V. BAROSME
BAROMÈTRE (du gr. baros, poids, et métran, mesure) n. m. Phys. Instrument qui sert à mesurer les pressions atmosphériques: Le baromètre sert à déterminer U hauteur des mojitagnes.
— Bot. Baromètre du pauvre homme. Nom vulgaire du mouron, plante qui ferme ses fleurs à l'approche de la pluie. Il Nom vulgaire d'un chardon, le carlina acaulis.
— Enctcl. Physiq. L'appareil dont s'est servi Torricelli pour mettre en évidence la pression exercée par l'air sur la surface libre du mercure n'est autre qu'un baromètre ordinaire.
— Construction et théorie du baromètre ordinaire. On prend un tube de verre ou de cristal bien pur, d'environ O^jeo de longueur, fermé à une de ses extrémités. Quand ce tube a été rincé et sécher on le remplit avec du mercure exempt d'air et de vapeur d'eau, et purifié aver soin. Puis on étend le tube sur un gril incliné, et l'on fait bouillir de nouveau le mercure, qui dégage encore de la vapeur d'eau et des bulles d'air. Après le refroidissement, on achève de remplir avec du mercure sec et chaud, jusqu'à ce que le liquide forme ménisque à la partie supérieure du tube ; on écrase alors ce ménisque avec le doigt, ©t l'on retourne le tube pour le plonger, l'orifice en bas, dans une cuvette remplie de mercure chaud, préalablement purifié. On voit alors le mercure bai.sser dans l'intérieur du tube, et se maintenir à une hauteur d'environ C^jTe, laissant au-dessus de lui un espace vide appelé chambre barométrique. La chambre barométrique doit être absolument vide d'air; pour s'en assurer, on incline le tube un peu vivement : si le baromètre est bien construit, lo mercure vient frapper d'un coup sec le sommet du tube.
Imaginons une section A du mercure contenu dans le tube, au niveau du liquide de la cuvette : en vertu d'un principe d'hydrostatique, la pression supportée par la section A et celle supportée par une section égale B, prise au même niveau sur la surface libre du mercure, sont égales ; on ©n conclut que la pression atmosphérique exercée sur une surface s est égale au poids d'une colonne cylindrique de mercure ayant pour section s et pour hauteur la différence de niveau du mercure dans la cuvette et dans le tube {hauteur barométrique). Si nous supposons cette différence de niveau égale à 0'",76, la densité du mercure étant 13, 59, Ta pression exercée par l'air sur 1 centimètre carré est donc : 1X76X13,59^=1.033 gr.
On déduit immédiatement de ce qui précède qu'en un même lieu et à la même température, ., ^
la pression atmosphérique est proportionnelle V^- M à la hauteur barométrique.
Les baromètres dont on se sert peuvent se diviser en deux classes : les baromètres ordinaires, et les baromètres enregistreurs.
— 1» Baromètres ordinaires. Nous les partagerons en baromètres à liquides et baromètres anéroïdes.
— Baromètres à liquides. Le liquide généralement eni-
eUe ^
Baromètre normal de Regnanlt. C'est un baromètre construit dans les conditions" que nous avons indiquées plus haut. La cuvette et le tube sont fixés à une planchette scellée dans un mur. Le niveau du mercure dans la cuvette est variable ; on en détermine la position à l'aide d'une vis située au-dessus de la cuvette, vis qui peut monter ou descendre, et que l'on fait affleurer avec le mercure. Cela fait, la hauteur barométrique est égale à la longueur de la vis, qui est connue, plus la distance comprise entre l'extrémité supérieure de cette vis et le niveau du mercure dans le tube. Cette distance se mesure, soit sur la planchette divisée en parties d'égales longueurs, soit, plus
t, avec un cathétomètre.
Quand on n'a pas besoin d'observations précises, on prend une cuvette dont le diamètre est très grand, comparé à celui du tube. Le niveau du mercure dans la cuvette est considéré comme constant : c'est lo zilro de la graduation ; cet instrument est appelé baromètre à cuvette.
Baromètre de Gay-Lussac, avec le perfectionnement de Buntrn. Lo baromètre do Gay-Lussac a pour but d'éviter l'ai-tion do la capillarité qui tend à rendre la colonne mercurioUo un peu plus courte que si elle était enfermée dans un tube do grand diamètre. Gay-Lussac s'est servi d'un tubo recourbé, formé de doux branches inégales en longueur, mais d'égal diamètre, de façon que les phénomènes capillaires se produisant dans les deux branches se corrigent l'un l'autre. La plus courte est percée d'un trou assez grand pour laisser entrer l'air, mais trop petit pour laisser sortir le mercure. La plus grande ost formée. Pour transporter rinstrument, on le retourne do manière à amener tout le mercure dans la grande branche. Mais, lorsqu'on veut alors le rétablir dans sa première position, il pourrait arriver qu'une bulle d'air, gUssant le Aonjj dos parois, pénétrât dans la chambre vide; c'est à 4U01 Bunten a obvié par une ingénieuse disposition ; dans la branche fermée, on a soudé une espèce d'entonnoir effilé, dans l'intérieur duquel le mercure peut passer librement, mais qui retiendrait l'air entre ses parois et les parois do la chambre. On peut ensuite chasser cet air par un simple retournement, afin que la pointe de l'entonnoir reste toujours plongée dans le mercure. Une règle graduco est fi.\éo entre les doux brandies, le zéro est placé a peu près au milieu de la grande branche, la graduation est failo à partir de ce zéro dans les doux sens, de sorte que, pour mesurer la hauteur barométrique, on ajoute les distances do ce zéro à chacun des niveaux. On lit la distance des niveaux dans les deux branches. Le baromètre doOay-Lussac ost moins sensible que le baromètre normal,
parce que les déplacements de chaque niveau ne sont que la moitié des variations de la hauteur barométrique ; d'ailleurs, la compensation de l'efl'et capillaire n'a pas lieu longtemps, sans doute à cause de l'altération que le mercure de fa petite branche subit au contact de 1 air.
Baromètre de Fortin. Cet appareil est essentiellement composé d'un cylindre de verre mastiqué dans une garniture de fer ou'de bois; celle-ci peut se visser sur une seconde garniture semblable à la première et qui se prolonge par un sac en peau de chamois, formant le fond même de la cuvette. Le tout est solidement protégé par une enveloppe de cuivre qui laisse voir le cylindre de verre au niveau du mercure, et qui est traversée en dessous par une vis dont l'extrémité peut soulever ou abaisser la peau de chamois. L'extrémité d'une pointe d'ivoire marque le niveau constant auquel on ramène le mercure à chaque observation, en tournant la vis dans un sens convenable. Comme on aperçoit en même temps la pointe et son image réfléchie par le mercure, il est facile d'amener leurs extrémités à se trouver en contact. Une peau de chamois, liée au tubo et au cylindre de la cuvette, empêche le mercure de s'échapper, mais non l'aird'arrivcr et d'exercer sapression.
Le tuoe de verre qui plonge dans la cuvette est enveloppé d'un tube de cuivre, dont la partie supérieure offre deux fentes longitudinales opposées, qui permettent de voir le sommet du mercure. Ces fentes présentent des divisions, qui se comptent de l'extrémité de la pointe d'ivoire. Lo long du tubo do cuivre glisse un anneau ou curseur,
Baromètre à eau. Los amplitudes des oscillations barométriques devraient être aussi grandes que possible, au point de vue de la sensibilité de l'appareil. Un baromètre à eau serait évidemment beaucoup plus sensible qu'un baromètre à mercure ; mais la colonne d'eau qui fait équilibre à la pression atmosphérique oscille autour de 10"", 33- Ces dimensions empêchent généralement l'emploi de ce dernier; néanmoins, il en existe un à la Société royale de Londres, qui a été construit par Daniell.
— Il existe encore d'autres baromètres, parmi lesquels celui du P. Secchi, présenté à l'Académie des sciences en 1856; l'originalité de l'instrument consiste en ce que la colonne mercurielle, au lieu d'être mesurée, est pesée, ce qui donne à l'appareil une sensibilité assez grande; son inconvénient, c est qu'il impose un calibrage très exact du tube, opération délicate, surtout lorsqu'il s'agit d'un tubo en verre.
Baromètres anéroïdes ou Baromètres métalliques {baromètres de Vidi et de Bourdon). Ces baromètres sont fondés sur l'élasticité des métaux. Celui de Vidi se compose d'une caisse cylindrique en cuivre, à parois minces, vide d'air, et fermée hermétiquement. La paroi du fond est cannelée, pour être plus élastique. Les mouvements de dépression que cette paroi subit sous l'influence de la pression atmosphérique sont transmis par un mécanisme spécial à une aiguille dont l'extrémité est mobile sur un cadran gradué. L'instrument est gradué par comparaison avec un baromètre de Fortin. — Le baromètre de Bour-
1. Baromètre normal; 2. Cuvette dii baromètre de Fortin; 3 Garniture dvi baromètre de Fortin (le curseur, mû par un bouton à crémaillère, est tangent au sommet du miMiisque) ; 4. Baromètre de Fortin suspendu verticalement après avoir ouvert la canne creuse qui sert a le transporter (indication de l'anneau de suspension de Cardan); 5. Baromètre à cadran; 6. Baromètre fe cuvette; 7. Baromètre ii siphon ; 8- Section du baromètre de Gay-Lussac et Bunten ; 9 Baromètre de Gay-Lussac et Bunten ; 10- Baromètre anéroïde de Vidi (le cadran a été enlevé pour montrer le mrcanisme de l'appareil); 11. Baromètre de Bourdon (section du tube elliptique de Bourdon); 12- Baromètre enre "' ^-.---
muni d'un vernior, et percé do doux petites fenêtres opposées : ces fenêtres permettent do distinguer lo sommet du mercure. Le vernior permet d'apprécier le dizième et même le vingtième de millimètre. Quand on veut transporter le baromètre Fortin, on tourne lavis inférieure jusqu'à ce que la cuvette, puis le tube, soient remplis do mercure, afin d'éviter le choc du mercure à l'extrémité du tube ;
Suis on enferme l'appareil dans une canne creuse, qui se ivise en trois parties articulées, que l'on ouvre pour former une espèce de trépied, dans l'intérieur duquel l'instrument est suspendu vcrticalement,"au moment de faire des observations (suspension à la Cardan, v. suspension).
Baromètre à cadran. C'est le plus mauvais, mais en revanche lo plus répandu des baromètres. Un petit poids en fer, posé sur le mercure de la courte branche du siphon, monte et descend avec le niveau du liquide. Il est attaché à un fil qui passe sur une poulie, et qui est tendu par un contrepoids. Au centre de la poulie est fixée une aiguille, dont l'extrémité se meut sur un cadran. Sur ce cadran, on lit ;
Correspondant à une hauteur de :
Tcmprte 730,8 Beau 767.0
Grande pluie 739,9 Beau fixe 770.0
Pluie ou vent 7i8,9 Très sec . . . 78o".0
Variahle 7j7,9
L'instrument, comme on voit, gradué directement ou par comparaison avec un baromètre étalon, sert à la prévision du temps; il est d'ailleurs peu précis. V. météorologie.
don se compose d'un tube en laiton, à parois minces et élastiques : ce tube, recourbé de manière à former une circonférence presque complète, est vide d'air et hermétiquement fermé à ses deux extrémités. Sa section a la forme d'une ellipse très allongée; et, lorsque la pression de l'air diminue, la section ellipsoïde se rapprocne de la forme circulaire, ce qui fait diminuer la courbure du tubo et éloigne l'une de l'autre ses deux extrémités. Si, au contraire, la pression de l'air augmente, la forme ellipsoïdale de la section du tube tend à s'exagérer par l'allongement de son grand axe, la courbure du'tube augmente, et ses deu.x extrémités se rapprochent. Ces mouvements sont communiqués à une aiguille par l'intermédiaire de deux petites bielles fixées aux deux extrémités du tube. L'instrument est gradué comme le précédent.
Ces baromètres métalliques sont quelquefois assez longs à se mettre en équilibre avec la pression, ce qui cause un retard dans leurs indications; d autre part, les variations de température peuvent exercer une influence sur ces mêmes indications. (Ce second inconvénient a été diminué par l'emploi d'instruments compensés.)
— 2" Baromètres enregistreurs. Ce sont des baromètres qui indiquent et inscrivent exLx-mémes, à chaque instant, sur une feuille de papier, la hauteur barométrique.
Un baromètre ordinaire peut servir do baromètre enregistreur. Il suffit d'installer derrière le tube barométrique, au niveau du mercure, une lampe à pétrole munie d'une lentille cylindrique donnant une image rectiligno de la lumière; un appareil photographique prend l'image de cette lumière qui se trouve plus ou moins réduite par
Ja variation do la coloimo do morcuro. Si, d'autre part, lo papior photo^rapliîqiio si> «lô '
temps, on aui.i m . . hi, . i n Corrosponili'Mii ,;; . , . .,
- liarom.'f,- ■■ .
Stfrio do boilr-. . ir.iil.Mi .■ .n
iro Vidi. Cos I.<.i(i-s s. .m sui.
fond, atln do mnltipHor les
variations do pression ; lo hk
est amplifié, à l'aido do lovions coudés ot communiqué k
un levier roctiligno à branclios trùs inégales, dont la
grande porto A son extrémité uno plumo spéciale. Cotte
' Il •■ • omposo d'une 1 ; '1' t i 'll-s du baromè- •ntnsc.'s et reliées par leur flexions produites par les
nt du fond supérieur
plumo 1; un taml:
tourner d"n:
ortieal, tjti
selon les besoins
sont
Re
CoUUrXTIO.NS HAIvOMt
sur un baromètre dini
— Correction de tiirr.
qu'il faut faire uno ùji>
i papier quadrillé enroulé sur mrnt d'borlogorio fait 'ti un temps qui varie,
i servir do ba-
* mercure de la
• s mouvements luiromètrcs do
l.c-i observations faites ir [dusiours corrections :
nur correction constante,
.,. , ... .unies; elle tient à co que,
dans les baromètres à liquide, lo zéro do l'échoUo no correspond pas généralement au niveau du liquide do la cuvette. Cotte correction se fait par comparaison avec un bon étalon, ou directement avec un catnétomètre.
— Correction de la capillarité. Nous avons déjà dit que le phénomène de capillarité, dans la grande branche d un baromètre ordinaire, avait pour but do déprimer la hauteur barométrique. Cette dépression, qui est négligeable dans les tubes do 0^,30 de diamètre, a été calculée daus dos tables que los observateurs doivent consulter à chaque instant.
- Correction de la température. Cette correction s'appelle encore réduction à 0». La hauteur d'un baromètre réduite à 0° est, par définition, celle qui serait olKservéo si le mercure, le verre et 1 échelle métallique étaient à 0". Si k est la hauteur du mercure lue sur uno échelle do laiton, la température ambiante étant T, la correction à faire est donnée par la formule suivante, qui s'établit aisément :
1 + ^T it = 0.0001S18 est lo coefficient moj-en dcdilatation du mercure; ). = 0,0000184 est le coefficient de dilatation du laiton. Dos tables dressées à l'avance permettent de faire immédiatement cette correction ; on peut môme la lire sur un tableau graphique tracé dans los conditions suivantes : la hauteur h du baromètre est portée on abscisse, T en ordonncp. A chaque observation correspond, par suite, un point; le numéro de la courbe passant par ce point donne la correction cherchée. Pour des températures plus grandes que 0», la correction est soustractive, elle est additive dans le cas contraire.
— Réduction au 7uveau de la mer. Pour comparer les observations barométriques faites à diverses altitudes, on calcule la hauteur qu indiquerait un baromètre situé sur la verticale du lieu d'observation et au niveau de la mer. On a la température au lieu d'observation ; pour l'avoir à l'autre extrémité de la verticale, on admet que la température varie de 1° C. par 180 m. d'altitude.
— Variations du baromètre. Quand les oscillations du i baromètre surviennent irrégulièrement, elles sont dites
accidentelles. Si, au contraire, elles se reproduisent à des heures marquées et avec une grandeur à peu près constante, elles sont dites horaires. Dans nos climats, le baromètre est, à chaque instant, soumis à des variations accidentelles, tandis qu'il n'en éprouve aucune dans toute la zone équatoriale, où les variations horaires se font seules sentir. A. de Humboldt a reconnu que, sous l'équateur, le ma.ximum do hauteur barométrique a lieu vers 10 heures du matin. Passé 10 heures, le baromètre descend jusqu'à 4 heures, oii il atteint son minimum. Il remonte ensuite jusqu'à
10 heures du soir, où il arrive à un second maximum ; et
11 redescend enfin jusqu'à 4 heures du matin, pour, do là, remonter jusqu'à 10 heures, ptanisi de suite. Dans nos climats, les variations horaires sont très difficiles à démêler des variations accidentelles. I.'hiver présente chaque jour deux maxima de la hauteur barométrique : à 9 heures du matin et à 9 heures du soir, et un minimum à 3 heures de 1 après-midi. En été, les maxima ont lieu, le premier un peu avant s heures du matin, et le second à u heures du soir. Le minimum a lieu à 4 heures de l'après-midi. Au printemps et en automne, les maxima et les minima arrivent à des heures intermédiaires, se rapprochant plus ou moins do celles do l'été ou de celles de l'hiver.
— Hauteurs moi/ennes du baromètre. La hauteur moyenne du jour est la moyenne dos hauteurs observées pendant toute la journée; dans nos climats, elle est très sensiblement égale à la liauteurquo le baromètre marque à midi, ce jour-là. D'une façon analogue, on peut obtenir la hauteur moyenne du mois, et pareillement la liaïUeur moyenne de l année. La hauteur movonno du baromètre, à Paris est do 0",756. Au bord de la mer, elle est de 0"',761 Elle augmente de l'équateur au 36' degré environ, et diminue ensuite à mesure qu'on avance vers le nord. Elle varie avec les saisons. 'V. atmosphère, météorologie.
— L'.mriçs du baromètre. Nous no parlerons ici que de son emploi pour déterminer l'altitude d'un lieu. Pour ses autres usages, v. météorologih.
— .Mesure des hauteurs. En 1S17, Pascal, pour soutenir la nouvelle théorie de la pesanteur do l'air, pria son beaulixre, Périer, conseiller des aides d'Auvergne, de vouloir bien transporter un baromètre à dirt'érentes hauteurs du puy do Dôme, et de noter scrupuleusement la hauteur barométrique à chaque station. L expérience ne se Ht nue le 19 septembre 1648. Pascal en déduisit que la simple Observation de la hauteur barométrique peut fournir «le moven do connoistre si deux lieux sont en mesme niveau . . louiolois, la chose e»t plus complexe, car la hauteur barométrique dépend encore de la température et de l'état de I ulmosphère, et. pour ces deux causes, elle varie à chaque instant dans le morne lieu. Hallev, Newton, Deluc, et eiiiin Laplace s occupèrent de la question. La différence ao nive.iu entre deux stations est donnée par la formule suivante : si I on désigne par Z la différence de niveau à calculer ; H,T, t, la hauteur barométrique, la température du baromètre, la température de l'air à la station inférieure; n, 1 , « , les quantités analogues pour la station supérieure ;
s la hauteur do la station inférieure au-dessus du oivoau do la mer; L la latUudo du lieu,
Z = 1^18306» log " - 1",2843 (T-T')l X [l -(■ "'"[^P'] l ' -t- — 7 ces 2L -t- — ■ I 1 1 H- — - — I
Cette formule a été établie en supposant que la température et l'humidité décroissent suivant une loi régulière. Les tables construites d'après cette formule no sont pas précises en temps de bourrasque. D'ailleurs, une détermination d'altitude n'est rigoureusement exacte que lorsqn elle résulte d'une longue série d'observations. Dos
'" 1 < 'r:ndo(ii(mes internationales « ont été dressées
'I ' ' irois langues (français, anglais, allemand);
' i '■ "!, do calculer une hauteur ou de réduire uno
'''"'"' 1' t'.n-umètre à 0" et au niveau do la mer, ou encore de i-aliuler des différences de niveau ju.squ'à 9.000 m.
— BiuLioGR. : Magellan, tourna; de physique de l'abhé Jlozier (1782); Boussingault, Comptes rendus; Mascart, Jommal de physique (1883); Delcros, Mémoires de l'Académie de Hriixelles; Railau, Annuaire denhysique et chimie; Tables météorolayiqucs internationales (Paris, 1890).
BAROMÉTRIE n. f. Partie de la physique qui traite do la théorie du baromètre et de ses applications.
BAROMÉTRIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport au baromètre : Colonne BARoMÉTRlgcE. Hauteur uaromé- TRiguE. Indications barométeiqdes. il Qui a rapport aux pressions atmosphériques que lo baromètre est appelé à déterminer : Les pressions barométriqdes sont quelquefois très inégalement distribuées à ta surface de l'Europe.
BAROMÉTROGRAPHE (de baromètre, et du gr. graphein, écrire) n. m. Instrument qui inscrit les variations successives de la pression atmosphérique : Le barométkographe est, en réalité, un baromètre enregistreur.
— Encycl. Le barométrographe de Hardy se compose d'un baromètre à siphon solidement fixé à une planclio épaisse. Sur le mercure de la branche ouverte est posé un flotteur métallique qui suit les mouvements du liquide. Co flotteur est attaché à l'extrémité d'un cordon qui passe sur une poulie très mobile, et qui, par son autre extrémité, supporte une règle mince et flexible, laquelle reproduit exactement les mouvements du mercure dans la grande brandie. A la règle est fixé un crayon destiné à marquer, à des intervalles égaux, les hauteurs barométriques. Ces intervalles sont déterminés par une horloge, mue par 1 électricité, qui est jointe à l'appareil. Ronals a imaginé un appareil du même genre, mais dont les indications sont enregistrées par la pliotographio.
— - Barométrographe de Eccard. Cet appareil a été imaginé par Eccard, en Amérique, pour enregistrer, dans un observatoire ou une station météorologique, les mouvements d'un baromètre placé dans un endroit éloigné. Il comprend un transmetteur et un enregistreur. Le baromètre dont on fait usage est un baromètre à siphon.
BAROMÉTROGRAPHIE {fi —rad. barométrographe) a. f.
sscription, théorie et application dos baromètres.
BAROMETZ («(es.! — corrupt. du russe borametz. mouton) n. m. Espèce de fougère, du genre cibotium.
— Encycl. Sa racine, ou plutôt son rhizome, s'élève audessus du sol, et, comme il est revêtu d'un duvet soyeux fort épais , on l'a comparé à de la laine ; de là le nom do agneau de Scythie. Cette fougère croît dans le nord de la Chine. On lui a attribué des propriétés surprenantes, et elle a joué un grand rôle dans les récits merveilleux du moyen âge.
De;
BAROMOTEDR (du gr. baros, poids, et de moteur) n.m. Carross. Syn. de barotrope.
BARON (do l'anc. hautallem. bar, homme libre) n. m. Féod. Seigneur tenant fief et relevant directement du roi (haut baron) ou d'un grand feudataire : Le roi convoquait ses BARONS et leurs vassaux, il Plus tard. Simple dénomination nobiliaire. V. la partie encycl.
— Par ext. Soigneur, maître : Chacun doit être loyalement soumis à son baron, ii S'appliquait aux saints : £e baron saint Jacques. Le glorieux baron monseigneur saint Antoine.
— Auj., Titre honorifique dont on a hérité, qu'on a reçu du souverain, etc. : Acheter un titre de baron.
Orgon, ù prix d'argent, veut anoblir sa race; Pour être un jour baron, il s'est fait usurier.
Gilbert.
— Iron. Personnage important par ses richesses, par la position qu'il occupe, etc. : Les hauts barons de la finance.
— Hist. Premier baron chrétien. Qualification que prenait anciennement le chef de la maison de Montmorency, parce que, disait-on, quand Robert le Fort, bisaïeul de Hugues Capet, s'était emparé du duché do France, le siro do Montmorency avait été lo premier à lui prêter serment de fidélité, il Barons du Parlement, Nom donné anciennement, en Angleterre, aux membres de la haute noblesse qui faisaient partie de la section du Parlement appelée aujourd'hui Chambre des lords, ii Barons de l'aumône. Titre que portaient, au moyen âge, les archevêques, évêques, abbés et prieurs anglais dont les terres et les bénéfices relevaient directement du roi. il Baron de l'Echiquier. En Angleterre, Chacun des cinq juges de l'Echiquier.
— Ichtyol. Genre de poissons de la famille des scares, particuliers à la mer des Indes.
— Encycl. Féod. Conformément à son étymologie germanique, lo mot iaron, en bas latin 4ari« ou ii/ro, n'a eu d'abord d^ainro signification que celle du français homme. On lo
employé, dans les traductions latines des
•es, comme synonyme de /io»io, par opposition à signifiait aussi mari. Plus tard, vers le vi»ou le
loist.arb;!
femina:\i ^ ,
VII' siècle, on en fit une qualification particulière que l'on donna à tous ceux qui se distinguaient du reste do la foule. Enfin, à l'époque de l'organisation du n-gime féodal, on distingua deux sortes de barons : les hauts barons ou hauts bel-.'!, qui relevaient directement du roi et formaient, à l'origine, avec les princes du sang, la cour du roi; et les barons ordinaires, qui relevaient de ces grands feudataires.
Vers le commencementdu xi\' siècle, on voit l'expression de « baron » appliquée aux principaux seigneurs du pays. Les rois de France, afin de conserver les grands seigneurs sous leur dépendance, n'érigeaient point de terres en duchés ou on comtés sans ajouter cette clause : . A condition de les tenir en baronnie. • Mais le titre de . baron • étant peu à peu descendu au-dessous des titres do ■ duc • et de
BAROMl'rrRIE — BARON
• cornto., il ne resta en Franco qu'un très petit nombre do hauts barons, puisque lo Grand Coutumicr non reconnaît que trois : les baron» de Bourbon, de Coucy et do Bcaujou. Plus tard, ces trois baronnics furent érigées en duchés et marquisats, et leurs licfs furent réuni» â la couronne.
A la fin du xiv siècle ou au commencement du xv, lo titre de . baron . finit par devenir une simple dénominat'ion nobiliaire, que les rois conférèrent à profusion, et dont les titulaires furent relégués au quatrième rang de la hiérarchie. Toutefois, jusque dans la seconde moitié du xvi"8., aucun noble no put se qualifier do . baron . qu'après avoir fait ériger sa terre en baronnie; mais, au siècle suivant, ce titre ftit accordé par simple lettre. V. BAno.VME.
Cette histoire, moins quelques détails, est i pou près celle des barons anglais et allemands.
En France, la Révolution supprima tous les titres do noblesse. Napoléon les rétablit, par son décret impérial du 1" mars 1808. Les ministres, les .sénateurs, les consciUers d'Etat à vie, les présidents du Corps législatif, les grands dignitaires do la magistrature, et d'autres personnes désignées par le décret, purent institucr.on faveur de leur fils aîné ou puîné, un majorât auquel fut attacha le titre de . baron » . Les titulaires furent tenus de justifier d un revenu de 15.000 francs, dont le tiers serait affccuS à la dotation du titre. Lorsque vint la Resuuration, l'ancienno noblesse reparut, et de nombreux barons surgirent. Louis XVIII et Charles X en créèrent aussi do nouveaux. La révolution de 1848 avait décrété l'abolition des titres de noblesse ; mais, le 25 janvier 1852, un décret du président de la République abrogea cette décision.
Avant la Révolution, les barons avaient pour insigno héraldique une couronne en cercle d'or entortillée do perles.
ce qu'on nomme un lortil en blason. Sous l'Empire, cette couronne fut remplacée par une toque de velours noir, retroussée de contrevair et ornée de trois plumes blanches.
Dans certaines villes, telles que Bourges, Cherbourg, Orléans, etc., tous les bourgeois furent créés simultanément barons. Mais cette qualification n'établissait aucun lien entre eux et la noblesse, et signifiait qu'ils jouissaient de certains privilèges locaux.
Barons (lu dernier des), roman de sir Bulwer-Lytton, paru en 1843. Cet ouvrage, une des plus belles productions de l'auteur, et qui peut être considéré comme une complète réalisation de ses théories sur le roman historique, est une i -inture de l'Angleterre durant la période obscure de la guerre des Deu.x-Roses. Le principal personnage est AVarwick, ce faiseur de rois, qui, après avoir placé Edouard d'York sur le trône, se jeta dans le parti de Lancastre, et finit par succomber à la bataille de Barnet. A proprement parler, le sujet du romancier est la chute de la grando féodalité territoriale, le triomphe de la maison d'York et la naissance politique des classes moyennes. Sir Bulwer n'est pas un continuateur de \Valter"Scott. Sa véritable ambition n'est pas de nous intéresser à un drame imaginaire, se déroulant à travers les événements réels du passé ; il tente de ressusciter les grandes figures historiques, en leur rendant les mobiles qui ont décidé de leurs actes, et, à coté d'eux, il place d'autres figures svmboliques, où il incarne les passions et les idées de l'époque.
Baron (Jean) ou BarONIUS, surnommé Tolosano, graveur français, né à Toulouse vers |616. Il a travaillé à Rome, et a exécuté plusieurs planches en collaboration avec Corn. Bloemaert, dont on croit qu'il fut l'élève. 11 a gravé au burin, entre autres ouvrages : la Peste des Philistins, d'après N. Poussin ; Judith montrant la télé d'Holoplierne, d'après le Dominiquin ; la Vierge en prière, d'après le Guide : le Martyre de saint André et le Martyre de saint £';ienne, d'après Nie. del Abbate ; plusieurs portraits do cardinaux et une suite de soixante-sept portraits d'architectes, de peintres, de sculpteurs et do graveurs italiens. Baron (Michel Boyron, dit), célèbre comédien etauteur dramatique, né et mort à Paris (1653-1729). Orphelin à douze ans, il resta sous la tutelle d'un de ses parents, qui, pour se débarrasser d'un pupille dont U avait dissipé les capitaux, lo plaça dans la troupe do petits comédiens du dauphin. Molière ayant entendu parler avec éloge de son talent naissant, et après en avoir jugé par lui-même, obtint du roi l'ordre de le faire entrer dans la troupe qu'il avait formée et qui occupait le théâtre du Palais - Royal. Il y parut en 1670, quitta le" Palais- Royal pendant quelque temps, par suite do dissentiments avec la femme do Molière, et, y étant rentré, y resta jusqu'à la mort de son illustre pro- H..:on-
tecteur. Il passa alors au
théâtre de l'hôtel de Bourgogne, et c'est là qu'il interpréta tous les grands premiers rôles des tragédies de Racine. Celui-ci avait une telle confiance dans l'intelligence et les inspirations de Baron, qu'il lui disait, après avoir donné les instructions les plus détaillées aux autres acteurs : « Pour vous, monsieur Baron, je vous livre à vousmême; votre cœur vous en apprendra plus que mes leçons, u
Baron possédait un visage noble ; sa taille était élevée, sa voix .sonore et harmonieuse. II joignait à ces avantagea
BARON — BAROUSI
une rare intelligence, la distinction la plus parfaite, et louait avec la niôrae supériorité la comédie et la tragédie ; il fit connaitro la perfection de l'art. Ce grand artiste, qui avait été proclamé l'honneur et la merveille du Theatre- Français, se retira en 1691, dans tout leclat de son talent, et ne reparut qu'en 1720. Il était alors âgé de soixante-sept ans, et il joua encore une dizaine d'années avec succès. On doit à Baron un certain nombre de comédies, dont les meilleures sont : les Enlèvements, en un acte et en prose (Comédie-Française, 16&5} ; l'Homme à bonnes fortunes, on cinq actes et en prose {Comédie-Française, 1686); la Coquette et la Fausse Prude, en cinq actes et en vers {Come- 5ie-Franf aise, 1GS7) ; le Débauché, en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 16S9). Il a, de plus, traduit en vers et fait représenter ÏAndrienne, et les Adelphes de Térence.
Baron (Hyacinthe-Théodore), médecin, né à Paris en 1686, mort en 1758. II devint doyen de la Faculté, fit imprimer le Codex, et créa la bibliothèque de la Faculté. — Son fils, Hyacinthe-Théodore, né à Paris en 1707, mort en 1787, fut également doyen de la Faculté, et publia divers travaux, dont le plus estimé a pour titre : Formules des médicaments à l'usage des hôfiitaua- de l'armée (Paris, 1758). Théodore, frère du précédent, né à Paris en 1715, mort en 1768, succéda à Rouelle au Jardin du roi comme chimiste. Il découvrit la nature du borax et prépara le borate d'ammoniaque. Ses recherches ont été insérées dans les Mémoires de l'Académie des sciences.
Baron (Bernard), graveur français, né à Paris vers 1700, élève de Nie. Tardieu, alla se fixer :à Londres, et y mourut en 1762.11 a laissé un œuvre assez nombreux de gravures d'après Van Byck, Watteau, Titien, Holbem.Teniers, Kneller, Allan Ràmsay et Hogarth.
Baron (Charles-Antoine-Henri), peintre français, né à Besançon on 1816, mort à Genève en 1885, était élève de Jean Gigoux. Il s'est fait une certaine réputation comme peintre de genre. Ses œuvres les plus remarquées furent : Andréa del Sarto peiqnant la Madonna del Sacco ; le Pupitre de Palestrina, ot une Soirée d'été (ï&il) ; un Enfant vendu par les pirates, et le Printenips en Toscane (1S48), et une spirituelle composition : l'Entrée d'un cabaret vénitien oii les maîtres peintres allaient fêler leur patron saint Luc (1859).
Baron (Vincent-Alfred), artiste dramatique et sculpteur français, né à Meximieux (Ain) en 1820, mort à Paris en 1892. Il étudia d'abord la sculpture, puis entra au Conservatoire, débuta à l'Odéon, et joua avec succès le drame à l'Ambigu, à la Galté et à la Porte-Saint-Martin. — Comme sculpteur, on lui doit les bustes fort appréciés de Frédéric Soulié et do Debureau, ainsi qu'un grand nombre de médaillons. — Sa sœur, Delphine Baron, née à Lyon en 1826, morte à Paris en 1895, obtint de grands succès sur les principales scènes dramatiques de Paris. Elle épousa Marc Fournier, directeur de la Porte-Saint-Martin.
Baron (Julia), actrice, née à Paris vers 1836. Elle a joué notamment à la Porte-Saint-Martin (1865), aux Bouffes-Parisiens {1806-1868) et au Palais-Royal (1868-1874). Cette actrice, à la verve brillante et à l'opulente beauté, a r-'noncé au théâtre en 1874.
Baron {Louis BoucHENBZ, dit), acteur français, né à Aicnron en 183S. D'abord commis de mairasin, il débul \ en isr>7,sousIe nom do Cléophas, au théâtre do iaTour- (lAuvorune, puis il ]ntia on i-ruvinoe jusqnoii 1S66. EngaL,'o alors aux Van.-Li-s, il prit le nuui de Baron, et devint un des premiers comiques do ce théâtre, par son talent plein d'originalité, et fut surtout applaudi dans la Grande Duchesse, la Vie parisienne, le<i Brigands, etc. En 1871, il prit la direction du théâtre de laToùr-d'Auvergne, et revint, en 1872, aux Variétés, où il est resté attaché jusqu'en 1897. Il y a créé un grand nombre de pièces; entre autres, la Petite Marquise, les Trente millions de Gladiator, les Charbonniers, la Cigale, Mam'zelle Nitouche, le Fiacre //7, Décoré, M. Beizy, Ma Cousine, etc. En 1886, i! avait été l'associé do Bertrand aux Variétés. Le talent do ce comédien est plein do naturel et de rondeur. Par la mobilité do sa physionomie, par la simplicité do ses gestes, par la bizarrerie de sa prononciation, il produit sur lo public un effet de gaieté irrésistible.
Baroni (Leonora), cantatrice italienne célèbre, née à Mantoue vers lOiO, était fille d'une chanteuse fameuse, connue sous le nom de Adriana. Elle avait une voix d'une rare étendue, juste, sonore, harmonieuse, qu'elle conduisait à merveille, souvent en s'acconipagnant elle-même sur lo théorbe. Ses admirateurs lui prodiguaient tant de vers et do madrigaux, que l'un d'eux, nommé Vincenzo Costazuli, put former un recueil de tous ceux qui lui avaient été adressés en italien, en français, en espagnol, en latin, même en grec, et publia ce volume à Rome, en 1639, sous ce titre : Applausi poetici aile glorie délia signora Leonora Baroni. Engagée en 1645 par Mazarin pour venir chanter à Paris les opéras de Cavalli, Serse et Ercole amante, la Baroni y obtint un grand succès, et se vit attacher à la musique particulière du roi. Pourtant, au bout do quelques années, elle retourna dans sa patrie.
BARONIFIER (do baron, et du lat. facere. faire. — Prend deux i de suite aux deux l^'ners. pi. de l'imparf. de l'ind. et du prés, du suljj. : Nous baroni fîio7is. Qup vous baronifiie.z) v. a. Faire l>aron on faire passer pour baron.
BarONIUS on Baronio Côsar), cardinal, historien, surnommé le Pcrr tirs mimilr.s nclésiastiques, né en l.'SiïS, à Sora, dans lo ruvatime di- Naplos, mort en 1G07. Il succéda à saint Philippe de Néri comme supérieur do la congrégation do l'Oratoire (1593), et devint confesseur du papo Clément VIII, protonotairo apostolique, cardinal (1596) et bibliothécaire du Vatican. On a de lui un ouvrage extrêmement important : les Annales ecclésiastiques (Home, 1588-1607), qui vont jus(]u'en 1198, et qui furent écrites pour servir de réfutation aux Centuries <\o'^\i\'j,(\qbourg, rnmpoM-ov y.nr dos pr'.toM:,,,-- T;o„vrni>o do Paronius, r|iiM, .,,,.. .■,,iir,.|i;iri li--. -■:■!■, 'i;!- .Mvi,,irr d .\o Chronoln; ■. ';. i;, ,! ,1,. ,1 ,;.,,. |,| ,, ,,,. , ■■,■,' .-H, r( \-<-~.\0
La moi!l,i,i,- . aiu...!, .|ui .miiK-iit bs coiiiiiuiatir.ns, les criiiques de Pagi, etc., est. celle do Lucques (1738-1787).
BARONNAGE (ro-n«/) n. m. Qualité de baron ; corps des barons : Le haut haronnage, en France, était Jaloux de la pui^isuncr de son ru!. (Volt.) [Peu usité.j
BARONNE n. f. Femme qui possédait une baronnie ; femme d'un baron : Madame la daronne.
BARONNEAU [ro-no) n. m. Fam. Petit baron, jeune baron.
BARONNESSE {ro-nèss) n. f. Se disait autrefois pour BARON ni:.
BARONNET (ro-në — rad. baron) n. m. Titre héréditaire des membres d'un ordre de chevalerie, en Angleterre.
— Adjectiv. Les chevaliers baronnets forment une classe de nobles entre les barons et les simples chevaliers. (A. Jal.)
Il Quelques-uns, adoptant abusivement l'orthographe anglaise, écrivent ce mot par un seul n : baronet.
— Encycl. L'ordre des baronnets fut créé en 1611 par lo roi d'Angleterre Jacques I", surtout dans le but de battre monnaie. Deux cents charges de baronnets furent mises eu vente. L'engagement pris de ne pas excéder ce nombre ne fut pas observé plus tard. La dignité de baronnet, héréditaire de père en fils, prend place après la pairie. La couronne s'est interdit la faculté de créer aucun ordre héréditaire entre les deux.
On distingue les baronnets d'Angleterre, 'dont la création est antérieure à l'époque où l'Ecosse fut réunie à l'Angleterre, les baronnets de la Grande-Bretagne créés après cette réunion, entre 1707 et 1801, les baronnets du Rovaume-Uni (Angleterre, Ecosse et Irlande), créés depuis 1801, date de la triple réunion, les baronnets de la Nouvelle-Ecosse constituant une branche inférieure du baronnetage, fondée en 1625 par Charles I" et donnant droit à une concession de terres dans l'Amérique du Nord.
En créant les baronnets, Jacques I" avait attaché à chaque titre une concession territoriale dans l'Uister, province irlandaise alors révoltée contre l'Angleterre. Chaque baronnet contribuait à la garnison de l'Irlande, par l'entretien de trois soldats. Aujourd'hui, leur dignité est honorifique ; ils placent le mot sir devant leur prénom, et après leur nom de famille ils mettent bart, abréviation de » baronnet »: leurs femmes ont le droit d'être appelées ladies.
BARONNETAGE (ro-ne-taf) n. m. Corps des nobles d'Angleterre qui portent le titre de « baronnet ». Il Registre où leurs noms sont inscrits.
BARONNETTE(?'o-Ȏ;') n. f. Fam. Petite baronne; jeune baron.
fill.