment.

Barbieri (Francisco Asenjo), compositeur de musique espagnol, né et mort à Madrii (1823-1894). En 1850, il fit jouer à Madrid son premier ouvrage : Gloria y peluca, zarzuela en un acte, puis Jur/ar confuef/o, autre zarzuela en trois actes(185l), qui rendirent son nom populaire. Dans l'espace de vingt-cinq ans, il fit représenter soi.xante ouvrages, dont une douzaine en collaboration avec Oudrid, Hornando, Gaztambide, Inzenga, Arrieta, Rogel et Aceves. Parmi ceux qu'il écrivit seul, il faut citer : Pan y foras, el Testamento azul, los Diatnantes de la corona, lus Dos Ciegosj " el Nina « Robinson, el Vizconde, Par conqtiista. Mis dos mtijeres. Aventura de un cantante, etc. Barbieri ne se contentait pas de ses travaux de compositeur. Il fut chef des chœurs et chef d'orchestre du théâtre de la Zarzuela, du théâtre Rossini, du théâtre Royal, organisateur et directeur de concerts spirituels, fondateur de la Société des concerts de musique classique, etc., et collabora à la rédaction dos journaux : la Illustracion, las Novedades, la Zarzuela, la Espaùa, la Nacion, la Jicvista europea, etc.

Barbieri-NINI (Marianna), cantatrice dramatique italienne, née à Florence vers 1820, morte en 1887, fut élève de Romani. Douée d'une voix de soprano superbe, elle se fit applaudir sur les grandes scènes d'Italie et d'Espagne. L'un de ses succès les plus éclatants était dans la Lucrezia Borgia de Donizetti. Verdi, qui avait pour son talent la plus grande estime, écrivit spécialement pour elle : Macbeth, i Dite Foscari et la Battagtia di Legnano- Cette artiste distinguée, qui fit une saison au Théâtre-Italien de Paris en 1851, avait épousé en premières noces le comte Barbieri, de Sienne, et, après la mort de celui-ci, s'était remariée avec un pianiste autrichien, Léopold Hackensœllner.

BARBIÉRIE (du nom de Barbier du Bocage) n. f. Genre de légumineuses-papilionacées galégées, comprenant une seule espèce. C'est un arbiùsseau originaire do l'Amérique tropicale et des Antilles.

BARBIFIER (du lat. barba, barbe, et facere, faire.— Prend deux i de suite aux deux prem. pers. pi. de l'imp. do l'indic. et du prés, du suhj. : Nous barbi fiions. Que vous barbifdez) v. a. Fam. Raser, faire la barbe à quelqu'un.

Se barbifien, v. pr. Se raser.

BARBILLE {llmW. — dim. de barbe) n. f. Petite barbe ou bavure en filament, qui reste au flan des monnaies.

BARBILLON {Il mil. — rad. barbille)u. m. Chacune des barbelurcs dune flèche destinées à empêcher la pointe de sortir de la plaie : Les flèches des archers anglais avaient, au. xv* siècle, des bakbillons longs et écartés, qui rendaient les blessui'es très dangereuses.

— Dent Je l'hameçon et des traits barbelés, destinée â en rendre l'extraction difficile : iesARUiLLOM d'un hameçon. Les BARBILLONS d'une flèche.

BARBILLON (// mil.) n. m. Ichtyol. Nom vulgaire du barbeau, n Filaments tactiles placés do chaque côté de labouchede certains poissons : Beaucoup de poissons écail- Ifux ont rfe5BARDiLLONs.{B.de St-Picrre.)

— Art vétér. Ne s'emploio qu'au plur. ^

— Entom. Syn. de palpe.

— Fauconn. Maladie de la langue, chez les oiseaux do proie. (No s'emploie qu'au plur.)

— Ornith. Appendice que le coq porte au-dessous du bec: Chez les coqs, un ou deux hknmi.-LO'Ss garnissent les côtés et la partie inférieure du bec. (But!'.)

— Encycl. Art vétér. On appelle barbillons un repli de la peau qui, chez lo bœuf et le cheval, a les dimensions et la forme d'un véritable lobule, lequel est placé de chaque côté du frein de la langue et protège l'entrée du canal salivaire sublingual, qui s'ouvre à sa base. Ces organes sont intéressants à connaître, parce qu'il règne à leur endroit un préjugé qui doit être combattu : c'est à tort que certaines personnes croient que, lorsqu'un animal rnauque d'appétit et boit difficilement, on lui rend lo jvromior et on facilite l'ingestion des boissons en lui cou- I>ant les barbillons, opération qui se fait au moyen d'une paire do ciseaux courbes.

BARBILLON (//mil.) n. m. Argot. Souteneur de filles, par allusion à un por.soiinago dos Mystères de Paris.

BARBIN n. m. Tcchn. Pièce de l'ourdissoir, qui sort à guider lu lil.

— Vitic. Nom d'un cépage savoisi*ni.

Barbin (Jean), jurisconsulte fran(.-ais, ué en 1406. 11 e-it un grand crédit sous Charles VII, et participa uotamni'mt àTcdil do 1453 portant réforniation de la justice. 11 lut le conseil judiciaire de la reine Marie d'Anjou.

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