BARLETTA
(gr. G fois).
Baris, population très DÏgritisée, comprenant environ 120.000 individus, qui vivent sur les deux rives du fl. Blanc, au-dessus et au-dessous de Gondokoro. (Ils vivent principalement des produits du sol.) — Un Bari.
BARISEL n. m. Antiq. rom. V. barigel.
BarISIEN, ENNE(;i'-m,rà-).eclui, celle qui habite uno dos villes portant le nom de Bar, sauf Bar-sur-Seino et Bar-sur-Aube. — les Babisiess.
— Adjectiv. Qui concerne ces villes ou leurs habitants : Industrie uarisiknne.
BarisON, soigneur d'Arborea, roi titulaire de Sardaigne, héritier do la famille Sardi do Pise, l'une de celles qui avaient conquis sur les Sarrasins et s'étaient partagé la Sardaigne au xi' siècle. En 1104, il obtint de Frédéric Barberousse l'investiture de cette royauté aléatoire, moyennant un tribut de 4.000 marcs d'argent qui lui fut avancé par les Génois ; mais, après l'avoir promené sur les côtes, et voyant que nul ne se prononçait en sa faveur, les Génois lo ramenèrent à Gênes, et le gardèrent comme gage de leurs avances. Barison mourut en prison.
BARTTEAU ((o) n. m. Grosse toilo à tamis, qui vient d'Amérique.
BARITEL n. m. Sorte de cabestan que manœuvrent des animaux et qui transmet le travail fourni par l'intermédiaire d'engrenages et de poulies, ii On le désigne aussi sous les noms do MANÏiGE, ou vargde. V. ces mots.
Baritiu (Georges), né à Jucu (Transylvanie) en 1812 mort à Sibm en 1893. En 1838, il créa à Brasov la Gazette de Transijhanie, et, quelque temps après, la Feuille pour iesprit, le cœur et la littérature. A la suite du mouvement réactionnaire de 1848, il fut forcé de quitter la Transylvanie et de se réfugier à Bucarest, d'où son libéralisme le fit expulser. Rappelé en 1849 à Brasov, il v reprit la publication de ses journaux. En 1875, il créa à Sibiu, l'Observateur, journal politique. On a de lui : trois documents historiques sur la guerre civile de 1848-1849 • des morceaux choisis sur l'histoire de la Transylvanie ; plusieurs documents historiques parus dans les « Annales de l'Académie roumaine » , à laquelle il appartenait, et des dictionnaires roumain-allemand et roumain-hongrois.
BariTO, le plus important dos fleuves de Bornéo qui se iotte dans la mer do Java, en formant un estuaire do 16 kiIom.de large. Cours environ 900 kil. ii On l'appelle aussi Bandjermassing ou mieux Basujermasun.
BARIZEL n. m. Antiq. rom. V. barigel.
BarJAC, ch.-l. de cant. du Gard, arrond. et à 38 kilom d'Alais; 1.655 hab. Filatures do soie. Sur son territoire, riche en mûriers, on trouve des mines de houille, formant le bassin élémentaire de BarJac-el-Ci'las, et des sources minérales, — Le cant. a 7 comm. ot 4.402 bab.
Barjas, comm. d'Espagne (prov. de Léon), dans lo pays de 'Vierzo ; 2.300 hab. Usine sidérurgique.
BARJELADE n. f. Semis d'avoine, froment, vesce, pois et fèves do marais, destiné à donner du fourraire. n Fourrage fourni par lo mùme semis, ii Vesce noire à petits grains. (On écrit aussi bargelaue.)
Bar-jesu. Hist. hébr. V. Elvmas.
Barjols, ch.-l. do cant. du Var, arrond. et & 22 kilom.
do lirignoles, près du confluent de doux rivières formant la rifiere de Barj<tls;2Al3 hab. Surnommé le Tivoli de la Provence, ù cause do sa situation agréable. Grand lommerco de ligues, raisins ot olives, papeteries, nougats, tanneries, distilleries d'eau.Y-de-vio. Pris ot pillé en 1502 par lo baron dos Adrets. — Lo cant. a 9 comm. ot 0.517 hab.
Barjols. Biogr. v. Elias de Barjols.
Barjone ou BaRJONA (c.-à-d. fils dc Jean). C'est lo nom patronymique do Simon, quo Jésus-Christ appela Pierre lor.squ'il le choisit pour être lo chef doses apôtres et lo fondement do son Eglise.
Barka ou Barkar, un dos deux vilayets de la Tripolitaine, entre l'Egypte, la Tripolitaino proprement dite, le désort libyque et la Méditerranée.
— Kncïcl. La partie septentrionale est un plateau, calcaire dans l'ensemble, d'une altitude moyenne de 400 à 500 m., avec quelques sommets de 800 à 1.000 m. Au S., lo plateau s'abaisse graduellement vers le Sahara, et fait peu i pou place au désert libyque, dans lequel on trouve l'oasis célèbre do Syouah (ancienne oasis d'Aramon) et les oasis d'Audjila ot de Djalo. Arrosé par dos pluies d'Iiiver assez abondantes, le plateau jouit, en outre, d'un climat tempéré ; à défaut do richesses minérales (quelques salines sur la côte), il possède une grande variété de richesses agricoles : céréales (blé, orgo), pâturages (bœufs, moutons, chèvres), cultures fruitières, car presque tous les arbres fruitiers des pays tempérés y donnent de bons produits, ainsi que le palmier et le bananier, originaires des régions tropicales. Los anciens vantaient la fertilité do ce pays, l'ancienne Pentapole cyrénéenne, où ils avaient placé le «jardin dos Hespérides». Aujourd'hui, sous la domination turque, le pays reste, depuis longtemps, en complète décadence. Le sol est à peine cultivé, car la majeure partie do la population (500.000 hab. pour le vilayet, 250.000 pour le plateau) se compose d'éléments nomades.
— Bibliogr. : Rainaud, la Pentapole cyrénéenne et la colonisation (Paris, 1895).
Barkani, ville d'Austro-Hongrie. 'V. Parkani.
BARKANIE n. f. Bot. Syn. de HALorHiLE.
Barker (Edmond-Henri), philologue, né en 1788 à Hollym (yorkshire),mort àLondres en 1839. Ses écrits roulent principalement sur la philologie et la critique classique. Il a donné des éditions estimées de presque tous les classiques grecs et latins, et publié le Thésaurus Grxcx tinyux de Henri Estienne. On lui doit aussi un lexique grec-anglais et un volume pour réfuter l'opinion que les Lettres de Junius sont de sir Philippe Francis. Il fut un des collaborateurs du Journal classique de Valpy, et publia la collection dos anecdotes littéraires du docteur Parr (1828).
Barker (Charles Spackman), facteur d'orgues anglais, né à Bath en 1806, est l'inventeur d'un perfectionnement remarquable dans la construction des orgues, le levier pneumatique, qui avait pour but l'allégement du clavier sous les doigts de l'organiste. Ce clavier consiste dans l'action de l'air comprimé sur do petits soufflets attachés aux tringles dos tirages et faisant mouvoir le mécanisme de chaque note au moment où le doigt de l'organiste abaisse la touche ; en sorte quo toute la résistance est vaincue par ce levier ot cesse de peser sur les claviers.
Barker (Thomas John Henry), peintre anglais, né à Bath en 1815, mort à Londres en 1882. Il était flls du peintre do genre Thomas Barker, qui lui enseigna les premiers éléments de son art. En 1S35, il se rendit à Paris, où il passa plusieurs années dans l'atelier d'Horace Vernet. Il ne tarda pas à se faire connaître en exposant à la plupart des Salons qui ont eu lieu de 1837 à 1850. Parmi les œuvres qui datent de cette époque, nous mentionnerons; la J/ort de Louis XI Y, tableau qu'il exécuta pour le roi Louis-Philippe, et qui fut détruit lors du pillage du Palais-Royal (1848) ; une Scène de chasse et Gibier mort (1836) ; les Beautés de la cour de Charles II; la Fiancée de la mort, qu'il peignit pour la princesse Marie d'Orléans. De retour en Angleterre, en 1845, Barker s'adonna à la peinture de batailles, d'animaux et d'histoire et de genre. En 1870-71, il suivit les opérations de la guerre francoallemande, qui lui a fourni les sujets d'un certain nombre de tableaux. Certains critiques ont appelé Barker « l'Horace Vernet do l'Angleterre ».
Barker ( Mary Anne Stewart, lady ). puis lady Broome, femme de lettres anglaise, née à la Jamaïque vers 1835. En 1865, ayant épousé en secondes noces Frederick Napier Broome, elle l'accompagna dans ses voyages en Nouvelle- Zélande, à l'ile Maurice, en Australie ot à la Trinité, dont il fut nommé gouverneur en 1891. Parmi ses ouvrages, dont beaucoup sont des récits pour les enfants, nous citerons : la Vie dans les établissements de la Nouvelle-Zélande (1869): Historiettes (1870); les Distractions en Nouvelle-Zélande (1873) : Premiers principes de cuisine (1874), ouvrage qui lui valut le poste de surintendante de l'Ecole nationale de cuisine ; Une année de ménage dans le Sud-Africain {lill); Lettres à l'Anr/leterre (1885).
BARKÉRIE (H) n. f.
Genre d'urcliidacées-épidendrées, renfermant des herbes êpiphytes, dont on ne connaît qu'une espèce, originaire du Mexique.
Barker- WEBB (Phi-
lippe% naturaliste et voyageur anglais, né à .Melfbrd en 1793, mort à Paris en 1854. Il visita les Canaries, l'Orient, puis se fixa à Paris. Ses principaux ouvrages sont : histoire naturelle des lies Canaries (Paris, 1836-1850), une magnifique publication, ot Topographie de la Troade ancienne et moderne (1844). BARKEVIKITE n. f. Espèce minérale, voisine de Tarfvedsonite.
lîarkérie : a, fleur.
BARKHAUSÉNŒ {M-zé) a. f. Bot. .Syn. do barkuacsie.
BARKHAUSIE iJiif-:l) a. f. Section du genre crcpis. ;| On
écrit aussi, mai.? 4 ton : OAncKiiAUsiK, barckausie, ba»-
KACSIE.
Barking, ville d'Angleterre (Esscx), sur lo Roding, affluent do la Tamise; 14.300 hab. Culture de légumes pour l'approvisionnement do Londres ; ruines d'une alibayo de bénédictines, lo premier couvent do femmes fondé on
Angleterre (077).
Barkly 'West, ville de l'Afrique australe (colonie du Cap, prov. do Griqualand West), sur lo Gariep ; 1 .035 hab. Centre des gisements do diamants de la vallée du VaaI. Autrefois appelée Klip-Drift. Ch.-l. d'une division peuplée
do 17.500 hab. "
Barkoub-KHAN, nommé par quelques auteurs Borga ot Bereké; souverain mongol du Kapchak, qui régna de 1255 à 1205. Il embrassa lo mahométismo, dévasu la Lithuanie, et fonda Séra'i, sur lo Volga.
BarkoUL, ville do l'empire chinois (ancien Turkestan oriental [prov. do Kan-Sou-Sintsiang)), ch.-l. d'un district dépondant do l'intendance de Tourl'an. Aux environs so trouve lo lac de Barkoul.
BarkyarOK, 4* sultan seldioukido do Perso, né en 1079, fils du sultan Malik-Schah. Il monta sur le trône après la mort do son père, en l'annéo 1093 do l'ère chrétienne ; ses deux frères, Mohammed et lo célèbre sultan Sindjàr, so révoltèrent contre lui, ot lo forcèrent à leur abandonner une partie de ses Etats. En 1098, co princo envoya à Antioche une armée contre les croisés. Godcfroy de Bouillon, Bohomond et Tancrède l'obligèrent à battre en retraite. Il mourut en 1104, à l'âgo de vingt-cinq ans.
Barlaam isaint), né en Syrie ou en Cappadoce, fut martyrisé sous Dioclétien. Il se laissa consumer les mains par des charbons ardents, et mourut au milieu des supplices pour ne pas sacrifier aux idoles. Fête le 19 novembre.
Barlaam (Bernard), savant moine calabrais de l'ordre de Saint-Basile, mort en 1348. S'étant rendu à Consiantinople pour apprendre le grec, il y obtint une abbaye, puis fut envoyé à Avignon par Andronic lo Jeune (1339), avec la mission de proposer la réunion des deux Eglises et do demander le secours des princes chrétiens contre les mahométans. De retour en Orient, il eut de violentes disputes avec Grégoire Palamas, moine visionnaire du mont Athos, fut condanné par des synodes, revint en Calabre, et, grâce à Pétrarque, devint évêque de Gérace. Fabricius donne la liste des ouvrages que Barlaam a écrits pour ou contre les Latins, en indiquant ceux qui ont été publiés ot les manuscrits dont la Bibliothèque nationale de Paris possède un grand nombre.
Barlaam (Varlaam), né en 1595, mort en 1075. Métropolitain de Moldavie en 1632, puis en 1603, célèbre par l'introduction de la langue roumaine dans la liturgie & la place du slavsn. En 1642, il convoqua à Jassy un grand synode, auquel assista lo patriarche de Constantinople. Barlaam est le fondateur de la première typographie moldave à Jassy et de l'école • Trei- Erarchi u . A la chute de Basile Lupti, Barlaam renonça au siège métropolitain et se retira au monastère de Secul, où il mourut. On a de lui : Cartea romineasca de invetatura (Cazania, Jassy, 1643), et Respunsuri (Suezava, 1645J dont on no connaît que la préface.
BARLAK n. m. Sorte de capuchon en Russe
gros drap, dont on so sert, dans le Cau- coiffé du barlak. case, pour amortir les coups des armes blanches, n On dit aussi bachlyk, bachlick ou bachelick,
BARLE n. f. Faille d'une mine.
Barleben, ville d'Allemagne (Prusse, cercle de Magdebourg); 3.500 hab.
Bar-LE-DHC ou Bar-SUR-ORNAIN, ville de France, ch.-l. du départ, de la Meuse, à 254 kilom. do Paris, sur lOrnain ; 18.249 hab. (Barrais, oises a ' ' Ch. de f. Est. Tribunaux de preniirn' instance et de commerce, lycée, bliothèque, commerce de vins, ttureries, confitures de groseilles .
nommées, tissus et filatures de coiuu.
— L'arrond. de Bar-le-Duc a 8 cant., 130 comm. et 76.141 hab. ; le cant.
8 comm. et 23.802 hab.
— Histoire. L'origine de cette ville remonte au x" siècle ; Frédéric I", duc de Mosellane, en commença la fondation en faisant bâtir en ce lieu
un château qu'il nomma Ban-™, ou Armes de Bar-le-Duc Barra. Réunie, avec le Barrois, au duché de Lorraine en 1419, elle fut prise par Louis XIV. Les -Allemands l'occupèrent entre 1870 ot 1873. Patrie du duc de Guise, surnommé le Balafré, des maréchaux Oudinot et Exelmans.
Barlee, lac de l'Australie de l'Ouest, dans le district
dos Lacs.
BARLÉRIE n. f. Genre d'acanthacées , comprenant des plantes herbacées ou frutescentes, originaires des régions cliaudes de l'Afrique, de l'Asie et de r.\mérique.
BARLÉRIÉES n . f. pi. Tribu de la famille des acanthacées, ayant pour type le genre barlérie. — Une BARLkRtÉE.
BARLÉRIOLE n. f. Section du genre barlérie.
BARLÉRIOPSIDE ou BARLÉRIOPSIS (psiss) n. f. Genre li'ai'aiitliai-t^os, \.,:>in des Anr/<'fie^, provenant des régions cliau ios de r.Vmcriquo centrale.
Barletta, ville forte do l'Italie méridien, (.\pulie, Pouillc, Terre do Bari), port sur l'.Adriatiqne ; 46.000 hab- Commerce avec les ports de l'Adriatique ot les îles Ioniennes. Aux environs, sources salées. Barletta est le ch.-l. d'un circondario peuplé de 266.500 hab.
Barletta (Gabriel de), dominicain du xv« siècle, né à Barletta (royaume do Naples). se rendit célèbre à Naples par ses sermons, dans lesquels il mêlait le burlesque au sacré. Le recueil de ses sermons (en latin), publié à Brescia (1497-1498), a ou plus de vingt éditions. Barletta s'était
BARLETTE — BARNESYILLE
fait une si haato réputation d'éloquence qu'il donna lieu à ce proverbe : i\escit prœdicare, qui nescit barlettare.
BARLETTE {Idt') n. f. Petite boutonnière en feston. ' BarUEU, comm. du Cher, arr. et à 31 kilom. de Sancorre, près de La Grande-SauMrc; 1.207 hab.
BARUN n. m. Nœud fait à chaque bout d'une pièce de soie afin de pouvoir la tordre.
Sarlin, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 9 kilom. de Béthune ; 2.536 hab. Ch. de f. Nord. Houille; brasserie.
BARLONG {Ion) n. m. Vase qui reçoit le vin exprimé par le pressoir.
BARLONG [Ion), ONGUE(on-^A') [de bar, syîlabepéjorat., et de lo7iq] adj . Plus long d'un côté que de l'autre : Un châle BARLONG. Il Allongé, avcc la forme d'un quadrilatère irrégulier : Les dents molaires de l'hippopotame sont carrées
ou BABLONGOES. (Buff.)
BARLOTIÈRE n. f. Légère traverse de fer, qui, dans un cliâssis de vitraux, sert à consolider les plombs.
BarLOW (Francis), dessinateur et graveur anglais, né dans le Lincoinshire en 1626, fut élève de Sheppard pour le portrait, travailla à Londres, et mourut en 1702. II excellait à représenter les animaux. C'est d'après ses dessins que Wencesias Hollar a gravé quelques-unes de ses œuvres les plus recherchées des amateurs : Variée quadrupedum species et Diverse avium species. Barlow a gravé lui-même 110 vignettes pour une édition des Fables d'Esope.
Barlow (Joël), poète et homme politique américain, né en 1755àRcading (Connecticut), mort en Pologne en 1812. S'étant fait connaître par des poèmes, parmi lesquels: Vision of Cuhtmbus (1787), et par des brochures révolutionnaires, il se rendit à Paris en 1793 ; la Convention lui décerna le titre de « citoyen français " ; il retourna aux Etats- Unis en 1805, et publia un plan d'éducation nationale. Chargé, en 1811, d'aller négocier un traité de commerce avec Napoléon, il mourut au moment de le rejoindre en Pologne.
Barlow (Pierre), l'un des plus célèbres savants de l'Angleterre, né à Norwich en 1780, mort en 1862. Fils d'un ouvrier, il acquît, par son travail, de vastes connaissances en mathématiques, en physique et en mécanique, devint professeur à l'Ecole militaire de Woolwich, et fut membre de la Société royale (1823), correspondant de l'Institut de France, etc. Après avoir écrit sur les mathématiques, il s'occupa do magnétisme , et découvrit le moyen le plus efficace pour éviter les pertm-bations de la boussole dans les navires construits en fer. Son Essai sur le magnétisme (1S20), où il consigna ses belles recherches, lui valut la médaille Cowley (1825). L'astronomie lui est redevable d'une importante amélioration dans les télescopes achromatiques.
En substituant au flint-glass le sulfure de carbone, dont la puissance de réfraction est aoublo de celle du verre, il parvint à construire, en 1827, un télescopeavec lequel il put corriger les erreurs des catalogues d'étoiles de "W. HerschoU et South. Comme mécanicien, il s'est surtout occupé des chemins de fer, et il a consigné le résultat de ses longues expériences dans son grand Traité sur les matériaitx de construction (1851), nui a été traduit dans toutes les langues do l'Europe. Un svstème do rails porte son nom. Outre de nombreux articles et rapports, on doit à ce savant; Recherches élémentaires sur la théorie des nombres (1811); Nouvelles Tables mathématiques (1814 et 18401 ; Nouveau Dictionnaire philosophique et mathématique (1814); De la construction des télescopes achromatiques [\%29) ; De l'outillage et des manufactures de la Grande-Bretagne (1837); etc.
Barlow (Thomas Oldham), graveur anglais, né à Oidham, près do Manchester, en 1824, mort à Londres en 1889. Elève de Stephenson et Royston, il s'établit bientôt à Londres, où il fut nommé, en 1872, professeur de gravure au musée de South Konsington, et en 1873 membre do l'Académie des beaux-arts. Il a beaucoup gravé d'après Millais, John Phihp, Ansdell, Henriette Browne, etc.
BarlO'w (rouf, de), appareil imaginé, en 1828, parle physicien Barlow et qui sert à montrer l'action d'un courant sur lui-n: "
garnie do d mobile autour d'un axe horizontal, et disposée de telle façon qu'une ou
ftlusieurs donts do a roue soient en contact avec du mercure contenu dans une auge. IjO courant d'une pilo passe d'une borne à l'autre par la colonne C, lo support S, l'axo de la roue, les dents et lo mercure ; dans ces conditions, la roue so met à tourner. La rotation devient bien plus rapide
Pierre Barlow
La roue de Barlow est une roue métallique D
Roue de Carlow
si l'on dispose la roue entre les deux pôles d'
C'est là le principe des machines dynamo-électriques pouvant développer une grande intensité, mais peu do lorco électro-motrice.
Barlowe (GuiUaume), physicien anglais, mort en \l± ["^ ■^'•'"fl'acre de Salist>ury. Il est le premier qui ait écrit sur les propriétés de l'aimant. On lui doit : TAide du navigateur {iT^S)',); Avertissement maqnétique ou Observa- TvJL^^^XO)"" '^''"'^'^^««»' '« ««'"'•^ «^^ ^^^ propriétés
Barman (Joseph), né en 1800, mort en 1885, et son frère Barman (Maurice), né à Saint-Maurice en 1802, hommes politiques suisses, qui ont joué un rôle important dans le canton du Valais. C est grâce à Maurice Barman que les habitants du bas Valais obtinrent, en 1839, une constitution plus libérale. Les habitants du haut Valais ayant pris les armes, Joseph Barman les battit, en 1840. Maurice Barman dota le Valais d'écoles, de routes et d'un code civil. Mais, pendant les luttes du Sonderbund, les frères Barman furent battus par les conservateurs, se réfugièrent à Vevey, et ne purent rentrer dans leur patrie qu'à la dissolution du Sonderbund. Un nouveau gouvernement libéral fut présidé par Maurice Barman (1848). Celui-ci a représenté le bas Valais à l'Assemblée fédérale de 1848 à 1872.
Barmbeck, ville d'Allemagne (faubourg de Hambourg), sur rOstorbeck; 32.800 hab. Fabriques d'objets en fer-blanc et en caoutchouc.
BarmÉGIDES ou BaRMÉKIDES, nom d'une famille d'origine iranienne, qui fournit aux premiers califes abbassides' dos hommes d'Etat aussi remarquables par leurs talents que par leur générosité. — Un, une Barmecide (ou Barmékide).
— Enctcl. D'après les historiens arabes, cette famille était l'une des plus notables de la ville de Balkh, dans le Khorassan , avant l'époque des Arsacides. Ils avaient fondé un temple du feu nommé le Naubehar (le nouveau temple), dont le grand prêtre portait le titre de bnrmek; l'étymologie qu'en donnent les musulmans, qui y voient un composé du nom de La Mecque, est insoutenable.' A l'époque de la conquête du Khorassan, sous le règne du calife Osman, le barmek se convertit à l'islam et prit le nom de Abd-Allah-Djaafar. Son fils l'imita et s'appela Khalkd. (11 exerça la charge de grand vizir sous le règne d'Aboul- Abbas-al-Saffah, puis sous celui d'Al-Mansour. Les historiens orientaux attestent que la sagesse et l'habileté de Khaled n'ont jamais été surpassées.) Son fils Yahya fut vizir du calife Al-Mahdi, fils d'Al-Mansour, qui avait en lui une telle confiance qu'il le nomma conseiller de son fils Haroun-al-Raschid [163 de l'hégire]. (Le sage gouvernement de Yahya et ses grandes capacités militaires ne contribuèrent pas peu à l'éclat du règne d'Haroun-al-Raschid.) Yahya laissa quatre fils : Fadhl, Djafar, Mohammed, et MoosA. (Le premier fut nommé par Haroun administrateur de îa justice, et Djafar sunntendant de son palais. Il lui confia, de plus, l'éducation de son fils Mamoun.) Au bout de dix-sept ans d'une incroyable prospérité, la famille des Barmécides tomba dans une disgrâce complète (803). Djafar fut mis à mort, et Yahya déporté avec ses fils et ses parents. On a beaucoup discuté sur les causes de cette chute, et l'on a voulu y voir la punition dune intrigue entre Djafar et Abbasa, sœur d'Haroun; il est beaucoup plus probable que les Barmécides périrent victimes de leurs prodigieuses richesses et de l'influence prépondérante qu'ils avaient acquises dans les affaires de l'Etat. — Laharpe fit représenter, en 1778, une tragédie des plus médiocres intitulée les Barmécides.
Barmen, ville d'Allemagne (Prusse rhénane), sur la Wiipper, en face d'Elberfeld; 116.000 hab. Un des plus grands centres industriels de l'Allemagne (rubans, cordons, passementeries, dentelles, toiles, etc.). Le commerce de Barmen est international. Simple village de paysans jusqu'à la fin du xvii" siècle, Barmen a pris surtout de l'importance au xix* siècle; c'est, à l'heure actuelle, une des grandes villes industrielles du nouvel empire.
BarmoDTH, ville et port d'Angleterre (pays de Galles, comté de Merioneth), à l'embouchure de la Maw, sur la baie de Cardigan; 1.500 hab. Bains de mer; commerce pour le transport des rainerais de plomb et de manganèse.
BàRN, ville d'Austro- Hongrie (Moravie), près d'un affluent de la March ou Morava ; 3.800 hab. Tissage de lin.
Barnabe (saint), né à Chypre, de Juifs hellénistes. II était lévite, et peut-être élève de Gamalïel, auprès de qui il aurait été le condisciple de saint Paul. Après avoir fait, probablement, partie des soixante-dix disciples dont parle l'Evangile, il vendit ses biens et en remit le prix aux apôtres, pour la caisse commune. Son nom était JosÊs. C'est sans doute son éloquence qui lui valut le surnom de Barnabe (c'est-à-dire fils de l'inspiration, ou, d'après saint Jérôme, fils du prophète). C'est lui qui, vers l'an 40, présenta saint Paul, récemment converti, au collège apostolique. -Pendant douze ans, les Actes nous le montrent accompagnant l'apôtre des Gentils et partageant ses travaux, ses missions, sa manière de vivre à Antioche, à Jérusalem, dans l'île de Chypre et dans l'Asie Mineure, enfin au concile apostolique tenu à Jérusalem. S'étant séparé de saint Paul, saint Barnabe se rendit en Chypre. Dès lors, nous n'avons plus sur lui que des données conjecturales. Il mourut certainement martyr, mais sans qui! soit possible de fixer la date de sa mort.
Les Actes et l'Evangile qui portent son nom sont certainement apocryphes.
Barnabe (lkttre ou épitre catholiqce de). Cet ouvrage, célèbre dans l'antiquité, avait été perdu au moyen â^e. Le texte grec en a été retrouvé, au xvii< siècle, à la brbliothèque Vaticano, parle jésuite J. Sirmond ; peu après, lo bénédictin H. Ménard en découvrait une version latine dans un manuscrit du ix« siècle appartenant à l'abbaye de Corbie. Clément d'Alexandrie et Origène ont tenu cet écrit pour l'œuvre de l'apôtre saint Barnabe. Au contraire, l'authenticité on a été rejetée par Eusèbe, saint Jérôme et saint Augustin ; d'ailleurs, le pape Gélase a écarté du canon des livres saints la n lettre de Barnabe " , Les modernes s'accordent à la considérer comme l'œuvre d'un chrétien obscur, qui l'aurait cumposée vers l'an 120.
BARNABITES (de saint Barnabe) n. m, pl. Religieux de l'urdro des clercs réguliers de Saint-Paul. — Un barnabite.
— Encycl. Fondés vers 1530 par trois confrères de la Sagesse éternelle de Milan, Anton Maria Zaccaria, Bartolommeo Ferrari et Jacopo Morigia, les Clercs réguliers de la congrégation de Saint-Paul s'établirent en 1538 au cloître de Saint-Barnabe à Milan, d'où leur nom populaire de barnabites. Leurs constitutions, auxquelles saint Charles Borromée donna, en 1579, une forme définitive, leur assignent pour vêtement celui des prêtres séculiers, et, pour objet, la prédication et l'éducation de la jeunesse, avec défense d'accepter aucune charge, sinon contraints par le pape. Appelés en Béarn par Henri IV (1608), ils so répandirent rapidomont en France, où ils avaient, au milieu du xvu« s.,
q;iatorze maisons; ils furent appelés en Autriche par Ferdinand II (1626). Eclipsés pendant, la Révolution, rétablis en 1815 en Italie, rentrés en Franco vers 1850 (aujourd'hui collèges à Paris et à Orléans), ils existent aussi en Espagne et en Autriche-Hongrie.
BARNACHE (de l'irland. baimeach) n. f. Nom vulgaire de plusieurs espèces d'oies : Les b,\rnaches se mangent en carême, comme les macreuses, il On dit aussi bernache
(V. ce mot), BARNACLE, BERNACLE, BARNAQUE, OU BABNICLE.
BARNADÉSIE n. f. Genre de composées-mutisiées, comprenant des arbustes épineux de TAmérique méridionale.
BARNADÉSIÉES n. f. pl. Sous-tribu de plantes de la famille des composées et de la tribu des mutisiées, ayant pour type le genre barnadésie. — Une barnadésiée.
BARNAGE (anc. orthogr. du mot b.\rronnage) n. m. Cour ou escorte d'un baron féodal, ii L'ensemble des barons et des grands du royaume, n Droit qui se percevait par feux, ii Redevance en grains.
Barnaoul, ville de la Russie d'Asie (gouvern. de Tunisk), sur l'Obi; 18.500 hab. Fonderies d'or et d'argent. En 1730, Nikito-Demidofl', par l'établissement d'une usine importante, fut le fondateur de cette ville. — Pop. du cercle de Barnaoul : 245.000 hab.
BARNAQUE n. f. Ornith. V. barnache.
Barnard (John), homme politique anglais, né à Reading (Berkshire) eo 1685, mort à Clapham en 1766. Membre du parlement depuis 1722, lord-maire de Londres en 1737, il prit part aux discussions financières et commerciales; il doit surtout sa réputation à l'habileté avec laquelle il sut conjurer, en 1745, la ruine de la Banque d'Angleterre.
Barnard (Frederick Augustus Porter), savant américain, né en 1809 à Sheffield (Massachusetts), mort en 1889. li professa aux universités de l'Alabama et du Mississipi, et devint président de l'Association pour l'avancement des sciences. Ses principales publications sont : Grammaire analytique (1836); Ristoire du relèvement des côtes des Etats-Unis (1857) ; Rapport sur les arts mécaniques et industr'iels (1869); Récents progrès de la science (1869); le Système métrique {m 1); etc.
BaRNARD-CASTLE ou BernARD-GASTLE, ville d'Angleterre (comté de Durham), sur la Tees ; 8.000 hab. Ancien château construit par Barnard, aïeul de J. Baliol ; fabriques de tapis et de camelots; pain d'épice, grains, marché do bêtes à cornes et à laine, et de chevaux.
BARNARDIE [dt) n. f. Genre de liliacées, tribu des hyacinthéos ; plantes bulbeuses de la Chine et du Japon.
BARNASSOTTE n. f. Hortic. V. BARNISSOTTE.
Barnaud (Nicolas), alchimiste et théologien protestant du XVI" siècle, originaire de Crest, en Dauphiné, chercha longtemps la pierre philosophale. On lui attribue assez généralement le Miroir des Frayiçois (sous le pseudonyme de Nie. DE MoNTAUD [1582]), ouvrage curieux pour le règne de Henri III, où se trouvent indiquées, pour la réforme du royaume, diverses mesures appliquées deux siècles plus tard. On lui attribue encore le Cabinet du roi de France dans lequel il y a trois perles précieuses (les trois ordres), par le moyen desquelles le roi s'eti va devenir le premier monarque du inonde (1581).
BarNAVE (Antoine-Pierre-Joseph-Marie), homme politique français, né à Grenoble en 1761, guillotiné à Paris en 1793, acquit une certaine célébrité dans sa ville natale comme avocat au Parlement, prit une part active aux événements qui amenèrent la réunion des états du Dauphiné à Vizille, et fut luimême envoyé par ses concitoyens aux états généraux. Il y obtint rapidement une grande réputation d'orateur, y remporta même un avantage sur Mirabeau dans le débat sur l'exercice du droit de paix et de guerre (mai 1791), et y soutint une politique franchement démocratique, bien qu'opposé aux idées républicaines. L'affaire de Varennes marque une évolution dans sa vie : il faisait partie des commissaires envoyés par l'Assemblée pour ramoner Louis XVI, et le spectacle de l'infortune de la famille
Antoine Barnave.
duite passée, et de présenter
à Louis XVI un plan de contre-révolution. Dénoncé à la tribune de l'Assemblée législative le 15 août 1792, à l'occasion de papiers compromettants pour lui trouvés aux Tuileries le 10 août, il fut arrêté et resta un an dans sa prison, dont il sortit pour être traduit devant le tribunal révolutionnaire, qui le condamna à mort. Ses œuvres posthumes ont été publiées par Bérenger de la Drôme (1842).
BARNE n. f. Partie d'une saline oii l'on fait le sel, comprenant les bacs à concentration, les tables à cristalliser et los fourneaux à poêle.
Barnes, ville d'Angleterre (Surrey), sur la Tamise ; 6.*M.o liab.
BarneS (Robert), théologien anglais, mort en' 1540. Il embrassa le protestantisme, et fut nommé chapelain de Henri VIIl, qui finit par le faire brûler comme hérétique. On a de Barnes plusieurs ouvrages; entre autres, une Vie des papes jusqu'à Alexandre III (Wittemberg, 1536).
Barnes (Barnabe), poète anglais, né vers 1.569. Il suivit la carrière des armes, et consacra ses loisirs à la poésie. On a de lui ; Divine centm-y of spiritual sonnets (1595); la Charte du Diable, drame dont le sujet est emprunté à la vie du pape Alexandre VI ; etc.
Barnes ou BarNS (Jean), bénédictin anglais, qui vivait dans le xvii« siècle. Il professa la théologie" en Lorraine et à Douai, retourna en Angleterre, et se prononça coniro les doctrines ultramontaines. Poursuivi, arrêté, il lut enfermé dans les prisons de l'Inquisition, à Rome, où il demeura pendant trente ans. Son ouvrage Catkolico-romanus parificHs (IGSO) lui fit beaucoup d'ennemis.
Barnesville, ville des Etats-Unis (Ohio); 3.200 liab. Fondorio, laminoir, lainages; tabac, fraises.
Barnet, villo d'Angletorro Çcomtô do Hortford) ; .7(111 iiali. xMai'chô, contro industriel. Dans les environs, ut lit)U la hutaillc de iiarnet, où nùrit lo cointo do War- /iok, dôl'ait par Edouard IV (1471).
BARiNET