‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 703 sur 828 · partie encycl · texte numérisé non relu

partie encycl

Barbin (Claude), reçu libraire en 1654, mort en i:on. a édite la plupart des écrivains de la fin du xvii^ siècle, il avait la réputation de savoir écouler toute sorte d'ouvrages, même les plus mauvais. Boileau y fait allusion en plaçant sur l'escalier du Palais, devant sa boutique, le combat héroï-comique du Lutrin.

Barbines, nom que Ion a donné autrefois aux ordonnances des rois de France, de 1427 à 1462, qui furent compilées par Barbin.

BARBION(rad. barbe) u. m. Genre d'oiseaux grimpeurs. Syn. de micropogon. V. ce mot.

BARBISTE [biss) n. et adj. Se dit d'un élève du collège Sainte - Barbe :

Un barbistl;. Un /\,

('C0//er BARBISTE.

Ijitiz

Barbitistc (réd. de moitié).

Barln

ahnylu

luth, à cause du

bourdonnement

]>articulier à ci^t

insecte) n. m.

Genre d'insectes orthoptères sauteurs, famille des locus-

tides, voisins des épltippigères, et dont l'espèce type

liabite l'Europe moyenne et orientale. C'est le barbiti'stes

serricauda vert, varié de roux et de fauve,

d'Allemagne, de France.

BARBITOS (toss) ou BARBITON n. m.

Instrument do musique antique, de grandes dimensions, en usage chez les Grecs. Sa forme se rapprochait de la lyre, et il était garni do neuf cordes, qu'on faisait résonner avec les doigts ou avec le plec- J.re. (Ses sons étaient graves, et on lo faisait souvent entendre avec la pectis, mais à l'octave inférieure de celle-ci.

On voit encore, à Pompéi, une pointure représentant Apollon avec un uarbitos

Eosé â terre à ses côtés, sur une petite ouïe; il a environ la moitié de la hauteur d'un homme. Théocrite et Strabon mentionnent le barbitos, mais on sait que, du temps de Denys d'Halicarnasse, cet instrument n'était plus en usage chez les Grecs, et les Romains, qui lo leur avaient emprunté, n'en firent qu'un rare emploi.)

BARBITURATE n. m. Sel résultant de l'action de l'acide barbiturique sur une base.

BARBITURIQUE adj. Se dit d'un acide qui^ dérive de l'acide urique.

— Encycl. Cbim. L'acide barbiturique

C'II*Az'0S2H^0 dérive de l'acide urique et a été obtenu par Baeyer par la réduction de l'acide bibromobarbiturique. On peut le préparer en mélangeant 50 grammes d'acide bibromobarbiturique avec 100 grammes environ d'acide iodhydrique concentré, on chautfe le tout au bain-marie durant un quart d'heure. Lorsque le mélange a été soumis à une douce chaleur, on additionne la liqueur de son volume d'eau, on filtre, puis on la décolore au moyen de l'acide sulihydrique, et on la filtre à nouveau, mais chaude. Elle laisse déposer par le refroidissement des cristaux orthorhombiques d'acide barbiturique. Cet acide se produitaussi dans l'action de l'urée sur Valloxantine.

L'acide barbiturique, à peu près insoluble dans l'eau froide, se dissout facilement dans l'eau bouillante. Traité par le brome, il donne l'acide bibromobarbiturique avec l'acide nitrobarbiturique. Sous l'action do l'azotito de potasse, il donne de l'acide nitrosobarbiturique ou acide violurique. Si ou le fait bouilliravec de la potasse en excès, il se décompose en acide malonique, acide carbonique el ammoniaque. C'est un acide bibasique; il donne deux sels d'argent : C'H'Az^O'.Ag et C'H'Az'O'Ag'.

11 peut donner, d'après Grimaux, des produits de condensation. L'acide dibaî'biturique CH^Az^O'', qu'on obtient en chauffant à 150» l'acide barbiturique et la glycérine, correspond à deux molécules d'acide barbiturique réunies en une seule avec élimination d'une molécule d eau.

Barbizon, hameau de la comm. do Chailly-en-Bicrc (Seine-et-Marne), situé sur la lisière occidentale de la forêt de Fontainebleau, et célèbre par le séjour qu'y firent les peintres français Théodore Rousseau, Corot, Troyon, Itia^, Miilot, etc.

BaRBO (Paul), homme d'Etat véniiien, né à Venise vers 1415, mort à Venise en 1464. Frère du pape Paul II, il se distingua comme diplomate. En 1454, il conclut â Lodi la paix entre Venise et Milan; en 1461, il vint complimenter à Tours le nouveau roi de France, Louis XI. Cette harangue est insérée dans : Orationes aliquot patricionim vcnt'loruni (Padoue, 1719).

BARBOCHE n. f. T. de métier. Sorte de lime.

BARBON (rad. barbe) n. m. Homme d'un âge plus que mùr. (Ne s'emploie qu'avec une intention de dénigrement) : Huet, déjà barbon, écrivait à M"'" de Monlespan de fort jolis vers français. (Stc-Beuve.)

— Faire le barbon. S'ériger en barbon^ Se donner un air do gravité, sans y être autorisé par son âge.

— En T. de bot., Noiii vulgaire des graminées du genre andropogon.

BARBONE n. m. Ane. monnaie du duché de Lucques, qui valait 40 centimes environ.

Barbone-FAYEL, comm. de la Marne, arrond. et à ^1 kiiom. dEpcrnay : I.0J5 hab. Ch. de f. Est. Culture ma

BARBONNAGE d. m. Manières, air d'un barbon.

Barbosa (Duartc), navigateur portugais, né à Lisbonne, mort en 1521. U suivit Magellan dans son expédition, et mourut avec lui à Zébu (PÎiilippines). Sa relation do l'e.xpédition de Magellan a été publiée en 1813.

Barbosa-BACELLAR (Antoine), écrivain portugais, né vers 1610, mort â Cliagas en 1663. Il enseigna à Co'ïmbre avec beaucoup do succès. Ses œuvres poétiques, qui le firent surnommer le iiouveau Virgile et le nouvel Homère, ont été publiées par Perreira da Silva, dans son grand recueil : A Fcnis renascida (1716-1746). Parmi ses œuvres historiques les plus intéressantes, sont : le récit de la lutte qu'Alphonse IV soutint victorieusement contre la Cas-

tille, Relaçao da vittnria q»r ahviç'nrao as ay^ias do rci D. Affonso VI, contra as (In r,r.'r'!n i ',-,0). et une histoire de la campagne contre h-- M : ■ 1 n. Brésil : Relaçao Diario doSitio e Tomadn <i i - Ju Recife, recupe-

raçao das capitanias de Itain n ••• -i. t%:, n.:,<i. Rio Grande,eic. (Lisbonne, 1654).

Barbosa-MACHADO (Diogo), né à Lisbonne eu 1682, mort â l'abbaye de Santo-Adriao de Sever en 1770. 11 entra dans les ordres, et devint abbé de Santo-Adriao do Sever. U est un des plus savants auteurs et un des plus considérables dont puisse s'honorer une science qui a pris de nos jours un si grand développement, la bibliographie. Son répertoire est intitulé : Bibliotheca lusitana historici, critica e chronologica, na quai se comprehende a notic.u dos autores portuguezes e das obras que compuzendo de-itr o tempo da promulgaçaoda ley de graça, até 0 tempo jiresentc,

Barbosa-MACHADO (Ignace), frère du précédent, né à Lisbonne en 1686, mort en 1734. Il n'embrassa l'état ecclésiastique qu'après la mort de sa femme. Ses principaux ouvrages sont : Panegyrico historico de infante don Manuel (1717). iVoi'a relaçao das importantes victorias qur aïcançaorao as armas poriuguesas na India (1742); Fasla politica e tiittitares da antiqua e nova Lusitania (1745).

BARBOT (ôo) n. ni. Fausse orthogr. de barbeau, poisson :

... Dans Rome un barbut fut paj'é Plus de deux cents écus, argent bien employé.

BEilCUOLiX.

— Nom donné au^ disque de bois ^ue les Indiens du Paraguay se passent dans la lèvre intérieure.

— Agric. Plant do vigne destiné â être placé en jouelle, â làge de deux ou trois ans. u Jeune pied de garance.

BARBOT ibo), BARBOTE ou BARBOTTE (rad. barboter) n. f. Iclityol. Nom vulgaire de la lotte commune.

— Argot. Fouille du condamné, a sou entrée dans lu maison de détention.

— Bot. Nom vulgaire de la vescc.

Barbot (Amos), sieur de Montausier, historien français, né en 1566 à La Rochelle, moit en 1625, fils et finv lie maires de La Rochelle: il fut avocat, bailli du li.h, 1 rief d'Aunis (1589), député de La Rochelle aux as^cu.ll. des Eglises protestantes à Sainte-Foy (1601) et Saimuir tlGll). Il a écrit, sous le titre de Inventaire des litres, chartes et privilèges de La Rochelle, une histoire de cette ville, de 1199 à 1575. document capital, mais très mal rédigé. Ce manuscrit a été publié par Denys d'Aussy, dans \es Aj-chives historiques de la Saintonge et de l'Aums (1886, 1800 et 1801).

Barbot (Marie -Etienne), générai, né à Toulouse en 1770, mort en 1839. Volontaire en 1792, il se distingua au siège de Toulon, dans la Vendée, enfin aux Antilles. En 1807, après la bataille d'Eylau, Napoléon lui ordonna de livrer la ville d'Hersfeld au pillage, de fusiller trente habitants et d'en envoyer cent autres en France comme otages. Aussi humain que brave, Barbot éluda cet ordre, ot se borna à livrer aux flammes quelques maisons qui pouvaient être brûlées sans grand dommage. Il continua de se distinguer jusqu'à la chute de l'Empire. Son nomef>i inscrit sur 1 Arc de triomphe (AïVîit'e des Pyrénées).

BARBOTAGE n. m. Action de barboter ; résultat de cetto action, gâchis : Le darbotage est naturel aux canards.

— Fam. Mélange liquide de divers ingrédients : Sommesnous malades, il n'est pas une simple femmelette dont nous n'employions les babbotages et les brevets. (Montaigne.)

— Action d'agiter le linge dans l'eau pour le laver : C'est de la pression réitérée et du barbotage sur place que résulte le meilleur lavage.

— Argot. Vol dans les poches.

— Econ. a^ric. Boisson rafraîchissante pour les bestiaux, qui se tait en délayant, dans l'eau bouillante de préférence, de la farine ou du son. Au reste, toutes les farine-, alimentaires peuvent servir â la composer.

— Encycl. Si le barbotage constitue pour le cheval, l'âne, le mulet et les bestiaux, un excellent rafraîchissant, par contre, au point de vue alimentaire, il est peu substanliel. On ne doit pas en abuser, car il affaiblit rapidement les animaux auxquels on eu donne à l'excès. On l'administre, cependant, avec succès aux vaches laitières, durani les trois ou quatre premiers jours qui suivent lo part.

Barbotan, village du Gers, écart de la comm. de t'azaubon, arroud. et à 35 kilom. de Condora; 606 hab. Eaux thermales connues dès le xvi' siècle ot établisseninit do bains depuis 1820.

BARBOTE n. f. Argot. V. BARBOT.

BARBOTEMENT n. m. Action de barboter, barbotage.

BARBOTER (onomatopée, ou peut-être du norni, r.n'i"i. bMtir liijunirl \-, n. S'agiter dans l'eau, surtout dan- 1 < .m l...;:rlMii^.' ; Les ranar as aiment à barboter. La rui' 11 noTK5((;' la V'isc. ptles soles aux fonds sablonneux . (Mii l;> li 1 .

— Par ext. Marcher dans la boue : Les arrosem-s publics forcent les piétons à barbotkr mêïne quand il fait beau.

— Fig. et fam. Se troubler, balbutier, déraisonner, patauger : Les menteurs barbotent souvent. Il Etre, vivre dans un état misérable ou honteux.

— Argot. Voler dans los poches.

— Mar. En parlant d'un navire. Marcher péniblcmeni au plus près du vent, en plongeant par la proue dans do ;,;rosses lames courtes.

— Econ. agric. En parlant des animaux. Boire du bai- Ijotage, de l'eau mêlée de farine ou de son.

— V. a. Marmotter; // barbote Je ne sais quoi entre ses

dents. (Mol.)

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! barboter un gaz, Le fan

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