‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 719 sur 828 · BARRAL — BARRE · texte numérisé non relu

BARRAL — BARRE

nui conticDt cette mesure. Les barraux sont de forme cylindrique ordinairem. de bronze, mais les inventaires en signalent d'argent et de vermeil, ii Le dimin. est barbâquin.

BarRAL, comm. d'Algérie (prov. de Constantine, arr. de BOneJ; 1.361 hab. Céréales; tiuile d'olive.

BarRAL (l'abbé Pierre), littérateur, ué à Grenoble vers 1702, mort à Paris en 1772. On distingue parnai ses ouvrages, empreints de partialité janséniste : le Btctionnaire historique, littéraire et critique des hommes célèbres (1758), qu'on a nommé le « Martvrologe du jansénisme ^>■, le dictionnaire des antiquités romaines {lieG),tr&àmt et a-hrégé du Grand Dictionnaire de Pitiscus; Seingniana (1756); etc.

BaRRAL (PiorreJ, ingénieur, né à Seyssins (Isère) en 1742, mort eu 1S26. Il fut employé en Corse comme ingénieur militaire, de 1769 à 1788, et devint commandant du corps dos ingénieurs des ponts et chaussées do l'armée d'Italie. Il a donné plusieurs ouvrages, entre autres : Mémoire sur l'histoire naturelle de Vile de Corse (1783).

BarrAL (Louis-Mathias, comte de), archevêque français, né à Grenoble en 1746, mort à Paris en 1816. Il fut d'abord agent général du clergé en 1785, émigra en 1791, se rallia à Bonaparte après le 18 Brumaire et en fut récompensé par l'archevêché de Tours et le titre de « sénateur ». Apres avoir joué un rôle actif dans les négociations de Napoléon avec le saint-siège, il se démit de son archevêché de Tours, au retour des Bourbons.

BarRAL (Jean-Augustin), chimiste et agronome français, né à Metz en 1819, mort à Fontenay-sous-Bois en 1884. Ingénieur des tabacs, il parvint à isoler la nicotine. En 1845, il fut nommé répétiteur de chimie à l'Ecole polytechnique. De 1849 à 1866, il dirigea le Journal d'agriculture pratique, puis fonda, en 18G6, le Journal de l'agriculture. Elu memnre de la Société centrale d'agriculture en 1865, il en devint secrétaire perpétuel en 1871. En deliors de ses travaux sur la fabrication du beurre, la composition des eaux pluviales, l'emploi des engrais, et de ses études techniques dans la presse scientinaue et agricole, il a publié plusieurs ouvrages : Manuel au drainage des terres arables (1854); l'Agriculture du nord de la France (1867-1870); Avenir des grandes exploitations agj'icoles sur les côtes du Venezuela (1880); Jiapports sur les iii-igations dans les départements de Vaucluse et des Bouches-du-Iihône (1877-1878). F. Arago l'avait choisi comme éditeur de ses Œuvres complètes, qui ont été publiées de 1854 à 1869.

Barral (Léon), explorateur français, fils du précédent, né à Paris en 1848, assassiné à Moyssa en 1886. Il fut chargé de missions ayant pour but l'étudo des débouchés à ouvrir aux produits français. En 1885, il partit avec une caravane pour Ankober, où le gouvernement français l'avait chargé d'aller porter des présents au roi Ménélik II. Arrivé à moitié chemin de cette ville, il fut massacré par des cavaliers Danâkil.

BARRALDÉIE n. f.

Genre de rliizophoracées à fleurs hermaphrodites, renfermant des arbres ou arbustes des régions tropicales de l'Afrique, de l'Asie et de 1 Océanie, et dont on cultive plusieurs espèces dans nos serres. Les feuilles des barraldeia coi~ymbosa et integerrima sont astringentes et utilisées dans le traitement des angines et des stomatites.

Barran, comm. du Gers, arrond. et à 1 1 kilom. d'Auch, sur le Rhône, affluent de la Baïse; 1.239 hab. {Burran- Jiais, aises.) Foires.

6ARRANGA n. f. ou BARRANGO n. m. Nom que l'on donne, au Mexique, à de grands ravins d'érosion.

Barrande (Joachim), géologue français, né à Saugues (Haute-Loirei en 1797, mort en fsss. Il s'est adonné, d une façon toute particulière, à l'étude de la géologie. Outre de nombreux mémoires sur la faune de Bohême, on lui doit les ouvrages suivants : Système silurien du centime de la Bohême (^1852-1867); Représentation des colonies de Bohême dans le oassin silurien du nord-ouest de la i^rance (1853); Colonie dans le bassin silurien de la Bohême (1860); Documents anciens et nouveaux sur la faune primordiale et le système laconique en Amérique {\Z&\).

BARRANDÉOCRINIDÉS (de Barrande, géol. et du gr. krinon, lis) n. m. pi. Famille d'échinodermes crinoïdes fossiles, dont le genre barrandéocrînus est le seul type.

— Un BARRANDÉOCRINIDÉ.

— Encycl. Les barrandéucrinidés ont les bras à deux rangées de plaques, recourbés en arrière, à côté dorsal contigu au calice, soudés latéralement (silurien supérieur du Gùthiaud).

BARRANDITE (de Barrande, n. prop.) n. f. Phosphate hydraté d'alumine et de fer que de Lapparent considère comme une variété aluminifèro do strongite.

BareiANQUILLA, ville et port de l'Amérique du Sud (république de Colombie), près de l'embouchure du fleuve côtier Magdalena; 17.000 hab. Ce port, fondé en 1872, est l'entrepôt de tout le commerce d'importation et d'exportation de la Colombie pour l'Europe, et la station des batoaux à vapeur sur la Magdalena.

BarranquitaS, bourg des Antilles espagnoles (Porto-

Rico); 5.700 hab.

Barraques (Les), hameau du Pas-de-Calais, arrond. do Boulogne, écart de la commune de Sangatte ; 1.117 hab.

BARRAQUIN [km — dimin. de barral) n. m. Ane. mesure de vin, plus petite c^ue le barral. Le barraquin est aussi un vastî de cuisine Iréquemment signalé dans les inventaires -à la suite dos chaudrons. Us étaient faits de cuivre battu. Ce terme était en usage aux xiv* et xv' siècles.

BARRAS ou BARAS {rass — du gasc. barrage) n. m.

Barraldéie a, fleur, i. fruit

Barras-

Comm. Suc résineux qui découle des incisions qu on fait sur les pins maritimes, et qu'on laisse sécher pendant 1 ete.

— Bot. Espèce de pin dit pin de geneve.

— Encycl. Comm. Le barras fournit la partie la plus grossière de larésineetestpresçiue complètement dépourvu de térébenthine lorsqu'on le laisse trop longtemps au contact de l'air. On obvie à cet inconvénient en opérant plusieurs récoltes do barras pendant l'année, au heu d une seule. Dans ce cas, on lui donne le nom de galipot, et sa valeur marchande est bien plus considérable. Lorsque le barras est bien blanc, sec et pur, on l'appelle galipot en larmes; c'est la meilleure qualité ; il sort alors pour la fabrication des vernis.

Barras (Féraud de), en 1248, grand commandeur des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Il combattit dans ritalie méridionale avec Charles d'Anjou. On le trouve mentionné dans les publications de Delaville LeRoulx, sur les chevaliers do Saint-Jean de Jérusalem.

Barras de La Penne (Jean- Antoine), officier de marine, né à Arles à la fin du xvii' siècle, mort à Marseille en 1750. Il se distingua au bombardement de Gênes, et devint commandant du port de Marseille et inspecteur des constructions navales. Il a beaucoup écrit sur la marine des anciens, la forme des trirèmes, etc.

Barras (Paul-François-Jean-Nicolas, vicomte de), homme politique français, né en 1755 à Fox-Amphoux (Var), mort à Chaillot en 1829, fut d'abord officier d infanterie et fit, en cette qualité, la campagne des Indes (1755- I77,s). Ayant dû quitter l'armée etaprès avoir perdu son patrimoine dans la dissipation, il chercha à profiter de la Révolution pour jouer un rôle politique, et fut élu à la Convention par le Var. Envoyé presque aussitôt en mission à 1 armée qui assiégeait Toulon, il y entra en relation avec Bonaparte. De retour à Paris, il fut assez mal reçu par Robespierre, dont il se vengea au 9 thermidor en allant l'arrêter à l'Hôtel deViile; après avoir été un des chefs de la réaction thermidorienne, il écrasa avec l'aide de Bonaparte les insurgés de prairial. Elu membre du Directoire, il joua un rôle bruyant, affecta do vivre en grand seigneur, afficha un luxe royal, et reçut dans ses salons du Luxembourg toute la « jeunesse dorée ». Mais il hâta lui-même la fin de sa carrière politique en désignant au choix du Directoire son ancien collaborateur de Toulon et de Paris comme commandant do l'armée d'Italie. Après le 18 brumaire, il fut en effet laissé de côté par le Premier Consul, qui l'exila même à quarante heures de Paris. Il vécut dès lors dans la retraite, ne fut pas inquiété par la Restauration, malgré son passé de régicide, et mourut en 1829.

Barras (Mémoires de). Pendant les dernières années de sa retraite forcée, Barras avait rédigé et laissé à Rousseiin de Saint-Albin, longtemps admis dans son intimité, de nombreuses notes pour rédiger ses Mémoires. Saint- Albin a assez fidèlement exécuté ses volontés et traduit ses pensées pour qu'on puisse considérer comme émanant de lui les « Mémoires " qui ont été signés de son nom et publiés en quatre volumes par Georges Duruy (1895-96). Ils ont été dictés moins par une pensée de justification personnelle que par le désir de dénigrer la mémoire de Napoléon ; mais l'éditeur y a joint des notes rectificatives, et ils contiennent une foule de détails piquants sur le monde du Directoire, sur la jeunesse de Bonaparte et sur la vie de sa première femme.

BARRASQUITE {ba-rass-kit'—d\i rad. barras) n. f. Sorte de binette formée d'une lame acérée et recourbée, fixée à un manche de 1°',50, et à l'aide de laquelle on détache le barras des inoisions faites au pin maritime.

Barrât (Maurice), explorateur et ingénieur français, né à Toulouse en 1868, mort en mer en 1895". Sorti des Ecoles polytechnique et des mines, il accomplit au Congo français une exploration et parcourut sur la rive gauche du fleuve Ogôoué des pays encore à peine connus ( 1 893-1894) .Couronné par l'Académie des sciences pour les recherches effectuées pendant ce Barrasvoyage, Barrât alla ensuite étudier sur place un quite. projet de chemin de fer à la Réunion, les mines d'or au Sénégal ; il mourut en mer en se rendant à Madagascar pour y organiser le service des mines. Le principal travail publié par Barrât est intitulé : Sur la géologie du Conf/o/'ra»{.'ai5(Paris, 1895. Extr. des « Annales des mines ")• BarrAU (Théodore-Henri), écrivain pédagogique et moraliste, né à Toulouse en 1794, mort en 1865. Parmi ses ouvrages, dont plusieurs ont obtenu des prix de l'Institut, nous citerons : De l'éducation morale de ta Jeunesse (1840); Direction morale pour les instituteurs {iS5^) ; Du rôle de ta famille dans l'éducation (1857) ; Législation de l'instruction publique (1851) ; De l'éducation dans la famille et au collège (1852); la Patrie, description et histoire de la France(l&59). Barrau (Théophile), sculpteur français, né à Carcassonne en 1848. Elève de l'Ecole des beaux-arts de Paris, où il travailla dans l'atelier de Jouffroy et Falguière, cet artiste a pris part aux Salons depuis 1874. Son œuvre la Poésie française (1880) lui valut une 2" médaille, et son groupe Maiho et Salammbô (1892) obtint une 1" médaille. La sculpture de Barrau se distingue par l'énergie et l'ampleur voulue de la forme.

BARRAULT [ba-rô] n. m. Ane. mesure de capacité, qui contenait environ 36 pintes ou 18 litres.

Barrault (rd) [Emile], orateur et publiciste, né à l'île de France en 1799, mort à Paris en 1869. Il fut professeur au collège de Sorèze, de 1825 à 1829, puis vint à Paris, où il fit rep^résenter (^1829) au Théâtre-Français une pièce en vers, la Crainte de l'opinion. La même année, il se rallia à l'école saint-sinionienne, dont il devint l'un des chefs. Il fit dos prédications à la salle Taitbout et collabora au Globe

et au Propaqateur. Do 1833 à 1836, il voyagea en Orient comme clierd'uue mission AïiQdes Compcujnonsde la fumme, destinée à propager la foi saint-simoniorine, et il fit partie , do la mission scientifique qui étudia le percement de ■' l'isthme de Suez. Après 184S, il partit pour l'Algérie comme colon et, en 1S50, représenta la province d'Oran à l'Assemblée législative. On a de lui : Du passé et de l'avenir des beaux-arts (1830) ; l'Année de la mère (1833); Occident et Orient {liM) ; Histoire de la r/iierre de Mrhémet-Ali en Syrie (1836); Eugène, roman (i-:' /'' ' / <nni>'-es de la (juerre rf'OWeni(1840);desIettrcs 1 im i • ,s-is49); i'diAsur

le chemin de fer du nord ih I , . ..<]■. Etudes sur les chemins de fer russes (\»:.j ' ' ' . . / ism). — Son frère Alexandre, né à Fortwillcrs on ISis, mort à Paris en 1865, fut ingénieur. Il s'occupa principalement de la construction de chemins de fer. Il a publié un traite du fer et de la fonte, en collaboration avec Flachat et Pétiet (1842) ; le Palais de l'Industrie et ses annexes, en collaboration avec Bridel (1857) ; Etudes sur le canal de Suez et le chemin de fer de Bassorah (1855 et 1856) ; etc.

Barraux, comm. de l'Isère, arrond. et à 36 kilom. de Grenoble; 1.158 hab. — A 2 kilom. E. de Barraux, sur l'Isère, se trouve le fort Barraux, construit par Emmanuel de Savoie en 1596 et pris aussitôt par Lesdiguières.

BARRE (du bas lat. barra, qui a passé dans le provenç., l'ital. et l'espagn., et probablem. aussi du celt. kymri bar, branche, qui se retrouve en angl.) n. f. Tige, pièce de bois, de métal, etc., un peu longue et étroite : Rompre les membres à coups de barre, il Argent, Or en barre. Lingot allongé d'argent, d'or, n Fig. C'est de l'or en barre. C'est une valeur absolument siire, ou bien encore. C'est une personne d'une honnêteté, d'une loyauté absolue. iiC'cs/ une barre de fer, C'est une personne que rien ne peut faire plier, céder.

— Par ext. Bande colorée -.Les eaux de l'Océan décrivaient à l'horizon une barre lumineuse. (Ste-Beuve.) il Barrière :

Le Bourguignon d'ailleurs sépare no3 provinces. Et servirait pour nous de barre à ces deux princes.

CORNEU.LE.

— Anat. Vice de conformation qui résulte, chez la femme, d'un prolongement excessif de la symphyse du pubis : J.n UARRE peut apporter de grands obs'tacles ii l'accouchemml.

— Blas. Pièce honorable de première .lasse lomic'c, d'une large bande allant de l'c

tre du chef à l'angle dextre de la pointe.

— Calligr.

Trait vertical ou oblique, qui est ordinaire-

Epéepos*

d'attelage.

le pr mier exercice

de calligraphie : Ecolier qui fait des barres, ii Trait avec la plume ou le crayon : Mettre une barre sur un mot.

— Ch. de fer. Barre d'attelage, Tige tiletée à son extrémité et sur laquelle vient se visser l'écrou d'une autre tringle reliée à un second wagon, n Barre de relevage, Barre de fer attachée au levier^de changement de marche, et au levier de l'arbre de relevage. Il Barre d'excentrique, Barre de fer qui commande l'excentrique dans une locomotive.

— Dr. Enceinte à l'intérieur de laquelle siègent les magistrats d'un tribunal ; elle est fermée par une barre qui sert d'appui aux avocats au moment de leurs plaidoiries, ii Par ext.. Lieu de comparution : La commune de Paris, le club des jacobins avaient aussi leur barre, ii En général. Lieu où se fait une enquête, une instruction, un© adjudication, ii Mander quelqu'un à sa barre. L'appeler pour répondre à une accusation : Louis XVJ fut mandé à la BARRE de la Convention, ii Nom donné autrefois à certaines juridictions subalternes d'ordre civil ou ecclésiastique. On cite, dans certains pays, des barres ducales. Parmi les barres ecclésiastiques, on peut mentionner celles de plusieurs chapitres cathédraux, connaissant de tout ce qui avait rapport à la justice et à la voirie dans l'église, le cloître et le parvis, il Les barres étaient aussi les raisons que l'une et l'autre des parties faisaient valoir à la barre à l'appui de leurs prétentions. (D'où les mots barroyeb,

BARROYEMENT OU BARROIKMENT.)

— Escr. Fleuret dont le bout a été cassé, et auquel on a fait mettre un boutou.

— Fauconn. Chacune des raies noires qu'on remarque sur la queue de l'épervier.

— Géol. Amas de matériaux qui se produit en mer, parallèlement à la côte, et qui résulte de la chute des alluvioiis d'un fleuve au point où réside l'équilibre entre le courant d'eau douce et la force de la mer. V. la partie encycl.

— Nom donné à des petits lits d'argiles schisteuses disposés dans les couches de houille, de manière à les diviser en plusieurs assises. (On les appelle aussi des nerfs i

— Barres calcaires. Nom donné, dans les Basses-Alpes, aux grandes murailles de calcaire à phylloceras Loi^ji, polyolcum et ptychoicum (kimméridgien supérieurj.

Page 1