‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 725 sur 828 · BARRICADE — BARRINGTON · texte numérisé non relu

BARRICADE — BARRINGTON

liât il u iluc do Ouise. Par fanatismo rpli^fioux. convainea que iloiiri IV était un conoaii iJo la religion catholiiiua, il résolut do lo tuer. Il fut arrêté â Mclun par un gcntitlionimo do la suite du roi, nommé Brancaléon, au moment où il allait exécuter son crime.

Barrière (Dom Juan dp. La), fondateur do la congr*gaiion des fouillants, né on ir,14 à Saint-Céré (Qucrcy), mort à Rome on 1600. Il (It profession à Toulouse en 1575, et résolut do faire revivre dans son ordre la règle de samt Bernard. Pendant la Ligue, il resta fldèlo à Henri III. Qucl(juos-uns do ses religieux, entraînés par les ligueurs, so mirent en révolte ouverte contre lui. Dénoncé au pape Sixte V comme su.spect d'hétérodoxie, il fut dépouillé do son alibayo, interné à Rome, puis absous par Clément VIII.

Barrière (Théodore), autour dramatique, né et mort à Paris JU23-187-). Simple employé au ministère de la giiirii-, il so lia avec divers auteurs dramatiques, et fit il .ihiinl représenter quelques petites pièces insigniliantes: Jr.itiif: lie lYapks, Itotière et Xourrice, le) f'ortrailt (Comi-lii-I'rançaise, 1818). la Vie de Bohême, do Miirger, Iiaijilcnient mise en scène par lui (Variétés, 1851), fut .son premier triomphe ; les Filles de marbre (Vaudeville, 1853), et les lùiux llmishommes (1850), lo placèrent au premier rang des auteurs aimés du public. Ce sont SOS deux meilleures pièces, et elles eurent une assez grande influence sur le théâtre contemporain. Si Barrière n'a

Sas absolument créé le type 0 Desgenais, cet AIccste moderne, mt'lé do Figaro et do Diogène, c'est lui du moins qui l'a vulgarisé sur la scène ; à ce point que, depuis les Filles de marbre, on citerait peu de comédies où, sous uno peau quelconque, ne perce quelque peu l'oreille du Desgenais de Barrière. Dans les Faux Bonshommes, on trouve des scènes comiques de premier ordre. Les Fausses Donnes femmes (1858) furent loin d'obtenir le mémo succès. Parmi les autres pièces marquantes de Th. Barrière, nous nous contenterons de citer : l'Héritage de Monsieur Plumet (Gymnase, 1858); Cendrillon (1858); ÏOutrage (Porte- Saint-Martin, 1859) ; les Gens nerveux (1859) ; le Feu au couvent (Comédie-Française, 1859) ; Une corneille qui abat des noix (1862) ; le Jardinier et son seigneur, opéra-comique, musique do Léo Délibes (Théâtre-Lyrique, 1863) ; Aux crochets d'un gendre (1864) ; Un ménage en ville (1864) ; les Jocrisses de l'amour (1865) ; Malheur aux vaincus (1865), pièce qui fut interdite par la censure, et ne fut représentée qu'en mars 1870 ; les Brebis galeuses (1866); le Chic (1806); fe Sacrilège (1869) ; Théodoros (1869) ; les Bêtises du ca-ur (1871); le Gascon (1873), grand drame qui eut un assez grand succès ; les Scandales d'hier (1875). La plupart de ces pièces ont été écrites en collaboration avec E. Capendu, Lambert Thiboust, Ed. Plouvier, V. Sardou, Léon Beauvallet, etc. Ses dernières œuvres furent : les Demoiselles de Montfermeil (1877), comédie que l'on jouait att moment de sa mort, et Tête de linollc, qui fut achevée par Gondinet (1882). — Comme auteur dramatique. Th. Barrière est inégal, heurté, violent ; il manque de stylo vraiment littéraire, mais il sait dessiner et développer un caractère, le mettre en scène et donner à ses personnages des saillies à l'emporte-pièce. Il a des situations et des mots réellement comiques.

Barrière (traités de la), nom donné atix deux traités de 1709 et de 1715, remettant aux états généraux des Provinces-Unies la garde de plusieurs places des Pays- Bas espagnols, en vue d'opposer une barrière à une invasion de la Hollande. La paix de Ryswick avait consacré l'occupation de huit de ces places (1697). Par le traité du 29 octobre 1709, l'Angleterre, qui venait de conquérir les Pays-Bas sur les Hollandais, remit à ceux-ci toutes les places de ces provinces, dans des conditions qui leur en assuraient la réalité du pouvoir. Quand la paix d'Utrecht les eut données à l'empereur, celui-ci ne put s'affranchir de cette servitude, quoiqu'il se déclarât capable de défendre seul la barrière. Par le traité du 15 novembre 1715 (remanie en 1718 et garanti par l'Angleterre), il laissa aux Hollandais la garde de Namur, Tournai, Menin, Furnes, Warneton, Ypres et Knocke, s'engagea à leur fournir par an 500.000 florins pour l'entretien de quinze mille hommes employés à la garnison de ces places, et leur céda Saint- Donat (aux bouches do l'Escaut) et Venloo. Enfin (ce qui découvrait le but essentiellement personnel des Hollandais), le port d'Anvers devait demeurer fermé au commerce étranger. C'était un partage do la souveraineté au proût des Provinces-Unies.

— BiBLioGR. ; Dûment, Corps diplomatique, t. IT, part, n, p. 4 ; Gachard, Bistoire de ta Belgique au commencement du xviii" siècle (Bruxelles, 1880).

Barrili (Antoine-Jules), littérateur et homme politique italien, né à Gênes en 1836. Il prit part à la campagne de 1859, à celle de Garibaldi dans le Tyrol en 1866 et à l'expédition romaine de 1867. Nous citerons, parmi ses romans et nouvelles : l'Orme et le Lierre; Sainte Cécile; la \uit du commandeur (1876): Cœur fier, cœur </'or(1877); les Confessions de GaUerto {ikll} ; Diane d'Emôiiaci {l&n); Titus Calus Sempi'onius (1877), peinture des mœurs de l'ancienne Rome; Sémij-amis; le Merle blanc; etc. Sous le titre de Lutèce, il a publié des lettres fort intéressantes, écrites de Paris. Il a fait paraître aussi des Portraits contemporains : Cavour, Bismarck, Thiers et le Portrait du diable (1882), où il peint les artistes de la Renaissance.

BARRILLIER {ba-ri-llé [Il mU.]) n. m. V. babillaud.

Barrin (Jean), littérateur français, né à Rennes en 1640, mort en 1718. Il fit des traductions en vers des œuvres d'Ovide (1676-1701); on lui attribue Vénus dans le cloître ou la Religieuse en chemise (1683), ouvrage erotique paru sous le nom de l'abbé Duprat. Barrin devint plus tard grand chantre et chanoine de Nantes. En 1703, il reçut la prêtrise et, le jour même, l'évéque de Nantes le nomma son grand vicaire. Outre les ouvrages précités, on lui doit la Vie de Françoise d'Xmboise, duchesse de Bretagne (1704).

BarRINGTON (John Shute, vicomte), publiciste et politique anglais, né à Théobald en 1678, mort

BARRINGTONIE — BARROYER"

ngtoni

fleur, b, fnut.

en 1734.11 fut membre du parlement (1714-1723), et reçut en 1720 1e litre de «vicomte^. Ses principaux ouvrages sont : les Droits des protestants non conformistes (1705) ; Miscellanca sacra (1725), etc. — Son fils, Daines, savant anglais, né en 1727, mort en 1800, s'adonna à l'étude des sciences naturelles 'et des antiquités et remplit des fonctions importantes. 11 était membre de la Société ro} ^le *5es principaux ouvrages sont : 06servations on the Statntes chiefly the mostancient from mnrpia Ckarta, etc., livre souvent réédité; the Naturalisfs Calendar (1767); Miscellanies (1780). etc.

BARRINGT0NIE(de5rtr ringtoii , n. d'homme) n. i Genre de myrtacées, tyi"de la tribu des barringtuniées, renfermant dos arbres ou arbustes des régions tropicales do l'Asie, de l'Afrique et de l'Australie.

BARRINGTONIÉES n. f.

pi. Tribu de la famille des myrtacées, ayant pour type le genre barringtonie.

— Une BAKRINGTONIÉE.

Barrios (Los), ville d'Espagne (Andalousie, prov. d'AIgésiras); 5.475 h.

Barrios ou Puerto Barrios, ville de TAmérique

centrale (Guatemala). C'est le seul port du Guatemala sur TAtlantique.

Barrios (Gerardo), général et homme politique du Salvador, né vers 1809, mort en 1865. Après avoir pris part à la guerre contre les flibustiers de W'alker. il tenta un coup de main, qui avorta, contre le président Campo (1857). Ministre des relations extérieures sous le président Santin, il le renversa (janv. 1859) ; il gouverna sous le nom de deux présidents provisoires; il se fit presque aussitôt luimême élire d'abord président provisoire (avr. 1859), puis président pour six ans (janv. 1S60), et se fit confier la dictature (févr.).ll transporta la capitale de Cajutepequo à San-Salvador, fit réorganiser son armée par des olficiers français, imposa aux prêtres un serment constitutionnel, etc. En 1862, il entra en guerre avec Carrera, président du Guatemala, qui représentait les idées conservatrices; le Honduras s'allia à Barrios, le Nicaragua à Carrera. Barrios, battu, s'enfuit (oct. 1862) ; il fut arrêté sur le territoire du Nicaragua (juin 1865), et livré à son successeur, Dueîias, qui le fit fusiller (avr. 1865).

Barrios (Juste Rufino), homme politique américain, né en IS35 à San-Lorenzo (Guatemala), mort en 1885 à Chalchuapa (Salvador). Il prit part, en 1867-1869, à l'insurrection libérale dirigée vamement par Serapio Cruz contre Cerna, président du Guatemala. Réfugié au Mexique, il recommença la lutte en 1871, battit Cerna, et fit proclamer Granados président do la république; il le renversa en 1873, se fit élire et gouverna dictatorialement ; il fut réélu en 1876 pour quatre ans, en 1880 pour six ans. Il prit, comme programme de politique extérieure, Tunion de l'Amérique centrale. S'immisçant dans les affaires des républiques voisines, il aida deux de ses amis à parvenir à la présidence du Salvador et du Honduras (1876). S.'étant convaincu que, indépendamment de toute autre cause, la défiance qu'il inspirait empêcherait l'union de se faire pacifiquement, il la décréta de sa propre autorité (20 févr. 1885) et, malgré les menaces du Mexique, envahit le Salvador, à qui s'allièrent le Nicaragua et le Costa-Rica. Le 30 mars, Barrios fut battu et tué à Chalchuapa.

Barrios (José Maria Reyna), général et président de l:i répuljliiiuc du Guatemala, neveu du président Juste Ruiino Barrios; mort assassiné le 8 février 1898. Elu, en mars 1892, comme candidat libéral, il fut installé le 16 mai 1892. Homme énergique, il gouverna avec autcrite, non saos avoir à lutter contre une sérieuse opposition. En octobre 189.1, il prononça la dissolution de la Chambre, et exerça pleins pouvoirs jusqu'en mai 1894; au mois de juin 1897, il prit de nouveau la dictature, puis fit proroger jusqu'en ly02 ses pouvoirs, qui devaient expirer en 1898; il vint à bout de l'insurrection qui s'en suivit (sept.-nov. 1897). Pondant la période dictatoriale de 1893- 189-1, il édictauno série do lois transformant toute la législation du pays selon les idées du parti libéral (mariarro civil, divorce; émancipation des Indiens, etc.), en même temi}S qu'une loi sévère sur la presse, une loi sur l'immigration, etc. Il fit beaucoup pour le développement de l'instruction publique, poussa activement les travaux publics, etc. On le soupçonna de vouloir, comme son oncle, faire à son profit l'union du Centre-Amériqui- ; il so tint à l'écart de l'union restreinte contractée en 1895 entre I-' Honduras, le Salvador et le Nicaragua. A la suite d'incidents do fruntièros qui faillirent amener la guerre aivec le Mexique (oct. 1894), le général Barrios conclut avec ce pays

Barrique

(av

traité de délimitations mettant nn aux longues contestations.

BARRIQUE {ba-rik'— du provenç. barrica) n. f. Gros tonneau pour le transport des liquides, il Son contenu.

— Fam. Terme de comparaison, usité pour désigner une

s ronds.

iiJiaircs.

■ courant

personne très grosse.

— Mar. Nom donné familièrem Il Barrique à feu. Barrique p]. ihr ,:

— Métrol. Mesure do ca; , i. .

et ayant communément im volume ^^r^-' ■■ équivalant i 300 ii- ^tres. ^^i

— Pêch. Filet ^^snccial pour la pèche de la lamproie. n^'

BARRIR (6rt-nr' — lat. 6arnVe) v. „. „„ „„.™.. ^^ . .., pliant. Pousser le cri particulier appelé barrit, \\ On dit ausM harronnkk, uarktkr, barrisskr.

BARRISTER {riss-ter) n. m. Dr. angl. Les barristers at law sont les avocats qui ont reçu leurs titres de l'un des collèges de légistes, Inns of Court, fondés au xvi< siècle pour préparer les jeunes gens à la pratique du droit et des institutions de l'Angleterre.

— Encycl. Ces compagnies juridiques, au nombre de quatre : Lincoln's Inn, Middle Temple, Inner Temple et Grays' Inn, ont jusqu'ici tenu lieu des écoles de droit, qui manquent, à proprement parler, en Angleterre. Les quatre compagnies ont rédigé, en 1863, un règlement commun, relatif à l'enseignement et aux examens. Chaque Inn est administré par un certain nombre de beitchej-s, choisis, par les sociétaires, parmi les meilleurs avocats. Ces associations, étant privées, échappent à la surveillance de IKiat et n'ont acquis d'existence légale que par l'efi'et de l'usage. Le grade de barrister permet d'exercer la profession d'avocat dans toute l'Angleterre.

BARRIT {ha-Ti — lat. bannius) n. m. Cri de l'éléphant. il On dit aussi barrissement.

BARRITUS [ba-ri-tuss) n. m. Ant. rom.Cri de guerre des Romains. On enseignait aux soldats à le pousser ensemble, en faisant résonner la voix dans le bouclier. Il commençait par un bourdonnement sourd, et se terminait en un mugissement.

Barro, bourg du Portugal (Boira, district de Viseui, sur le Douro ; 2.150 hab.

BARROIEMENT {ba~roa) n. m. Ane. dr.

Vieux terme de pratique, signifiant Délai de procédure.

^-^^"np=^

. Tarière do tonne-

. En parlant do Télé

BarroiS (ba-ro-a) [comté ou duché de Bar], ancien pays de la France dans la Lorraine; a Barroir. formé pre'sque à lui seul le département de la Meuse. Les villes principales du Barrois étaient : Bnr-le~ Duc, la capitale, Commercy,Saiat-Mihiel,Pont-à-Mousson. La portion du pays située sur la rive gauche de la Meuse fut rattachée à la couronne de France sous Philippe le Bel (Barrois royal) ; le reste suivit les destinées de la Lorraine, et ne devint français qu'avec cette province (1766).

Dans le Barrois, bien arrosé, les forêts couvrent une

frande partie du sol ; les cultures ont été lentes à s'introuire : les bois et les pierres à bâtir ont été longtemps la principale ressource du pays avec le fer. Aujourd'hui, les terres, convenablement amendées, firoduisent du blé, de l'avoine, du fourrage, mais c'est la vigne que l'on cultive do préférence : les vins du Barrois jouissent d'une vieille réputation.

— Calcaire du Barrois, Importantes couches calcaires qui constituent la plus grande partie du sous-étage bononion (jurassien supérieur), dans les départements de la Meuse et de la Haute-Marne.

Barrois {ba-ro-a), OISE, celui, celle qui habite le Barrois ou sa capitale, Bar-le-Duc. — Les B.^rrois.

— Adjectiv. Qui appartient au Barrois où à sa capitale : Noblesse barboise.

BARRONNER [ba-ro-né) v. n. Syn. de barrir.

BAR-ROOM iroum' — de l'angi. 6ar, comptoir de cabaret, et room, chambre) n. m. Sorte de cabaret dans le genre anglais, où l'on mange des viandes froides, des sandwichs, et surtout où l'on boit, en se tenant debout autour du comptoir, ii Parext.,le nom de bar-room se donne à des établissements du genre qui vient d'être décrit, mais où l'on peut s'asseoir très confortablement.

BarROS, bourg des Antilles espagnoles (Porto-Rico'i ; ll.GOO hab.

BarrOS (Jean de), historien portugais, né à Vison en 1496, mort àRibeira, près Pombal, en 1570. Elevé à la cour d'Emmanuel le Grand, il se fit remarquer par son talent précoce. Le roi Jean III le nomma gouverneur des établissements portugais sur la côte de Guinée, et lui donna ensuite la province de Maranhao, au Brésil, à la charge de la coloniser. Ces diverses fonctions fournirent à Barres les moyens de composer sa grande œuvre : Histoire des coniiue/esportuf/aises outre-mer, publiée de 1552 à 1615. Ce travail, qui inspira Camoëns, lui valut le surnom de Tite-Live purtityais. Sou style est élégant, vif et pittoresque.

BarROS-ARANA (Diego), historien chilien, né vers 1824. Il a été professeur de géographie à l'université de Santiago, dont il a été longtemps recteur et doyen. Il a été aussi ministre du Chili à Buonos-Ayres et a fait partie d'une commission de délimitation de la frontière entre le Chili et la république Argentine. Ses principaux ouvrages (en espagnol) sont : Histoire générale de l'indépendance du Chili (1854-57); Eléments de géographie physique I issij ; Histoire de la guerre du Pacifique {ISS0-S\) : Histoire >jrurralr,/u Chili {nZA).

Barroso (Michel de), peintre espagnol, né à Consuegra (Nouvelle-Castille) en 1538, mort en 1590. Elève do Bccerra, qui s'était formé lui-même sous Raphaël et Michel-Ange, Barroso apprit de ce maître la peinture et l'architecture, tout en étudiant les langues et la musique. Un tableau qu'il peignit à Tolède, en "1585, attira sur lui l'attention, au point de lui. valoir le titre de « peintre du roi". Philippe II le chargea de décorer un des quatre angles du cloître dos Evangélistos, à l'Escurial. Il y exécuta, soit à l'huile, soit à fresque, plusieurs compositions remarquables par la légèreté de la touche, la fraîcheur du coloris et l'entente de la perspective, mais qui pèchent par le dessin et qui manquent de vigueur {l'Ascension du Christ, l'Effusion du Saint-Esprit, Jésus }'essuscilé apparaissant aux disciples, la Prédication de saint Pierre, etc.).

BARROT {ba-ro — rad. barre) n. m. Mar. Barrot d'arrimage. Traverse servant à arrimer, n Ba^i'ots ou Bandes sèches de cale. Barres servant, dans les cales, à supporter du matériel. V. bau.

— Agric. Nom donné au tombereau, dans plusieurs contrées do Franco.

— Conim. Baril pour les anchois salés.

Barrot (ba-ro) [Camille-Hyacintho-OrfiZoH], orateur et homme d'Etat français, né à Villefort (Lozère) en 1791, mort à Bougival (Seine-ot-Oise) en 1873. Odiloo se montra, dès sa jeunesse, dévoué aux principes de 1789 et aux idées constitutionnelles, tout en restant monarchiste. Il accueillit donc avec faveur le retour des Bourbons, mais so jeta

Odilon Barrot.

bientôt dans l'opposition pacifique et dynastique. Lors des journées de Juillet, il fut membre de la commission municipale do l'Hôtel do Ville et détourna fortement La Fayette de proclamer la répubhque, tout en voulant donner à la monarchie des formes démocratiques. Aussi s'éloigna-t-il également de la minorité républicaine et de la majorité officielle pour devenir le chef do la gauche modérée, c'est-à-dire de l'opposition dynastique. Il combattit, en cette qualité, tous les ministères qui se succédèrent jusqu'en 1848. En 1S47, il fut le promoteur do cette campagne de banquets, qui, contrairement à ses prévisions, aboutit, non à une réforme, mais à une révolution. Surpris par la proclamation de la République, il se laissa séduire par le prince-président qui lui offrit un portefeuille (déc. 1848), puis le lui enleva (oct. 1849), siégea dans la majorité monarchiste, et se laissa encore une fois surprendre par le coup d'Etat. Profondément découragé, il rentra dans la

vie privée et commençait une évolution vers l'empire libéral, quand survint lo 4 Septembre. Thiers le nomma président du Conseil d"Etat. Il était membre do l'Institut depuis 1855. — Son frère, VicTORiEN-FERniNAND BaiTOt (1806-1883), né à Paris, d'abord avocat, puis député de Loches, fut choisi, en 1848, comme secrétaire par le princeprésident, et, après un court passage au ministère de l'intérieur, obtint la légation de Turin ; il devint, à la suite du 2-Décembrc, membre du Conseil d'Etat et sénateur.

Barrot {ba-ro) [mémoires posthdmes d'Odilon] (Paris, 1875-1876). Ces ^emo(7-es, publiés parles soins de Duvergier de Hauranno, de Corbin et du docteur Graugnard, exécuteurs testamentaires du célèbre homme d'Etat, vont de 1791 à 1872. La partie la plus curieuse correspond au règne do Louis-Philippe ; c'est celle où Odilon Barrot fut activement mêlé à la vie publique. On y trouve une foule de points de vue personnels, d'anecdotes, de jugements qui ont une certaine valeur et qui permettent de rectifier ou de contrôler les opinions reçues.

BARROTER {ba-ro) ou BAROTER v. a. Mar. En parlant d'un navire. En remplir la cale jusqu'aux barrots ou baux, jusqu'au pont inférieur : Meinplir la cale à barroter.

BARROTIN {ba-ro) ou BAROTIN n. m. Mar. Petit barrot, comme on en voit entre les baux.

— Barrotins d'écoutille. Bouts de barrots qui se terminent auxhiloires, où ils sont soutenus par les arcs-boutants. 1! Barrotins de caillebottis, Pièces de bois avec lesquelles on fait des caillebottis.

BARROTTAGE {ba-ro-taf) n. m. Econ. rur. Sorte de treillis à mailles fines, employé pour empêcher les plus petits animaux de pénétrer dans un lieu réservé.

Barroua, ville du Bornou, sur le bord occidental du lac Tchad (Soudan central). Ce point constitue l'extrémité E. de la hgne Say-Barroua, qui, d'après la convention anglo-française du 5 août 1890, sert de limite méridionale à Ta zone d'influence française dans le Sahara, entre la rive gauche du Niger et le Tchad.

BARROW {ba-ro) n. m. Nom donné parles archéologues anglais aux tuinulus préhistoriques qui signalent ordinairement une sépulture et sont termes d'un amas conique de terre ou de pierres. V. tcmclus.

Barrow (nÉTROiT de), détroit de l'Amérique du Nord, océan Glacial arctique, passage N.-O., entre ceux de Lancastre à l'E.,de Melville à l'O. Il communique avec la mer de Baffin par le détroit de Lancastre, avec lequel on le confond quelquefois.

Barrow, fleuve côtier d'Irlande, qui arrose Carlow, New-Ross,etso jette dans l'Atlantique àl'E.de Waterford, après un cours de 150 kil., presque entièrement navigable. Ses affluents principaux sont la Nor et la Suir, à droite.

Barrow (Isaac), géomètre et théologien anglais, né à Londres en 1630, mort en 1677. Professeur de mathématiques à l'université de Cambridge (1664), il compta au nombre de ses élèves Newton, à qui il céda sa chaire en 1669, puis il s'occupa de théologie, devint, en 1670, chapelain de Charles II, et fut enterré dans l'église de Westminster. Il est regardé comme l'inventeur du triangle différentiel, qui a préparé l'application du calcul différentiel à la géométrie. Ses ouvrages les plus importants sont : Lectiones opticx et geometricêe, etc. (Londres, 1674) ; Lectiones habitx in scholis, etc. (1681), et les éditions des Eléments d'Euclide (1659), des Coniques d'Apollonius (1675); etc.

Barrow (Jean), compilateur anglais du xv!!!" siècle. On lui doit deux ouvrages qui eurent du succès en Angleterre : un Dictionnaire géographique ; un Abrégé chronologi- Que ou Histoire des découvertes faites par les Européens dans les différentes parties du monde (trad. en franc. [1766]).

Barrow (Jean), voyageur anglais, né en 1764, mort en 1848. 1! accompagna lord Macartney dans son ambassade de Chine (1792), puis au cap de Bonne-Espérance (1797), et, de retour en Angleterre, il devint secrétaire de l'amirauté (1804-1845). D fut nommé baronnet. Il est le fondateur de la Société de géographie de Londres, dont il devint ensuite président. Ses principaux ouvrages sont : Travels in South Africa (Voyages dans l'Afrique méridionale, 1797-1798); Voyages en Chine en 1794 (Londres, 1804); Voyages en Cochinchine (1806), trad. en français comme les deux précédents; A chronologîcal History of Voyages into the arctic régions (Londres, 1838).

Barrow-IN-FURNESS. ville d'Angleterre, comté do Lancastre ; 51.700 hab. Hauts fourneaux, laminoirs ; falinqucs de wagons, chantiers maritimes; port. Cette ville in.' comptait que 100 hab. en 1850.

Barrow-UPON-SOAR, ville d'Angleterre (comté do Leicester), sur le Soar, affluent du Trcnt; 6.400 hab. Beau calcaire bleu, donnant une chaux hydraulique renommée.

BARROYER {ba-roa-i-é) v. n. Fréquenter le barreau. (Vx.)

BarROZZI (Giacomo). V. vionole.

BaRRUEL (ral)tK^ AuL'Ustin), publicisto français, nô 011 IIM à VilIoni'uvn-do-Î3org, mort à Paris on 1820. Il était i(5suit(\ t't, Inrs do la suppression do l'ordro, il so riSI'nt'ia en AIlcinuKiio. Il rnvint m Franco on 1771, ot concourut avec Fréron ;'i t:i r/- !:irf 'rtn .]„ rAriTti'r filti'rairr, puis il émigra on 17'.»: Il i' i r ino :\ Loiiilrc's un ouvrage contre la U<^\ l'iV à Ihiatoire iht jar lauco du pn^niii-r C.

catlit'Jralo de I'miis.

ou Lettres jiruiuiri.i eccli'.itasthjue (IT'.M pendant la Jit'voUtlii

■ ' I du con-

(1791) ; Du jmpc et lie

Barruel-BEAUVERT (Antoine -Joseph, comto de), puUiiisio iraii.aiN, nc^ on 175C au chàlcau do llcmirert, prés Af l!:it;Mi.ls, mort à Turin on 1817. Il entra dans la carrièro niilitairf, et, lors de la Révolution, il coUaliora à un violent iiamidilot, les Actes des apùlres. Après l'arrestation de Louis XVI à Varennes, il s'olFrit on otago pour lo roi ; il .se caclia sous la Terreur. Après le 18 brumaire, il publia une brocluiro : Caricatures politiques, fut enfermé au Temple pendant doux ans, et en sortit par laprotection de Joséphine de lîeauliarnais. Il fut, plus tard, inspecteur des poids et mesures à Besançon. On peut citer do lui : Vie de Itoirsieini M7K1)); Actes des philosophes et des 7'épublicai'i^ isn: I ; I , lires sur quelques particularités secrètes del'hisfu/yr I,, ,i,'ni:/ 1' !ii terrègne dcs Bourùotis {IS15); Adrcssc aux î'niir ./e//\ ii j'irsentants et orgones du peuple [Vi\b).

BarruelO, bourg d'Espagne (Vieille-Castille [prov. de Palenciajj; 3.150 hab. Mines de houille fort riches.

BARRURE (ba-nir) n. f. Barre d'un corps doluth. il Petite irrégularité sur une pipo.

BARRUTINE (Im-ru) n. f. Soie provenant de Perso.

BARRY ou BARRI [ba-ri) n. m. Jeune verrat.

BARRYiGérald), savant anglais, appelé aussi Giraldus Cambrensis, né dans le pays de Galles vers 1146, mort vers 1220. Il parvint par son talent à être chapelain de Henri II (1185), secrétaire et conseiller du prince Jean, en Irlande. En 1188, il prêcha la croisade aux Gallois, puis administra le royaume en l'absence de Ricliard Cœur de Lion. Ses principaux ouvrages sont : Topographia Hibernise ; Historia vaticinalis de expugnatione /Jibernix (Francfart, 1602); Ilinerar(U7n Cambrix (ma); etc.

Barry (clievalier Jean mj), dit le Roué, né à Levignacsur-Save en 1723, mort à Toulouse en 1794. Il vint chercher fortune à Paris en 1750, futcnvoyé en mission en Allemagne par de Bouille, et remercie par Choiseul ; il fit une petite lortune dans les fournitures militaires. De physionomie fine ot d'esprit remuant, il se poussa parmi les gens de grande vie, connut le duc de Riclielieu, vécut plusieurs années avec Jeanne Bécu, qu'il fit épouser à son frère, le comte Guillaume du Barry. (V. Barry [comtesse dv].) Dès lors, il amassa une grosse fortune, et se retira à Toulouse, où il mena la vie d'un épicurien et d'un collectionneur. Arrêté comme émigré en 1793, il fut exécuté lo 17 janvier 1794.

Barry (James), peintre irlandais, né à Cork en 1741, mort en 1806. Un de ses tableau.x, exposé à Dublin et représentant la Légende de saint Patrick, lui valut la protection du savant Burk, nui fut élève de Benj. West; il lui fournit les moyens d'aller étudier en Italie. Après un séjour de cinq années à Rome, Barry revint à Londres en 1770, exposa quelques tableaux d'un style classique : Vénus sortant de la mer, Jupiter et Junon, Adam et Eve. Il entra à l'Académie en 1773. En 1776, il donna la Mort du général Wolff, puis, à l'occasion des critiques qui avaient accueilli un de ses tableaux, il écrivit un pamphlet où il s'attaqua à Winckelmann, aux antiquaires et à ses confrères anglais. Abandonné de ses anciens protecteurs, il obtint enfin de la Société des arts l'autorisation d'exécuter, à ses frais, dans la grande salle des Adelphi, une série do peintures historiques représentant les Progrès de l'humanité. Il divisa ce grand ouvrage en six tableaux, dont chacun a plus de 13 m. de longueur. Barry consacra six années (1777-1783) à ce travail colossal. L'exhibition publique do ces six tableaux et les gravures qu'il en fit (1792) lui rapportèrent peu d'argent et d'assez nombreuses critiques. Nommé professeur à lAcadémio en 1782, Barry prononça, selon l'usage, des discours qui excitèrent une vive curiosité; mais, par l'amertume do ses critiques, il s'aliéna peu à pou tous ses confrères, et il finit par être expulsé de la compagnie, en 1797, à l'occasion d'un pamphlet des plus violents, intitulé Lettre à la Société des ditettanti. D'un caractère bizarre, insociable, il se brouilla avec Edmond Burk, son bienfaiteur, avec Reynolds, qu'il disait être jaloux de son talent, et se rendit lui-même la vie intolérable. Fryer a publié, en 1809, les Œuvres de J. Barry (Londres).

Barry (Jeanne BÉcti, comtesse du), née à Vaucouleurs en 1743, morto à Paris en 1793. Elle fut tenue sur les fonts baptismaux par le munitionnairo Billard do Monceaux, qui se chargea plus tard do son éducation. Il la plaça, sous le nom de « M"' de Beàuvanior 1), dans une pension bourgeoise, puis dans un couvent, où elle apprit lo catéchisme et le dessin. A seize ans, en la trouve chez un coiffeur, nommé Labillo, puis dans un magasin de modes de la rue Saint-Honoré ; elle aurait eu alors des aventures avec lo comte d'.Aubuisson et divers mousquetaires. Bientôt, elle s'installa chez la veuve d'un fermier général. M"" de La Garde, qui tenait une maison de jeu. Le pamphlétaire Mai- M»

robert a fait d'elle, à tort, une

des habituées de la maison dirigée, rue Saint-Sauveur et des Deux-Portes, par la célèbre entremetteuse M»» Gourdan. Sa liaison avec lo chevalier Jean du Barry fit sa fortune. Ce gentilhomme projeta do la donner au roi pour

■ du Barry (Bibl. nnl.).

maltrosso, ot fut servi dans cette ontropriso par lo valot de chambre Lebel, et surtout par lo duc de Richelieu. Pour la motire en mesure d'être présentée à la cour, on fit d'elle une fommo do qualité ; on la maria au comte Guillaume du Barry, frèro du chevalier (1768), après avoir fabriqué, do toutes pièces, dos actes qui toui (i:ii<nt à son nom, à sa naissance, à sa famille, même à son 'if^-o; ot, en 1709, elle fut installée à la cour comme niaiii-esse en titre. Ce qui assura le succès de l'intrigue, c'est que la nouvelle comtesse n'était pas une « caillette « sans manières ot sans esprit, comme l'ont prétendu les femmes do cour. Elle s'était affinée avoir, pendant des années, chez le chevalier du Barry, des gentilshommes, des gens do lettres, des académiciens do belle humeur ; ot elle parut tout de suite, même à la cour, d'une élégance incomparable. Blonde, avec dos sourcils et des cils noirs, des cheveux s'onvolant en mèches folles, un nez aquitin, de grands yeux demi-clos, un teint d'une pâleur rosée, une gorge superbe, elle était d'une beauté pénétrante, que relevait encore le charme d'une apparence de candeur. Les portraits de Drouais ot le buste de Pajou donnent bien l'idée de co qu'elle put être. Avec cola très frivole, point méchante, et parfaitement incapable de jouer lo rôle politique dont on a tant parlé. Co (ut pour se défendre contre les attaques furieuses du parti Choiseul qu'elle soutint le Triumvirat. Disgraciée après la mort do Louis XV, elle résida quelque temps â Pont-des-Dames, près do Meaux, puis fut autorisée à revenir au château do Luciennes, où, pendant quinze ans, elle mena, avec le comte do Cosso-Brissac, une vie retirée. Elle y reçut de très grands personnages, comme Joseph II, des publicistes, comme Beaumarchais, et surtout des artistes. Effrayée par la Révolution, elle passa en Angleterre, mais eut la mauvaise inspiration d'en revenir. Ce ne fut pas son nègre Zamore qui la dénonça, comme le dit la légende ; mais, en tout cas, elle fut arrêté et traduite devant le tribunal révolutionnaire. Elle fut exécutée lo 8 décembre 1793. Une légende veut que, arrivée devant la guillotine, elle ait montré beaucoup do faiblesse, et supplié lo bourreau Sanson do ne pas la faire mourir.

— BlBLlOGR. : E. et J. de Goncourt ; la du Barry (Paris, 1880); 'Vatel, Histoire de M"' du Barry (1882-1883). Les Lettres et Anecdotes publiées sous son nom (1779) sont apocryphes.

Barry (Charles), architecte anglais, né à Londres en 1795, mort en 1860. Après avoir étudié l'architecture en Angleterre, il partit pour le continent, afin de compléter son éducation artistique par la vue des grands chefsd'œuvre, visita, en 1816, la France, l'Italie, la Grèce, l'Egypte, etc., et, do retour dans sa patrie, en 1820, commença cette série de monuments qui l'ont placé au premier rang des arcliitectes de la Grande-Bretagne. Parmi les édifices élevés par lui, on cite l'église Saint-Pierre, à Brighton ; l'Athenœum de Manchester, dans le style grec ; le club des Voyageurs, le club de la Réforme, le collège des Chirurgiens, avec son élégante bibliothèque, qui appartiennent au style moderne. Mais son œuvre capitale est le nouveau Parlement (House of parliatnent), immense édifice commencé en 1840. Créé chevalier par la reine, lors de l'inauguration du Parlement, Barry a été enterré à l'abbaye de Westminster. Sa vie a été écrite par son fils, Alfred Barry.

Barry (Martin), physiologiste anglais, né à Freston en 1802, mort en 1855. Il exerça la médecine à Edimbourg, et se livra à des travaux approfondis sur l'embryogénie animale, alors peu connue. Après avoir suivi les leçons des plus célèbres professeurs allemands, il présenta à la Société royale de Londres, en 1839, un travail extrêmement remarquable : Researches in embri/ology, où il exposait le développement de l'œuf et de l'embryon dans les mammifères, et indiquait, le premier, les divers états de l'œuf dans la trompe de Fallope. Ce beau travail le fit nommer, en 1840, membre de la Société royale. Ce savant a publié, en outre, dans divers recueils, des mémoires sur les corpuscules du sang, la formation du chorion, etc.

Barry (François-Pierre), peintre français, né à Marseille en 1813, mort en 1892, suivit les cours de l'Ecole des beaux-arts de sa ville natale, et reçut d'Aubert, directeur de cette école, les premières leçons de peinture. Il exposa, à Marseille, en 1838, un Intérieur de forge et un Naufrage. Il se rendit ensuite à Paris et entra dans l'atelier de Gudin. Depuis lors, Barry n'a cessé de produire dos œuvres qui le classent parmi les meilleurs peintres de marine du xix* siècle. Peu d'artistes ont connu mieux que lui l'art d'asseoir un navire sur les eaux; il dessinait à merveille tous les détails du gréement et savait donner aux vagues du mouvement et do la transparence. Nous rappellerons, parmi ses principales œuvres : Marine et Bateaux de pèche (1840); Sortie du port de Marseille et Pêche au thon par les Catalans (1843). Barry fut décoré do la Légion d'honneur en 1882.

Barry (Edward Middletonl, fils et élèvo de Charles Barry, architecte anglais, no en 1830, mort à Londres en 1880. Les principales œuvres qu'il a édifiées sont : lo Théâtre de Corent-Garden (1853); la Nouvelle Galerie nationale, V Hospice pour les enfants de Great-Ormond Street à Londres ; le Crem Hall (Cheshiro) ; le Grammar School à Birmingham, etc. Il avait la pratique des divers styles, comme son père, qu'il aida dans la construction du nouveau Parlement. Barry était membre de l'Institut royal des architectes britanniques, dont il fut vice-président, et, depuis 1870, membre do l'Académie royale, qui le nomma professeur d'architecture on 1873, puis trésorier en 1874.

Barry-AND-CADOXTON, ville d'Angleterre (pays de Galles [comté de Glamorgan]) ; 13.300 hab.

Bars (comitat de), comitat do l'Austro-Hongrie (Hongrie du N.-O. [cercle de Presbourg]), peuplédo 153.000hab. ; ch.-l. Aramjos-Maroth. Ce comitat est divisé en 5 districts.

BarsaBAS (Joseph) fsaint], disciple de Jésus-Christ. Il fut présenté à l'assemblée avec Matliias pour remplacer Judas parmi les apôtres; ce fut Matliias qui fut désigné. On ne sait rien de certain sur sa vie et sur sa mort.

BarsaBAS (Jude), disciple de Jésus-Christ, frère du précédent, selon les uns, et, selon d'autres, de Judas Thaddée, fut choisi par les apôtres et par l'Eglise de Jérusalem pour accompagner Paul et Barnabe à Ântioche.

BARROZZI — BART

BarsaC, comm. de la Gironde, arrond. ot à 3î kilom. do Bordeaux, près de la Garonne ; 2.974 hab. {Barêacaii, aises.) Ch. do fer Midi. Petit port ^^^

sur la Garonne, au confluent du /^Ék

Ciron. Vins blancs renommés ^, ,>W

BARSE n . f. Boite d'étain dans la «^

quelle s'expédie le thé do Chine.

ir-Aube.

BaRSI, ville (lo l'InJo anglaise (Doccan [ présid. do Hombay J ) , sur le Sinah, afauent du lîinali, 20.500 hab. Marché do colon.

BarsinE, fille du satrape Arta- BArst.

ban, vciivo do Memnon do Rhodes, l'un des meilleurs généraux do Darius III Codoman. Après la bataille dissus, elle tomba, avec la femme et la fille de Darius, entre les mains d'Alexandre, qui en fit sa maîtresse. Il en eut un fils, Hercule, quo Cassandre ne tarda pas à Êairo périr.

BarsiNGHAUSEN, ville d'Allemai^Tic fPrusse fprov. do HanovreJJ ; 3.650 hab. Papeterie, fabrique de briquettes.

BARSOM {sont') n. m. Faisceau débranches liées avec on ruban, que les prêtres mazdéens portaient dans certaines cérémonies.

BARSOWITE (vif —do Barsovnsky , n. de lieu) n. f. Silicate d'alumine et de chaux, qui a été trouvé dans les sables aurifères de Barsowisky (Oural), n Variété d'anorthite.

Barsumas (Thomas), métropolitain de Nisibe (435-189). Il so rit lapôtre du ncstorianismo, qu'il contribua à répandre en Perse, même par la force. Il proclamait la nécessité du mariage des prêtres, en se fondant sur un texte do saint Paul (l Cor. VII, g). Il épou.sa une religieuse.

Barsumas l'Eutychien, archimandrite syrien, mort en -158, prit part au concile œcuménique d'Ephèsc, où il protesta contre la condamnation d'Eutychès, et contribua â lo faire acquitter. Il fut le premier moine qui siégea comme juge dans un concile général. En 451, ses adversaires le hrent chasser du concile do Chalcédoino.

Bar-sur-aube, ch.-l. d'arrond. de l'Aube, à 48 kilom. de Troyes, sur Y Aube, au confluent de la Bresse ; 4.548 h. {[îarrois, oises ou Baralbois, oises ou Bar-sur-Aubois, oises.) Ch. de fer. Est. Fabriques de bonneteries, de calicots, de toiles cirées; distilleries

d"eau-de-vie de marc ; clouteries, tanneries, meuneries importantes, etc.

Commerce considérable de grains, chanvre, laines, bois et vins. — L'arrond. a 4 cant.,88 comm., 35.154 hab. ; le cant. 23 comm. et 1 5.538 hab.

— Histoire. Primitivement, une forteresse romaine occupait le somim t d'une colline voisine de la cité a.

tuello ; une ville se groupa autour l^ cette forteresse et exista jusqu'à Ii;.

vasion des Huns. Détruite par ces barbares, Bar-sur-Auhe fut reconstruite sur les bords de la rivière. Au x« siècle, elle appartenait aux comtes de Vermandois. Elle fut ravagée par la peste, de 1636 à 1648. Le 24 janvier 1814, lo maréchal Mortier y repoussa lavant-garde de Schwarzenberg. Patriede sainteGermaine.de Jeanne de Navarre, reine do France, de Des Perriers, du comte Beugnot et do l'archéologue Du Sommerard.

Bar-sur-seine, ch.-l. d'arrond. de l'Aube, à 30 kilom.

de Troyes. sur la Seine; 3.157 hab. [Ba Séquanais, aises.) Tribunal de prcmiùrt d'eaux-de-vie, récolte et commerce de vins, chanvre, laines, bois, etc.— L'arrond. a 5 cant.. 84 comm., 39.849 hab. ; le canton 22 comm. et 10.200 hab.

— Histoire. Cette petite ville, très ancienne, souffrit beaucoup pendant les guerres religieuses et les troubles de la Ligue. Le 2 mars 1814, les Français, commandés par Macdonald, r<'poussèrent les Autrichiens, conduit-^ par le prince de Wurtemberg. — !-<■ comté ae Bar-sur-Seine était posséi'.

au commencement du \i' siècle, pi; Renaud, comte deBar-sur-Seineet !■ -<-\ne. Tonnerre, dont la tille puînée, Eusta-

che, épousa Gautier, comte de Brienne, et lui porta en dot le comté de Bar. Milon, lils puîné de ce Gautier, fut la souche des comtes dk Bar-sub-Seine, qui s'est éteinte au milieu du xiii« siècle.

Bart (Jean), corsaire et chef d'escadre français, né et mort à Dunkerque (1650-1702). Il appartenait à uno famille de marins. Son grand-père, Michel, et son père, Cornil, succombèrent aux suites des blessures reçues en guerroyant contre l'Anglais. Embarqué dès l'âge do douze ans, Jean Bart servit d'abord comme matelot, et comme second à bord des bâtiments qui croisaient dans la Manche. Il prit ensuite du service dans la flotte hollandaise commandée par Ruyter, et participa aux expéditions do 1666 et 1667 contre l'Angleterre. Mais, quand Louis XIV eut déclaré la guerre à la Hollande, il revint à Dunkerque (1679). C'est alors qu'il commença sa vie de corsaire, d'abord comme second, puis comme capitaine ;

Eendant six ans, il courut la mer du Nord et la Manche. 0 bruit de ses coups d'audace et de ses prises considérables parvintjusqu'à Louis XIV, qui l'attacha à la marine royale comme lieutenant de vaisseau (1679), puis, sept ans apVès (1686), le nomma capitaine de frégate, après une heureuse expédition contre les pirates de Salé. Mais la période la plus glorieuse de la carrière de Jean Bart fut celle de la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Mis, en 1688, à la tète d'ime escadre de frégates légères, à la marche rapide, avec équipages aguerris, il multiplia ses exploits. C'est ainsi qu'en 1689 il réussit à transporter de Calais à Brest, à travers les croisières anglo-hollandaises, tout un chargement de poudre et do munitions. La même année, fait prisonnier par les Anglais au milieu d'un combat dans la Manche et emmené à Plymouth, il s'évade douze jours après, avec quatre compagnons, sur une simple yole, et, au bout de quarante-huit heures, aborde à Saint-Malo. Nommé alors Capitaine de vaisseau, il reprit presque aussitôt la mer, et se vengea d'une manière éclatante. Ëa

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