‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 726 sur 828 · BART — BARTHELEMY · texte numérisé non relu

BART — BARTHELEMY

1692 avec sept frégates, il força lo blocus de la flotte acWo-hoUandaiso dans la rade de Dunkerque, brûla une centaino do navires marchands, fit une desconto sur les côtes d'Angleterre, près de Newcastle, détruisit deux cents maisons, et revint à Dunkerque, chargé de prises. Quelque temps après, il V ramenait toute une flotte commerciale capturée dans la" Manche. C'est alors que l'héroïque marin fut invité à la cour do Versailles. En 1693, il prit part aux opérations navales de Tourville, détruisit avec un seul bâtiment, le Glorieux, à la bataille de Lagos, six vaisseaux de guerre ennemis. Il rendit à la patrie un service plus grand encore en amenant à Dunkerque cent navires chargés de blo dont l'arrivée sauva la France de la famine. Louis XIV récompensa Jean Bart en lui accordant des lettres de noblesse {1694}. En 1696, avec sept frégates, il traversa encore une fois la flotte anglo-hollandaise qui bloquait Dunkerque, tint tète à trois escadres à la fois, et infligea une perte d'une vingtaine do millions aux Hollandais. Il fut alors nommé chef d'escadre. C'est en surveillant de nouveaux armements qu'il contracta la pleurésie qui devait l'emporter, à l'âge Jean Bart

de cinquante -deux ans.

Jean Bart était un homme de taille moyenne, à la forte carrure ; ses allures étaient plébéiennes et rudes. Mais il faut considérer comme des fables toutes les anecdotes relatives à sa brutalité, au manque de savoir-vivre qu'il aurait afl"ecté dans les salons do Versailles, et qui lui aurait valu de la part des courtisans lo sobriquet de l'Ours. Ce qui n'est pas contestable, c'est sa promptitude, son énergie d'action, son habileté manœuvrière et l'étendue de ses connaissances nautiques.

Marié deux fois, Jean Bart eut treize enfants, dont six seulement lui survécurent. Le plus célèbre fut l'aîné, François-CoRNiL Bart, celui-là même que son père, le voyant pâlir dans le feu d'un combat naval, fit attacher au grand mât du navire jusqu'à la fin de l'action, et qui mourut vice-amiral à t'àgo de soixante-dix-huit ans. Il eut lui-même deux fils, dont l'un, Gaspard-François Bart, mourut en 1782 chef de brigade ; l'autre, Philippe- François Bart, dernier descendant mâle, en ligne directe, de Jean Bart, chef d'escadre, mourut en 1784.

Jean Bart eut encore un neveu : Pikrre-Jean Bart, né en 1712, qui servit dans la marine et eut les deux jambes emportées par un boulet, en 1759. Le dernier rejeton des Bart est mort lieutenant de vaisseau en 1843, à l'ile Bourbon.

— BiBLiOGR. : Vanderest, Histoire de Jean Bart (1841).

Bart (Jean), statue en bronze, œuvre de David d'Angers, érigée par souscription publique et Inaugurée à Dunkerque en 1845. Ce bronze, de grandes proportions, est d'une allure superbe. Il rend d'une façon remarquable l'audace et la puissance ([uévoquent dans l'esprit les hauts faits de l'intrépidô marin.

Bartas (Guillaume DE Sallcste, seigneur du), poète français, né en 1544 au bourg de Monfort, près d'Auch. Sa jeunesse fut studieuse et grave. Huguenot, il prit part aux dernières guerres civiles, puis servitson parti comme diplomate en diverses missions que lui confia le futur Henri IV. II mourut en 1590 ou 1591. Ses poèmes principaux sont : Judith (1573) ; la Seynaine (157S|.

dans laquelle il célèbre l'œuvre des sept jours ; la Seconde Semaine, qu'il n'acheva pas et qui devait être une histoire complète de

l'hu

lité.

Du Bartas se distingue des autres poètes du xvi"" s.

par le caractère religieux et moral de son inspiration.

Pour tout ce qui appartient à la forme extérieure, il est r>u lîuitas.

un disciple do Ronsard. Ce

disciple, trop souvent, compromet son maître par manque d'art et de tact : il no sait ni se borner ni se régler; il confond la^implicitô ivec la bassesse, lo sublime avec l'enfluro, l:i •^viu.-i' um-c l'alTétorie. Sa gloire n'en fut pas moins îi' I j[i II I lit I ! !■■ luntcmporams, au point même d'ini|ii i i' -lie. Elle s'explique, d'ailleurs, par

maire. C est le goût, non le géme, qui lui a manqué. Sa trivialité et son emphase, son érudition lourde, les bizarreries de sa langue et les témérités parfois grotesques de son stylo, no doivent point nous faire méconnaître, chez lui, l'amplitude de la forme, la vigueur du souffle, 1 "éclat do l'imagination, lo sentiment do la grandeur.

T> A BTT, ■ «>n* « n / bartavelle.

BARTAVELLE ( provonç .

Imrt'trefa) u. f. Kspèco do perdrix rouge vivant sur les hauts sommets et dans les forêts de pins.

Bartenstein, ville de Prusse fprovince de la Prusse orientale [cercle do Friedland]); 6.440 hab. Fonderies et forges.

Bartenstein (Jean-Christophe de), jurisconsulte et diplomate alloiiiand, né en Ifiso à Strasbourg, mort à Vienne en 17C7. Socrétuiro dEiat do rempereur de 1727 à 1753, il dirigea les négociations qui aboutiront à la rcconnais-

Mii" Bartet.

sance de la.praf/malique sanction de Charles VI, et celles qui assurèrent des alliés à Marie-Thérèse dans les guerres de la succession d'Autriche. Chargé de l'éducation de Joseph II, il écrivit : le Droit de la nation et des gens (1790).

BARTÉRIE [de Barter, n. prop.) n. f. Genre-de passiflorées, renfermant de petits arbres ou arbrisseaux de l'Afrique tropicale occidentale, à feuilles alternes, oblongues, coriaces, formant un feuillage très serré, après des rameaux vigoureux et arrondis.

Bartet (Jeanne-Julia Regnault, dite M"*), actrice française, née à Paris en 1854. Elève du Conservatoire, elle entra en 1872 au théâtre du Vaudeville, où elle cré^ avec un grand succès des rôles dans les Bourgeois de Pûntarcy,Dora, leClub, etc.

Engagée à la Comédie- Française en 1879, elle créa lo rôle de M'"' Henderson dans Daniel Rochat (1880) et fut, cette année même, nommée sociétaire. Depuis lors elle a tenu avec éclat l'emploi des jeunes premières dans la tragédie et la comédie. M"* Bartet apporte dans l'interprétation de ses rôles une élégance souveraine, une grâce exquise, une diction incomparable, et un tour de mélancolie tendre, de passion chaste, qui donne un cliarme extrême à tout ce quelle dit. Cette actrice, qui, d'après les critiques les plus autorisées, est la perfection même, a obtenu ses plus brillants succès dans le nouveau répertoire. Parmi les reprises ou les créations dans lesquelles elle a excellé, nous citerons : Bmj Blas. I/tliigênie, Jean Bandry, On ne badine pas avec l'amour, la Nuit d'octobre, le lioi s'amuse, Bernani, les Jiantzau, VEtranqêre, Denise, Frandllon, la Souris, Pêpa, Thermidor, Grisclidis, Chamillac, Par le glaire, Anligone, la Paix du ménage, la Loi de l'homme, Tristan de Léonois, etc.

Bartfa ou Bartfeld, ville de l'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Saros]), sur la Topla ; 5.100 Hab. Sources ferrugineuses acidulées renommées ; bains les plus fréquentés de la Hongrie; papeteries et forges.

Barth, ville et port de Prusse (prov. de Poméranie [cercle de Franzburg]}, sur la lagune de Binnen-See, dans la Baltique; 5.500 hab. Pêcheries, forges; commerce de graines et lainages.

Barth (Henri), voyageur et géographe allemand, né à Hambourg en 1821, mort à Berlin en 1865. Ses premières explorations lui firent parcourir les régences de Tunis et de Tripoli et la province de Marmarique, puis l'Egypte jusqu'à la seconde cataracte du Nil, l Arabie Pétrée et la Palestine, les îles et les côtes de Syrie, enfin toutes les anciennes provinces grecques de l'Asie Mineure, dont il restitua les noms originaux. En 1 849, il publia à Berlin sa première relation de voyages : Wanderungen durck das Pùnische ujid Kxjrenaische Kûstenland. L'année suivante, il commença le grand voyage qu'il exécuta dans l'Afrique septentrionale, entre 1850 et 1854, et dont il publia la relation sous le titre de Voyages et découvertes aans le nord et le centre de l'Afrique [Gotha., 1857-1859). A l'origine, Barth et Overweg ne furent que le seconds de Richardson; mais la mort de ses compagnons laissa Barth seul exécuter une tâche des plus remarquables. Son exploration des pays du Sahara et du Soudan, de Tripoli au lac Tchad et au Baguirmi, puis à Tombouctou, est encore de nos jours citée comme un modèle, et Barth est considéré comme le plus méritant et le plus utile des explorateurs qui ont cherché à pénétrer dans les profondeurs inconnues de l'Afrique. Rentré en Allemagne, Barth a rédigé la relation de son immortel voyage publié entre 1862 et 1866, une collection de vocabulaires des tribus de l'Afrique centrale, et exécuté plusieurs excursions en Grèce, en Turquie et en Asie Mineure.

— BiBLiOGB. : Koner, Hemrich Barth (« Zeitschr. der Gesellsch. fur Krdkunde in Berlin », 18G6).

Barth (Auguste), indianiste" français, né à Strasbourg en 1835. Il commença à faire paraître ses premières études dans la « Revue critique", fut collaborateur du « Journal asiatique », et, en 1879, publia un remarquable travail sur les Religions de i'/nrfedans 1'" Encyclopédie des sciences religieuses ». Cet ouvrage, qui parut bientôt à part (1880), a été traduit en anglais. En 1885, ce savant publia une partie des inscriptions sanscrites du Cambodge (1882) ; il a fait tous les ans, dans la <■ Revue de l'histoire des religions » (1885-1893-1894), le bulletin des Religions de VInde, l'un des travaux les plus importants de l'indianisme en France. Elu, en 1893, membre de l'Académie des inscriptions, il a laissé, outre les travaux précédents : l'Inscription sanscrite de Hang-Chey {\ZZZ)\ l'Inâe : bouddhisme, jaïnisme, kmdou\sme{\9>^\)\ Hermann Jacobi, Uber das ait er des Ri g \edn (1891), etc.

Barthe (Paul DE La). V. Thermes [de).

Barthe (Nicolas-Thomas), poèto et auteur dramatique, 11. .1 \Li[ s. lile en 1734, mort à Paris en 1785. Il débuta par (Hit IqiiLs pièces de poésie, dont la plus appréciée fut son ISpitre a 'Jhomas sur le génie, considéré par rapport aux beaux-arts Puis il aborda le théâtre, et fit successivement jouer- l'Amateur {IIGA); les Fausses Infidélités (1168), pièce qui eut un vif succès; la Mère jalouse {1112); l'Homme personnel ou l'Egoïste (1 778). Toutes ces pièces sont écrites avec vorve et esprit; la versification en est facile et élégante; mais, à l'exception des Fausses Infidélités, ses comédiesmanquentd'actionetd'intrigue. Ses Œuvres choisies ont été publiées à Paris (1811).

Barthe (Félix), magistrat et homme d'Etat, né à Narbonne en 1795, mort on 1863. Avocat à Paris, il plaida pour les sergents de La Rochelle, s'affilia aux carbonari, signa en 1830 la protestation des journalistes, et fut nommé procureur général près la cour de Paris, après la révolution de Juillet. Elu député de Paris, il devint ministre de l'instrticiion publique (déc. 1830), garde dos sceaux f mars 1S31), premier président de la cour des comptes et pair de France .'avr. lS3i), et de nouveau ministre de la justice dans le cabiiift Mule. Devenu, depuis 1831, aussi autoritaire qu'il

avait été jadis libéral, il fut révoqué, en 1848, de ses fonctions à la cour des comptes, réintégré l'année suivante, et appelé au Sénat en 1852. Barthe, qui avait été nommé par décret, en 1855, membre de l'Académie des sciences murales, a laissé quelques écrits.

BaRTHE-DE-NESTE (La), ch.-I. decant. des Hauies- Pvrénées, arrond. et à 25 kilom. de Bagnères-de-Bigorif ; 679 hab. — Le cant. a 21 coinm. et 8.086 hab-

BARTBÉE n. f. Genre de mélastomacées-oxysporé-s renfermant une espèce de Hong-Kong, qui est un arbusiiramcux, glabre ou pubescent.

BARTHÉLEMTTE (rad. Barthélémy, n. de lieu)n. f. Sulfate double de sodium et de fer résultant de l'altération de la pyrite.

BARTHÉLEMITES Mu nom de Dom Barthélemi) n. m. pi. Mcmtins il uwc r,,nLjr.-gation de moines basiliens d'Arménie, r<'tn::ns ;i (icin-scn 1307. Cette congrégation a été supprimée en 1050 par Innocent X. il Clercs séculiers de la congrégation fondée par Dom Barthélemi Holzhauser en 1640, chargée par différents évêqucs de l'éducation de leur clergé et disparue en 1795. Un barthélemite.

Barthélémy ou Bartholomé (saint — c.-à-d., en

héijrcu, (ils de Tholomée ou fils qui arrête les eaux) l'un des douze apôtres. On croit qu'il naquit à Cana en Galilée, et qu'il est le même que le disciple Nathanael, D'après Eusèbe, H serait allé prêcher l'évangile en Arabie, en Perse, en Ethiopie, et jusqu'aux Indes. La tradition veut encore qu'après avoir, à son retour, accompli la même mission en Phrygie, en Lycaonie et en Arménie, il ait été, dans cette dernière contrée, à Albanopolis, écorché vif et ensuite crucifié la tête en bas. Cet apôtre n'a laissé aucun écrit, et l'Evangile donné sous son nom a été déclaré apocryphe par le pape Gélase. Une église de Rome est placée sous son invocation. Sa fête se célèbre le 24 août.

Barthélémy (représentations diverses de saint). Un diptyque grec du viii* ou du ix" siècle, publié par Paciaudi [Antiquitates christianœ), représente saint Barthélémy à mi-corps, tenant à la main une espèce de couteau, instrument de son supplice. On connaît la célèbre statue placée dans la cathédrale de Milan, au pied de laquelle lo sculpteur n'a pas craint d'écrire : u Ce ne fut point Praxitèle, mais Marcus Agrate qui me sculpta. >> Hibera s'est plu à traiter le même sujet, qui flattait son goût réaliste. On a souvent représenté saint Barthélémy écorché et portant sa peau au bout d'un-bâton. Michel- Ange a figuré ainsi le saint, dans son Jugement dernier. D'autres artistes n'ont pas fait preuve de moins de rca~ lisme, en peignant les horribles détails du martyre de saint Bartiiélemy. Nous pouvons rappeler encore une peinture de l'école florentine du xiV siècle et une figure en pied de l'école ombrienne du xv= siècle, au musée du Louvre ; un tableau de Cimabue, aux Offices, à Florence; une figure en buste, attribuée à J.-B. Franck, au musée de Dresde; une estampe de Lucas de Leyde; une gravure do Coelemans, d'après Séb. Bourdon, et une autre de Collaert, d'après J. Stradano; une statue de Thorwaldson, gravée par P. Folo.

Barthélémy fM.vssAcnE de la Saint-), v. Saint-

BarthélEMY DES Martyrs, dominicain portugais, né a Lisbonne en 1514, mort en 1590. Il devint, en isr^l, précepteur de l'infant don Luis, puis archevêque de Braj^a en 1559. Appelé à siéger au concile de Trente, il se prononça pour la réforme du clergé. On a de lui plusieurs ouvrages, dont un : Stimulus pastorum, a été traduit en français par G. de Melo, sous le titre de : le Devoir des pasteurs (Paris, 1699).

Barthélémy (l'abbé Jean-Jacques), erudit, littérateur et antiquaire, auteur du Voyage du jeune Anacharsis, né à Cassis (Bouches-du-Rhône) en 1716, mort en 1795. II fit ses études au collège des oratoriens de Marseille, et sa théologie chez les jésuites, puis étudia un peu superficiellement, au sortir des classes, l'hébreu, l'arabe, le chaldéen, les médailles, les mathématiques, l'astronomie. Ayant renoncé à entrer dans les ordres, tout en gardant le titre d'abbé, qui se donnait alors à de simples tonsurés, il se rendit à Paris et se lia avec Gros de Bozo, gardien du cabinet des médailles, qui l'associa à ses travaux et le fit entrer à l'Académie des inscriptions (1747). En 1753, Barthélémy succéda à son maître, et sa plus chère préoccupation fut, dès lors, d'enrichir le cabinet confié à ses soins. Aussi accepta-t-il avec empressement l'ofiTre que lui fit de Choiseul (alors Siainville), ambassadeur à Rome, de l'emmener en Italie et de faciliter ses recherches. Il fit, dans la Péninsule, des excursions d'antiquaire et d'érudit, dont il nous a laissé quelques détails dans ses Lettres au comte de Caylus. A son retour, il s'attacha complètement aux Choiseul, et il fut l'abbé en titre de leur maison. En ces longues et heureuses années de sa vie, Barthélémy composa un grand nombre de mémoires sur divers points de l'archéologie et des langues anciennes. Il a surtout rendu de grands et réels services à la science des médailles. Resté complètement étranger au mouvement philosophique de son siècle, il était de l'école de Fontenelle, au moins sous le rapport de l'indifférence, et il ne se rangea ni dans le camp de ceux qui attaquaient les institutions du passé, ni parmi ceux qui les défendaient. Il no s'occupa que d'élaboror sonVoyage du jeune Anacharsis, qui parut en i789. On était à la veille de la Révolution. L apparition d'un livre de minutieuse et sincère étude sur la vie antique ne fut point sans étrangeté, dans un temps si violemment tourmenté de questions autrement vivantes. Malgré les préoccupations publiques, la sensation fut immense et le succès universel. Les lettrés, les gens du monde, les femmes surtout, accueillirent avec enthousiasme cette peinture éléganio de la Grèce. Ce fut le dernier grand succès littéraire du xvui^ siècle. V. An.

L'abbé Barthélémy.

Quoloucs mois après la ]iulilication do son ouvraeo, Barlliolomy fut appolo ù rAcadomio française (aoftt 1789) ; mais, bieuiut, sa vio studieuse et trantjuillo fui troublée par lis I \c iHiii.iiis rovolutionuairos. Dcnoncô par un onipl"\i ,til...lh 1 1,,., il fut arri^té on 1703 et cnfornié aux

Mailil'ii ih , iiiais il fut, lo lendemain, rais en liberté, ot

s'ôteiKiiit ili.v liua lu.ii-i plus i:ii-d, :\ liige de quatre-vingts ans. Dans une scan.o .!,■ I., c.MivrnMuii, le vieux Dusaulx, le traducteur do Juv.'iKil n Mu h, non de la prise de la Bastille, prononr.-a se I.i^.- a hi miiune.

Outre le Vuimi/e du j,:imc Aimcliarsis, Barthélémy a donné de nombreux mèmoiros, dont voici les principaux : lit' flexions sur l'alphabet et sur la langue dont on se servait autrefois ,) rnlimirr (n:-,\]; Litre sur les mr,l,i,llrs lr„u-

IIAUTUELEMÏ

liARTIIOLOMÉ

la

'.Il de

unumcnts, elaune par décret du IS octobre 1792 ; Fragment d'un traité de la seiciice des mihlailles ; Mémoire sur le cabinet des médailles, pierres gravées et antiques; Voijnge de labbé Barlhélcmij en /liilie, publié par Sorioys (1801).

Barthélémy (abbé Louis), littérateur français, né à Grenoble en nr.n, mort en 1815. Il se fit connaître en 178.^ par sa Grammaire des dames, qui eut un très grand succès. Parmi ses autres ouvrages, nous citerons : la Cantatrice grammairienne ou l'Art d'apprendre l'orthographe par lemoi/en de chansons, etc. (Lyon, 1787); Tableau de l'histoire de France (nsi); Mémoires secrets de M" de Tencin, Mr. (Grenoble, noo); Tableau de la cour de Home (1791); l'Amt des peuples et des rois; etc. (1809).

Barthélémy I Kran.-ois, rii:in| iiis de), homme politique frani.ais, i,r a .Anliami.' lîun. Ii.-s-,|,, uhône) en 1750, mort à l*aris en ls;iit. i-nda ton ]<-iiin- dans les bureaux des alfairos otran-eies . et se trouvait chargé d'affaires on Angleterre quand éclata la Révolution française. Ministre plénipotentiaire en Suisse, il dirigea les négociations qui amenèrent la paix avec la Prusse et l'Espagne. Mis en lumière par ce succès, il devint membre du Directoire, mais siégea dans la minorité modérée qui fut déportée au 18 fructidor. Rentré en France au 18 brumaire, il fut nommé vice-président du Sénat et comte de l'Empire, ce qui no l'empri-ha pas de voter la déchéance de Napoléon en 1814. Sous la Restauration, il reçut le titre de « ministre d'Etat • et de « pair do Franco », et chercha à se distinguer par son zèle moiiarohiste.

Barthélémy (Auguste Marseille), poète français, né à Marseille en 1796, mort en 1867. Après quelques es'sais de journalisme en province, il vint tenter la fortune littéraire à Pans, vers 1825, et c'est alors qu'il s'associa son compatriote Méry , qu'il appelait son « hémistiche vivant ■ . hos Sidiennes, inspirées aux deux poètes par le séjour à Pans de Sidi-Mahmoud, furent leur première œuvre poétique ; puis parurent successivement : la Villébade, contre le ministre ViUèle ; les Grecs, épître au Grand Turc ; les Jésuites, épitre au président Séguier ; Home à Paris ; laPeyronnénle, satire contre le ministre Peyronnet; Une soirée chez M. de Peyronnet ; la Censure ou le Congrès des ministres, autant de coups de fronde décoches contre le système gou\ernemeutal Quand vint le ministère Maitlgnac de nuaULO libiralc ils quittèrent 1 t 11 t de la satire pouraïust il iiisvoixauton pluseleve i I 1 jpee IKécriMient Aa I I I n Egypte gi and poèmo - ' ' -banis une i s m il

Auguste BartliL-lcmy.

leur, s, , , ,

la lut ntiii Irui u ,„ Baitlulim^MuUilall r jlliir lui nu me au duc do Rei h stadt pnsjnnier do la mai son d Autriclie, à 'Vienne. La chancellerie autrichienne lui fit si mauvais accueil qu'à son retour il écrivit le petit poème intitulé le Fils de l'homme, qui fut saisi, condamné, et valut à l'auteur trois mois de prison. Au Fils de l'homme succéda Waterloo, très beau chant épique do quelques pages (1829). Quelques mois plus tard, la révolution de Juillet éclatait. Méry, de retour à Paris, se mit à l'œuvre avec Barthélémy, et ils chantèrent la victoire dans un poème intitulé l'Insurrection. Mais, après ce premier moment d'enthousiasme, Barthélémy passa à l'opposition et fonda sa fameuse .\émésis, journal hebdomadaire dans lequel il flétrit iiéri.,.li.|iiemeiit en vers, en collaboration avec Mérv. tous l i, i.^ lu i, ux m '.,,i-vernement. La .\ém,-sis eut un ni :," ,

Jamais tant do verve, d'ironie ■ i ;i .i

n'avait frappé de traits plus ii.rn-, imu, ,-, ,i\ um ,i.,ivriii des comptes à l'opinion publiqu.'. Quaud le journal satirique cessa de paraître, le désappointement l'ut aussi intense que l'avait été le succès, et le bruif courut que Barthélémy s'était laissé acheter par la cour. Le fait est qu il cessa toute opposition et ne se livra plus qu'à de purs travaux littéraires : les Douze journées de la D'évolution (1831-1835) ;C£'n«rfe(i838).Dansrlntervalle,pourrépondre aux accusations dont il était l'objet, il avait publié : Ma Justification, qui fut froidement accueillie par les républicains. La traduction de Ci'ndi'rfe.queLouis-Pbilippeaurait dit-on, payée 200.000 francs, est une u-uvre des plus remarquables, et dépasse de l.ea u|. . .Ilo .|iii a valu à Iiolilk.

toute sa réputation. Di'|iui^, l;,,rilHlrni\ ne lunduisu ou,. dos poèmes d'une valmr lu.u mroii.'uire ■ lu Hmtill'lie (1839); la Syphilis, tradiu tuui ,u voi^ du poème de Fiacastor(1844) ; 1,1 Xnuiellc Aémésis [\»n], qui, (pioiiiue versiliee aussi habilement que la première, lut loin d obtenir le même siiceès ; l,i \ npeiir (1845), etc.

Barthélémy (Math.-Barthélcmy Thouin, dit), vaudevilliste français, né à Paris en 1804, a fait jouer le vau- (1832), puis, en collaboration, Nous citerons principalement : les I«;s); le Conseil de revision (1832!; ;-' . 's Pages du tsar (1837); Cnn- : ' //:^spiialitéd'unegriselle(\Sil); '(■( is:.3 , etc., dont quelques-imcs

deville l'Audience du environ trente pièc Cuisiniers diplomul la Sonnette de rmii tatrice et marquis.

te l>oi,la Dame ni,' ont joui d'une certa Barthélémy

atoie-Je

in-Baptistc-Antoine de),

B,irthélemy-Sainl-Hllaire.

archéologue français, né ù Reims on 1821, nommé membre de l'Académio dos inscriptions et belles-lottros en 1887. La partie la plus importante do son œuvre consiste on travaux do numismatique. Citons son Nouveau manuel complet de numismatique ancienne (1890), et iVoiu'cau nianiiei complet de numismatique du moyen âge et moderne (nouv. éd., 1890) ; d'autre part, le Cartulaire de la commandcrie de Samt-Amand (1883), ot ses Etudes héraldiques ImM).— Son frère EpotjAiiD, né à Angers en 1830, mort à Paris en 1888, à publié do nombreux travaux historiques.

Barthélémy (Joan-Simon). V. Bebthélemy.

BarthéleMY-SAINT-HILAIRE (Jules), philosophe et boriiiuo |,olin.|ue, né ,-i mort à Paris (1805-1895). Son pèro

' ""' li II" ' i' vé par M"' Saint-Hilairo, qui pas-

I Il li'buta dans la politique sous la

'■ ' ' ii.orant au Globe, puis, après 1830,

Il \ ' " ii'i ' ' ' ''"/lOHne/etàdiversautrcsjournaux.

.Mais, nourri .iaiis l'iMiido du grec ot du sanscrit par liurnouf, dans celle do la philosophi '"'- ^

par Victor C se consacra exclusivement, vers 1833, à des travaux de haute érudition : il commença cette magistrale traduction d'Aristoto qui devait être l'œuvre do toute sa vio. La Politique, parue en 1837, lui valut, rannéo suivante, lachair.- do philosopliio grecque ot Ijiinoau Coiiooe de France,

I Aou.loiiiio ,[,-s sciences morales. Banlièlemv-Saint-Hilaire rentra dans la vie publique en 1848 comme chef du secrétariat du gouvernement provisoire et fut élu représentant do Seine-et-OiseàlaConstituante, puis à la I-égislative. Lors de la discussion de la loi de 1850 sur l'enseignement, il se montra le défenseur éloquent de l'Université. Après le coup d'Etat du 2 décembre, il donna sa démission de professeur et vécut dans une retraite studieuse jusqu'en 1869. Cette annéedà, le département de Seine-et-Oise le nomma député au Corps législatif, où il vota constamment contre I Empire. Mais c est à partir de 1871 nue son rôle politique fut le plus important. Elu à l'Assemblée nationale, il lit partie de la commission chargée d'assister le gouvernement dans les négociations de lapai.x. C'est à lui qu'échut la douloureuse mission de faire connaître à l'Assemblée, en 1871, les dures conditions imposées par les Allemands. Ami deThiers, qui le choisit pour chef de cabinet, il ne cessa de soutenir la République modérée. Après le 24 mai, il siégea au centre gauche, et combattit toutes les mesures du gouvernement de « l'ordre moral ». Nommé sénateur inamovible en 1875, Barthélemy- Saint-Hilaire devint, en 1880, vice-président de la haute assemblée, puis il entra, comme ministre des affaires étrangères, dans le cabinet Jules Ferry, où il se signala [lar sa politique pacifique, notamment en refusant de prendre paru pour la Grèce contre la Porte.

Comme écrivain, Barthélemy-Saint-Hilaire a publié une remarquable traduction des œuvres d'Aristote, dont plusieurs traités n'avaient jamais été traduits en français, et les ouvrages suivants : De l'Ecole d'Alexandrie {IS3S); Des redas (1854); Du bouddhisme (1855); Lettres sur l'Egypte (1856); le Bouddha et sa religion (1859); Mahomet et le Coran (1865) ; De la métaphysique (1879) ; l'/nde anglaise{liil). BARTHÉSIE (dn n. de Barthez, médcc. franc.) n. f. Bot. S\u. de BAUULE, section du genre myrsine.

BARTHET(Armand), littérateur français, né àBosançon Oh is.'o, mort à Ivrj- en 1874. Il donna en 1849, au Théâtre- Français, une comédie en vers : le Moineau de Lesbie. On lui doit en outre un opéra-comique en un acte. Chapelle et Bachaumont (1858); un volume de Nouvelles (1852); un recueil de poésies, la Fleur *i panier (1853); une traduction •icsOdes gaillardes d'Morace {Pans, 1S62); ifontauciel (nao). Barthez (l'aul-Joseph), célèbre médecin, né à Montpellier en 1734, mort à Paris en 1806. Il fit ses études médicales à Montpellier, oii il fut reçu docteur à vingt ans. \enu à Paris en 1754 et présenté par Falconet aux célébrités littéraires de l'époque, il se lia intimement avec d'Alembert. Successivement médecin ordinaire des armées, rédacteur au Journal des savants pour la partie médicale, collaborateur à l'Encyclopédie, il obtint, en 1760, au concours, une chaire à l'université de Montpellier, et devint cliaiicclier de cette université Cl, 1785. Il avait exercé ' I I " 'i' ' II" o r (( ■ - I. ;..;i, 1 :- 1 IX ., nu orand succès. ' II' ' ■ I \ 1 ■ I,, . lices, à celle des

I ', 1 1"'' ' '■■••■■ I ' I i '■ ^ ,1 I,. - . i. .o royale do médo- '■ ■! ■' ''I ('l'C'.ii'i 'les .'o :oi-' ^ ,io l'Europe. A l'ouvert iirc des étals gému-aux, il publia un écrit intitulé : LiOi-e discours sur ta prérogative que doit avoir ta noblesse dans la constitution et les états généraux de la France, pour établir qu'il importait au maintien de la monarchie que la noblesse eût le droit de délibérer séparément dans les états généraux. Quand on substitua les écoles de santé aux anciennes facultés de médecine (frimaire an III), Barthez ne fut point compris sur la liste des professeurs de Montpellier. Chaptal l'y rappela sous le Consulat. En 1802, Barthez fut, ayecCorvisart, nommé médecin du gouvernement. Les pla-

ll.nlli.

al do

,1a fin de

opine Im.'I

du vitalisme analytique de van Helmont, de Bordeu, de Bichat. Aux vies propres attribuées à chacun des organes p.ar van Helmont, conservées et gouvernées par autant iVarchées, avaient succédé les sensibilités propres de liordeu. Bordeu, qui avait une grande admiration pour van Helmont, avait mis de côté les archées ; mais il avait gardé les vies propres. au.\quellos il avait donné le nom de sensibilités. Ces sensibilités des divers organes formaient, par leurs concours et leur harmonie, la sensibilité générale ou la vie commune, c'est-à-dire ce que nous appelons toui simplement la rie. Barthez s'efforça d'établir que les forces ou propriétés vitales particulières ne sont pas des éléments, des fadeurs Je la vie commune, mais des expressions diverses, des modes, des effets d'un principe unique

Bartholdi.

auquel il donna le nom ie principe vital. Ce principe vital serait, selon Barthez, distinctde» forces pliysico-chimiquo» ot do l'âme pensante, — Avec une mémoire prodigieuHO, uno vaste érudition, uno grande puissance de méditation et do raisonnement, Barthez n'avait ni le talent, ni le goût dc« expériences ; aussi n'a-t-il créé (pi'un système caduc, sans agrandir le domaine de la biologie positive.

Barthez a laissé, outre les Nouveaux éléments delaseienee de l'homme (1778), son plus important ouvrage, les travaux suivants : Nova dnctrina de funclionibus naturx humanx (1771); Nouvelle mécanique des mouvements de l'homme et des animaux (1798), ouvrage qui est considéré comme un chof-d œuvre; Discours sur le génie d'Hippocrate (I801j ; Traité des maladies goutteuses I mm) ; Traité du beauilgm), ouvraj,'e posthume; Consultations de médecine (lilo],oavratîo posthume.

BARTHÉZIANISHE Inissm- — lie Bartliez, méd. traar,.) n. m. philos, méd. Viialisme barthézicn.

BARTHÉ2IEN, ENNE (zi-in, en") a-lj. Qui se rapporte à Hartliez : Idées HAnTUÉziENNES. Doctrine babtu^iennb.

Ecole BARTHÉZIENNE.

— Vitalisme barthézicn. Doctrine médicale de Barthez et de 1 école do Montpellier : Le vitalisme babthezies est une sorte d'unitarisme physiologique ; il se distingue franchement du vitalisme analytique de Bordeu et de Bichat. (F. l'illon.; V. Barthez.

BartholoI ( Frédéric-Auguste ), sculpteur français, ne àColmar en 1834, élève d'Ary Scheffer. Talent robuste, mais un peu gros, Bartholdi se définissait déjà dans la statue colossale de Ilapp, exposée en 1855. Au cours de sa longue et brillante carrière, l'artiste s'est essaye dans des genres divers, non sans succès : Colniar , sa villo natale, possède de bons spécimens, avec le Bruat , le Monument de .Martin Scbôn, lo Jeune vigneron alsacien, etc.

L'allégoi-ie semble lui avoir moins réussi ; sauf, pourtant, l'allégorie patriotique. Celleci va bien à son talent vigoureux, populaire et un peu sans nuances. En ce genre, \eLion de Belfort est do beaucoup sa meilleure œuvre, dans l'ordre décoratif et colossal; l'énorme et célèbre Liberté éclairant le monde, do New- York (1886), lui est inférieure. La dernière œuvre importante de Bartholdi, qui lui a valu la médaille d'honneur en 1895, est un groupe en marbre de son meilleur ciseau : la Suisse accueillant l'Alsace en /^(?. Ce groupe décore ime grande place de Bâie. Le personnage de r.\lsace v est vraiment émouvant. On lui doit encore les statues"de Rouget de Liste, do Vercingétorix, de La Fayette, de Vauban, etc.

Barthoon (Gaspard), érudit danois, né à Malmoë, en Scanie, en 1585, mort en 1630. Il professa la médecine à Padoue, à Wittemberg et à Copenhague, oà il fut nommé recteur de l'université, en 1618. Il composa quarante-neuf ouvrages. Les principaux sont : Paradoxa niedica (1610); .Analomicx Institutiones (1611); Manuductio ad veram psijcologiam (1619) ; De Pygmmis (1028); Systema physiciim (1628), etc. — Son fils aîné, Bartole (Barthélémy on BERTHEL),né en 1614.morten 1690, fut antiquaire du roi Frédéric III. On ne connaît do cet érudit que sa Bibliotheca selecta (1669). — Thomas, frère de Bartole, né à Copenhague en 1616, mort en 1680, est lo membre le plus célèbre de cette famille. Il fut successivement nommé professeur d'anatomie à Copenhague (1648), bibliothécaire de l'université (1671), et conseiller d'Etat (1675). On a de ce savant plus de soixante-dix ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Ana/omm (1640); Z)e/Mceani'»m/i«m(1647); Historiarum anatomicarum et medicarum ccn<iiri'a?( 1654-60) ; Demedicina Danorum domestica (1666); De morbis bibticis (1672); Acta medica et philosophica Hafniensia{\6'i, 1679), ouvrage périodique rempli de faits curieux. — Erasme, frère do Bartole et de Thomas, né à Roskild en 1625, mort en 1694, enseigna la géométrie et la médecine à Copenhague. Ses principaux ouvrages sont : De cometis annorum ll>6i et ICHô; De naturx mirabilibiis qursliones (IG'H). — Gaspard, lils de Thomas, né en 1655, mort en 1738, professa la médecine à Copenhague et fut médecin du roi. Son meilleur ouvrage est : Spécimen historix anatomics', etc. (1701). — Thomas, frère de Gaspard, mort en 1690, devint archiviste du roi de Danemark. Son ouvrage le plus important est : Antiquitates danicx (1089).

Bartholin (glan nale. V. ce mot.

BARTHOUNE (do Bartholinus, botan. danois du XVII' s.) n. f. Genre d'orchidacées-ophrydées, comprenant ime seule espèce, qui croit au cap de Bonne-Espérance.

Bartholo, personnage du Barbier de Séville, de Beaumarchais. Le D' Bartholo, tuteur de Rosine, veut l'épouser. Figaro la lui enlèvera pour la donner au comte Almavjva. Mais, en attendant, le terrible homme se montre d'une jalousie féroce à l'endroit de sa future femme. Un petit doigt de Rosine taché d'encre, une feuille de papier qui manijue, une plume neuve le matin qui ne l'est plus le soir, tout lui est sujet pour accuser la jeune fille d entretenir uno correspondance secrète, tout lui est prétexte à faire des scènes. Il joue un rôle important dans le Barbier de Séville, devient secondaire dans le Mariage de Figaro, et il a disparu dans la Mère coupable. Bartholo, personnage très poussé et parfaitement réussi, est devenu proverbial, et son nom a en quelque sorte passé dans la langue pour désigner un jaloux grotesque.

BartholOMÉ iPaul-Albcrt'i. peintre et sculpteur, né à Thiverval iSeine-ct-Oise) en 1848. Elève deGéronie, U exposa au Salon, de 1879 à 1886, des tableaux de genre ; entre autres : le Bepas des vieillards à l'asile (1880) et la itécréation (1885). .4près une absence de six ans, il reparut au Salon du Champ-de-Mars en 1891, mais, cette fois, comme sculpteur ; il exposa avec des bustes des œuvres très remarquées : Groupe de deux figures (1892) ; le Secret ; Jeune Fille pleurant ( 1898) : Jeune Fille priant 1 1 8941, et enfin, en 1893., son projet d'un Monument aux morts Cotte œuvre

de), syn. do glande i

vagi-

BARTHOLOMITE

BARTSIE

admirable est une des plus émouvantes inspirations de la ' tcuTture française. 4 ville de Paris a acheté le .^o™ment aux morts, considérablement agrandi, et la fait éliRer au Père-Lachaiso, dans l'avenue centrale qui conduit à la chapelle, en 1899.

BARTHOLOMITE n. f. Sulfate naturel do fer, rouge. Il Espèce minérale voisine du botryogène.

BARTHOn (Jean-Louis), homme politique, né en 1868 •i OIoron-Sainte-Marie. Il étudia le droit à Paris, devmt secrétaire de la conférence des avocats et docteur en droit puis alla se fixer, comme avocat, à Pau. Elu députe à Olo'ron en 1889, il se signala à la Chainbro par son talent d'orateur et de dialecticien, et fut réélu en 1893. Le

10 mai 1391, il reçut le portefeuille des travaux publics, et donna sa démission de ministre le 13 janvier 1895 après l'arrêt du conseil d'Etat en faveur des compagnies de chemins do for, dans la question dos conventions avec 1 h.tat.

11 fut rappelé au pouvoir le 29 avril 1896, comme ministre de l'intérieur, dans le cabinet Méline.

BartiN ou Bartan , ville do la Turquie d'Asie (Anatoliel ch -1. do cant. do la prov. de Kastamouni, sur le fleuve c6tier du même nom (le Parthenius des Latins), prés de son embouchure dans la mer Noire ; 8.700 hab.

Bartle-FRÈRE (sir Henry Edward), administrateur anelais né à Londres en 1815, mort en 1884, entra à la Compagnie des Indes en 1833 et rendit, lors de la rébellion de 1857, de tels services qu'il fut nommé successivement gouverneur général X Calcutta et à Bombay. Secrétaire d'Etat à Londres en 1866, il fut envoyé, en 1872, auprès du sultan de Zanzibar pour faire abolir la traite des esclaves dans l'Afrique orientale. De 1S77 à 1880, il fut gouverneur du Cap et dirigea les opérations contre les Zoiilous.

BARTIiETTBE {barf-leV-l'A n. f. Genre de composées-sénécionidées, renfermant une espèce du Mexique, qui est une petite plante herbacée, annuelle.

BARTLINCIE {bar-lin — do Bartlmfi, botan. allcm.) n. f. Genre de la famille des myrtacées, tribu dos cliamailauciées, comprenant une espèce représentée par des sousarlirisseaux qui croissent en Australie.

BaRTOLE, jurisconsulte italien, né à .Sassoferrato, dans le duché d'Urbino, en 1313 ou 1314, mort à Pérouse en 1357. Dès vingt et un ans, en 1334, il était reçu docteur par la faculté de Bologne.

En 1338, il remplaça quelque temps son maître Rainorius, à Bologne. Il fut ensuite assesseur à Todi, puis à Pise, où il enseigna de 1330 à 1343. Il passa alors à l'université de Pérouse, où il professa le droit civil jusqu'à sa mort. Ses leçons y eurent un grand éclat, et la ville de Pérouse se montra reconnaissante envers lui. En 1355, les habitants de Pérouse, ayant quelques immunités à demander à Charles l'V, le choisirent comme ambassadeur.

L'empereur le combla d'honneurs et le nomma conseHlcr • i • / prive. Bartole était favorable Bartole.

à l'empire, comme tous les

légistes ; mais il considérait l'empereur comme subordonné au pape.

Les œuvres de Bartole comprennent des commentaires (lecture!, repetitiones) sur les textes du droit romain ; des consultations et controverses (consilia, qu^stiones) ; des traités sur des matières de procédure, do droit public, criminel, privé. Il a exposé la marche ordinaire d'un procès dans un ouvrage bizarre où il a supposé un débat juridique entre Satan et la Vierge Marie devant Jésus-Christ.

L'influence de Bartole et de ses ouvrages a été considérable sur la marche de la science du droit. Il a joui pendant longtemps d'une très grande autorité en Italie et dans une partie de l'Europe. Il a été le chef d'une école juridique qui a dominé aux xiv" et xv siècles. Bartole et ses successeurs ont étudié les lois romaines en cherchant aies approprier aux besoins de leur temps. Sans tenir compte do l'autorité traditionnelle des gloses, et sans s'attacher à reconstituer exactement la législation de Justinion, Bartole s'est efforcé de concilier les textes romains avec les institutions féodales et les stat'Us nrunioipaux do l'Italie, afin de tirer de ce rapprochement une sorte do droit commun pouvant servir à guider la pratique. — Biui.ioGR. : de Savigny, Geschichte des r6miscli/!n Bechlsin Mittelalter (1850) ; Ortolan, Histoire de la li'tjislaiion romaine (1884).

BaRTOLI (Taddeo) ouTaddeo DI BartOLO, peintre primitif italien, né en 1363 à Sienne, mort en 1422. C'est un dos grands noms de la période préparatoire de la ■ Renaissance. L'influence de Bartoli renforça le courant ombrien et prépara l'art qui suivit. Peintre do fresques, grand amateur de sujets antiques, qu'il travestissait d'ailleurs, Bartoli a peint ses principaux ouvrages au Palais public do Sienne (1414). D autres ouvrages do lui ou de ses élèves se trouvent dans la chapelle du môme palais, à l'académie de Sienne, à l'église de San-Gemignano, etc. Il ,1 également peint des fresques dans les églises do Pise, Pérouse. Gênes, etc. Un de ses plus anciens ouvrage^cst une Madone arec saints, au Louvre (de 1390).

Bartoli (Daniel), jésuite italien, né à Ferrare en loos, mort à Rome en 1685. Il se livra à la prédication et composa divers ouvrages, dont le plus important est VNistoire de ta compaç/nic de Jésus (1633-1675), remplie de faits curieux puisés aux meilleures sources. Ses autres travaux ont été réunis et publiés à 'Venise en 1707. L'un d'eux, il'onio di Icttcre, a été traduit en français par le P. Livoy. Bartoli (Pietro Santi), peintre et graveur italien, né à Bariola, ou, selon d'autres, à Pérouse, vers 1635, mort en 1700. (On l'a parfois surnommé Perugino.) Elève do P. Le Maire et de Nicolas Poussin, il prit do ce dernier le goût des monuments antiiiues. On ne connaît do lui qu'un tableau original, dans l'église de Porto. Il excellait à copier les maitres, sachant contrefaire jusqu'à l'ancirnnoté des vernis. C'est comme antiquaire (il était « antiquaire n de Christine de Suède; et comme graveur, que

Bartoli a rendu aux savants et aux archéologues du XVI, -siècle de signalés services. Ses recueils de gravures d'anrès l'antique sont considérables et ont inauguré le mouvement que les fouilles d'Herculanura devaient accélérer Signalons surtout : Admiranda Jtomanorum... resttnia ■ - Colonna di M. Aurelio ; - Colonna Trajana; - ot, enfin le Pitture antiche, que Bartoli composa avec son fils et élève Fbancesco Bartoli (mort en 1730). En tout, onze cent vingt-six planches d'après l'antique. C est le Piranesi du xvii' siècle.

Bartoli (Adolphe), écrivain et littérateur italien, né à Fivizzano en 1833, mort en 1894. Il avait dirige 1 eco e supérieure de commerce de Venise et professe 1 histoire de ia littérature à l'institut des hautes études à Florence. Parmi ses ouvrages, on cite : Pierre Giordano (1868) ; tes Etudes en Italie (1868) ; les Précurseurs de Boccace (1878) ; les Deux Premiers Siècles de la littérature italienne (1870- 1S79) ; et son œuvre principale : Histoire de la littérature i/ii/(«ine (1878-1889), le premier exposé critique de la littérature italienne.

BARTOLINE n. f. Bot. Syn. de teidace.

BartolinI (Lorenzo), célèbre sculpteur italien, né en 1777 à Saviniana, près de Prato, en Toscane, mort à Florence en 1850. Il étudia le dessin sous la direction d un peintre français nommé Desmarels, et entra dans un atelier où l'on confectionnait des objets d'art et d'ornement en albâtre. Devenu très habile dans ce genre de travail, il partit pour Paris, n'ayant guère que vingt ans. Apres avoir perfectionné son talent à l'école du sculpteur Lcmot, il prit part aux concours de l'Académie des beaux-arts, et remporta un second prLx de sculpture pour un bas-relief représentant Cléobis et Bilan. Bartolini vit sa réputation grandir rapidement. Denon, directeur général des musées, lui fit confier, entre autres travaux, 1 exécution d'un des bas-reliefs de la colonne Vendôme, et celle d'un buste de Napoléon, pour l'Institut. L'empereur, qui avait pour lui une affection toute particulière, le chargea, en 1808, d'aller fonder une école de sculpture à Carrare. Pendant les Cent-Jours, Bartolini suivit Napoléon à l'ile d'Elbe ; après la bataille de 'Waterloo, il revint à Florence, où il se fixa définitivement et où il exécuta un nombre considérable d'ouvrages. Il a été le continuateur de Canova et a joui d'une renommée européenne. Praticien des plus habiles, il excellait particulièrement à rendre le moelleux, le poli do la chair, et drapait ses figures avec grâce. Son mérite, toutefois, a été beaucoup exagéré par ses compatriotes. Parmi les nombreux ouvrages que Florence conserve de Bartolini, on remarque la Charité, groupe en marbre; une copie de la Vénus de Médicis, la statue de Machiavel, etc. Bartolini a exécuté une foule de bustes; entre autres, ceux de Denon, de M»" Regnaud de Saint-Jeand'Angely, de M°" de Staël, de lord Byron, de la marquise Guiccioli, de Mettcrnich, de Thiers, de Casimir Delavigne, de Crescentini, de Méhul, de Liszt, de Cherubini, de Pie IX, etc. L'Ecole des beaux-arts renferme le portrait d'Ingres, modelé par Bartolini.

BARTOLOMEO(Fra) ou BaRTOLOMMEO, célèbre peintre italien (connu encore sous les noms de Bartolomeo del Fattorino, Baccio délia Porta, Fra Bartolomeo di San-Marco, et plus particulièrement, en Italie, sous celui de il Frate), né à Savignano, à 10 milles do Florence, en 14G9, mort dans le couvent do Saint-Marc, à Florence, en 1517. Son aïeul faisait le métier de facteurcommissionnaire, d'où le nom de Fattorino que reçut son père ot qui lui a été donné quelquefois à lui-môme. Il entra à l'école de Cosimo Roselli, habile peintre florentin, et perfectionna le talent qu'il acquit sous la direction do ce maître par l'étude des antiques, et surtout par celle des cliefs-d œuvre de Léonard de Vinci. A cette époque, il se lia intimement avec son condisciple Mariette Albertinelli, et exécuta avec lui, par la suite, un grand nombre de peintures. Devenu maître à son tour, il établit son atelier près de la porte de San-Pier-Gattolini, d'où lui vint le surnom de DELLA Porta. Les prédications de Savonarole produisirent sur lui une impression des plus vives, et un jour, à la suite d'un sermon sur les mauvais livres et les peintures licencieuses, il alla chercher ses études, faites d'après le nu et les livra aux flammes sur la place de Florence. Son exem pie fut imité par Lorenzo di Credi.'par Botticelli, et par plusieurs autres peintres au\ <iuels on donna le surnom iro nique de pleureurs. Plus tar J lorsque Savonarole, poursuu i par ses ennemis, se refu^i i dans le couvent de San-Mar Bartolomeo l'y suivit. A 1 a^L do trente et un ans, il re\L tit l'habit des frères prêcheurs : à partir de cette époque, on lui donna le nom de Fra Bartolomeo, ou simplem.

do Fraie (moine). Il passa quatre ans entiers sans s'occuper de peinture et ne reprit les pinceaux qu'à la sollicitation de ses supérieurs et de ses amis. Il était rentré depuis peu de temps dans la carrière artistique, lorsque Rapliaél, qui n'était encore qu'un jeune homme (1504), arriva à Florence. Les deux artistes se lièrent d'une étroite amitié : ils travaillèrent ensemble et se perfectionnèrent mutuellement. Le Frate exécuta un très grand nombre de peintures, soit à l'huile, soit à fresque, pour les couvents de son ordre. En 1512, il se rendit à Rome, désireux de revoir son ami Raphaël, qui était alors dans tout l'éclat de sa renommée : les" peintures de ce dernier au Vatican et les premières fresques de la chapelle Sixtine exécutées par Micliel-Ango produisirent une telle impression sur lui, qu'il conçut une défiance profonde do son propre talent. Néanmoins, il reprit ses pinceaux. Pour répondre au.x envieux qui lui avaient reproché d'être incapable de peindre des hgurcs de grandes proportions, il exécuta un .S'ainïJl/arc colossal. Fra Bartolomeo est un des plus brillants génies qu'ait produits l'école italienne : expressif et gracieux, imposant à l'occasion, savant enfin, il fut un des maîtres les plus justement réputés dans son art. Parmi ses nombreuses peintures que possède Florence, nous signalerons : Job, Tsdie, le Père éternel, la Vierfje et l'Enfanl Jésus, la Présentation et la Xalinilé (deux petits tableaux

Fra Bartolomeo

réunis en forme de diptyque, avec l'Annonciation, peinte en grisaille sur le revers), la Vieri/e avec l'Enfanl, assise sur un trône et miourée de saints, œuvre capitale que l'artiste ne put achever avant do mourir ; une Descente de croix, un Christ en croix entouré de saints, une Madone, un Jugement dernier, magnifique fresque commencée par le Fraie, achevée par Albertinelli, etc. Les ouvrages les plus remarquables de Fra Bartolomeo, dans les autres villes de l'Italie et à l'étranger, sont : à Prato, dans l'église, une Madone ; à Pistoia, dans le couvent des dominicains, une Cène ; à Rome, la Présentation au temple, etc. ; au Louvre, la Salutation angélique et le Mariage mystique de sainte Catherine de Sienne; à Besançon, une Madone entourée de saints, dans la cathédrale ; etc.

BaRTOLOZZI (Francesco), l'un des plus célèbres graveurs du xviii" siècle, naquit à Florence en 1728. Elève de Joseph Wagner, habile graveur de Venise, il ne tarda pas à le surpasser. De Venise, il alla à Milan, où il travailla pendant quelque temps ; puis il passa en Angleterre, en 1764, se fixa dans le voisinage de Londres, et exécuta un nombre considérable de planches à l'eau-forte, au burin et au pointillé. La pureté de son dessin, la finesse de son exécution, firent rechercher ses œuvres. En 1806, à làge de soixante -seize ans, il se rendit en Portugal, sur l'invitation du roi, y travailla avec le même succès, et mourut à Lisbonne lô 1" avril 1813, directeur de l'académie. Son œuvre gravé se compose d'environ sept cents pièces très variées, empruntées aux maîtres d'Italie, de France et d'Angleterre.

BartoN (Elisabeth), plus connue sous lo nom delà Nonne ou de la Sainte de Kent, visionnaire anglaise, née dans le comté de Kent vers 1500, morte à Tyburn en 1534. Elle était servante dans la paroisse d'Abdington. Atteinte d'hystérie et sujette à des convulsions, elle se crut inspirée de Dieu, et, à l'instigation d'un prêtre, Masters, elle se mit à déclamer contre les iniquités du temps, à annoncer do grands malheurs si l'on abandonnait la religion catholique. Non seulement des gens du peuple, mais do grands personnages, comme le chancelier Morus et l'évoque Fischer, croyaient qu'elle était réellement inspirée, quand elle eut la malencontreuse idée de prophétiser que, si Henri VIII épousait Anne de Boleyn, il mourrait un mois après son mariage. La prédiction ne se réalisa pas ; mais Henri VIII en fut tellement irrité qu'il fit arrêter et mettre à la question Elisabeth, avec plusieurs do ses partisans. Elle fut condamnée à avoir la tête tranchée.

BarTON (argile de), couche d'argile épaisse de loo m.

qui constitue le type do l'étage bartonien dans le bassin du Hampshire, où elle forme les falaises qui s'étendent entre Highclifl'et Hordwell.

BARTONIE (de Bnrton, botan.

améric.) n. f. Section du genre mentzélie, plante bisannuelle propre à l'Amérique du Nord.

Ses fleurs sont odorantes, d'un blanc jaunâtre, et larges do 10 à 13 centimètres.

bartonien {ni-in — de Barton, n. de lieu) n. et adj. m.

Se dit do l'un dos étages de la partie supérieure des assises éocènes. Le bartonien se trouve

compris dans l'étage parisien de d'Orbigny. Il a pour type l'argile de Barton.

BARTONIO'ÎDE (de harlonie. et du ^v.'eidos, aspect) adj. Qui ressemble à la bartonie : L'eucnide BARTONio'inE, comme la plupart des loasées, réclame un sol léger et sec.

BaRTON-ON-HUMBEB, ville d'Angleterre (comté de Lincoln), sur le fleuve côtier le Humber ; 75.225 hab. Fabriques importantes de briques, tuiles, cordes et toiles à voile ; grand commerce do grains et de malt.

Barton-ON-IRWELL, ville d'Angleterre (comté de Lancastn- , à 1" liilum. do Manchester, sur VIrwell, affl. du Mersey ; 29.00U hab. Houille, blanchisseries.

BARTRAMIE (de Bartram, n. d'un natural. améric.) n. f. Bot. Genre do mousses vivaces, de la tribu des bryacées, qui forment des gazons touiîus sur la terre ot les rochers humides. Les unes sont propres à la zone des montagnes, d'autres aux régions chaudes, comme l'Espagne , l'Afrique du Nord, l'Asie Mineure.

— Ornith. Division du genre chevalier.

BARTRAMIÉES n. f. pi. Famille de mousses de la tribu des bryacées, avant pour type le genre barirarnie. — Une baeteamiéë.

BarTSCH (Adam von), écrivain, dessinateur et graveur autrichien, né à Vieniîe en 1757, mort à Hietzing, près Vienne, en 1821. Il était premier garde de la Bibliothèque impériale et membre de l'académie des beauxarts de Vienne. 11 a publié plusieurs ouvrages très estimés, relatifs à l'arf de la gravure; le plus important est le Peintre- Graveur (1802-1821), catalogue raisonné de l'œuvre de la plupart des graveurs antérieurs au xix' siècle. Ce recueil, pour lequel Bartsch a fait plus d'un emprunt à notre savant Mariette, est devenu en quelque sorte le vade-mecuni des amateurs d'estampes. Bartsch a gravé lui-même, à l'eau-forte et au burin, plus de 500 pièces. — Son hls Adam-J"si-pii Bartsch, né en 1798, mort en IS73, a décrit et .niiiim-ntê ricuvro de son père en 1818.

BARTSCHIE (ich! ~ de Bartsch, botan. liolland.) n. f-

Barlra a, feuille gro b, capsiilcjcunc;i

; bar

de

BARTSIE ((.si — de Barisch, botan. hoUand.l n. f- G scrofulariacces-euphrasiées, qui comprend des plantes herbacées vivaces des montagnes des deux mondes.

BARUGE n. f. lïot. Fruit, du salilior élastique {hura crepitfins).

Baruch (mot h<ibr. qui siç^niflo bthii), fils de Nérija, discipl*^ 'in Jôràmio, qui lui dictait ses prophéties, pour qu il (Ml fit uno lecture publique daus le temple. Il accompagna aussi sou maître, lorsque celui-ci s'enfuit en Kgypte, où uno tradition le fait mourir, tandis que, d'après uno autre, il serait allé do là à Babylono où il aurait iini ses jours. Lo Livre de Baruch figure parmi les livres doutérocanoniquos do la Bible. Cet écrit, assoz bref, comprend uno confession dos péchés du peuple qui est fort éloquente. On y joint ordinairement, dans les éditions do la Vulgate, uno lettre do Jôrémio aux captifs do Babylone. — Sous lo nom de ce prophète, on a égalemont uno apocalypse apocryphe. V. APOCALYPSKN.

— Ali-us liïti^:ii. : Avez-vous lu Baruch?... La Fontaine, ayant lu uno belle ijriùro Juive attribuée à Baruch, fut frappé d'admiration, et il s'en allait demandant à tous ceux qu'il rencontrait : » Avez-vous la Baruch ? c'était un bien beau ffénie ! w On rappelle ces mots, toujours sur lo ton do la plaisanterio, quand on a l'esprit rempli d'une chose quo i on considère comme uno soudaine découverte. Baruffaldi (Jérôme), littérateur et poète italien, né à Ferraro on 167û, mort, eu 1753. Il embrassa l'état ecclésiastique. Il avait fondé dans sa villo natale une société littéraire qui devint l'académie do la Vigna. Mazzuchelli a drossé la liste de ses ouvrages (lui dépassent la centaine. Nous nous bornerons à citer : Delta Storia di Ferrara (1700); divers poèmes : la Tabaccheide (17U); il Grilla (1738) ; il Canepajo (1740), un dos meilleurs poèmes didactiques italiens, ayant pour sujet la culture du chanvre; des tragédies : Ezzelino (1121); Giocasta la Giovine (1725); la Deifobe (1727) ; 77 Sacrifizio d'Abele{\12^).

Barugo, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, île de Loyte [l'une des Visayas]) ; 8.300 hab.

BARUL n. m. Unité de poids en usage dans les Indes et valant 20 kilogr. n On écrit également baruth.

BARUTÉUEN {li-in — de Barutel, n. d'un hameau près de ÎS'imes) n. et aaj. m. Dénomination donnée par Torcapel aune puissante assise de calcaire à desmoceras difficile, qui recouvre, près de Nîmes, le calcaire barrémien à criocères. BARUTH {rut') n. m. Métrol. V. barul.

BarvanÎ, ville de l'Inde anglaise {Inde centrale), près de la Nerbudda; 5.600 hab. Ch.-I. d'une principauté radjpoute, peuplée de 80.000 hab.

BÀRWALDB (autref. Berivolde), ville de Prusse (prov. de Franciort-sur-rOder, cercle de Kiinigsberg}; 3.800 hab. Le 23 janvier 1631, y fut signé un traité d'alliance entre la France et Gusta-'e-Adolphe de Suède.

BARWOOD {bar-voud') ou CAMWOOD [kèm-voud') [mots angl. désignant une matière colorante, extraite du baphier {baphia nitida]] n. m. C'est une poudre d'un rouge vif, employée à Elbeuf pour la teinture des laines. Les nuances qu'il fournit sont distinctes de celles du santal.

BARY (du gr. bartis, lourd), préfixe qui, en composition, indique la difficulté, l'imperfection, dans 1 accomplissement d'une fonction. C'est ainsi que BARVcoïe (du gr. acouein, entendre), signifie dureté d'oreille ; BAR-vglossie (Uu gr. glôssa, langue), embarras de la langue ; sARyphonie (augr. phÔ7iè, voix), faiblesse de la voix, difficulté d'émettre les sons ; BAHYencéphalie (du gr. encéphalon, cerveau), idiotie, faiblesse intellectuelle.

Bary (Heirudrick), graveur flamand, né à Anvers en 1625, travaillait à Amsterdam et ù. Gouda de 1659 à 1670. Il a imité Corn. Vischor, dont il fut peut-être l'élève. Il signait souvent H. B. — A signaler, parmi les beau.x morceaux qu'il a gravés, les portraits de Grotius, d'après Miereveld ; de 1 amiral Trorap et de l'amiral Ruy ter, d'après F. Bol, de J. de Witt, d'après Netscher.

Bary (Henri-Antoine Di-;), botaniste allemand, né à Francfort-sur-le-Mein en 1831, mort à Strasbourg en 1888. Il professa la botanique à Tubingue, à Fribourg-en-Brisgau (1859), à Halle (1867J et à Strasbourg (1872). Bary a particulièrement étudié rhistoire du développement des algues et des champignons, sur lesquels il a écrit plusieurs ouvrages.

Bary (Erwin von), voyageur africain, né à Munich en 1846, mort en 1877. Il fit la campagne de 1870 comme médecin, et partit en 1872 pour Malte, où il se prépara à un voyage d'exploration géologique et géographique dans le Sahara. De là il exécuta un voyage en Tripolitame pour les montagnes de Tar-hôna et de GUarian ; ensuite, il gagna Ghat pour de se diriger d'abord vers le Ahaggar, puis, la chose étant impossible, vers l'Aïr. C'est là qu'il mourut. BARYCENTRIQUE (du barils, posant, et centrique) adj. Coordonni'es barycentriques. Système de coordonnées imaginé par Miibius et dans lequel, en géométrie plane, un point est déterminé par rapport à trois points fixes; â. chaque point on fait correspondre un système de trois coefficients a, b, c, tels que, considérés comme masses appliquées aux trois points fixes, le point soit centre de gravité. A chaque système a. ô, c, correspond un point et un seul ; à chaque point correspond un système a, b, c tel que a-\-b-^c= \. — Dans la géométrie de l'espace, un point est déterminé par rapport aux quatre sommets d'un tétraèdre fixe, dune façon analogue. V. coordonnées.

BARYCOIE (du gr. barus, lourd, et acouein, entendre) n. f. Dureté d'oreille.

BARYCRINUS {nuss — du gr. banis, lourd, et krinon, lis) n. m. Genre d'écliinodormes rrinoïdes fossiles, famille descyathocriniJés,caracu'Tiséparsos plaquettes épaisses, ses bras forts, divisés en dix troncs principaux à minces branches latérales (carbonifère de l'Amérique du Nord). Barye (Antoine-Louis), sculpteur français, né et mort à Paris ii7y:)-iS75u apprit d'abord l'orfèvrerie; puis il suivit renseignement du sculpteur Bosio, celui du peintre Gros, et fut admis â l'Ecole des beaux-arts. En 1823, il entrait chez l'orfèvre Fauconnier. Barye allait trouver sa voie. Ouvrier déjà fort habile, il se mit à observer la nature animée : lo Muséum lui offrit un enseignement plus scientifique que les livres de Bufibn ; en môme temps, il étudiait sur le vif, dans les ménageries du Jardin des plantes, les secrets de la nature des grands animaux et des fauves.

Barye inaugurait une sculpture d'une fougue toute romantique et d'une solidité tout antique, avec son fameux groupe: le Lion et le Serpent (1832), supérieur au Tigre dévorant

BARL'CE

BARYTOCALCITE

Barye-

un t/aviax, qu'il avait donné doux ans auparavant. L'artiste s'est surpassé encore dans lo Lion assis (1847), placé à l'une dosportos du nouveau Louvre, merveille d'observation et d eflot monumental. Il no réussissait pas moins bien quand il mettait aux prises la force humaine et la force animale : l'une réglée et maîtrisée par la volonté, l'autre déchaînée et brutale, dans les groupes du Thésée et le Minotaure, ot du Lapithe et Centaure. Ce

grand modeleur de la force ot ^ ' ^"^v

do la férocité n'avait pas uno / - A

maîtrise moindre dans l'ox- *

pression des idées do calmo et de repos. Lo Lion de la colonne do Juillet, les quatre groupes que Lofuel commanda à Barye pour le Louvre, et qui perdent, maiheurousemont, quelque chose à ôtro

placés au premier étage (la ^ jï^^

Guerre, la Paix, ta 7^o7'ce et ' ''"\

l'Ordre), sont traités avec largeur, puissance, dans un style sérieux et idéal qui les rend comparables à l'art des plus belles sculptures d'Olympie. Ce génies "était plié à des œuvres do petite dimension oui, après qu'on l'eut traité a'animalier par dédain, le firent ranger par les ignorants parmi les auteurs de jolies petites choses, ou de « pressepapiers ».

Barye a pu être fondeur, et mémo industriel, sans déchoir. Sa grifl'o se retrouve sur le moindre de sospetitsbronzes ; et sa conscience d'ar- , liste est telle,

3 ne beaucoup e ces objets réduits, comme les pièces du Surtout de table duducd'Orléatts,o\is3L statuette de Gaston de Foix, ne demanderaient qu'une échelle plus vaste pour ajjparaître ce qu'ils sont : d'authentiques chefs-d'œuvre. La renommée vint à Barye de partout, malgré sa modestie. Professeur au Muséum en 1854, il entra à l'Académie dos beaux-arts en 1868. Aujourd'hui, sa place est marquée au musée du Louvre, et un beau monument, où l'on a répété plusieurs de ses œuvres maîtresses, est érigé en son honneur, sur un terre-plein entre les deux bras de la Seine, non loin du Muséum.

BARYENCEPHALIE (du gr. barus, Icurd, et encéphalon. encéphale) n. f. Idiotie, imbécillité.

BARYGLOSSIE (du gr. barus, lourd, et glôssa, langue) n. f. Embarras de la langue.

BARYLITE (de baryte, et du gr. lithos, pierre. — L'ortliogr. étymol. serait barylithe) n. f. Silicate d'alumine et do baryum cristallisé en prismes translucides incolores, qui a été trouvé dans le calcaire de Langban, en Suède.

Barylovicz fDemètre), métropolitain de Moldavie, connu sous lo nom de Dosiftei ou Dosoftei. On le suppose né vers 1630 et mort vers 1693. En 1649, il est moine au monastère Bûbota, où il s'occupe d'études philologiques. En 1658, il arrive à l'épiscopat et, en 1671, il est métropolitain de Moldavie. Peu de temps après, des complications politiques le forcent à se réfugier en Pologne, où il demeure douze ans. Rétabli dans sa dignité en 1685, il s'adonne entièrement à la vie littéraire et ecclésiastique. Grâce à une subvention accordée par le patriarche de Constantinople, il fonde une imprimerie à la métropolie de Jassy et y fait paraître la plupart de ses œuvres. En 1686, il renonce complètement â l'épiscopat et se rend de nouveau en Pologne, où il est, pendant plusieurs années, l'hôte de Sobieski. Puis il va en Russie, où Pierre le Grand lui offre l'évéché d'Azov. Dosiftei refuse, se retire dans un monastère de Moscou, où il reste jusqu'à sa mort. Dosiftei est le plus grand poète ecclésiastique de la Roumanie, et sa Psallirea in versu7'i intocimiuï en est le monument littéraire le plus beau du xvi« siècle. Ses œuvres les plus remarquables sont : Psaltirea in versuri (1673'; Acatîst (1673); Liturghia (1679): Euchologiu (1080); Àlolitvelnic (1681); Vietiie sfijitilor {16SZ); Paremirai (1683); Aie iScapitoli aie lui Ignatiu. On lui attribue encore un le.vique do la langue roumaine.

BARYMÈTEUE (du gr. barus. lourd, et métn n. f. Détornunation de la pesanteur.

BARYNOTINÉS n. m. pi. Sous-famille d'insectes coït ptères rhyncliopliores, famille des curculionidés. dont le genre barynotus est lo type. — Un barynotiné.

BARYNOTUS (tuss — du gr. barus, lourd, et iwlos, dos) n. m. Genre d'insectes coléoptères, sous-famille dos barinoinés, renfermant d'assez gros charançons, dont les quelques espèces, propres à l'Europe, habitent les régions froides et montagneuses. Citons le ban/notus elevatus, le barmotus obscurus (Franco, prairies, détritus d'inondation).

BARYOSME (osm' — du gr. barus, pesant, fort. 01 osme, odeur) n. m. Bot. Syn. des genres

BAKÛSMi: et COLMARODNK.

BARYPENTHUS [tuss — du gr. barus, pesant, ot penthos, deuil) n. m. Genre d'insectes névroptères trichoptôrcs, famille des phryganidés. renfermant de grandes phryganes américaines àlarges ailes. Citons le barypentnus rufipes (Brésil).

BARYPBONIE (du gr. barus, lourd, et phônè, voix) n. f. Faiblesse de la voix, difficulté à émettre des sons.

Barynotus (gr. 2 fois).

BARYPHONIQUE adj. Relatif à la baryphonio.

BARYPHONUS inuss — dugr. barus, grave. tipMnè,\Ois) n. m. Genr*i duiscaux. Syn. do momot. V. ce mot.

BARYPITHES ' pit' — du gT. barus, lourd, fit pithos, tODnoau) n. m. Genre d'insectes cohioplèrcs rhynchophores, famille des curculionidés, sous-famille dos phyllobiinés. renfermant des charançons européens dont on no connaît (m'uno seule espèce, lo banjpithes sulcifrons, petit insccto d'un noir do poix, brillant, remarquable par son rostre très court, marque dun fort sillon prolongé jusque sur le front. (Bodi-I. Il liabîto l'Europe occidentale ot IKsi,:,,:,.,,-.

BARYPUS (puss — du gr. barus, lourd, et pous, pied) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, sous-famille des ptérostichinés, renfermant six espèces propres à La Plata et au Chili. Citons le barypus paraliclus tChili).

BARYSCÈLE (ris-S'H' — du gr. Aarus, lourd, clskélis, cuisse) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromôres, de la famillo des ténébrions, comprenant deux espèces qui vivent en Australie. *- * Bftryscèle

toiM).

BARYSIL (du gr. ba-

Barypus{gr.2f.). (gr.

Baryi

fou).

pesant, et do silicate) n. m. Silicate naturel de plomb.

BARYSMILIA friss — du gr. barus, lourd, et smilion, poinij-oii) n. 1. r.rnro d'anthozoaires . de la tribu des ouphiliact-es, lussih* dans le crétacé moyen.

BARYSOME (du gr. barus, lourd, et soma, corps) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, sous-famille des harpalinés, renfermant une douzaine d'espèces de taille moyenne, do formes lourdes, bronzées, habitant les lieux arides. Les barysomes sont répartis dans l'Amérique tropicale et dans le sud de l'Inde. Citons le barysonms Hnpfnpri (Mexique).

BARYSTOME {riss — àw gr. barus. lourd, et stoma, bouche) n. m. Genre d'insectes coléoptères tétramôres, de la famille des charançons.

BARYSTRONTIANITE [slron-si — d© baryte, et de stronfiane) n. f. Mélange naturel de baryiine et de strontianite. 11 On l'appelle aussi stromnite. parce qu'elle a été trouvée à Stromness, dans les Orcades.

BARYTE (du gr. barus, lourd) n. f. Chim. C'est le protoxyde de baryum, que l'on obtient par la calcination do l'azotate de baryum dans une cornue de porcelaine. 11 Eau de baryte. Dissolution de baryte dans l'eau. ^L'eau de baryte attaque le verre des flacons où on la conserve pour donner un silicate de baryum hydraté qui cristallise. EU© donne un carbonate avec l'anhyclride carbonique de l'air.)

— Miner. Baryte aérée, Norn que l'on donnait au carbonate de baryte, lorsque l'acide carbonique s'appelait acide aérien. 11 Baryte carbonatée. V. "Witbebite. Il Baryte sulfatée. V. barytine.

— EnCY'CL. V. BARYUM.

BARYTHÉDYPHANE (du gr. barus , pesant; hédus, agréable, et pbainicn, paraître) n. f. Ârséniato naturel de plomb, baryum, chaux et chlore.

BARVTICO-ARGENTIQUE {/:o) adj. Qualification donné© à une cuinlMiiaunii 'l un sel bary tique et d'un sel argentique.

BARYTICO-CALCITE n. f. Carbonate double de chaux et de baryte. Syn. de barytocalcite. (V. ce mot.)

BARYTICO-SODIQUE adj. Qualification donnée aune combinaison d'un sel de baryum et d'un sel de sodium.

BARYTIFÊRE (de baryte, et du lat. ferre, porter) adj. Qui contient de la baryte, accidentellement ou à l'état de simple mélange : Calcaire barytifère.

BARYTINE n. f. Sulfate de baryte naturel, contenant 34,4 d'acide sulfuriquo ot 65,7 de baryte. 11 On dit aussi barytitk.

— Ency'cl. La barytine, dont la formule est BaSO*, le poids spécifique de 4,48 à 4,72 et la dureté de 3 à 3,5, a été longtemps désignée sous lo nom do spath pesant. Ses cristaux, selon Haiiy, dérivent d'un prisme droit, à base rhomboïdale. C'est un corps sans éclat, généralement opaque, quelquefois translucide sur les bords; d'autres fois, mais rarement, demi-transparent et même diaphane. Elle est dure; sa couleur est ordinairement d'un beau blanc passant au jaune, rouge, bleu ou brun. Lorsqu'on la chaune, elle décrépite, et fond difficilement.

On rencontre fréquemment la barytine dans les gîtes de minerais de plomb, d'argent, de mercure, etc. Parmi les principales variétés de ce minéral, nous citerons : la barytine globttleuse radiée (ou pierre de Bologne) : ta barytine concréiionnée (ou pierre de tripes) ; la barytine bacillaire (ou stangenspath).

BARYTINIQUE adj. Relatif à la barytine.

BARYTIQUE adj. Relatif à la baryte ou au baryum, t l'uuiirf ■'n!.-)/{i<-iue. Poudre employée'en Prusso vers 1865 pour los pièces de gros calibre. i^EUe est composée d'une partie do poudre au ttitrate de baryte avec quatre parties de poudre noire ordinatj'e.)

BARYTTTE n. f. Miner. Syn. de barytine.

BARYTOCALCITE (do baryte, et du lat. catc, calcis, chauxl n. f. Nom donné aux trois formes naturelles du carbonate double de chaux et de baryte, lesquelles répondent à la formule BaCaC'O*. La première est désignée sous lo nom de aistonite; son poids spécifique est de 3,7, sa dureté do 4 à 4,5; on la trouve àAlston-Moor (Cumberland). Ladeuxièmeest la barytocalcite proprement dite; son poids spécifique est de 3,GG, sa dureté de 4; elle cristallise en prismes monocliniques. La troisième estla barytocalcite rhjomboédrique que l'on trouve à Longban.

BARYTOCÉLESTINE — BAS

BARYTOCÉLESTINE {lèss — de baryte, et célestine) n. f. Sulfate double naturel de strontiane et de baryte. Syn.

BARYTO-STRONriANtrn.

BARYTON (du gr. harna, grave, et de ton) n. m. "Voix interm<idiaire eniro la basso ot le ténor : Baryton bas ou grave. Baryton nitpi ou trnnrisà. il Baryton-Martm. Voix de baryton dont \c liiiibro exroptionnol est pareil à celui que possédait le célèbre chanteur Martin.

— Par ext. Personne qui a une voix de baryton.

— Encycl. Le baryton est la voix moyenne masculine. Il joint le charme du ténor à la rondeur de la basse. La voix de baryton se prfito plus que toute autre à l'expression de tous les'sentimonts, depuis les plus tendres jusqu'aux plus énergiques, sans avoir la grâce parfois un peu efféminée du ténor, ni la sévérité parfois un peu rude delà basse. On désignait jadis le baryton sous les noms divers de concordant, seconde-taille, bas-ténor et môme bassetaille. La voix normale de baryton, qui sècrit sur la clef de fa quatrième ligne, comprend

une octave et une quinte, à partir ^

du la grave, pour atteindre le fa \<jJ' ■ ] ^ -'•^ "f~~^ naturel, comme ci-contre : 1 J ' — I

Il va sans dire iju'il est des voix d'une plus grande étendue, et celle de Martin, le baryton si célèbre à l'Opéra-Comique au commencement de ce siècle, était, sous ce rapport, absolument exceptionnelle.

L'emploi de baryton est lun des plus beaux que l'on puisse trouver au théâtre : aussi a-t-il été tenu par nombre a'artistos qui s'y sont rendus célèbres.

On donne aussi le nom de '■ baryton » à un instrument à arcbotqui tiontlemilieuentre l'alto etlevioloncclle. Haydn a écrit naguôre beaucoup de musique pour cet instrument au timbre doux et mélancoli(jue, mais dont l'usage a complètement disparu aujourd'hui. Dans la musitiue militaire, on donne encore le nom de « baryton » à un instrument de cuivre do la famille des saxhorns, intermédiaire entre l'alto de cuivre et la basse et qui correspond à l'alto du quatuor à cordes; cet instrument est à trois pistons, en si bémol et en ul. (V. saxhorn.) Enfin, on désignait jadis sous le nom de « baryton n un instrument de la famille des hautbois qui sonnait l'octave de ce dernier et qui, vers la tin du x'-'ii* sièclot remplaça les cromornes. Il est depuis longtemps oublié.

BARYTON (du gr. barus, grave, et de ton) adj. m. Se dit, dans la grammaire grecque, des mots dont la dernière syllabe est dépourvue d'accent tonique, car toute syllabe non accentuée est j

considérée comme étant affectée de l'accent grave : Mots barytons.

— Substantiv. : Un baryton (mot ou -^^ verbe). „

' Baryton.

BARYTONNER OU BARYTONER v. n.

Chanter dune voix de baryton, ou jouer d'un instrument quelconque, monté au diapason d'une voix de baryton. Il On dit aussi barytoniser.

BARYTOPE n. m. Insecte coléoptère. Syn. doMORPHOÏDE.

BARYTO-STRONTIANITE {stron-si} n. f. Miner. V. ba-

EYTOClOLKSTINli.

BARYTOPHYLLITE (do baryte, et du gr.pkullon, feuille) n. f. Siiicato naturel d'alumine, de fer et de magnésie, appartenant au genre clintouite. Syn. de chloritoîde, ou chloritspath.

BARYTURANITE n. f. Urano-pliosphate hydraté naturel de baryum. Syn. de oranocircite.

BARYUM (W-om' — du gr. barus, lourd) n. m. Métal d'un blanc d'argent fusible avant la température rouge, de densité 4,97.

— Encycl. Le baryum n'est pas très abondamment répandu dans la nature : il s'y trouve à l'état de sulfate {baryline), et à l'état de carfeooate qui, quand il est pur, porte le nom de wilhprite; ce carbonate est souvent associé au carbonate do calcium, formant un carbonate double connu sous le nom de baryfocalcile, ou encore au carbonate de strontium; il se trouve mêlé à certains minerais de manganèse, et c'est ce qui explique comment Scbeelo, en 1774, au cours de ses recherclios sur le bioxyde de manganèse, fut amené à découvrir l'oxyde de baryum qu'il distingua de la chaux, et qu'il appela terre pesante : plus tard, ce nom fut changé en celui de ban/te.

Davy, en 1808, reconnut le premier que le baryte est l'oxyde d'un méul qu'il isola et auauel il donna le nom de baryum : il tit une capsule avec de l'bydrato de baryte humide, et la remplit de mercure dans laquelle venait plonger une électrode communiquant avec le pôle négatif d'une pile à auge de 500 éléments ; le pôle positif de cette pile était on relation avec une lame de platine sur laquelle était posée la capsule; sous l'influence du courant, il se produisit un amalgame qui, soumis à la distillation dans un tube rempli do vapeurs de pétrole, laissa pour résidu lo baryum. Les procédés, qui depuis Davy, ont été emidoyée pour préparer lo baryum no sont que des modifications

F lus ou moins profondes du précédant : Haro remplace hydrate barytiquo par du chlorure humide maintenu à basse température; Bunsen électrolyso une bouillie de chlorure do baryum humide, faiblement acidulé à l'acide chlorhydrique, et maintenu à lOO» : il prend pour électrode négative un lil de platine amalgamé, et il voit se iiroduire un amalgame bien cristallisé; entin, d'après Croohes, si l'on mot do l'amalgame de sodium dans une solution do chlorure do baryum chauffée à OO", il se produit de l'amalgame de baryum. En réalité, lo baryum n'est susceptible d'aucune application pratique, et ne présente, au point do vue industriel, aucun intérêt. C'est un métal blanc d'argent, s'oxydant facilement à l'air et décomposant l'eau à la température ordinaire ; son symbole est Ba, sou poids atomique 137.

Los combinaisons naturelles citées au début fournissent d intéressantes relations d'isomorphismes permettant de lixer la place du baryum dans la classification : la barytine est isomorphe avec le sulfate de calcium et le sulfate de strontium (célestine); la withérito est isomorphe avec le carbonate de calcium (aragonite) et lo carbonate de strontium (strontianite), l'analogie des propriétés chimiques vient corroborer ces premiers renseignements, et conduit à placer lo baryum à côté .lu cnlcinm et du strontium dans le groupe dos alcalino-terreux ; ces trots métatix sont diva-

lents. Le minerai le plus répandu est le sulfate : c'est lui que l'on traite pour la préparation des autres composés du barvura; à cet effet, on commence par le changer en sulfure en le calcinant avec du charbon bien pulvérisé; nous allons voir comment on utilise ce sulfure.

— Chlorure de baryum, BaCl' -f- 2H'0. Ce sel se prépare en dissolvant le sulfure de baryum dans l'acide clilorbydriqne : la solution, convenablement concentrée par l'ébullition, laisse déposer de beaux cristaux blancs dont la composition est indiquée par la formule ci-dessus. Le même chlorure se prépare par l'action de l'acide chlorhydrique sur le carbonate de baryum, ou en chauffant au rouge un mélange de sulfate de baryum et de chlorure de calcium.

Les cristaux de chlorure de baryum hydraté perdent leur eau de cristallisation à lOO"; ils sont assez solubles dans l'eau, cette solution est employée dans les laboratoires comme réactif, pour reconnaître qualitativement ou doser les sulfates solubles qu'elle précipite en blanc.

Il convient de rapprocher de ce chlorure le bromure de 6rtn/«m, BaBr' -f-2H*0, obtenu en dissolvant le sulfure dans l'acide chlorhydrique ; Yiodure de baryum Bal*, préparé en dissolvant de l'iode dans une solution aqueuse de sulfure; le cyanure de baryum BaCy', résultant de la calcination du ferrocyanure de baryum, ou encore de la saturation de l'eau de" baryte par l'acide cyanhydrique.

— Composés oxygénés du baryum. Il existe deux composés oxygénés du baryum : la baryte ou protoxyde de barf/»m, BaO, et le bioxyde de baryum, BaO*.

La baryte anhydre, BaO, se prépare en décomposant l'azotate de baryum par la chaleur dans une cornue de porcelaine : il convient de chauffer modérément au début parce que l'azotate fond et se boursoufle; mais, à la fin, il faut élever la température jusqu'au rouge pour éviter la présence de nitrite. — La baryte ainsi obtenue est une substance grise et spongieuse, à saveur acre, de densité 5,54 ; elle ne fond qu à la haute température du chalumeau oxhydrique. — C est un anhydride basique qui fait la double décomposition avec les acides et peut se combiner directement à leurs anhydrides en donnant naissance à des sels. Exposée à l'air, 'la baryte en attire l'humidité et l'anhydride carbonique et tombe en poussière. Elle s'unit à l'eau avec un dégagement de chaleur si considérable que, lorsqu'on projette quelques gouttes de ce liquide sur un morceau de baryte, la masse peut être portée à l'incandescence : il se'produit alors l'hydrate Ba(OH)'. Cet hydrate barytiquo est soluble dans 35 parties d'eau à IS", et il se dépose de sa solution bouillante en cristauxblancs renfermant 8 molécules d'eau de cristallisation qu'ils peuvent perdre sous l'action de la chaleur. Le même hydrate barytiquo se produit encore quand on fait bouillir du sulfure de baryum avec de l'oxyde de cuivre.

La baryte, chauffée au rouge dans un courant d'air ou d'oxygène, fixe de l'oxygène et se transforme en bioxyde de baryum, BaO': ce bioxyde se présente alors sous forme d'une masse poreuse, d'un blanc grisâtre, qui, chauffée au rouge blanc, perd de l'oxygène et regénère de la l)aryt6; Boussingault a eu l'idée "d utiliser la formation du bioxyde de baryum et sa décomposition par la chaleur pour extraire l'oxygène de l'air atmosphérique. V. oxygène.

Le bioxyde de baryum est décompose par l'eau bouillante qui le transforme en eau de baryte et oxygène; l'acide sulfurique le décompose avec dégagement d'oxygène: l'acide chlorhydrique fournit avec lui une réaction intéressante dont l'eau oxygénée est le produit principal (Thénard). Enfin on obtient un oxyde de baryum hydraté, BaO"6H^O, stable seulement quand il est sec, en traitant l'eau de baryte par l'eau oxygénée.

— Sulfure de baryum, BaS. On l'obtient, nous l'avons dit, par calcination du sulfate en présence du charbon : ainsi obtenu, il est phosphorescent. C'est une masse blanche, soluble dans I eau qui la décompose peu à peu avec formation d'oxysulfure.

Signalons l'existence d'un sulfliydrate de baryum Ba(SH)* correspondant à la baryte caustique Ba (OH)', et de polysulfures, BaS»etBaS'.

— Carbure de baryum, Ba'C. Il a été obtenu cristallisé par Moissan en chauffant au four électricj^ue un mélange de baryte et de charbon; il décompose leau à froid en produisant de l'acétylène pur.

— A zotate de baryum (AzO*)'Ba. Il se prépare en traitant lo carbonate par l'acide nitrique étendu ; il cristallise en octaèdres réguliers, anhydres, décomposables par la chaleur.

— Sulfate de baryum, SO'Ba. Produit naturel (barytine). On l'obiient sous forme d'une poudre blanche en traitant l'acide sulfurique ou un sulfate par un sel de baryum soluble.

— Carbonate de baryum, CO'Ba. Produit naturel (witbérite) se présentant en prismes rhomboidaux de 118''57'.

— Caractères des sels de baryum. Les sels de baryum sont incolores quand ils ne dérivent pas d'un acide coloré.

ha potasse ou la soude donnent, si le sel est en solution concentrée, un précipite blanc d'hydrate et de baryte complètement soluble dans un excès* d'eau; Vammuniat/ue pure ne les précipite pas; les carbonates alcalins donnent un précipite blanc de carbonate de baryum; l'acide sulfurique et les sulfates solubles donnent "un précipité blanc de sulfate de baryum; l'acide hydvnfluosilicigue donne un précipité blanc cristallisé; l'oxalate d'aynmotiium ne précipite les sels de baryum que dans les solutions très concentrées. — Enfin les sels de baryum colorent en jaune vordâtre la flamme du chalumeau : cette flamme, examinée au spectroscope, présente surtout plusieurs larges raies vertes et une brillante raie orangée. — Les sels de baryum sont vénéneux.

— Séparation du baryum d'avec les autres métaux. La propriété qu'a le baryum d'être précipité par l'acide sulfurique fournitle moyendeséparer cemétalde tousles autres éléments sauf le strontium, le calcium et le plomb.

On peut le séparer du strontium et du calcium au moyen do l'acide hydrofluosilicique qui est sans action sur les sulutions salines de ces doux métaux, mais qui donne avec les sels barytiques un fluosilicate complètement insoluble dans l'alcool. Un autre procédé consiste à transformer les trois métaux en sulfates que l'on mélange avec une dissolution de bicarbonate de potasse ou de carbonate d'ammoniaque; on laisse digérer le tout pendant 24 heures à la température de 20" environ: les sulfates de strontium et de calcium ont été transformés en carbonates, le sulfate de baryum est resté intact. On lave le tout sur un filtre avec une solution faible de carbonate alcalin. puisavec de l'eau pure; le résidu que retient le filtre est ensuite traité par l'acide chlorhydrique dilué, et le sulfate de barvum qui resto seul après ces lavages peut être séché et pesé.

On sépare le baryum du plomb, à l'aide de l'hydrogène sulfuré qui précipite complètement le plomb à l'état de sulfure et qui est sans action sur les sels barytiques.

BARZ n. m. Syn. de barde, en Bretagne.

BaRZAKH, mot arabe qui désigne, chez les musulmans, l'intervalle de temps qui s'écoule entre la mort d'un homme et sa résurrection, au jour du juçemont dernier. De là l'expression arabe Entrer dans le oarzakh, qui a la signification de Entrer dans le tombeau. Le barzakh est une espèce de limbes, d'étape, de séjour provisoire avant d'arriver, soit au paradis, soit en enfer.

Barzdorf, ville de Prusse 'prov. de Brandebourg), sur un affluent de la Neisse ; 3.000 nab. Fabrique de sucre ; carrière de granit.

Barzou-Nâmeh ou Livre de Barzou, poème épique persan en vers moutakarrib, se rattachant à la geste de Roustem, dont on ne trouve qu'une partie dans Te Sbâh- Nâmeh ou Livre des rois. Il existe en persan toute une série d'épopées du même genre, comme le Sâm-Nâmeh, le Guershasp-Nâmek, le Darab-Nàmeh, qui sont, de même que le Barzou-Nâmeh, des compléments fort utiles à la légende du Shâh-Nâmeh et qui remontent sans doute aux mêmes sources que lui. Ce poème, qui n'a pas moins de soixante mille vers ou disticjues. semble l'œuvre d'un zoroastricn. Il roule sur les exploits de Barzou, le fils de Sohrâb, si malheureusement mis à mort par son père, Roustem ; sur ses combats héroïques contre les géants et les démons, le tout rappelant, quoique de très loin, le récit des exploits disfendyar, dans le Livre des rois.

BAS, ASSE (ba, bâss' — du lat. pop. bassus.gros et court) adj. Peu élevé, dont la hauteur n'est pas grande : Maison BASSE. Porte basse. Chapeau bas de forme. Il Dont le niveau est moins élevé qu à l'ordinaire : Des eaux basses.

— Inférieur par sa situation; situé en un lieu moins élevé : Les basser renions de l'air. La basse Seine. Le bas Danube. La basse I\or^nandie. La basse ^/sace. ii Se dit encore des habitants de ces pays : Un bas Breton. Un bas Noiinand; ou du langage qu'ils parlent ; Le bas breton, etc.

— Les basses Pyrénées, Celles qui sont voisines de l'Océan. II Les basses Alpes, Celles qui sont voisines de la Méditerranée. (Quand ces dénominations indiquent les départements où sont situées les basses Pyrénées, les basses Alpes, on écrit : Les BASSES-Py renées. Les Basses-.4 //)e«.)

— Le bas Bhin, le bas Danube, La partie de ces fleuves qui est plus voisine de l'embouchure que de la source. (Quand il s'agit du département auquel le bas Rhin a donné son nom, on écrit : Le BAS-Iil'in.)

— Baissé ou abaissé, qui se tient peu haut ou incliné : Le bison porte basses ses ceignes noires et courtes. (Cliateaubr.)

— Peu avancé, en parlant de l'âge : Enfant en b\s âge.

— Do faible prix, de moindre ou de petite valeur : Les BASSES viandes. Les basses caries. De l or de bas aloi.

— Fig. Peu relevé, peu noble : Mot bas. Style sas. Genre bas. ii Moins élevé en dignité : Bas officiers. Bas cleryé. Les bas emplois d'une administration, w Moins pur, dégénéré: Z-esAS latin. Le UAsyrec. il Peu ou moins illustre, peu ou moins grand : Une basse extraction. Le BAS-Em^ pire. Il Vil, méprisable; t)ui a des sentiments peu élevés : Il y a des esprits élevés qui ont l'âme basse. (Bourdal.) Il Grossier, sans dignité, en parlant des choses : Basse vengeance, tapeur est une passion bassk qui dégrade l'homme.

— Vue basse. Défaut de la vue qui empêche de voir distinctement à une certaine distance, ii Fig. Défaut de perspicacité : Certains politiciens, qui passent pour des lynx, sont souvent des honunes à vue très basse.

— Voix basse. Ton bas. Voix, Ton manquant d'élévation, d'intensité, voix ou ton qu'on n'élève guère en parlant ou en chantant : Avoir la voix basse. Bépondre à voix basse. Prendre un ton trop bas. il Fig. Modestie, absence de prétentions, modération :

Avec taut de faiblesse, il faut la voix plus basse.

Corneille.

— Oreille basse, Tête basse. Queue basse. Dans une attitude do honte, de confusion : Le chien, devant un maître irrité, a /'oreillk et la quede basses.

— Vin bas. Vin du fond du tonneau, et, par conséquent, de qualité inférieure.

— Temps bas, Jour bas, Ciel bas. Temps, Jour, Ciel rendu sombre par des nuages lourds et peu élevés, ii Jour bas. Signifie aussi jour sur le point de hnir. ii Le soleil est bas. Se dit quand, en hiver, le soleil ne s'élève pas beaucoup au-dessus de l'horizon, ou c|uand il est déjà descendu beaucoup à la fin de la journée.

— Messe basse on Basse messe, "Messeï Dou chantée. Il Fam. Dire des jnesses basses, Se plaindre, murmurer entre ses dents; se faire des confidences à mi-voix.

— Bas chœur, Partie du chœur d'une église, occupée par les chantres et les clercs, par opposition à celle qu'occupent les chanoines, n Chantres et clercs qui occupent celte partie du chœur.

— Chambre basse, Chambre des communes, en Angleterre. V. Chambre.

— Bas peuple. Populace, partie du peuple qui est complètement dépourvue de politesse et d'éducation ; Le bas pedple en vaudra certainement mieux, quand les principaux citoyens cultiveront la sagesse et la vertu. (Volt.).

— Bas commerce, Petit commerce, commerce de petit détail.

— Bas prix, Prix faible, peu considérable, peu élevé : Les PRIX trop bas découragent les producteurs. (Droz.) il Fiij. Peine ou sacrifice peu considérable, peu pénible, peu onéreux : Peut-on laisser aliéner les cœurs qu'on peut gagner à si BAS PRIX? (Mass.)

— Basse latinité. Le latin corrompu parlé ou écrit après la chute de l'empire romain et durant le moyen âge : Les auteurs de la basse latinité sont la honte de la langue latine. (Volt.)

— Bas étage. Etage peu élevé au-dessus du rez-dechaussée : Les BAS etages sont les moins sains... et les plus chers. K Fig. Etat, caractère ou origine peu noble; peu distingué : Un homme de bas étage. (On dit aussi bas liec.)

— Bas côté. Partie latérale d'une rouie destinée aux piétons. V. BAS côtë-ii Bas bout. Extrémité la moins honorable, celle qui est la plus rapprochée de la porte : S'asseoir au BAS BOUT de la table. Ècster au bas bout delà salle.

— Bas lieux. Bas monde. Le monde d'ici-bas, la terre ; Tout gouvernement, dans ce bas monde, est une chose détestable. (Chateaubr.)

— Les Pays-Bas, La Hollande, il Triv. Les pays bas, Lo derrière, ii L'étui des pays bas, La culotte.

— Malfre des basses cpuvres, Vidangeur.

— Dusses classes. Classes ôlômontairos : Ne faire que $€s UASSKS CLASSES. Il So (lit Uos T&ngs les moins élevés do la société • En république, il n 'est pas rare de voir un homme de la DASSR classl: arriver aux plus hautes diynitds.

— Au bas mot, En faisant une évaluation aussi faible que possible : Cela vaut fSO francs, au uas mot.

— Faire main basse sur. Piller, saccager complôtomont. Il Fig. Traiter sans ménagomont : On épargne souvent les Oïces ; mais on fait toujours main basse sdk les dt'fauls.

— Art milit. Basse enceinte. Faussa braie. il liasse place, Casemates et autres ouvrages de môme nature.

— Bol. liadicule basse. Celle qui est tournée vers la base du fruit.

— Ciiorégr. Danses basses, Celles oui, comme \a pavane, le menuet, etc., s'exécutent eu pas glissés et sans sauter.

Il On les appelle aussi danses nobles.

— Manôç. Cheval bas de terre, Cheval qui a les jambes courtes, qui est peu élevé sur ses jambes.

— Mar. et géogr. Basses voiles, Basses rer(;»e5, Voiles ou Vergues inférieures. wPi'endrc le bas 7-is, Mettre les huniei'S au bas ris. Réduire les huniers jusqu'à leur dernière bande de ris. ti Batterie basse. Dernière batterie au-dessus de l'eau. Il i\avire de bas bord. Par opposit. à Navire de haut bord. Navire peu élevé sur loau. (Peu usité.) il Côte basse, Terre basse. Terre peu élevée, quou ne voit que quand on on est tout près.

— Mus. Grave, en parlant d'un son : Un ton bas. il Corde basse, ('ordo qui donne des sons graves.

— Véner. Oiseau bas, Oiseau maigre, malade, impropre à la chasse.

— Loc. PROv. : Les eaux sont basses. Les ressources ont diminué, il y a peu d'argent, il A porte basse, passant courbé, II faut s'accommoder, so plier aux circonstances.

— SVN. Bas, abject, vil. V. abjkct.

— Anton. Elevé, haut, relevé, sublime.

BAS (ba) adv. A une élévation pou considérable, dans une situation peu élevée : Assis trop bas. Porter bas la tête.

— Après l'endroit où l'on en est, dans un livre, dans un écrit quelconque ; est toujours accompagné de Ptxi^: Ainsi qii'on le lira plos bas. ii A une époque moins reculée : Descendre plus bas dans l'histoire.

— A vuix basse : Parler bas. ii D'une voix grave, sur un ton grave, peu aigu, peu élevé : Chanter, Prêt) dre trop bas.

— Fig. Dans une position humble ou vile : Les gens tombi.^s bien bas peuvent encore se relever, et beaucoup espérer, lorsqu'ils se repentent. (E. Sue.)

— Etre bas. Etre presque ruiné, abattu, ou déconsidéré, ou détruit, ou encore Etre très malade, être voisin de la mort.

— Etre bas percé. Etre ruiné, à sec, comme un tonneau qu'on perce bas, pour achever do le vider. (Vieilli.)

— Mettre, Jeter bas. Abandonner, déposer, ôter : Mettre bas ses rancunes, son orgueil. Mettre bas les armes. Mettre habii bas. ii Mettre bas les armes signif. aussi, au fig.. Renoncer à une lutte, à une discussion, n On dit elliptiquement : Bas les armes!... Chapeau bas! etc. ii Vaincre, abattre, renverser : Cromwell avait toujours présente à l'esprit cette rude besogne de jeter bas un roi. (V. Hugo.)

— Mettre bas. Faire ses petits, en parlant des femelles des animaux : La lionne met bas dans des endi'oits très écartés. fButf.) ii Le cerf a inis bas. Son bois est tombé.

— Boiter bas, tout bas. S'incliner très bas en boitant.

— A bas. Par terre : Mettre une maison, un arbre À bas. I II Fig. : // n'est pas encore temps de mettre À bas Mazarin.

(De Reiz.'i h Se jeter. Sauter à has de ou en bas de, Desccn- I dre prccipitaniment de, sauter de dessus : Se jeter k bas I ou EN BAS i.n son lit. Il Interject. A bas! Cri d'improbation, ' très usiié en France, et dont le sens varie avec l'intention I de ceux tiui le poussent : A bas l'orateur! À bas!... 1 — En bas. Au-dessous, à la partie basse : Que faitesj vous la haut? on vous attend en bas. (Rim. : Quand on I occupe un logement composé do pièces placées à différents étages, et qu'on se trouve dans l'une des pièces d'un étage supérieur, on peut dire Descendre en bas, pour signij fier Descendre à l'étage inférieur. Mais, dans un sens plus ( général, la locution Descendre en bas présente un pléoi nasme vicieux; il faut se borner à dire Descendre.) ii Vers I la partie basse, vers la terre : Tomber la tête en bas. ii Se dit en parlant des degrés inférieurs de la société, ou simplement d'une condition peu élevée : La religion catholi- Que partit rf'EN bas pour arriver aux sommités sociales. (Chateaubr.) ii Sur la terre, par rapport à Dieu : Dieu se réserve à lui seul les choses rf'EN hadt ; il partage avec les l'ois celles rf'EN bas. (Boss.)

— De haut en bas. Du haut en bas. Depuis les parties les plus élevées Jusqu'aux plus basses : Etre crotté dd haut en bas. Bouler du haut en bas d'un escalier, ii Fig. Très dédaigneusement : Traiter les gens de haut en bas.

— Par bas. Dans la partie inférieure : Il y a quatre chambres par bas. (Vieux.) n Par les selles : Evacuer par haut et Par bas.

— Ici-bas, Sur la terre : Hien, ici-bas, n'est plus grand que la vei'tu. (Mass.)

— Là-bas, Dans la partie basse que voilà ou Dans cet endroit mie voilà plus loin : Il est parti; le voilà déjà lX-bas. Il Dans un endroit déterminé, éloigné de celui où l'on est : Qu'aves-vous fait de vos enfants ? — Jls sont lA-bas, au pays, il Dans les enfers; dans l'autre monde ; lot ou tard, chacun de rïous s'en ira là-bas!

— Jeux. Au trictrac, Tout-à-bas. Se dit en prenant deux dames à la pile.

— Mar. ilaler bas. Amener, ii Bas l'ouvrage! Cessez l'ouvrage, n Amener tout bas une voile d'embarcation, ou un objet suspendu. Mettre la voile au fond de l'embarcation, l'objet sur lo pont. Il Bas les feux! Jeter bas lo fou des foyers des chaudières à vapeur, il En bas!... Commandement aux hommes de descendre do la mâture, ii En bas. Sons le pont, ii £"71 bas te monde!... Commandement de se mettre à ! abri du pont. 11 Bâbordais ou Tribordais en bas!... Commandement, à la fin d'une manœuvre, pour que la bordée do quart reste seule sur le pont. Il Mettre pavillon bas. Baisser pavillon, n Couler has. Couler bas deau. S'enfoncer au point de couler au fond.

— Loc. adv. 7'o»i bas, A voix très basse, tout à fait bas : Parler tout bas. 11 Secrètement, sans bruit, sans ostentation : Il est prudent d'être heureux tout bas. (A. Karr.) 11 Intérieurement, sans parler, à part soi :

L'n sage suit la mode, et tout bas il s'en moque.

Destoucbes.

BAS {ba — môme étymol. que bas, adj.) n. m. La partie

inférieure, la partie basse 1 Le bas d'une tour, d'un arbre, d'une robe, d'une page. Le bas delà ville. Le bkb du corps.

— Lo fondement : Evacuer par te haut et par le bas.

— Fig. Ce qui est vil, méprisable, grossier : Tout le bas, tout le faible, tout l'indigne s'y trouvent. (La Bruy.)

— Loc. fara. Le bas du pavé. Proprem., La partie la plus raporocbéo du ruisseau, et, fig., La position la moins honorable : De longtemps les pauvres ne quitteront le bas du pavé.

— Le tonneau est au bas, Lo tonneau est presque vide, et, fig., Etre au bas. Etre réduit presque à rien : Notre argent EST AU bas, il faut y remédier. (Hamilt.)

— Haut et bas. Alternative ou opposition de bien et do mal, do prospérité et do malheur : Notre vie est mêlée de HAUTS ET rfe BAS. Il Inconséquonces brusques dans les actions ou lo caractère : Les lunatiques ont à chaque instant

Mes HAUTS ET den bas.

— Astrol. Le bas du ciel, La iroisiômo et la quatrième maison du ciel, où se trouvo lo nadir, partie du ciel la plus basse, ou, plus exactement, la plus éloignée do nous.

— Littér. et b.-arts. Goure bas, trivial : Le naïf est unr nuance du bas. (Fonten.)

— Mar. Le bas de l'eau, La marée basse. || Bas du flino--. Partie voisine do son confluert ou do son embouchure, w Le bas ou Les bas d'un navire, La partie intérieure, située au-dessous de la flottaison. (On dit mieux Les fonds.)

— Mus. Sons graves : Le bas ou Les bas de la voix, d'un instrument.

— Typogr. Bas de casse, Moitié inférieure de la boîte à compartiments appelée casse. (On dit aussi casscau inférieur.) Il Lettres bas de casse, Lettres minuscules, que 1 on tient ordinairement dans les compartiments inférieurs de la casse.

— Amton. Cime, comble, dessus, haut, sommet.

BAS \ ba — abrév. de bas-de-chausse) n. m. Vêtement souple dont on se couvre la jambe et lo pied: Bas de laine, de soie.

— Pop. Bas de soie de la cuisinière. Profit qu'une cuisinière do grande maison retire de la vente des graisses, jus de viandes, etc. 11 Bas de laine. Cachette quelconque où l'on met de l'argent économisé sou à .sou (par allusion à la vieille coutume attribuée aux paysans français de cacher leurs économies dans un bas de laine), n Par oxt. La petite épargne : Ce sont les bas de laine qui font la solidité du crédit public en France.

— Mar. Se faire mettre les bas. Etre mis aux fers, avoir les fers aux pieds.

— Pbov. : Cela lui va comme un bas de soie, Cela lui sied parfaitement.

— Encycl. Les peuples anciens ne connaissaient pas l'usage des bas, mais les dames romaines entouraient leurs pieds et leurs jambes de bandelettes {fascine crurales), et les petits-maîtres de Rome suivaient cet exemple. Pendant lo moyen âge, on portait des espèces de caleçons à pied que l'on découpait dans des pièces détoff'e. Dans la seconde moitié du xvi" siècle, on imagina de détacher la partie inférieure de ce vêtement ; un peu plus tard, au lieu de confectionner les bas suivant l'ancien usage, on eut l'idée de les faire à. l'aiguille. Cette invention, qui produisit les bas tricotés, est généralement attribuée à 1 Anglais William Rider, qui l'aurait faite vers 1504, Il parait que les bas ainsi fabriqués furent d'abord en soie, et l'on prétend que les premiers qui parurent en France furent portés par Henri II, le jour des noces de sa sœur Marguerite avec Emmanuel-Philibert, duc de Savoie (1569j;cependan(,OIivicrdeSerresetBran tome affirment que l'usage des bas remonte à une date plus ancienne. Quelques années après, parut une invention bien plus importante, celle du métier à bas ou machine à tricoter, dont les écrivains les plus compétents font honneur à un autre Anglais, nommé William Lee ou Lea, qui l'aurait invente dès 1609. Lea, méconnu dans son pays, et cédant aux promesses de Sully et de Henri IV, se transporta à Rouen avec les quelques ouvriers qu'il avait formés. La nouvelle industrie devint rapidement florissante; mais, à la mort de Lea, qui suivit d'assez près celle du roi, ses ouvriers, livrés à eux-mêmes, retournèrent en Angleterre avec leurs métiers. Ils y furent, cette fois, si bien appréciés, que le gouvernement en prohiba l'exportation. La France perdit ainsi une industrie importante, qu'elle avait exploitée la première, et elle ne la recouvra que sous le règne de Louis XIV. A cette époque, un mécanicien, appelé Jean Hindret ou Hindres, obéissant aux conseils de Colbert, se rendit en Angleterre, et, après avoir réussi à surprendre le secret des métiers à bas, vint fonder, près de Paris, dans le château de Madrid, au bois de Boulogne, une manufacture que l'on regarde comme l'origine de la fabrication française mécanique des tissus à mailles. Les premiers métiers ne produisaient que des bas unis ; mais on ne tarda pas à les modifier de manière à pouvoir en obtenir des bas à fleurs, des bas chinés, des bas tigrés, etc. Tous ces perfectionnements eurent lieu en Angleterre, à partir surtout do 1769, et ils furent importés sur le continent par une foule d'industriels qui n'hésitèrent pas à s'en attribuer l'invention.

Bas ou Bas-en-basset, ch.-l. de cant. de la llaute- Loirc, arrond. et à 25 kilom. d'Yssingeaux. sur la Loire; 2.940 hab. Source ferrugineuse; vignobles, fruits. Ancienne capitale du pays (?e Basset. Ruines du château do Rochebaron, construit sous Charles VII et démantelé sous Louis XIII. — Le cant. a 8 comm. et I1.5SS hab.

BASAAL [za-al] n. m. Bot. Syn. de embélie.

BasABOCATES, peuple gaulois qui faisait partie, sous Auguste, de la province d'Aquitaine et dont on ne connaît pas très précisément l'origine ethniiiuo. Ils habitaient au S. de la Garonne, probablement dans la région de Bazas (Gironde). Le mot Basabocates est composé de deux noms de peuples, mais les savants ne sont pas d'accord sur la lecture de ces deux noms. — Un Basabocate.

BASACLE n. m. Endroit où l'on renferme le poisson, afin de le conserver vivant.

Bas (1S20). Bas doubles (1550).

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