JASPE NOIR
BASANOMÉLANE (du gr. basanos, pierre de touche, et mélos, anos, noir) n. f. Oxyde naturel de fer et de titane. ■Variété d'ilménite. (La bàsanomélane, que les Allemands désignent sous le nom de eisenrose, est formée de petites lamelles hexagonales, disposées en forme de rosaces. On la trouve spécialement au Saint-Gothard.)
BasaRAB. Nom d'une dynastie de vayvodes de Valachie. Les principaux sont : Tuoomir (1230-1320), un des premiers fondateurs de la puissance vainque. Après avoir chassé les Tatares et les Cumans, il profita des luttes intérieures des Magyars pour rompre avec la couronne hongroise et pour s'emparer du banat de Severin. Il réunit sous sa domination tous les Roumains, et prit le titre de Joan Badn Vodà, par la grâce de Dieu mtjvode et prmce de Valachie et ban de Severin. Tugomir fut le premier vayvode qui s'employa à relever le prestige de l'Eglise roumaine. 11 établit le siège métropolitain à Curtea d'Arges.
— Son fils Alexandre (1320-1300) lutta contre les invtsions de Charles-Robert, roi de Pologne, et du tsar de Serbie, Etienne Douchan. Il anéantit l'armée du premier (1330), et força Etienne Douchan à se retirer. C'est lui qui a soustrait l'Eglise roumaine à la prépondérance macédenienne, et qui'l'a mise sous la dépendance du patriarche de Constantinople. — Son fils, 'Vladislav (1360-1372), est célèbre par sa victoire remportée sur les Turcs 11366). En 1369, il livra bataille à Louis, roi de Hongrie, qui fut tué et dont l'armée fut anéantie. — Veagoiï (1512-1522). Prince très pieux, il fit bâtir des églises en Valachie, en Moldavie, en Transylvanie et en Macédoine (sur le mont Athos). La plus fameuse est celle de Curtea Arges, le monument architectonique le plus grandiose de l'Orient.
— Mathieu (1633-1664). Arrivé au pouvoir à la suite d'une révolte contre les Grecs, il les favorisa dès son avènement, sachant que leur aide était indispensable pour la conservation du pouvoir. De 1634 jusqu'à 1640, il combattit Basile le Loup, prince de Moldavie, qui usurpa son trône. Mathieu le vainquit à Ogageni, sur la rivière Prahova. En 1638, il conclut avec Venise une alliance contre les Turcs. En 1653, Basile le Loup vint de nouveau faire la guerre à Mathieu, qui anéantit I armée du vavvode moldave à Fmta et à Valea-Seaca, et le força à se réfugier chez le khan des 'Tartares. Un an après, Mathieu mourut. — Constantin Brancovan, né en 1654, mort en 1714, devint vayvodo de Valachie en 16S8. Il prit le nom de « Basarah " , nom de la dynastie précédente à laquelle il était tout à lait étranger. 11 joua un rôle équivoque entre les Autrichiens, les Russes et les Turcs, et eut à lutter contre les efforts d'un compétiteur, Demeirios Can ternir, de Mazeppa, hetman des Cosaques, et de Mavrocordato, hospodar de Moldavie. Après la campagne du Pruth, il fut amené à Constantinople et mis à mort avec toute sa famille. (Il avait épousé Hélène, fille do Constantin Cantacuzène).
BAS (bâ) BLEU n. m. Par dénigr., Femme autouP, bel esprit, pédante : Beaucoup de femmes se font bas bleus quand nul 7ie se soucie de voir la couleur de leurs Jarretières.
— Encycl. On attribue diverses origines à ce nom ; mais il parait probable que le mot, simple traduction de l'anglais ôfue-sïoc/cmr/, vient de Londres. Mislress Mon taguc, célèbre femme de lettres anglai5O(1720-1800), réunissait chez elle, une l'ois par semaine, quelques amies qui partageaient ses goûts littéraires. Quelques hommes étaient admis à leurs réunions, et parmi eux, parait-il, un certain Stillingfleet, qui avait la manie de porter toujours des bas bleus. Les rivales de ces dames ou profitèrent pour appeler leur petit club « le cercle des bas oteus «, et ao là vint l'usage d appliquer lo nom do « bas bleu • d'abord aux femmes qui fréquentaient ce club, plus tard à toutes les femmes qui affichaient des prétentions littéraires.
Quoi qu'il jn soit, l'expression « bas bleu » ne se prend qu'en mauvaise part. Il importe donc d'eu préciser le sens exact, en des temps surtout où le féminisme a ses partisans, mais aussi ses détracteurs. Appliquer ce nom à toute femme auteur serait une injustice ; une femme peut écrire beaucouji, se faircvaloirdaiislemondequandsonintérètrexige.
soutenir vaillamment toutes les luttes qu'impose Je d»"- J" J tier des lettres, et n'être pas, néanmoins, un bas bleu. Il lu suffirpour éviler le périf, de rester f?»»^. <><' f^i^t . î^ tactes les deux plus précieuses qua ites de son sexe .la modestie, qui refiausse le «aient et le charme plus puissant encore que la beauté. Le basbleuisme en effet, im-; pîique essentiellement l'étalage fatigant d'un savoir vrai ou [aux, le mépris affiché de tout ce qui ne relève pas de l'intellect. C'est l'hypertrophie de la vanité littéraire chez -a femme. Il est à remarquer que la langue française ne possède pas de mot pour désigner l'infirmité correspouâante chez les musiciennes.lesartistes, les doctoresses, etc. Elle existe, cependant, dans toutes les professions, et il suffit, en réalité, pour être un bas bleu, d avoir un lien quelconque de parenté ou d'alliance avec les précieuses ridicules que peignit Mohère.
BASBLEUISME , bà-bleu-issm-] n. m. Etat de bas bleu, de femme auteur ; La femme incomprise est une aspirante au basbleuisme.
BAS-BORD bd'bor'} n. m. Mar. V. bâbord. BAS-BORDAIS .bd, dé' adj. V. b.\bokdais. Bas-BBÉAU ,le1, site remarquable de la forêt de Fontainebleau, à proximité de Cliailly-en-Bierre et de Barl)ii:on. BAS BRETON, BASSE BRETONNE. Géogr. V. BAS. Bascaman. Géogr. anc. Ville de Palestine, terriluirc de Galaad. au Jonalhas Macchabée fut tué avec ses lils parTryphon, l'an 143 av. J.-C.
Baschet (Armand), littérateur et publiciste français, né à Blois en 1S29, mort dans cette ville en 1886. Il voyagea dans sa jeunesse, puis se fi.xa à Venise et y entreprit, d'abord à ses frais, puis sous les auspices du gouvernement français, le dépouillement des archives de l'ancienne république . il en rapporta les éléments de plusieurs ouvrages originaux sur l'histoire de France. De retour en France, irécrivit une Histoire du dépôt des archives des affaires étrani/ères, qu'il contribua à faire ouvrir au public. BascH! (ilathieu), fondateur de l'ordre des capucins, né en Italie dans le duché d'Urbin, mort en 1552. Frappé de lextrémc relâchement qui régnait chez les franciscains, ordre dans lequel il était entré, il entreprit de faire revivre dans sa riaueur primitive la règle de saint François. S'échappant du couvent de Montefalcone, il se rendit à Rome, où il se présenta au pape Clément VII. Le pape finit par approuver les idées réformatrices du moine ascétique, et 1 autorisa à se livrer à la prédication. Baschi compta bientôt un certain nombre de disciples, et vit sa forme solennellement approuvée par le pap'
on éauilibre sur un chevalet, et mettent l'appareil en mouvement : quand l'une des personnes descend, 1 autre monte. Fi" Jeu de bascule, ou simplem. Bascule, Alternatives en" sens contraire : La politique n'est souvent qu un JEU DE BASCULE. Il Coup de bascule. Changement soudain de positions relatives.
— Péch. Bateau vivier pour le transport des poissons vivants sur les rivières.
— Phys. et mé-
Can. V. BALANCE.
Polit. Vote par assis et levé, dans une assemblée délibérante.
— Techn. Appareil destiné à transformer en mouvement alternatif un mouvement circulaire. Il Machine à
! démit de
5 en 152Î is, quitta son couvent, se
et alla mourir à Venise.
d'Aubais, généalogiste in, près Nîmes, en 1686, " On cite de lui :
Ils sont souvent
la la
Elu général de l'ordre des cap cette fonction au bout de deux mu livra de nouveau à la prédication Baschi (Charles de), marquis et collectionneur, né à Beauvois mort en son château d'Aubais Pièces fwjilives pour servir a l'histoire de France (1759).
BASCLE (tiass) ou BASCOT [bass-co — syn. de bour ou boitrc) n. m. Nom des bâtards nobles dans le midi occidental de la France ; ce terme fut surtout en usage au xiv siècle. (Le bascle de Mareuil, le bascot de Mauléon, sont célèbres dans l'histoire des grandes compagn cités dans Froissart.)
BASCONNETTE { bass-co-nèl') ou BASCONETTE Nom vulgaire de la mésange à longue qi vandière ou hochequeue.
BASCOPHÏLEi bass— de Basque , eldu gr . philos. ami)n.m. Erudit qui s'occupe de travaux relatifs à la langue basque. BAS {bd) CÔTÉ n. m. Nef latérale d'une église, entre la grande nef et les chapelles. 'V. bas. .
— Encycl. Les premières églises chrétiennes, bâties sur le plan des basiliques antiques, se divisaient, le plus souvent, en trois nefs parallèles : les deux nefs latérales, plus étroites et moins hautes que la nef centrale, formaient les bas côtés ou collatéraux ; celle de droite était occupi-e par les hommes, celle de gauche par les femmes. Quelques basiliques chrétienne's furent pourvues de quatre bas côtés. Dans les édifices du stvle latin, ces nefs latérales furent ordinairement voùtée's , tandis que la nef centrale était simplement plafonnée en bois : elles communiquaient avec cette dernière par des arcades à plein cintre, privées d'ornements, que l'on fermait quelquefois, au moyen de voiles, pendant les cérémonies. Plus tard, lorsque l'usage dos transepts se fut introduit, les bras de la croix devinrent les limites des nefs latérales ; mais, à dater du XI» siècle, ces nefs se prolongèrent au delà des transepts : tantôt faisant le tour du cïiœur, tantôt s'arrétant à la naissance de la courbe absdiale. On donna à cette disposition le nom de déambulatoire {deambulatorium). Dans la plupart des églises de la période ogivale, les bas côtés font le tour du sanctuaire. Leurs proportions sont très variables : tantôt sensiblement égales , tantôt assez inférieures à la largeur de la grande nef.
BASCUL {ba-cu — de ba.'i, et cul} n. m. Courroie qui, dans le harnais du cheval limonier, est fixée à la sellette et embrasse l'avaloire. ii On le nomme aussi reculoir.
BASCULAIRE (bass) adj. Qui appartient, qui est propre à la bascule ; Mouvement basculaibe.
BASCULE ibass — altér. de l'anc. franc, bacule ; de bacii/er l'rapper le derrière], composé do battre, et de cul) n. f. Levier appuyé sur un point fixe par son milieu, ou par un point plus ou moins rapproché do l'une de ses extrémités, et dont les deux bras peuvent être alternativement élevés ou abaissés ; Bascule ;)o«r tirer de l'eau d'un puits. Il Faire la bi
Fain
ment semblable à celui d'une bascule. ( Se prend le plus souvent dans te sens de Tomber.)
— Constr. Egout de comble dont la saillie est double des saillies ordinaires.
— JeiLx. Dans le jeu de bascule, deux personnes se placent, trémité d'une poutre légère ou d
Bascule (Jeu de la).
Bascule- iV
peser de lourds fardeaux, et dont la partie essentielle est Sn levier à bascule, n Pièce de fer qui nianœuvre a la fois deux verrous, il Plaque métallique qui ferme 1 ouverture par laquelle les marchands introduisent la monnaie dans leur comptoir, n Appareil à l'aide duquel on peut, à volonté, fermer un tuyau de cheminée au moyen d une plaque de tôle. Il Appareil qui sert à déclencher le frein d un moulin à vent. Il Levier avec lequel on fait retentir une sonnette ou un timbre en les obligeant à basculer.
Il Appareil avec lequel on vide l'eau qui remplit la place des blocs d'ardoise, après qu'on les a extraits. Bascule do Bonnette. Il Trappe de certains pièges, qui se baisse sous l'animal et se relève, ii Levier qui, dans une horloge, est mù par la roue à cheville de la sonnerie. Il Nom donné aux grosses poutres qui portent les chaînes avec lesquelles on soulève un pont-levis. n Réglettes en bois de chêne, qui établissent la communication entre le clavier du positif et le sommier, dans les orgues, il Poignée placée à l'intérieur d'une voiture et à l'aide de laquelle on ouvre la porte. , ^ i , j
— Couteau à bascule. Couteau dont le manche très lourd relève toujours la lame et l'empêche de salir la nappe, il Pièces assemblées en bascule. Pièces de charpenterie dont l'une est mortaisée dans l'autre par son extrémité.
— Encycl. Admin. Avant 1850, il y avait sur nos routes à des points déterminés par l'administration, des bascules ou ponts à bascule, destinés à vérifier le poids des voitures publiques, qui étaient assujetties à n'avoir qu'un chargement déterminé, en raison de leur construction et du nombre de chevaux employés à leur traction. La loi du 30 mai 1851 a amené la suppression de ces bascules, en posant en principe que toute voiture pourrait circuler sur les routes publiques sans condition de réglementation de poids. , ., j , ,
— Polit. On désigne sous le nom de si/stème de bascule un expédient employé par certains gouvernements pour se maintenir au pouvoir, en divisant leurs adversaires et en s'appuyant tour à tour sur chaque parti. C'est une application du principe . diviser pour régner . qu'il est presque impossible à un gouvernement d'éviter sous un régime parlementaire, à moins qu'il ne soit assez fort pour gouverner avec son seul parti.
BASCULER (bass) v. n. Exécuter un mouvement de bascule ; Poutre qui bascule.
— Fig. Passer par des alternatives en sens contraire : Le jouèiir bascule de la richesse a la pauvreté.
BAS-DESSUS {ba-de-su) n. m. Nom qu'on donnait en France, aux xvu" et xviii- siècles, à la voix de femme d'une élévation moyenne, celle que les Italiens appellent mez:o-soprano. Le premier bas-dessus qu'on entendit à l'Opéra, au temps de Lulli, avec un énorme succès, est la Maupin, que le roman de Théophile Gautier a rendue si célèbre.
BAS-D'ESTAMIER [ba-dèss-la-mi-é) a. m. Celui qui fait des bas d'estame. V. estame.
BASE (bàz' — gr. basis]n. f. Partie inférieure d'un corps, par laquelle il repose, en vertu de son propre poids, sur ce qui le supporte : ia base d'une moniajne.
— Par ext. Partie d'une construction qui s appuie sur le fondement, au niveau du sol : La base d'une maison.
— Poét. Point d'appui imaginaire sur lequel la terre repose ; La terre chancelle sur ses bases. (Chateaubr.)
— Principal ingrédient dans un mélange ou dans une combinaison chimique ; Médicament à base de mercure. L'alcool affaibli est ta base de toutes les liqueurs.
— Fig. Principe, fondement : Poser les bases dun traité. La justice est la base de toute autorité. Il Base d'opérations d'une aniée. Ligne sur laquelle une armée appuie ses mouvements stratégiques.
— Fam. Homme carré par la base, Homme ferme, résolu, franc et ouvert, et dans la parole duquel on peut avoir toute confiance. Il Baisonnement qui pèche par la base. Raisonnement dont la première proposition est fausse.
— Algèb. Base d'un système de logarithmes. V. logarithme. . . ,. . ,
— Anat. Point d'attache ou partie inférieure de certaines parties du corps : La base du crâne, de la colonne vertébrale, etc. Il Base du cœur. Partie supérieure de cet organe, qui est la plus large et qui donne naissance aux grands vaisseaux, n Base de l'omoplate, Partie de cet os la plus voisine des vertèbres.
— Archit. Base continuée. Base qui commence tout un système de supports. Il Base mutilée, Base profilée seulement sur les côtés du pilastre. Il Base du fronton, Corniche horizontale du fronton.
— Arithm. Base d'un système de numération, v . arithmétique, NU.'yÉRATlON.
— Arpent. Ligne droite que l'on choisit sur le terrain, et sur laquelle on élève et on abaisse des perpendiculaires qui aboutissent à chacun des sommets du polygone à arpenter. V. arpentage.
— Astron. Distance prise sur la terre entre deux points très éloignés, pour servir de base aux triangles qui doivent déterminer la distance des astres : Le diamètre de la terre est une base trop petite pour servir à mesurer la distance des
— Bot. La base d'un organe est le point où cet organe
est né sur la partie du v(5gétal qui le supoorte (base organique), ou lo point par lequel, à l'état adulte, il se rattache nettement à son support (base géométrique), il Base sessilc, Rôcoplaclo ou siroma de certains champignons épiphytes. — Chim. Bases ftnlifiahlcs, ousimpl. Arscs» Corps susceptibles do noutraliscr 1ns acidos par leur combinaison avec eux. I II lia.ses alcalines. Nom que l'on donne à certains oxydes qui 1 sont dos bases plus énor^niiuos que les autres et quiontplus ' d'aflinité pour les acides, 'ivis sont les oxydes de calcium, I de strontium, ilo baryum, do lithium, ot surtout do sodium et ! do potassium, connus vulffairomont sous les noms de chaux, I {i^strontiane, de hanjhi, do lil/iit»;, <\o soiitle et do potasse. ' — Conchyl. Partie de la coipiillo (|ui repose sur lo dos du moliusquo : On indique par le mot bask des parties qui
BASKCLES